PARIS MÉDICAL
II
PARIS MEDICAL
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis (depuis le i" décembre 1910). Les abonnements partent du
i" de chaque mois.
Pri.x de l’abonnement (/'■■ Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Étranger, 15 francs.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Haute-
feuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 64 pages (Prix :
5o cent. Franco : 76 cent.).
Tous les autres numéros ont de Sa à 48 pages (Prix ; 20 cent, le numéro. Franco : 3o cent.).
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (64 pages)
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis ; — maladi;.s
vénériennes.
Avril . — Gynécologie ; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Faux miné¬
rales, climatothérapie; — diététique.
Juin - — Maladies de l'appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du larynx ;
— des yeux ; des dents.
Octobre... — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre , — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
Le premier semestre 1911 comprend deux volumes :
'l'ome 1. — Partie médicale (614 pages)
Tome II. — Partie paramédicale (742 pages)
Les deux volumes «nsemble (ils ne se vendent pas séparément) : 10 francs
!.. — Imprimerie CKtrt,
PARIS MÉDICAL
LA SEMAINE DU CLINICIEN
DIRECTEUR ;
Professeur A. GILBERT
l'ROFiaîSEUR DE CLINIQUE A LA FACULTÉ DK MÉDFXINE DE PARLS,
MÉDECIN DE L’IIOTEL-DIEU, MEMBRE DE L’ ACADÉMIE DE MÉDECINE
COMITÉ DE RÉDACTION :
Jean CAMUS Paul CARNOT
DOPTER
Professeur agrégé à la
Faculté de Médecine de Paris.
Professeur agrégé à la
Faculté de Médecine de Paris.
Professeur agrég; au
Val-de-Orâce.
P. LEREBOULLET G. LINOSSIER MILIAN
Médecin
des Hâpitaux de Paris.
Professeur agrégé à la Faculté
de Médecine de Lyon.
Médecin des
Hôpitaux de Paris.
MOUCHET A. SCHWARTZ ALBERT-WEIL
Chirurgien des Hôpitaux
Professeur agrégé à la Faculté
de Médecine de Paris.
Secrétaire de la Rédaction :
Paul CORNET
Médecin en chef de la Préfecture de la Seine.
II
Partie Paramédicale
^ 1 » » l) 1» 2
J.-B. BAILLIÈRE & FILS, ÉDITEURS
- 19. RUE HAUTEFEUILLE, PARIS -
1911
— I —
Voir le Sommaire à la page III
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lo^de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/"■ Z)ece?n£>/'e azt .?o A^03'e??2Ôre) : France, 12francs. — Etranger, ISfrancs.
— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner cliez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros bnt 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
■Février _ — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis;— maladies véné¬
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — voies uri¬
naires.
Mai . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l'appareil digestif.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre _ — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
PRIMES DE PARIS MÉDICAL
Les abonnés d’une année seront remboursés par des primes représentant 6 fois IJ 2
le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris-Médical
(Chaque abonné a droit à ces six primes) :
1“ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, sS. rue Cuias, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et G'*, Instruments de chirurgie, g, rue Cujas, à Paris.
3° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six francs sur toutachatde vingt-cinq francs ou de douze francs
sur tout achat de 5o francs, à la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à l’aris.
5° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maisim Auhicoste, horloger, 10, rue De La Boétie, à Paris.
6" Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CquDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à celle prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 f'r. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux 1 200 premiers abonnés de Paris-Médical
(Chaque abonné a droit à une seule ae ces dix primes) :
1“ Règles plates en glace de Saint-Gobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par PUraseptine Rogier et un Agenda médical offret par le Lactéol Boucart (ces
deux prîmes ensemble).
2" Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarenian.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à I^aris.
4“ Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5<> Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bjuro, de Luxembourg. (.Joindre i fr. 5o
pour l'embat âge et le port du colis des rosiers).
7“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Bréiigny-sur-Orge. Joindre / fr. pour l’emballage et le port.
8" Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
9“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
100 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C‘“,
Aopare'lsd-- précision, 36, boulevard Saint-.Michcl, à Paris.
_ En outre les 25o premiers abonnés recevront dans le courant de Janvier chacun trois estampes
anciennes ofl'ertes par M. Brünot, pharmacien, rue de Chaillot, à Paris.
hnvoyer avec le montant de l’abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de iS jours.
I Désireux de faire profiter les abonnés de Paris, de France, de l'Étranger avec des chances égales aux
primes remboursant six fois et demi le prix d’abonnement de PARIS MÉDICAL, il est attribué pour
chaque^ categorie d’abonnés (Paris, France, Etranger) des proportions équitabics de chaque prime, si bien
que meme les abonnés des pays les plus éloignés ont des chances d’obtenir des primes.
— II —
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— 111 —
SOMMAIRE
Programme . .
A. Gilbert . — La clinique médicale de l’IIôtel-Dieu de Paris. Leçon d’ouverture .
P. Carnot . - 1-e séné, son mode d’action et ses indications . . .
A. Schwartz . — Diagnostic du cancer du sein .
Nicolas et Jambon - — Les fards en dermatologie .
Calmette . — L’auio-épuration biologique des eaux d’égout .
Actualités médicales. — L’accoutumance à la morphine. Un nouveau signe diagnostique, la percussion du
thorax en inspiraiion soutenue .
Sociétés savantes _ — Académie de médecine. Société médicale des Hôpitaux, Société de biologie.
Société de pédiatrie. Société anatomique .
La vie médicale à l’étranger .
L’actualité : L’affaire Crippen et l’empoisonne- i Les médecins au Palais : Exercice illégal de la
ment à l’hyoscyamine. . . . III — - - j. - u...
une maison de santé _ _ . .
Illustratiun .
La médecine au théâtre : «L’homme mystérieux».
Connaissances pratiques: L’âge du cheval d’après
l’examen des dents. — Travaux horticoles en
Décembre .
L’intermédiaire des médecins : Faut-il châtrer oi
fouetter les apaches?-
ment à rhyoscyanune .
Chronique scientifique : La composition de 1’
dans le Métropolitain de Pans . v
Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux :
Médicaments radilères. — Trousse pour
l’analyse des urines . VU
Nouvelles : La reconstitution des bibliothèques
de l’Université de Toulouse. — Un médecin
cha'Sé par sa clie^'tèL-. — L’institut du ra¬
dium. — Un nouveau domaine pour la maison
du médecin . IX
Diététique : Recettes de régime; recettes pour
administrer la viande crue . XI
Formules thérapeutiques : Contre la grippe _ Xlll
Curiosités : Epigramme sur la pierre. — Le gout¬
teux. — Apophtegme hygiénique .
XIII
chat
apaches? — Comment doit-on se
- De quelle affection était atteinte
ydropique de Girar.i Dow? .
la femme hydropique i .
Chronique des livres ; Opothérapie, par Carnot.
— Hygiène, par Macaigne . XXV
La vie medico-hospitalière et médico-universitaire XX VII
Cours, conférences, congrès. — Actesdela Faculté. XXIX
L’ACTUALITE
L’AFFAIRE CRIPPEN ET L’EMPOISONNEMENT
A L’HYOSCYAMINE
S’il n’est pas tout à fait rare d’entendre des profanes
traiter les médecins d’assassins, surtout à l’heure du
cigare, propice aux paradoxes, il est heureusement tout
à fait exceptionnel que ceux qui se sont adonnés à l’art
médical deviennent vraiment des criminels : c’est pour¬
quoi le Dr Crippen qui mérita la corde comme naguère
La Pommeraye mérita l’échafaud, mérite aussi les hon¬
neurs dé 0 l’actualité ».
Convaincu par le jury l’an dernier d’avoir empoisonné
au moyen d’hyoscyamine sa femme, la belle Elmore,
Crippen a été pendu le 23 novembre.
Si les jurés anglais ont bien, jugé, Crippen a commis
son crime par un procédé plutôt rare. Car si l’on connaît
quelques empoisonnements criminels dus à la belladone
ou à son alcaloïde l’atropine, on n’en connaissait pas
dus à la jusquiame et à Thyoscyamine : et les auteurs
qu’on peut consulter à ce sujet ne font que rapporter
des intoxications accidentelles que cette plante ou son
alcaloïde ont produit. Un médecin allemand cité par
Lamaout, dans sa botanique, en donne ainsi une curieuse
relation : « L’on servit nn jour aux Bénédictins du
couvent de Blunownne salade de racines de chicorée à
laquelle se trouvait méléc de la jusquiame. Après le
repas, les moines allèrent se coucher ; peu après les
symptômes de l’empoisonnement commencèrent à se
manifester, malaise général, douleurs d'entraille^ ver¬
tige, ardeur du gosier. A minuit, heure des matines, un
moine était tout à fait fou ; on crut qu’il allait mourir
et on lui administra le viatique. Parmi ceux qui étaient
allés au chœur, les uns ne pouvaient ni lire, ni ouvrir les
yeux, les autres mêlaient à leurs prières des paroles désor¬
données, d’autres croyaient voir des fourmis courir sur
leurs livres. Tous guérirent. » On trouve encore dans les
éphémérides des curieux de la nature, la relation d’un
empoisonnement par la jnsquiame : quatre jeunes gens
mangèrent par erreur des racines de jusquiame, et ils
furent pris d’un délire furieux ; un autre, nouveau
Midas, voyait se changer en or tous les objets placés
devant lui, même les mets qu’on déposait sur la table ;
nn troisième, renouvelant le prodige de Circë, voyait
changer en porcs les hommes avec lesquels il se tronvait.
Ils guérirent tous.
Avec l'hyoscyaminc d’ailleurs les symptômes d’empoi¬
sonnement prennent immédiatement une plus grande
activité que lorsque il y a intoxication par la jus¬
quiame, 2 milligrammes sont déjà une dose toxique et
5 milligrammes déterminent sûrement la mort.
La belle Elmore a donc commencé par présenter
un délire plutôt agréable ; ce n’est que peu à peu que des
symptômes plus graves ont dû se manifester... Mais
Crippen n’a pu publier son registre d’observations I
Et d’ailleurs a-t-il vraiment commis ce crime. Est-
ce d’un coupable cette lettre qu’il écrivait de sa prison
quelques jours avant sa mort :
Après de nombreux jours d'attenteZanxieuse, sans que
mon innocence ait encore été reconnue ; après avoir enduré
la souffrance d'un long procès et l’attente d’un appel;
maigri les derniers efforts de mes amis, qui tentèrent d'obte¬
nir la commutation de ma peine, je me rends compte que
mon sort est maintenant scellé et que je dois abandonner
tout espoir de vivre encore .
Si j’adresse un dernier message au monde, c’est pour
le prier de ne pas me honnir et d’avoir foi dans les der¬
nières paroles d’un condamné. Face â face avec Dieu, en
présence de qui mon âme va bientôt se trouver pour être
jugée, je maintiens que j’ai été condamné injustement;
j’ai la certitude que des preuves viendront plus tard éta¬
blir enfin mon innocence.....
Ma condamnation est une erreur judiciaire, due sur¬
tout au bruit sensationnel qui s’est fait autour de ma fuite
et de mon arrestation. L’esprit des jurés anglais s’est tourné
contre moi à cause de l’amour que j’ai éprouvé pour une
femme qui n’était pas légalement ma femme.
Mon amour — peu de gens voudront le comprendre ou
le croire — fut un amour saint. J’y trouvai la consolation de
mon malheureux sort.
La conduite de miss Le Neve envers moi a été admira¬
ble. Sa loyauté, son courage et son entier dévouement sont
la preuve de sa grandeur morale. Et s’il y a eu une faute
commise — nous avons en effet violé la loi des hommes —
c’est moi qui en suis coupable ; elle en est complètement
innocente .
Dans le silence de ma cellule, je prie Dieu qu’il prenne
en pitié tous les copurs faibles, tous les enfants déshérités
de la vie, et son malheureux serviteur.
Si Crippen .était innocent, sa fin est d'un stoïcien
si Crippen était coupable, c’était un homme qui alliait
à la férocité une bien rare maîtrise de soi.
Spectator.
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En suppoattoires
dos,U-s à s gr.
En suppositoires
En sphérulines
dosées à igv.
dosées à !?5 cjgr.
Dt; l i\ Ifi sphpruliiiL-s
Ile 1 à l(i siiiif mimes p. laurîlle 2 à 10 spliérulinr,s p. juur;
De 1 il 4 sph-'-niliiierf
par jtmr.
lie 1 a 1 .suppciMlüires —
lit' 1 a 2 supp»sil«iri‘s —
par jour.
K^THAIT
K^VTU.HIT
coni>!<
luOL’nRI!
de Bile
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Thyroïde
Ovarienne
MONCOUR 1
MONCOUR
MONCOUR
MONCOUR
CDllpnes Pepatlques !
Llihlasp :
Insulflsance rénale
AlPumlnurle
Myxœdéine, Oïéslté
Arrêt de Croissance
FlPrûmes
AiPÉnorrRée
Dystnénorrliee
Ménopause
HenrastRjnieJmlnlne
Ictère par rêienilon ;
Nephrlies, Dréinle
En honhons
‘^do’sùcsà W cigr. j
A'-i sphérultnes^^ ^
En sphérulines
Kn sphérulinrs
Du i ù irpl^mliiu-s !
lu 1 à i liunbons par joui
De
_ imrjour j
lu t à li spliérulinus —
pur jour
Taules cf.s préparali
ions uni elé uipérinienlées dai
is lus llopllaui do l’aris. Eili
BS ne SC dclivrenl que sur prc
AL'TRKS
Préparations
MOI'^UR
Extrait
de Muscle lisse
Extrait
de Muscle strié
Moelle osseuse
Myocardine
Poudre surrénale
Thymus, etc., etc.
scriplioD médicaio.
Traitement des Dyscrasies nerveuses
Sérum Névrosthénique FRAISSE
au Cacoüylate üe Strychnine et au Glycérophosphate üe Soude
1° En Ampoules | 2° En Gouttes 'Sw,.™)'
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHT CËLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LA COMPOSITION DE L’AIR
DANS LE
MÉTROPOLITAIN DE PARIS
L’air des tunnels des chemins de fer métropolitains
est soumis à diverses causes de pollution, dont la princi¬
pale est la respiration humaine. L'énergie électrique
dissipée contribue à élever la température et la circulation
des trains à maintenir dans l’air des poussières en sus¬
pension. Mais c’est surtout la respiration qui vicie l’air
en le souillant de poisons divers et en augmentant la pro¬
portion d’acide carbonique et l’humidité.
Il est possible de se renseigner sur la composition, au
point de vue physiologique, d’une atmosphère confinée
parla mesure de trois éléments : la température, la tension
de la vapeur d’eau et la proportion d’acide carbonique.
Sans doute l’acide carbonique pur n’est pas nocif
à faible dose, mais il n’en est pas de même de l’acide
carbonique d’origine respiratoire : la quantité des poisons
dégagés par notre respiration est évidemment propor¬
tionnelle à la quantité d’acide carbonique exhalé ;
la proportion de l’acide carbonique peut être considérée
comme le critérium de la viciation de l’air. La commis¬
sion d’hygiène industrielle (ministère du Commerce) admet
qu’une atmosphère doit être considérée comme insalu¬
bre quand elle contient un millième d’acide carbonique.
Des analyses de l’air du métropolitain ont été faites
systématiquement depuis le i6 janvier 1901, six mois
après la mise en sendce de la ligne n“ i, par le laboratoire
municipal de Montsouris.
Les Tunnels
Température. — La température des Eouterrains ne
présente que de très faibles variations : elle est généra¬
lement comprise entre 16° et 23“ et elle est peu influen¬
cée par la température extérieure, sauf dans le voisi¬
nage des parties à l’air libre. Ainsi, dans la section Ternes-
Etoile, on a constaté 18“ le 7 avril 1909, la température
extérieure étant 210,3 et 180,2 le 9 décembre 1909,
la température extérieure étant 50. La ventilation noc¬
turne même abaisse peu la température.
Vapeur d’eau. — La tension de la vapeur d’eau est
toujours élevée et atteint fréquemment 10 à 15 milli¬
mètres. On a même constaté jusqu’à 20 millimètres.
Cette tension élevée contribue à donner l’impression
de gêne que l’on éprouve parfois en pénétrant dans les
stations du métropolitain.
Acide carbonique. — Les variations de la proportion
d’acide carbonique sont en rapport étroit avec la fréquen¬
tation des lignes. La viciation de l’air dans les lignes nou¬
vellement mises en exploitation est extrêmement rapide.
Ainsi dans le tunnel Oberkampf-lîichard-Lenoir de
la ligne n» 5, mise en exploitation le 20 décembre 1906,
la quantité d’acide carbonique, qui était de 43 litres par
loo mètres cubes le 15, passe à 51 litres le 21, 66 litres
le 24 et 77 litres le 7 janvier, pendant le jour, bien que
l’aération nocturne la ramène chaque nuit aux environs
da 38 litres, chiffre voisin de la teneur en acide carbo¬
nique de l’atmosphère extérieure. L’augmentation assez
rîvpide qui se produit pendant les premiers jours d’exploi¬
tation est imputable au développement du trafic.
L’été, le nombre des voyageurs étant moindre, la te.
neur en acide carbonique est également moindre. Dans
le souterrain Champs-Elysées-Marbeuf de la ligne n® i,
on a trouvé, en 1904, 95 litres d’acide carbonique en mai,
58 litres en août et 122 litres en octobre.
Dans la section Concorde-Champs-Elysées, on a cons¬
taté, le 26 décembre 1906, 139 litres d’acide carbonique
alorsque la moyennedu deuxième trimestre est pour cette
section 88 litres et la moyenneduquatrième trimestre 126.
Ce chiffre élevé est dû à l’affluence des voyageurs à la
station des Champs-Elysées, en raison de l’Exposition
des Automobiles au Grand-Palais.
L’ouverture de nouvelles lignes, augmentant l’inten¬
sité de la circulation dans la gare d’échange, a égale¬
ment pour effet d’accroître la teneur en acide carbonique.
Dans le voisinage de la station Villiers, on a trouvé
avant et après l’ouverture de la ligne n° 3, Villiers-Gam-
betta, mise en service le 19 octobre 1904 :
1903. 1904. 1905.
Villiers-Monceau . 50 lit. 55 lit. 105 lit.
Monceau -Courcellcs . . 74 lit. 75 ht. 1 15 lit.
Les Voitures
Dans les voitures, la composition de Tair, toujours
plus vicié que dans le souterrain, dépend de trois
facteurs ; la composition de l’air des tunnels, le nombre
des voyageurs, le système d’aération de la voiture.
I ® Influence de l’air des tunnels. — Cette influence ressort
nettement des chiffres ci-après :
2° Influence du nombre des voyageurs. — La proportion
d’acide carbonique, en sus de celle du tunnel, est, toutes
choses égales, proportionnelle au nombre des voyageurs,
comme le montrent les chiffres ci-après, résultant de
prélèvements faits à la même heure, dans une voiture de
2® classe, entre les stations Alma et Concorde.
Température. vapeurd’eau.
degrés. millimètres.
Nombre Acide
de carbonique,
voyageurs, litres par 1 00 m '
24.3 iS.O .14 132
Influence du système de ventilation. — La Compagnie
du Métropolitain emploie des voitures à ventilation laté¬
rale, par la partie mobile des fenêtres, et d’autres à ven¬
tilation double, par les carreaux et par le plafond, qui
est ajouré. Ce dernier modèle assure dans de meilleures
conditions le renouvellement de l'air dans la voiture et,
à égalité du nombre des voyageurs, donne dans le
même tunnel un air beaucoup moins vicié, comme le
montrent les expériences faites simultanément sur des
voitures attelées au même train.
Pour améliorer la composition de l’air dans les voitures,
il faut surtout améliorer la composition de l’air des tunnels,
Nous indiquerons dans un prochain article comment
on réalise cette ventilation. Sevarus.
— VI —
Un Nouveau procédé très simple et très précis
pour V Analyse des Urines
Rendre fort simple, très précise et infiniment peu coû¬
teuse lii rocherclie (pialifiitive et q\iantitative des éléments
anormaux de l’urine (sucre et albumine), tel est le but des
Trousses Dosurines, dont on signale, d’autre part, l'in¬
téressante création.
Présentées sous la forme d’élégants portefeuilles, pou¬
vant être facilement mis dans la poche, ces trousses ren¬
ferment les tubes et ampoules à réactifs nécessaires pour
chaiiue oiiération d'analyse. Elles permettent, en deux
minutes, avec quelques gouttes d'urine, d’étre très exacte¬
ment fixé.
Les nombreux médecins qui en ont' essayé l’emploi ont
été unanimes à faire l'éloge de leur commodité et de leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’ètro immédialomeiit renseigné sur la composition de
l’urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé-
rapeutiipie qui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analvses urologiques, demeu¬
rées jus(iu’ici le monopole des pfiarmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
sim|ilu, l’achat de ces trousses sera conseillé avec grand
profit aux malades eux-mêmes, qui pourront de la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions de composition de leurs urines. Il leur sera dès lors
loisible do surveiller de très près leur alimentation,
de conirûler l’influence de tel ou tel mets sur le taux de
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collaboratom-s pour le
médecin. En dehors de l’exactitude absolue do leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d'une grande modi¬
cité de prix : chaipie analyse revient à environ 0 fr. 25,
Ces trousses existent sous trois modèles différents :
U du
2» TROUSSE A “ La Dosurine ”, destinée à. doser
l’albumine contenue dans Purine ;
3“ TROUSSE D “ La Dosurinet ” destinée à doser
la quantité de sucre (glucose).
Le prix do chaque trousse est do 5 francs (franco 5 fr. 30).
— Ampoules de renouvellement : la boîte de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite do 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
— Retuise de 15 p. 100 à MM. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes de renseigne¬
ments il la Société LA DOSURINE, 10, rue Charlemagne,
— VII —
MÉDICAMENTS NOUVEAUX — APPAREILS NOUVEAUX
MÉDICAMENTS RADIFÈRES
Le radium, par rutilisation''de'^son émanation, est
entré dans la médecine interne avec les médicaments
radioactifs et radifères.
Les médicaments simplement radioacHvés, c’est-à-dire
exposés au rayonnement du radium, perdent rapidement
leur pouvoir radioactif, tandis que les radifères qui
contiennent du radium le conservent indéfiniment. Les
médicaments radifères se divisent en deux catégories :
i» Ceux dans lesquels le radium agit exclusivement
par son rayonnement et son émanation, comme les in¬
jections à doses massives, les pommades, etc. ;
2“ Ceux dans lesquels le radium agit pour communiquer
les propriétés radioactives à d’autres produits médica¬
menteux.
Le poids du radium (de i/io à i et même 20 micro¬
grammes) est suffisant pour communiquer un pouvoir
radioactif déterminé, supérieur aux produits radio-actifs
naturels, de sorte que la diffusion do ces médicaments
dans l’organisme peut placer celui-ci sous une influence
radioactive à peu près égale à celle de ces produits naturels.
Les effets physiologiques du radium sont bien connus.
De nombreuses expériences ont démontré l’inocuité
absolue de l’absorption aux doses médicamenteuses
(Jaboin, Dominici, Wickham et Degrais, Faure-Beaulieu,
Lépine et Boulud, Fleig, Rénon et L. Marre, Chevrier).
Les sels de radium et leur émanation s’éliminent sans
inconvénient. L’émanation se diffuse rapidement dans
l’organisme, s’élimine par les poumons et la peau, et en
faible quantité par les reins (Bouchard et Balthazard).
Les sels de radium ingérés s’éliminent rapidement chez
les animaux et chez l’homme, même avant le mercure.
La radio-activité apparaît dès les premiers jours dans
l’urine des animaux injectés, et les sels de radium se
retrouvent dans les matières fécales pendant les cinq
premiers jours après l’ingestion (Jaboin et Beaudoin).
Les sels de radium insolubles, préparés pour l’injeetion,
peuvent séjourner très longtemps dans l’organisme sans
aucun inconvénient, diffuser dans le milieu sanguin et
transporter l’émanation dans toute l’économie.
Les effets biologiques et thérapeutiques du radium, em¬
ployé comme médicament, ont été étudiés d’une façon
déjà approfondie.
On connaît ’activité spéciale des eaux minérales
quand elles sortent du griffon, alors qu’elles n’ont pas
encore perdu leur radioactivité initiale. Le professeur
Albert Robin a pu dire « que les eaux radioactives agis¬
sent de diverses façons et par de nombreuses propriétés,
«lu’elles exaltent les propriétés des fennents, favorisent
les oxydations, la résolution des exsudais et la, solubi¬
lisation des urates, augmentant ainsi les échanges orga¬
niques ».
L’irradiation suffisamment prolongée sur différents
ferments comme l’invertinc, l’émulsinc et la trypsine,
donne finalement des diastases inactives, mais il fauLre-
marquer que l’émanation, à petite dose, active l’action
de la pepsine et des fenneius en général.
L'émanation de radium cionne des .résultats dans les
maladies rhumatismales et les in/lammations chroniques.
l'ne faible quantité d’émanation a une action bienfai¬
sante sur les fennents et sur l’élimination des sels uricjues
chez les goutteux et les rhumatisants. ^
L’eau radifère agit sur la culture des staphylocoqiîes oii
des gonocoques, en raison des modifications produites
sur le milieu, plutôt que par action bactéricide.
Les cellules muqueuses reçoivent, sous l’influence du
radium, un coup de fouet qui stimule leurs propriétés
végétatives et fonctionnelles (Delbet, Herrnschmidt et
Mocquot).
La quinine radifère, expérimentée à Madagascar, a vu
ses propriétés très augmentées (D' Le Pileur, D' Rangé,
Prof. Rigaud).
Enfin de nombreuses expériences ont été effectuées par
les D'» Dominici, Faure-Beaulieu, Coyon, Chevrier,
Bardet, Albert Robin, Rénon et Marre, Chantemesse,
Wickham et Degrais avec les injections de radium.
Par les o inclusions radifères permanentes et parci¬
monieuses », Chevrier a obtenu des résultats intéres¬
sants. Le radium est un modificateur énergique de la
nutrition en-général. La preuve globale et grossière peut
en être donnée par l’augmentation notable du poids.
Les injections de sulfate de radium augmentent le nombre
de globules rouges, produisent une action analgésique
démontrée par la sédation rapide et très nette de la dou¬
leur. Généralement, il se produit un abaissement notable
au moins temporaire de la température, la stimulation de
Vhématopoièse sans occasionner de pléthore, la stimulation
du système nerveux sans phénomènes spasmodiques'.
MM. Rénon et Marre," en constatant l’action inoften-
sive des injections de sulfate de radium, ainsi que leurs
propriétés analgésiques, les ont employés souvent avec
succès dans les cas suivants : pneumonie, broncho¬
pneumonie et congestions pulmonaires, méningisme,
fièvre typhoïde, infections générales à gonocoques avec
rhumatisme, septicémies diverses, etc.
En résumé, la radioactivité ainsi communiiiuée est
donc considérée comme un moyen thérapeutique suscep¬
tible de modifier l’atonie de certains organes d’agir sur
les phénomènes douleur, d’augmenter l’action des mé¬
dicaments (théobromine d’après Iluchard, quinine, fer¬
ments, etc.), soit en facilitant l’assimilation, soit en leur
communi(iuant des jiroprictés nouvelles.
TROUSSE DE POCHE
POUR L’ANALYSE DES URINES
Une des heureuses
singularités qui ca¬
ractérisent cette'
trousse (trousse de la
Dosurine) consiste en
ce que les réactifs,
exactement dosés,
sont renfermés dans
des amiKJules de
verre les conser\’ant
intacts, à l’abri de
l’air, des impuretés
et de l’évajmration ;
chacune d’elles, em¬
plie par un procédé
spécial, contient la
quantité de réactif
précise et nécessaire
pour une seule ana-
ivse ou un dosage.
Cette trou.sse peu
encombrante rendra de grands sendccs aux cliniciens.
— VIII -
— I\ —
La reconstitution des
bibliothèquesde l’université
de Toulouse.
Uès le lendemain de l’incendie qui
anéantit les bibliothèques des facul¬
tés de médecine et des sciences de
l'université de Toulouse, le ministre
de l’Instruction publique chargea
M. Bayet, directeur de l’enseigne¬
ment supérieur, d’une enquête sur
l’importance de ce sinistre et ses
conséquences. M. Bayet tint le
ministre, télégraphiquement, au cou¬
rant de ses constatations.
Voici les renseignements qui ont
été donnés par M. Bayet ; c’est pro¬
prement le résumé de son rapport
au ministre.
« Je dois tout d’abord vous dire
que les bibliothèques des facultés do
médecine et dos sciences — les seules
bibliothèques qui ont brûlé — ne
contenaient, d’après ce que m’ont
déclaré le recteur et le doyen, aucun
manuscrit ancien.
« La perte la plus regrettable, et qui
est peut-être irréparable, est celle
des collections scientifiques. Elles ne
pourront être rétablies que lente¬
ment, au prix d’eflorts et de recher¬
ches, et sans doute qu’incomplète-
ment. Le nombre des volumes, bro¬
chures, thèses, etc., qui ont disparu
dépassait 150 000. Nous espérons
que quelques-uns seront retrouvés
sous les décombres plus ou moins
intacts ; les livres brûlent difficile¬
ment. Mais l’eau n’aura-t-elle pas
achevé l’œuvre du feu ?
« Ces bâtiments appartenaient à la
ville et étaient assurés par elle ; les
volumes et brochures, propriété de
Tunivorsité, étaient assurés pour
250 000 francs ; leur valeur était de
beaucoup supérieure. »
— Et les causes de l’incendie?
« Je n’étais point chargé par le
ministre de les approfondir, et je n’en
aurais été guère capable. Il faut lais¬
ser ce soin aux gens du métier. Tout
ce qu’on peut dire, c’est que l’incen¬
die a éclaté au cours d’un véritable
ouragan, et qu’il y avait au-dessus
du toit des poteaux qui supportent
des câbles électriques. Un poteau
s’est-il rompu? Les câbles sont-ils
entrés en contact avec le toit? C’est
possible. Je me garde bien de me
prononcer sur cette hypothèse. »
— Les conséquences, au point de
vue de l’enseignement?
. Dites bien qu’aucun des labora¬
toires qui étaient dans le voisinage
immédiat de la partie brûlée, et que
même aucun de ceux qui étaient
adossés au mur des bibliothèques,
n’a été atteint par le feu. Ixs cours
NOUVELLES
et les conférences, sans exception,
vont reprendre comme si de rien
n’était. Cette heureuse constatation
est nécessaire — et elle est impor¬
tante — ])our toute la clientèle de
l’université de Toulouse, clientèle
qui s’étend aujourd’hui au delà de
nos frontières.
« Afin que les étudiants puissent
continuer leurs études sans interrup¬
tion, les facultés de médecine et des
sciences installent dans leurs locaux
des salles de bibliothèque, et elles
vont y placer les ouvrages indispen¬
sables. Ceux-ci sont déjà achetés sur
les fonds de l’université. »
- — Et l’avenir ?
« Nous allons reconstituer les biblio-
tlrèques anéanties. Les 250000 francs
payés par les compagnies d’assu¬
rances vont d’abord servir. De plus,
l’université va faire une démarche
auprès des universités et des grands
établissements d 'enseignement de
France et de l’étranger pour obtenir
d’eux le don de leurs publications
scientifiques et de leurs « doubles ».
« Ainsi ont procédé, avec succès,
Turin et Ottawa, après l’incendie de
leurs bibliothèques universitaires.
N’y a-t-il point là une des occasions
où peut s’affirmer le plus utilement
la solidarité universitaire et sciénti-
« Où reconstruira-t-on les biblio¬
thèques? Sur le même emplacement?
Ailleurs? C’est une question qui
mérite, examen. Récemment, l’uni¬
versité de Toulouse recevait l’an¬
cien grand séminaire, vaste bâti¬
ment situé près de l’église Saint-
Sernin. Elle y a installé ses biblio¬
thèques de droit et de lettres ; elle
va y placer ses services de l 'histoire
de l’art et d’archéologie. Je peux
vous dire que même alors elle sera
singulièrement à l’étroit. Son déve¬
loppement a été tel, en effet, que
nombre de ses services sont installés
dans les conditions les plus défec¬
tueuses ; la géologie et la minéralo¬
gie, par exemple, l’hygiène, qui ne
peut organiser, faute de place, ses
collections et ses travaux pratiques,
la chimie, surtout. M. Sabatier,
l’éminent doyen, le professeur dont
le nom est connu partout, à juste
titre, ne peut donner à l’école de
chimie qu’il a fondée le développe¬
ment qui serait nécessaire.
« Et c’est ainsi que le sinistre récent
doit attirer l’attention et sur la
nécessité de fortifier les mesures de
prudence dans les bibliothèques et
sur la nécessité d’installer les ser¬
vices del’univcrsitéde Toulouse dans
des conditions plus en rapport avec
le développement de la jirospérité. •
(Le Temps.)
Un médecin chassé par sa
clientèle.
La population de Barca (province
de Soria), mécontente de son méde¬
cin municipal, don Ricardo Carnerol,
l’invita à déguerpir. Sur le refus
de ce dernier, la population mutinée
prit d'assaut le domicile du médecin,
le menaçant de mort s’il n’abandon¬
nait pas Barca. Et l’infortuné dis¬
ciple d’Esculape n’a pas eu d’autre
ressource que d’aller planter sa
tente ailleurs. (Le\J ournal.)
L’institut du radium.
Le conseil de l’université de Paris
a approuvé, en ce qui le concerne, les
plans dressés par M. Nénot pour
l’institut du radium, à construire à
frais communs par l’université de
Paris et l’institut Pasteur. Ce nou¬
vel institut s’élèvera à l’angle de la
rue d’Ulm et de la rue nouvelle qui
traverse les terrains naguère acipiis
par l’université, sur une surface de
I 600 mètres carrés. Il comprendra
trois bâtiments indépendants.
Un nouveau domaine pour
la « Maison du médecin. »
La 0 Maison du médecin » vient
de s’assurer la jouissance d’un fort
joli domaine, à Brezolles (Eure-et-
Loir), à l’effet d’y installer des pen¬
sionnaires. Située à 24 kilomètres
de Dreux, dans un bourg important,
cette propriété répond admirable¬
ment au but poursuivi. La maison
est confortablement aménagée, bien
meublée, et peut recevoir une
dizaine de pensionnaires. Elle est
entourée d’un superbe parc boisé,
d’un jardin potager, auquel fait
suite une prairie bordée par la char¬
mante rivière la Neuvette. Do nom¬
breux communs permettent une
ex])loitation fructueuse de la pro¬
priété. Cheval et voiture à la dispo¬
sition des pensionnaires.
Ceux-ci vont pouvoir entrer tout
de suite.
Ils se trouveront à Brezolles dans
une quiétude parfaite : le pays est
pittoresque, les promenades sont
agréables, la chasse et la pêche
offriront un agrément de plus aux
amateurs.
Voici donc réalisée définitivement
la première fondation de la « Maison
du médecin ».
Pour tous renseignements, s’adres¬
ser au siège social, 32, rue Notre-
Dame-des-Victoires, Paris.
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- XI —
Quelques bonnes recettes
pour administrer la
viande crue.
Df Leorahd, d’Amiens)
Préparation de la pulpe de viande
erue. — 1° Choisir de préférence de
Ja viande de mouton ou de bœuf
(ou de cheval).
2® Parer et dégraisser toute viande
destinée à être administrée crue.
Pour obtenir 100 grammes de viande
passée au tamis, il faut compter
150 grammes de viande désossée
(filet, contre-filet, tranche maigre).
3“ Ne préparer la viande crue
râpée et tamisée que fort peu de
temps avant de la donner au malade.
En été surtout, cette recommanda¬
tion est importante.
Pour râper, se servir d’une petite
plaque de marbre encastrée dans une
planche de hêtre épaisse, à plan
■légèrement incliné.
Pour piler, se servir d'un petit
mortier en marbre blanc, avec pilon
en bois dur.
Pour tamiser, se servir d’un tamis
en toile métallique montée sur un
cercle en fer étamé muni d’une clé
pour pouvoir tendre la toile.
Pour doser, se servir d'une série
de cassolettes en porcelaine de con¬
tenances graduées.
Suc musculaire (préparation
domestique). - Pour préparer le
suc musculaire, on prend de la viande
■de mouton ou de bœuf finement
hachée ; on la fait mariner trois
quarts d’heure dans un quart envi¬
ron de son poids d’eau froide préa¬
lablement bouillie ; puis on soumet
le tout, ■viande et eau, à l’action
d'une presse de ménage; on com¬
prime aussi fortement que possible ;
on obtient ainsi, pour 100 grammes
de viande, environ 15 à 20 cen¬
timètres cubes de suc musculaire.
Très rapidement altérable, ce suc
doit être pris aussitôt préparé ; on
l’administre de préférence une demi-
heure avant le déjeuner, en nature,
ou additionné d’une petite quantité
de sel, ou de jus de citron, ou mêlé
à du bouillon très concentré ou à de
la purée de lentilles. La quantité
à donner est de 15 centimètres cubes
par kilogramme de poids du malade.
Suc musculaire (recette de
LEUB ET rosenthal). — Haclicr
finement 500 grammes de bœuf cru,
grillé une minute sur un côté seu¬
lement ; mettre dans une bouteille
avec un demi-litre d’eau additionnée
DIÉTÉTIQUE
RECETTES DE RÉGIME
de 5 gouttes d’acide chlorhydrique ;
laisser reposer pendant une nuit
sur de la glace. Le lendemain, mettre
la bouteille pendant deux heures
au bain-marie tiède, à 35®. Vider
sur un tamis ou une étamine, et
bien exprimer le contenu qui doit
être pris en trois fois dans la journée.
Poudre de viande (préparation
domestique). — I® Râper la viande
de mouton.
2® La mettre sécher au bain-
marie dans un plat creux maintenu
à la surface d’un vase rempli d’eau
qu’on récliauffe.
3® Broyer au mortier la viande,
lorsqu’elle est tout à fait sèche, ou
la passer plusieurs fois au moulin à
café, en ayant soin de serrer pro¬
gressivement la vis, de façon à obte¬
nir une poudre très fine.
La poudre de viande peut s’ob¬
tenir avec des viandes très cuites,
rôties ou bouillies (poulets, veau) :
il suffit de les passer au palpeur
mécanique, après les avoir préa¬
lablement débarrassées de : graisse,
aponévroses, vaisseaux, etc.
La poudre de viande s’administre
avec : bouillon dégraissé et peu salé,
lait sucré, bouillies, purées de
légumes claires, ou en grogs, ou
délayée dans un peau d’eau de Vais
ou de Vichy.
Sandwich à la viande crue. — Tar¬
tiner d’une couche de viande crue
passée au tamis fin des tranches
minces de pain de mie (pain anglais).
Réunir ces tranches deux à deux,
les souder en appuyant et servir
aussitôt.
Un sandwich de 10 centimètres
carrés peut recevoir 30 grammes
de viande. Ces sandwichs, qui
peuvent être servis avec du thé,
peuvent être garnis : jaunes d’œufs
durs hachés, maigre de jambon cuit
haché, feuilles de cresson.
Boulettes et pastilles à la viande
crue. — Hacher ou râper la viande,
la diviser en petites boules de 8 à
10 grammes que l’on roulera une à
une dans du maigre de jambon cuit
finement liaché.
Pour obtenir des pastilles, aplatir
légèrement les boulettes.
Les boulettes et pastilles de viande
crue (salée ou sucrée) s’admi¬
nistrent avec : potages tièdes, œufs
brouillés, purées de légumes, confi¬
tures, gelées ou marmelades, cacao
à Teau.
Canapés à la viande crue. — Paire
colorer sur le gril des tranches de
pain anglais taillées de forme rec¬
tangulaire ; les tartiner de viande
Éclairs à la viande crue. — Avec
de la pâte à choux, préparer des
éclairs de petite dimension. Les
faire cuire, et, sitôt refroidis, les
fendre sur un côté et les remplir
d’une cuillerée de pulpe de viande
additionnée de gelée de fruits.
Les éclairs peuvent contenir de
30 à 50 grammes de viande crue.
Conserve de Damas, (d manger
à la cuillère). — Filet de bœuf, 60
grammes ; sel marin, i gramme ;
gelée de fruits, 500 grammes.
Viande crue à la mayonnaise. —
Faire une mayonnaise à laquelle
on mélange intimement la pulpe de
viande. Servir après avoir garni de
persil ou de cresson hachés.
Viande crue à la mayonnaise et à
l’œuf dur. — Faire une mayonnaise;
étendre une couche de sauce sur
l’assiette, puis sur la sauce un lit
de viande crue, sur la viande une
seconde couche de sauce ; cou-vrir
celle-ci avec du jaune d’œuf cuit
passé au tamis.
Tartelettes à la purée de viande.
— Préparer les tartelettes avec de
la pâte ; les cuire non garnies ; après
cuisson, les remplir de pulpe de
viande crue liée à la sauce tomate.
On peut garnir les tartelettes de
purée de poissons, volailles, légumes
cuits et tamisés. Ces purées pour¬
ront être additionnées de beurre et
liées aux œufs.
Œufs brouillés â la pulpe de viande.
— Préparer 2 œufs brouillés au na¬
turel ; leur ajouter hors du feu une
forte cuillerée de pulpe de viande
de bœuf finement tamisée.
Omelette à la pulpe de viande. —
Préparer une omelette de 2 œufs au
naturel ; la garnir, avant de la plier,
d’une cuillerée de pulpe de viande
tamisée.
Viande crue au beurre de sardine.
— Mélanger intimement des sar¬
dines à l’huile à du beurre frais ; bien
mêler le tout avec la viande crue, et
étendre sur du pain pour préparer
des tartines ou des sandwichs.
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- XIII —
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
CONTRE LA GRIPPE.
I® Dans la forme légère. —
Donner trois à quatre par jour, des
cachets suivants :
Antipyrine . 0^,75
Bicarbonate de soude . ow.as
Pour im cachet ; n“ 12 semblables.
(Chauffai d.)
Ou bien, deux fois par jour un des
cachets :
Pyramidon . osr,i5
Bromhydrate de quinine . . o“,20
Salophène . o^!^2S
Pour un cachet: n” 12.
Ou bien, donner toutes les deux
heures une cuillerée à soupe de la
■potion :
Pyramidon . i gramme.
Acétate d’ammonia¬
que . 5 grammes.
Eau de laurier-cerise 5 —
Sirop de codéine .... 50 —
- Hydrolat . 150 —
F. s. a.
Ou bien la potion suivante qui
contient, par cuillerée à .soupe,
50 centigrammes d’antipyrine :
Antipyrine . 5 grammes.
Cognac vieux . 30 —
Teinture de cannelle 10 —
Sirop de mûres . 40’ —
Hydrolat . 70 —
F. s. a.
Enduire les narines, matin et soir,
.d’un peu de la pommade :
Salophène . i gramme.
Oxyde de zinc . i —
Antipyrine . i —
Lanoline . 20 grammes.
2® Dans la forme broncho-pul¬
monaire. — Par jour, deux des ca¬
chets suivants :
Sulfate de quinine . 0^1,25
Ergot de seigle pulvérisé. . .
Bicarbonate de soude . 0^,110
Pour un cachet: n° 12.
Ou bien :
Chlorhydrate d’ammoniaque orr.jo
Pour un cachet; n“ 20. 4-5 par jour.
(Marotte).
Ou bien, sauf en cas d’adynamie,
une cuillerée à soupe toutes les deux
heures de la potion :
Racine d’ipéca .... l'r.so
Eau bouillante (dé-
cocté après réduc¬
tion) . 90 grammes.
Sirop de polygala ... 30 —
3® Dans la forme cardiaque. —
Ni antipyrine, ni antifébrine, ni
exalgine, ni phénacétine, en cas
d’asthénie.
Pendant deux ou trois jours,
prescrire pour les 24 heures la potion :
Digitaline cristallisée
(soLaumill.).... XXX gouttes.
Sirop de morphine. . . 20 grammes.
Sirop de citron . 20 —
Hydrolat distillé ... 80 —
F. s. a.
Pour les jours suivants, une
cuillerée à soupe toutes les heures,
de la potion :
Sirop de sucre ... 10 grammes.
Hydrolat distillé. . . 90 —
F. s. a.
Ou bien :
Sulfate de spar-
téinc . o>’r,40
Sirop de fleurs
d’oranger . 30 grammes.
Hydrolat distillé. . 120 —
F. s. a.
Deux cuillerées à soupe par jour.
Ou bien, quatre ou cinq par jour
des pilules suivantes :
Sulfate de spartéine . o“,02
Extrait de muguet . 0^,0$
Pour une pilule; n“ 30.
4® Dans la forme gastro-intesti¬
nale. — En cas de vomissement, la
potion de Rivière, ou bien une
cuillerée à soupe toutes les deux
heures de la potion :
Chlorhydrate de
cocaïne . 0^,05
Eau chloroformée. . 60 grammes.
Sirop de belladone. . 30 —
Eau de fleurs
d’oranger . — 09
(G. Lyon).
Contre la diarrhée, donner deux
ou trois par jour des cachets sui¬
vants;
Salicylate de bismuth . osr.io
Tannalbine . op,io
Tannigène . osr.os
Glycérophosphate de chaux o*r,20
Pour un cachet: n® 12.
Caféine . i gramme. suite après le cachet, prendre
Benzoate de soude . i — une petite tasse d’infusé chaud de
Sirop de morphine.. 20 grammes grande consoude.
CURIOSITÉS
Epigramme
sur la pierre.
Certain ministre avait la pierre.
•On résolut de le tailler.
Chacun se permit de parler
Et l’on égaya la matière.
Mais comment, se demandait-on.
A-t-il pareille maladie?
C’est que son cœur, dit Florimon,
Sera tombé dans sa vessie.
(Mediciniana, Almanach de 1813)
Le goutteux.
(Chanson du xvii® siècle.)
Quel chagrin 1 quel ennui
De compter toute la nuit
Les heures, les heures, les heures.
De moment en moment
Réveillant de Saint-Mcxcant
Pour dire, pour dire, pour dire ;
Le genou, le jarret,
La main gauche, le poignet
L’épaule, l’épaule, l’épaule.
De remède en sait-on?
Je tiens tout onguent miton
Mitaine, mitaine, mitaine.
Apophtegme
hygiénique.
N’est-ce pas Willy (Henry Gau-
thier-Villars), qui a mis dans la
bouche d’un des principaux person
nages de ses romans, dans la bouche
de Maugis, l’aphorisme suivant
« L’été à poil, l’hiver à Pau? »
Et cette autre vérité lapidaire
0 Mieux vaut pénurie qu 'album
(Centre médical, novembre 1910}.
- XIV —
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— XXI —
LA MEDECINE AU THEATRE
L’HOMME MYSTÉRIEUX
M. André de Lorde, ce spécialiste de
l'horreur, est hanté par les multiples
problèmes et les situations poignan¬
tes que suscite la folie : son théâtre
ne saurait donc presque jamais
laisser les médecins indifférents.
La pièce qu’il vient de faire re¬
présenter au théâtre Sarah-Ber-
nhardt avec la collaboration du sa¬
vant psychologue M. Alfred Binet,
fait frissonner le public en montrant
tout le danger que font courir à
ceux qui les entourent les délirants,
les monomanes de la persécution ;
et de plus, elle est un plaidoyer
éloquent pour une réforme de la loi
actuelle sur le régime des ahônés,
qui permet à un procureur de la
République de ne tenir aucun compte
d’un avis médical pour décider de
la libération hors d'un asile.
Ce problème est posé au deuxième
acte de l'Homme mystérieux. Le
Dr Bernard, le médecin de l’asile
Saint-Léger, estime que Raymond
Bercier est atteint du délire de la
persécution et qu’il est de nécessité
absolue de le tenir enfermé loin de
sa famille.
Le Procureur de la République,
ému par les lettres de Raymond
et par la ténacité avec laquelle son
frère réclame sa mise en liberté, prie
le docteur de lui donner une preuve
péremptoire de la folie de son mal-
Après avoir voulu résister à cette
sommation, le Dr Bernard consent
à interroger immédiatement Ray¬
mond et à tenter de montrer combien
son délire est manifeste, combien la
hantise de la persécution le poursuit.
Mais l'interrogatoire habilement
conduit est interrompu par le frère
de lîaymond au moment où la tare
cérébrale allait être démasquée ; et
le docteur ne peut administrer la
preuve que le procureur sollicite ;
celui-ci signe une mise en liberté en
accusant presque le médecin d’ avoir
séquestré son patient pour des rai¬
sons fort peu honorables.
Au troisième acte, Raymond Ber¬
cier tue son frère au milieu d'un
accès terrible de folie. Le docteur
n’avait donc que trop raison ; et
le procureur n’était qu'une mazette.
MM. André de Lorde et Binet ont
donné au D’’ Bernard une allure des
plus sympathiques; et l’interroga¬
toire qu’il dirige pourrait être con¬
duit par le psychiatre le plus dis-
Tout au plus peut-on trouver un
peu naïf qu’il accepte le défi du
procureur et peut-on objecter qu'il
n’est pas dans les habitudes médi¬
cales de se prêter à une expertise
publique.
Mais il ne sied pas d’être trop
sévère sur ce point : les nécessités
du théâtre obligent parfois à ces
petites entorses à la vérité.
Nos lecteurs pourront d’ailleurs
juger comment MM. André de Lorde
et Binet ont fait agir le médecin
des fous ; nous reproduirons dans
le prochain numéro toute la fin du
deuxième acte. Spectator.
CONNAISSANCES PRATIQUES
L’AGE DU CHEVAL D’APRÈS L’EXAMEN DES DENTS
L’âge du cheval se reconnaît à
l’examen des incisives qui com¬
prennent : 2 pinces, placées au mi¬
lieu de l’arcade dentaire ; 2 mi¬
toyennes, à côté des pinces ; et
2 coins, aux extrémités.
De 30 à 40 jours : sortie des mi¬
toyennes.
A 8 mois : sortie des coins.
A 10 mois : rasement des pinces.
A I an : rasement des mitoyennes.
A 18 mois : rasement des coins.
Dcniitioti de lait.
De 6 à 10 jours : sortie des pinces.
Dentition permanente.
De 2 1/2 à 3 ans : sortie des pinces
d’adulte.
De 3 i/z à 4 ans: sortie des mi¬
toyennes d’adulte.
De 4 1/2 à 5 ans : sortie des coins
d’adulte.
A 6 ans : rasement des pinces.
A 7 ans : rasement des mitoyennes.
A 8 ans : rasement des coins.
A 9 ans : arrondissement des pinces.
.\ 10 ans : arrondissement des mi¬
toyennes.
De 12 â 13 ans : arrondissement des
coins.
De 12 à 13 ans : toutes les incisives
sont arrondies.
De 15 à 17 ans: toutes'les incisives
sont triangulaires.
Fraudes. — Les fraudes consistent
à rajeunir ou à vieillir un cheval en
limant les dents, en les creusant ou
en arrachant les dents de lait pour
faire apparaître les dents perma¬
nentes avant leur époque normale
Seltensperger.
TRAVAUX A EXÉCUTER EN DÉCEMBRE AU POTAGER ET AU VERGER
Potager. — Labourer et fumeries carrés vides. Recou¬
vrir de paillassons ou de litière : cerfeuil, épinards, mâ¬
che, persil, chicorée sauvage, pissenlit. Porter au cellier
ou dans une cave les choux récoltés. Récolter les
légumes conservés deliors sous couverture ou en cave.
Verger. — Terminer les plantations. Achever la taille
des arbres à fruits à pépins, lorsqu’il ne fait pas trop
froid. Transporter engrais, fumier, etc. G. Werv.
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— XXIII -
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
Le médecin a maintes fois besoin
d’être renseigné sur divers points de
médecine ou sur divers sujets qui cons¬
tituent les à-côté de la médecine.
D’autre part, il est des questions,
médico-sociales, ou d’ordre plus par¬
ticulier, pour lesquelles il est inté¬
ressant d’avoir l’opinion que l’expé¬
rience de chaque jour et les confi¬
dences reçues ont fait naître chez le
praticien. Ce sont là les raisons qui
nous font ouvrir cette rubrique.
Que nos lecteurs et abonnés posent
les questions qui les intéressent : d’au¬
tres lecteurs les renseigneront s’ils sont
à même de le faire. Nous-mêmes, nous
poserons de temps en temps quelques
petits problèmes, et nous espérons que
nombreux seront les collaborateurs qui
voudront les résoudre,
i. Faut-il châtrer ou fouetter
les apaahes ?
A son retour du voyage d’études
en Amérique, le directeur des ser¬
vices pénitentiaires au ministère de
l’intérieur, M. Schramecke a donné à
un rédacteur du Journal des détails
sur le régime des prisonniers aux
États-Unis. Au sujet de la castra¬
tion des criminels, il s’exprime ainsi :
• Les criminels, là-bas, sont consi¬
dérés comme des dévoyés qu’on doit
remettre dans la bonne voie, ou
comme des malades dont il faut gué¬
rir les tares.
« A ce point de vue, rien de
curieux comme ce qui sc jiassait
jadis dans l’État d’Indiana ; là, con¬
sidérant les condamnés comme tarés,
l'on estimait qu'ils ne devaient pas
avoir d’enfants, et on leur faisait
subir une opération qui tarissait à
jamais leurs ressources de reproduc-
« Aujourd’hui, cette opération
n’est plus pratiquée que si le con¬
damné y consent ; on en a opéré un
devant nous ; l’opération est cu¬
rieuse ; elle est intérieure ; il ne
s’agit pas de châtrer l’individu ; on
veut simplement supprimer ses
facultés reproductrices ; on y par¬
vient sans dégâts extérieurs.
« Cet exemple vous montre mieux
que tous autres qu’aux États-Unis
on considère les criminels comme des
dévoyés ou des malades. i>
Que pensent les médecins d’un pa¬
reil procédé ? En sont-ils partisans ?
Préfèrent-ils le fouet ou sont-ils les
adversaires de tout châtiment cor¬
porel ?
2. Comment doit-on se cha usser ?
La majorité des bottines que livrent
les cordonniers ont une forme qui
ne rappelle que de très loin la forme
du pied : le tiers moyen du pied
y est comprimé et les orteils se trou¬
vent parfois un peu comprimés.
Les souliers dits américains se rap¬
prochent plus de la forme rationnelle
du pied, mais ils ont parfois moins
d’élégance. Comment convient-il de
se chausser? Faut-il user des formes
classiques françaises à bout rond ou
carré? Faut-il user des lormes amé¬
ricaines ou faut-il se faire faire des
bottines qui épousent strictement
la fonne du pied?
UN DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
Nous avons souvent plis plaisir, en
contemplant des œuvtes d’art à sujets
médicaux, à chetcher le diagnostic de
V affection représentée, à faire un dia¬
gnostic ARTISTIQUE, zl ussi nous pen¬
sons intéresser nos lecteurs en faisant
ici une place à cette intéiessante ques¬
tion. Nous reproduirons quelques
tableaux de cas pathologiques à dia¬
gnostiquer,
3. De quelle affection était
atteinte la femn e hydropique
de Gérard Dow (Musée du Louvre) ?
La femme hydropique, si connue,
de Gérard Dow, qui est au Louvre,
jirésente à notre sagacité, d’une part
son faciès, son coloris, son attitude,
d’autre part l’aspect même de ses
urines qu’examine, par transparence,
notre antique confrère.
Peut-on avec ces éléments faire
un diagnostic précis ? l’hydropisie
est-elle celle d’une cirrhotique, d’une
cardiaque, d’une rénale, d’une néo¬
plasique ?
La Femme hydropique, par Gérard Dow.
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— XXV —
CHRONIQUE DES LIVRES
Opothérapie (Médicaments ani¬
maux), par le D' Paul Carnot,
professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, 1911, i vol. in-8
de 602 pages et 90 figures {Biblio¬
thèque de Thérapeutique Gilbert
et Carnot) ; cartonné : 12 francs.
Paris, J.-B. Baillière et fils.
L'unité, l'hannouie de l’organisme
sont assurées par deux mécanismes
essentiels : par les réactions nerveu¬
ses et par les modifications du milieu
intérieur, par voie nerveuse et par
voie humorale. Par la première est
établie une circulation d’énergie de
la périphérie aux centres, et des
centres à la périphérie, toutes nos
cellules sont unies grâce au système
nerveux. Elles sont unies aussi par le
milieu intérieur qui les baigne toutes,
et les modifications humorales reten¬
tissent plus ou moins sur chaque
variété de cellules.
Dans le torrent circulatoire sont
déversés d’une façon constante de
multiples produits : les uns, inutiles
ou nuisibles, seront éliminés ou trans¬
formés; les autres, utiles, iront agir
à distance sur telles ou telles cellules
qui attendent d’eux une incitation â
sécréter, elles aussi, des substances
actives pour d’autres cellules. C’est
à des produits de cet ordre que Baylis
et Starling ont donné le nom û'hor-
mones. Que, par une cause patholo¬
gique, une de ces substances utiles
ne soit plus sécrétée là où elle doit
l’être, l’organisme fera effort pour
trouver ailleurs des suppléances, et
il y réussira parfois. Mais il est pos¬
sible aussi que l’organe lésé n’ait pas
son équivalent dans le reste de l’orga¬
nisme, ou que les phénomènes de
suppléance, bien que réels, soient
insuffisants. Dans ces deux cas la
tiiérapeutique devra intervenir, et
elle aura chance de rétablir l’har¬
monie troublée si elle sait apporter
les substances qui manquent ou
neutraliser celles en excès. Où trou¬
vera-t-elle mieux les produits néces¬
saires que dans un organisme voisin
de celui qui est malade?
Pour écrire un ouvrage d’opothé¬
rapie, il ne suffit pas d’être bon cli¬
nicien, il faut connaître d'une façon
parfaite la physiologie des glandes
et leur chimie biologique ; pour
l’écrire, il serait également insuffi¬
sant d’être seulement physiolo¬
giste, les modalités cliniques des
insuffisances glandulaires présentant
des variétés qui ne sont pas toutes
réalisées par l’expérimentiiüon.
Nul n’était mieux désigné pour
entreprendre ce travail réellement
difficile que M. Carnot ; ses travaux
antérieurs nous montrent presque
tous l’union étroite de l’information
clinique et des recherches de labo¬
ratoire. Non seulement il nous
apprend, dans cet ouvrage, tout ce
qui est entré dans l’arsenal théra¬
peutique et que nul médecin ne doit
ignorer, mais il nous fait toucher
du doigt ce que la médecine peut
attendre de cette science née d’hier.
La vogue de cette partie de la thé¬
rapeutique, si parfaitement logique,
si séduisante par sa logique même,
a été considérable et l’on est surpris
de voir combien les notions d’opo¬
thérapie ont pénétré dans les mi¬
lieux cultivés, en dehors même du
monde médical.
A l’heure actuelle, le domaine des
hypothèses est plus grand que celui
des faits précis, les essais se multi¬
plient de tous côtés et un travail de
révision s’imposera dans quelques
années. 11 est évident que de ces
mélanges complexes extraits globa¬
lement des organes, on isolera de plus
en plus des substances chimiquement
pures et spécifiquement actives.
Personne ne songerait à écrire
aujourd'hui un travail définitif
sur un pareil sujet, mais c’est déjà
beaucoup que de fixer pour un mo¬
ment l'état actuel d’une partie de
la thérapeutique, surtout quand des
applications pratiques de premier
ordre ont déjà été réalisées.
Ces applications, nous les trou¬
vons dans le livre de M. Carnot, aux
chapitres si documentés du corps
thyroïde, du pancréas, des capsules
surrénales, des organes génitaux, des
sécrétions digestives, etc. Il est in¬
dispensable pour le médecin de
posséder des notions précises sur
les indications, les contre-indications,
les doses, les effets immédiats et
tardifs de ces médicaments orga¬
niques. Jean Camus.
Précis d’Hygiène, par le D^ Ma-
CAIGNE, professeur agrégé à la
Faculté de médecine de Paris
(Bibliothèque Gilbert-Fournier) .
1911, I vol. in-8 de 450 pages et
figures; cartonné : 10 francs. Paris,
J.-B. Baillière et fils.
La Bibliothèque du Doctorat en
médecine vient de s’augmenter
d’un nouveau volume, un Précis
d’Hygiène, où l’auteur, après avoir
exposé nettement le but général de
cette science : rôle éducateur et
rôle prophylactique, envisage les
diverses questions qui s’y rattachent,
en étudiant tout d’abord l’Hygiène
générale, puis l’Hygiène individuelle,
puis l’Hygiène sociale.
Dans l’Hygiène générale, sont
successivement traitées les ques¬
tions relatives au sol, à l’atmo¬
sphère, à la climatologie, aux eaux,
sujet qui préoccupe depuis de lon¬
gues années les hygiénistes de pro¬
fession et les pouvoirs publics. Il en
est de même de l’hygiène de l’ha¬
bitation, sur laquelle de nombreux
efforts se sont orientés d’une façon
si heureuse et si productive, et de
la question des matières usées dont
l’éloignement et la destruction ont
suscité tant de travaux.
L’Hygiène individuelle prend
l’homme à son berceau, le suit dans
les différentes étapes de son exis¬
tence, et envisage l’hygiène des divers
appareils et systèmes de l’économie.
Signalons ici les chapitres relatifs à
l’alimentation, aux dangers qu’elle
comporte et contre lesquels l’homme
doit être mis en garde.
Grande est l’importance accordée
à l’Hygiène sociale, où sont traités
les développements relatifs à l’hy¬
giène de l’écolier, sa surveillance
sanitaire,’! qui réclament les plus
grands soins pour faire de l’enfant et
de l’adolescent des adultes résis¬
tants aptes à supporter les injures
pathologiques qu’ils sont appelés à
subir à chaque instant de l’exis¬
tence. A cet égard il n’est pas niable
que l’action du médecin, de l’hy¬
giéniste, de l’inspecteur médical
doive être envisagé comme des plus
élevée et des plus fructueuse pour
l’améUoration de la race. 11 en est
de même de l’hygiène industrielle,
destinée à préserver le travailleur
contre les multiples causes, notam¬
ment les maladies professionnelles,
qui entravent sa santé et lui enlè¬
vent la force suffisante pour donner
libre cours à son activité.
Enfin, une dernière partie est
réservée à l’étude étiologique et
prophylactique des maladies trans¬
missibles, et à l’exposé de la légis¬
lation sanitaire, questions admi¬
nistratives que l’hygiéniste et le
médecin ne peuvent plus ignorer
actuellement, alors que les pouvoirs
publics ont entrepris d’assurer la
conservation et le perfectionnement
de l’être humain.
Ouvrage clair, précis, agréable et
facile à lire, agrémenté de, nom¬
breuses figures ; telles sont les qua¬
lités capitales de ce nouvel ouvrage,
dans lequel non seulement les étu¬
diants, mais encore les hygiénistes et
les médecins praticiens puiseront
un enseignement dont l’utilité est
actuellement incontestable. 11 faut
être reconnaissant au D' Macaigne
d’avoir groupé et condensé en
500 pages l’exposé des plus grands
problèmes hygiéniques ; il faut l’en
féliciter encore, car la tâche était
ardue, et il s’en est admirablement
acquitté. C. Dopter.
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— XXVII —
LA VIE MÉDICALE
Professeurs des Cours de clinique annexe. ■ — Sont délé- pour l’année scolaire 1910-1911 des fonctions de sup-
gués, pour un an, du l'r novembre 1910 au 31 octobre pléant de la chaire de chimie.
1911, dans les fonctions de chargés de cours de clinique Sont chargés, pour l’année scolaire 1910-1911, des
annexe, les médecins, chirurgiens et accoucheurs des fonctions de chefs de travaux :
hôpitaux dont les noms suivent ; M. Grau, agrégé des sciences physiques, chef des tra-
Hôtel-Dieu. — MM. Petit, médecin des hôpitaux, et vaux chimiques (pharmacie).
Guinard, chirurgien des hôpitaux. M. Luton, docteur en médecine (anatomie ethistologie).
Charité. — M. Mauclaire, chirurgien des hôpitaux. Hôpitaux de Lyon. — Sont nommés pharmaciens
Saint-Antoine. — MM. Siredey et Vaquez, médecins adjoints des hôpitaux : MM. Morand, Gautliier, Niquet,
des hôpitaux ; LEjARs et Ricard, chirurgiens des hôpi- Chautard, Faget, Ventajol, Comeloup, Durand, Coiflard,
taux ; Doléris, accoucheur des hôpitaux. Décréaux, Rival, Pic, Chevret, Droux, Eugène Rebond,
Necker. — MM. Rénon, médecin des hôpitaux, et Brunet, Chassignole, Ponsot, Bemet, Roche, Rey,
Routier, chirurgien des hôpitaux. Valérian.
Cochin. — M. Schwartz, chirurgien des hôpitaux. Hôpitaux de Lyon. — Les mutations suivantes de
Beaujon. — MM. Bazy et Tuffier, chirurgiens de chefs de services ont été faites :
hôpitaux. M. le docteur J. Courmont, est passé de l’hôpital
Lariboisière. — MM. Brault, Launois, Le Gendre, Saint-Pothin, à l’Hôtel-Dieu ; M. le Docteur Bret, de
médecins des hôpitaux ; Sebileau et Picqué, chirur- l’hôpital de la Croix-Rousse à Saint-Pothin ; M. le doc-
giens des hôpitaux. teur Paul Courmont, de l’hospice du Perron à l’hôpital
Laënnec. — MM. Bariê et Bourcy, médecins des hôpi- de la Croix-Rousse ; M. le Docteur Péhu est entré en
taux ; Legueu, chirurgien des hôpitaux. service à l’hospice du Perron.
Enfants-Malades. — MM. Méry, médecin des hôpi- Assistance publique de Paris. — C9NCOURS pour les
taux ; A. Broca, chirurgien des hôpitaux. prix a décerner a mm. les élèves internes en
M. Aviragnet, médecin des hôpitaux, est chargé médecine de quatrième année. — Année 1910-1911.
d’un cours annexe de clinique (service de la diphtérie) — Co«co«» s i/e L’ouverture de ce concours aura
à l’hôpital des Enfants-Malades. lieu le hindi 13 mars igii, à 4 heures, dans la salle des
Pitié. — M. Potocki, accoucheur des hôpitaux. Concours de l’hôpital de la Charité. Les élèves qui dési-
Boucicaut. — MM. Letulle, médecin des hôpitaux ; reront y prendre part seront admis à se faire inscrire au
Lepage, accoucheur des hôpitaux. Service du personnel de l’Administration tous les jours,
Tenon. — M. Thiéry, chirurgien des hôpitaux. les dimanches et fêtes exceptés, de onze heures à
Claude- Bernard. — M. Teissier, médecin des hôpi- trois heures, du 2 au 7 janvier inclusivemennt.
taux. Le mémoire prescrit comme épreuve du concours
Election du doyen de la Faculté de Paris - L’assem- devra être déposé au service du Personnel au plus tard
blée de la Faculté, réunie le 24 Novembre, a procédé à le samedi 7 janvier 1911, à 3 heures dernier délai.
l’élection pour la désignation du doyen. Nécrologie. — M. le Dr Moine, ancien médecin ins-
Au premier tour de scrutin, M. le professeur Landouzy pecteur du service de santé militaire français. — M. le
a été désigné en première ligne par 57 suffrages sur Dr R. U. Krônlein, ancien professeur de clinique chirur-
59 votants. Deux bulletins blancs. gicale à la Faculté de médecine de Zurich. — M. le
M. le professeur Pouchet a été désigné en seconde ligne Dr James Revins Hyde, professeur de dermatologie et de
par 47 voix contre 4 à M. le professeur Roger, i à M. le syphihgraphie à Rush Medical College de Chicago. —
professeur Blanchard, i à M. le professeur Quénu et un M. le Dr De Forest Willard, ancien professeur de chirur-
bulletin blanc. gie orthopédique à l’University of Pennsylvania de Phila-
Faculté de médecine de Lille. — M. Pierrot est nommé delpliie. — M. le Dr Vincent de Constantine. — M. le
chef de clinique médicale. docteur Fernand Bernheim.
Ecole de médecine de Reims. — M. Lardennois, On annonce la mort de :
suppléant des chaires de pathologie et de clinique chi- M. Chambon, à qui l’on doit la méthode de vaccination
rurgicales et de clinique obstétricale, est prorogé dans animale directe, à Montmorency.
ses fonctions jusqu’au 31 Octobre 1911. Mariages. — M. André Latarjet, docteur en médecine,
M. Bagnéris, suppléant de la chaire de physique, est professeur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon, et
prorogé dans ses fonctions pour un an à dater du 25 Oc- Mlle Suzanne-Françoise Liiiossier, fille de M. Linossier,
tobre 1910. docteur en médecine, professeur agrégé de la Faculté de
M. Téchoueyres, professeur d’histologie, est chargé, en médecine de Lyon,
outre, pour l’année scolaire 1910-1911, d’un coursdepara- M. le D‘ Alexandre de Barbier de la Serre, et Mlle Si-
sitologie et bactériologie. mone de Garin.
M. Bottu, professeur de chimie et toxicologie, est M. le Dr Lucien Rousset, fils du Dr Rousset (de Sen-
chargé, en outre, pour l’année scolaire 1910-1911, d’un Iis), et Mlle Odile de Baudouin.
cours complémentaire de chimie biologique. M. le Dr Siméon Bernard, de Cannes, et Mlle Margaret
M. Henrjq agrégé des sciences physiques, est chargé Gérard.
La Vie Syndicale. — Une délégation des Syndicats Syndicat des Médecins de la Seine. — Le syndicat
médicaux de France a été reçue au ministère du Travail des Médecins de la Seine vient de procéder à l’élection
et de la Prévoyance sociale par le Dr G. Lièvre, sous-chef de son bureau qui est ainsi constitué pour 1911 :
du cabinet. La conversation a porté sur les conflits fré- Président : Dr Bellencontre ;
quents entre médecins et Compagnies d’assurances au sujet Vice-présidents : Dr® Vimont et Levassort ;
des accidents de travail, et sur les moyens d’y remédier. Secrétaire Général : Dr Tourtourat ;
Les délégués vont étudier à nouveau cette question et Secrétaire général adjoint : Dr Lamare ;
apporteront sous peu les solutions qu’ils préconisent. Trésorier : Dr Saltas.
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chef du Laboratoire d’électrothfrapie de l’hôpital de
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L’Obésité et son traitement, par le D’ P. Le Noir, méde¬
cin de l'hôpital Saint-Antoine. 1907, i vol. in-16,
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Les Traitements du Ooitre exophtalml<|ue, par les D’» Sain-
Tos, ancien chef de clinique de la Faculté de mé iecine
de Pans, et Delher,m. Préface de M. le prolesseur Gii.-
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Dr Cathelin, ancien chef de clinique à la Faculté de
médecine de Paris. ii)o3, i vol. in-i6, avtc 23 ligures,
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seur à la Faculté de médecine d.‘ Paris, et F. Sorel.
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M. Lcepeb, agrégé à la Faculté de médecine de Paris.
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thérapie, par le Dr Nattan-Larrier, chef de clinique à
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agrégé à la Faculté de Lyon. 1904, i vol. in-16, avec
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Le Diabète et son traitement, par le Dr R. Lépine, pro¬
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3. Fièvre mme, Peste, Choléra. 7* Maladies de la peau exotiques.
4. Maladies exotiques de l'Appareil digestif. 8. Maladies chirurgicales aux colonies.
SKLe DE HUNT
— XXIX —
COURS — CONGRÈS
Cours de la Faculté. — Professeur
Gilbert. Samedi 3 décembre, à 10
heures ei demie. Leçon clinique à
l’Hôtel-Dieu sur la néphrite scarla¬
tineuse chronique.
Samedi 10 décembre. Leçon clini¬
que sur la néphrite érysipélateuse
chronique.
Les mercredis, présentation de
malades, rédaction et correction
d’ordonnances.
111° Congrès de Physiothérapie des
médecins de langue française.
Traitement et diagnostic par les
agents physiques. (Paris, 18, 19 et
20 avril 1911.)
Le bureau de la commission d’or¬
ganisation est ainsi composé ; pré¬
sident, M. le D° Béclère, membre
de l’Académie de médecine (société
d’électrothérapie) ; vice-présidents,
MM. Hirsberg, René Mesnard,
Kouindjy, Laquex (société de
kinésithérapie) ; secrétaire général,
CJA. Laquerriére, 2, rue de la
Bienfaisance, Paris ; secrétaire gé¬
néral adjoint, Wetterwald ;
trésorier, D'' Delherm, 2, rue de la
Bienfaisance.
Programme provisoire. — Mardi
18 avril. — Matin 9 heures :
jr* séance. Discours d’ouverture du
Président du congrès.
Soir 2 heures ; 2° séance.
Mercredi 19 avril. — Matin
9 heures : 3° séance. — Soir 2 heures :
4° séance.
Jeudi 20 avril. — Matin 9 heures :
5° séance. — Soit 2 heures : 6° séance
et clôture.
Le Mercredi 19 avril, à 7 h. i/2du
soir : banquet du congrès (les dames
sont particulièrement priées d’assis¬
ter à ce banquet).
Questions à l’ordre du jour. —
Sciatique ; Lupus vulgaire ; Hyper¬
trophie de la prostate ; Hémorragie
de la ménopause ;
Les quatre autres donneront lieu
à la lecture des rapports suivants.
Entéro - colite muco - membra¬
neuse. — MM. Dausset : thermo et
photothérapie ; Desplats ; électro-
thérapie : Froussard ; hydrologie
et hydrothérapie ; Laquet : kinési¬
thérapie ; Milon : diététique.
Pied plat douloureux. — MM.
Albert-Weil : radio-diagnostic,
électrodiagnostic, électrothérapie ;
Menciéres : indications respec¬
tives des agents physiques et des
interventions chirurgicales ; René
Mesnard : kinésithérapie ; X... thé¬
rapeutique hydrominérale et ther¬
mothérapie.
Syiingomyélie. — MM. De¬
lherm : électrodiagnostic et élec¬
trothérapie ; Duhain : radiothéra¬
pie ; Kouindjy : kinésithérapie.
Fibrome utérin. — MM. Bra¬
dant : kinésithérapie ; René de
Langenhagen : hydrologie et hy¬
drothérapie ; Oudin radiumthéra-
pie ; Laquerriére et Guilleminot
électrothérapie et radiothérapie.
ACTES DE LA FACULTÉ DE PARIS
Examens de doctorat
Lundi 5 Décembre igio. — 5°, Chirurgie (Première
partie), Hôtel-Dieu : MM. Kinnisson, Pierre Duval,
Proust. — 5®, Chirurgie (Deuxième partie), Hôtel-Dieu :
MM. Marfan, Guillain, Léon Bernard. — M. Reclus,
censeur ; M. Marcel Labbé, suppléant.
Mardi 6 Décembre 1910. — 5®, Chirurgie (Première
partie) (i™ série), Laënnec : MM. de Lapersonne, Lecène,
Okinczyc. — 5®, Chirurgie (Première partie) (2® série),
Laënnec ; MM. Quénu, Terrien, Anselme Schwartz. —
M. Thoinot, censeur ; M. Claude, suppléant. — 5® (Deu¬
xième partie) (i™ série). Charité : MM. Chauffard, Carnot,
Roussy. — 5® (Deuxième partie) (2® série) , Charité :
MM. Achard, Balthazard, Rathery. — M. Pozzi, censeur;
M. Gougerot, suppléant.
Mercredi 7 Décembre 1910. — Médecine opératoire,
Ecole pratique : MM. Hartmann, Proust, Branca. —
3® (Deuxième partie). Laboratoire des travaux pratiques
d’anatomie pathologique ; MM. Gautier, Blanchard,
Loeper, Epreuves pratiques. — 2® : MM. Gariel, Mulon,
Jean Camus. — 4® (i'® série) : MM. Gaucher, Richaud,
Macaigne. — 4® (2® série) : MM. Widal, Laigncl-Lavas-
tine, Tiffeneau. — 4® (3® série) : MM. Marfan, Wurtz,
Sicard. — M. Pierre Marie, censeur ; M. Zimmern,
suppléant.
Jeudi 8 Décembre 1910 (conseil de la Faculté à
3 heures). — Médecine opératoire. École pratique ;
MM. Pozzi, Grégoire, Okinczyc. — 3® (Deuxième partie),
Laboratoire des travaux pratiques d'anatomie patholo¬
gique. MM. Pierre Marie, Nicloux, Gougerot, Epreuves
pratiques. — 2® : MM. Ch. Richet, Prenant, André Broca. —
3®, Oral (Première partie) (i™ série) : MM. Bar, Morestin,
Lenormant. — 3®, Oral (Première partie) (2® série) :
MM. Quénu, Brindeau, Chevassu. — 3®, Oral (Première
partie) (3® série) : MM. Ribemont-Dessaignes, Rouvière,
Anselme Schwartz. — 3®, Oral (Deuxième partie) :
MM. Chauffard, Castaigne, Brumpt. — M. Chantemesse,
censeur ; M. Maillard, suppléant.
Vendredi 9 Décembre 1910. — 5®, Chirurgie (Première
partie) (ï®® série), Necker: MM. Segond, Lejars, Ombré-
danne. — 5®, Chirurgie (Première partie) (2® série),
Necker : MM. Delbet, Legueu, Pierre Duval. — M. Hart¬
mann, censeur ; M. Proust, suppléant. — 5®, Obstétrique
(Première partie). Clinique Baudelocque : MM. Pinard,
Potocki, Couvelaire. — M. Jean Camus, suppléant.
Samedi 10 Décembre 1910. — 5® (Deuxième partie)
(i'® série), Beaujon : MM. Alb. Robin, Castaigne, Gou¬
gerot. — 5® (Deuxième partie) (2» série), Beaujon :
MM. Gilbert Ballet, Widal, Nobécourt. — 5®, Obstétrique
(Première partie), Beaujon: MM. Ribemont-Dessaignes,
Brindeau, Jeannin. — M. Gilbert, censeur; M. Roussy,
suppléant.
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de la loi et des règlements d'administration, par le
Dr Mosny, médwCin ces hôpitaux de Paris. 1904, 1 vol.
in-if), cait . 1 fr. 60
Les Accidents du Travail. Guide du médecin, par le
Dr B oiiARDEi., médecin des hôpitaux de Paris. 2' édi¬
tion. 1907, I vol. in-if), cart . 1 fr. £0
La Psychologie du Rêve au point de >’ue médical, par
•N'. V '.sc.HiDi:, chef des travaux du laboratoire ce psy¬
chologie expérimentale des Ilautes-Ktudes, et II. Piéron.
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chirurgien des hôpitaux de Paris. i(p3, 1 vol. in-iô,
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Chirurgie nerveuse d’urgence, par le Dr A. Chipault.
i<K)4, I vol. in-n’), cart . 1 Ir. 60
Le Canal vagino-péritonéal, Diapnutic et traitement de
la hernie inpuinale et des hydrocèles congénitales,
de Tectopie testiculaire, par lé D' P. Vieeemis, chirur¬
gien des hôpitaux de Paris. lyoq, i vol. in-ifi, avec
17 lig., c.art . 1 fr. 60
La (lastrotomle, par le Dr J. BRAOtiEiiAYE, agrégé ii la
F.iculté de Bordeaux, chiru gien de l’hôpital de Tunis.
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Chirurgie des Voies biliaires, parle D' PAticiiiT, chirur ien
des Hôpitaux d'Amiens. lyoo, i vol. in-16, avec lig.,
cart . ’. . 1 fr. 60
Le Tétanos, par les Dr" J. Gourmont, professeur, et
M. Doyon, professeur agri^gé à la F'aculte de médecine
de Lyon. iSyy, i vol. in-iô, avec lig., cart _ 1 fr. 60
Le Rhumatisme articulaire aigu en bactériologie, par les
D'» H. TRiiioiii.Er, médecin des hôpitaux de Paris, et
A. I OYON. iiKX). I vol. in-ii), avec lig., cart _ 1 fr. 60
Le Pneumocoque, par le Dr Lirpmasn, ancien interne des
hôpitaux de Pans. Introduction par le Dr Duei.ocq,
médecin des liôpitaux de Paris, lyi», i vol. in-iô, avec
lig-, cart . ’. . 1 fr. 60
Les Oxydations de l’Organisme (oxydiuves), par E. FInri-
qiEz et J.-A. SiCARi), médecin des hôpitaux de Paris.
lyqa, i vol. n-il), cart . 1 fr. 60
Les’ Etats neurasthéniques, IHagnostic, Traitement, par le
D' .A. Richi:, médecin de l’hospice de Bicêtre. utoH,
1 vol. in-il), cart . 1 fr.’ 60
Les Myélites syphilitiques. Tonnes cliniijues et traite¬
ment. p.ir le Dr G11.1.ES ni; i,a Toiirette, professeur
agn-géa 1 1 F’ac.de Paris. iSiri, 1 vol. iii-if>. cart. 1 ir. 60
Le Traitement pratique de ’l’Epilepsle, par le Dr Gii.i.es
m, 1.A ToiiRi rtE. uni. i vol. „i ,6. cart . 1 fr. 60
Les Névralgies et leur traitement, par les 1)'" Lévy et
Baudouin, anciens internes des hôpitaux. H|oi). 1 vol.
in-iti, avec lig . cart . .’ ’l fr. 60
Les Thérapeutiques récentes dans les maladies nerveuses,
par les D‘» Lansois, prole'.'ciir agrégi-, et Pohot, chef
•’e clinique a la Faculté de médecine de Lyon. iiKvy,
•: 60
La Syphilis de la moelle, par les Dr»Â. Giebert, profes'
à la F’aciiltéile m decine de Pari', et G. Lios, méd cin
de l'hôpital de la Pitié. ii)(>8, i vol. in-il), cait. 1 fr. 60
Les Rayons N et les Rayons N', par le Dr Bordier, pro¬
fesseur agrège à la ‘ acuité de médecine de Lvon. iiio-A.
i vol. in 11), avec iC lig., cart . ’ l fr. 60
SOMMAIRE
V-
C. Dopter . — La méningite ourliennc . . . . ....
Behgoniê . — Traitement des accidents dus à l’électricité industrielle .
yj'ff
Actualités .
laire. — Les
diabète .
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. —
. Académie des Sciences. — Société de chirurgie. — Société anatomique. — Société de psychiatrie.
La Vie .médicale a l’Étranger: Société médicale de Berlin .
Médecine pratique: Médication calcique antispasmodique .
La l'ie pratique : Les pourquoi de l’iiiver .
Libres propos . . .
Choses du four : Les femmes à l’Institut .
La Médecine au Théâtre : L’homme mvsterieux . . V
Diététique et Formules : Recettes de régimes : quelques recettes de potages vegetariens .
Formules thérapeutiques : Traitement medical des hémorroïdes .
Curiosités : Les méfaits du corset .
Les plaquettes médicales : Médaille du protesseur Raymond .
L'intermédiaire des médecins .
Art et médecine : Les cartes du bal de l’internat .
Médicaments nouveaux : üastrozytn.T.se .
Chronique des livres : Etiologie et prophylaxie das maladies transmissibles, par Achal.me, Ld. et Et. Sergent,
Makciioux, Simond, Lévaditi,Thoinot, Ribierre, Jeanselme, Mouchotte. — Maladies des nerfs, par Cunéo,
— Traité élémentaire de physiologie, par Gi.ey . ’. . ! . '
La vie médicale . XXlll
Cours, Congrès, — Actes de la Kaculté .
35
42
47
49
54
54
XI
111
111
et VU
IX
IX
XI
XIll
XllI
XVII
XIX
XXI
It XXV
xxvn
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lerde chaque mois.
Prix de l’abonnement (/■''' Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voie.s respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiethérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné-
Mai . — .Miiîadies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . - Maladies de l’appareil digestif.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hvgiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux.
Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre. — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
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pour les I 200 premier abonnés.
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le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l'ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à ces six primes) :
1" Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacoue, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris,
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison E.mile
Dupont fils, G. Mathieu lils et C”, Mobilier médical, chirurgical, pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
3» Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de vingt-cinq francs ou de douze francs
sur tout achat de 5o francs, à la librairie J.-B. Baii.i.ière et eils, 19, rue Hautefeuille, à Paris.
5° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
f)“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de s fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux .1 200 premiers abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de ces dix primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Qobaln verre rouge è base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol Boucart (ces
deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4° Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à i’aris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, .avenue des Ternes.
ti» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Ge.men et Bouro, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des ro.sicrs).
7" Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l'emballage et le port.
8“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison S.achet, papeterie médicale,
29. boulevard Saint-Michel, à Paris.
9" Boris de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
100 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C‘s
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
En outre les 25o premiers abonnés recevront dans le courant de Janvier chacun trois estampes
anciennes offertes par M. Brunot, pharmacien, rue de Chaillot, à Paris.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l'ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
{ Désireux de faire profiter les abonnés de Paris, de France, de l’Êtningcr avec des chances égales aux
I primes remboursant six fois le prix d'abonnement de PARIS AtEDICAL, il est attribué pour chaque
I catégorie d’abonnés (Paris, France, Étranger) des proportions équitables de chaque prime, si bien que
I même les abonnés des pays les plus éloignés ont des chances d’obtenir des primes»
LIBRES PROPOS
Ayant uno recherche à faire à la bibliothèque de la
h'acultè de médecine, je me jiréaentais aamedi devant la
porte de l’école, et n’étais pas peu surpris de la trouver
close. Un étudiant, qui venait d’éprouver la même mésa¬
venture m’en donna incontinent Ja raison : (Juehjues
jours avant, avait eu lieu l’inauguration de la statue
d'un homme politiipie célèbre, et le ministre de l’Instruc¬
tion jiublique avait cru bon de commémorer cet imjior-
tant événement par un jour de congé accordé aux étu¬
diants.
Que l’on agisse ainsi vi.s-à-vis des eiafants de l’école
primaire, des potaches des lycées, pour qui tout travail
est un pensum, pour qui un jour de congé est synonyme
de jour de fête et de réjouissance, je le conçois. Ou fera
bénir par toute une génération et pour une journée en¬
tière (car la reconnaissance est courlse) le nom du grand
homme I Mais que l’on en use de même dans Jes facultés,
je me permettrais de trouver cela quoique peu saugrenu,
s’il n’était bien connu qu’un ministre est inca])able de
prendre une décision justiciable de cette épithète.
Comment ! voilà une population de jeunes gens qui
ont à faire leur carrière, ijui travaillent de tout leur cœur
à acipiérir des amies pour les luttes futures, à qui le temps
mamiue souvent pour préparer concours et examens, et
vous allez, sous jirétexte de réjouissance nationale, les
condamner à un jour de repos forcé, leur fenner la faculté,
les obliger à traîner leur oisiveté dans les brasseries du
quartier !
On me ré]iondra, je le sais bien, ipie tous les étudiants
n’étudient pas, cpCil en est bon nombre à qui le fainiente
est doux et le travail morose; mais ceux-là se jiassent de
l’autorisation du ministre pour ne rien faire, et ils n’ont
pas besoin, pour s’abstenir des cours et de la bibliothèque,
d’avoir un grand homme à commémorer. Les cours
n’étant pas obligatoires, ils évitent de s’y égarer, et ils
ne se sont certainement pas aj)erçus que, samedi, il y avait
(pielque chose de changé à la Faculté. Les seuls qui s’en
sont aperçus, et pour en pâtir, sont les laborieux dont on
a entravé le travail, les ])auvres diables, qui, mal éclairés,
mal chauités dans leurs chambres, viennent à la biblio-
thèipie consulter confortablement les livres qu’ils n’ont
]ias les res.sources .sulfisantes pour acheter. Ce n’est pas
un droit au repos cpi’a accordé le ministre, c’est une
interdiction de travail cpi’il a pre.scrite. Vraiment, est-ce
une manière logi(pie de célébrer la mémoire d’un labo¬
rieux? G. Linossier.
CHOSES
LES FEMMES A L’INSTITUT
Mme Curie a posé sa candidature à l’Académie des
Sciences au fauteuil laissé vacant par la mort de M. tîer-
nez. lît ce geste fait couler beaucoup d’encre !
I,a comims.sion administrative centrale, instituée « jKJur
administrer les j)ropriétés et les fonds communs aux
cimi académies » et statuer aussi .sur les ipiestlons d’in¬
térieur et d’administration de l’Institut, a eu à e.xaminer
dans sa séance de Novembre les conséquences qu’il
entraîne, car, semble-t-il, les cinq Académies sont soli¬
daires ; et si l’une d’entre elles admet des femmes dans
son sein, il est naturel ipie les autres puissent être tenues
d’en faire autîint ; mais la commission ne s’est pas mise
d’accord et ce n’est que le q janvier prochain cpie le pro¬
blème sera résolu : Partisans et adversaires des candi-
daUires féminines ont donc tout le temps pour argumen¬
ter et faire campagne.
La «piestion au reste n’est pas nouvelle. L’Académie
des Beaux-Arts au xvni'' siècle admit parmi elle (juehpies
femmes ; la plus célèbre d’entre elles fut Mme Vigée-
Lebrun qui, méconnue pur ses contemporains, fut
classée immortelle par le fait du prince, en l’espèce par
l’ordre de Marie-Antoinette, lit l’.Vcadémie Française
elle-même compti au xvir siècle deux académiciennes...
honoraires, il est vrai. C'est Conrart qui. abandonnant
pour une fois son silence prudent, nous l’apprend dans ses
mémoires : « Mlle de La Suze, tpii joignait an don de ver¬
sifier à miracle celui île raisonner solidement et joliment,
m’ayant fait confidence ijn’elle avait parié, après rêver,
qu’elle serait des nôtres en esprit, sinon en charnelle pré¬
sence, je m’amusai, de mon côté, à la projxiser aux
sullrages de mes confrères, lesquels furent unanimes
à contenter son juste désir et à récompenser son mérite.
Elle eût succédé de la sorte à Mlle de Scliurmann pour qui
r.\cadémie, quelques années eu deçà, avait montré une |
DU JOUR
pareille courtoisie cpii ne semble pas contraire au dessein
que marqua M. le cardinal de Richelieu, en voulant que
le charme et le goût eussent leurs assises constrantes. »
Mais Conrart ajoute :
« Une femme ne serait plus guère charmante, qui dis¬
puterait avec nous autres hommes des livres et du geste,
fût-ce sur le destin des mots et des phra.ses ».
11 ne s’agit plus aujourd’hui de s’en tirer ]>ar une jii-
rouette ou plutôt par une galanterie; c’est à l’Académie,
dont les travaux semblent le moins aptes à intéresser
la généralité des mentalités féminines ipCest posée une
candidature vraiment sérieuse qui, si des raisons de jirin-
ci])e ne viennent pas l’écarter, a de grandes chances
d’aboutir. La littérature compte, certes, phusieurs femmes
de grand talent et l’on peut citer deux ou trois roman-
cier.s-femnies qui ne seraient jias déplacées ])armi les
quarante ; mais aucune d’elles ne s’impose et les .Acadé¬
miciens peuvent très facilement, si elles sollicitaient leurs
suffrages, ne jioint les leur accorder. Mais Mme Curie a
une place à part dans la science contemporaine ; la décou¬
verte du radium et les recherches longues et précises
qui l’ont précédée et suivie lui ouvriraient incontestable¬
ment les ]K)rtcs de l’Institut, si elle eût appartenu au
sexe fort. Et c’est là que git la difficulté qui émeut si fort
certains académiciens, hénjs de la tradition !
Les femmes ont déjà brisé bien des barières : les lettres,
le droit, les sciences, la médecine ne leur sont plus fennés.
Elles peuvent être avocates, médecins, internes des
hôpitaux, etc. Mme Curie est iléjà professeur à la Sor¬
bonne ; ])eu importe qu'elle soit ou noji académicienne.
Le féminisme fait chaque jour îles progrès. Nos fils verront
peut-être un jour des femmes, i>rofesseurs de la faculté
de médecine, doyennes ou recteurs?
Sera-ce un bien? Sera-ce un mal? je n’aurais garde de
répondre.
Si*ECTATÇ»«-
— V —
LA
L’HOMME MYSTÉRIEUX
Nous donnons ici la fin du V acte de
l'Homme mystérieux, la belle pièce
de MM. André de Lorde et Binet
qui est représentée actuellement
au théâtre Sarah-Bernardt.
Le Docteur. ■ — Ne vous déran¬
gez lias, Mon.sieur Bercier, je vais
venir auprès de vous. Nous av'ons à
causer tous les deux...
Le Docteur. — Ah ! ah ! vous
voyez, la mémoire vous revient...
Votre femme... Vous avez eu des
difficultés avec elle, n’est-ce pas?
Vous avez eu des scènes d’une vio¬
lence extraordinaire... Vous avez cru
qu’elle vous trompait?...
Raymond. — L’idée.’., oui... Cette
idée m’est passée par la tête...
Le Docteur. — ■ Vous avez eu
aussi l’idée de la tuer, n’est-ce pas?
Raymond, très ému, à voix basse,
— C’est vrai... C’est vrai... J’ai eu
un moment cette idée terrible.,
mais je l’ai chassée.
Le Docteur. — Chassée ! Pour¬
quoi?...
Raymond, énergiquement. — Par¬
ce que je me suis aperçu qu’elle
n’était jias coupable... Que c’était
au contraire la plus dévouée, la
meilleure, la plus honnête des
femmes !...
Le Docteur. — Et si cette idée
vous reprenait?
Raymond. — Oh 1 non, jamais...
Vous avec dissipé mes mauvais
soupçons, à force de discussions pa¬
tientes, vous m’avez guéri...
Le Docteur, sc levant et jetant
un coup (l'œil au procureur. - ■ Guéri !
Vous avez dit guéri !... Vous re¬
connaissez donc que vous avez été
fou?
Raymond, qui a surpris le regard
du docteur au procureur. — Non,
Monsieur... La passion n’est pas de
la folie... Un fou vit toujours dans
son erreur. Moi je m’en suis débar-
Le Procureur, à mi-voix. ■ —
Très juste.
Le Docteur. — Très juste, en
effet. (Un silence.) Je viens, mon cher
Monsieur Bercier, de vous sou¬
mettre à une petite épreuve. Je vou¬
ais savoir par moi-même où vous
en étiez de votre délire... Je suis
content de vous. Je vous trouve
très amélioré. Vous avez du bon
sens, du jugement... Ces Me.ssieurs
ont pu s’en rendre compte.
Le Procureur. — C’est vrai...
Le Docteur. — Jusqu’ici, je
m’étais opjmsé à votre sortie... Oh !
absolument. Eh bien, si M. le Pro¬
MÊDECINEAU THÉÂTRE
cureur m’en prie un peu, je suis ca¬
pable de signer votre exeat.
(H s’avance à la table, face au pro¬
cureur qui s’est levé, et lui fait ra¬
pidement avec la main un signe
qui veut dire ; Non, pas du tout.)
Raymond, se levant, avec un cri
de ioie. — Enfin !
Lionei-, même jeu. — Ça y est !...
LÉ Docteur. • — Vous voyez bien
que les médecins ne sont pas des
geôliers. Monsieur le Directeur,
voulez-vous me permettre... (Le
directeur se lève, lui cède sa place.
Le docteur s’assied. Il prend du pa¬
pier, une plume. Un grand temps.
Puis il trempe sa plume dans l’en¬
crier, va écrire, hésite. Lionel et
Raymond suivent anxieusement cette
scène.) Seulement... (Il s’arrête à
nouveau et regarde le procureur
comme pour lui dire : Attention !)...
seulement, comme je vous porte
grand intérêt...
Raymond. — Vous êtes bien bon...
Le Docteur. — Je me permets
de vous donner un conseil. Quand
vous nous quitterez, où irez-vous?
Raymond. — ■ Chez mci.
Le Docteur. — A Rouen?
Raymond . — Naturellem en t , pu is-
que j’y ai mon domicile, mes tra-
Le Docteur. — ■ Voilà ce que je
craignais ! Vous allez tout de suite
vous remettre au travail.
Raymond. — Le travail ne me
fait pas jieur !
Le Docteur. — Oui, mais tel
que je vous connais, avec votre na¬
ture nerveuse, sensible, vous allez
vous refaire du mauvais sang...
Raymond. — Pourquoi?
Le Docteur, tout en ayant l’air
d'éerire. — Ne m’avez-vous pas dit
que les affaires étaient très difficiles,
que vous étiez entouré de jaloux,
d’envieux, d’ennemis...
(.1 ce moment Raymond tressaille,
le docteur ne le perd pas des yeux.)
Raymond.- — Tout le monde en a...
Le Docteur. — Surtout quand on
occupe une .situation imjmrtante
comme la vôtre.
Raymond. — Certainement !
Le Docteur, lui tendant un piège.
— On est victime de telles indigni¬
tés... Tout le monde vous en veut...
Raymond. -- C’est vrai...
Le Docteur. — Tout le monde
vous guette... Tout le monde com¬
plote contre vous...
Raymond, sans voirie piège tendu.
■. — Il y a longtemps que je m’en
.suis aperçu.
Le Docteur, se levant sans bruit
et se rapprochant de lui. — .-Mi !
vraiment...
Raymond. — Depuis que je suis
dans les affaires, j’en ai vu de dures,
allez ! Pourtant je suis honnête
homme, je n'ai jamais rien fait à
personne. (S’exaltant peu à peu.)
Eh bien, j’ai été cerné, traqué par
une bande qui en voulait non seule¬
ment à mon henneur, mais à mon
argent... Vous jiarlez de complet?
Si je vous disais ce qui m’est arrivé...
ce qu’on m’a fait à moi? C’est à
ne pas y croire... C’est une histoire
à faire frémir...
(Le procureur s’est levé.)
Lionel, intervenant avec vivacité.
— Mon frère a raison. Nous avons
été victimes dans nos affaires d’un
véritable complot...
Le Docteur, furieux de l’inter¬
vention. — Mais...
Lionel, continuant.- — ...on nous
a fait toutes les infamies possibles.
(.4 Raymond.) C’eat à ça que tu fai-
.sais allusion, n’est-ce pas?
Raymond, se ressaisissant et très
naturellement. — Oui... c’est à ça...
Lionel. — C’est qu’à t’entendre,
ces Messieurs auraient pu croire...
Raymond, regardant le docteur
et le procureur bien en face. — Ils au¬
raient pu croire quoi? Alors main¬
tenant tout ce que je dirai...
Le Docteur, le regardant les
yeux dans les yeux. — On aurait pu
croire que vous exagériez vos griefs,
mon cher Monsieur’ Bercier... Mais
moi, je sais bien que non... «t ces
Me.ssieurs pourront s’en convaincre
quelques détails...
Raymond. — Sur quoi?
Le Docteur, le poussant davan¬
tage, avec une nervosité mal dissi¬
mulée. — Sur cette affaire dont vous
parliez... Sur ce complot...
Raymond, l’arrêtant net. — Non...
docteur... non... Depuis un cpiart
d’heure vous cherchez, par vos in¬
sinuations, à me troubler, à me cir¬
convenir, pour montrer à ces Mes¬
sieurs que je n’ai plus ma tête à
moi... Ce manège-là, il y a trois
mois qu’il dure... trois mois que vous
vous livrez à des interrogatoires
sans fin, jiendant lesquels je vois
qu’on écrit tout ce que je dis et pro¬
bablement ce que je ne dis pas..
Le Docteur. — Oh ! Monsieur
Raymond. — Si je réponds à vos
questions, je suis fou... Si je garde
le silence, je suis fou... Si j’ai de
l'émotion, si je m’indigne à certains
souvenirs, je suis fou... J’en ai
assez ! Je déclare qu ’à'- partir de ce
moment, vous aurez beau faire et
beau dire, je ne vous répondrai plus !
(Il se tourne du côté de son frère,
dos au docteur. Un temps. Le pro¬
cureur reste songeur.)
- VI -
- VII -
LA MEDECINE AU THEATRE
Lk Procureür, après nn silence,
bas au docteur. ■ — Voulez-vous con¬
tinuer à l’interroger?
Le Docteur, bas au procureur,
en remontant au fond. — • 11 n’y a
plus rien à faire... Il est buté...
Le Directeur. — Vous n’avez
plus besoin de M. Bercier?
Le Docteur. — Non...
Le Directeur. — Alors, dans ce
cas... (Au surveillant.) Veuillez ac¬
compagner Monsieur à son pavillon...
Le Surveillant, s'avançant. —
Bien, Monsieur le Directeur.
Raymond, reculant. — Je ne
Le Docteur, . — Allons, voyons.
Monsieur Bercier...
Le Procureur, qui est resté pensif
depuis les dernières paroles de liay-
mond, à l'infirmier. ■ — • Attendez !...
Raymond. • — Je proteste !...
Lionel, avec éclat. • — ■ Après l’in¬
terrogatoire auquel je viens d’assis¬
ter, il est impossible. Monsieur le
Procureur, que vous reteniez mon
frère plus longtemps...
Raymond, avec indignation. —
Monsieur le Procureur, .si vous ne
me rendez pas justice, je vous pré¬
viens que j'aurai recours à la vio¬
lence.
Lionel. — Tu en auras le droit !
Le I’hocureur, à Lionel et A
Raymond. — • Voyons, du calme I
Avant de prendre une décision, j’ai
besoin de causer quelques instants
av»c le docteur Bernard. Pendant
ce temjjs, Monsieur Bercier, veuillez
m’attendre, là, dans le parloir. Vous
n’avez rien à craindre ; votre frère
vous tiendra compagnie...
Lionel. — Bien, Monsieur le Pro¬
cureur. (A son frère.) Viens, Ray¬
mond, viens... N’aie pas peur... Va...
Je .suis là !...
Raymond. — Sois tranquille,
je saurai me défendre !
(Le surveillant leur ouvre la porte
de gauche. Raymond et Lionel sortent.)
Raymond, en sortant. — Je veux
ma iiberté...On n’a pas le droit de
me retenir... on n’a pas le droit...
Le Directeur, à l'infirmier. —
Laissez-nous...
(Le surveillant .sort au fond.)
Le Docteur, voyant que le pro¬
cureur ne dit rien. — Eh bien, Mon¬
sieur le Procureur?
Le Procureur, tout en arrangeant
des papiers dans sa serviette. ■ — Eh
bien, voulez-vous mon avis? Si
M. Bercier a été autrefois malade, il
me semble aujourd’hui guéri...
Le Docteur, avec un mouvement
de stupéfaction. — - Guéri ! Vous ne
l’avez donc pas examiné pendant
que je l’interrogeais?...
Le Procureur. — Si... très at¬
tentivement.
a-w Le Docteur. -— Alors, vous avez
dû remarquer ses hésitations, ses
i.j; réticences, son émotion?
Le Procureur. — ■ Le malheu-
. reux ! Voilà trois mois qu’il est
enfermé ici sous la plus grave des
accusations !
Le Docteur. — Ce n’est pas une
accusation !
Le Procureur. — C’est pire t
Depuis trois mois, il vit anxieux,
inquiet, n’ayant sous les yeux que
des spectacles troublants.
Le Docteur. — En tout cas, vous
avez dû vous rendre compte que
cet homme a une allure mystérieuse,
inquiétante.
Le Procureur. — Tout paraît
inquiétant dans ce milieu !
Le Docteur. — Ses gestes, ses
paroles, jusqu’à ses silences .sont
d’un aliéné !...
Le Procureur, allant chercher
son manteau et son chapeau qu'il a
déposés sur le canapé. ■ — II ne délire
pas. Il a la pleine conscience de ce
qu’il dit.
Le Docteur.— De ce qu ’il veu t dire.
Le Procureur. — Enfin, n’im¬
porte. Il n'est pas bien dangereux,
on peut lui rendre sa liberté...
Le Docteur, s'emballant. - - Pas
dangereux ! Mais, Monsieur le pro¬
cureur, M. Bercier est un persécuté,
j’en suis sûr... Tout à l’heure j’ai
cni le tenir, j’ai senti son regard
qui vacillait, mais son frère est in¬
tervenu, Ta empêché de se démas¬
quer. Mais il a en lui l’idée, Tolises-
sion de tücr ; peut-être a-t-il déjà
choisi sa victime. On ne sait jias !...
Si nous le lâchons, nous nous ren¬
dons complices d’un meurtre...
Le Procureur, qui a remis son
pardessus et qui est revenu à la table
prendre sa serviette, d'un ion sec. ---
Bien de tout cela n’est prouvé...
Monsieur...
Le Docteur. . — Pour vous peut-
être, qui ne faites que passer ; mais
pour moi, (pii l’étudie sans cesse
ilepuis des mois...
Le Procureur, élevant la voix. —
Vous qui l’étudiez sans cesse, vous
n’avez pas la moindre preuve à
apporter...
Le Docteur. — J’ai en tout cas
mon expérience de praticien.
Le Procureur, s’emballant aussi.
■ — Elle ne suffit pas pour faire con-
(iamiicr quelqu’un.
Le Docteur. — Elle suffit tout
au moins pour provoquer un doute.
Le Procureur. — Le doute ne
doit profiter qu’à celui qu’on accuse...
Magistrat, je ne condamne que sur
une conviction, et ma conviction
est que vous avez commis une erreur
qui a entraîné une séquestration
arbitraire...
■ Le Docteur. — C'est votre der-
jiiier mot?
Le Procureur. . — Non, Mon-
. y sieur. Je dois ajouter qpe votre atti-
tilde me paraît singulière. On dirait
■ que vous n’avez qu’une seule pen¬
sée : retenir ce malheureuK à Tasile.
■ On dirait que c’est votre proie, et
vous la défendez contre nous avec
une âpreté que je trouve regrettable.
Le Docteur. — Si nous nous
comprenons si mal, je n’ai plus rien
à ajouter... Faites ce que vous vou¬
drez !... Vous êtes le maître, dé là
situation, puisque la loi a coinnii$ ,
cette faute de vous donner le pas.,^
sur moi èt de faire juger en demita:',
ressort un malade par un magistrat.
Mais de toute manière, je tiens âj,
protester devant M. le Directeur, et
devant vous, afin de dégager ma
responsabilité.
Le Procureur, avec hauteur. —
Vous n’avez aucune responsabilité...
puisque je vous couvre.
Le Docteur. — Je vous demande
pardon, j 'ai une responsabilitémorale.
Je suis ici pour défendre la société
contre un meurtrier.
Le Procureur. . — Et moi, je
défends une famille contre l’arbi¬
traire, un malheureux innocent
contre une erreur médicale...
Le Docteur. — Vous allez re¬
nouveler l’histoire de TOgrc.sse que
les tribunaux ont mise en liberté !
Elle continue à étranglér des en¬
fants !
Le Procureur. — Et vous, .sous
prétexte de science, vous voulez
nous ramener à l’époque où Ton em¬
bastillait les gens, sans jugement,
par lettre de cachet. Ce n’est plus
le caprice des puissants, c’est une
aberration de médecin ; ça ne vaut
Le Docteur. — Monsieur le Pro¬
cureur !...
Le Procureur, l'arrêtant net. — •
Inutile, Monsieur, cette conversa¬
tion a trop duré et ma résolution est
Le Docteur. — Comme vous
voudrez !... Je m’en lave les mains !
Le Procureur. . — Monsieur le
Directeur, voulez-vous prier ces
Messieurs d’entrer?...
Le Directeur. — Tout de suite.
(Il va il gauche, ouvre ta porte, dis¬
parait une .seconde et rentre, suivi
de Raymond, Lionel et du sur¬
veillant en chef.
Le Procureur, à Lionel. ■ — Je
me rends de ce pas à la préfecture
pour signer les pièces nécessaires à
Télargissenient de Monsieur votre
frère. (.4 Raymond.) A partir de
ce moment. Monsieur Bercier, vous
êtesjlibre ! (Rideau.)
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DE POTAGES VÉGÉTARIENS
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Potage au riz. — Prenez trois
cuillerées de riz, lavez-les dans un
peu d’eau froide, inettez-les dans un
litre et demi d’eau. Quand elle com¬
mence à bouillir, ajoutez trois jiom-
mes de terre, un poireau coupé fin,
un demi-navet coupé fin, une feuille
d’oseille, (luelques rondelles de ca¬
rotte, du céleri, mais pas de chou, il
nuirait au goût. Deux heures de
cuisson à petit fen, quantité suffi¬
sante de beurre fondu, qui se mettra
en petite quantité avec les légumes,
le reste trois quarts d’heure après.
Saler modérément.
Ce potage, quand il est réussi, pos¬
sède un excellent goût et est très
réconfortant et nourrissant.
Potage vermicelle à l’oseille. —
Faites cuire de l’oseille selon l’art,
avec un morceau de beurre. Quand
elle est bien revenue, ajoutez quan¬
tité suffisante d’eau. Faites bouillir,
jetez dans le vennicelle. Une
demi-heure d’ébullition à feu doux.
Au moment de servdr, tournez un
jaune d’œuf à part avec de l’eau ou
un peu de bouillon et ajoutez.
On peut associer l’oseille à tous les
potages : riz, semoules, graines,
L’oseille a pour effet de corriger
l’influence de ces potages qui est
légèrement échauffante. Mais il faut
l’employer en nature et év'iter, pour
cause de composition inconnue, les
préparations toutes faites d’avance.
Potage (suppe) aux pommes de
terre. — F'aites bouillir dans de l’eau
salée une bonne quantité de pommes
de terre, puis passez-les jiar un tamis
de crin, mettez demi-quart de beurre
dans unecas.serole avec les pommes,
une cuillerée de farine et faites reve¬
nir pendant cinq minutes. Ajoutez
d’abord deux tiers de lait, et en¬
suite l’eau nécessaire et faites cuire
dix minutes. Au moment de servir,
ajoutez deux œufs entiers et un
quart de litre de crème.Mettez encore,
si vous voulez, de petits morceaux
de pain grillé.
Julienne fine aux boulettes à l’ceuf.
— Quantité suffisante pour dix per¬
sonnes. Prenez une assiette et demie
de belles carottes rouges, trois
quarts de pommes de terre, deux
grandes tomates, un demi-pied de
céleri, deux poireaux, un oignon, un
bouquet de per.sil, un fort chou-rave,
une demi-téte de chou-fleur et une
tête de chou frisé ordinaire : tous
coupés en morceaux ; cent cinquante
grammes environ de petits pois,
faites revenir le tout dans un demi-
quart de beurre pendant une demi-
heure. Ajoutez l’eau nécessaire et
faites passer le tout à travers un
tamis étanié, assez gros, et remettez-
le dans la casserole pour le faire bouil¬
lir pendant cinq minutes. Servez
alors après avoir ajouté au potage
les boulettes suivantes ;
Battez quatre œufs entiers et les
ajoutez à un demi-litre de lait ; faites
cuire au four jusciu’à bonne consis¬
tance et ajoutez au précédent dn
beurre en morceaux de la grosseur
d’un œuf de jiigeon.
Ceci est de la cuisine raffinée,
par une bonne cuisinière végéta¬
rienne, il est fort capable de couver,
tir à la doctrine le nécrophage le plus
Potage (suppe) aux pois jaunes. • —
Prenez (piantité .suffisante de jiois
secs, ajoutez dix grammes de tapioca
jiar couvert, du beurre ; on fait
cuire les pois à l’ordinaire et on passe
à travers un tamis, puis on met le
beurre et le tapioca cuit à part et on
donne au tout un bouillon d’environ
cimj minutes, et on sert, salant mo¬
dérément.
Potage au blé vert. — Prenez
vingt-cinq grammes par couvert de
semoule au blé vert, beurre, sel, etc.
Jetez la semoule dans l’eau bouil¬
lante en tournant toujours, laissez
cuire huit à dix minutes ; puis ajou¬
tez des œufs bien frais battus avec
un demi-verre de crème épaisse et le
beurre un peu avant. Il faut un œuf
pour deux couverts.
La semoule de blé veit est un pro¬
duit allemand, c’est du blé cueilli
avant maturité et desséché, il fournit
de fort bons potages rafraîchissants.
Ce potage est fort bon, il a un
petit goût aigrelet fort appétissant.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
TRAITEMENT MÉDICAL DES HÉMORROÏDES
1“ Contre la congestion doulou^
reuse : onction avec la pommade :
Extrait de jusquiame . . oS>',5o
Extrait de belladone . . . o'qso
Chlorhydr.ate de cocaïne. oi''',5o
Onguent populeum .... 30 grammes.
F. s. a.
Prescrire 3 fois par jour, entre
les repas, dans un peu d’eau,
XV gouttes du mélange :
Extrait fluide d’hama-
melis . 15 grammes.
Extrait fluide d'hydras-
tis canadensis . 615 —
Mêlez.
Ou bien, 3 par jour, des pilules
suivantes :
Extrait de belladone . . . o”,oi
— d’ham.amelis . ow.os
F. s. a. une pilule; n“ 20.
Spécialement contre la douleur,
prescrire un des suppositoires ;
Chlorhydrate de cocaïne. . o'a'.oz
Extrait de bclhadone .... osqoz
Beurre de cacao . .} grammes.
F. s. a. un suppositoire.
Ou bien :
Chlorhydrate de mor-
Extrait de jus(puaine - o='',oi
Beurre de cacao . 4 grammes.
F. s. a. un suppositoire ; 11“ 6.
2'> Contre les hémorragies. Si les
hémorragies sont abondantes ou
prolongées, et qu’il y a d’autant
moins lieu de les respecter qu’elles
peuvent entraîner par elles-mêmes
des complications, recourir, en de¬
hors des autres moyens, aux médi¬
caments suivants :
Extrait fluide d’iiainamelis, Q. S.
Une cuillerée à café 3 fois ]iar
jour, entre les repas ; à continuer
pendant plusieurs semaines, en cas
d’hémorragies répétées.
Ou bien :
.\ntip>Tinc . i gramme.
Eau distillée . 20 grammes.
F. s. a. une solution.
A introduire dans le rectum, à
l’aide d’un tam]ion de ouate hydro¬
phile, ou en injection.
Ou bien prescrire la chrysarobine
(Lemoine et Gérard) :
Chrysarobine . o'',i5
Extr.iit de belladone - o«,02
Beurre de cacao . 4 grammes.
1'. s. a. un sui'positoire ; n“ 6.
Ou .sous forme de pommade ;
Chrysarol)ine . 2 grammes.
Lanoline . 30 —
Au be.soin, pre.scrire concurrem¬
ment, à ])rendry par cuillerée à
soupe toutes les heures, la potion sui-
Clhorure de calcium ... 4 grammes.
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— XI —
LES POURQUOI DE L’HIVER?
Pourquoi lorsque la maison est
confortabicment chauffée ies meubles
se décoilent-ils?
Parce que les sources de chaleur
(jue nous employons dessèchent
l’atmosiihère, qu'il s'agisse du mc-
deste poêle ou du calorifère ; c'est
])oiir cette raison aussi que les
plantes s'étiolent, que les fleurs se
flétrissent si rapidement. Le remède
est simide ; il suffit de placer à l'ori¬
fice des bouches de chaleur des réci¬
pients |)leins d'eau ; en s’évaporant
cette eau rend à l’atmosphère le
degré hygrométri<]ue habituel et
tous les ])hénomènes que nous dé-
idorions disparaissent.
Pourquoi trouve-t-on dans tous
les livres d’hygiène et d’économie
domestique cette affirmation bizarre,
il est mauvais de chauffer les
chambres à coucher?
11 se produit une confusion dans
l’esprit des auteurs qui confondent la
Les méfaits du corset.
Ce n’est pas d’aujourd’hui que
datent les protestations des méde¬
cins contre les modes féminines.
En 1770, dans son essai sur les
maladies des gens du monde, le
D' Tissot membre de la Société
royale de Londres, s’exprimait ainsi :
» L’on sait combien les corps
baleinés ont détruit de tailles et de
santés ; l’estomac, les viscères du
saire le poumon, toujours compri¬
més, coustamment gênés dans leurs
fonctions, les font toutes mal ; les
digestions se perdent, les viscères
s’obstruent, les humeurs s’altèrent,
les malades tombent dans les pâles
couleurs et la cacochymie ; l’acide
prév'aut, la nutrition ne se fait plus,
les os s’affaiblissent, leur figure
s’altère souvent depuis l’âge de
dix ans jusques à celui de dix-huit,
et ces mêmes moyens destinés à
procurer des tailles élégantes, sont
sans aucun doute la cause qu’il y
a beaucoup de contre-faites. Cet
usage malheureusement ancien, dont
Varron parle déjà, que Térence
tournait en ridicule dans ses comé¬
dies, il y a dix-neuf siècles, dont les
poètes romains, qui l’ont suivi, ont
aussi fait l’objet de leurs sr.tires
dont les plus habiles médecins ont
fait sentir les dangers, ne peut point
encore se détruire, malgré tous les
avis qu’on peut donner aux femmes
là-dessus, malgré tout ce que leur
apprend l’expérience. Nuisible à
LA VIE PRATIQUE
chaleur et les produits délétères de la
combustion.
11 ne peut qu’être excellent de
chauffer modérément une chambre
à coucher. Un feu bien fait avec un
lion tirage n’est pas une cause de
viciation de l’air ; au contraire, le
meilleur auxiliaire de la ventilation
est certainement un bon foyer en
ignition.
Ce qu’il faut redouter, ce sont les
poêles à combustion lente qui
ap])li(piés contre des rideaux de
cheminées mal fermés offrent un
en effet que les produits de la com¬
bustion sont refoulés dans la che-
hermétiipie, ils pénètrent diins la
chambre à coucher et l’on devine
les couséipienccs.
11 faut donc se rendre compte,
bien exactement, de l’état de cette
fermeture et au besoin veiller soi-
On peut obtenir une herméticité
parfaite en emplovant à cet effet
CURIOSITÉS
tout âge, puisque, comme je l’ai dit,
en comprimant l’estomac, tous les
organes du bas-ventre, et la poitrine,
ils dérangent absolument la diges¬
tion, produisent des obstructions
du foie, des jaunisses, des flatuosi-
sités, des diarrhées, des palpita¬
tions, des toux, des asthmes, des
défaillances ; ils sont surtout dan¬
gereux pour les femmes enceintes
et pour les jeunes filles qui, étant
plus sensibles, sont ]ilus affectées
par la gêne, et chez qui les vaisseaux
])lus mous résistant moins à cette
pression étrangère, sont par là même
beaucoup plus dérangés dans leurs
fonctions ; et comme les dérange¬
ments sont beaucoup plus fâcheux
à cet âge cpii est celui où la machine
se forme, et où elle se forme mal si
son organisation est gênée, que dans
un âge plus avancé où les mauvais
effets de cette compression n’ont pas
une influence à vie, on comprend
aisément combien il est cruel de
sacrifier la santé à venir et le bien-
être actuel d’une jeune iier.sonne à
l’espérance de lui voir un jour une
taille de (pielques lignes plus mince
qu’elle ne l’aurait peut-être eue si
on n’eût pas employé ce cruel arti-
fice; espérance même souvent déçue,
puisque si ce moyen diminue (|uel-
quefois le volume de la taille en
empêchant la nutrition, il jette sou¬
vent dans la nouure qui défigure.
Nous rions des Chinoi.ses qui, par
des souliers forts et étroits, pré¬
viennent totalement l’.accroissc-
ment des jiieds ; sommes-nous moins
des bandes de carton d’amiante
détrempées dans l’eau ; molles et
])lastique.s on le.s tasse aisément et
une fois en place elles durcissent et
forment de très bons joints.
Quel est le combustible le moins
cher ?
Beaucoup diront ; le charbon de
terre, et les prix comparés île la
valeur des diflérentscombustibles, eu
égard à la quantité de calories pro¬
duite par eux semblent leur donner
raison. La vérité est que cela déiiend
de rageiicement de l’appartement
que l’on chauffe. Dans une maison
blés .sculptés, le charbon n’offre que
des avantages ; dans une maison
bourgeoise il est un véritable effroi
qu’il iicnnet de réaliser sur le
chauffage est largement déliassée
par de coûteux et fréquents achats
de tentures.
M'’ .Moi.i.-\Veiss
ridicules et ne sommes-nous pas
infiniment plus cruels, nous qui
astreignons nos jeunes filles à pas¬
ser la moitié de leur vie dans des
étaux qui non seulement empêchent
l’accroissement d’une partie, mais
qui en gênant absolument les fonc¬
tions les plus e.ssentielles, détruisent
leur sauté. les jettent dans les maux
de langueur les plus cruels et
abrègent leurs jours? Cette mère
qui craindra (lue sa fille ne s’e.xpose
rang de contes, qui sera desesperee
si elle est obligée de passer une heure
dans une chambre qui ne soit pas
très chaude, ou qui la croira morte
si elle est e,xposée un quart d’heure
au soleil du printemps, peut la voir
tous les jours souffrir plusieurs
heures, au point d’avoir les larmes
aux yeux, ne rien manger, être pâle,
évanouir, pendant qu’elle est encla¬
vée dans son corps, maigrir, dépérir
insensiblement, n’étre heureuse que
quand elle est délivrée do cette
affreuse entrave, et elle a le courage
ou plutôt la barbare cruauté de la
forcer tous-les matins à y rentrer.
C’est peut-être là une des contra¬
dictions et des bizarreries de l’esprit
humain les plus difiiciles à expli¬
quer. L’homme ne désire sans doute
que d’être heuretix, c’est .son seul
but, il court sans cesse après le
bonheur, mais il court à l’aventure
et sans avoir jamais demandé : où
est-il? 11 serait ceiiendant assez
naturel, quand on part, de savoir
où l’on veut aller.
— Xll -
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LES PLAQUETTES MÉDICALES
MÉDAILLE DU P' RAYMOND
La mé<laille du regretté professeur F. Raymond cpxe
nous reproduisons devait lui être remise par ses amis et
ses élèves.
l’ar une cruelle ironie du sort elle n'a été achevée
qu 'après la mort de ce Maître vénéré. Elle doit être
remise ces jours-ci à Mme F. Raymond jxar le comité.
Elle est due au talent de M. Prudhomme, et rejxroduit
fort bien les traits du professevir de la Salpêtrière.
Au verso il est rejiréseuté pratiiiuant l’examen ner¬
veux d’une de ses malades.
L'INTERMÉDIAIRE DES MEDECINS
Un blessé qui s'opère lui-même
On lit dans un numéro de novem¬
bre du Matin :
Dans l’après-midi d’hier, vers
quatre heures, Louis Maître, char¬
retier, âgé de cinquante-trois ans,
au service d’un agricidteur de la
commune de Jouy-le-Comte, se
rendait à la gare de l’er.san-Beau-
mont pour prendre livraison d’un
chargement. Comme le charretier
se trouvait dans la gare aux mar-
cliandises, il n’entendit pas venir
une locomotive de manœuvre f|ui
le tamponna. I.e mécanicien de la
Faut-il châtrer ou fouetter les
apaches ?
A mon humble avis, les Frain;ais
les crimes des apaclies tant qu’ils
n’aunmt p.as recours à l'iin ou l’autre
La castration est une piiiiilion
lieaucoup plu.s dure, beaucoiq» plus
efficace aussi, pm.scpi’elle supprime
la descendance île .1 ces messieurs ».
Je suis pour le fouet d’abord,
très catêgori<iuement, et, en cas de
récidive un jieu corsée, pour la
QUESTIONS
locomotive. Leroy, avait aperçu
M. Maître et avait crié à différentes
reprises pour le prévenir. Le char¬
retier semblait ne pas entendre.
Le mécanicien serra ses freins, mais
il était trop tard, M. Maître avait
glissé sur le rail et sa jambe droite,
jirise sous la roue, était coupée à la
hauteur de la cheville.
Quand le personnel de la gare,
prévenu par le mécanicien, accourut
pour relever le blessé, on retrouva
M. Maître, qui avait tiré de sa poche
son couteau, occujié à trancher les
lambeaux de chair qui retenaient
REPONSES
La Société est, depuis trop long¬
temps, la victime d’un sentimenta-
li.sme outré: il est temps qu’elle se
défeiKle! A. M.
Comment doit on se chausser ?
l’ermeltez à un de vos abonnés
de la première heure de vous ex¬
primer très franchement son avis
11 n’y a que les souliers américains
qui présentent la fonne rationnelle
du jiied. Ce sont les seuls dont ou
devrait faire n.sage.
Rendant vingt ans de ma vie
encore .son pied à la jambe. Avec un
courage inouï, sans une plainte, le
charretier voulut terminer lui-même
cette amputation primitive, et il
ne se laissa conduire à l’hôpital de
Beaumont que lorsipi’il eut achevé,
de ses projires mains, un pansement
provisoire. Le Uf Brenans a jirocédé,
vante qui a parfaitement ré'ulsi,
et il faut espérer tpie M. Louis
Maître, qui est marié et père de
deux enfants, .sera bientôt, sauf
complications, en voie de guérison.
Connait-on des cas analogues de
blessé s'olH tuni lui^mémc P
d’adulte, j’ai eu recours aux chaiis-
■sures orilin.iires toutes faites ou
faites .sttr mesttre ; c’est souvettt
avec ces dernières epte j'avais le plus
tnal aux pieds. J’ai du reste, été
frappé toujours de riticom])étence
notoire de ceux «pii s’intitulent
. bottiers ».
Depuis (pie j’ai eu recours aux sou¬
liers américains, mes pieds ont une
Que it’ai-je connu plus tôt ces for¬
mes rationnelles de chaussures?
NTODYNE
occasionn -
m dyspnéi
ni,exân thème,
m douteurs
stomacales
ni cyanose
ANALGESIQUE SÉDATIF ^^^cSse
Sàfls action antitfierm/que .
Sp nrPnHpn EMPLOI comme ANALGÉSIQUE. </<î/7j ttévra/ytes Migraines
n ^ ÿo Cephâke. Douteurs rhumatismales . manifestations
Ogn 50 ( entants douloureuses des fièvres infeclieuses
au nombre
Oi^O-LÉClTHINE
RECONSTITUANT Y
I par EXCELLENCE
NEURASTHÉNIE, PHOSPHATURIE
ANÉMIE CÉRÉRRALE
a. oaaa SURMENAGE, CONVALESCENCE, hc
fABRIQUf oc PRODUITS CHIMIQUES %, * PARtSf
( DRAGÉES ^V«'^(Entr“
fi ïdlvi-.'
oHr, en 3 foi», un peu avant les
INDICATIONS granulé pS/Æ (Err
f; '.1 r"'.inar.v/î
' AMPOULES . >
cenli^T. jur roiitmif
tro cube. — Dose : i injection
- XVI —
CONTRE LES INSOMNIES I
LES AFFECTIONS m ^ nn/ÊÊ rtttf ^-ES MALADIES
SPASMODIQUES UVUM.C.un — ivieNTALES
0.25 de Diêthylmalonylurêe par cuilleree a bouche, j
DOSE : J à 3 cuillerées à bouche par jour dans de l’eau.
TOLÉRANCE PARFAITE - SOMMEIL NORMAL - GOUT AGRÉABLE
BUISSON et C^', 20, Itoiilevard MoiitfMritafise, PAUIS I
OPOTHÉRAPIE GASTRIQUE
ACTION digestive immédiate
ACTION antiseptique
ACTION excito=sécrétoi re
Depuis quelques années on utilise,
en Opothérapie gastrique, non plus les
extraits de muqueuse, mais le suc gas¬
trique naturel, artificiellement recueilli
après sa sécrétion. Cette méthode est
très rationnelle, puisqu’elle utilise le
produit déjà fabriqué par l’organisme
et tel qu’il est fabriqué.
(P. Carnot, Opothérapie, igio).
DES ÉCHANTILLONS DE
COMPRIMÉS DE
QASTROZYMASE
IVI. BOUT Y, 42, Fg Montmartre, Paris
— XIX —
MÉDICAMENTS NOUVEAUX
GASTROZYMASE
L’Opothérapie est le traitement spécifique des insuffi¬
sances organiques. L’extrait d’ovaire contre les troubles
de la ménopause, le suc thyroïdien contre le myxœ-
dème .sont de véritables coiKpiétes thérapeuti<iues.
L’estomac doit bénéficier de cette méthode.
La nature, qui nous offre l’exetnjde de l’opothérapie
placentaire chez les animaux, nous présente également
des cas d’opothérapie gastrique. On sait cjue le pigeon
nourrit ses petits en dégorgeant dans leur bec des aliments
qu’il a déjà à moitié digérés. Ue même chez les abeilles,
les nourrices passent d’alvéole en alvéole pour donner aux
jeunes larves un mélange de nectar et de pollen qu’elles
ont emfnagasiné dans leur estomac.
Tous les peuples, dans tous les temps, ont eu une sorte
d’intuition instinctive de l’opothérapie. 11 n’est pas
d’animal, il n’est pas d’organe ni de sécrétion dont l’empi.
risme n’ait cherché à faire un remède.
En 1851, Corvisart fit le premier essai d’opothérapie
scientifique en employant la pepsine. 11 empruntait à
l’estomac un remède pour l’estomac.
En 1895, Frémont réalisa un progrès considérable en
ayant recours au suc gastrique lui-même. Le premier il
isola physiolcgiqueinent l’estomac du chien, et il obtint
le suc gastrique pur, sans mélange d’aliments.
On a fait quelques objections au suc gastrique du
chien : son odeur désagréable et surtout son acidité beau¬
coup plus élevée que celle du suc de l’homme. Le chien
est un carnivore de par .son origine ; or, la digestion de la
viande et des os nécessite une acidité considérable.
Choix de l’animal. — Tout en rendant hommage à l’ini¬
tiative de Frémont, nous avons choisi de préférence le porc.
A l'état domestique comme à l’état sauvage, le porc est
omnivore. Sa constitution est robuste ; ses maladies sont
rares ; sa puissance digestive est sans égale. Dans l’espace
d’une année, son poids passe de i kg. à 150 kgs.
Après un choix judicieux de l’animal, on lui fait subir
une opération consistant à isoler son estomac et à jier-
mettre aux aliments d’arriver directement dans l’intestin.
A l’aide d’une sonde, on recueille le suc de l’estomac.
On obtient ainsi un liquide louche, verdâtre, à odeur
peu prononcée, dont voici l’analyse :
Densité à 15" . 1.008
Réaction . acide
Résidu fixe, par litre . 12 gr.
Ce résidu fixe se décompose en :
Cendres . i gr. 20
Matière organique . 10 gr. 50
L'acidité totale évaluée en HCl donne :
Acide chlorhydrique, par litre.. 1 gr. 50
La matière organique est constituée par le ferment
spécial de l’estomac ou zymase gastrique à l’état naturel
et en quelque sorte vivant, combinée avec HCl.
Aidés par l’habitude que nous avons des préparations
des produits organiques, nous sommes parvenus à con¬
centrer le suc stomacal en lui consei-vant son activité.
Cette concentration, faite à basse température dans le
vide, n’enlève à ce suc aucune de ses propriétés digestives.
Les nombreuses expériences de toutes sortes, auxquelles
nous avons soumis la Gastrozymase desséchée, nous
donnent le droit d’être affinnatif sur ce point.
S’il n’est p.as douteux que le suc gastrùpie brut est plus
actif, faut-il encore que son aspect et son goût ne rebutent
pas trop le malade. De plus, il est indispensable (pie sa
conservation soit d’une durée assez prolongée pour que le
malade ne soit pas exposé à faire usage d’un [iroduit
décompo.sé et très dangereux par les iitomaïnes qu’il jieut
contenir. Avec notre mode de préparation, tous ces
inconvénients sont écartés.
Propriétés PHYsioLOOiorES. — Le suc gastrique
naturel po.ssède trois actions distinctes :
I" Par sou action digestive immédiate, il vient au secours
de l’estomac affaibli ; 2“ Par son action antiseptique, il
combat les fermentations stomacales ; 3» Par son action
cxcito-secrétoire. ilrèvcillcl'estomac et lui redonne graduel¬
lement l’énergie perdue.
Effets cliniques. — Le suc gastrique naturel offre le
véritable caractère du mcdicamcnt spécifique, c’est-à-dire
qu’il ne s’applique qu’à un seul symptôme défini : Vin-
suffisancc secrétoire de l'estomac. Il est vrai que ce symp¬
tôme se présente dans les affections les plus diverses.
Les symptômes de cette hypopepsic sont constants :
manque d’appétit, enduit blanc de la langue, bouche
pâteuse, haleine fétide, gonflement et pesanteur épi¬
gastriques après les repas, renvois désagréables, lenteur
des digestions.
Sous l’influence du suc gastritpie, on voit, en peu de
jours, la langue se netto3'er, la salive affluer, l’appétit
renaître et les digestions se faire rapidement sans malaise.
Dans toutes ces cachexies, la fonction gastriipie est
profondément atteinte. Et pourtant, comment relever les
forces si l’estomac refuse son service? Le problème est
presque insoluble.
Le rétablissement des fonctions digestives est la clé de
la situation, .ûucune médication chimicjue ne peut infuser
à l’estomac la force qui lui mampie. Au contraire, en pre¬
nant à un estomac riche pour donner à un estomac
pauvre, on a toutes les chances de succès.
Indications de la gastrozymase. — ■ Comme l’a dit
le Professeur Robin, le fonctionnement de l’estomac
reflète fidèlement l’état général du sujet. Quand l’orga¬
nisme souflre par épuisement ou par infection, l’estomac
languit. C’est justement dans ces cas d’hypopepsie liée
à unne cause générale, plutôt encore que dans les lésions
pro]ires de l’estomac, que la gastrozymase obtient le®
résultats les plus satisfaisants.
Elle sera donc indiquée dans ; l’indigestion (après, tou¬
tefois, que tous les résidus alimentaires auront été
évacués) ; l'embarras gastrique (après la purgation) ; la
dyspepsie atonique ; la dilatation ; nombre d'affections
d’intestin dues à une mauvaise digestion stomacale ;
la neurasthénie ; l'anémie ; la débilitation générale ; les
convalescences traînantes après la grippe, la fièvre
typhoïde, etc. ; la langueur des pays chauds.
Contre-indications. - — Hyperpepsie, Hyperacidité
Mode d’emploi. — Dès le début du repas, mettre dans
deux à trois grandes cuillerées d’eau froide, sans agiter,
les comprimés brisés en quelques morceaux.
Au milieu du repas, les comprimés étant complètement
dissous, agiter le liquide et avaler rapidement.
Il peut arriver que quelques comprimés tardent un peu
à se dissoudre. Dans ce cas, il suffit de les écraser pour
obtenir la dissolution complète.
Doses. — ■ La dose de comprimés, sauf indication spé¬
ciale, est de l à 3 à chaque repas.
— XX —
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- XXI -
CHRONIQUE DES LIVRES
Étiologie et prophylaxie des
maladies transmissibles par la
peau et les muqueuses externes,
jmr Achalme, Ed. et Et. Sergent,
Marchoux, Simond, LevaditeThoi-
NOT, lîIBIERRE, JEANSEI-ME, MoU-
CHOTTE. Fascicule XVII (lu Traité
d’Hygiône, de Chantemesse et
Mosny ; Paris, J.-E. Baillière et
fils, i()ii. I vol. gr. in-8 de 730 pages
avecfig. ; 16 fr. Cartonné: 17 fr. 50.
Le nouveau volume du Tiaité
(l’Hygiène qui vient de paraître ne
le cède en rien en intérêt à ceux qui
l’ont précédé. Avec le fascicule XVII,
les auteurs abordent l'étiologie et la
prophylaxie des maladies conta¬
gieuses, en ne traitant que celles qui
se transmettent par la peau et les
muqueuses externes. La suite de ce
côté important de l’hygiène sera
traitée en des fascicules ultérieurs.
Après des généralités sur les mi¬
crobes commensaux et saprophy¬
tes, occasionnellement pathogènes,
M. Achalme étudie les affections
transmissibles de l’animal à l’hom¬
me, puis les maladies spécifiques de
'homme, s’inoculant par voie cuta¬
née. Dans ce cadre rentrent les nom¬
breuses affections microbiennes ou
parasitaires que l’on contracte aux
pays chauds. On arrive ensuite au
remarquable travail d’En. et Et.
Sergent, qui exposent les notions
actuellement connues sur l’étio¬
logie du paludisme : ils insistent sur
la prophylaxie, (jui en découle,
montrent les progrès immenses qui
ont été faits depuis plusieurs années,
et décrivent ce que doit être une
campagne antipaludique. A cet
égard, ils font profiter le lecteur de
la grande expérience personnelle
qu'ils ont acquise en luttant contre
l’endémie palustre algérienne.
Les mêmes remanjues, les mêmes
éloges s’adressent aussi au cliapitre
de la fièvre jaune, où Marchoux
nous soumet des documents du plus
haut intérêt conceniant son étiologie
et surtout la prophylaxie à entre¬
prendre pour l’enrayer. A P.-L.
SiMONU revenait naturellement de
rédiger le chapitre de la Peste, dont
l’étiologie a reçu tant d’éclaircisse¬
ments à la suite de ses travaux
sur la transmission par les rats et
les insectes ciiticolcs. Le rôle de ces
derniers, on le sait, fut très contesté;
après les recherches de Simond, le
doute n’est plus possible.
Signalons encore de bonnes études
faites par Leva diti sur les spirilloses
humaines, de Thoinot et Kibiekke
sur le typhus exanthématique, de
Mouchotte sur l'infection puerjjé-
rale, enfin de Jeanselme sur les
maladies vénériennes, et la syphilis
en particulier. Avec de telles ma¬
tières, et de tels collaborateurs, ce
nouveau fascicule du Traité d’Hy-
giène a son succès assuré ; il sera lu
non seulement par les hygiénistes de
profession, mais encore par tout
médecin, tout praticien soucieux,
dans sa clientèle privée, d’instituer
une prophylaxie rationnelle des
maladies microbiennes et parasi¬
taires précitées, car son rôle con¬
siste, on le SiTit, à prévenir, peut-être
plus qu’à guérir. C. Dopter.
Traité élémentaire de phy¬
siologie, par E. Gley. professeur
au Collège de France 2'' édition, Paris,
J. -B. Baillière et fils. 1911, i vol.
gr. in-8 de 1190 pages et2 98 figures :
20 francs.
On sait quel remaniement com¬
plet M. Gley avait ajiporté dans
l’édition précédente de l’ouvrage de
Kuss et Duval. Le manuel si long¬
temps classiciue de ces auteurs,
après avoir instruit plusieurs géné¬
rations de médecins, avait vieilli et
ses dernières éditions n’apportaient
plus rexpo.sé complet des deniiers
jirogrès de la physiologie. Une refonte
totale s’imposait, et ce fut non pas
une réédition, mais un ouvrage entiè¬
rement nouveau de physiologie qui
fut écrit par M. Gley. La dernière
partie de cet ouvrage est parue il y
a seulement quelques mois, et déjà
une deuxième édition nous est offerte
attestant quel accueil fut fait à la
jiremière par le public médical.
Nous trouvons nombre de pages
nouvelles dans cette deuxième édi¬
tion ; elles ont trait principalement à
l’étude des ferments intracellu¬
laires, au rôle de jour en jour plus
important et mieux connu des glan¬
des à sécrétions internes. Dans
cliaque cliapitre,les faits nouveaux et
intéressants jHJur le médecin ont été
mentionnés. Signalons des passages
instructifs sur l’anaphylaxie, sur le
rôle des hématoblastes dans la coa¬
gulation du sang, sur les progrès im-
IwrtanLs et récents en sphygmoraa-
nométrie clinique. De nouvelles
figures illustrent ces faits nouveaux.
Malgré ces additions, gnâce à
quelques suppressions, grâce à une
concision plus grande de certains
passages, le texte ne s’est accru que
d’un petit nombre de pages.
Néanmoins, le format de l'ouvrage
a été augmenté, et cette modification
s’imposait ; le livre de M. Gley était
autre chose qu’un manuel et le texte
s’accommodait mal avec la forme de
la première édition. MM. Baillière
l’ont compris, et ils nous présentent
un ouvrage très heureusement trans¬
formé. Les étudiants y reconnaî¬
tront le plan et les qualités maî¬
tresses d’expo.sition (pii leur ont plu
dans la première édition les méde¬
cins trouveront à leur usage dans ce
livre une mise au point précise de
l’état actuel de nos connais.sanccs
en physiologie.
Jean Camus.
Maladies des Nerfs, par
Bernard Cunéo, professeur agrégé
à la Faculté de médecine, chirurgien
des hôpitaux de Paris. Fascicule X
du Nouveau Traité de Chirurgie
clinique et opératoire, de Le
Dentu et Pierre Delbet. Paris,
J.-B. Baillière et fils, 1911. i vol.
gr. in-8 avec 50 figures.
Le fascicule X du Nouveau Traité
de Chirurgie, Maladies des nerfs,
continue brillamment la série de
ceux (jui l’ont précédé.
Dans ces 172 pages écrites avec
autant de précision ipie d’élégance,
Bernard Cunéo a clairement exposé
toutes les maladies des nerfs. L’évo¬
lution anatomique des ))laie.s des
nerfs (dégénérescence, régénéres¬
cence) est fort bien mise au point ;
je signalerai, comme particulière¬
ment intéressants, les chapitres sur
le traitement des plaies des nerfs,
sur le névrome jilexifomie, sur la
maladie de Recklinghausen.
Albert Mouchet.
Analyses alimentaires, par R.
Guillin, Directeur du laboratoire
de la Société des agriculteurs de
France, Paris, J.-B. Baillière et fils.
1911, I vol. in-i8deqoo pages et
figures. 5 fr. {Encyclopédie agricole)
Ce petit livre n’est pas destiné
aux médecins. Il fait partie d’une
encyclopédie publiée par une réu¬
nion d’ingénieurs agronomes, et son
auteur est directeur du laboratoire
de la Société des agriculteurs de
France; Mais le sujet qu’il traite
est de ceux dont le médecin ne peut
se désintére.sser. A côté des pro¬
cédés d’analyses destinés à décou¬
vrir les atérations et les falsifications
des aliments, on y trouvera des ren¬
seignements sur ces altérations et
C(»i fahsifications. On y trouvera
même en appendice les lois, arrêtés,
circulaires ministérielles relatifs à
la répression des fraudes. Tout cela
est exposé simplement, clairement
et brièv'emeiit. Les médecins qui
s’occupent de diététique ]>arcour-
ront avec jirofit ce petit livre, qui
sera plus précieux encore aux phar¬
maciens chargés de l’expertise d’ali¬
ments suspects. G. Linossier.
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3 P®'" diUKS e.iu alcaline.
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SOMMAIRE du N“ 1
médecins au Palais ; Exercice iliégal de la
médecine. — Accident au cours d’une obtu¬
ration dentaire. — Coups et blessures dans
A. Schwartz . — Diagnostic du cancer du .sein . . .
Nicolas et Jamdon _ — Les fards en dermatoloj^ie .
Calmktte . — L’auto-épuration biologique des eaux d’égout . . . .
Actualités MÉniCALis. — L’accoutumance à la morphine. Un nouveau signe diagnostique, la percussion du
thorax en in.spiration soutenue . . .
Sociétés SAVANTES. .. . — Académie de médecine, Société médicale des HôpiMux, Société de biologie.
Société de pédiatrie. Société anatomique .
La vie médicale à l’étranger .
L’actualité : L’affaire Crippen et l'empoisonne- Les médecins au Palais ; Exercice iliégal de la
ment à l’hvoscyamine . 111 médecine. — Accident au cours d’une obtu-
Chronique sclentijique ; La composition de l’air ration dentaire. — Coups et blessures dans
dans le Métropolitain de Pans . V une maison de santé .
Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux : Illustration .
Médicaments radiléres. — Trousse pour /.a médecine nw t/)édfrc ; «L’homme mysleiieux»
l’analy.se des urines . Vil Connaissances pratiques ; L’âge du cheval d’après
Nouvelles : La reconstitution des bibliothèques l’examen des dents. — Travaux horticoles en
de l’Université de Toulouse. — Un médecin Décembre . •.••••; .
chassé par sa clientèle. — L’institut du ra- L’intermédiaire des médecins : Kaul-il châtrer ou
dium. — Un nouveau domaine pourla maison fouetter les apachcs? — Comment doit-dn se
du médecin . IX chausser? — De quelle affection était atteinte
Diététique ; Recettes de régime; recettes pour la femme hydropique de Girard Dow? - -
administrer la viande crue . XI Chronique des livres ; Opothérapie, par Carnot.
Formules thérapeutiques ; Contre la grippe . Xlll — Hygiène, par Macaihne .
Curiosités : Epigramme sur la pierre. — Le goût- La vie médico-hospitalière et médico-untversitairi
teux. — Apophtegme hygiénique . Xlll Cour.s,conférences,congrès. — Actes de la Faculté
Illustration .
La médecine au théâtre ; «L’homme mysleiieux».
Vil Connaissances pratiques ; L’âge du cheval d’après
l’examen des dents. — Travaux horticoles en
Décembre .
L’intermédiaire des médecins : Kaul-il châtrer ou
fouetter les apachcs? — Comment doit-dn se
IX chausser? — De quelle affection était atteinte
la femme hydropique de Girard Dow? - -
XI Chronique des livres ; Opothérapie, par Carnot.
Xlll — Hygiène, par Macaihne .
La vie médico-hospitalière et médico-universitaire
Xlll Cours, conférences, congrès. — Actes de la Faculté.
JUBOL
— XXIII —
LA VIE MÉDICALE
Hôpital Laënnec. — On vient
d’ouvrir, en annexe de l’hôpital
Laënnec, un dispensaire d’une orga¬
nisation inédite et conforme au pro¬
gramme qui a été tracé par M. Léon
Hourgeois, président de la commis¬
sion permanente de préservation
contre la tuberculose. Ce dispensaire
est placé sous la direction du pro¬
fesseur Dieulafoy, membre de l’Aca¬
démie de médecine.
Facultés et Écoles de Province. —
Facultés de médecine. — Lyon. —
M. le D’’ P. Courmont est nommé
I)rofe.s.seur de pathologie et théra-
jjeutique générales.
Bordeaux. — M. Verger, agrégé,
est .nommé chef des travaux d’a¬
natomie pathologique.
M. le Dr Beylot est nommé chef
des travaux d’histologie.
Montpellier. — M. Lecercle, agrégé
libre, est rappelé à l’exercice.
Nancy. — M. Zilgien, agrégé libre,
est chargé d’un cours complémen¬
taire de thérapeutique.
Sont nommés pour l’année sco¬
laire igio-igi t :
MM. le Dr Villemin, chef du labo¬
ratoire d’anatomie, norma.e ; Lam¬
bert, agrégé, chef des travaux de
idiysiologie.
Lille. — M. Bué, agrégé, est char¬
gé du cours d’accouchements et
d’hygiène de la première enfance.
M. Vallée, agrégé, est chargé du
cours .sur les altérations et falsifi¬
cations des produits phannaceu-
tiipies et alimentaires.
M. Fontan, ancien aide d’ana¬
tomie, remplira jusqu’au 31 mars
igii les fonctions de prosecteur
d’anatomie.
M. Tondeur, moniteur de dentis¬
terie, est autorisé à donner aux sta¬
giaires en chirurgie flentaire l’en¬
seignement nouveau de la méca¬
nique appliquée et de la métallurgie
appliquée.
M. Pierret est nommé chef de
clinique médicale à la Faculté de
médecine de Lille.
M. Raiison, étudiant en phanna-
cie, est nommé moniteur des tra¬
vaux pratiques de pharmacie.
Écoles de médecine. — Dijon.
— Un congé, jusqu’au 31 octobre
igii, est accordé, sur .sa demande,
et pour raisons de santé, à M. Misset,
professeur de pathologie interne,
M. Petitjean, suppléant des
chaires de pathologie et de clinique
médicales, est chargé JusC|U’au
31 octobre 1911 (durée du congé
accordé à M. Misset), d’un cours de
pathologie intenie.
Rennes. ■ — M. Millardet, sup¬
pléant des chaires de pathologie
et de clinique médicales, est chargé
d’un cours de clinique médicale.
M. Véron, professeur de clinique
obstétricale, est chargé de l’ensei¬
gnement de la théorie et de la
pratique des accouchements aux
élèves sages-femmes.
M. Marquis, suppléant des chaires
de pathologie et de clinique chirur¬
gicales et de clinique obstétricale,
est chargé de l’enseignement de
l’anatomie, physiologie et patho¬
logie élémentaires aux élèves sages-
femmes.
Sont chargés pour l’année sco¬
laire igio-icjir, des fonctions de
chef de travaux ; MM. Lefeuvre,
professeur : physiologie ; Castex,
professeur : physicpie ; Lenormant,
professeur : chimie ; Houlbert, pro¬
fesseur ; histoire naturelle.
Angers. — M. Jagot, professeur
de clinique médicale, est nommé di¬
recteur pour trois ans, à partir du
I'''' novembre 1910.
Caen. — M. Charbonnier, sup¬
pléant des chaires d’anatomie et
de physiologie, est chargé, pour
l’année scolaire 1910-1911, des
fonctions de chef des travaux
d’anatomie et d’histologie.
Écoles de médecine militaire et
coloniale. — Corps de Santé mili¬
taire. — Par décision ministérielle
du 26 novembre 1910, M. le mé¬
decin-major de 2» classe, Lafforgue,
répétiteur à l’école du service de
santé militaire, a été nommé pro¬
fesseur agrégé de la chaire « mala¬
dies et épidémies des armées » à
l’école d’ap{)lication du service de
santé militaire (Val-de-Grace).
Corps de Santé des Troupes
Coloniales. — • Par décisioil mi¬
nistérielle du 26 novembre igio,
ont été désignés pour occuper, à
dater du 12 janvier igii, les
emplois ci-après à l’École d’appli¬
cation du .service de santé des troupes
coloniales à Marseille :
Professeurs. — Chaire de bactério¬
logie : M. le médecin-major de
classe Boufïard.
Chaire de clinique interne : M. le
médecin-major de i"’ classe Sala-
Chaire de clinique externe : M. le
médecin-major de classe Gaide.
Chaire d’administration : M. le
médecin-major do ir» clas.se Lasnet.
Chaire de chimie ; M. le phar¬
macien-major de 2« classe Bloch.
Professeurs adjoints. ■ — Chaire de
clinique externe : M. le médecin-
major de 2" classe Pichon.
Liste de classement par ordre
de mérite, des candidats aux emplois
de professeur adjoint à l’école d’ap¬
plication du .service de santé des
troupes coloniales à Marseille.
l’our la chaire de clinique interne :
M. Marty, médecin - major de
2" classe.
Pour la chaire de clinique externe :
MM. Pichon et Imbert (J.-M.),
médecins-majors de 2'’ classe.
Concours. — Faculté de Médecine
de Lille. — Un concours s’ouvrira
le 25 avril 1911, devant la Faculté
mixte de médecine et de pharmacie
de l'Université de Lille, pourl’emploi
de chef de travaux d’anatomie.
Le registre d’inscription sera
clos un mois avant l’ouverture du dit
concours.
Le programme de ce concours est
ainsi arrêté :
1“ Comjiosition écrite sur une
question d’anatomie. Cinci heures
sont accordées pour cette épreuve
qui a lieu sous la surveillance d’un
membre du jury ; les c> ncurrents
ne peuvent s’aider d’aucun ouvrage
manuscrit ou imprimé ;
2“ Une leçon d’une heure sur une
question d’anatomie de.scriptive ,
après trois heures de préparation,
.sous la surveillance d’un membre
du jury, sans aucun secours étran¬
ge i
3“ Épreuves pratiques :
a) Une préparation extemporanée
d’anatomie descriptive ; cinq heures
.sont accordées pour cette prépa-
b) Une préparation extemporanée
d’histologie ; quatre heures sont ac¬
cordées pour cette préparation ;
c) l'ne épreuve de médecine opé¬
ratoire ;
et) Une préparation de pièces
sèches dans un délai fixé par le
jury.
4“ Appréciation des titres et tra¬
vaux scientifiques.
Concours pour l’emploi de répé¬
titeur à l’École du service de santé
militaire. — Un concours s’ouvrira
le 5 janvier 1911, à l’École d’appli¬
cation d\i service de santé militaire,
pour l’emploi de répétiteur à l’iïcole
de Lyon (médecine légale, thérapeu¬
tique et hygiène).
Les médecins-majors de 2” classe
sont seuls admis à prendre part au
concours.
Les demandes formulées en vue
d’obtenir l’autorisatiou de prendre
part iL ce concours seront revêtues
de l’avis motivé des chefs de cha<]ue
candidat et adressées au ministre
tle la Guerre (direction du service
de santé, l'f bureau), avant le
15 décembre 1910.
— XXIV -
gui assurent à ces analyses la plus grande précision
scientifique, permettent de les faire en quelques minutes
et mettent chaque analyse aux prix insignifiant de 0 fr. 25.
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- XXV -
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE l’internat. — Anatomie. —
Séance du 2 décembre : M*'” Blan-
chier, 8 ; M. Béon, 2 ; M>'<’ Leven,
10 ; MM. Fumet, 7 ; Baudoin et
Besvaux-de-Lyf, 10 ; Baréty, g ;
Jacquemîin (Alfred) et Powilewicz,
8 ; Hischmann, ii.
Séance du .( décembre : M"“ Tré-
lat, 6 ; MM. Alary, 8 ; Le Meaux, 7 ;
Pernet, 10 ; Charbonnier, 5 ; Héri-
court, 13; Hue (Édouard), 6;
Cleisz, 9 ; Meaux-Saint-Marc, 10.
Pathologie. - Séance du 2 dé¬
cembre : MM. Belloir, 7 ; Tzaiick,
10 ; Moreau, 9 ; SéVnllotte, 6 ; Le¬
fèvre (Louis), 7; Wiart, 10; Latil,
9 ; Trousset, Pœhrich et Schoefs,
10 ; Kichard (G.-H.), 14.
Concours du prosectorat. -
Anatomie, oral. — Séance du 3 dé¬
cembre : « Développement et rap¬
ports de la glande parotide ».
MM. Roux, Cadenat et Girode,
18 ; Berger, 20.
Académie de Médecine. ■ — M. Wic-
KERSHEIMER est iiommé bibliothé¬
caire en remplacement du Laloy
décédé.
Hôpitaux de Bordeaux. — MM.
Loubat et Parcellier sont nommés
après concours, médecins résidants.
Hôpitaux de Lyon. — M. le Doc¬
teur Gonnet a été nommé accoucheur
des hôpitaux de Lyon.
Polyclinique de Rothschild, 199,
rue Marcadet, l’aris. — concours
POUR DEUX PLACES d’iNTERNES EN
MÉDECINE ICT EN CHIRURGIE. 1. -
Un concours sera ouvert, le 19 dé¬
cembre 1910, àune heure de l'après-
La Peste bubonique. - - Saint-
Pétersbourg, le 5 décembre. - Dans
une lettre aiiressée aux journaux de
Saint-Pétersbourg, le Dr Bagnache,
résident depuis de longues années
en Mandchourie, attire l’attention
du gouvernement et de l’opinion
publique sur le danger que présente
pour le monde entier la peste bubo¬
nique qui sévit actuellement en
Mandchourie.
Le médecin constate (pie l’admi¬
nistration du chemin de fer de l’Kst
chinois est impuissante et incapable
de combattre le fléau qui se réjiand
toujours. 11 est absolument néce.s-
saire que le gouvernement prenne
des mesures spéciales et envoie de
Saint-Pétersbourg un haut fonction¬
naire investi de pouvoirs exception¬
nels.
Le docteur met en relief la rapi¬
dité avec laquelle l’épidémie se
répand et signale des foyers toujours
nouveaux qui se forment sans cesse.
Musée Pasteur. Le Conseil
niunicipal de Dole qui déjà, avait
LA VIE MÉDICALE
midi, pourla nomination d’un interne
titulaire et d’un interne provisoire
en médecine.
Conditions du Concours. - IL —
Les candidats devront être Fran¬
çais et être âgés au moins de 22 ans.
Ils devront avoir au moins douze
inscriptions et avoir fait un stage
régulier dans un service de méde¬
cine et de chirurgie ; ils ne devront
pas être docteurs en médecine.
III. - L’interne nommé à la
suite du concours devra assurer
le service médical de la polycli¬
nique en assistant les médecins et
les chirurgiens, tant pour les con¬
sultations (pie pour la visite des
malades hospitalisés et les interven¬
tions chirurgicales.
Épreuves d'admissibilité. — IV. —
i" Unes épreuye écrite sur une
(juBstion de pathologie interne ;
2“ LTne épreuve écrite sur une
question de pathologie externe ;
3° Une épreuve écrite sur deux
questions d’hygiène ou de patho¬
logie infantile.
Épreuves d'admission. — Seuls,
les six premiers candidats admis
subiront les épreuves d’admission :
1“ Élpreuve clini(]ue de patholo¬
gie interne ;
2" Épreuve clinique de patholo¬
gie externe ;
3“ Épreuve clinique de pathologie
infantile.
11 .sera fait état des titres des can¬
didats (exteniat et internat des hô¬
pitaux de l’aris ; internat des asiles
de la Seine).
Jl Avantages matériels. — L’intenie
NOUVELLES
fait apposer une pla(pie commémo¬
rative sur la maison natale de l’a.s-
teur, vient de décider d’en faire
l’acipiisition, pour la transformer
en musée.
Proposition de loi contre l’ab¬
sinthe. — On a distribué, à la
Chambre, le 5 décembre, le texte
suivant d une proposition de loi
de M. Vaillantetd’uncertain nombre
de ses collègues :
Article uni(ptc. — Seront punis
des peines portées par 1 article pre¬
mier de la loi .sur la répres.si(m des
fraudes dans la vente des marclian-
dises et des falsifications des den¬
rées alimentaires et des produits
agricoles :
I" Ceux (pii fabri(]ueront, expo¬
seront, mettront en vente ou ven¬
dront la lioisson. ou Ihiueur, connue
sous le nom d absinthe et toutes
boissons qui, sous une dénomina¬
tion (pielconque, constituent une
imitation de cette boisson d’ab¬
sinthe. L'interdiction de la boisson
d’absinthe et de toutes boissons
titulaire est nommé pour un an,
à partir du i't janvier 1911. Il
sera logé, nourri, et recevra une
allocation mensuelle de 100 francs.
11 touchera, en outre, des indemnités
de déplacement pour visiter les ma¬
lades indigents à domicile, et une
gratification de 200 francs à la fin
de l’année.
L’interne provisoire recevTa une
allocation mensuelle de 30 francs.
Il sera nourri, et touchera une
indemnité égale à celle de l’in¬
terne titulaire lorsqu’il le rempla¬
cera officiellement. Le .service de
garde sera assuré à tour de rôle par
les deux internes. Ils auront droit,
également, à six semaines de congé.
Légion d’honneur. Officiers ;
D'' Jean Charcot, explorateur ;
Dr Bernhein, professeur honoraire
à la Faculté de médecine de Nancy.
Chevalier : D» Prenant, professeur
à la Faculté de médecine de Paris.
Nécrologie. — M. le professeur
Mosso, de l’Académie de médecine
de Turin, corre.spondant de l’Aca¬
démie de médecine de Paris. — M. le
Dr OiiLED (de l’aris).
Mariages. - M. Saint-Girons, in¬
terne des hôpitaux et Mlle Yvonne-
Reine-Marie Carouge. M. le Dr René
Bénard, ancien interne des hôpitaux
de Paris, et M“« Julia Huet; le
Dr .Miel Banni- gartner, interne des
hôpitaux de Paris, et M"*' Yvonne
Pagès ; M. Henri Gaudibert, inspec¬
teur des Finances, et M»>' Pauline
Segond, fille du professeur Segond;
M. le Dr Georges Hauser etM"'' Ger¬
maine Lehmann.
qui l’imitent s’étend également à
l’absinthe et à ses imitations à l’état
dilué ou dulcifié ;
2" Ceux qui fabrhpieroiit, expo-
.seroiit, mettront en vente ou ven¬
dront des liqueurs, apéritifs et vins
aromatisés obtenus soit par macéra¬
tion de matières aromati(]iie.s dans
de l’alcool ou une eau-de-vie, soit
]iar distillation de plantes aroma¬
tiques macérées dans de l’alcool,
soit enfin par addition à un liquide
alcooliipie d’essences, d’extraits, de
teintures ou d’alcoolatiires, quand
la composition de ces liqueurs,
apéritifs et vins aromatisés n'aura
pas été approuvée par l’Académie
de médecine.
Consultations de médecine. —
.\ tout lecteur de' Palis-Médical
(|iii en fera la demande, il sera fait
le service gratuit des Consultations
de Médecine et de Thérapeutique
(pii viennent de iiaraitre dans la
Petite. Bibliothèque Médico-Théra¬
peutique, 20, boulevard du Mont¬
parnasse, l’aris.
— XXVI -
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LA PRATIQUE
DES
MALADIES DES ENFANTS
Diagnostic et Thérapeutique
Publié en fascicules par
Ai’ert, Akmand-Dei.ille, Aviuagnet, Barbier! Broca, Castaignk,
Fargin-Fayolle, (’jKnévkier, Grenet, Guillemot, Guinon, Guisez,
Halle, Marfan, Méry, Mouchet, Simon, Terrien, Zuber {de Paris),
Nové-Josseranu, Péhu, Weill (de I.yon),
Andérodias, Cruchet, Denucé, Mousbous, Kocaz (de Bordeaux),
Frœlicii, Haushalter (de Nancy), Carrière (de Lille),
Dalous (de Toulouse), Leenhardt (de Montpellier),
Andéoud, Bourdillon (de Genève), Uelcourt (de Bruxelles).
secrétaire de la rédaction : R. CRUCHET
1. Introduction à la méiiecine des Enfants lo »
2 . Maladies du tube digestif (432 pages, 89 figures) . 12 »
3. Maladies de l’Appendice et du Péritoine, du Foie, des Peins, Sang, Ganglions et Paie (530 pages,
1 18 figures) . 12 »
1 . Maladies du Cœur et des Vaisseaux, du Nez, du Larynx, des Bronches et des Poumons . 12 »
5. Maladies du Système nerveux, des Os et des Articulations .
6. Maladies dde la peau et Fièvres éruptives .
7. Chirurgie viscérale . 12 »
8. Chirurgie osseuse et Orthopédie .
Chaque fascicule se vend également cartonné avec un supplément de 1 fr. 50.
TRAITÉ DE STOMATOLOGIE
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G. GAILLARD et R. NOGUÉ
l)i:NTlSTi-:H DLS HOPITAUX DL PAHlS
10 l’asciculcs grand in-8 de 200 à 5oo pages avec figures.
1 . Anatomie de la Bouche et des Dents, par les Df’ Uieul.\fé et Heri’IN (180 pages, 49 figures) . 6 »
2. Physiologie, Bactériologie, Malformations et Anomalies de la Bouche et des Dents. Accidents de
Dentition, par les !)'“ Guibaud, Nogué, Besson, Dieui.aké, Herpin, Baudet, Fargin-Fayoi le
(322 pages, 217 figures) . 10 »
3. Maladies des Dents et Carie dentaire, par les IF» Dieulafè, Herpin et Nogué.
.| . Affections paradentaires, parles D'' Fargin-Fayolle, Guibaud, Koenig, Gaumerais, K. Maurel,
Lebedinsky, L. Monier, Terson, Pietkiewicz, Mahé (500 pages, avec figures) . 12 »
5. Anesthésie, par le Nogué (250 pages).
7. Maladies de la Bouche, par le Df L. Fournier.
8. Maladies chirurgicales de la Bouche et des maxillaires, par les Df- Dieulafè, Herpin, Pierre
Duval, Bréchot, Baudet (420 pages, 2.J0 figures) . 12 »
9. Orthodontie. Padiologie, par les D” Gaillard et Belot.
10. Prothèse buccodentaire et faciale, par le Gaillard.
XXVII —
COURS
Clinique médicale de l’Hôtcl-
Dleu. — PROFESSEUR GILBERT. — Samedi
lo décembre, à lo heures 12,
leçon sur la Néphrite chronique
scarlatineuse et sur la Néphrite chro¬
nique érysipélateuse.
Samedi 17 décembre, leçon sur la
Néphrite chronique syphilitique.
Les mercredis à 10 heures 12
présentations de malades, rédaction
et correction d'ordonnances.
Hôpital Beaujon. — M. Tufkier,
assisté d'un certain nombre de scs
anciens élèves, fait une série de
conférences sur les actualités chi¬
rurgicales. Les conférences ont lieu
le jeudi à neuf heures et demie.
1“ Théorie et pratique du jjansc-
ment aseptique : M. Tuffier ;
2" Radiographie de Testomac et
de l’intestin. Ses progrès, ses appli-
catimii : M. Ai’bourg ;
3" De Timmunité au point de vue
chirurgical : M. Mauté ;
4" Rétroilexion utérine : M. Tuf-
5“ Coxalgie chez l’adulte : M. Du-
CROqUET ;
6“ Les réactions des ganglions
dans le cancer ; M. Potier ;
7" Diagnostic des sténoses et
tumeurs de l’oesophage : M. Aiîranü;
8" De la consolidation des frac¬
tures : M. Tuffier ;
<j“ lai défense des tissus contre
Tenvahissement du cancer: M. Doiii-
io'> Pied bot congénital : M. Des-
11“ Diagnostic de la valeur fonc¬
tionnelle du rein : M. Tuffier.
ACTES DE LA FACULTÉ DE PARIS
Thèses de Doctorat
Mercredi 14 Décembre, à 1 heure. - - M. Sidoun : Sur
un cas de macrostoinic unilatérale droite avec malforma¬
tion auriculaire, absence de la branche montante du
maxillaire inférieur et tumeur préauriculaire ; MM. Kir-
niisson. Reclus, Delbet, Ombrédanne. - M. Cîuillemin :
Des sténoses cicatricielles spontanées de l’aî.sophage.
Leur traitement ; MM. Reclus, Kirmisson, Delbet, Ombré¬
danne. — M. Martinet : Contribution à l’étude de la
réduction des luxations récentes de l’épaule en avant.
Procédé de Kocher, Procédé de Mothe modifié ; MM. Del¬
bet, Kirmisson, Reclus, Ombrédanne. ■ M. Desnos : La
méningite aiguë syphilitique ; MM. Roger, Pierre Marie,
Marfan, Marcel Labbé. M. Oranuin : Contribution à
l’étude clinique des tumeurs du nerf acousti<iue avec
«luelques considérations sur leur structure anatomique ;
MM. Pierre Marie, Roger, Marfan, Marcel Labbé. - -
M. Reinolu : De la glycolyse jiar association du muscle
et du pancréas. Essai d’opothéraiiie ; MM. Marfan, Roger,
Pierre Marie, Marcel Labbé. — M. tlii-Liir : Contribution
à l’étude des ostéomes intra-musciilaires ; MM. Segond,
•Vug. Droca, Mauclairc, Pierre Duval. M. Piialempin ;
Contribution à l’étude des jiseudo-coxalgies ; MM. Segond
Aug. llroca, Mauclaire, Pierre Duval. - M. Couture :
Des pseudo-kystes traumatiques du pancréas ; MM. Se¬
gond, Aug. Hroca, Mauclaire, Hcrre Duval.
Jeudi 15 Décembre, à i heure. - M. Lyon-Caen : La
tension .superficielle. Son application à la différenciation
des chlonires et à l’étude du rôle du foie dans les ictères ;
MM. Alb. Robin, Chauffard, Acliard, Carnot.- M. Schne-
iiER : De l’albuminurie dans les hémorragies méningées ;
MM.Chaufïard,Alb. Kobin,Achard,Carnot. - M. Marre :
Les réactions générales d’origine colique (Étude clinique);
MM. Chauffard, Alb. Robin, Achard, Carnot. — M. Feuil¬
let : Contribution à l’étude des mdènivs aigus circons¬
crits (Maladie de yuincke) ; MM. Achard, Alb. Robin,
Chauffard, Carnot.
Bxamens de Doctorat
Lundi 12 Décembre. — 5*', Chirurgie (Première jiar-
tie) (i™ série), Hôtel-Dieu : MM. Reclus, I.ejars, Pierre
Duval. — 5“, Chirurgie (Première partie) (2'' série), Hô¬
tel-Dieu :'MM. Hartmann, -Vug. Hroca, Proust. — M. Gau¬
cher, censeur ; M. .\ndré Jousset, suppléant.
Mardi 13 Décembre. — 3>’, Chirurgie (Première
jiartie) Laënnec : MM. (.fuénu, .\uvray, I^ecène. — g''
(Deuxième partie) (l'i' série), Laënnec: MM. Thoinot,
Claude, Roussy. — g" (Deuxième partie (2 ■ série) Laën¬
nec : MM. Chauffard, Goiigerot, Ratherj’. - M. Gilbert
Hallet, censeur ; M. Carnot, -suiipléant.
Mercredi 14 Décembre. — ■ Médecine opératoire.
École pratique : MM. Hartmann, Proust, Hraiica. - g""
(Deuxième partie). Laboratoire des travaux jiratiques
d'anatomie pathologique : MM. Gautier, Blanchard,
Loeper, Epreuves pratiipies. - ■ z'’ : MM. Gariel, Retterer,
Jean Camus. - - 3“ Oral (Première partie) : MM. Lejars,
Millon, Leiiueux. — 4" (i'» série) : MM. Widal, Sicard,
Tiflèneau. • 4“ (2“ série) : MM. Richaud, Mucaigne,
Laignel-l.avastine. M. Gaucher, censeur ; M. Guillain,
siiiipléant.
Jeudi ig Décembre. — Médecine opératoire. École
pratique : MM. Pozzi, Morestin, Lecèiie. - - 3>‘ (Deuxième
partie). Laboratoire des travaux pratiques iranatomie
jiathologique : MM. Pierre Marie, Maillard, Hrunqit,
Épreuves pratiipies. — i<'r. Oral : MM. de Lapersonne,
Rouvière, Grégoire. - -2'‘ : MM. Ch. Richet, Prenant, Ni-
cloux. — 3*’, Oral (l’remière iiartie) : MM. Bar, Retterer,
Okinczyc. — g'-, Oral (Deuxième partie) : MM. Hutinel,
Nobécourt, Gougerot. - ('■ : MM. Chanteniesse, Thoinot,
Richaud. — M. Gilbert, censeur ; M. André Broca, sup-
jiléaht.
Vendredi 16 Décembre. g’’. Chirurgie (Première
partie) (i'"' série), Necker : MM. Kirmisson, Aug. Broca,
Proust. — • g", Chiiiirgie (Première partie) (2‘‘ série), Nec¬
ker ; MM. Delbet, Lejars, Pierre Duval. — M. Déjerine,
censeur ; M. Léon Bernard, suppléant. — g‘‘. Obstétrique
(Première jiartie). Clinique Baudelocque : MM. Pinard,
Coiivelaire, Potocki. — M. De.sgrez, suppléant.
Samedi 17 Décembre iqio. - g''. Obstétrique (Première
jiartie). Clinique Tarnier : MM. Bar, Brindeau, Jeannin;
M. Lecène, .suppléant.
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et de Thérapeutique
Publié en fascicules sous la direction de MM.
A. GILBERT
L. THOINOT
r la collaboration de MM.
Achard, Aubertin, Auché, Aviragnet, Babonneix, Ballet, Baizer, Barbier, Barth, L. Bernard,
Bezançon, Bolnet, Bouiloche, P. Carnot, Cartaz, Castex, Chauffard, P. Ciaisse, Ciaude,
Courmont, Cruchet, Dejerine, Deschamps, Dupré, L. Fournier, Gaillard, Gallois, M. Garnier,
Gaucher, Gilbert, Gouget, Grasset, Gulart, Hallopeau, Hayem, Herscher, Hudelo,
Hutinel, Jacquet, Jeanselme, Klippel, M. Labbé, Loncereaux, L. Landouzy, Lannols,
Laveran, Le Fur, Le Noir, Lereboullet, Letulle, L. LevI, Lion, Marfan, Marie, Marinesco,
Menetrier, Méry, Mllian, Mosny, Netter, Parmentier, Pitres, Rauzier, Raymond,
RIchardière, Roger, Roque, Sainton, Sérieux, SIcard, A. SIredey, Surmont, J. Teissler,
Thoinot, A. Thomas, Triboulet, Vaillard, Vaquez, E. Well, Wldal, R. Wurtz.
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3. EiA'fc 5‘‘ tirage (240 pages, 16 figures) . 4 »
4. Maladies parasitaires communes à l’Homme et aux Animaux (Tuberculose, morve, charbon,
rage, etc.). Nouveau tirage (56O pages, 81 figures) . 10 »
5. Paludisme et Trypanosomiase, .p' tirage (i-ZJ[\yAg,cs, figures) . 2 50
0. Maladies e.xotiques, 3'-’ tirage (440 ])ages, 29 figures) . 8 »
7. Maladies vénériennes, 4“ tirage (318 pages, 20 figures) . 6 »
8. Rhumatismes et Pseudo-Rhumatismes, 5“ tirage (164 pages, 18 figures) . 3 50
(). Grippe, Coqueluche, Oreillons, Diphtérie, .f tirage (172 jiages, 6 figures) . 3 50
10. Streptococcic, Staphylococcie, Fneumococcie, Colibacillose, etc., 3‘" tirage . 3 50
1 1 . Intoxications, 2'> tirage (352 pages, 6 figures) . . . 6 »
12 . Maladies de la nutrition (diabète, goutte, obésité), 2" tirage (378 pages, 15 figures) . 7 »
13. CViWccr (662 pages, 114 figures) . 12 » I 26. Maladies du Sang.
(508 pages, iSofig). 10 « I ^7. Maladies du N es et du Larynx (277 pages.
M aladies de la P
1 5 . M aladies de la Bouche, du Pharynx, etc., 2*^ tirage
(276 pages, avec figures) .. .' . 5 »
lO. Maladies de l’Estomac.
17. Maladies de l’Intestin, 2'-' tirage (501 pages,
7y figures) . 9 »
18. Maladies du Péritoine (^i,\\ragcs,f\g.). 5 u
19. Maladies du Foie et de la Rate.
20. Maladies des Glandes salivaires et du Pancréas
(342 pages, avec 60 figures) . 7 »
21. Maladies des Reins -pages, yb 9 u
22. Maladies des Organes génito-urinaires, 3'' tirage
(458 pages, 67 figures) . 8 »
23 . Maladies du Cœur.
24. Maladies des Artères et de l’Aorte (472 jKiges,
63 figures) . S ji
25 . Maladies des Veines et des Lymphatiques.
I.e .Xotii’cau Traité de .Médecine et de Thérapeutique
.séparés, lorinajit chaeun_ un tout complet, et constituant
65 figures) .
28. Sémiologie de T Appareil respiratoire (176 pages,
93 ligures) . ) »
29 . Maladies des Poumons et des Bronches (8O0 pages,
50 figures) . 16 I)
30. Maladies des Plèvres et du Médiastin.
31. Sémiologie nerveuse (620 pages, 122 tig.) . 12 »
32. Maladies de l’ Encéphale.
33. Maladies mentales.
3.(. Maladies de la Moelle épinière (839 pages,
420 figures) . 16 »
35. Maladies des Méninges.
36. Maladies des Nerfs périphériques.
37. Névroses.
38. Maladies des Muscles (170 pages) . 5 »
39. Maladies des Os.
40 . M al . du Corps thyroïde et des Capsules surrénales.
it le premier ouvrage Iramjais qui paraisse en fascicules
.... temps que le livre de médecine complet du
savant, le guide journalier du praticien. Le succès considérable qui a accueilli cette innovation a obligé les éditeurs
à faire mieux encore; aussi chaque nouveau fascicule csi-il en progrès sur les précédents par ses qualités pratiques,
.sa mise au point exacte de la science actuelle et aussi par sa lorme, notamment par son illustration toujours plus
développée.
M.M. (lu iiKKT et Thoinot ont voulu que le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique soit le Traité de
Médecine perpétuel du XX" siècle ; aussi grâce à la haute compétence des collaborateurs, suivant l’énorme mouve¬
ment scicntilique actuel, le Nouveau Traité de médecine est perpétuellement mis au courant. A chaque tirage
les fascicules sont revus en tenant compte des derniers progrès scientifiques.
Chiuiue fa.sciciile se vend également cartonné avec une augmentation de 1 fr. 60 jiar fascicule.
27 fascicules étaieul en vente au i^r octobre 1910.
SOMMAIRE
Pierre Lereboui-I.et et l'AURK Beaulieu. — l.’én thèine noueux (Revue générales .
Jean et Lucie.'» Camils . — Recherches e.xpérimentales .sur le (iofi .
Actuaeités . — Mort subite des enfants et glandules parathyroïdes .
SocitxÉs Savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de bioloftie. — Académie
de médecine. — Société anatomique. — Société de chirurftie. . .
La Vie médicale à l'Étranger . . . .
Libres propos . . .
Choses du jour : l.es matches de boxe . .
Chronique scientifique : La ventilation du métropolitain de Pans .
Chronique des livres ; Précis de médecine opératoire, par le D' Lecene. — 1 raite d livqiene par le Dr Le.moine.
Nécrologie : Henri Huchard par le Dr Magdeeaine . . . . .
Les Médecins urologues. — Curiosités . : . .
La médecine au théâtre : Sabotage. — Le million. — Chou-Blanc .
Art et Médecine : Les sangsues par Granville .
Diététique : Menus et Recettes de régime. — Formules thérapeutiques : Contre la Sciatique .
Connaissances pratiques : Fabrication ménagère du Vinaigre .
.Nouvelles . XXI
La vie médicale . . . . . .
Cours, Congrès. — Actes de la Faculté . . .
55
74
111
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• et Vil
IX
XI
Xlll
XIll
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XIX
XXI
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XXV
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CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du p^de chaque mois.
Pri.x de l’abonnement (/"r Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILUÈRE et F11.,S, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureau.^ de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sz pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier. . . . ~ Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du coeur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrler _ — Physiothérapie ; — physiodiagnostic. fectieuses.
Mars . — Dermatologie; — syphilis;— maladies véné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx ; — des yeux .
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — voies uri- Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
naires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition; — Eaux miné- Novembre. — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué-
Juln . — Maladies de l’appareil digestif. riculture.
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abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonne a droit à ces six primes) :
I” Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, aS, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C*”, Mobilier médical, chirurgical, pour malades cl Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six francs sur toutachatde vingt-cinq francs ou de douze francs
sur tout achat de 5o francs, à la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue llautefeuille, à Paris.
5» Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
6“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux i 200 premiers abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de ces dix primes) :
i" Règles plates en glace de Salnt-Oobaln verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l'Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du Boucard
(ces deux primes ensemble).
2» Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4“ Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5o
I pour l'emballage et le port du colis des rosiers].
' 7" Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre / fr. pour l'emballage et le port.
8“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
9” Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris,
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C',
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
En outre les 260 premiers abonnés recevront dans le courant de Janvier chacun trois estampes
anciennes offertes par M. Brunot, pharmacien, rue de Chaillot, à Paris.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l'ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d'expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de 1 5 jours.
- III -
LIBRES PROPOS
Que le bon sens a donc de la peine à triompher 1
J’assistais au début de ce mois à une séance du
Sénat ; avant que le Président du conseil vînt donner
en quelques phrases claires et nettes l’approbation
du gouvernement au projet de loi sur la limitation
des débits de boissons, j’avais entendu plusieurs
discours prononcés par des adversaires du projet de
loi qui se disaient cependant dévoués à la cause anti-
alct)olique. Si tel était vraiment le fond.de leur pensée,
comment se fait-il que ces honorables « pères cons¬
crits », plus éloignés que les députés des « mares
stagnantes », n’aient pas compris que l’occasion fait
le larron? Quand un ouvrier ne trouvera pas un débit
de boissons sur son chemin, il se passera de boire le
plus souvent, et n’ira pas plus loin.
Ifoit-on admettre que, chez certains de ces ora¬
teurs, la crainte du comité électoral dont le « bistro »
tient les ficelles, empêche de songer à l’avenir de la
race que l’alcool empoisonne?
Je n’ose pas émettre une pareille supposition.
Un joujou pour adultes qui a fait fureur cette
année, c’est le briquet ; il nous changeait des allu¬
mettes ininflammables et chères cpie nous fournit la
Régie et qui sont la risée de l’Europe. Le briquet
était ingénieux, commode : tous ceux qui ont voyagé
en Allemagne, en Belgique ou en Angleterre remplis¬
saient leurs poches de briquets pour leurs amis. La
Régie s’est émue et son émotion va se tratiuire sans
nul doute par des persécutions à l’égard des citoyens
coupables de vouloir autre chose que ses détestables
allumettes.
11 eût été bien simple cependant que la Régie pro¬
fitât de la vogue extraordinaire qui venait d’échoir
aux briquets pour en faire une énorme commande
à l’étranger et les revendre avec bénéfice aux fumeurs
français. Oui, mais c’était trop simple et nos ingé¬
nieurs des tabacs, qui ont si longtemps pâli sur les x,
n’ont certainement pas réfléchi à cela !
En attendant, on a nommé un expert qui doit
« analyser la matière contenue dans les briquets et
dire si c’est une composition chimiquement pré¬
parée ».
Avant qu’on ait obtenu la réponse de l’expert,
tous les Français auront leur briquet !
Si nous causions un peu médecine pour finir ! l.e
docteur Bazy, un maître de la chirurgie, justement
estimé et aimé de tous, vient d’être condamné à une
grosse amende pour une compresse laissée dans un
kyste très complexe qu’il dut marsupialiser.
Quand il a affaire à un homme de la valeur chirur¬
gicale du docteur Bazy, un tribunal ne devrait pas
condamner, même s’il était prouvé que le chirur¬
gien ait laissé la compresse pendant l’opération.
Le seul point qui devait retenir l’attention du
Tribunal était le suivant : la faute est-elle lourde
en soi? a-t-elle eu des conséquences graves pour
le malade?
Dans le procès en question, la réponse du tribunal
devait être conforme à l’avis des experts seuls com¬
pétents pour apprécier les faits ; la faute était légère
en soi ; elle n’avait eu aucune conséquence grave.
D’ailleurs, on ne devrait môme pas parler de
faute ; les chirurgiens les plus éminents ne sont
pas pour cela infaillibles ! Il est inouï de constater
avec quelle facilité l’assistance judiciaire est accor¬
dée à des plaignants suspects !
Qu’on y prenne garde ; de jiareilles condam¬
nations nuiront plus aux malades qui ont besoin de
nos soins qu’à nous-mêmes. Et le jour viendra où,
en présence de « cas graves », médecins et chirur¬
giens « se défileront » plutôt que de prendre une
responsabilité qui peut leur coûter cher.
Albert Mouchet.
CHOSES DU JOUR
LES MATCHES DE BOXE
Naguère n’existaient que des salles d’armes ou des
salles de gymnasticiue. Les salles de boxe et de culture
physique se multiplient maintenant en même temps que
les combats de boxe attirent non seulement le populaire,
mais même des intellectuels que l’on pouvait croire moins
sportifs. Joé Johnson, Jeffries, Sam Mac Vea, Joé Jan-
nette sont célèbres et les épreuves où ils doivent figurer
font recette.
Cet automne, lesmatches de boxe .se succèdent chaque
jour et les journaux annoncent toute une série de rencon¬
tres sensationnelles. Faut-il s’aliliger de l’engouement
actuel, crier au retour à la barbarie ou jilutôt se féliciter
de cette renaissance des exercices physiques et du culte
de la beauté plastique qu’elle entraîne?
11 semble qu’il vaut mieux se réjouir que se plaindre.
Certes, loin de moi l’idée de glorifier les combats de boxe
ijui autorisent deux hommes n’ayant aucune haine l’un
contre l’autre à s’entretuer pour quelques livres sterlings
devant des spectateurs qui se passionnent bien moins
pour le déjiloicment des forces et l’endurance îles com¬
battants que pour les paris engagés. Mais il est des com¬
bats moins meurtriers et moins brutaux ; ce sont ceux-là
qu’il faut encourager, car ils contribuent à amplifier le
mouvement cpii entraîne une grande partie de la jeunesse
françai.se vers cet exercice musculaire, qui comme le dit
leDr Peugniez, profes.seur declinique chirurgicale à l’École
de médecine d .àmiens, déveloi:pe à la fois le cœur et
l'esprit.
« Nos élèves, écrit le D» Peugr.iez. parlant de la Société
de boxe française, se bornent à exercer leur machine dans
l;i pratique d un sport ipii développe le sang-froid, le coup
d œil, la hardiesse, tout en resUint hygiéiiûjueet attrayant.
« Les gants .sont là pour protéger contre toute blessure,
écartant le danger, atténuant les coups, assez pour éviter
tou t accident, trop peu pour ne pas enseigner l’endurance.
« L’endurance. lille fait partiedu contingent de (pialités
que confère la boxe. Elle arme l’enfant contre la douleurj
de façon que, devenu grand, il ne reste pas à sa merci
sans courage et sans énergie, se croyant mort à la pre¬
mière piqûre et s’évanouissant en voyant la première
goutte de sang...
ic Pourcpioi ne pas aguerrirde bonne heure l’enfant contre
l’importune semsibilité qui ajoute au mal l’impatience de
l’endurer? Plus on l’apprivoi.sera avec la douleur,^ plus
on lui ôtera « la peinture de l’étrangeté », comme eût dit
Montaigne.
<1 11 faut cependant (pie, sans être brutal, l'exercice porte
en lui-inême la sanction des fautes qu’on y commet. On
joue distraitement les jeux oû l’on peut être maladroit
sans ri.scpie. Un volant qui tombe ne fait de mal à
personne. Mais rien ne dégourdit les bras comme d’avoir
fa tête à couvrir. Rien ne rend le coup d’œil si juste que
(l’avoir à garantir les yeux.
« Ces critiques sur les prétendus dangers de la boxe
écartées, je voudrais vous montrer (juc nous ayons là
l’exercice le mieux approprié au développement régulier
de toutes les parties du corps, celui (pii perfectionne le
plus vivement le plus grand nombre de nos aptitudes
phvskiues, accroît dans la plus grande mesure 1 énergie,
salis (létruire l’harmonie des proportions et des formes ».
Si donc l’admiration un peu cxce.ssive ([ue d’aucuns
manifesteront devant vous pour les champions du ring
vous agace et vous horripile, domptez votre agacement
et pensez (pie cette exagération est la rançon d'un bien
véritable.
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— V —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LA VENTILATION DU
MÉTROPOLITAIN DE PARIS
Nous avons indiqué dans un précédent article les prin-
ci])ales causes de pollution de l'air du métropolitain de
Paris.
Par suite de l’intensité exceiitionnclle de la circula¬
tion, la quantité d’acide carbonicpie jiroduite est consi¬
dérable et la viciation de l’air très rapide.
D’une manière générale, la ventilation est assurée
pendant la nuit par l’ouverture des portes d’accès aux
stations, lesquelles ont été munies do grilles à cet effet ;
cette ventilation nocturne est très efficace et suffit
prescpie partout à ramener la proportion d’acide carbo¬
nique à un chiffre voisin de la proportion normale de l'air
extérieur. Mais une heure après la mise en marche des
trains, les effets de la ventilation nocturne ont déjà dis¬
paru.
Pendant l’exploitation, un renouvellement rapide de
l’air est nécessaire pour éviter une augmentation exces¬
sive de la proportion d’acide carbonique.
Les soufflets d’air en apparence très intenses que l’on
constate à l’entrée et à la .sortie de certaines stations
n’entraînent, contrairement à ce que l’on ])Ourrait sup-
lioser, que des déplacements d’air ])eu importants, .sans
grande ré])ercus.sion sur la composition chimique de l’air
des tunnels.
l-es lignes alternativement à l’air libre et en souterrain,
dans lescpielles les tunnels, de longueur relativement
faible, sont largement ouverts aux deux extrémités,
sont dans des conditions très favorables i)our la forma¬
tion d’un courant d’air continu. Aussi la composition
chimicpie de l’atmosplmre y est généralement .satisfaisante.
Ainsi sur la ligne n" 2 Nord, de la station Anvers au
terminus Nation, on ne constate, dans toute la partie en
souterrain, que des teneurs en acide carbouiiiue variant
de 52 à 78 litres j)ar 100 mètres cubes et dont la moyenne
est inférieure à 60 litres. Sur la ligne n" 2 Sud, entre Troca-
déro et Nation, la teneur varie de 33 à üo litres et est en
moyenne voisine de .}5 litres.
Ces chiffres sont très satisfaisants; il n’en est pas de
même dans les parties en soutermin sur de grandes lon¬
gueurs, comme la ligne n" 1 Maillot-Vincennes,
ligne n" 3 Villiers-Canibetta, la ligne n" .( Clignancourt-
Porte d’Orléans, où la teneur de iqo litres d’acide carbo¬
nique ])ar 100 mètres cubes d’air, con.sidérée comme
rendant l’atmosphère insalubre, n’était malheureusement
p,as exceptionnelle, avant cpie l’on ait |)ris des me.sures
spéciales pour assurer le renouvellement de l’air.
Pour ventiler ces longues parties en souterrain, deux
systèmes ont été employés : la ventilation naturelle par
des baies en communication directe avec l’air libre,
généralement dans les stations o\i aux abords, et la venti¬
lation artificielle au moyen de ventilateurs prenant l’air
au-des.sus du .sol et le refoulant dans le souterrain. ‘
\ cnttlatcurs. — Les ventilateurs n’ont pas donné do
résultats très satisfai.sants.
Un ventilateur de mètres de diamètre étudié ])our
déltiter 100 mètres cubes à la seconde, actionné par un
moteur de 25 HP et pouvant tounier à 150 tours par mi¬
nute, a été installé à titre d’essai en 1908 sur la jilace des
Ternes, à côté de la station du même nom de la ligne
11" 2 Nord.
Le fonctionnement à grande \dte.sse produisant dans
la station des Ternes des courants d’air intolérables,
<m a dû réduire la vitesse à iio tours par minute et ra¬
mener le débit à 75 mètres cubes par seconde.
Malgré cela, on est obligé, pour ne pas incommoder
le public et les employés, de ne le faire fonctionner régu¬
lièrement que pendant la nuit, et d’une manière discon¬
tinue pendant quel<iues journées d’été. Mais la ventila¬
tion nocturne a lieu d’influence .sur la comjrasition de
l’air pendant le jour. Le fonctionnement diurne du ven¬
tilateur produit une amélioration très notable jusqu’aux
stations voi.sines Ktoile et Courcelles, rapidement dé-
croi.ssante au delà et négligeable à la troisième station,
ijui est celle de Villiers.
Un antre ventilateur existe à la station Etoile: il
as.sure le renouvellement de l’air dans la station riiéme,
mais en refoulant l’air vicié, principalement dans la di¬
rection des Tenies et au delà de celte station, de sorte
que l’on constate entre Monceau et les Ternes des jjro-
portions d’acide carboniipie élevées, supérieures de près
de 50 p. 100 à celle des parties voisines Villiers-Monceau
et Ternes-Etoile, où la circulation des voyageurs est sen¬
siblement la môme (par exemple, jiendant le (luatrième
trimestre lijoy, yo et 108 litres contre 68 et 70 litres).
Peut-être obtiendrait-ou de meilleurs résultats avec
des ventilateurs plus petits, ne débitant que 30 à .)o mè¬
tres cubes par seconde, jdacés à une certaine distance des
stations ou disposés de manière à diriger le courant
d’air du côté opposé à la station. Mais les petits venti¬
lateurs, néces.sairement à marche rapide, produi.sent un
bruit de sirène très désagréable, fhi ventilateur installé
dans le parc Monceau a donné lieu à de multiples plaintes
Cependant la ventilation artificielle a été appliquée à
l’étranger dans un certain nombre de souterrains de grande
longueur pour les(piels la ventilation naturelle était
insuffisante.
En général les ventilateurs sont placés entre les stations
et asjnrent l’air vicié pour le rejeter au dehors, l’air frais
pénétrant par les stations.
Dans le chemin de fer souterrain de Boston, les venti¬
lateurs, d’une puissance de 12 chevaux, sont placés ])ar
groupes de deux et calculés de manière à renouveler
l’air en 15 minutes.
Au tunnel sous la Severn du Great Western Kailway
de .( 3/8 milles de long (7 kilomètres) l’air est aspiré vers
le milieu par un ventilateur suffisant pour renouveler
l’air du tunnel en 10 minutes.
Le tunnel .sous la Mersey, reliant les villes de l.iverpool
et Birkenhead, (pii a deux milles de long (3''™, 200) et qui
est parcouru par une double ligne de tramways électriques,
est ventilé au moyen d’une galerie .spéciale, iiarallèle au
.souterrain et dans kuiuelle aspirent des ventilateurs
débitant 1350.000 pieds cubiques (27"''') par minute, ce
(pii suffit pour renouveler l’air du tunnel en y minutes.
A Paris, les distances entre les stations ne sont pas
assez grandes ])our que l’on soit oliligé d’avoir recours à
des installations aussi complètes.
Baies d’aération. — En raison des inconvénients que
pré.sente la ventilation artificielle, on a eu surtout recours
'à la ventilation naturelle. Celle-ci est malheureu.sement
très irrégulière et dépend non seulement de la sit\iation
des lieux, mais aussi des circonstances atmosphériques :
température, direction du vent, etc. Tout le monde a pu
constater ipie, aux entrées de quelques stations, il se pro¬
duit certains jours un courant d’air intolérable, qui
n’existe plus queUpies jours ajirès. /
Il faut des conditions particulièrement favorables
pour que l’ouverture d’une baie d’aération produise une
ventilation effective, sur une grande longueur de souter¬
rain. Cela i)arait être le cas cependant lorsque la baie se
trouve au point bas d’un tunnel en rampe continue et
qu’il en existe une autre au point haut : on conçoitque, ,
dans ce cas, il se produise, comme dans une cheminée, im
tirage donnant naissance à un courant d’air continu.
- VI -
station Thermale de CHATEAU -THIERRY
Source du MONT-MARTEL
HORS COxNCÜURS, PARIS 1900
Établissement d 'Hydrothérapie ouvert toute l'année
Station climatérique admirable — Site merveilleux
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à Chateau-Thierry (Aisne), est remarquable par ses propriétés toniques, diurétiques, résolutives et fondantes.
Spécialement prescrite dans le traitement de l’arthritisme, de la gravelle, des lithiases, des allections du foie, de
l’estomac et des rems, elle est le spécifique par e.vcellence de toutes les congestions, hvpostases et engorgements, ainsi
que des maladies par ralentissement de la nutrition, l’anémie, la neurasthénie et la tuberculose.
- VII —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
Ainsi, les travaux de raccordement de la ligne n" 8
à la ligne n" i exécutés en 1908 près de la place de la
Concorde, ayant provoqué en ce point une aération no¬
table, ont eu pour efifet d’améliorer considérablement
l’atmosphère de La ligne du Palais-Royal à l’Etoile,
comme le montrent les chiffres ci-après :
Litr
Acide
lUoile-Alma
Al 1 f
Mi f 1 1 -es..
Champs-Klysées-Concorde
Co 111
Tu 1 11 K 1 . Ï02 (>(>
te Ut 1 1 nus sur une grande longueur paraissent
;itt 111 1 ; la ligne est en rampe continue du
raccordement en question à là place de l’Etoile.
La Compagnie du Métropolitain est autorisée à ouvrir
à lit Concorde une baie qui donnera vrai.semblablement
des résultats très favorables.
Ce n’est cpie tout à fait exceptionnellement que les
baies d’aération ont des effets aussi étendus, car il se
])roduit rarement des courants d’air continus sur une
grande longueur de souterrain.
Mais la circulation des trains agit à la manière du
piston d’une pompe, par aspiration et i)ar refoulement,
pour détenniner des entrées et des sorties d’air alter¬
natives qui assurent un mélange tout au moins local de
Vair extérieur et de l’air du tunnel et par suite une
amélioration dans la composition de celui-ci.
Ainsi l’évent placé dans le scpiare de la tour Saiut-
Jacques a ramené le nombre de litres d’acide carbonique
par 100 mètres cixbes d’air dans le souterrain Hôtel-de
Ville-Châtelet de 109, 140, ii6, à 60, 67, 77, 72.
Les ouvertures ménagées dans la station Hôtel-de-Ville
ont encore fait tomber la porportion d’acide carboniiiue
dans les tunnels adjacents Châtelet-Hôtel-de-Ville et
Hôtel-de-Ville-Saint-Paul de 73 à 59 et de 68 à 58.
Une baie ouverte dans le souterrain Sentier-Réiiunuir-
Sébastopol a ramené la proportion d’acide carbonique
de 104 à 48 dans ce tronçon, avec amélioration dans les
tronçons suivants (80 au lieu de 105 et 93 au lieu de 137).
Les prises d’air des stations Bréguet, Sabin et Richard-
Lenoir ont réduit à 43,44 litres au lieu île 60,62 la pro-
liortion d’acide carboniipie dans les tunnels voisins.
IVautres ont donné des résultats moins complets :
ainsi malgré ses grandes dimensions, la baie ouverte dans
la station Rome ne donne d’effet utile ipie dans l’un ou
l’autre des .souterrains adjacents, suivant les conditions
atmosphériijues : encore cet effet est-il souvent très faible.
On a notamment trouvé les proportions suivantes d’acide
carbonique en litres jiar 100 mètres cubes d’air.
Rome-Villiers . * 64 n?
Clichy-Rome . 96 91
On a cherché à vérifier le sens et la vite.sse du courant
d'aération, mais cette détermination jirésente des diffi¬
cultés en rai.son des tourbillons formés par le passage de
trains nombreux et de directions opposées. Pour éliminer
dans la mesure du possible cette cause d’erreur on place,
à égale distance des extrémités du tunnel, deux anémo¬
mètres enregistreurs, un sur chaque jiaroi, dans la di¬
rection même des trains qui suivent cette paroi.
Les anémomètres toiinient alternativement dans nn
sens et dans l’autre, suivant la direction des courants
d’air, donnant des lectures juisitives ou négatives et
tinalement indiquent une vitesse moyenne, résultante
des vitesses successivement enregistrées. On poursuit
l’expérience pendant 20 minutes environ, après qu’il
est passé 7 trains dans chaque sens.
Les résultats suivants ont été obtenus avec cette mé¬
thode de part et d’autre de la station Rome en No¬
vembre 1906.
Tunn el
Clich y-
Roiue..
Tunnel
Riome-
Villiers.
Anémomètre Anémomètre
côté côté Direction du
montant, descendant, courant d’air.
Vitesse du
courantd’air.
-j-i2fi2 -t- 3 Rome vers 1 262 — 3 _
Clichy. 20x60
-f 732 -j- 263 Villiers ve
La baie de la station Rome n’assainissait donc à cette
date que le tunnel Clichy-Rome, ce que confirment les
proportions d’acide carbonique trouvées par l’analyse
et indiquées ci-dessus (64 litres entre Clichy et Rome
contre 96 entre Rome et Villiers).
Les sorties de secours aménagées dans certaines stations
pour permettre une évacuation rapide en cas d’accident
forment en même temjjs des prises d’air, car on peut
les laisser ouvertes, le public n’ayant pas à souffrir des
courants d’air qui se forment dans les couloirs d’accès,
puisque ces sorties ne sont pas utilisées en sendee normal.
En raison de l’effet purement local obtenu avec cer¬
taines haies d’aération, on a été conduit à les ménager
de préférence dans les stations, car c’est là qu’il est le
plus important d’avoir un air pur ; en voici les raisons :
i" Un plus grand nombre de voyageurs se trouve
rassemblé dans les stations que dans les autres parties
du souterrain.
2‘> Le renouvellement de l’air dans les voitures est
moins rapide pendant les stationnements qu’en pleine
marche.
3" L’évacuation de la fumée et de la chaleur est plus
rapiile en cas d’incendie et les voyageurs ont plus de
facilité pour s’échapper de la station.
Mais l’on ;su heurte alors à un autre inconvénient-
Texistence de courants d’air quelquefois inadmissibles
pour le personnel et pour le ])ublic stationnant sur les
quais. î’our ce motif, les prises d’air à Li station
Hôtel-de-Ville ont dû être en grande partie fennées
par des vitrages mobiles.
Ces inconvénients n’existent jias j)our les ouvertures
ménagées en [xleine voie, où les courants d’air, très fa¬
vorables à la ventilation, peuvent être tolérés. 11 y a donc
certains avantages non négligeables à placer les baies
en dehors des stations. Nous ajouterons que, en général,
leur em])lacement est déterminé par les dispositions de
la voie [xublique et ne peut être modifié arbitrairement.
11 semble donc que la multiplication des baies d’aéra¬
tion soit le seul remède, et d’ailleurs un remède généra¬
lement efficace, à la pollution de Tair des parties sou¬
terraines du métropolitain. Déjà de nombreuses baies
ont été ouvertes et les zones dans lesquelles la propor¬
tion d’acide carbonique liépasse 100 litres par 100 mètres
cubes sont devenues rares. On rencontre encore cette
pro])ortion dans quelques tronçons, mais de nouvelles
baies sont projetées, notamment aux stations Louvre,
Tuileries, Place de la Concorde, Champs-Elysées sur la
ligne I, près de la station Place Blanche sur la ligne 2,
et en de nombreux points de la ligne n“ 4 (Porte de Cli-
gnancourt-Porte il’ürléans).
L’exécution de ces tnivaux améliorera encore une
situation que les analyses démontrent liéjà à peu jxrès
partout satisfaisante, et ce n’est qu’en îles jioints parti¬
culiers, que l’on jiourra être encore obligé de recourir à la
ventilation mécanique, malgré scs inconvénients.
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- IX —
CHRONIQUE DES LIVRES
Précis de Médecine opératoire
par le 1)' Paul Lecène, professeur
agrégé à la Faculté <le médecine de
Paris, chirurgien des hôpitaux,
1911, I vol. petit in-8 de 307 pages,
avec 321 figures originales dans le
texte, cartonné, 10 fr. (Bibliothèque
du doctorat en médecine de Gilbert
et Fournier, Paris, J. -B. Baillière
et fils, 19, rue Hautefeuille).
Le Précis de médecine opératoire
de Lecène vient à son heure et
remplit parfaitement son but. Après
le merveilleux livre de médecine
opératoire du regretté Farabeuf,
il semblait que tout fût dit et (ju’on
n’eût plus rien à publier sur ce
sujet. Cependant, l’étudiant se plai¬
gnait de ne point avoir à sa dispo¬
sition un ouvrage moins complet,
aussi riche en figures, où il pût
trouver, décrit à propos de chaque
opération, un seul procédé : celui qui
est couramment enseigné et usité.
Le livre de Lecène comble cette
lacune : il n’a d’autre prétention
que d’étre « un manuel d’amphi¬
théâtre à l’usage des étudiants ijui
préparent le troisième examen du
doctorat . . Mais cet ouvrage . élé¬
mentaire et pratiipie » est très clair,
très précis ; il fait admirablement
comprendre à l’élève les différents
temps, toujours bien réglés, d’une
opération cadavériciue ; il lui en¬
seigne surtout avec précision les
différentes attitudes qu’il devra
adopter, pour exécuter commodé¬
ment et correctement l’opération.
Le texte est substantiel, renfer¬
mant tous lès renseignements néces¬
saires à la bonne exécution de l’opé¬
ration, mais rien que ceux-là : il n’y a
pas un détail oiseux. Les points im¬
portants sont en italiques. Le texte
est facile à suivre, grâce aux très
nombreuses figures qui l’illustrent.
Ces figures sont toutes faites sur des
ilocuments jihotograjihiipies et sont
vraiment « [larlantes ».
D’un format élégant et commode,
ce précis de médecine opératoire de
Lecène est ajipelé à un réel succès.
Albert Mouchet.
Traité d’hygiène militaire, par
G.-H. Lemoine, P'au Vabde-Grâce.
I vol. in-H. 12 fr., Paris, Masson
et Cie.
Cet ouvrage est le résumé du
cours professé, de]juis dix ans, au
Val-de-Grâce, par l’auteur. .\u mo¬
ment d’abandonner ])Our d’autres
fonctions .son enseignement, le .sa¬
vant profe.sseur a eu l’heureuse pen¬
sée d’en fixer les graniles lignes en
un volume, «pii sera jiotir les méde¬
cins militaires un vade mccum indis¬
pensable. Les médecins civils ne
le liront pas avec moins d’intérêt.
La plus grande partie des questions
traitées les intére.ssent : les lois
et les procédés de l’hygiène ne
changent pas par le .seul fait que
l’homme porte un uniforme et vit à
serne. La vie spéciale du soldat,
la néce.ssité de concilier les mesures
hygiéniques avec les exigences de la
défense n.ationale soulèvent cepen¬
dant pour le médecin d’armée un
certain nombre de problèmes ignorés
du médecin civil ; mais, précisément
parce cju’il les ignore, il jirendra
intérêt à l’exposé des efforts pour¬
suivis jjour les résoudre, des diffi¬
cultés rencontrées, et il en tirera
des enseignements applicables à l’hy¬
giène des agglomérations civiles, à
l’hygiène familiale et individuelle.
Dans un avant-propos, M. Le¬
moine expose brièvement l’histoire
et l’organisation actuelle île l’hy¬
giène militaire, et montre, non sans
un légitime orgueil, les progrès ac¬
complis depuis vingt ans dans l’état
sanitaire des troupes par l’effort per¬
sévérant du service de santé; il
fait re.ssortir le rôle joué par ses col¬
lègues de l’armée dans les ])rogrès
de l’hygiène générale, et combien la
population civile elle-même a béné¬
ficié de leurs importants travau.x.
Puis il discute le problème si im¬
portant des conditions d’aptitude au
service militaire.
L’hygiène des exercices, l’hygiène
aljmentaire, l’hygiène du vêtement
l’ârrétcnt longuement. Les h.-ibita-
tions du soldat, casernes, hôpi¬
taux, installations de fortune,
avec les questions d’aération, de
chauffage, d’éclairage, d’évacuation
des matières usées, sont l'objet
d’importants chapitres. 11 en est de
même de la pro])hylaxie des maladies
contagieuses et de la désinfection.
L’ouvrage se termine par une
étude des règles d’hygiène spéciales
atix pays chaïuls, de ce ijul est utile
à connaître au moment île la pré¬
paration d’une expédition lointaine.
Tout cela est fortement documen¬
té, expo.sé dans une langue claire,
simple, illustré de nombreuses gra-
vtires. Bien des parties sont origi¬
nales et représentent la contribu¬
tion apportée à l’hygiène militaire
par l’œuvre clinique et expérimentale
de M. G.-H. I.emoine ; mais, ce qui
est la qualité principale de ce livre,
c’est celle qui domine toute l’œuvre
scientifique déjà considérable de
l’auteur, celle que Gœ-the appelait le
génie de l’humanité, lu bon sens,
c’est-à-dire l’esprit critiqtie avisé et
réfléchi, ouvert à toutes les notions
nouvelles, deiuaiulant aux décou¬
vertes du laboratoire ses idées direc¬
trices, mais exigeant, avant de les
appliipier, le contrôle de la pratique.
Il est ré-confortant de penser que
l’hygiène de nos soldats est confiée à
de tels hommes. Je souhaite au livre
de M. G.-H. Lemoine tout le .suc¬
cès qu’il mérite. G. Linossier.
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saire, que la forme pittore.sque, familière, pratique .stiar-
tout, adoptée par l’auteur était bien celle qui contieiit
au médeciu déjà lancé dtuis la pratitjue, à qui le tempn
manque jxmr suivre au jouir le jour la marche évidem¬
ment jtrogressive, mais un peu sinueu.se, de la scienee
contemporaiiie, et qui, dans uii cas embarrassant, desüre-
trouver de suite la solution eliercliée, donnée non à Ih
façon des manuels secs et itupersonnels, mais dictée patir
un lies maîtres dont le sens clinique, la sagesse et la pen-
dence font autorité dans l'a science.
Ce volhme, c’est HiiCHARn lui-même appelé en con-
sultationi et jiarlant au lit du malade, débrouillant clai-
Tcmcnt une jiatliogénie bien clini(|ue et dégagée des
brumes des laboratoires, faisant ressortir les symptômes
qui seuls dbivent compter, et dictant avec une ë.viiérienee
coufionunéela marche asnivrepour un traitement ra tionuel.
Nulle part, 00 me sanit la tendanci? au livre, à l’œuvre
d'airain,, c’est magistral néanmoins par l’autorité qui
s’en dégage. 11 s’y trouive de tout : de r élémentaire qu'on
ne répétera jamâiis trop parce qu’il es-t fondanieatat : du
rafime aussi, des anaJvses minutieiises et des interpré¬
tations délicates,, oùi F’aiutenr apporte tonte l’antorite de
,sa longue expérience. Ili faut lire tontes ces con-suitations,
aussi cajitivantes que les CUniq/ms de Teousseau, dont
elles rappellent la. magistrale luciilîfé et qui empoignent
le lecteur avec une puissance irrésistible.
Un jiremier voliiime traite de la Thérapeutique clinique
en général, des méilications, de leurs indications et de
Un second volume est entièrement consacré à hi Théra¬
peutique clinique des maladies du cœur etàl’exjjo.sé com-
I)let (le nos connaissances sur V artériosclérose.
Le troisième et dernier volume, ijui vient de jjarailre,
est consacré au.x Maladies de l'appareil respiratoire et de
l'appareil digestil.
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- XIII —
NÉCROLOGIE
HENRI HUCHARD
Le Dr Hii.NRi Huchakd vient de succomber
après une longue et douloureuse maladie à l’âge de
soixante-six ans. Interne des hôpitaux en 1H67, doc¬
teur en médecine en 1872, médecin des hôpitaux en
1878, il fut élu membre de l’Académie de Médecine
à une énorme majorité en i8cj6. Le D' Huchakd était
officier de la Légion d’honneur; victimedu devoir pro¬
fessionnel, il perdit un œil jicndant son internat ;
c’est à cette époque qu’il reçut la croix de chevalier.
Le Dr Huchakd ne fut pas professeur, l’école
en fut jirivée par les « règlements surannés » du recru¬
tement, mai.s il prit une magnifique revanche en pro¬
fessant magistralement pendant tant d’années, dans
cet amphithéâtre Laënnec de Xecker aménagé de ses
propres deniers, attirant en foule les, auditeurs, non
seulement les étudiants mais aussi et surtout les mé-
ilecins qui trouvaient dans son ensei¬
gnement un trésor inépuisable et sans
ces.se renouvelé. « Ne doit intéresser le
médecin, me disait-il, le jour oii j’en¬
trais dans son service, comme interne,
en 181J5, que ce qui est pratique. Posez
bien votre diagnostic ; ceci fait, votre
tâche commence avec l’application du
traitement ». C’était à cette époque un
langage presque nouveau pour nous ;
l’enseignement de la thérapeutique
existait à peine, et l’on comptait les
services hospitaliers, où l’on daignait,
s’en occuper. L’étude des maladies de
l’appareil circulatoire fut sa constante
préoccupation, mais il aimait à rappeler (ju’il avait
commencé la série de ses si nombreux ouvrages en
faisant en collaboration avec Axenfeld un « Traité
des Névroses ».
On peut dire qu’il a touché à tous les sujets dans
scs pulilications innombrables, dans le Journal des
praticiens qu’il fonda et dont il assura le succès, dans
ses commixnications à r.\cadémie, dans les différents
congrès où il était toujours écouté. « Son œuvre pleine
de faits et d’une science inépuisable a fait de lui une
autorité que partout l’on cite 1 . C’est ainsi cpie s’ex¬
primait Potain à l’occasion de l’élection de Huchard
à l’Académie en 1897. Deux œuvres dominent les
autres : ses Consultations médicales et son grand et
magistral Traité des maladies du cœur et des vaisseaux.
' Avant lui, disait hier un professeur à laFaculté, il
n’existait pas de traitement des maladies fin cœur. »
Jusqu’à ses découvertes on ne voyait que les lésions
des orifices de l’organe, véritables cicatrices contre
lesquelles la thérapeutique estévidemment impuis¬
sante (malgré le dire intéressé de certains médecins
étrangers). 11 a montré que si la lésion est irréduc¬
tible, l’avenir des maladies du cœur n’est jias cejien-
dant aussi sombre qu’on pouvait le croire.
" Il n'est pas, disait-il, de maladies dans lesquelles
il soit plus possilile au médecin de reculer la fatale
échéance. » Le terrain sur lequel évoluait ralfection
c.'irdiaque était une de ses grandes préoccupations et
son effort portait sur les mille façons de soulager le
travail de l’organe menacé. 11 insistait et jamais trop
sur l'importance capit.'de du régime dans les cardio-
Iiathies artérielles, appelant l’attention sans cesse
sur l’influence nocive pour les vaisseaux et le rein
des iioisons introduits dans l’organisme par une
alimentation mauvaise. La thérapeutique ainsi
comprise devient efficace dans cette période présclé¬
reuse caractérisée par l’hyiiertension artérielle qui, si
elle n’est jias combattue, aboutit fatalement à la
déchéance cardiaque.
.‘\ussi « frappant avec le même marteau sur le
même clou », il nous disait : L’auscultation vous
indique « que la maladie est au comr, soit, mais le
danger est au rein ; le traitement des cardiopathies
artérielles doit être rénal ou il n’est pas. »
Puis lorsipie le traitement vasculaire et rénal ne
suffisait pas, alors il intervenait avec une médication
cardiaque merveilleuse, maniant avec une sûreté de
main qui lui était personnelle les « médicaments
héroïques » comme il aimait à les appeler.
L’étude de l’action desmédicaments
sur le cœur et les vaisseaux le pas¬
sionna. N’est-ce pas à lui que nous
devons la posologie merveilleusement
établie maintenant de la digitale ?
lèn mettant en praticpie ces notions
réellement nouvelles et admirable-
mentprécisées.il aprolongé l’existence
de milliers de malades et à ce titre
« il doit être mis au rang des grands
bienfaiteurs de l’humanité ». comme
a pu l’écrire le professeur Konix.
De tous les jiays les malades sont
accourus vers lui. A sa Clinique du
cœur que son énergie toujours vivace
lui avait fait créer lorsque aiiprochait l’heure de la
retraite des hôpitaux, les malades venaient en foule
ces jours-ci demander de ses nouvelles. C’est que le
IF Huchard, s’il était un éminent médecin, était
aussi homme d’un'grand cœur, d’une sensibilité
extrême malgré son .apparence parfois un peu rude.
Les luttes .souvent vives qu’il eut à soutenir en
étaient la cause. Sa haute situation conquise ]}ar un
effort jamais lassé lui avait valu des envieux, il fut
souvent attaqué, mais par ceux tpii ne le connais¬
saient pas.
'( Remercions vos ennemis, lui disait le professeur
Roiîin, le jour de rinauguration de la Clinique du
c(i!ur, ce sont eux qui vous ont trempé en vous exci¬
tant à faire plus encore, à vous élever toujours davan¬
tage par un incessant labeur. »
C’est ainsi que clinicien remarquable, thérapeute
de premier ordre, polémiste redoutable, le IF H. Hu¬
chakd conquit malgré les difficultés élevées sur sa
route la place la plus enviée parmi les médecins les plus
connus de tous les jiays. Ce fut un Français aimant
profondément sa jiatrie, et son liernier article écrit
sur son lit de mourant intitule » la médecine com¬
merciale » fut une dernière iireuve de .son « chauvi¬
nisme et de son grand désintéressement.
L’ieuvre du IF Huchakd est extrêmement consi¬
dérable: il fut un maître dans toute l’acception du
mot, adoré de ses élèves qu’il sax-ait conquérir par une
bonté et une indulgence sans exemple. Il restera une
des grandes ligures de la science française.
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XIX —
DIÉTÉTIQUE ET FORMULES
RECETTES DE RÉGIME
PotaRC aux pois cassés à la fran¬
çaise. --- Prenez (juantité sufli-sante
de pois cassés, lavez et mettez dans
la marmite ; faites bouillir au moins
tiiK] à six heures. Pour peu qu'ils ne
soient ])as de l'année, même au bout
(le ce temps ils ne sont ])as encore
souvent très cuits ; il faut alors les
avoir mis tremper, dès la veille, dans
un peu d'eau tiède. Vers la lin de la
cuisson, on ajoute un peu de beurre
frais, on écrase, on passe et on sert.
thiehiues personnes y ajoutent de
petits morceaux de ])ain carrés et
Irits, ce (pii constitue la /lanV; aux
l.e pois est un des légumes l(;s plus
on se trouve liien, en général, de ne
pas alambicpier la cuisine, l'estomac
la supporte mieux.
Potage riz au lait. - - Prenez cin-
ipiante grammes environ de riz,
bonne (pialité, par couvert, lavez et
mettez dans de l'eau, faites bouillir
environ deux heures, vers la lin
mouillez avec du bon lait bouillant
et servez. On peut y ajouter une
liaison de jaunes d'œufs, ou du
zeste de citron.
Potage aux haricots rouges. -
l'aites cuire des haricots ronges avec
du sel, deux ou trois oignons, passez
en purée et mouillez avec le bouil¬
lon de cuisson. -Vjoutez du beurre et
versez sur des croûtons frits.
Potage aux marrons. -
ses châtaignes et dé-corthiuez-les,
faites alors revenir dans du bon
beurre, trois ou quatre oignons et
mouillez avec du bouillon de hari¬
cots ou de lentilles, b'aites de nou¬
veau bouillir les marrons pendant un
(juart d'heure environ dans un tiers
de celui-ci. Ensuite écrasez-les, sauf,
tiers, et faites une purée .avec les
deu.x parties restantes du bouillon.
.\u moment de servir ; ajoutez quel-
ipies cuillerées de lait.
Ce potage est très réconfortant.
Potage au céleri. - Lavez et cou¬
pez par petits morceaux du céleri
en assez grande quantité, faites-le
blanchir et cuire ensuite avec eau,
sel, cpielques condiments si l'on veut ;
ajoutez de la purée de légumes et je¬
tez sur des cubes ou tranches de ])ain
frit.
Potage julienne à la française. -
Prenez des carottes, navets, panais,
poireaux, céleri, du cœur de chou
(jne vous coupez en petits lilets, de
l'oseille, laitue, cerfeuil, (pie vous
hacherez un peu, des ])ois verts ou de
petites fèves : faites cuire à moitié
avec du beurre. Mouillez de bouillon
de haricots ou de consommé de lé¬
gumes ; achevez de cuire, ajoutez
de la purée de lentilles ou autre si
vous voulez mettre à consistance
voulue, salez et servez. On peut
aussi épaissir avec un lieu de riz.
F>otagc au pain ou panade.
Prenez du bon pain de ménage,
blanc ou bis, coupez par tranches et
faites-le bouillir pendant une heure
environ dans une quantité .suffisante
d’eau, ou mieux de bouillon de hari¬
cots. .\joutez un peu de bon beurre
ou un peu de lait, et .servez à consis-
y casser un'œuf (pie l'on bat avec le
poL-ige au moment de servir. Ce jm-
Potage au potiron. Faites cuire
du potiron ou de la citrouille à l’or¬
dinaire, ajoutez deux ou trois oi¬
gnons revenus dans du beurre selon
l’art, — imis servez après une légère
recuisson. On peut y ajouter, selon
besoin ou convenance, du lait, un
amf ou du sucre, ou même de la
farine ou de la mie de pain grillée.
Potage au melon. -- Faites bouil¬
lir et cuire la chair d’un melon brodé
moyen, coupé par morceaux dans un
litre d’eau, versez melon et bouillon
dans une casserole où vous avez
fait frire un oignon, salez, (pieltpies
grains de poivre sont nécessaires
pour s’opposer à la vertu froide et
fébrifiante de ce fruit. Mêlez à de la
mie de jiain et servez.
On prépare de même les potages
aux concombres^ tomates, chicorée,
laitues, oignons verts, etc., ou tous
autres analogues sans qu’il soit be¬
soin de s’étendre davantage.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
CONTRE LA SCIATIQUE
Le traitement rationnel de la
sciatique est à la fois causal et symp¬
tomatique.
i" Dans les cas légers de scia-
ti(iue aiguë et récente, recourir
aux médicaments antinévralgiques
multiples.
l’vramidoa.
lirDiuhydr.atc de quinine . oi-'bio
Poudre d’opium . ocboz
F. s. a. mi cacJiet; u" 12. Deux ou
trois par jour.
Ou bien, toutes le.s deux heures,
une des pilules :
Sulfate de quinine . ow.io
bleu de méthylène . o<^,oi
E.xtiait de coca . o’^,o$
F. s. a. une pilule ; ne 30 semblables.
On peut prescrire également l'as¬
pirine, l'antifehrine.
-Applications locales, de vésica¬
toires successifs, ou de chlorure de
méthyle, ou de salicylate de méthyle
ou de chlorolorme, ou d’emplâtres,
ou de mésotane, ou de pommades,
dont la suivante :
Extrait thébaïque . 2 grammes.
Extrait de belladone ... 2 —
Extrait de ciguë - ... i —
Vaseline . 30 —
IL s. a. une pommade.
2“ Dans les cas graves de scia¬
tique très douloureuse ou rebelle,
recourir, entre autres interventions,
aux injections sous-cutanées pro¬
fondes, soit de glycérophosphate de
soude (Albert RontN).
Glycérophosphate 'de
soude.... . 2.‘i grammes.
Eau stérilisée . 100 —
F. s. a. une solution, dont on injec¬
tera aussi profondément que possible et
au point le jilus douloureux, un centi¬
mètre cube cha<iue jour.
Ou bien, de la morphine :
Chlorhydrate de mor¬
phine . o>u,20
Sulfate neutre d’atro-
Eau st(''rilis(V . 20 grammes.
F. s. a. une solution dont on injc-ctera
un centimètre cube deux ou trois fois
Ou bien on pratiquera des injec¬
tions épidurales de sérum, ou de
.Acide phénique . o«r, 20
Chlorure de sodium . . . oi-’%3()
Eau. distillée stérilisée.. 30 grammes.
F. s. a. une solution. Pratiipier tous
les tiois jours, jusqu'à guérison, trois
injections simultanées de 3 centimètres
culres, et dont la première sera épidu¬
rale, la deuxième rétrotrochantérienne,
et la troisième sera faite sur le milieu
de la face postérieure de la cuisse
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NOUVELLES
PRIX DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance annuelle du 13 décembre
L’Académie de médecine a tenu sa séance annuelle le
13 décembre sous la présidence de M. Dieulafoy, j>rési-
dent, assisté de MM. Lannelongue, vice-président ; Jac¬
coud, secrétaire perpétuel ; Weiss, secrétaire annuel, et
Hanriot, trésorier.
M. Thoinot a i)rononcé l’éloge de Paul Brouardel,
M. Weiss a lu le rapport général sur les prix décernés en
1910 et M. le président a proclamé les lauréats :
Le Prix de l’Académie (i,ooo fr.) est décerné àM. Paul
Thaon, de Paris. Une mention très honorable est accor¬
dée à MM. Jactiues Parisot et Maurice Lucien, de Nancy.
Le Prix Alvarenga de Piauhy (800 fr.) est décerné à
M. Gabriel Petit, professeur à l’école d’Alfort.
Le Prix Amussat (1,000 fr.) est décerné ii M. Étienne
Verhaeghe, de Lille. Une mention est accordée à M. Ber-
gasse, médecin militaire.
Le Prix Apostoli (600 fr.) est décerné à M. Nogier, de
Lyon. Une mention honorable est accordée à M. Bonne-
foy, de Cannes.
Le Prix François-Joseph Aiidiffred (un titre de
24,000 fr. de rente) n’est pas décerné. L’Académie ac¬
corde : un encouragement (le 1,000 fr, à MM. Xavier De-
lore et André Chalier, de Lyon ; un encouragement de
500 fr. à M. Jules Lemaire, de Paris.
Le Prix Baillarger (2,000 fr.) est décerné à M. Ga¬
briel Doutrebente, de Tours. Une mention très honoarble
est accordée à M. A. Rodiet, de Dun-sur-Auron (Cher).
Le Prix Barbier (2,000 fr) . et partagé entre M. Marie,
de Villejuif, et M. Saccpiépée, médecin militaire.
Le Prix Boggio (4,300 fr.) est décerné à M. Rappin, de
Nantes.
Le Prix Charles Boullard (1,200 fr.) est décerné à
MM. P. Sérieux et J. Capgras, méclecins des asiles d’alié¬
nés de la Seine.
Le Prix Mathieu Bourceret (1,200 fr.) est décerné à
MM. Albert Frouin et Terroine. Des mentions très hono¬
rables sont accordées à M. Bustpiet, de Nancy, M. Ch.
Livon, de Marseille, M. Marcel Nathan, de Paris, M. Léon
Plumier, de Liège.
Le Prix Henri Buignet (1,500 fr.) est décerné à
M. Maillard, de Paris. Une mention très honorable est
accordée à MM. Henri Labbé et Georges Vitry, de Paris.
Le Prix Adrien Buisson (10,500 fr.) est décerné à
MM. de Beunnann et Gougerot, de Paris.
Le Prix Camphell-Dupierris (2,300 fr.) est décerné
à M. Jungano, de Naples.
Le Prix Capuron (1,000 fr.). — L’.Académie décerne :
un prix de 600 fr. à MM. Cathala et Michel.
Le Serrec de Kervilly ; un prix de 400 fr. à MM. Ru-
daiix et Le Lorier.
Le Prix Chevillon (1,500 fr.) est décerné à M. Joseph
Thomas, de Paris. Une mention très honorable est accor¬
dée à M. k. Contamin, de Lyon.
Le Pri.x Civhieux (800 fr.) est décerné à MM. A. Marie
et Beaussart. Une mention très honorable est accordée
à MM. Roubinovitch et Henri l’aillard.
Le Prix Clarens (400 fr.) est décerné à M. Ginestous,
de Bordeaux. Une mention très honorable est accordée à
MM. Frois et Sartory. Une mention honorable à M. Jar-
ricot, de Lyon.
Aucun mémoire n’a été présenté pour le prix Daudet
1,000 fr.).
Prix Desportes (1,300 fr.). — L’.Académie décerne:
un prix de 700 fr. à M. Fleig, de Montpellier ; un prix dé
300 francs, à MM. Rochard et de Champtassin, de Paris ;
un prix de 800 fr. à M. Marcel Labbé, de Paris. Une men¬
tion honorable est accordée à M. Delille, d’Épinal.
Le Prix Falret (700 fr.) est décerné à M. Benon, de
Paris.
Concours Vulfranc-Gerdy. — L'Académie a accordé
en 1910 une récompense de 500 fr. à M. Feuillié, avec le
titre de lauréat ; une récompense de 500 fr. à M. Parturier
une. récompense de 500 fr. à M, Glénard, une somme de
1,500 fr. à M. Paillard.
Le Prix Frnest Godard (1,000 fr.) est décerné à M.
Marcel Brulé, de Paris. Des mentions honorables sont ac¬
cordées à MM. Noël l'iessinger, René Gaultier, Léon Gi-
roux, Émile Feuillié, de Paris, et Georges Boyé, de Vin-
cennes.
Le Prix Pierre Guzman (un titre de rente de 1,328 fr.)
est décerné à M. Camille Lian, de Paris.
Le Prix Théodore Herpin, de Genève (3,000 fr.), est
décerné a M. Félix Rose, de Paris.
Aucun mémoire n’a été présenté pour le prix Herpin,
de Metz (1,200 fr.).
Le Prix Huguier (3,000 fr.) est décerné à M. Mercadé,,
de Paris.
Le Prix Jacquemier (i ,700 fr.) est décerné à M. André
BcKpiel, d’.'Vngers. Une menticin très honorable est ac¬
cordée à M. Paul Boiupiet, de Brest.
Le Prix Labori (5,000 fr.j.est décerné à M. Dominici,
de Paris,
Le Prix du baron Larrey (500 fr.) est décerné à
MM. Bassères et Coste, médecins militaires. Des mentions
honorables sont accordées à MM. Jeanselme et Barbé, de
Pairs, et à M. Pégurier, de Nice.
Le Prix Laval (1,000 fr.) est décerné à M. Albert Ber-
geron, étudiant en médecine de la Faculté de Paris.
Le Prix Henri LoiigUET (3,000 fr.) est décernéùM. Mi¬
gnard, de Paris.
Le Prix Louis (3,000 fr.) est décerné à MM. P.- Emile
Weil, F. Lévy, de i>aris,.et G. ,Boyé, de Vincennes.
Le Prix Magitot (1,000 fr.) est décerné à M. Cruet,
de Paris. Des mentions honorables sont accordées à
M. Amoédo, de Paris ; MM. Dieulafé, de Toulouse et
A. Herpin, de Paris et à M. Louis Morel, de Paris.
Le Prix Mege (900 fr.) est décerné à MM. Léopold Lévi
et Henri de Rothschild, de Paris.
Le Prix Maynet (2,600 fr.) est décerné à M. Louis Bal-
denweek, de Paris.
Prix Adolphe Monbinne (1,500 fr.). — L’.\cadémie
décerne : un prix de 1,000 fr. à M. Cazalbou, vétérinaire ;
un iirix de 500 fr. à M. Joyeux .(Guinée).
Le Prix Nativelle (300 fr.) est décerné à MM. Emile
Perrot et Ernest Fourneau, de Paris.
Le Prix Orfii.a (6,000 fr.) est décerné à MM. Rolants,
Boullanger, Massol et Constant, de l’Institut Pasteur de
Lille. Une mention honorable est accordée à MM. Hébert,
Heiin, Sartory et Schoelfer, de Paris.
Le Prix Oulmont (1,000 fr.) est décerné à M. Jean-
Louis Roux.
Le Prix Perron (3,800 fr.) est partagé entre
MM. Frouin, de Paris ; Genaro Sisto, de Buenos-Ayres ;
Noël Fiessinger et Pierre-Louis Marie, de Paris. Des men¬
tions très honorables sont accordées s\ MM. Abel Gy,
Emile Géraudel et Georges Faroy, de l'aris.
Le Prix Portai. (600 fr.) est décerné à M. J. Thomas,
de Paris.
Aucun mémoire n’a été présenté pour le prix Saint-
laiger (1,500 fr.).
Le Prix Saintour (4,400 fr.) e.st décerné à M. Gabriel
Petit, professeur à l’École d’AUort.
Le Prix Tarnier (4,500 fr.) est décerné à M. André
Delmer, d'.Mfort. Une mention honorable est accordée à
M. Dejouany, médecin militaire. ^
Le Prix Vernois (700 fr.) est partagé entre MM. Fer-
rier, de Vitré, et Lassablière de Paris.
Des mentions très honorables sont accordées à M. Mar¬
cel Bernard et à MM. Imbeaux, Hoc, Devos,, Bétant,
Peter, Klein et Van Lint.
L'Académie décenie en outre des médaillles, pour le
service des épidémies, le service de la vaccine, et le service
de l'hygiène de l'enfance.
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MM. G. Martin, Lebœuf et Roubaud, pour leur ouvrage
intitulé : « Rapport de la Mission d’Études de la
Maladie du Sommeil au Congo français, 1906-1908 » ;
MM. J. Déjerine et André Thomas, peur leur ouvrage
intitulé : « Maladies de la Moelle épinière » ; M. E. Per-
roncito, professeur à l’Hniver-sité royale de Turin, pour
son ouvrage intitulé : « La malattia dei minatori dal
S. Gottardo al Sempione ».
Trois mentions, de i 500 francs chacune, sont accordées
à ; M. Ch. Mantoux, peur son mémoire intitulé : « L’in-
tra dermo-réaction à la tuberculine » ; M. P. Émile-Weil,
])our l’ensemble de ses travaux sur 1’ « Hémophilie » ;
MM. Moussu et Monvoisin, pour leur mémoire sur « Le
lait des vaches tuberculeuses ».
Des citations sont accordées à ; M. Aynauld, assistant à
l’hôpital Pasteur, pour son ouvrage intitulé : « Le globu-
lin des Mammifères » ; M. Léon Rérard, professeur à la
Faculté de Médecine de Lyon, pour son ouvragé sur « Le
coqjs thyroïde, les goitres, les cancers thyroïdiens » ;
M. Jules Milhit, pour son ouvrage intitulé : « Les Opso-
Prix Barbier (2 000 francs). — Le prix est partagé
entre : M. A. Thiroux, médecin-major des troupes colo¬
niales, directeur du Laboratoire de Bactériologie de Saint-
Louis (Sénégal), pour .son mémoire sur « la Maladie du
sommeil et les trypanosomiases animales au Sénégal » ;
.\1. H. Bierry, maître de Conférences à l’École des Hautes-
Études au Collège de France, attaché au Laboratoire de
Physiologie expérimentale à la Sorbonne, pour l’ensemble
(le ses travaux.
Prix Bréant (ioo 000 francs). — Ce prix, destiné à ré¬
compenser celui qui aura trouvé le moyen de guérir le
. choléra asiatique », n’est pas décerné. L’Académie dé¬
cerne, sur les arrérages de la fondation : un prix de
3 500 francs à M. Jules Bordet, directeur de l’Institut
Pasteur du Brabant, ]iour l’ensemble de ses travaux rela¬
tifs aux « Théories chimiques de l’immunité », et pour ses
» Études sur le sérum des animaux vaccinés, les toxines et
les antitoxines » ; un prix de i 500 francs à M. A. Tau-
relli Salimbeni, chef de Laborateire à l’Institut Pasteur, à
Paris, pour l’ensemble de ses travaux sur « Le Choléra et
les Vibrions ».
Prix Godard (i 000 francs). — Le prix est décerné à
MM. L. Ambard et E. Papin pour leur « Étude sur les con¬
centrations urinaires ».
Des mentions très honorables sont accordées à :
M. Carie, pour son ouvrage intitulé : <- La blennorragie
iirétrale chez l’homme » ; MM. Hans et Winiwater et G.
Saintmont, pour leurs travaux relatifs à 1’ « Ovogenèse
et l’organogenèse chez le chat ».
Prix du Baron Larrey (750 francs). — Le prix est
partagé entre : M. Chavigny, médecin-major de i"' classe,
professeur agrégé au Val-de-Grâce, pour ses Études de
« Psychiatrie militaire » ; M. Miramond de La Roquette,
médecin-major à Nancy, pour son étude de la « Ceinture
scajmlaire ».
Prix Bellion (i qoo francs). — Le prix est partagé
entre : M. Imbcaux, docteur en médecine, ingénieur en
chef des Ponts et Chau-ssées, à Nancy, pour son ouvrage
intitulé : ■< Annuaire statistique et descriptif des distri¬
butions d’eau » ; M. Frois, inspecteur du travail, et M. Sar-
tory, secrétaire de la Commissio'i d’Hygiène industrielle,
pour leur mémoire intitulé ; « l es buées et les poussières
organiques dans l’industrie ».
Prix Meoe (10 000 francs). — I..e prix n’est pas dé¬
cerné. Le prix annuel (300 francs), représenté par les
arrérages de la Fciulation, e.st décerné à M“<‘ J. joteyko,
chef des Travaux au Laboratoire de l’Sychc-physiologie
de l’I.Tiiiversité de Bruxelles, et M'*’’ Stefano\v.ska, jwnir
leurs travaux relatifs à » La fcnction imisciilaire » et à la
Psycho-physiologie^de la douleur ».
Prix Dugaste (2 500 francs). — Ce prix quinquennal
est décerné à M. Séverin Icarcl, pour son mémoire inti¬
tulé : « De la constatation des clécès dans les hôpitaux
en France et à l’Étranger. ITtilité de l’autopsie hâtive et
nécessité d’un diagnostic précoce de la mort réelle per¬
mettant la pratique hâtive des autop.sies ».
Prix Montyon (physiologie expérimentale) (750 fr.) . —
Le prix est partagé entre : M. Ch. Livon, pour ses tra¬
vaux de Physiologie expérimentale ; M. Marin Molliard,
pour une série de travaux .sur « La nutrition organique
des végétaux supérieurs dans ses rapports avec la mor¬
phologie ».
Prix Piulii>eau.\ (900 francs). — Le jirix est décerné
à M. Maurice Arthus, profe.sseur de Physiologie à l’Uni¬
versité de Lausanne, pour son travail intitulé : « La séro-
anaphylaxie du lapin ».
ITne mention très honorable est accordée à M. E. For-
geot, vétérinaire départemental à Bourg, jiour ses travaux
relatifs à la « Composition de la lymphe chez les rumi-
Prix Lallemand (i 800 francs). . — Ce prix e.st partagé
entre : M. René Legendre, pour son ouvrage intitulé : « La
cellule nerveuse A’Helix Poniatia » ; M. Aldo Perroncito,
pour son travail, exécuté au Laboratoire de Pathologie
générale et Histologie de l’ilniversité de Pavie, intitulé :
« Les éléments cellulaires dans le processus de dégéné¬
rescence des nerfs ».
Prix Pourat (i 000 francs). — L’.Académie avait
mis au concours la iiuestion suivante: «Action iju’exercent
les rayons X et les rayons du radium sur le développe¬
ment et la nutrition des cellules vivantes. Aucun mémoire
n’est parvenu à l’Académie. La question est maintenue
au concours pour l’année igi.F
Prix Martin-Damourettb (i 400 francs). — Ce prix
biennal, destiné à récompenser l’auteur d’un cuvrage de
physiologie thérapeutiiiue, est décerné à M. E. Laguesse,
pour son ouvrage intitulé : « Le Pancréas ».
Les médecins militaires. — 11 est heureusement et
enfin question d’augmenter le nombre des médecins mili¬
taires français. Le ministre de la Guerre propose 217 uni¬
tés de plus ; M. Ch. Humbert, sénateur de la Meuse,
propose une plus forte proportion de grades supérieurs.
Si les deux propo.sitions sont adoptées, il y aura donc
217 médecins militaires en plus, et comme gradés supé¬
rieurs au total: 4 médecins inspecteurs généraux, 21 méde¬
cins inspecteurs, 50 médecins principaux de 1'“ classe, et
95 médecins principaux de 2'’ classe.
Orchestre médical. — L’orchestre médical, sous la
présidence du D' Richelot, a donné son premier
concert le jeudi 15 décembre, â la salle de la Société
■ d’Horticulture. Nous en donnerons un compte rendu
détaillé dans le prochain numéro.
La Mission Charcot. — L’exploration antarctique
dirigée par le D' G.-B. Charcot sur le Pourquoi pas ?
a été reçue solennellement à la Sorbonne la semaine der¬
nière, sous les auspices de l’amiral Fournier et de M. Paul
Doumer, que M. Charcot désigne fort justement comme
le père de l’expédition.
Plus de 4 000 personnes se pressaient dans le grand,
amphithéâtre, sous la jirésidence de M. Maurice Faure,
ministre de l’instnicion jniblique, entouré de MM. : le
prince de Monaco, le ministre île la Marine, les présidents
du Sénat et de la Chambre des déiHités, M. Loubet,
MM. Étienne, BiTteaiix, M. Émile Ificard, président de
l’.Académie des sciences, M. Henri Poincaré, président ilu
Bureau des longitudes, M. Edmond Perrier, le prince
Roland Jlonaparte, MM. Pavie, Liard, Lépiiie, Armand
Bernard, etc., etc.
Plusieurs discours encadrèrent la conférence du
IF Charcot cpii exjio.sa très simplement les pèri])étie.s et
les premiers résultats de cette expédition scientifique.
— XXV —
LA VIE MÉDICALE
Le successeur du professeur Ray¬
mond. — La chaire de clinique des
maladies nerveuses à la Salpêtrière
est attribuée, s\ir sa demande, au
Professeur Diîjkrink le(iuel est
suffisamment connu jiour cppil soit
utile d’énumérer tous les titres qui
désignent l’élève de Vulpian, pour
succéder dans 1 enseignement iieii-
ropathologiciiie, à Charcot, à
RAYMON’D.
Élection à la Société de Biologie.
— Le 1)'’ l’aul Mui,on a été élu mem¬
bre de la Société.
D' l’aul Millon, né à Paris en 1872,
liréjiarateiir au laboratoire des tra¬
vaux pratiques d’histologie en iSim;
préiiarateiir fies conférences et des
'Durs d’histologie de igoi à 1007 ;
ii'.;régé d’anatomie en 1007 ; chargé
depuis cette éjimpie par le profes¬
seur Prenant (l’un enseignement de
|ierfectionnement de tecliniipie his-
tologiciue.
A iniblié un grand luimbre de notes
à la Société de biologie, et fiifférents
mémoires dans les Archives de iiiéde-
t!ne, Archives d’anatomie microsco¬
pique, dans la Bibliographie anato-
e
mtque. 'Ions ces travaux traitent de
la signification de certaines glandes
à sécrétion interne au point de vue
de l’anatomie générale et de leur
histo-physiolfigie. Il a ainsi étudié la
.glaiule .surrénale corticale, le corps
jaune et les glandes interstitielles
'i\ iirienne et testiculaire; les grai.s.ses
et les pigments ()ue l'on y rencontre,
leur origine et leur utilisation. 11 a
montré histologiquement la .sécrétion
de l’adrénaline flans les glandes
chrfnnaflines, et étmlié les meiiifes-
tatifins séxTétoires fie la cellule hypo¬
physaire chez la femme enceinte.
.Auteur du texte français accom¬
pagnant les planches clvVAtlas Ma¬
nuel d'histologie deSobotta, et d’une
traduction flu Manuel d'histologie
technique de Slohr.
L'colcs de Médecine. - Limoges.
— M. Corvi.sy, suppléant fies chaires
fie physique et de chimie, est chargé
en outre, i)Our l’année scolaire lyio-
loii, fies fonctions tle chef des tra¬
vaux ])hysi(jues et chimifiues pour
les élèves en pharmacie.
Marseille. — ITn congé, jiour
l’année scolaire iyn>-i<jii, est ac¬
cordé, sur sa flemantle et pour rai¬
sons fie santé, à M. Kallot, jtrttfes-
seur tl’hygiène et médecine légale.
M. (limer, .suitpléant des chaires
de palholt)gieet de clinique médicale
est chargé, en outre, peiniant l’année
scolaire i<)io-iyii (durée du congé
accordé à M. Kallot), fi'un cours
fl’hygiène et fie médecine légale.
M. Lop, flocteur en médecine, est
chargé, pour l’année scolaire lym-
i<)H, d’un cours complémentaire
d’accouchements.
Un congé, jusqu’au 31 janvier
lyii, e.st accordé, .sur .sa demande
et ]iour raisons de santé, à M. .Acqtia-
viv'a, chef des travaux anatomifiues.
Mutations dans les Hôpitaux de
Paris. - - M. Kaisans passe à licau-
jon ; M. P. Marie à La Saliiétrière ;
M. Koger à l’Môtel-Dieu ; M. Morel-
Lavallée îl Lariboisière; M. Dalché, à
l’Hf")tel-Dieu ; M. Caussade à l’Hôtcl-
Dieu ; M. Soufpies à Bicêtre ; M. J.
Kenaidt à Saint-Louis (service d’en-
fant.s) ; M. Bezançon il la Charité ;
M. Labbé à La Charité ; M. Bergé il
Broussais ; M. Josué il la Pitié ;
M. Carnot à Tenon ; M. Laffitte à
Tenon ; M. Sergent à La Charité ;
M. Brouardel à la Maison Dubois ;
M. Sicarfi à Ivry ; M. fie Massary
à Amiral ; M. Lesné au bastion
20 ; M. Papillon il Sainte-Périne ;
M. Griffon à Debrousse; MM. L. Ber-
nartl et Hist, à Laënnec (service de
tuberculeu x).
Hôpitaux de Paris. — Concours
i)E l’intkrnat. — Anatomie. Séance
fin 5 décembre. — MM. Feld¬
stein, 7 ; Astruc, 5 ; Be.sset, y ;
Netter, 8 ; Kuelle, 5 ; Cambou-
lives, 8; Colombe, 10; Sécheret,
7 ; Bfmnet, y ; Mlle Bomlerlique, 5,
Séance tlu 7 décembre : M. Paley,
11; M. Lœwy, m ; M. Durfeux,
10; M. Dupradeau, y; M. Moris-
.son-Lacombe, 8 ; M. Juin, 5 ;
M. Jacob, 5 ; M, .Allendy, .( ; M. Men-
gé, 3 ; M. i’ineau (Al.), 3.
Séance tlu y fiécembrf? : MAI, Bail¬
le, 3 ; Lamarre, 7 ; Gatellier, 8 ;
Prunier, .) ; Uircher, 7 ; Lehmann
(Pierre) et Kouftignac, 8 ; Mfinofl-
i.orenz, lo.
Séance tlu ii ilécembre : MM. lai-
nos, 7 ; Lévy, 10 ; Clap, ii ; Diicas-
taing, 12; Dufour, ti ; l’impaneau,
8; .Avezou, to; Champs-de-Saint-
I.éger, 4 ; Teis.set, 7.
Pathologie. — Séance flu 3 dé¬
cembre. - - MM. Dcflet, y ; Salés, y ;
.Acliard, 10; Fraiiçfns, i.} ; Coppin,
Il ; Boulier, 12; Netter (K.) 10;
Prigent, 1.1; Pierret, it ; Ribo, y;
l’araf, n.
Séance du 7 flécembre ; M. Monod
(Raoul), 12 ; M. Butin, ii ; M. Du-
theillat de la Alothe, 10; M. .Angol,
10; M. Frette, 10; Mlle Pouzin, y ;
M. Chatellier, 8 ; M. Fudel, 7 ;
M. Vincentelll, 6 ; AL Vallery-Kadot
(Pierre), 6 ; AL Boncopain, 5.
Séance du 10 flécembre: AIAI, Alar-
cassus, 7 ; Rousseau (Ferdinand) 12 ;
Béon, 3 ; Bel, 10 ; Ti.ssier, y ; Arnau-
fion, 8 ; Beloux et Percepied, y ;
Bourgeois (Franci.s), 7 ; Al"'' Peltier,
12 ; Bouquier, lo.
Concours du Prosectorat.
Oral. Physiologie. — Séance du
G décemiire; AIAI. Girode, 16;
Roux, 20; Cadenat, 16.
Oral. Physiologie. - Séance du
10 flécembre : « Physiologie du testi¬
cule (sans la féconda tiotl). »
AIAI. Basset, 20 ; Berger, 17 ; Pou-
pardin, 13.
Facultés de médecine. — Paris. —
AL le professefir Koger est nommé
membre flu Comité con- .sultatif de
l’en.seipiemeut public (P'' .section).
Il siégera, en cette qualité, à la
Ctmimission de médei'ine et de phar-
Al. Bonnaire, accoucheur des hôpi-
tîiux, est fiélégué, iJentlant l’année
scolaire lyio-icui, flans les fonc-
tif)ns fie chargé fie cours de clinitiue
Nancy. — AL Parisot e.st chargé,
pour l’année setdaire lyio-iyii, des
ft)nctions tPagrégé.
Nancy. — Concours du clinicat. —
AL Legris e.st ntnnmé chef de cli-
nifpie métlicale, AL Gournet, chef de
clinitpie atijoint.
AL Bœckel est nommé aide de cli-
nifiue des maladies fies voies uri¬
naires, AL Chevel est nommé aide
de clinique adjoint.
AI. Alutel e.st nommé aide fie cli¬
nitpie fie chinirgie infantile et ortho-
Nécrologle, - - IF Galland (de
F'ieurbaix). — IF Gruber (tle Ge¬
nève). — Fritz Suter (d’.Aarau).
Est tiécéfié flnnanche fiernier,
à trois heures, le IF Hucharu,
membre de l’.'icadémie de méde¬
cine, méfiecin honoraire des hôpi¬
taux fie Paris, directeur tlu Journal
des praticiens, tlirecteur-fomlateur
tle la » Clinifiue tlu cœur ».
AL Hucharo était âgé lie soixante-
.six ans, et officier de la Légion d’hon¬
neur.
Mariages.- -Le I Guibert, à .Anti¬
bes, avec Aille Alarguerlte l’elagaud.
— LelF Emile .Abel, avec Aille .Anna
Simon, tille du j)rofe.sseur agrégé à la
Faculté de médecine de Nancy. —
AL Jacques FestaR externe des hôpi¬
taux de Paris, et Aille Lucile Jala-
guier, lillethi IF Jalaguier, professeur
agrégé à la Faculté de médecine,
cliirurgien tle l’iiôpital fies Enfants-
Alalatles.— AL le IF Jo.seph .Ancibure
(de Cambo) et Allie Marie Desca-
zeaux (de lliarritz).
— XXVI —
SOMMAIRE du N“ 1
Profjramme .
A. Gilbert . — La clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris. Leçon d'ouverture .
P. Carnot . — Le séné, son mode d’action et ses indications .
A. Schwartz . — Diagnostic du cancer du sein .
Nicolas et Jambon.... — Les fards en dermatologie .
Galmette . — L’auto-épuration biologique des eaux d’égbut .
Actualités médicales. — L’accoutumance à la morphine. Un nouveau signe diagnostique, la percussion du
thorax en inspiration soutenue .
Sociétés savantes.... — Académie de médecine. Société médicale des Hôpitaux, Société de biologie.
Société de pédiatrie. Société anatomique .
La vie médicale à l’étranger .
L’actualité : L’affaire Crippen et l’empoisonne¬
ment à l'hj’oscyamine . 111
Chronique scientijîque : La composition de l’air
dans le Métropolitain de Pans . V
Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux:
Médicaments radifères. — Trousse pour
l’analyse des urines . Vil
Nouvelles ; La reconstitution des bibliothèques
de l’Université de Toulouse. — Un médecin
chassé par sa clientèle. — L’institut du ra¬
dium. — Un nouveau domaine pour la maison
du médecin . IX
Diététique : Recettes de régime; recettes pour
administrer la viande crue . XI
Formules thérapeutiques : Contre la grippe . XIII
Curiosités : Epigramrae sur la pierre. — Le gout¬
teux. — Apophtegme hygiénique . XIII
Les médecins au Palais : Exercice illégal de la
médecine. — Accident au cours d’une obtu¬
ration dentaire. — Coups et blessures dans
une maison de santé .
Illustration .
La médecine au théâtre : « L’homme mystérieux».
Connaissances pratiques : L’âge du cheval d’après
l’examen des dents. — Travaux horticoles en
Décembre .
L’intermédiaire des médecins : Faut-il châtrer ou
fouetter les apaches? — Comment doit-on se
chausser? — De quelle affection était atteinte
la femme hydropique de Girard Dow? .
Chronique des livres : Opothérapie, par Carnot.
— Hyeiène, par Macaigne .
La vie médico-hospitalière et médico-universitaire
Cours, conférences, congrès. — Actes de la Faculté.
XXV
XXVII
XXIX
SOMMAIRE du N° 2
C. Dopter . — La méningite ourlicnne . . .
Beruonié . — Traitement des accidents dus à l’électricité industrielle . . .
Actualités . — Le typhus exanthématique en Tunisie. — Métastase cancéreuse. — La dysenterie spiril¬
laire. — Les phénomènes cutanés au cours de la trypanosomiase humaine. — Rayons de Rœntgen ■ et
diabète .
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine.
Académie des Sciences. — Société de chirurgie. — Société anatomique. — Société de psychiatrie.
La Vib médicale a l’Etranger : .Société médicale de Berlin . .
Médecine pratique : Médication calcique antispasmodique .
La vie pratique : Les pourquoi de l’Iiiver .
Libres propos . . .
Choses du jour : Les femmes à l’Institut .
La Médecine au Théâtre : L’homme mystérieux . . . V i
Diététiaue et Formules : Recettes de régimes : quelques recettes de potages végétariens .
Formules thérapeutiques : Traitement médical des hémorroi’des .
Curiosités : Les méfaits du corset .
Les plaquettes médicales : Médaille du professeur Raymond .
L intermédiaire des médecins .
Arf ef médecine : Les cartes du bal de l’internat .
Médicaments nouveaux : Gastrozymase .
Chronique des livres : Etiologie et prophylaxie des maladies transmissibles, par Aciialme, Ed. et Et. Sergent,
Marchoux, Sihond, Levaditi, Thoinot, Ribierre, JtANSELME,MoucHOTTE. — Maladies des nerfs, par Cunéo,
La vie médicale . . : . XXIII «
Cours, Congrès, — Actes de la Faculté .
XIII
XIII
XVII
XIX
XXI
t XXV
XXVII
^ JUBOL
- XXVII —
COURS — CONGRÈS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dleu.
— P*' Gilbkrt. — Samedi 1 7 décem¬
bre, à 10 heures et demie, leçon sur
la Néphrite chronique érysipélateuse ;
samedi 24 décemijre, leçon sur la
Néphrite chronique syphilitique.
Les mercredisà 10 heures et demie,
piésentations de malades, rédaction et
correction d'ordonnances.
Collège de France. — M. u’.Vr-
soNVAL (M. Bordas, suppléant).
Médecine. Secrétion lactée au double
point de vue chimique et alimen¬
taire; mercredi et samedi 5 h.
M. Gi.ey. liiologie générale. Ac¬
tions régulatrices de quelques fonc¬
tions organiques, en particulier
des échanges matériels.
M. François Franck. Histoire
naturelle des corps organisés. Défense
de l’organisme contre les variations
anormales de la circulation chez
l'homme sain et malade ; mercredi
3 heures trois quarts et vendredi
Il heures.
M. Kanvier (M. SucHARD, sup¬
pléant). Anatomie générale. Struc¬
ture des organes de la circulation ;
mercredi et vendredi 4 heures.
ACTES DE LA FACULTÉ DE PARIS
Thèses de Doctorat
Mercredi 21 Décembre, à i heure. — M. Cadre :
lUudes sur les inodiiications ilu poids, de la taille et de
la suture sagittale chez le nouveau-né, dans les neuf pre¬
miers jours ; MM. l’inard, Blanchard, Macaigne, Cou-
velaire. — M"*' Koy : Les centenaires. Essai sur la lon¬
gévité Inimaine ; MM. Blanchard, Pinard, Macaigne,
Couvelaire. — M™"' I’inon-Guertchikoef : Sarcophila
magnilica Schiner en Russie et la myase qu’elle déter¬
mine ; MM. Blanchard, Pinard, Macaigne, Couvelaire. —
M. Fernet : Les parathératoses p.soriasiformes de
Broci] ; MM. Gaucher, Marfan, Jean Camus, Gougerot.
— E. Erroux ; Contribution à l’étude des propriétés
physiologhpies de l’avoine ; MM. Marfan, Gaucher, Jean
Camus, Gougerot. - - M. Marey : Contribution à l’étude
d’une variété particulière d’exostoses de la voûte crâ¬
nienne. Le spongiostéome : MM. Marfan, Gaucher, Jean
Camus, Gougerot. - M. Prince : .Anestliésie générale
avec circulation réduite ; MM. Segond, Lejars, Pierre
Diival, Ziminern. - - M. Wolf Stern : Contribution à
l’étude chirurgicale des utérus doubles sans hémato-
métrie ; MM. Segond, Lejars, Pierre Duval, Zhnmern. - ■
M. Garnier de Falletans : Radiographie stéréosco-
])iquo ; MM. Segond, Lejars, Pierre Duval, Zimmeni. —
M. Galluchon : De l’emploi de la teinture d’iode en
chirurgie ; MM. Segoml, Lejars, Pierre Duval, Zim-
Jeudi 22 Décembre, à 1 heure. — M. I-'aurofs ; Con-
trilnition à l’étude de la pleurésie enkystée du .sommet ;
MM. Debove, Chaulfard, André Broca, Castaigne. — •
M. Giterciie : De l’enqiloi des bains chauds dans le
traitement du tétanos ; MM. Chauffard, Debove, André
Broca, Castaigne. - - M. Gontier : Le 'traitement local
des adénopathies tuberculeuses par les rayons de Rôntgen
MM. Chauffard, Debove, .\ndré Broca, Castaigne. —
M. Capot de yuissAc Naddin : De la stomatite aphteuse;
MM. Hutinel, Chantemesse, Thoinot, Nobécourt. --
M. l’RAT : Quelques considérations sur l’hygiène en
lia.sse- Bretagne et la désinfection à la campagne ;
•MM. Chantemesse, Hutinel, Tlioinot, Nobécourt. - -
M. Laurent : Des jirogrès île l’hygiène dans les lycées
dejuiis vingt ans et des réformes à accomiilir ; MM. Chan-
lemesse, Hutinel, Thoinot, Nobécourt. - - M. Duvoir;
Étude .sur la variolo-vaccine ; MM. Thoinot, Hutinel,
t'hantemes.se, Nobécourt. — M. Gastaldi : Contribution
à l’étude de l’inégalité de volume des reins et de l’atro-
lihie congénitale uni-latérale ; M.M. Pozzi, Quénu, Gilb.
Ballet, Claude. — M. Lemée : Des coups de feu dans
l’oreille dans la pratique civile et de leurs complica¬
tions labyrinthiiiues ; MM. Quénu, l’ozzi, Gilb. Ballet,
Claude. — M. Guéméné : Contribution à l’étude du trai¬
tement des luxations externes de la clavicule ; MM. Quénu
Pozzi, Gilb. Ballet, Claude. - M. Le Jamtkl: Quelques
considérations sur les opérations multiples chez les
névropathes et les aliénés ; MM. Gilb. Ballet, Pozzi,
Quénu, Claude. ■ — M. Lecat : Considérations .sur les
exercices respiratoires ; expériences pratiquées à l’École
militaire de gymnastique et J’escrime de Joinville ;
MM. Gilbert, Dupré, lainglois, Caniot. — M. Hokl:
Contribution à l’étude du traitement radiothéraiiique
de la leucémie myéloïde ; MM. Gilbert, Dui>ré, Langlois,
Carnot. — M. Girardeau : Iæ foie, la bile dans le livre
des « Mille nuits et une nuit » ; MM. Gilbert, Dupré,
Langlois, Caiiiot. — M.‘C.haiikul: lais pancréatites dans les
altérations du foie; MM. Gilbert, Dupré, lamglois, Caniot.
Examens de Doctorat
Lundi 19 Décembre. -- 51- chirurgie (première iiartie)
(i'’' série), Hôtel-Dieu : MM. Reclus, Aug. Broca,
Proust. — 5'' chirurgie (première partie) (2« série),
Hôtel-Dieu: MM. Segond, Lejars, Pierre Duval. — M. De-
jerine, censeur ; M. Sicard, suppléant.
Mardi 20 Décembre. — Dissection, école pra¬
tique ; MM. Pozzi, Rouvière, Grégoire. Epreuve pra-
tiipie. — 2» (P“ série) : MM. Ch. Richet, Retterer, André
Broca. — 2" (2“' série) : MM. Prenant, Langlois, Mail¬
lard. — 3'> Oral 'deuxième partie) : MM. Cliauliard,
Brumpt, Rathery. — 4": MM. Chantemesse, Thoinot,
Richaud ; — M. Gilbert Ballet, censeur ; M. Nicloux, sii])-
pléant. — 51' (deuxième jiartie) (i« série), Flôtel-Dieii :
MM. Gilbert, Caniot, Balthazard. — 5» (deuxième par¬
tie) (2» série), Hôtel-Dieu : MM. .\cliard, Claude, Roussy;
— M. de Lapersonne, censeur ; M. Lecène, suppléant.
Mercredi 21 Décembre igio. — Médecine opératoire,
école pratique: MM. Hartmann, Ih-oust, Branca. --
3“ (deuxième partie). Laboratoire des travaux pratiques
d’anatomie pathologique: MM. Gautier, Pierre Marie,
André Jousset. Épreuves pratiques. — 3» Oral (première
partie) : MM. Reclus, Mulon, Leijueux. — 4» : MM. Widal,
Richaud, Laignel-Lavastine. M, Gariel, censeur ; M. An¬
dré Léri, suppléant.
Jeudi 22 Décembre. — Médecine opératoire,
école pratique : MM. De Lapersonne, Morestin, Lecène.
— - 3'’ (deuxième partie), laboratoire des travaux jira-
tiques d’imatomie patliologique : MM. Desgrez, Brumpt,
Roussy. Épreuves pratiques. — 2<' : MM. Ch. Richet,
Ih-enant, Nicloux. — 3‘', Oral (première partie) (la- série) :
MM. Bar, Rouvière, Okinczyc. — 3'' Oral (première
partie) (2» série), MM. Ribemont-Dessaignes, Grégoire,
Amsekiie Schwartz. — 4*': MM. Alb. Robin, Wurtz,
Balthazard ; — M. Achard, censeur ; M. Maillard, sup¬
pléant.
Vendredi 23 Décembre. • — Médecine opératoire, école
pratique : MM. Nicolas, Hartmann, Aug. Broca. ---
3” (deuxième jiartie), laboratoire des travaux pratiques
d’anatomie pathologique: MM. Blanchard, Desgrez, De
Lapersonne. fipreuves pratiques. — 2*’ : MM. Gariel,
Millon, Jean Camus. — 3‘’ Oral (deuxième partie) ;
MM. Dejerine, Sicard, André Jousset. — 4<’:,MM. Thoi-
nos, Marfan, Macaigne; - M. Widal, censeur; M. Zim-
mern, suppléant. — 5” chirurgie (1™ partie) (i>« série,
Necker: MM. Reclus, Delbet, Proust. — 5*’ chirurgie
(i"' partie) (2® .série), Necker : MM. Segond, Lejars Herre
Duval. M. Herre Marie, censeur ; M. Laignel-Iaivastine,
suppléant. — y Obstétrique (première partie), clinique
Baudelocque : MM. Pinard, Couvelaire, Guéniot.
M. Léon Bemaril, suppléant.
Samedi 24 Décembre. - - Médecine opératoire, école
pratique : MM. Quénu, .Auvray, Lecène. Épreuve
pratique. — 2" : MAI. Ch. Richet, ITenant, Nicloux. —
3” Oral (deuxième jiartie) : MM. Chauttard, Brumi>t,
Rathery. — 4*'; MM. Chantemesse, Caniot, Baltha-
zard ; — M. De Dipersonne, censeur; M. -Maillard, suji-
jiléant. — 5'‘ (deuxième partie) (!«' série), Beaujon :
MM. Gilbert, Widal, Claude. -- 5‘' (deuxième partie)
(2® série), Beaujon : MM. Alb. Robin, Achard, Cas¬
taigne. -T- S® (deuxième partie) (3® .série), Beaujon :
M.M. Gilb. Ballet, Nobécourt, Roussy. — 5® Obstétriipie
(liremicre partie), Beaujon : MM. Ribemont-Dessaignes,
Brindeaii, Jeannin ; — M. Hutinel, censeur; M. Gougerot
suppléant.
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, à Paris
Bibliothèque de Thérapeutique
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT
Professeur de clinique
à la Faculté de médecine de Paris.
& R CARNOT
Professeur abrégé de thérapeutique
à la Faculté de médecine de Paris.
I.a Thérapeutitiue peut être envisagée ditlêremment, suivant que l’on prend pour point de déptirt de son étude
le Médicament, le Symptôme ou la Maladie. La bibliothèque de Thérapeutique est donc divisée en trois Séries conver¬
gentes, dans lestpielles sont étudiés les AtiKNT.s thérapeutiques, les médications, les traitements. Chaque série
comprend un certain nombre de volumes, indénendants les uns des autres et paraissant en ordre 'dispersé, mais dont
la jilace est nettement déterminée dans le plan d’ensemble de l’ouvrage.
Ui première Série est relative aux acients thérapeutiques. Elle comprend, comme introduction générale,
l'Ar/ de formuler, puis l’étude des Techniques thérapeutiques médicales et chmirgicales.
L’étude des Aqents physiques a pris un tléveloppement considérable. Les diverses branches delà Physiothérapie
offrent ttu Praticien une série de ressources nouvelles. Qu’il s’agis.se de Kinésithérapie, de Massaqe, A’ Hydrothérapie,
A'Klectrothérapie, de liadiothérapie, etc., tout médecin doit savoir appliquer, lui-méme, les méthodes usuelles.
L’étude des Médicaments chimiques a. fait, elle aussi, de grands progrès. Les Médicaments minéraux ont récem¬
ment revêtu des tonnes nouvelles (combinai.sons organitpies, métaux collo'idauxj , douées de nouvelles propriétés théra¬
peutiques. Quant aux Médicaments organupies. leur nombre s’accroît tous les jours. Si les Médicaments d'origine végé¬
tale sont, de plus en plus, obtenus par syntlièse, de nouvelles plantes entrent, à leur tour, dans la matière médicale.
Les Médicaments d’origine animale, fort employés jadis, puis fort oubliés, sont de nouveau étuiliés. L'Opoiherapie
utilise des produits fabriqués par l’organi.sme même et supplée à l’insuffisance glandulaire, en fournissant artificiellement
au malade les substances qu’il ne fabri(]iie jiliis. C’est la base de la Thérapeiitiiiue de demain.
Les Médicaments d'origine, microbienne ont métamorjihosé le traitement et la prophylaxie des maladies infectieuses.
Ils jieiivent conférer une immunité active grâce aux métliodes de Vaccination, ou passive grâce aux méthodes de
Sérothérapie: On jieut aus.si faire de la liactériothérapie, en opposant aux microbes nocifs d’autres microbes, dont le
développement gêne celui des premiers.
L'étinle des Agents ‘l'hénipeiitiques comprend encore la Crénothérabie (Eaux minérales), la Thalassothérapie
(bains de mer) et la Cliniatotherapie. L'étude des Régimes alitnentaires s'est beaucoup précisée : le régime, scientifi¬
quement établi, lait, de plus en plus, partie de l’ordonnance et du traitement.
Enfin l’étuile des Agents Psychiques, la Psychothérapie a prLs, elle aussi, une grande importance.
•La deuxième Série de la bibliotlièiiiie de Tliénipeiititnie est relative à l’étude des médications.
Étant donné un symptôme cliniipie, le jiremier problème thérapeutique qui se pose est de savoir si l’on doit agir
sur lui, le favori.ser ou le combattre. En second lieu, pour ou contre un symptême donné, on peut utiliser plusieurs
métliodes thérapeutiijues. Chacune a ses indications et ses contre-indications.
On voit, iiar là, toute l’importance pratiiiiie que pré.sente l’étude des Médications Symptomatiques.
La troisième Série comprend l’étude des traitements.
Le Traitement d’une Maladie, lorsqu’il n’est pas pathogénique, est fait, le plus souvent, de la juxtaposition d’une
série de Médications symptomati<iucs. Il devra se modifier incessamment, en se modelant sur la marche même de
l’affection, beaucoup 'de tniitements sont devenus médico-chirurgicaux. I.a partie médicale a donc ôté complétée
par une partie chirurgicale, de telle sorte que l’on puisse envÊsager, .sous leurs différentes faces, les multiples traite¬
ments d'une même maladie. C’est dans cet c.sjirit qu’une série de volumes sont consacrés aux Traitements des
Maladies Cénérales (Infections, Intoxications, Alaladies de la Nutrition), des Maladies de cluaque ogrgane (Maladies
nerveuses, digestives, circulatoires, pulmonaires, génito-urinaires), ainsi tiue îles Spécialités (Maladies cutanées et
vénériennes ; Maladies de la bouche, du nez, du LTrynx, des oreilles et des yeux).
Ainsi se complètent, mutuellement, les trois Sé’ries relatives aux .Agents Thérapeutiques, aux Médications et aux
Traitements. Elles .sont conçues avec une même préoccupation, celle d’être immédiatement utiles au Praticien.
/"■ Série. - LES AGENTS THÉRAPEUTIQUES
L’Art de Formuler, par le professeur CiII.bert. i vol. 8 fr.
Technique thérapeutique médicale, par le I)' Mii.ian. i vol.
* Technique thérapeutique chirurgicale, par les IR” Pauciiet
et Ducroquet. i vol. 15 fr.
Physiothérapie.
♦ Klectruthérapie. parle IR Noiiier. i vol. 10 fr.
Radiothérapie. Kadiumthérapie, Photothérapie, par les l)'”
Oumx et XlMMI KN. I vol.
♦ Kinésithérapie : Massage, (iymnastique, i>ar les I>'“ 1’. Car¬
not. Daokon. DrcROQUKT. Naoeotte, Cai’tku, Uou-
♦ Méeanothéra pie. Jeux et Sports, Hydrothérapie, par les
I)'“ FrAIKIN, IlE Cariienae, Constensoux, TlSSIÉ,
I>i;i..v(;entére. I’akiset. i vol. 8 fr.
* Crénothérapic {Raiix minérales). Thalassothérapie, Cll-
mathothérapie, par les (irofesseiirs Lashou/y ilAUTiKK,
.MouREf. De Launay, les IR" Meitz. I.AMARot'E, Laeesque,
1*. Carnot, i vol. i.( fr.
Médicaments chimiques et végétaux, par le i» l’ic et le
IR i.MIIENT. 2 vol.
” Opothérapie par le IR i’. Carnot. : vol. ii fr.
* Médicaments microbiens | Itaetériothérapie. I ’accinalions.
Sérothérapie), par Metciintkokk. .SACouÉrÉE. Kemeinoer.
Louis Martin, Vaii.i.ari>. Doi-ter. bESRi iiKA, Sai.imiient,
\V,\SSI:BMANN. DujARniN-lfEAUSlETZ, Caemette. i vol. s fr.
* Régimes alimentaires, par le IR Marcel I.AI111Ê. i vol 12 fr.
Psychothérapie, par le jirol. Déjerine et le IR André Thomas.
I vol.
2<‘ Série. - LES MÉDICATIONS
* Médications générales, p.-ir le.s IR” Rouciiaki). il. Kooer.
Sabourauh. Sakrazès. ISeroonié, i*iNARi>. .Atert. Mauree,
Kauzier, 1’. Carnot. I’. Marie. Ceitnet. I.épine, i’ou-
CHET, IUETIIAZARD, A. RoBIN et COYON, ClIAUFKARD,
WiDAEet Le;mie;rbe. I vol. 12 fr.
Médications symptomatiques (Mal. nerv., resp., circulât.),
pitf J. Léi’ink, Sicari), Guieeain, M. de Keeury, Mé.né-
TRIER, MaYOR. I vol.
Médications symptomatiques {.Mal. digest. hepat., rénales,
génit. et cutanées), .par Giebert, Castaione, Jacquet et
M. Ferrand i. vol.
3” Série. - LES TRAITEMENTS
Thérapeutique des Maladies infectieuses, par les IR” NoiiÉ-
couRT. Noc. Marcel Garnier, i. vol.
Thérapeutique des Maladies de la Nutrition et Intoxica¬
tions, Jiar les 1)'” I.EREIIOUEEET, I.ŒPER. I Vol.
Thérapeutique des Maladies nerveuses, par lesIR' Ci.aude,
I.EJONNE, DE MaRTEE. I Vol.
* Thérapeutique des Maladies respiratoires et Tuber¬
culose, par les IR” Hirtz, Rist, Kus.s, Tiieeier. i vol. 12 fr.
Thérapeutique des Maladies circulatoires (Crrur. Vaisseaux,
.Sang), par les IR” JosuÉ, Vaquez et .Aubertin, Wiart.
I vol.
Thérapeutique des Maladies digestives. Foie. Pancréas,
par les IR” 1’. Carnot, Combe, Lecéne. i vol.
* Thérapeutique des Maladies uri aires (Reins, Voies
urinaires, .ippareil génital del'homme), |>ar les 1)'” Achard.
Marion. I'aisseau. 12 fr.
Thérapeutique gynécologique et obstétricale, par ics
IF* BrINDI':AU et Jeannin. i vol.
Thérapeutique des Maladies cutanées et véné, iennes,
par les IR” .Audry, Durand, Nicoeas. i vol 12 fr.
Thérapeutique osseuse et articuiaire, par les IR- Hexiiard.
IAatot. Mouciiet, Marfan. i vol.
Thérapeutique des Maladies des Veux, des Oreilles, du Nez,
du Larynx, de la Bouche, des Dents, par les 1R« Duruv-
Dutemi’s, Ée.tinne Lombard, M. Rov. i vol.
Les volumes parus sont précédés d’un astérisque.
SOM^HM^RE
A. Moiichht . 1 umeur ganglion4©rü pédiclfe de la p.iroi postérieure du pharynx buccal. yS
Lin^ssier . — Le traitement Mli •••••■: . 7*’
Ans. Schvvaiitz . — Traitement du càticcx/d^.^fl|||.'. .'. . f. . . . .' . ! . . ......... ?3
Acii ALiTts . — La sécrétion psyàlîitÿl^e l’dRmac chez l’homm ■. — La polynévrite palu¬
déenne. —Rés'ul*StsTfu ayiefn/othorax thérapeutique dans iâ tuberculose. «6
SocihTÉ.s SAVAMhs . — Société médicale hàpfiau^ï- S. ciélé de Hioiogie. — Acadéniiede méde¬
cine. — AcadémicsÂt^^^j^es. — S. c.été de thérapeutique. - Société de
neurologie. — Sociéîe"nalomique. — S.iciete ce cliirurgie. — Société de
psychiatrie . 87
La vik .médicale a l’éthanüeb. — Société de iiiedeciiie interne de Ikriin . qe
Médecine pratique : MédicatUm anttcancereusc. par le 1)'' Gillet . iu
Libres propus . l'iT
Choses du jour: Les étrennes a travers les âges . III
Chronique scientifique: Comment acheter une fourrure, par le Dr V. Balthizahd . V et Vil
Art et médecine : Leçon d’anatomie de Iiio.mas de Leyser . IX
Curiosités : Ordonnances et notes d honoraires de médecin sur des cartes a jouer : Sur la pénurie de
cadavres à la Faculté ; Fumisterie de salle de girde . IX
Les cérémonies scientifiques : Centenaire lie Régnault rilenn-Victorl. par le 1)' (i. Weiss.... . XI
Les Plaquettes méditâtes : Médaillé du Prolesseur Bernheim . .Xlll
Chronique des livres : La pratique des exercices physiques (gvniiiastique, jeux et sports), par 11. litenig;
Technique thérapeutique chirurgicale, par Raiichet et Ducroq.iet . Xlll
Art et médecine : Scène de la vie medicale, par (javahni . . XVII
Diététique ; Boissons pour malades . ,X1X
Formutes thérapeutiques : Contre 1 aneniie. — Pommade pour favoriser l amaigrissemeiit . XIX
La Médecine au Palais . XIX
Nouvelles Le Dîner triennal de 1 Agrégation . . XXI
Eloge de Claude B.-rnard (i8i3-i878)< — L'orchestre medical . . XXlll
La Vie médicale . XXV et XXVII
Cours. — Actes de la Faculté di Pans . X.XV’H
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i®tdc chaque mois.
Prix de l’abonnement (/' '• Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois ; 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sa pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier. ... — M-iladles des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février _ — Physiothérapie! — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis;— maladies véné¬
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre.... — MaI.adies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
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abonnements dans la liste suivante :
J. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonne a droit à ces six primes) :
1“ Bons dè rembourse.xent de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Bi-AcgiiK, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à l’aris.
20 Bous de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emii.e
Dupont fils, G. Mathiku fils et C'", Mobilier médical, chirurgical, pour malades et Instru-
■ ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o ir. de livres édités par la librairie J.-B. Bah.i.ièke et nus, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5» Bons de remboursement de douze francs sur l'achat d’une muntre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à l’aris.
6“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CoiioRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
IL Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical jusqu’au 8 janvier
(Chaque abonné a droit à une seule de ces dix primes) :
I» Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur <S francs)
offertes par l’Uraseptine Rogler et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deu.x primes ensemble).
2» Portefeuilles offerts par leLaitLepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4» Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosubine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
60 Un colis-postal de 1 5 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre i fr.So
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
7“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre / fr. pour l'emballage et le port.
8“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
2((, boulevard Saint-Michel, à Paris.
90 Boris de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C'°,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à l’aris,
II" Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte p,ir la C‘" de Poi gces Si-LfauR.
En outre les 25o premiers abonnés recevront dans le courant de Janvier chacun trois estampes
anciennes offertes par .M. Brunot, pharmacien, rue de Chaillot, à Paris.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l'ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d'expédition de chacune des primes. — Les primes seront
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_ III _
LIBRES PROPOS
On a beaucoup parlé, ces temps derniers, de l’entrée
des femmes à l'Institut. W"» Curie, candidate à l’Aca¬
démie des sciences, .sera, nons re.spérons, nommée et ce
sera ju.stice : car, ayant, avec Pierre Curie, découvert le
radium, il est juste qu'elle soit à l’honneur, comme à la
peine. Pierre Curie le comprenait, d'ailleurs, ainsi, et ii
refusa, dit-on, la croix parce qu’il n’y en avait pas une
autre jiour sa collaboratrice. Or, Pierre Curie fut de
l’Institut ; il devait donc désirer qu’elle en fût aussi, et
cette élection apparaît comme un acte de piété envers
le grand Savant qui a donné, par ses découvertes, tant de
lustre à la Phy.si()ue française, envers le grand laborieux,
et le grand modeste dont la vie fut trop courte pour
l’humanité, et dont le caractère était aussi admirable
que le génie.
C est, d’ailleurs, une consbitation bien curieuse (et qui
ruine les théories de bien des mysogynes) que l’appé¬
tence particulière des femmes pour des Sciences même
abstraites, ainsi <iue la place honorable, voire même glo¬
rieuse, qu’elles y occupent déjà. Notre monde médical
a été le premier envahi par l’élément fêmjnin.
Actuellement, nos Services d’hôpital, nos Cours sont
fleuris d’étudiantes, dont les grands chapeaux ne couvrent
pas toujours de petites têtes, et dont les frisures sont,
parfois aussi, intracrâniennes.
Les Conférences d’internat comprennent, parfois, un
nombre égal de candidats et de candidates, et l’on dit que,
parfois, celles-ci ne sont ni les moins travailleuses ni les
moins zélées : d’ailleurs, leur présence semble produire,
chez leurs laids partenaires, une émulation et une
stimulation très favorables au travail : en tous cas, elles
policentles mœurs (peut-être même un peu trop), et l’on
trouverait difficilement, panni nos étudiants, les bar¬
bares du temps de Bichat, avec leurs beuveries et leurs
orgies gargantuesques. _
Bans les Salles de Garde, rintenie-femme tient sa jilace,
simplement et honorablement ; la camaraderie y est
égale, quel que soit le sexe.
Ici s’arrête l’évolution actuelle ; il n’y a encore de
candidates ni aux Hôpitaux, ni à l’.Vgrégation, ni à l’.Vca-
démie de Médecine ; mais cela ne saurait tarder et achè¬
vera d’ahurir tel mysogyne attardé, qui se lamente de
voir les femmes prendre la place des hommes, sans
revanche possible.
Certaines, à la fois femmes-médecins et femmes de
médecins, ont continué encore à travailler, même une fois
mères de famille : nous avons tous sur les lèvœes le nom
de l'une d’entre elles qui', depuis son Internat, en sym¬
biose familiale et scientifi<iue avec un Maître en Neuro¬
logie, a réalisé une série de travaux de premier ordre,
ipii a fait, avec lui, un atlas d'Anatomie nerveuse qui est
un admirable monument élevé grâce aux documents
recueillis, préparés et dessinés par elle, et qui discrète¬
ment, dans l’ombre, collabore à l’œuvre didactique de
A celle-là, la plus savante et la plus illustre de nos
femmes-médecins, devrait être donnée une récomiiense
officielle et, puisque nous avons la bonne fortune d’avoir
pour ministre de l’Instruction publi<pie un féministe
dévoué, (pli considère les rubans rouges comme un attri¬
but de toilette ])articulièrement seyant aux femmes, il ne
saurait faire choix plus mérité m mieux accueilli dans
le monde médical. Paul Carnot.
CHOSES
LES ÉTRENNES A TRAVERS LES AGES
L'usage de donner des étrennes remonte à la plus
haute antiquité. Be tout temps, en effet, les humains
ont apprécié le plaisir de donner et surtout celui de
recevoir.
Chez les Uomains, cette coutume fut particulièrement
en faveur. Sous les premiers Rois, on offrit d’abord des
rameaux cueillis dans le bois sacré de « Strenia ». Be là,
le nom de « strenia », puis « strena », étrenne. On y
joignait quelquefois des présents symboliques, du miel,
par exemple, pour montrer combien douce et sans
heurt on désirait l’année qui allait venir.
Mais cette simplicité fut de courte durée et on ne tarda
pas à éclianger des cadeaux plus précieux ; on avait
même une affection particulière pour les monnaies d’or
et d’argent, comme en témoigne Ovide qui prétendait
que l’argent a autant de douceur que le miel.
Sous les Empereurs, tout le peuple allait souhaiter la
bonne année à l’empereur «pii se tenait dans le vestibule
«lu palais pour recevoir les jirésents qu’on venait lui
offrir. Auguste se montra généreux à son tour ; Tibère,
indifférent aux hommages «lu sénat et du jieuplc, réser¬
vait ses faveurs aux nymphes «le Caprée, mais le cupide
Caligiila fit savoir par un édit qu’indépendamment des
présents <pii lui étaient destinés, il accepterait encore
ceux tpii avaient été dédaignés par son prédécesseur.
Lorsque le christianisme eut triomphé du paganisme,
les étrennes furent défendues comme entachées d’impiété.
Les prêtres jiromirent tous les feux de la terre et de
l’enfer à ceux <]ui oublieraient cette prescription. Mai.s
on SC contenta «le clianger la date des étrennes et «le
mettre «lans l’échange «les ca«teaux une plus grande
discrétion. Les prêtres eux-niêmcs ne tardèrent pas à
devenir plus .sensibles à la générosité des fidèles, et les
anciens usages revinrent.
Sous Louis XIV, les grands seigneurs firent as.saut
«le générosité. Bans toutes les cours «l’Europe, on jiarla
longtemps des etrennes magmtifpies «pu furent offertes
à àlme «le Mnntcs])an.
Sous Louis XV, on ob.seiva une plus grande réserve.
Le canlinal Bubois «lont la générosité égalait la vertu
DU JOUR
répondit, un jour, à son maître d’hôtel qui lui demandait
ses étrennes : « Marau«l, je te donne tout ce que tu m’as
volé dans l’année. » Il est vrai «pie le cardinal Dubois eût
rendu des points à Harpagon. Quand le premier ministre
fut élevé à la pourpre, Paris «lonna des fêtes en son
honneur et le peuple attendait du nouveau cardinal un
acte généreux. Mais celui-ci, comme la nuit tombait,
partit en carrosse et ne rentra dans la capitale «pi’à la
fin «les réjouissances. On lui en gar«la «juelipie rancune
et tout le monde répéta cette Ixnitade de Saint-Simon :
Il Le pape est le meilleur cuisinier du monde, puisipie
d’un maquereau, il a fait un rouget. »
Profitant «l’un exemple venu de si haut, un vieux
gentilhomme breton avait pris coutume d’envoyer jiour
étrennes une haire et une discipline à son neveu «pii
se piquait d’être le plus grand libertin du royaume.
Quanti le bonhomme mourut, son neveu, en signe de
reconnaissance, fit graver sur sa tombe cette épitaphe :
Ci-git, des.sous ce marbre blanc.
Le pins avare homme «le Rennes ;
S’il est mort la veille de l’an.
C’est pour ne jias donner «l'étrennes.
En lyijj, un édit sévère .supprima les étrennes comme
étant d’inutilité publique. Edit bien superflu, car le seul
cadeau qui fût alors à la mode était la guillotine et per¬
sonne ne mettait beaucoup d’empressement à se l’offrir.
Après la tonrineiite révolutionnaire, on chercha
l’oubli des heures tristes dans la religion «lu .souvenir
et on reprit les habitudes «lu pa.s.sé. .\près av«>ir
été des loups fiiri«nix, les hommes montrèrent tout
à coup la patience et la douceur d’un agneau pascal ;
après avoir égorgé leurs semblables, ils furent pris soii-
«lain «l’nn be.soin irrésistible d’aimer et «le se faire aimer.
Mystère et caprice «lu destin. L’usage des étrennes rede¬
vint alors en faveur ; on voyait «lans l’échange «les cadeaux
comme un doux symbole de fraternité.
Notre éiKique, malgré son scepticisme, est restée
très fidèle à cette coutume de nos pères, mais les étrennes
i.tiles ont remplacé les gâteaux de miel du b«m vieux
La matière demeure et la forme se perd.
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— V —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
COMMENT ACHETER UNE FOURRURE
Parle D' V. BALTHAZAKD
IVofessciir iifîri'gé à la Faculté du méducine de Paris
Qu’il est loin le temps où nos grancl’mères achetaient,
avec la traditionnelle robe de soie, l’unicjue fourrure de
prix qu’elles devaient conserver toute leur vie ! Aujour¬
d’hui, non seulement chacun veut posséder une fourrure,
commune ou rare, mais encore il en faut changer suivant
les ciijtrices de ht mode.
A l’apjjroche de l’hiver, les devantures des fourreurs
s’ornent des peaux des animaux les plus variés : on voit
succéiier, d’année en année, les skungs aux renards hkincs,
les renards sitkas et argentés aux skungs, les loutres aux
renards, tpiand ce n’est pas, comme cette année, l’opos-
stim qvii représente la « haute nouvetiuté ».
Qu’arrive-t-il? La peau de ropo.ssum, grise et de
médiocre aspect, se vendait autrefois cinq francs ; elle
servait uniquement à doubler les manteaux et à confec¬
tionner des cols pour les pelisses d’automobile.s. Cette
année, le prix de la peau, avec latpielle on préjiare étoles
et manchons, atteint de 25 à 30 francs.
Ce n’est ])as seulement en changeant la vogue des
div'erses fourrures que la mode exerce sur nous sa tyran¬
nie ; il faut cpie les plus belles peaux .soient taillées et
retaillées, sous le vain prétexte que les vêtements se
portent longs ou courts, cintrés ou flottants.
Un semblable gaspillage des plus belles peaux de
loutre, de zibelines soulève notre indignation, que parta¬
geraient les fourreurs, s’ils étaient passionnés pour les
matières merveilleuses qu’ils manient et si, chez eux, le
commer^-ant ne damait habituellement le pion à l’artisan.
La conséquence de pareilles pratiijues est facile à conce¬
voir : le prix des belles fourrures s’élève dans des propor¬
tions considérables, d’autant plus que la chasse aux ani¬
maux à fourrures a été jiour.suivie sans aucune modéra¬
tion et sans aucun souci de la conservation des espèces.
Les belles fourrures sont à présent hors de la portée de la
phipart des budgets.
Comme il faut malgré tout posséder des fourrures à la
mode, dans un siècle où l’on tient tant à paraître, le com¬
merce des fourrures est devenu le domaine des néologismes
et des falsifications. Le renard blanc n’est souvent que
du chat, la marte de la fouine, le renard argenté un
renard de ]iay.s teint en noir et piqué de poils de blaireau.
Mais le vulgaire lapin de choux demeure la providence
des fourreurs : le lapin blanc, dont le poil est coupé ras,
remplace l’hermine et orne la robe rouge de nos maîtres ;
le lapin gris, lustré et teint, se i iétamorphose en loutre de
Colombie, animal de la légende ; le même lapin, rasé et
teint en noir, imite la loutre d’Hudson et se vend .sous le
nom de loutre du Nord. Tour à tour rongeur et carnivore,
le lapin arrive à atteindre un ])rix élevé : telle peau que
la cuisinière a cédé pour la somme de quinze centimes,
nous revient, affublée d’un nom pompeux, dans un man¬
teau, dans une pelisse, et nous la payons de dix à vingt
On voit à quelles méprises peut s’exposer celui qui
désire faire l’achat d’une fourrure. A moins d’avoir
acquis par une longue pratique une connaiss'ance parfaite
des fourrures, ipie les spécialistes diagnostiquent à la fois
par la vue et par le toucher, il est impossible de se dépê¬
trer au -milieu des falsifications et des dénominations
erronées.
Pour cpii sait manier un microscope, médecin ou phar¬
macien, il est pourtant simple de déceler immediattunent
la fraude : il suffit d’examiner, à un grossissement conve¬
nable, quelques poils de la fourrure pour être fixé sur sa
nature et sur sa provenance.
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— VII —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE [suite)
Sans entrer dans les détails, que l'on trouvera dans
l’ouvrage écrit par nous en collaboration avec M*‘'' Mar¬
celle Lambert (i), nous nous proposons dans cet article
de donner quelques indications rapides sur le diagnostic
micrographique des fourrures. Ainsi le médecin pourra
aisément vérifier si l’étiquette mise sur une fourrure
répond à la réalité ; nous ajouterons même que jiour cer¬
tains diagnostics délicats, entre les martes du Nord et les
zibelines, entre les desmans et les rats loutres, surtout
lorsque les peaux ont déjà subi des maniindations mul¬
tiples, la science du micrographe l’emporte sur la pratique
du fourreur.
Les poils sont montés dans le baume du Canada, entre
lame et lamelle ; on les décolore préalablement par l’eau
Fourrure de loutre marine.
oxygénée, si leur teinte foncée gêne pour reconnaître les
détails de la structure.
Kappelons que les poils des animaux se divisent en deux
groupes; les/arrc.?, en général longues et raides, eWes poils
de duvet, plus courts et plus flexibles. Bien .souvent la
peau est éjarrée, c’est-à-dire que toutes les jarres sont
arrachées, et il ne subsiste que des poils de duvet, au milieu
desquels on reconnaît toujours à vrai dire des fragments
de jarres, dont l’extrémité libre a été cassée.
L’examen microscopique jjorte sur la forme générale
du poil, sur l’asjjoct du canal médullaire, sur le pigment
et sur les écailles de la cuticule. Le rapport des diamètres
du canal médullaire et de la tige, dans la partie la plus
renflée du poil, ou indice médullaire, est sensiblement
constant dans la même espèce; c’est donc un des éléments
les plus importants pour le diagnostic de la nature d’une
fourrure.
L’alternance régulière des cellules de la moelle caracté¬
rise le poil des rongeurs (fig. i, 3), ordre (jui renferme un
grand nombre d’animaux à fourrures. Le poil de lapin se
rc'connaît aisément à l’empilement en colonnes longitudi¬
nales des cellules médullaires (fig. i). Un simple coup
d’œil jeté sur les figures ipie nous reproduisons ici montre
combien il est facile de distinguer ce poil de celui de
l’hermine (fig. 2), de celui de l’ondatra ou rat loutre
(lig- .1), dont la peau éjarrée et lustrée constitue ia
loutre d’Hudson, et du duvet de la loutre marine (fig. 4),
si remarquable par la saillie des écailles lusangi(pies de
la cuticule.
^ Le canal médullaire du poil des caniivores forme un
réseau irrégulier, à larges mailles plus ou moins aplaties.
La figure 5 montre un poil de renard blanc, où l’aspect
du canal médullaire est très net dans la partie du poil h,
oi l’air que renferme la moelle a été partiellement déplacé
par le baume du Canada.
En jiré.sence d’une fourrure de renard argenté, piquée
de poils blancs, il est facile de dire si ces poils appar¬
tiennent bien à la jieau on s’ils ont été rapportés ; l’exa¬
men microscopi<jue ne permet en effet aucune confusion
entre le’poil de renard (fig. 5) et le poil de blaireau (fig. 6).
Ces quelques exemples suffi.sent pour montrer comment
il conv'ient de procéder à l’examen micrographique d’une
fourrure, en comparant les poils aux nombreux dessins
contenus dans le livre cité plus haut, ou mieux encore
aux poils de fourrures dont l’authenticité soit certaine.
(i) Marcelle Lamrert et Balthaeard, /.c poil de l'homme et des animaux, Paris, Stcinhell, 1910.
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ART ET MÉDECINE
LES LEÇONS D’ANATOMIE
Leçon d’ Anatomie, par Thomas di; K-i ysm»
CURIOSITÉS
Ordonnances et notes d’honoraires
de médecin sur des cartes à jouer.
On trouve dans le BKllelin de la
Société du Vieux Papier, trois tlo-
cuments intéressants :
L’un est une ordonnance de iné<le-
cin au revers d’un sept de cauir
(collection Guizard) :
Sene .
Sel de t jlaul)
Rhubarl.' .
Mæme .
lin remettant l’ordonnance, le
médecin dit : a Vous ferez prendre
cela à votre mari ». Le médecin
sorti, la pauvre paysanne jirend
la carte, la coupe en petits mor¬
ceaux qu’elle jette dans du lait
bouillant et fait avaler le tout au
malade. Le malade est mort le soir
Connaît-on d’autres documents
analogues?
2 grammes.
Aromatisée avec l'eau do fleurs
d’oranger.
L’autre est une note d’honoraires
do médecin au revers d’un as
de cœur ;
11 m’est dû pour trois visites faites
pour Mlle dj la Villejosse. la somme de
lo livres.
Revu le montant cy-dessus, le 2 mai
1769. De lA Roujardikre,
Docteur-Médecin.
Sur la pénurie de cadavres à la
Faculté.
Or ça, mon journal, tu me navres,
Rn me révélant qu’à Paris,
Nos petits carabins chéris
Manquent, à présent, de cadavres.
Plus de cadavres (non, tu crois !)
Hans cette ville où chaque apache,
Avec le browning ou l’eustache,
Tous les soirs, en fabrique trois !
Le troisième, communiqué par
par M. Pellisson, dans ses Cartes
de visites saintongeoises (1898), est
également une ordonnance écrite
sur une carte à jouer, saupoudrée
de ccius.
Plus de cadavres 1 Non, que diable !
Y i)enses-tu, mon cher journal?
Le fait est trop phénoménal
Pour qu’il nous paraisse croyable.
Pourtant, si c’est la vérité.
j;’il n’existe plus, ô prodige !
De cadavre même un vestige
Pans notre pauvre l'acuité.
Sied-il pour cela de se faire
-Vutîint de bile, s’il vous plaît,
•Mors que, sans conteste, il est
Un si bon remède à l’affaire !
Par belle vous me la baillez !
l’ius de cadavres? Fantastique !
Mais chez nos hommes politiques
Vous en trouverez des milliers !
(Cri de Paris).
Fumisterie de Salle de garde.
Ci-dessous le rapport authentique
rédigé jadis ])ar un interne d’un hô¬
pital de la rive droite à qui ses col¬
lègues avaient « monté le cou » :
« Je soussigné, X..., interne des
hôpitaux de Paris, chargé de la garde
au cimetière du Père Lachaise (four
crématoire), certifie que rien d’anor¬
mal ne s’est produit pendant mon
séjour au cimetière : il n’y a eu au¬
cune incinération.
« L’interne de ser\’ice au four cré¬
matoire. X...
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Médecin de l'hôpital Necker, Membre de l'Academie de médecine
Nouvelle édition complète en trois volumes : 36 fr.
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THÉRAPEUTIQUE
CLINIQUE
1910, I volume in-8 de (>36 pages...
Les Consultations médicales de M. Huchard ont été
le plus gros succès de librairie de ces deniiéres années.
Un tel résultat suffirait à démontrer, si cela était néces¬
saire, que ia forme pittoresque, familière, pratique .sur¬
tout, adoptée par l’auteur était bien celle qui convient
au médecin déjà lancé dans la pratique, à qui le temps
manque pour suivre au jour le jour la marche évidem¬
ment progressive, mais un peu sinueuse, de la science
contemporaine, et qui, dans un cas embarrassant, désire
trouver de suite la solution cherchée, donnée non à la
façon des manuels secs et impersonnels, mais dictée par
un des maîtres dont le sens clinique, la sagesse et la pru¬
dence font autorité dans la science.
Ce volume, c’est Huchard lui-même appelé en con¬
sultation et parlant au lit du malade, débrouillant clai¬
rement une pathogônie bien clinique et dégagée des
brumes des laboratoires, faisant ressortir les symptômes
qui seuls doivent compter, et dictant avec une expérience
consomméela marche asuivre pour un traitementrationnel.
III
MALADIES DE
L’APPAREIL RESPIRATOIRE
ET DE L’APPAREIL DIGESTIF
in-8 de 5oo pages. . . 12 fr.
Nulle part, on ne sent la tendance au livre, à l’oeuvre
d’airain, c’est magistral néanmoins par l’autorité qui
s’en dégage. Il s’y trouve de tout : de rélémentaire qu'on
ne répétera jamais trop parce qu’il est fondamental: du
raffine aussi, des analyses minutieuses et des interpré-
tîitions délicates, où l'auteur apporte toute l’autorité de
sa longue expérience. Il faut lire toutes ces consultations,
au-ssi captivantes que les Cliniques de Trousseau, dont
elles rappellent la magistrale lucidité et qui empoignent
le lecteur avec une puissance irrésistible,
Un premier volume traite de la Thérapeutique clinique
en général, des médications, de leurs indications et de
leurs contre-indications.
Un second volume est entièrement consacré à la Théra¬
peutique clinique des maladies du cœur et à l’exposé com¬
plet de nos connaissances sur l'artériosclérose.
Le troisième et dernier volume, qui vient de paraître,
est consacré aux Maladies de l'appareil respiratoire et de
l’appareil digestif.
II
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— XI
LES CÉRÉMONIES SCIENTIFIQUES
CENTENAIRE DE HENRI-VICTOR REGNAULT
Kegnault est ué en i8io à Aix-la-Chapelle. Orjihelin de
père et de mère à l’âge de huit ans, il eut une enfance
très difficile et débuta dans la vie par une lutte pénible
pour l’existence. Privé de toutes ressources, il fut, jus-
(lu’à l’âge de dix-huit ans, obligé d’entrer dans une
maison de commerce où il remplissait les fonctions les
plus humbles.
Cependant, attiré par le besoin d’apprendre, il profitait
des courts instants de loisir que lui laissaient ses occupa¬
tions pour aller travailler à la Bibliothèque nationale.
1 )oué d’une remarquable aptitude pour les sciences, il
se prépara ainsi à l’École polytechnique, où il entra
en 1830 et dont il sortit le deuxième de ^ promotion
comme élève-ingénieur des mines.
Pendant son séjourâ l’École
des mines , Régnault, en¬
voyé en mission en Allemagne,
en rapporta de remar¬
quables rapports techniques
qui montrent à quel point il
excellait dans tout ce qu’il
entreprenait.
A la fin de 1835, son maître
Berthier le fit attacher au
laboratoire de l’École des mines, dont il devint le directeur
adjoint en 1838 en même temps qu’il était chargé, en qua¬
lité de professeur adjoint, d’un cours de dociniasie.
C’est là qu’en moins de trois ans il publia dix-huit mé¬
moires importants sur la chimie, qui le conduisirent à
l’Institut, âgé à peine de trente ans.
Il fut alors, sur la proposition de la commission centrale
des machines à vapeur, chargé jrar le ministre des Tra¬
vaux publics de déterminer les principales lois physiques
et les données numériques entrant dans le calcul des ma-
cliines à vapeur et, commença cet immense ensemble
de travaux se rattachant à l’étude de la chaleur qui cons¬
tituent aujourd’hui encore le meilleur de nos documents
sur cette partie de la physique. Régnault poursuivit cette
œuvre pendant près de trente ans avec un tel éclat, que sa
renommée de chimiste s’en est trouvée quelque peu
obscurcie.
Dès 1841 il avait été nommé professeur de chimie à
l’École polytechnique, où il succédait à Gay-Lussac, en
même temps qu’on lui confiait au Collège de France la
chaire de physique illustrée par Savart et par Ampère.
Enfin, en 1854,11 succéda à Ebelmen comme directeur
de la manufacture de Sèvres.
Régnault avait suivi à l’École polytechinqae les cours
de Dulong, dont l’enseignement eut la plus grande influence
sur la partie la plus brillante de sa carrière. 11 rejnit les
expériences de son maître ; grâce à une dextérité remar¬
quable et un jugement admirable, il perfectionna toutes
les méthodes et créa un outillage nouveau qui lui permit
de pousser ses recherches à un degré de précision qui n'a
guère pu être dépassé dans hi suite.
Dans l'ensemble de ses travaux, il en est un qui doit
pius spécialement attirer notre attention, c’est celui qu’il
exécuta en collaboration avec Reiset sur la respiration
des animaux.
Depuis Lavoisier, divers expérimentateurs avaient en¬
trepris des recherches sur les échanges gazeux des ani¬
maux, Dulong lui-même avait publié un mémoire impor¬
tant sur ce sujet. Mais jamais la méthode mise en œuvre
n’avait été vraiment satisfaisante et les déterminations
n’avaient porté que sur un petit nombre de sujets diffé¬
rents. Comme pour ses autres travaux, Régnault imagina
un dispositif dont le meilleur éloge à faire est de rappelar
que c’est encore à lui que sont revenus les expérimenta¬
teurs américains dont les recherches provoquent actuel¬
lement l’admiration de tous les physiologistes.
Avec cette méthode, Régnault et Reiset étudièrent
les échanges gazeux chez un grand nombre d’animaux
homéothermes et hétérothermes et arrivèrent à divers
résultats importants. Ils purent montrer ainsi que les
échanges gazeux sont d’autant plus importants que les
animaux sont plus petits, qu’ils ne sont pas influencés par
un accroissement de la teneur en oxygène de l’air inspiré,
mêmelorsque l’onvajusqu’à les placer dans l’oxygène pur.
Ils ont étudié les variations du rapport en volume de l’a¬
cide carboniqxie expiré et de l’oxygène absorbé, auquel
Pflüger a dans la suite attaché une si grande importance,
et ont démontré que les variations de ce rapport sont liées
à la nature de l’alimentation. Enfin ils ont constaté qu’en
remplaçant l’azote de l’air par de rhy'drogène,on active
les combustions de l’organisme chez les homéothermes,
parce que la déperdition de chaleur se fait mieux, grâce
à la conductibilité plus grande de l’hydrogène.
Tous ces résultats ont été confirmés par les successeurs
de Régnault et Reiset. Il n’en est pas de même pour
l’absorjition ou l’élimination de l’azote gazeux. Ils
avaient cru voir qu’en régime normal les homéothermes
dégagent de l’azote, tandis qu’ils en absorberaient dans
l’inanition. Les expériences ultérieures d’autres savants
n’ont pu établir aucune absorption ou élimination de
l’azote à l’état gazeux. C’est, dans l’ensemble des tra¬
vaux de Régnault, le seul point sur lequel on ait pu le
prendre en défaut ; il est vrai que ce n’était qu’un détail
accessoire dans ses recherches et que son dispositif ne se
prêtait pas bien à la solution de ce problème.
Pendant son séjour à Sèvres, Régnault avait été victime
d’un accident grave. Une chute mit sa vie en danger pen¬
dant plus d’un mois et le laissa notablement diminué.
Cependant il reprit ses travaux et exécuta encore d’impor¬
tantes recherches sur la vitesse du son. Il put les achever
avec succès, mais ce furent les dernières. Sa belle intelli¬
gence commença à décliner, et la mort de son fils Henri
Régnault, tué à Buzenval le 19 janvier 1871, lui porta un
coup des plus funestes.
Après le siège de Paris, il voulut néanmoins continuer
son œuvre, mais en arrivant à Sèvres il trouva son labo¬
ratoire saccagé par les Prussiens. Ses manuscrits, conte¬
nant de nombreux réiînltatsd’expôriences,étaient détruits,
les instruments qu’il avait mis de longues années à cons¬
truire étaient brisés, tout son matériel de travail était
anéanti. Dès lors, désarmé, atteint dans tout ce qu’li
avait aimé, il ne fit plus que végéter et s’éteignit le
19 janvier 1878, anniversaire de la mort de son fils.
Georges Weiss.
Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris.
XIJ
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i»jaost- xxo-cR:Ë:oso^rjÉx:
De trois à six cuillerées à café par PARFAITEM EIMT TOLÉRÉE
jour, dans du lait ou du bouilfon. COMPLÈTEMENT ABSORBEE
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tentRLTmn cr firstsTaioii» : ^■«^oRATolwc QAi-BRUN, 18. Bue Oberkampt. PAM8.
1
- Xlll -
LES PLAQUETTES MÉDICALES
MÉDAILLE DU PROFESSEUR BERNHEIM
Le IJ novembre dernier avait lieu à Nancy uue cérémonie
grandiose et touc hante pour fêter le j ubilé du professeur Bernheim .
Ce fut toute une série d’hom¬
mages rendus par M. le Préfet
de Meurthe-et-Moselle ; par le
I )' Gross, doyen de la Faculté de
médecine ; par le Dr Ganzinotty,
jn’ésident du comité d'organisation
de la fête ; par le professeur
P. Simon, élève et collègue du
Maître ; ])ar les Dr Henry, Haa'ns,
I te., .sans parler des nombreux
toasts au banquet du soir.
Ün sait qu'à cette occasion,
I.f Proicsscur lii k.m;: im professeur honoraire Bernheim
fut promu pjficier de la Légion
d'honneur, et qu’ainsi les nombreux élèves, amis et la gracieuseté d’offrir à y'aris mérficaf (i) est due au grand
admirateurs du maître furent au comble de la joie. artiste lorrain Victor Prouvé. La photographie est due
I-a plaquette, que le Comité du jubilé Bernheim a eu à la Maison des Arts graphiques, de Nancy.
I.a souscription de 20 I
ir qui paraîtra à la lin de jt
CHRONIQUE DES LIVRES
La pratique des exercices phy¬
siques (gymnastique, jeux et
sports), par M. Henri Hœnig,
professeur adjoint au cours supé¬
rieur d’éducation physique de
l'Université de Paris, professeur
au lycéeHenri-U^ (Paris J.-B.Bail-
lière et fils,' 1 91 1, un vol. in -18 de
pages et Jig figures (Biblio¬
thèque des connaissances utiles).
.\ notre époque, il est absolument
nécessaire jKiur combattre la fatigue
tlti système nerveux et du cerveau,
de se livrer à des exercices physiques.
Cette affirmation, qui s’applique
aux adultes et aux gens âgés, s’ap-
jilique bien plus encore aux enfants
et aux adolescents si l’on veut qu’ils
aient une âme saine en un corps
sain ; mais il ne s’agit pas tie recom¬
mander à la jeunesse lit pratique
exagérée d’un sport exclusif, la
recherche de records ou de perfor¬
mances «lui déterminent le sunne-
nage et vont à l'encontre du but
cherché. Il faut «pte l’enfant et
l’adole.scent soient également liabiles
à tous les sparts et à tous les exer¬
cices pour (lue toutes les parties de
leur corps se développent hanno-
niatisenient.
C’est pour atteindre cet idéal que
M. Hœnig a écrit son livre : on y
trouve décrits les exercices gradués
qui doivent composer une leçon de
gymnastique, les règles des sports,
comme la lutte, la boxe, la danse,
la gj'mnastique athlétique, les règles
des jeux d'enfants, les règles des
jeux d’adultes comme le tennis, le
foot-ball, le hockey; et en même
temps on y trouve exposée l’utilité
physiologique des divers exercices.
Le livre de M. Hœnig extrême¬
ment utile aux familles et aux jeunes
gens qui veulent se livrer d'une façon
raisonnée et saine aux sports, l'est
également et à un haut degré aux
médecins car ces dentiers y trouve¬
ront une multitude de renseigne¬
ments, qui leur permettront de ré¬
pondre d’une manière claire et docu¬
mentée quand On les consultera sur la
gymnastique, sur les jeux ou sur les
sports qu’il convient de pratiquer.
Ai,bert-Wi;ii..
Technique thérapeutique chi¬
rurgicale, par les D,- Pauchet,
professtuir à l’École de médecine
d’.Vmiens, et Ducroquet, chargé
du service d’orthopédie à l.i j>oli-
cliniquu Kothschild. i vol. in- S de
543 pages avec 552 figures, car¬
tonné : 15 fr. (Librairie J. -B.
Baillière et Fils' 19, rue Haute-
feuille, à Paris.)
Ce volume, qui appartient à la
collection de la « Bibliothèque de
thérapeutique a de Gilbert et Car¬
not, se re*ommande essentiellement
jtar scs qualités pratiques. Sui¬
vant, en cela, la coutume tjui tend de
plus en plus à s’imitlanter chez tous
ceux qui écrivent pour le praticien,
les auteurs ont multiplié les figures,
s’ingéniant à ce (pte chaque temps
opératoire soit nettement repré¬
senté. M. Pauchet, après avoir lon¬
guement décrit tous les soins préo-
opératoires, passe en revue la tech¬
nique généraie des principales inter¬
ventions courantes, en s’en tenant
toujours aux principes généraux
ipti doivent guider l’opérateur avant,
pendant et après l’opération.
Si. Ducroquet nous apprend à
confectionner et à poser de bons
appareils plâtrés et ses figures nom¬
breuses et claires valent mieux que
toutes les longues descriptions.
.•\. SettWARTZ.
T>issout 92 % des Composés
de l’Acide urique
Kàdiiit Ipx Déchets uratiaues
TRAITEMENTdeLANEWLIE.NEURASTHENIE
ET DE TOUS LES ETATS CONSOM PTI FS
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ASSOCIÉ À £A CATALAN ET AUX OXYDASES
^ DU PLASMA SANGUm
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? Laboratoires Autorisés par l'Etat pour la Préparation des Médicaments Organiques Injectables Q.
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, à Paris
BIBLIOTHÈQUE
DU
Doctorat en Médecine
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT
Professeur à la Kacultiï de médecine de Paris,
Membre de l’Aeadémie de médecine,
L. FOURNIER
Médecin des Hôpitaux de Paris,
Ancien chef de clinique de la Faculté.
rremiar examen.
ANATOMIE - DISSECTION — HISTOLOGIE
Anatomie, 2 vol., par Grégoire, prof, agrégé à la Fac. de méd.
"'liistologic (2' édition), par Hrasxa, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 15 fr.
Deuxième examen.
PHYSIOLOGIE — PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES
* Physique médicale, par A. Broca, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris . 12 fr.
Chimie biologique, par IJesgrez, prof, agrégé à la l'ac. de
Physiologie.
Troisième examen.
I. MÉDECINE OPÉRATOIRE ET ANATOMIE TOPOGRA¬
PHIQUE — PATHOLOGIE EXTERNE ET OBSTÉTRIQUE
Anatomie topographique, par Soulié, prof, adjoint à la Fac.
de méd. de Toulouse.
* Pathologie ext me, 4 vol., par Faure, Ombrédanne, Ciie-
VAssu, Schwartz, prof, agrégés à la Fac. de méd. de
Paris, Alglave, chirurgien des hôpitaux de Paris.
Cauciioix, Mathieu, prosecteurs à la Fac. de méd. de
Paris. Chaque volume . 10 fr.
* Médecine opératoire, par Lecè.se, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris . lo fr.
* Jbstétiique, par Fabre, professeur à la Faculté de méd.
de Lyon . 16 fr.
II. PATHOLOGIE GÉNÉRALE — PARASITOLOGIE
MICROBIOLOGIE-PATHOLOGIE INTERNE — ANATOMIE
PATHOLOGIQUE
* Pathologie générale, par H. Claude et J. Camus, prof,
agrégés à la Fac. de méd. de Paris . 12 fr.
* Parasitologie, par Guiart, prof, à la Faculté de médecine
de Lyon . 12 fr.
Microbiologie, par Dotter et Sacîiuétée, prof, agrégés
au Val-de-Grâce.
Pathologi; interne (4 vol.), par Gilbert, WTdal, i>rof. à
la Fac. de méd. de Paris : Castaigne, Claude. Lœper,
Kathery, prof. agr. à la Fac. de méd. de Paris ;
Garnier, jo.MiER, JosuÉ, Paisseau, Kibierre, médecins
et ancien int. des hôp. de Paris ; Doi-ter, Rouget,
prof, agrégés au Val-de-Grâce. Chaque volume . 10 fr.
* Anatomie pathologique, par Aciiahd et Lou-er, prof,
et agrégé à la Fac. de méd. de Paris . 12 fr .
Quatrième examen.
THÉRAPEUTIQUE — HYGIÈNE — MÉDECINE LÉGALE
MATIÈRE MEDICALE — PHARMACOLOGIE
* Médecine légale (2" édition), par Balthazard, prof, agrégé
à la Fac. de. méd. de Paris . 10 fr.
Matière médicale et Pharmacologie.
Cinquième examen.
I. CLINIQUE EXTERNE ET OBSTÉTRICALE
II. CLINIQUE INTERNE
Dermatologie et Syphiligràphle, par Je Anselme, prof, grégé
à la Fac. de méd. de Paris.
* Ophtalmolo^e, par Terrien, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 12 fr.
Laryngologie, Otologle, RhInologie, par Skbileau, prof,
agrégé à la Fac. de méd. de Paris.
Psychiatrie, par Dui'ré, firof. agrégé à la Fac. de méd. de
Paris et Camus (P.), médechi des asiles d’aliénés.
* Maladies des iùifants, par Apert, médecin des hôpitaux de
Paris . . . 10 fr.
programmes nouveaux
La somme des connaissances exigées de l'étudiant en médecine jxrar l’obtention du titre de. docteur et du prati¬
cien est conmdéjrable ; elle s’accroît constamment du fait des progrès chaque jour accomplis dans le domaine médical.
Il n’existait pas, cependant, une collection d’ouvrages correspondant exactement aux
composant toutes les matières et rien que le - - - - n.
rature médicale : beaucoup ne sont que de le
La collection de Précis dont la librairie J. — . , _
du professeur Gilbert, contraste heureusement avec ces manuels impersonnels, b‘ons peut-être pour repasser,
incapables d apprendre. Cette nouvelle collection est faite pour réhabiliter les PrécLs dans le monde médical ; ce sont
en réalité des œuvres originales où ceux-là mômes qui enseignent les diverses branches des sciences médicales résument,
pour le plus grand profit des lecteurs, leur cours, fruit d’une expérience réfléchie et d’un enseignement travaillé. Ils
sont conçus dans un esprit utilihiire : pas d’historique ni de bibliographie, pas de théorie, beaucoup de pratique.
Apres avoir dre-ssé le plan détaillé de la « IBibfiothèque du Doctorat », les directeurs se sont efforcés de trouver,
pour chaque partie, le collaborateur le plus nettement désigné, celui qui, de l’aveu universel, partit le plus capable de
mettre au point la somme des connaissances que doivent posséder l’étudiant et lo tiraticien.
Grâce à l’autorité du directeur, cette Bibliothèque formera un tout homogène répondant à un plan mûrement
réfléchi ; grâce au choix des collaborateurs, comprenant trente professeurs et professeurs agrégés de nos hacultés de méde¬
cine et vingt médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris, elle reflétera exactement l’état actuel des sciences médicales,
et en particuher 1 enseignement de la Faculté de Paris.
, Ç.*' j®*"" Ips éditeurs ont tout fait pour que la « Bibliothèque du Doctorat » se présentât sous un aspect capable
de satisfaire les bibliophiles les plus délicats, et pour qu’aucun reproche ne pût se justifier tant au point de vue de
1 impression du texte, imprimé en caractères neufs snr satin, que de la reproduction des figures dessinées ou photogra-
pmees sous les yeux des auteurs et reproduites par les procédés les plus perfectionnés. Knfin. elle se présente sous un
élégant cartonnage souple, rouge et blanc.
Le& volumes parus sont précédés d’un astérisque.
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ci Académie des Sciences ( 28 Juin 1909 )
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ANNALES D’HYQIÈNE PUBLIQUE
ET DE MÉDECINE LÉGALE
- XIX -
BOISSONS POUR MALADES
Limonade au citron :
Citrons . n“ 2
Sucre en poudre . yo grammes.
lîau distillée . i litre.
Couper les citrons dans le sens
du plus grand diamètre. Faire bouil¬
lir l’eau, y verser le sucre, et laisser
infuser dans un vase clos non mé¬
tallique.
Limonade citrique ;
Sirop de limon . loo grammes.
Eau distillée . 900 —
Mélangez. On peut préparer
d’autres boissens acidulées agréables
en remplaçant le sirop de limon ou
de citron par du sirop de cerises,
du sirop de groseilles, du sirop de
DIÉTÉTIQUE
framboises, du sirop de vinaigre
framboise.
De même on peut remplacer l’eau
distillée par de l'eau de source pure,
par de l’eau de Seltz artificielle, ou
par une eau minérale de table, non
alcaline.
Limonade gazense ;
Sirop de citron . 80 grammes.
Eau gazeuse . i bouteille
Limonade tartrique :
Sirop d’acide tartrique. 100 grammes.
Eau distillée . 900 —
(Codex).
Limonade tartrique vineuse :
Sirop tartrique . 60 grammes.
Eau distillée . 840 —
Orangeade :
Orange pas trop mûre . n“ i.
Sucre en poudre . 20 grammes.
Eau de source . 250 —
Faire fondre le sucre dans l’eau
et presser l’orange sur la solution.
On peut, suivant les circonstances,
glacer l’orangeade.
Hau d’amandes;
Amandes douces . 150 grammes.
Amandes amères . n" 3.
Sucre en poudre . 100 grammes.
Eau de source . ; litre.
Monder les amandes, et les con¬
casser. Faire fondre le sucre dans de
l’eau tiède qu’on verse ensuite sur
les amandes. Laisser au repos pen¬
dant une heure. Filtrer ensuite à
l’étamine.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
CONTRE L’ANÉMIE
Prendre avant chaque repas, une
des pilules ;
l’rotoxalate de fer . o-'o2
Extrait de coca . o-'o4
F. s. a. une pilule ; n« 50.
Ou bien un des cachets suivants,
à prendre après un repas, 2 fois par
Tartrate ferrico-potassique - o“'o5
Glycéroph. de chaux . o"i5
Poudre de noix vomique . o^'oc
Poudre de q. quina . o'''05
F. s. a. un cachet; n" 30.
Anémie des syphilitiques. — .\vant
le repas, dans une tasse de macéré
de quassia amara, prendre une cuil¬
lerée à soupe de :
Arséniate de soude . . . o=’o3
Hromhydratede quinine o^so
Glycérine neutre . 50 grammes.
Sirop de q. quina .... 250 grammes.
F. s. a.
(Lemoine et Gérard).
Anémie des enfants. — Chez les
enfants de trois à six ans, et de six
à dix, donner respectivement 2 à
3 cuillerées à café ou à dessert de :
Arrhénal . o'’2o
Sirop de tartrate ferrico-
potassique . ys grammes.
Sirop de q. quina . 75 grammes.
F. s. a.
(Herzen).
POMMADE POUR FAVORISER
L’AMAIGRISSEMENT
Le professeur Albert Robin, outre
le traitement général, conseille, pour
favoriser l’amaigrissement de cer¬
taines régions du corps, de faire tous
les soirs, sur ces régions, une friction
avec cette pommade :
Vaseline . 30 grammes.
Extrait de noix
vomique . o",so
Extrait hydro - alcoo -
lique de fucus vesi-
culosus .
lodure de potassium . .
lodure métallique ....
Essence de verveine . .
F. s. a.
2 grammes.
3 —
3^,30
ni gouttes.
La friction faite, essuyer soigneu¬
sement, recouvrir d’une compresse
trempée dans :
Eau distillée . 100 grammes.
Acétate de plomb . 15 —
Acétate d’alumine . i —
Recouvrir ensuite d’une feuille
de gutta-percha et d’une couche
d’ouate.
Sur le ventre, on peut, à la place
de la pommade ci-dessus, appli¬
quer des compresses trempées dans ;
Vinaigre scillitiquc . 200 grammes.
lodure de potassium . . 10 —
On recouvre ces compresses d’une
lamelle impennéable.
LA MÉDECINE AU PALAIS
Exercice illégal. — Un ancien
officier de marine, M. X..., com¬
paraissait sous l’inculpation d’avoir
fabriqué et mis en vente un produit
appelé « kymérol », que le professeur
agrégé Chassevant qualifie de re¬
mède secret. Le prévenu était, en
outre, inculpé d’exercice illégal de la
médecine.
Son défenseur a plaidé que tout
pouvait être considéré comme re¬
mède ; que le raisin en grande
quantité, les épinards à dose laxa¬
tive, la fécule comme topiqut; étaient
des médicaments et que M. X... ne
poursuivait qu'un but humanitaire.
Bien qu’il fût en état de récidive,
le tribunal n’a condamné l’inculpé
qu’à 500 francs d’amende et 300
francs de dommages-intérêts envers
l’Association des pharmaciens qui
se portait partie civile.
Opération nouvelle. — Le D' L...,
prof, d’oculistique dans une de nos
facultés deprovince, estactuellemeiit
actionné en 130.000 francs de dom¬
mages-intérêts par un de ses confrères
oculiste également qu’il a opéré le 23
février dernier pour un glaucome
suivi de la perte de l’œil gauche.
Le D' X... reproche au D» L...
d’avoir voulu tenter sur lui une
expérience en pratiquant une opéra¬
tion nouvelle, dont le principe serait
discuté par les chirurgiens, alors
qu'il existait une opération ckssique
ayant fait ses preuves, l’iridectomie.
Il se plaint que le D' L... lui a fait,
malgré sa volonté, une sclérecto¬
mie avec iridectomie périphérique
qui aurait entraîné la perte de l’oeil.
Le D' L... repousse ces assertions,
proteste de son dévouement à son
malade qui selon lui aurait été at¬
teint d’une terrible complication et
dans un article signé de lui signale à
ses contemporains « la mentalité des
malades et « des hommes de loi ».
Ce procès, fort curieux à cause de
la question' de « l’opération nou¬
velle » sera plaidé ces jours-ci, pai
M® Lagoutte et le bâtonnier Bertin
Maitre-Onome.
CONTRE LES INSOMNIES
LES AFFECTIONS _ ê » nntÊt FtMO MALADIES
SPASMODIQUES — MENTALES
VERONIDIA
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
Kiüiiln^fui'l simple, rachat de ees trousses sera conseillé avec grand
simple, très prolil aux mala<les eux-mènies, (]ui pourront do la sorte se
précisé et in- rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, dtis varia-
ilniinent peu tions de composition de leurs urines. }1 leur sera dés lors
coûteuse la loisible de surveiller do très près leur alimentation,
recherclie do contrôler l'iniluenco de tel ou tel mets sur le taux de
qualibiliveel leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appel aux
quantitative soins médicaux dès que ce taux aura subi une élévation,
des éléments Ges frousses urologiques apparaissent donc, à tous
anormaux égards, comme do très précieux collaborateurs pour le
cnormaux égards, comme do très précieux collaborateurs pour le
allmniine), tel est lu but des Trousses médecin, lüii dehors do l’exactitude absolue do leurs résul-
nes, dont on signale, d autre part, 1 intéressante tats, elles ps-ésentent encore favantage d’une grande niodi-
• , cité de prix ; chaque analyse revient à environ 0 fr. 2!).
liées sous la forme d élégants portefeuilles, pou- Ces trousses existent sous trois modèles dilféronls :
\.:'^ës“ëtmùpouh,sJS reclmTchè'r^Tu?ine”l-Sm;ounôrd7l’a^^
chaijue opération d’analyse. Elles permettent, en deux
minutes, avec quelques gouttes d’urine, d’être très exacte¬
ment fixé.
Les nombreux médecins qui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes ii faire l’éloge de leur commodité et île leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être immédialeinent renseigné sur la composition do
Turinn et d ' pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu’ici lo monoiiole des pliarmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrèniernenl
’ • ■ 2» TROUSSE A. “ La Dosurine ", destinée à doser
essayé l’emploi ont l’albumine contenue dans l’urine :
iiimoilité et de leurs TROUS SB D “ L i Oosuriaet ’’ destinée à doser
ours d’une visite ou la quantité de sucre (glucosel.
praticien la facilité Le prix de ehaque trousse est do !i francs (franco S fr. 30).
la composition de — Ampoules du renouvellement ; la boite de 10, 2 fr. SO
us attendre, la thi'- (franco 2 fr. 7ii| ; la boite de 20, 4 fr. 73 (franco : 3 francs).
elles lui rendent — Remise de 13 p. lOt) à .M.M. les médecins,
irologiqiies, domeu- Adresser les commandos et lus demandes de renseigne-
ciens. menls a la Société LA DOSURINE, 16, rue Charlemagne,
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NOUVELLES
LE DINER TRIENNAL DE L’AGRÉGATION
Samedi i6 décembre, a eu lieu, chez Foyot, le
dîner traditionnel de l’agrégation, dans lequel
on fête les nouveaux professeurs et les nouveaux
agrégés nommés depuis trois ans. Ce banquet a été
tout particulièrement animé, cordial et nombreux.
A l’heure 'des toasts, M. Ockinczic, a pris la pa¬
role, très élégamment, au nom des agrégés nouveh
lement élus ; M. Marfan a parlé au nom des nouveaux
professeurs et exprimé quelques vœux.
M. Bucquoy, malgré son grand âge, avait tenu à
assister à ce banquet où l’on fêtait, à la fois, deux
générations des siens (son gendre, M. Chauffard
comme nouveau professeur ; son petit-gendre, M. Guil-
lain comme nouvel agrégé) ; une ovation toute par¬
ticulière a été faite au vieux Maître.
M. Paul Carnot, président actuel de la Société des
Agrégés, a pris ensuite la parole pour les remer¬
ciements traditionnels ; il a rappelé, en quelques
phrases allégoriques que nous reproduisons plus loin,
les événements sensationnels qui se sont écoulés
depuis trois ans et dont l’Agrégation a ôté le prétexte ;
il a, enfin, insisté sur la nécessité d’organiser, sans
tarder, à la Faculté, une série d’enseignements
complémentaires qui font encore défaut, et d’établir,
entre l’Agrégation et le Professorat, deux gradins,
l’un de chargé de cours complémentaires, l’autre de
professeur adjoint, comme dans toutes les autres Fa¬
cultés (Sciences, Lettres, Droit, Facultés de méde¬
cine de province) ; ces échelons permettraient de
retenir à l’école les agrégés utiles à l’Enseignement,
et assureraient la continuité de leurs travaux et de
leur carrière universitaire.
Enfin le Doyen, couvert de fleurs par les orateurs
précédents, a pris la parole à son tour, et, dans
une de ces improvisations spirituelles dont il a le
secret, il s’est associé aux revendications précédentes,
qu’il cherche, d’ailleurs, à faire aboutir rapidement,
pour le plus grand bien des Études médicales. Son
discours a eu l’approbation unanime.
Nous donnons, ci-après, un extrait du toast
imagé de M. Paul Carnot, dans lequel il fait une revue
allégorique des événements divers qui se sont
passés depuis trois ans ; ces événements sont trop
présents a la mémoire de tous pour qu’il soit né¬
cessaire d’expliquer les allusions, transparentes, de
ce petit passage.
« Messieurs, depuis quelques années, bien desév
nements se sont passés, dont l’agrégation a ét
tout au moins, le prétexte, et qui sont riches en e’
seignements divers.
« Vous savez que Dame Agrégation met régulier
ment au monde, tous les trois ans, une portée t
petits agrégés. Fut-elle fatiguée par ces grossess
multiples^ et répétées ? Toujours est-il qu’on
crut atteinte d’une maladie de langueur, pour 1;
quelle la famille demanda l’avis de son mécïec
nabituel, un Maître illustre et vénéré, qui la .soignai
d ailleurs, depuis longtemps.
« Après examen, ce Maître conclut à une auto-ii
toxiciaion : il conseilla le grand air du dehors, la sur
iimentation. et prescrivit, notamment, des ratioi
supplcMiientaircs d’anatomie, de physiologie et c
pathologie générale: ce fut le Certificat d'élud,
medicales supérieures.
,i„r “ P*''"®' l’ordonnance était-elle connue qi
“ssourdissantes éclataient de tout
parts. On transigea : au lieu d’ouvrir les fenêtre
on les ferma, tout en conservant la suralimentation :
ce fut le Concours d’admissibilité à l’agrégation.
« Ni l’entourage de la malade, ni, surtout, les
héritiers ne désarmèrent. La pauvre femme, qui
commençait une nouvelle grossesse, en fut si vio¬
lemment émue qu’elle en fit une fausse couche !
«. Pareil accident alarma fort tout le monde, et l’on
décida de tenir une Grande Consultation, à laquelle
seraient conviés les médecins les plus célèbres, d’au¬
tres plus modestes, et, môme, quelques rebouteurs.
« Cette consultation se prolongea fort avant
dans la nuit : elle se termina par une ordonnance
un peu longue, très coûteuse, paraît-il, ce qui fit-
hésiter la famille.
« Sur ces entrefaites, la malade devint, à nouveau,
enceinte. Malgré quelques attaques de fièvre, la
grossesse, orageuse à ses débuts, se continua .sans
incidents. Mais on redoutait fort l’accouchement.
« En effet, dès les premières douleurs, il y eut des
cris, des convulsions, des rejets alimentaires qui
souillèrent tout le champ opératoire.
« Mais l’Accoucheur en Chef y fut magnifique à son
habitude : le tablier, tout constellé de taches
rouges (causées, dit-on, par des pommes d’amour),
il fit, immédiatement, une application de forceps
jusqu’à Tépine sacrée ; il ranima la parturiente
par quelques flagellations énergiques et par l’inha¬
lation de quelques vapeurs de gendarmium. Finale¬
ment, il tira au dehors une série de beaux poupons,
bien conformés, ma foi I et- très vivants, puisqu’ils
se mirent à crier, sans interruption, pendant trois
quarts d’heure.
« C’est au baptême de ces nouveau-nés que nous
vous convions aujourd’hui !
« Depuis l’accouchement, une amélioration mani¬
feste s’est produite. La mère reprend peu à peu ses
forces ; le pronostic s’améliore, ce qui me dispense
de vous parler ici du traitement.
« Je voudrais, par contre, vous faire part de nos
inquiétudes touchant l’avenir des enfants. Car,
vous le savez tous ici. la mère est fort mauvaise
nourrice et n’entend rien à la puériculture.
« On lui reproche, notamment, de s’occuper fort
peu de ses enfants, de les abandonner à eux-mêmes
sans moyens de travail, de ne pas fixer méthodique¬
ment la tâche de chacun, et de ne tenir que peu
compte de la peine qu’ils se donnent.
« Puis, dès que les enfants atteignent Tâge de neuf
ans. cette mère dénaturée les met à la porte, malgré
toute leur gentillesse, malgré les services qu’ils
peuvent lui rendre, et prépare de nouveaux berceaux.
« Les pauvres petits abandonnés, en proie aux dan¬
gers de la rue. sont recueillis par l’Assistance pu¬
blique : mais, longtemps encore, on les voit errer,
malheureux, autour du logis, guettant un signe de
cette mère qu’ils aiment toujours, et prêts à rentrer
dans cette maison dont ils ont été chassés !
« Messieurs, Que l’intérêt des agrégés soit de
rester au foyer familial, cela ne souffre pas démons¬
tration. Mais je prétends que l’intérêt mèmè de la
mère serait de les garder en leur çlonnant du tra¬
vail, en achalandant, grâce à eux, sa maison, et en
étendant le chiffre de ses affaires. »
Suit l’énoncé des réformes demandées pour l’in¬
troduction, à la Faculté, sous forme de cours com¬
plémentaires, d’une série d’en.seignements indispen¬
sables, que tout le monde réclame. La question est
si importante, pour les Etudes Médicales et pour les
Etudiants, que nous nous proposons de l’e.xposer
bientôt à nos lecteurs.
- XXII -
SPÉCIFIQUE DES DIARRHÉES ET DYSENTERIES
Hordénine-Laim
Dysenteries coloniales AMPOULES ! Diarrhées infantiles
Entérocoliles-Typhoïdes BULLES ! KnClsL^■M.I,rW^^^ Entérites -Castro -entérites
Adopté officiellement par le , utti^katuki-: kt i^ciiantim.ons Comptes Rendus de l’Acad. des Sciences
Conseil supérieur de san é des colonies C. PÉPIN, D' en pharin., 9, r. du 4>Sept., Paris et de l’Acad. de Médecine.
— XXI II —
NOUVELLES
ÉLOGE DE CLAUDE BERNARD (1813-1878) A L’ACADÉMIE DES SCIENCES
dont le professeur Van
Tikghem vient, à la
séance annuelle de l’Aca¬
démie des Sciences, d’évo¬
quer la grande figure, na ■
tluit de parents vignerons,
au petit village de Saint-
Julien, près de Ville-
franche.
Claude Bernard. vait-il.surKscoteaux à
du Beaujolais, qui
font face à la Domhe. J’ai pour horizon les Alpes,
dont j’aperçois les cimes blanches, quand le ciel 1
Ses débuts furent des plus modestes...
Privé de son père de bonne heure, et
comme il apprenait bien à l’école, le curé JMlMaltH''"
du village' le choisit comme enfant de
Claude continua au collège ecclésiastique
de Villefranche. Puis il fut placé chez un
pharmacien de Lyon, qui (U-s.servait
l’École vétérinare voisine, et llonsieiir ‘
Claude » (ainsi l’appelait son ij.iiioii)
avait, parmi ses attributions, tille de
jîorter les médicaments
Cherchant sa voie,
Claude Bernaril s’essaya
d’abord à la littérature,
eut un petit succès au
théâtre de Lyon avec un
vaudeville, et se risqua à
venir à Paris, porteur
d’une tragédie en cinij
actes dont il était l’au¬
teur, et d’une lettre ipii
le recommandait à Saint-
Marc (îirardin. Celui-ci
détounia Bernard des
lettres, en Un conseillant
de chercher un métier pour
vivre. Ce fut le trait de
lumière d’où devait
jioinilre la carrière scien¬
tifique du savant prédes-
’illustre phy.siologiste de la table à l’autre : « Dites donc, je vous prends pour
t le profes.seur Van mon préparateur au Collège de France, n
îHEM vient, à la La carrière de Claude Bernard était tracée. Elle
ice annuelle de l’Aca- n’avait qu’il se donner libre cours dans un établissement
ie des Sciences, d’évo- qui convenait à merveille à l’apôtre du doute philoso-
:1a grande figure, na- phiqiie et du « raisonnement expérimental ».
de parents vignerons. Les premières publications physiologiques de Claude
letit village de Saint- Bernard datent de i8.}3. Il faudrait plusieurs pages pour
ien, près de Ville- les énumérer. Sa thèse pour le Doctorat en médecine
‘Che. porta Sur le suc gastrique et son rôle dans la
J’habite, écri- otulrition. L'introduction à la médecine expéri-
:-il,surlescoteaux H mentale, qui le désigna au choix de l’Académie
Beaujolais, qui française pour occuper le siège de Flourens, date
Lorizon les Alpes, de 1864.
ES, quand le ciel » Son ascendant était tel, a dit M. Van
Tikghem, secrétaire perjiétuel de
l’Académie des Sciences, que Claude
Bernard a réus.si à grouper autour
de lui toute une élite d’élèves
dévoués : Bert, Moreau, Ranvier
Malassez, Gréhant, Dastre, d’.-lr-
sonval. Picard, Morat, pour ne
citer que ceux qui ont travaillé sous
sa direction comme aides ou pré¬
parateurs et dont la plupart sont
devenus des maîtres â leur tour,
plusieurs même illustres. Mais com¬
bien d’autres, en France et à
l’étranger, ont suivi son enseigne¬
ment, partiqué ses méthodes et se
sont réclamés de lui comme d’un
L’ORCHESTRE MÉDICAL
Jeudi deniier on a eu le plaisir
d’entendre le premier concert donné
en France, par des exécutants-
médecins. On sait que cette ini¬
tiative est duc à quelques virtuoses,
panni lesquels, le professeur agrégé
Kicheigt ; MM. Vaucaikk, Blon¬
del, Destanches, Kurtz, Daniel,
Regnard, Milian, etc., soit en tout
une soixantaine.
])oindre la carrière scien- V M i i II concert au()uel assistait une
tifique du .savant prédes- j 1 if fl Hfi imn 1™ nombreuse et brillante assustance,.
Claude Bernard essaya J| | | |j| ||||l| il! 1 lesquels un certam auteur
l^lll jiM
lités superficielles qui font Statue de Claude Bernard L'Orchestre médical donnera
réussir. Son air était ertgée devant lej^illège de''France,*_à'l»aris. chaque année un .certain nombre
gauche et embarrassé, .j.«- 1 ,je jeûnions auxquelles seront parti-
et on lui prédisait une carrière médicale des plus culièremeut conviés les médecins et leurs familles,
modestes. H prêtera son concours aux oeuvres philanthropiques
Mais quch]u’un ne s’y tromjia pas, ce fut Magendie, fl particulièrement aux oeuvres d’assistance profes-
qui eut Claude Bernard comme interne à l’IIôtel-Dieu, sionnelles.
et qui, ayant remarqué la rare habileté de son élève Le .second Concert sera donné fin janvier au profit de
pratiquant une dissection lui cria brutalement d’un liout « La Maison du mé-decin » (création de plusieurs lits).
Statue de Claude Bernard
ertgée devant le^Collège de''France,*_à' l’aris.
(I) Claude Bernard, par Ernest Resas, discouts de réception â l’Académie française le 3 avril 1879.
— XXIV —
AFFECTIONS DU CŒUR
EM'PSnrSBMEf Aathme, Bronchite chronique, I>ila.tation des Bronches
I et A.F^ECTXONS dji CŒUR consécutives. Troubles de la Circulation,
ARTJBsRIO-SCXjEROSE, Balpitations, Intermittences, Angine de
Boitrine, Affections névrosiques du Cœur.
GRANULES ANTIMONIAUX D‘-pAPILLAUD
MÉDICATION à base D'ARSËNIATE D’ANTIMOINE (0.001-/“parGranule). 00i£;2à«Mnü/e»pafJOBr
EFFETS COMPLEMENTAIRES de l’ARSENIC et de l’ANTIMOINE.— RAHPORTà !' ACADÉMIE de MÉDECINE
^IjStejjjrihPhjJ^djiDjAndréGIGOJOJiwCojHéronjPARISeUjjnkjJ^^njoNttojsta
Augmente la Force de vivre
Archives des Maladies du Cœur
n’BLlKKS sors LA DIIIECTION
DBS VAISSEAUX ET DU SANG
du H. VAQUEZ
Ch. AUBERTIN iM?'
SKCIIKTAIUK DK LA RÉDACTION : Jean HEITZ
Il paraît chaque mois un numéro de 60 pages grand in-8, illustrées de figures.
Abonnement annuel : FRANCE . (Sfr./ ETRANGER . (7 fr.
MÉMOIRES ORiaiNAUX PUBLIÉS EN 1910
- La puisai
Bsophagicnnc chez l’hoini
CLERC et !• SMEIN.
RIEUX. - L'hdmatoi _
PETREN et BERüMARK. — L'a’dèmc aigu du poumon a
(lypertcnsion artérielle paroxystique.
SEXARY. — Pression artériefic et glandes surrénales chez
tuberculeux.
SAVY’. — Tachycardie paroxystique et médication vomitive.
TROISIER. -- La diffusion des seis globulaires et l'hémoiyse.
THAYER. — Le troisième bruit du cmur.
WYBAUAV. — La pression artérielie à l'état normal et A l't
sXBRAZlf!.î|“ — , Plasmodies du paludisme.
BARIE et CLERET. — Syndrome de Stokes Adams à cri
paroxystiques, avec rythme bicouplé.
GIROUX. - Sclérose et athérome de l'ar
LEURET. - Ictère hémolvtique du noui
fETTTNGER. -■ Les anémies ét les pr
cours du traitement radiothérapique.
BORY. — Les réactions du tissu élastique des artères.
liERING. — Sur les troubles fonctionnels qui dépendent des
systèmes musculaires spécifiques du cieur.
FRDIN. - Héiniitolyse in l’ij-o.
KOY’. — Ectopie cardiaque par inalformation .sternale.
RIEGX.SAVY, COURJON. — Leucémie aiguS du type mvéloi'dc.
PLETNICW. — Modifications cardio-vasculaires sous l'inlluence
des bains artificiellement chargés d'acide carbonique.
re pulmonaire.
!ssus leucolytiques ai
KIESSINGER. — L'antifermcnt protéolytique du sérum.
OIGAARD. — De la réaction de Wassermann dans les maladies
du cœur et des vaisseaux.
SABRAZES, — Examen des neutrophiles du sang circulant.
TIXIER. — Forme grave de rachitisme et syndrome transitoire
d'anémie p.seudo leucémique.
STIENON. — Alterations pathologiques des cellules ganglion¬
naires du cisur humain.
BRE'i’ et ROUBIER - Sur un anévrysme de la base du ven¬
tricule gauche co'incidant avec une endocardite pariétale su¬
baiguë.
BABONNEIX et PAISSEAU. — Ànétnie pernicieuse infantile
avec aphasie sanguine.
GIROUX. — Sclérose et athérome de l'artère pulmonaire.
SYLLAB.Y. — Marche de la maladie de Basedow.
MENETRIER et TOUR.ALSE. — Action des rayons de Rnintgeii
sur le sang dans le diabète.
LEWIS. — Fibrillation des oreillettes et extrasystoles ventri¬
culaires. *
PARIS et GIROUX. - Ictère hé
LESIEUR. — {inexistence d'une . . . . ,
et d'une anomalie de la valvule de Thébésius.
GOUGEROT et SALIN — Ictère hémolytique acquis général et
:t NltiOLAI.
NUMÉRO Spécimen de chaque journal contre SO centimes PAR JOURNAL en Timbres-poste
STROPHANTUS
GxanulesdeCatillonl
A 0,001 EXTBAIT TITRÉ de |
C'est avec oes granules qu’ont étO faites les observations discutées h l’Académie en )8gS; elles
prouvent queSR t par jour donnent une diurèse rapide, relèvent vite le cœur affaibli, dissipent
ASVSTOLIE, DYSPNÉE, OPPRESSION, ŒDÈMES,i«ectioiisMITRAlES,CARDIOPATNIE8de8ENFANTSet VIEILLARDS, eu.
Ellet Immédiat, — inooouité, — ni Intolérance ni vasoconstriction, — on peut en faire un usage continu.
GRANULES TONIQUE du CŒUR
DE CATILLON
NombredeStroohantui sont inertes, d'autrestoxIquBSjles feinfi/resdonf inf/dèfed, exiger la Signature CITILLON
Sri* de l'Seaiémit de ^idtciai pour "Strophantas et Stropiaattae’’, ittédaUle d'^r S*Pd> Mif
Tablettes doCatillon a 0^-25 m enms t J'! Li ri»:
tHittlTÉ. MYNCPtWE HERPÉTISME flOITHE ete.-Patx : 3fr-T.tré. StèriÆgren^aèS! hZJi
1
— XXV —
LA VIE MÉDICALE
Faculté de médecine de Paris. —
M. Lanclouzy, jirofesseur de clinique
médicale, est nommé doyen, pour
trois ans, à partir du i6 décem¬
bre IQIO.
Sont nommés, pour l’année sco¬
laire 1910-iqii, chefs de travaux
et de laboratoires :
I. Travaux pratiques. — Physio¬
logie. . — M. Garrclon, docteur en
méilecine, chef-adjoint (en rempla¬
cement de M. J. Camus, appelé à
d’autres fonctions).
accordé <i M. l’ierret), d’un cours de
clinique des maladies mentales.
Écoles de médecine. — Clermont.
— M. le Moureyre est institué,
pour une durée de neuf ans, suppléant
des chaires de pathologie et de cli¬
nique médicales.
Nantes. — M. le If Castagnary
est institué, pour une durée de neuf
ans, chef des travaux d’histologie.
^ II. Laboratoires de recherches et
d’enseignement. — CiuNlqUE médi¬
cale (Hôtel-Dieu). — MM. Deval,
])harmacien de première classe, chef
du laboratoire cle chimie (en rempla¬
cement de M. Nathan, dont les
lonctions sont ex])irée.s) ; Villaret.
docteur en médecine, chef du labo¬
ratoire d’anatomie patliologique (en
remplacement de M. Sézary, dont
les fonctions sont expirée.s).
Maladies des voies urinaires
(Xeckçr). - - MM. Ambard, docteur
en médecine, chef (section de chi¬
mie) ; Hraun, docteur en médecine,
chef (section d’histologie) (en rem¬
placement de M. Guillaume, dont
les fonctions sont expirées).
Cliniüue TiiÉRAPEUTiyUE (Heau-
]on). — M. liouniigault, chef.
Physiologie.. — M. Camus (Jean),
agrégé, chef-adjoint (en remplace¬
ment de M. Busquet, appelé à
d autres fonctions).
Facultés de médecine. — Toulouse.
- M. le D"' Ribaut est nommé pro-
lesseur île pharmacie.
Par décision ministérielle du 15 oc¬
tobre 1910, M. I£. Cestan, professeur
le clinique chirurgicale, et M. Des-
lorges-Mériel, agrégé, chargé d’un
cours demédecine opératoire, ont été
autorisés à faire échange d’enseigne¬
ment pour 1 ’année scolaire 1910-1911.
Pn congé d’un an est accordé pour
r..i,son.s de s.mté à M. K. Cestaîi.
•M. Dambrin, agrégé, est chargé du
I ours de médecine ojiératoire jien-
dant le congé accordé à M. Cestan.
Alger. ■ M. le I)'' Poujol, agrégé
lie la l'acuité de Montpellier, est
nommé prole.sseur d’anatomie pa-
thologiipie et histologie.
Lille. ■ l'n arrêté ministériel vient
d’approuver la créationà l’usage des
étrangers d’un diplôme de chirurgien
Nancy. M. Parisot est chargé,
pour l’année scolaire 1910-1911, des
lonctions d’agrégé.
M. le professeur Gross est nommé
doyen pour trois ans à partir du
novembre 1910.
Lyon. — M. Moreau, agrégé, est
chargé, pendant l’année scolaire
1910-1911, d’un cours de matière
médicale (chaire de M. lleauvisage,
-énateur).
l’n congé de trois mois, à partir
du £5 novembre 1910, est accordé,
ur sa demande, à M. Pierret, p:*o-
tesseur de clinique des maladies
mentales.
•M. J. Lépine, agrégé, est chaigé,
< n outre, du z.ç novembre njto au
££ lévrier 1911 (durée du congé
Rouen. — Un concours s’ouvrira
le 6 mars 1911, devant la Faculté de
médecine de Paris, pour l’emploi de
suppléant de la chaire d’histoire
naturelle à l’École de médecine
de Rouen,
Le registre d’inscription sera clos
deux mois avant l’ouverture dudit
Conseil d’hygiène de la Seine. —
M. le Df Vaillard, médecin inspec¬
teur général de l’armée, est pré¬
senté pour remplacer le D‘’ Lan-
cereaux décédé.
Hôpitaux de Paris. — Concours de
l’internat. — Anatomie : Séance du
12 décembre. — MM. Monod (A.), 10 ;
Larroque, 9 ; Léchelle, 10 ; Bar-
raud, 6 ; Guerrero, 5 ; Deftins, 4 ;
Parciieminey, 10 ; ' Faveret, 8 ;
Eissen, 2 ; Pilatte, 5 .
Séance du 14 décembre : MM. Guel-
F,,..,.,- , , . Lesage, 4 ; Réchad, 5 ;
Mercier, :
(Marcel),
Dell
Charrier, 7 ; Guillemet
, ,, , ; Hue (Georges), 9 :
Mlle Delage, 9 ; MM. Collet et Bruel,
Séance du 1 6 décembre : MM. De-
lagenière. ii; Garcin, 7; Michaux,
9 ; Sourdille, 8 ; Trullert, Busson et
Luijuet, 7 ; Vaudescal, 12 ; Vinay, 9.
Seance du 18 décembre: MM.'De-
livet, 14; Costantini, 6; Quénu, 10;
Lorreyte, 7 ; Berthomieu-Lomer, 4 ;
Mignot, 13 ; Bourgeois (Maurice),
5; Iribes, 6; M"'» Athanassiu, 10;
Landesmann, 9.
Séance du 18 décembre 1910. ■■
MM. Delivet, 14 ; Mignot, 1 1 ; Ôuénu,
10; Mue Athanassiu, 10; Mm. i,an-
desmann, i) ; Lorreyte, 7 ; Constantini,
h ; Tribes, b ; Bourgeois, 5 ; Bertho-
mieu-Lamer, 4.
Séancedu iqdécembre. - MM.Bon-
compain, Duval et Debray, 7; De-
ville, 4 ; Miégeville, 1 1 ; Pôrtret, 5 ;
Jatuin, 4; ïrifaud, 7; l’hotiadès, 0.
Pathologie. ■ - Séance du 12 dé¬
cembre : MM. Darrieux, 7 ; Rous-
.seau (E.), 9 ; Vaquette, 5 ; Leh-
mann (P,), 7; Cassard, ii ; Rouil-
lard, 10; Petit-Dutaillis, ii ; Pollet,
11; Boutet, S; Besnard (J.), 10:
xMallel (Ch.), II.
Séance du 14 décembre : MM. Ci 1-
leville, c» ; Girard, 13 ; Lecerf, 5 ;
Dubois (Robert), 12; Berthod, 8 :
Barthélemy, it; Fitte, 8; Kreb.s,
Lépine et Caux, 10 ; Plaisant (Eu-
Sene), 13.
Seance du lO décembre : MM. Tou-
tpy. 7; -Hexandreet Hartmann, 8;
Gau truelle, 9 ; Mounidian, 7 ; Gres-
set et De.saux, lo; Duval, ii ; Ber-
geret, 14 ; Debrayi) ; Boirac, 8.
Séance du 19 décembre 1910,
MM. Thiers, 12; (.M.) Durand, ii;
Delort, 10; M"> Delage, 10; Marto-
relles, 9 ; Philip, 8 ; Quinquaud, 7 ;
Rougeulle, 6.
Séance du 20 décembre. — Com¬
position écrite : MM. Basset, 28 ;
Hovelacque, 2 7 ; Roux et Rouhier, 29.
Concours pu prosectorat. —
Oral. Pathologie externe. — Séance du
13 décembre ; .1 Rupture trauma¬
tique de l’urètre chez l’homme. »
MM. Toupet, 18; Rouhier, 17;
Roux, 20 ; Basset, 19.
Oial. Pathologie externe. — Séance
du 1 7 décembre : « Phlegmon dillus
des membres. »
MM. Combler, i6; Hovelacque, 15;
Pouiiardin et Berger, 20.
Hôpitaux, de province. . — Saint-
Etienne. — M. le If Bérard est
nommé médecin des hôpitaux.
Lyyn. — M. Caillou est chargé du
sen-ice de la consultation de chirur¬
gie dentaire à l’hôpital de la Croix
Rouge.
Montpellier. — Le concours de
l’externat s’est terminé par les no¬
minations suivantes :
Externes titulaires : MM. Roume,
Sappey, Bonnet (Jean), Boudot,
Bouffier, Hoareau, Pech, Evesque,
Vinon, Blouquier, Roux, Diffre,
Duntze et Giraud.
Extenies provisoires : MM. Chaus¬
se, Néollier, Delon, Bonnet (Paul),
Cazejust et Foxonnet.
Saint-Etienne. ■ — L’Administra¬
tion des hospices civils de Saint-
Etienne fait savoir que lé lundi
13 mars 1911, à huit heures du ma¬
tin, il sera ouvert, à l’Hôtel-Dieu de
Lyon, un concours public pour une
]>lace de chirurgien suiipleant.
Écoles de pharmacie. - Paiis. -
Le directeur actuel de l’École supé¬
rieure de iiharmacie, le professeur
Guignard, désirant se consacrer
à ses travaux scientifiques, l’assem¬
blée des iirofesscurs a été amener à
]iroposer au ministre un nouveau
directeur de l’École. Le choix una¬
nime s’est porté sur M. Henri Gau¬
thier.
Nancy. ■ M. Godfrin, professeur
d’histoire naturelle, est nommé direc¬
teur pour trois ans à partir du 5 dé¬
cembre 1910.
Mariages. — D' .\ndré Schu-fer,
chef du laboratoire de l’hoiiital Bou-
cicaut et M'"' Madeleine Bove. ■ ■
M. le comte Ravmond Berlier, doc¬
teur en droit et il"' Simone Bricard,
fille du docteur en médecine.
Nécrologie. - ■ M””' .Allyre Clm.sse-
vant, femme du D' Chassevaiit,
(irofesseur agrégé à la Faculté de
médecine de l’aris. ■ D‘’ Durand (de
Montcontour). — I)' Deltour (de
Consobre).
D' Gendre, deTupigny (Aisne). - -
D' Torchut, de Rovan (l'harente-
Inférieure). - D' Alfot, de Commen-
try (Allier). D’ Collache, de Paris.
• -D- Lein.-iire, du Tréport. D'Fée,
ancien médecin inspecteurdel’armée,
ancien directeur du service de santé
du XI* coriis d’année.
— XXVI -
SOMMAIRE du N» 1
A. Gilbkrt . — La clinique médicale de l’Hôtel-Diou de Paris. Leçon d’ouverture .
P. Carnot . — Le séné, son mode d’action et ses indications .
A. Schwartz . — Diagnostic du cancer du sein .
Nicolas et Jambon — — Les fards en dermatologie .
Calmktte . — L'amo-épuration biologique des eaux d’égout .
Actualités médicales. — L’accoutumance à la morphine. Un nouveau signe diagnostique, la percussion du
thorax en inspiration soutenue . .
Sociétés savantes. ... — Académie de médecine. Société médicale des Hôpitaux, Société de biologie,
Snri,it,S Hp nZAintrio or,»fpmin„P
. L’actualité ; L’affaire Crippen et l’empoisonne¬
ment à l’hyoscyamlne . 111
Chronique scientifique : La composition de l’air
dans le Métropolitain de Pans . V
Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux:
Médicaments radilére'i. — Trousse pour
l’analyse des urines . Vil
Nouvelles : La reconstitution des bibliothèques
de l’Université de Toulouse. — Un médecin
chassé par sa clientèle. — L’institut du ra¬
dium. — Un nouveau domaine pour la maison
du médecin . IX
Diététique ; Recettes de régime; recettes pour
administrer la viande crue . XI
Formules thérapeutiques : Contre la grippe . Xlll
Curiosités : Epigramme sur la pierre. — Le gout¬
teux. — Apophtegme hygiénique . XIII
Les médecins au Palais : Exercice illégal de la
médecine. — Accident au cours d’une obtu¬
ration dentaire. — Coups et blessures dans
une maison de santé .
Illustration .
La médecine au théâtre : «L’homme mystéiieux».
Connaissances pratiques: L’âge du cheval d’après
l’examen des dents. — Travaux horticoles en
Déa-mbre .
L’intermédiaire des médecins : Faut-il châtrer ou
foüetter les apaches? — Comment doit-on se
chausser? — De quelle affection était atteinte
la femme hydropique de Girard Dow? .
Chronique des livres : Opothérapie, par Carnot.
— Hygiène, par Macaione .
Lavie médico-hospitalière et médico-umversitaire
Cours, conférences, congrès. — Actes de la Faculté.
x.xv
XXVII
XXIX
SOMMAIRE du N° 2
C. Dopter . — La méningite ourlienne . . . 35
Bergowié . — Traitement des accidents dus à l’électricité industrielle . . . 42
Actualités . — Le typhus exanthématique en Tunisie. — Métastase cancéreuse. — La dysenterie spiril¬
laire. — Les phénomènes cutanés au cours de la trypanosomiase humaine. — Rayons de Rœntgen et
diabète . 47
Sociétés savaniis. — Société médicale des hôpitaux. — .Société de biologie. — Académie de médecine. —
Académie des Sciences. — .Société de chirurgie. — Société anatomique. — Société de psychiatrie. 49
La Vie médicale a l’Etranger: .'ociété médicale de Berlin . 54
Médecine pratique : Médication calcique antispasmodique . Sq
La vie pratique : Les pourquoi de l’hiver . Xl
Libres propos . 111
Choses du four ; Les femmes à l’Institut . III
La Médecine au Théâtre : L’homme mystérieux . . V et VII
Diététique et Formules : Recettes de régimes : quelques recettes de potages végétariens . IX
Formules thérapeutiques : Traitement médical des hémorroi'des . IX
Curiosités : Les méfaits du corset . XI
Les plaquettes médicales : Médaille du professeur Raymond . XllI
L’intermédiaire des médecins . Xlll
Art et médecine : Les cartes du bal de l’internat . . XVII
Médicaments nouveaux : Gastrozymase . XIX
Chronique des livres : Etiologie e't prophylaxie des maladies transmissibles, par Achalme, Ed. et Et. Sergent,
Marchoux, Sihond, Levaditi,Thoinot, Ribierre, Jeanselme, Mouchotte. — Maladies des nerfs, par Cunéo,
— Traité élémentaire de physiologie, par Gley . XXI
La vie médicale . . . XXIII et XXV
Cours, Congrès, — Actes de la Faculté . . . XXVII
^ JUBOL.
LA VIE MÉDICALE
congctiitalcs, en collaboration avec
Ménard (1891) et un grand nombre
d’articles et communications publiés
dans les bulletins de la Société ana¬
tomique et de la Société de chinirgie.
M. Lannelongue a été élu membre
de l’Académie de médecine en 1882.
Il est commandeur de la Légion
d’honneur.
seur de chimie médicale le 30 juillet
1884, en remplacement de son illus¬
tre maître.
Parmi les ouvrages didactiques
du professeur Gautier, citons : La
chimie ajypliquée à la physiologie, à
la pathologie et à l'hygiène (1874) ;
La chimie et la cellule vivante (1894) ;
Cours de chimie minérale et organique
(2» édition, 1895-1896) ; Les toxines
microbiennes et animales (1896) ;
Leçons de chimie biologique normale
et pathologique (iSoj) ; et enfin L’ali¬
mentation et les régimes chez l’homme
sain et chez les malades (2'’ édition,
1904), étude qui a substitué des no¬
tions scientifiques précises à cer¬
taines traditions erronées et aux
vagues indications (jui dictaient les
prescriptions médicales et hygié¬
niques en matière de régimes.
Le professeur Armand Gautier
est membre de l'Académie de méde¬
cine (1879) et membre de l’Académie
des sciences (1889), où il a succédé
à Chevreul.
Membre du Conseil supérieur
d’hygiène publique, du Conseil supé¬
rieur de l’Agriculture et de plusieurs
autres comités, il est de plus com¬
mandeur de la Légion d’honneur.
Professeur Lannelongue, président
de l’Académie de médecine, — I.e
nouveau pré.sident de l’Académie
de médecine est né à Casteran (Gers),
le 4 décembre 1841. Docteur en mé¬
decine il Paris (1867), Chirurgien des
hôiiitaux (1869), Agrégé delà Faculté
la même année et Professeur de pa¬
thologie externe (1888).
On lui doit : De l’Ostéomyélite
aigue pendant la croissance (187g) et
divers mémoires complémentaires
sur l’ostéomyélite aiguë et chronique
(1879-1881).
L'n autre ouvrage ; A beès Jroids
et tuberculose osseuse (1881), Tuber¬
culose vertébrale (1888), Traité des
kystes congénitaux (1888) en colla¬
boration avec Achard ; Affections
Professeur Armand (lautier, prési¬
dent de l’Académie des sciences. - —
Le nouveau jirésident de l’Académie
des sciences est né à Narbonne en
1837. Il fit ses études à Montpellier
et passa sa thèse à Paris sur l'Etude
des eaux potables.
Élève de Wurtz ,Annnud Gau¬
tier fut agrégé en 1869, et profes-
COURS
CLINIQUE MÉDICALE DE L’HOTEL-DIEU
PrCn-BERT.— Samedi 24 décembre, Les mercredisà 10 heures et demie. Samedi 7 janvier, à 10 heures
à 10 heures et demie, Démonstration ptésentations de malades, rédaction et et demie, leçon sur la Néphrite
cinématographiqtte, purM.CoMAVDOic. correction d'ordonnances. chronique syphilitique.
ACTES DE LA FACULTE DE PARIS
Examens de Doctorat.
Mardi 3 janvier, à une heure. — 5' (chirurgie, i'" partie)
Laënnec (i"’ série) : MM. Pozzi, Lenormant et Terrien; —
(2“ série) : MM. Quénu, Lecèiie et Chevassu ; — 5“ (2» par¬
tie), Laënnec (1'“ .série) : MM. Chauffard, Ilalthazard
et Nobécourt ; - (2» série) : MM. Achard, Koussy et
Kathery ; ■ — M. Chantemesse, censeur ; M. Gougerot,
suppléant.
Mercredi 4 janvier, à une heure. — - Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique', épreuve pratique: MM. Hartmann,
Ketterer et Legueu ; — i" (oral) : MM. Nicolas, Mau-
claire et IJranca; 2” MM. Desgrez,Mulon et Jean Camus;
— 4» : MM. Marfan, Macaigne et Laignel-Lavastine ;
M. Gariel, censeur; M. Ziminerii, suppléant ; —
5" (chirurgie, partie), Laënnec (i'» série) : MM. Reclus,
A. liroca et l’roust ; — (2» série) ; MM. Segond,
Lejars et Ombrédanne ; — • 5» (z” partie), Laënnec
(:re série) : MM. l’ierre Marie, Marcel Labbé et André
Jousset ; — (2” série) : MM. \Vidal,Léon IJeniard et
A. Léri ; — M. Roger, censeur ; — M. Guillain,
suppléant.
Jettdi 5 janvier, à une heure. — Médecine opératoire.
Ecole pratique, épreuve praticpie : MM. de Lapersonne,
Grégoire et Okinczyc. — 2“ MM. Ch. Riciiet, Prenant et
A. Hroca. — 3” (oral, i'” imrtie, i'» série) : MM. Pozzi,
Hrindeau et Rouvière ; — (2® série) : MM. Ribcniont-
Dessaignes, Morestin et Anselme Schwartz ; — (3'' série) :
MM. Retterer, Lecène et jeannin. — 3® (oral, 2® partie) :
MM. Chautfard, Claude et Hrumpt ; — M. Ach.ard, cen¬
seur ; M. Nicloux, su]q)léant.
Vendredi 6 janvier, à une heure. — Médecine opéra¬
toire. École pratique, épreuve pratique : MM. Reclus,
Nicolas, Legueu. — 3® (2® jiartie). Ecole pratique,
épreuve pratique : MM. Blanchard, Pierre Marie et
Desgrez. — 2® : MM. Gautier, Branca et Jean Camus. —
4® : MM. Déjerine, Marfan et Macaigne ; — M. Gariel,
censeur; — M. Zimmeni, suppléant. 5® (chirurgie, impar¬
tie), Necker (i'« série) : MM. Delbet, Pierre Duval et Om-
brédaime ; — (2® série) : MM. Hartmann. Mauclaire,
Proust. — M. Kirmisson, Censeur ; M. Sicart, suppléant.
— 5® (obstétrique, 1™ partie), C/jMîrynr Baudelocque '.
MM. Pinard, Couvelaire et Lequeux ; ■ — M. Laignel-
Lavastine, sui>pl.
Samedi 7 janvier, à une heure. — 5® (obstétrique,
i®® partie). Clinique Tarnier: MM. Bar, Brindeau et
Jeannin ; — M. Lecène, suppléant.
Thèses.
Mercredi 4 janvier, à une heure. — M. Roi,i.et ; Médecins
Astrologues. (MM. Blanchard, président; Delbet, Pierre
Duval, Jeannin). — Mlle Roy. Les Centenaires. Essai sur la
longévité humaine. (MM. Blanchard président, Delbet,
l’ierre Duval, Jeannin). — • M. Paris: La cloison nasale.
Les déviations et leur traitement. (MM. Delbet, président;
Blanchard, Pierre Duval, Jeannin).
Jeudi 5 janvier, 'àmieUenro. — M. Fauvet: Contribution
à l’étude des tumeurs du quatrième ventricule chez
l’enfant. (MM. Hutinel, président; .\lbert Robin, Carnot,
Nobécourt). — M. Faux : Malaga, son climat, scs indi¬
cations thérapeutiques. (.MM. Albert Robin président,
Hutinel, Carnot, Nobécourt).
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeullle, à Paris
Bibliothèque de Thérapeutique
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT
Professeur de clinique
à la Faculté de médecine de Paris.
R CARNOT
'roiesseur abrégé de thérapeutique
à la Faculté de médecine de Paris.
I.a Théraijcutique jwut être envisagée diliércmment, suivant que l’on prend pour point de départ de son étude
le Médicament, le Symptôme ou la Maladie. La Bibliothèque de Thérapeutique est donc tlivisée en trois Séries conver¬
gentes, flans le.s(juelles sont étudiés les agbnts thérai’eutiuues, les médications, les traitements. Chaque séné
comprend un certain nombre de volumes, indépendants les uns des autres et paraissant en ordre dispersé, mais dont
la place est nettement détenninéc flans le plan d'ensemble de l'ouvrage.
La première Série est relative aux agent.s thérapeutiques. Elle comprend, comme introduction générale,
VA rt </r lormuler, puis l’étude des Techniques thérapeutiques mêdicaies et chirurgicales.
L'étude des Agents physiques a pris un développement considérable. Les tliverses branches fie la Physiothérapie
offrent au Praticien une série de rcs.sources nouvelles. Qu’il s’agisse de Kinésithérapie, do Massaqe, iVHy irothérapte,
iV lilci trnthérapie , de Radiothérapie, etc., tout médecin doit savoir appliquer, lui-même, les méthodes usuelles.
L’étude des Médicaments chimiques a fait, elle aussi, de grands progrès. Les Médicaments minéraux ont récem¬
ment re\’ctu des formes nouvelles (combinaisons organiques, métaux colloitlaux) , douées du nouvelles propriétés tliéra-
Iieutifpies. Quant aux Médicaments organifjucs, leur nombre s’accroît tous les jours. Si les Médicaments d’origine végé¬
tale sont, déplus en plus, obtenus par synthèse, <le nouvelles rlintes entrent, if. leur tour, dans la matière médicale.
J-es Médicaments d’origine animale, fort employés jadis, puis fort oubliés, sont de nouveau étudies. L'Oputherapte
utilise fies produits fabrifiiiés par l’organisme même et supplée al insuffisance glandulaire, en [ournissant artificiellement
au inalafle les substances qu'il ne fabrifpie plus. C’est La base de la Thérapeutique de flemaiii.
Les Médicaments d’origine microbienne ont métamorphosé le traitement et la prophylaxie des maladies infictieuses.
Ils peuvent conférer une immunité active grâce aux méthodes do Vaccination, ou passive grâce aux niéthofles fie
Sérothérapie. On peut aussi faire fie la liactériothérapie, en opposant aux microbes nocifs d’autres microbes, dont le
flcvcloppement gêne celui des premiers.
L'étude fies Agents Thérapeutiques comprend encore la Crénothérapie (Eaux niinéralc.s) , la Thalassothérapie
(Bains de mer) et la Climatothérapie. L’étude des Régimes alimentaires s'est beaucoup précisée : le régime, scientifi¬
quement établi, tait, fie plus en mus. jiartie de l’ordonnance et du traitement.
Enfin l’étude des Agents Psychiques, la Psychothérapie a jiris, elle aussi, une grande importance.
La fleiixième Série de la Bibliothèque de Thérapeutique est relative ii l’étiifle des médications.
Etant flonné lin symptôme clinique, le premier problème thérapeuticiue qui se jxise est de savoir si l’on flfiit .igir
sur lui, le favoriser ou le combattre. En second lieu, pour ou contre un symptôme donné, on peut utiliser plusieurs
méthodes thérapeutiques. Chacune a ses indications et scs contre-indications.
On volt, par là, toute l’importance pratique fjue présente l’étude des Médications Symptomatiques.
La troisième Série comprend l’étude des traitements.
Le Traitement d'une Maladie, lorsqu’il n’est pas pathogénique, est fait, le plus souvent, de la juxtapo.sition d’une
série fie Méflications .symptomatiques. Il devra se modifier ince.ssamment, en se modelant sur la marche même de
l’afiection. Be.aucoup de traitements sont devenus médico-chirurgicaux. La partie médicale a donc été complétée
par une iiartie chirurgicale, de telle sorte que l’on puisse envisager, sous leurs ditlérentes faces, les multiples traite¬
ments d’une même maladie. C’est dans cet esprit qu’une série de volumes sont consacrés aux Traitements des
Maladies Oénérales (Infections, Intoxications, Maladies de la Nutrition), des Maladies de chaque ogrgane (Maladies
nerv'euses, digestives, circulatoires, pulmonaires, génito-urinaires), ainsi que des Spécialités (Maladies cutanées et
vénériennes ; Maladies fie la Itouche, fin nez, du larynx, des oreilles et des yeux).
Ainsi se complètent, mutuellement, les trois Séries relatives aux Agents Thérapeutiques, aux Méflications et aux
Traitements. Elles sont conçues avec une même préoccupation, celle d’être i iimédiitement utiles au Praticien.
/"• Série. - LES AGENTS THERAPEUTIQUES
L’Art de Formuler, par le professeur Oii.bf.rt. i vol. 8 fr.
Technique thérapeutique médicale, par le Dr Miuan. i vf>l.
• Technique thérapeutique chirurgicale, par les D" I’auciiut
et Dccroquet. i vol. 15 fr.
Physiothérapie.
* Electrothérapie, parle IP Nocuek. i vtil. lo fr.
Radiothérapie. Radiimthtrapie, Phntothêrapie, par les D"
Oi’iiiN et /immiirn. i vol.
* Kinésithérapie : Massage, (iymnastique, par les D'* I’. Car¬
not, Daiîros, Ditckoijuet, NAtiiîoiTE, Cautru, Bou-
rcart. i Vf.l. 12 Ir.
* .Méeaiwthéra pie. Jeux et Sports, Hydrothérapie, par les
n« Fraikin, de Cardenai., Constensoux, ÏISSIÉ,
I)i;i.AfU SifcRK, I'arisi-t. i \’oI. 8 fr.
• Crénothéraple IKattx minérales), Tha'assothéraple, Cll-
inathothérapie, par les professeurs Landouzy (îautier.
Moureu. De I.ArNAV.les D'* Heitz. Lamarquk, Laeesque,
1*. CARSfvr. 1 vol. i.t fr.
Médicaments chimiques et végétaux, par le P' Pic et le
IK iMIIERT, 2 vol.
• Opothérapie par le Dr P. Car.not. i vol. 12 fr.
• Médicaments microbiens (Itaetériothérapie, Vaeeinatious,
Sérothérapie), p.ar Metciinikoef, .SacqiiéI’Ée. Kemi.ixger.
I.taiis .MAiinx. VAIU.AUI), Dopteh. Bi'sredka. SAi.iMnESl.
Wassermann. Ditjariun-HeaI’METZ. Oai.mette. i vol. 8 fr.
• Régimes alimentaires, par le Dr Marcel I.ahiié. 1 vol 12 fr.
Psychothérapie, par le prof. Déjerine et le IP Aiiilré Thomas.
Série. - LES MÉO/CATIOUS
is générales, par les D'* Bouciiaru, il, Roger,
ciiET, Baetiuzard, A. Robin et Covon, Chaueeard,
WiDAi, et Lemiekre. i vol. 12 fr.
Médications symptomatiques (Mal. nerv„ resp., eirciilat.),
par J. Léi’ine, Sicard, Guii,i.ain, M. de Fleury, Méné¬
trier, Mayor. i vol.
Médications symptomatiques (Mal. digest. hépal., rénales,
génit. et cutanées), .par Gieiiekt, Castaignë, Jacqueit et
M. Ferrand i. vol.
Jr Série. - LES TRAITEMENTS
Thérapeutique des Maladies infectieuses, par les D'> Nobé-
coiirt, Noc. Marcel Garnier, i. vfil.
Thérapeutique des Maladies de la Nutrition et intoxica¬
tions, i>ar les D'* I-ereiioiieeet, I-oipek. i vol.
Thérapeutique des Maladies nerveuses, pur les Dr» Claude,
I.EjoNNE. DE Martel, i vol,
* Thérapeutique des Maladies respiratoires et Tuber¬
culose, par les IP* Hiktz, Rist, Kiiss, Tuefier. i vol. 12 fr.
Thérapeutique des Maladies, circulatoires (Cfcur, l'fiis.vt!aMjr,
.'sang), par les Dr* JosuÉ, Vaquez et Aubkhtin, Wiart.
I vol.
Thérapeutique des Maladies digestives. Foie. Pancréas,
par les IP* P, Carnot, Comih:, Lecéni;. i vol.
* Thérapeutique des Ataladies url aires (Reins, Voies
urinaires. Appareil génital de l'homme), par les D'» Aciiakd,
Marion. Paisse.au. 12 fr.
Thérapeutique gynécoiog’que et obstétricale, par les
IP» Brindeav et Jeanni.n. i vol.
* Thérapeutique des Maladies cutanées et véné.icnncs,
par les D'» Audrv, Durand, Nicolas, i vol 12 Ir.
Thérapeutique osseuse et articulaire, par les IP» iiuciiARn,
l’iATOT. ,Ml UCIIIÎT, MaIIFAN. I vol.
Théra>icuUquc des Ataladies des Yeux, des Oreilles, du Nex,
du Larynx, de la Bouche, des Dents, par les D'* Duruv-
Duteups, Iîeiinne Lombard. .M. Rov. i vol.
Les volumes parus sont précédés d’un astérisque.
SOMMAIRE
Pinard . — Les Médications dans la Puériculture .
F. Legi'eu . — La Vessie dans Id Tuberculose rénale . .
R. Cruchet . -- Zona infantile par conta{;ion .
M. Segard . . . — Une colonie d’aliénés en Argentine .
Actualités . — Les fractures de la tête du radius. — Influence des rayons de Rœntgen
métabolisme du fer. — Le tabac pour la prophylaxie de la bouche —
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de mé<
— Société de thérapeutique. — Société de pédiatrie. — Société anato
— Société de chirurgie .
La vie médicale a l’étranger. — Société médicale de Berlin .
Pratique médicale . — Sérums antidysentériques et sérums antivenimeux, par le D"' Henri Oili
— La Hernie, accident du travail, par le D' Paul Cornet .
Libres propos .
Choses du jour : Le secret du cercueil de l'Empereur .
La Médecine au théàlr: : L’assassinat légal .
Art etMedecine : Les hôpitaux ; grande salle de l’ancien Hotel-Dieu ou hôpital Saint-Jean d Angers (xii" siec
Siihouette médicale : L’étudiante .
Curiosités : Comment les japonais arrachent les dents .
Chronique des livres ; Sémiologie nerveuse (Nouveau 1 laite de Medecine et de 1 herapeutique (jilhkri
Thoinot) ; Kurzes Lehrbuch der Gynækologie, par Otto K.ustner ; Consultations medicales. Maladies
l’appareil digestif et de l’appareil respiratoire, par H. Huciiard .
}/intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique. Quelle aflection semble la plus probable pour la km
Les rèj^hments et les lois intéressant le médecin : Réglement pour les automobilistes .
Art et Médecine : Cartes du bal de 1 Internat, kjio . . .
Diététiaue : Potages maigres .
Formules thérapeutiques .
La médecine au palais : L’Institut Mann. — A propos du legs d un cadavre . .
Connaissances pratiques : Fabrication ménagère du vinaigre . . .
Nouveiles . ; . . . .
Livres reçus au bureau du journa' .
La Vie médicale . . \j
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du le^de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/" Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois ; I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Haulefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 4» pages.
Tous les autres numéros ont Sa pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier.. . — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrler.... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic. factieuses. ^
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladies véné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
Tiennes. larynx; —des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre _ — Maladies nerveuses et mentales ; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mai . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué-
Juln . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
PRIMES DE PARIS MÉDICAL
D’Importantes primes remboursent 6 fois le montant de l’abonnement
pour tous les abonnés jusqu’au 8 Janvier.
(Voir le détail au verso page II)
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Ext, Op 0.01). — Une à 2 pilules par Joue. r traitemeut
OOUTTBS (Par SO gouttes ; Hectine 0,05; Hg 0,01). l >o é is
20 à lOO gouttes par Jour. J Jours,
AMPOULES A (Par ampoule •Hectine 0,10; Hg 0,005).) Une ampoule par Jour
( pendant 10 à 15 Jours.
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PRIMES DE PARIS MÉDICAL
Les abonnés d’une année seront remboursés par des primes représentant 6 fois
le prix de l’abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces six primes) :
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, aS, rue Cujas, à Paris.
20 Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C», Mobilier médical, chirurgical, pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4° Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison âuricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
û» Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
U. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical jusqu’au 8 janvier
(Chaque abonné a droit à une seule de ces dix primes) ;
1° Règles plates en glace de Saint-<lobain verre rouge à base de sels d’or (valeur <$ francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2° Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii, Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4» Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5° Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gkmen et Bourg, de Luxembourg. [Joindre 1 fr.So
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
70 Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison, L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre t fr. pour l’emballage et le port.
8" Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
9» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris,
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et O»,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
M" Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la C” de Pougues St-LécER.
En outre les a5o premiers abonnés recevront dans le courant de Janvier chacun trois estampes
anciennes offertes par M. Brunot, pharmacien, rue de Chaillot, à Paris.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de 1 5 jours.
LAIT FRAIS ECREME
LAITERIE MEDICALE. Fermes de Claire et de la Pommeraye
79, Rue ae la Chapelle, 79, PARIS (18” Arrenülssement) — Téléphoné 440-52
ÉCHANTILLONS SUR LA DEMANDE DE milfl. LES DOCTEURS
gjvopos
Quoique le nombre des journaux médiçÿTui 'Soit
très élevé, l’apparition de Paris médical à^é'âe-*'
cueillie par la Presse avec une véritable faveurSs^lüti^
sont pas seulement les grands organes politiques,
le Temps, les Débats, V Eclair, le Petit Parisien, etc.,
qui ont applaudi à sa publication, mais encore les
feuilles médicales parisiennes, provinciales et étran¬
gères. On a loué dans Paris médical son format
commode, sa riche iconographie, son élégance, la
nouveauté de son programme, la qualité de ses
rédacteurs ; on a recommandé sa lecture ; on lui
a prédit et souhaité le succès. Bref, ça été un con¬
cert d’éloges et d’encouragements !
A de telles marques de sympathie, nous ne sau¬
rions demeurer insensibles, et, puisque l’heure est
propice aux échanges de bons procédés, nous la sai¬
sissons avec empressement. Que donc nos confrères
sans masque ou anonymes qui, pour accueillir l’avè-
■«ment de Paris médical, ont trempé leur plume
Saans le miel, veuillent bien agréer ici nos remercie¬
ments. Nous ne perdrons pas le souvenir de la grâce
de leur geste à notre endroit.
En ce 31 décembre, il nous est également bien
doux d’envoyer l’expression de notre reconnaissance
à nos premiers lecteurs. Né il y a moins d'un mois,
Paris médical n’a pxi encore déployer toutes ses sé¬
ductions et effectuer toutes ses conquêtes. D’ores et
déjà cependant, il possède une nombreuse clientèle
disséminée dans le monde entier. C’est à elle que
vont cos lignes : nous lui exprimons toute notre gra¬
titude pour la confiance qu’elle a mise en nous ;
en échange, nous l’assurons de notre entier dévoue¬
ment : ni l’effort, ni le temps ne nous coûteront
lorsqu’il s’agira de la renseigner, de l’intéresser ou
de l’instruire, — de lui plaire, en un mot.
A. Gilbert.
CHOSES DU JOUR
LE SECRET DU CERCUEIL DE L’EMPEREUR
Napoléon est toujours un sujet d’actualité, car ses
historiographes trouvent chaipie jour des mémoires
nouveaux sur sa vie et .sur son règne.
Récemment le Matin a publié des documents fort
intéressants que M. Paul Frémeau, l’auteur des Derniers
jours de l'Empereur, vient d’exhumer d’un dossier du
British Muséum et il en a profité pour démontrer
qu’Antomarchi, le médecin de l'empereur à Sainte-Hélène,
le soigna en réalité fort mal et pour faire comprendre
que le chirurgien Henry, chargé de l’autopsie du sou¬
verain exilé, fit un procès-verbal très tendanciel des¬
tiné à prouver que le climat de l’île africaine n’avait
point été meurtrier.
D’autre part, une commission de la Chambre vient
d’aller visiter Saint-Denis, nécropole des Bourbons ;
et l’un de ses membres a cru pouvoir dire que le coeur
de Napoléon s’y trouvait, M. Frédéric Masson, à qui rien
de ce qui concerne Napoléon 1™ n’est étranger, a réfuté
cette opinion ; le cœur de Napoléon se trouve aux Inva¬
lides, entre les jambes de l’Empereur, enfermé dans une
boîte en argent. Et un document nouveau qu’a publié
le Git Bios, le i" décembre dernier, montre que M. Fré¬
déric Masson a raison. Ce document est le procès-verbal
de l’ouverture du cercueil fait jxar le D' Rémy Guillard,
chirurgien de la Belle-Poule, lors de la translation des
cendres. Ce procès-verbal est d’une émouvante simpli¬
cité :
« La tête, un peu élevée, reposait sur un coussin ;
le crâne volumineux, le front haut et large se présen¬
taient couverts de téguments jaunâtres, durs et très
idhérents. Tel paraissait aussi le contour des orbites,
lont le bord supérieur était garni de soxircils. Sous les
laupiêres se dessinaient les globes oculaires, qui avaient
lerdu peu de chose de leur volume et de leur forme. Ces
'aupières, complètement fermées, adhéraient aux par¬
ies sous-jacentes et se présentaient dures sous la pres-
ion des doigts. Quelques cils se voyaient encore à leur
’ord libre. Les os propres du nez et les téguments qui les
ouvrent étaient bien conservés, le tube et les ailes
l'uLs avaient souffert. Les joues étaient tHiuflies. l.es
^gum«uls de cette partie de la face se laisuieiit remar¬
quer par leur toucher doux, souple et leur couleur blan¬
che. Ceux du menton étaient légèrement bleuâtres.
Ils empruntaient cette teinte à la barbe qui semblait
avoir poussé après la mort. Quant au menton lui-même,
il n’offrait point d’altération et conservait encore ce type
propre à la figure de Napoléon. Les lèvres amincies étaient
écartées, trois dents incisives, extrêmement blanches,
se voyaient sous la lèvre supérieure qui était un peu
relevée à gauche. Les mains ne laissaient rien à désirer ;
nulle part la plus légère altération. Si les articulations
avaient perdu leurs mouvements, la peau semblait avoir
conservé cette couleur particulière qui n'appartient qu’à
ce qui a vie. Les doigts portaient des ongles longs, adhé¬
rents et très blancs. Les jambes étaient renfermées dans
les bottes, mais, par suite de la rupture des fils, les quatre
derniers orteils dépassaient de chaque côté. La peau
de ces orteils était d’un blanc mat et garnie d’ongles.
La région antérieure du thorax était fortement dépri¬
mée dans la partie moyenne, les parois du ventre dures
et afAussées. Les membres paraissaient avoir conservé
leurs formes sous les vêtements (jui les couvraient ; j’ai
pressé le bras gauche; il était dur et avait diminué de vo¬
lume. Quant aux vêtements, ils se présentaient avec leur
couleur, ainsi, on reconnaissait parfaitement l’uniforme
des chasseurs à cheval de la vieille garde, au vert foiicé
de riiabit, au rouge vif des parements, le grand-cordon de
la Légion d’honneur se dessinant sur le gilet, et la culotte
blanche cachée en partie jxir le petit chapeau qui repo-
sîiit sur les cuisses. Les épaulettes, la plaque et les deux
décorations attachées sur la poitrine n’avaient plus leur
brillant, elles étaient noircies. lai couronne d’or de la
croix d’officier de hi Légion d’honneur seule avait con¬
servé son éclat. Des vases d’argent apparaissaient entre
les jambes ; xin d’eux, sunnonté d’un aigle, s’élevait
entre les genoux, je le trouvai intact et fermé. Comme
il existait des adhérences assez fortes entre ces vases et;
les parties voisines cpii les couvraient un peu, M, le com¬
missaire du roi n’a pas cru devoir les déplacer pour les
examiner de plus près... »
Ce sont l,à ries miettes de l’histoire ; mais ces miettes
sont souvent plus intére.ssaiitcs ipie l’histoire ; car elles
pennettent rie revivre le passé.
SeEcïAloB.
- IV —
AUTO-INTOXICATIONS
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nmunité naturelle
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— V —
LA MÉDECINE AU THÉÂTRE
Nous sommes heureux de pouvoir
procurer à nos lecteurs le plaisir de
lire un passage de la pièce drama¬
tique médicale qui a pour auteur un
médecin, le 1)^ Raymond Groc. Nous
remercions notre confrère de son ama¬
bilité et nous serons heureux d'ouvrir
les colonnes de Paris médical à ceux
de nos confrères qui écriront égale¬
ment des pièces à sujets médicaux.
L’ASSASSINAT LÉGAL
Pièce Dramatique en i acte,
du D' Raymond Groc.
Mme Heltier est dans une situation
telle que seule une intervention
chirurgicale peut la sauver, tel est
du moins l'avis du docteur Mar-
tryns. Pendant que ce dernier
court à la clinique chercher les
instruments nécessaires à l'opé¬
ration, M. Heltier acquiert ta cer¬
titude que sa femme a eu, a encore
un amant. Et c'est aussitôt après
cette révélation que rentre le doc¬
teur Martryns ; il va se précipiter
vers la chambre de Mme Heltier,
pour effectuer l'opération, lorsque
Heltier le retient.
SCÈNE VU
HEtTIER, MARTRYNS
Martryn.s. — Tu as à me parler ?
Heltier. — Oui... (// se tait, les
sourcils froncés, un pli au front,
soudain une flamme dans le re¬
gard).
Martryns (devant le mutisme
d'Heltier). — Eh bien ?... (un temps ;
très bref) Eh bien ?
Heltier (avec embarras). — Eh
bien... eh bien... J’ai réfléchi... j’ai
mûrement réfléchi depuis tout à
l’heure...
Martryns. — Ah 1... et à quel
propos ?
Heltier. — An sujet de l'op¬
portunité -«de l’opération à faire à
Marguerite.
Martryns (étonné). — Ah !...
et...
Heltier. — ...et... j’ai décidé...
tout bien délibéré... qu’il valait
mieux... du moins qu’il me semblait
personnellement valoir mieux que...
Martryns. — Que ?
Heltier (d'un Irait, d'une voix
sourde, en détournant la tête). —
Enfin... qu’il valait mieux renoncer
à cette opération !
Martryns (au comble de la stu¬
peur). — Ah ça... mais....
Heltier (avec volubilité). — Oui...
j’ai vu Marguerite... je me suis
rendu compte de sa situation dé-
se.spérée...
Martryns. — Désespérée ?
Heltier. ■ - Oui... dé.sespérée...
j’ai interrogé la sage-femme... qui...
en toute franchise,: m’a affirmé que
tout espoir de sauver ma femme
était perdu...
Martryns. — Que me racontc.s-
tu là ?
Heltier. — ... Donc... j’ai dé¬
cidé... en définitive... jmisqùe Mar¬
guerite, de toutes façons, opérée
ou non, était perdue, de ...la laisser
mourir tranquillement et de ne pas
lui infliger l’inutile supplice d’une
intervention qui ne ferait que rendre
plus douloureusement sanglants ses
derniers moments.
Martryns (s'échauffant). — Mais,
c’est inouï... puisque je te jure que
je vais te la guérir, ta Marguerite...
ton obstination à ne .pas vouloir
entendre raison... à vouloir, tenir
ta femme comme vouée à une mort
fatale m’effraient... m’étonnent...
oui, m’étonnent... car enfin quand
je suis sorti d’ici tout à l’heure pour
aller chercher mes instruments, tu
me pressais... tu m’exhortais à
aller... à revenir... à faire vite, très
vite... tu étais nerveux de fiévreuse
impatience ! Tu l'appelais, tu la
voulais cette opération... et voici
maintenant que je te retrouve
inexplicablement tout autre... les
yeux durs... fuyants... tu ne veux
pas me regarder en face... tu ne
veux pas ou tu n’oses pas.
Heltier (la voix grondante). —
Martryns I
Martryns. —Oui... tu n’oses pas 1
Ta voix est saccadée, avec des éclats
de violence subits et mauvais... et tu
ne tiens plus à ce que je fasse l’opé¬
ration que tu exigeais il y a quel¬
ques minutes encore... et tu ne veux
pas que je sauve ta femme... Allons...
allons... ne pensons plus à ce vilain,
à ce louche incident et... (Il se dirige
vers la chambre de Marguerite).
Heltier. — Martryns, je t’in¬
terdis absolument de tenter quel¬
que opération que ce soit sur ma
femme ! (Et ce disant, il lui barre
le passage).
Martryns. — Ah I ça... mais...
tu es fou... Allons... laisse-moi
passer I
Heltier. — Tu ne passeras pas...
je te l’ai déjà dit et je te le répète :
Je t’intetidis absolument de tenter...
Martryns (d'une voix grave,
altérée cepindant par l'émotion). —
Comprends-moi bien... Heltier... je
femme par l’opération qu’il est
nécessaire (pie je fasse ; si tu per¬
sistes dans ton odieuse interdic¬
tion, Marguerite mourra... par ta
faute... Tu seras responsable de
Heltier. — Je .suis prêt à assu¬
mer dans toutes ses conséquencis
la responsabilité de ma décision,
Martryns. — Charles,... ta voix
tremble....
Heltier. — Ma volonté est iné¬
branlable I
Martryns. - Charles... quelque
chose d’atroce que je ne comprends
pas... ciue je ne veux pas com¬
prendre... s’est passé ici pendant
ma courte absence., quelque chose
d’assez atroce pour te transformer
au point de faire de l’époux ai¬
mant et dévoré d’inquiétude que
j’ai laissé tout à l’heure, l’époux
implacable et meurtrier qui se dresse
devant moi et qui, farouchement,
condamne sa femme à mort, à une
mort épouvantable.
Heltier (après un temps, d'une
voix sourde). — Oui... il s’est passé
quelque chose !
Heltier. — Je viens d’avoir la
preuve irréfutable que ma femme
a eu... avait... a peut-être encore
un amant...
Martryns (tressaille sans que
Heltier s'en aperçoive).'' — Ah!
Heltier. — ... que l’enfant qui
la fait huder de douleur maintenant,
qui la tuera tout à l’heure n’était
pas mon enfant... que sa chair, son
sang, son cerveau étaient la chair,
le sang, le cerveau de l’autre... de
la canaille qui m’a volé Marguerite
ou à qui elle s’est donnée par vice,
par désœuvrement peut-être seu¬
lement. A cette révélation, j’ai
d’abord chancelé, comme frappé
d’un coup de massue... puis j’ai
sangloté, et à présent je...
Martryns. — ... Tu vas com¬
mettre un as.sassinat !
Heltier. — Oh 1 je t’en prie...
pas de grands mots...
Martryns (avec un fébrile éclat
de rire de mépris). — Sans grands
risques d’ailleurs ! Vrai... j’adniiie
ton courage 1 .\u moins les marK
qui, apprenant la trahison de leurs
femmes, les abattent, font cela,
l’arme au poing, au grand jour, au
vu et au su de tout le monde...
Tandis que toi, tu n’as pas le cou¬
rage — quoi que tu en aies dit — i
d’assumer la responsabilité du crime
que tu veux commettre ; devant
- VI —
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- VII -
LA MÉDECINE AU THÉÂTRE {Suite)
elle tu es lâche et, traîtreusement,
hideusement, tu assassines ta femme
à l’abri, ou presque, de la loi. Tu
sais, je te Tai dit moi-même au¬
trefois, que nous autres médecins,
il nous est, légalement ou prati-
(piement, impossible, alors qu'un
malade se trouve en danger tle
mort, d’intervenir et de le sauver
par une opération appropriée, se¬
rait-elle même réclamée par le
patient, si .ses parents s’y oppo¬
sent. Tu sais cela ?
Heltier. — Oui... et puis après ?
Martryns. — Et, odieusement,
tu profites de l’horrible situation
de ta femme pour l’assassiner
froidement sans qu’il soit possible
à nul homme au monde de lui por¬
ter secours, de l’arracher à ta haine,
à ta cruelle volonté de torture et
de meurtre. Tu tues et l’on ne peut
t'en empêcher, te ravir ta victime
que d’un œil glacé tu regardes
agoniser avec une sécurité trou¬
blante, désarmante, révoltante ! Et
l’on ne peut t’en châtier ; tu es
dans ton droit, dans ton droit de
mari... tu peux disposer à ton gré
de l’existence de ta femme : tu
peux lui donner la vie... ou lui
donner la mort 1 Ah ! c’est ignoble !
c’est ignoble ! Je demeure stupide
devant le sang-froid de ton abject
calcul... devant l’horreur du plan
que tu t’es assigné... devant la
répugnante infamie que tu vas
tranquillement commettre I
-âh ça... mais.... qu’est-ce que je
fais ici ? Là on se débat contre la
mort et moi... je demeure impas¬
sible... soumis... déférent à l’hor¬
rible volonté de ce., et l’on est en
train de mourir alors que je pour¬
rais... que je devrais... que je dois tout
tenter... oui tout... pour conserver
une mère à la vie et la donner à un
pauvre être... (Il va vers la porte de
la chambre de Marguerite).
Heltier (lui barrant de nouveau
le passage). — Eh bien î
Martryns. — Place... place...
Heltier. — Hop-là! (Il l'arrête,
le fait tourner et l’entraîne.)
Martryns (le poing levé). —
Mais place donc ! Arrière... je veux
passer !
Heltier. — A bas... à bas... à
bas donc 1 (Il lui empoigne les
poings et les immobilise.)
Martryns. — Ah !... la brute...
la brute... la brute !
Heltier (soudainement scrute son
interlocuteur avec une très vive atten¬
tion ; il remarque son très violent
trouble et après un temps — comme
frappé d'une idée subite, d’un soupçon
très vague encore). -- Mais enfin...
dis-moi... ton in.si.stance...
Martryns (très vivement, comme
s’il se doutait du soupçon de Heltier).
— ... bien naturelle ! Mêla reproche¬
rais-tu ? Je serais un bien mal¬
honnête homme si je n’avais pas à
encourir ce reproche...
Heltier (ne le perdant pas des
yeux). •— Oui... ton insistance
passe encore ! Je la comprends :
j’avais tort de m’en étonner... Mais...
ton trouble... ta pâleur... ta voix
altérée..., cette sueur... enfin toute
cette agitation ?
Martryns. — Te serait-elle sus¬
pecte aussi ? Mais il me semble
que... et puis, après tout, je n’ai
pas à te la légitimer ! Tant pis pour
toi si tu ressens le besoin de me le
voir faire ! C’est triste... très triste
pour toi !
Heltier (idem). — Paul!
Martryns. — D’ailleurs je ne
comprends pas le pourquoi de ces
insinuations !
Heltier (idem). — Insinuations ?
Martryns. — Enfin oui de ces...
Heltier. — Halte-là !... Tu
perds pied... tu t’enlizes... Trop
tard la reprise I... Tu avais bien
dit la première fois ! Tu avais donc
compris avant que je m’en fusse moi-
même rendu bien ' compte de son
exacte portée, le pourquoi de mon
étonnement devant ton insistance...
ton trouble... tes révoltes. Tu devi¬
nais donc... tu savais donc la sus¬
picion que je sentais poindre en moi,
de plus en plus précise... impo¬
sante... évidente... éblouis.santc !
Martryns. — Je ne te com¬
prends pas !
Heltier. — Tu devinais donc
que je sentais que j’allais te soup¬
çonner ?
Martryns. — Tais-toi 1
Heltier. — .... que j’allais te
soupçonner d’être... d’avoir été...
Martryns. — Mais tais-toi donc !
Heltier. — ... l’amant de Mar¬
guerite!
Martryns. — Tu es fou... tu
es fou... tu es fou. !
Heltier (avec un rire src). — •
Quelle perspicacité ? Hein quelle
étrange et équivoque perspicacité !
(Un temps, puis s’avançant brus¬
quement vers lui) Tu es l’amant !
Martryns. — Charles !
Heltier. — .... avoue... mais
avoue donc... allons... misérable!
Martryns. — Eh bien... oui...
oui... Marguerite a été ma maî¬
tresse... eh bien,., oui je l’ai aimée...
follement désirée... exquisement pos¬
sédée...
Heltier (cri de rage). — Ah!
Martryns. — Possédée comme
tu ne l’as jamais possédée... dans
toutes ses pensées... dans toutes
ses joies... nos joies... dans tout
Heltier. - - Te tairas-tu ?
Martryns. — 11 faudra que tu
les entendes minute par minute
nos jours et nos nuits,., nos longues
et adorables nuits d’amour !
Heltier. - Eous le camp!
Martryns. - - ... où nous étions
anéantis, l’un dans l’autre, d’une
âpre et douce volupté... où nous...
Heltier. — • Mais fous donc le
camp ! (Il se rue vers Martryns, le
poing haut. Un temps ; ils se toisent,
haletants l’un et l’autre de fureur.
Lui montrant la porte du corridor :)
Va ! Mais va donc ! (A ce moment,
un long gémissement.)
Martryns. — Ah ! mais... (il
jette un coup d’œil désespéré vers la
porte de la chambre de Marguerite,
hésite, puis va vers elle).
Heltier (lui barre le passage,
d’une voix tremblante de fureur). —
Paul ! Je jure Dieu que si tu tentes
de pénétrer dans cette, chambre,
tout ceci finira très mal pour toi !
Martryns. — Ah !... (Geste de
douloureuse indécision : il ne peut
rient II s'arrête accablé, désespéré.)
Heltier (s'avance vers Martryns,
le prend aux épaules et le pousse
dehors en disant :) — Va... va...
Dehors.,., dehors ! Mais fous donc
le camp !
SCÈNE VIII
HELTIER, JEANNE, MADAME TOURTEL
Jeanne. — Charles... Chartes !
Mme Tourtel. ■ — Une rupture
utérine vient de se produire... rien
ne peut arrêter l’hémorragie...
dans quelques instants, Mme Hel¬
tier sera morte...
Heltier. — Ah ! (Du geste il les.
balaie, les rejette dans la chambre
de Marguerite, Un temps, puis ses
traits se détendent, sa voix blanchit
et....) Mon pauvre amour I
(Il s’écroule dans un fauteuil.)
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Membre de l'Institut
(Académie Franyaise, Inscriptions ei Belles-Lettres).
Membre de l'Académie de médecine.
A. GILBERT
_ Professeur de Clinique
Dictionnaire de Médecine
DE CHIRURGIE, DE PHARMACIE
ET DES SCIENCES QUI S'V RAPPORTENT
Vingt et unième Edition entièrement refondue
1908, I volume grand in-8 de 1842 pages à deux colonnes, avec 860 figures nouvelles. Broché : 25 fr. Relié : 30 fr.
- IX -
ART ET MÉDECINE
LES HOPITAUX
Grande Salle de l’ancien Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean d’Angers (Xlh- Siècle)
Cette salle qui a été transformée en musée archéolo¬
gique est divisée en 3 nefs égales d’une longueur de
48 mètres et de 17 mètres de large. Remarquable par la
hardiesse de ses projwrtions, l’élégance de ses colonnes
mono-cylindriques et la grâce de ses nervures, elle a
donné lieu à des controverses entre les archéologues
français et anglais. Ces derniers ont voulu voir dans cette
salle « le premier des monuments gothiques n et ont
]mr suite attribué à leur dynastie des Plantagenets
l’honneur de la création du style ogival. Mais les travaux
des archéologues français notamment ceux de Viollet-
le-Duc, ont ruiné cette conception en établissant sans
conteste l’antériorité de l’église abbatiale de Saint-
SILHOUETTE MÉDICALE
L’ÉTUDIANTE
Entrez dans une salle d’hôpital à l’heure de la vi¬
site. Sur la tache grise que forme autour d’un lit
de malade le groupe des élèves, presque toujours
se dessinent quelques profils de jeunes filles. De la
masse de blouses et de tabliers qui enjuponnent
robes et pantalons, bien souvent émergent les tor¬
sades de quelques chevelures féminines.
Entrez une après-midi à la Bibliothèque de la Fa¬
culté. Dans ce cadre sévère, sur le fond sombre des
vêtements masculins ressortent presque à chaque
table plusieurs corsages clairs. C’est l’étudiante stu¬
dieuse et solitaire, la tête baissée sur son livre, c’est
un petit groupe au cou dégagé, aux avant-bras nus
qui papote et donne des distractions aux voisins.
Et partout c’est ainsi, aux cours, aux pavillons de
dissection, etc.
Dans les rues du quartier, de plus en plus nom¬
breuses, elles circulent, seules ou par dçux, silen¬
cieuses ou causant avec des étudiants. Presque toutes
ont l’allure comme il faut de la jeune fille du monde.
Elles vont à la Faculté comme elles allaient jadis
au Cours, sauf l’escorte de la maman ou de la femme
de chambre.
Qu’y gagnera « l’art médical » ? Les féministes
annoncent des merveilles. D’autres, galants, se ré¬
servent. Le mieux est d’attendre... avec un sourire.
Dr Pierre Maurel.
CURIOSITÉS
Comment les Japonais arrachent les dents. — Le den¬
tiste japonais arrache les dents avec ses doigts, sans le
secours d’aucun instrument. Il saisit adroitement la tête
de son patient à l’angle maxillaire, de manière que 1 a
bouche soit forcée de rester ouverte ; puis, plongeant le
pouce et l’index de l’autre main dans la bouche de son
malade, il arrache, quand le cas se présente et dans l’es¬
pace d’une minute, cinq, six et sept dents au patient,
sans que celui-ci puisse fermer la bouche, même une seule
fois. Quelque incroyable que la chose puissË paraître, elle
s’expliquera tout naturellement quand on saura do quelle
manière les dentistes japonais sont préparés à l’exercice
de leur art. Sur une planche de bois tendre, sont creusés
des trous et dans ces trous on enfonce des chevilles ;
puis cette planche est placée par terre et l’apprenti den¬
tiste doit alors, avec le pouce et l’index de la main droite,
saisir et arracher les chevilles l’une après l’autre, sans que
la planche soit ébranlée. Cet exercice recommence plu¬
sieurs fois avec des planches de sapin, des planches de
chêne, et enfin d’un bois plus dur, et chaque fois les che¬
villes sont plus solidement enfoncées. Quand il triomphe
de la dernière épreuve, il est mûr pour l’exercice de son
art. {La médecine Orientale) .
Un Nouveau procédé très simple et très précis
ili! l'iinnu (sucre et albuiiiiiie), tel est le but des Trousses
Diisurines, dont on signale, d’autre part, l'inUtressante
Présentées sous la forme d’éléuants poidcfeiiilles, pou¬
vant être facilement mis dans la poche, ces trousses ren¬
ferment les tubes et ampoules à réaidifs nécessaires pour
idiaipio opération d’analyse. Klb's permetfent, en deux
minutes, avec qucltpies {jôuttes d’urine, d’être très exacte-
Les nombreux médecins qui en ont essayé l'emidoi ont
été unanimes à faire rélog(! de leur commodllé et de leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
(l’être immédiatement renseigné sur la <(omposilion de
l’urine et de pouvoir instituer, sans idus attendre, la llié-
rapeuti(iuo qui convienl. Kn outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologi(|ues, demeu¬
rées jusqu’ici le monopole des pharmaciens.
V Analyse des Urines
simide, l’achat de ces trousses sera conseillé avec grand
profit aux malades eux-mêmes, (pu pourront do la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions do composition do leurs urines. Il leur sera dés lors
loisible do survedh'r de très près leur alimenlation,
de contrôler l’influence de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appel aux
soins médicaux dès (|ue ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, fi tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. Kn dehors de l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avanlage d’une grande modi¬
cité de prix : chacpie analyse revient ù environ 0 fi'. dii.
Ces trousses existent sous trois modèles dilféronts :
1» TROUSSE INDEX “ La Dosurine”, destinée ii
rechercher si l’urine renferme ou non du l’albumine ou du
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ”, destinée à doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3” TROUSSE D “ Li Dosurinet ” destinée il doser
la (luantité de sucre (glucose).
Ce prix do chafpie trousse est do îi francs (franco S fr. 30).
— Ampoules de renouvellement : la boite de 10, 2 fr. SO
(franco 2 fr. 73) ; la boite do 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
— llernise de 15 p. 100 a .M.M. les médecins.
Adrco-er le.s commandes c( les demandes de renseigne¬
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Séance Académie du ! 1-8-10 (PARIS IV).
— XI —
CHRONIQUE DES LIVRES
Sémiologie Nerveuse. ~~ Nou¬
veau Traité de Médecine et de
Thérapeutique, publié sous la
direction de MM. Gilbert et L.
Thoinot. Fascicule XXXI. lyii,
I volume in-8 de 62g pages, 129
ligures, 12 fr. (J.-B. Baillière et
lils, édit., Paris).
Des questions de haute impor¬
tance ont dans ces dernières années
liréoccupé les neuropatliologistes ;
ceiLK (pii ont suivi les communica¬
tions et les discussions de la Société
de neurologie de l’aris savent com¬
bien d’idées nouvelles se sont fait
jourdepuis cpielcpie temps en neurolo¬
gie, s’ajoutant aux idées classiipies,
ou parfois les remi>la(,'ant complète¬
ment. .\ l’inver.se de beaucoup de
sociétés savantes dans lesquelles on
se contente d’enregistrer des obser-
la .Société de neurologie a inscrit
pilusieurs fois à son programme, des
discussions sur des ipiestions fon¬
damentales, et consacré des séances
spéciales à ces discussions. C’est
ainsi qu’à l’aide d’observations
nombreuses et variées et de recher¬
ches anatomo-pathologicpies répé¬
tées, ont été discutées par les maî¬
tres de la neurologie française les
graves ipiestions des symptômes
et de la nature de l’aphasie, de
l’hystérie. Dans ce volume de
sémiologie nerveuse, la rédaction
des ditlérents articles a été conliée
précisément à des hommes qui ont
assisté et pris souvent par leurs
travaux personnels la part la pUi.s
active à toutes ces discussions.
C’est dire cpie l’ouvrage offert
aujourd’hui au public médical est
la mise au point précise de toutes les
ac(piisitions récentes de la neuro-
I>athologie. Un chapitre de 200 pages
concernant l’aphasie a été écrit
l>ar MM. Gilbert-Ballet et Laignel-
Lavastine ; on y trouvera claire¬
ment exposé, d’une part tous les faits
classicpies dus à Broca, Wernicke,
Charcot et son école, Lichtheini et
Dejerine, etc., et d’autre part l’expo¬
sé méthodiciue de la récente et très
retentissante discussion de MM. De¬
jerine et Marie. .\ux opinions défen¬
dues par ces auteurs, aux faits
cliniques et anatomiques apportés
par eux, MM. Gilbert-Ballet et
Laignel-Lavastine ajoutent des
observations personnelles ce (pii aug¬
mente l’intérêt du chapitre.
L’étude des symptômes, des
lorines, du diagnostic des hémi¬
plégies et des paraplégies s’est
enrichi également dans ces der¬
nières années d’acquisitions impor¬
tantes. Ces faits nouveaux sont
exposés dans cette sémiologie par
MM. Pierre Marie et A. Deri
On sait quel merveilleux musée
de neuropathologie, M. Pierre IMarie
iiossède dans son service de Bicétre,
il y a puisé largement pour nous
offrir une série de types cliniipies
(pii sont pres(pie autant d’observa¬
tions per.sonnelles. I.e diagnostic
différentiel des affections organiques
.M. Babinski pendant ces dernières
années, est largement traité dans ce
cbaintre. Ces 200 pages .sur les hémi¬
plégies et les paraplégies sont ilbis-
lecture. 'l'ous les autres chapitres
(lu volume ont été écrits par
.M. Achard, soit seul, soit en colla¬
boration avec M. L. Levi. Ces
importants chapitres traitent de
l’apoplexie et du coma, des délires,
des convulsions, des contractures,
(lu tremblement, des vertiges, des
cé])halalgies. Les troubles vaso¬
moteurs parmi les(piels nous trou¬
vons ces affections curieuses (]ui
sont : l’œdème aigu ou syndrome
de Quincke, le trophœdème chro-
ni(pie, la maladie de Raynaud,
l’érytbromélalgie sont amplement
décrits. Ce (pie nous savons de ces
affections encore mystérieuses y est
exposé d’une façon très documentée.
L’ouvrage se termine jiar une étude
comiilète des troubles trophiques.
Dans tous ces chapitres, les
auteurs tenant leur de.scription au
courant des acipii.sitions nouvelles
de la neurologie, se sont attachés à
différencier le iilus nettement pos¬
sible les troubles purement fonction¬
nels (hystériques ou pithiatiques)
et les troubles organiipies.
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kologie, par le professeur Otto
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Ce manuel condense en près de
600 pages les notions essentielles de
gynécologie utiles à connaître pour
l’étudiant et pour le praticien.
L'exposition est claire, précise ; les
symptômes primordiaux sont bien
mis en valeur et les caractères ana¬
tomiques ne sont pas négligé.s.
L'illustration mérite d'être louée par¬
ticulièrement : figures nombreuses,
originales, bien choisies.
Kn somme, ce livre de gynéco¬
logie mérite le succès rapide qui lui
a été dévolu, .-\lbeut Mouchet.
Consultations médicales. Ma'a-
dies de l'appareil digestif et
de l’appareil respiratoire,
par H. Huciiard, Membre de
l.V’cadémie de médecine, ii|ii,un
vol. in-8, 12 francs( J.-B. Baillière
et fils, éditeurs à l’aris).
L’infatigable travailleur que fut
M. Huchard sera resté sur la brèche
jusipi’aii moment où la plume est
tombée de .sa main défaillante.
11 était déjà mourant, quand il cor-
volume de ses Consultations médi¬
cales. 11 était mort quand l’ouvrage
11 est inutile de présenter au
public médical cet ouvrage pos-
tbuine. Plusieurs éditions ont eu en
librairie un succès éclatant. L’au¬
teur eût pu se borner à une réim¬
pression, mais son esprit toujours
avide de progrès, toujours ambi¬
tieux de mieux faire, n’aurait pu s’y
ré.soiidrc. C’est donc une œuvre
rajeunie, augmentée de chapitres
nouveaux, amputée des paragrajihes
moins utiles, remise au courant de
sa science qui paraît aujourd’hui.
Le volume est consacré aux mala¬
dies de l’appareil digestif et de
l’appareil respiratoire. (Fdème aigu
du poumon, congestions pulmo¬
naires arthritiques, pneumonies
grippales, pleurésie diaphragma¬
tique, poumons et coeur des bossus,
bronchites, tuberculose pulmonaire,
dyspepsies, crises gastriques du
tabès, cancers et faux cancers de
l’estomac, lithiase biliaire, cancers
du pancréas, péritonite tubercu¬
leuse, urémie, telles sont les prin¬
cipales questions traitées.
On y retrouvera toutes les qua¬
lités qui ont fait de II, Huchard un
des écrivains médicaux les plus
remanpiables de notre époque :
netteté de la conception, clarté et
brio de l’exiiosition, exceptionnel
sens clini(pie, simplicité et précision
do la thérapeutique. L’érudition est
colossale. L’auteur a tout lu, tout
retenu ; mais il a surtout beaucoup
vu, beaucoup réfléchi, et ce qui fait
le mérite et le charme de ses Consul¬
tations, c’est précisément que toute
science livres(pie en paraît exclue,
et qu’elles semblent n'être que
l’exposé des observations person¬
nelles d’Henri Huchard.
En feuilletant le volume, on se
figure entendre encore la parole
charmeuse, animée, spirituelle, qui
attira pendant tant d’années à l'am¬
phithéâtre Laënnec tant d’audi¬
teurs, et qui s’est, hélas ! tue pour
toujours.
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4. Maladies exotiques de l’Appareil digestij. 8. Maladies chirurgicales aux colonies.
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- XIII -
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
Quelle affection semble la plus
probable pour la femme hy¬
dropique de Gérard Dow?
(Se reporter à la reproduction
donnée dans le n'> i de Pans Mé-
Puisque l’on nous appelle en con¬
sultation et qu’on nous demande
un diagnostic artistique à propos
de la cliente de G. Dow, voici
mon opinion :
Tout d’abord, cette femme a un
gros ventre pour lequel on peut
admettre le diagnostic d’ascite : car
ce ventre tombe nettement dans
les lianes. Elle a, d’autre part, de
l’œdème des membres inférieurs :
car son pied droit, que l’on voit
au-dessus de la pantoufle, est enflé,
et fait une saillie anormale. 11 y a,
de plus, œdème généralisé : car la
face est également bouffie, princi¬
palement aux joues et à la région
sous-maxillaire. 11 s'agit donc d’as-
ciie avec œdèmes. De quelle origine?
S’agit-il d’une cardiopathie? ni le
faciès, ni la coloration de la figure et
des mains n’autorisent ce diagnos¬
tic : la malade n’est ni rouge, ni vio¬
lacée ; les •urines qu’examine le mé¬
decin, ne sont ni hautes en couleur
ni, par là même, rares. Enfin la pose,
pleine de lassitude, n’indique, aucu¬
nement, une dyspnée cardiaque.
S’agit-il d’une lésion rénale, avec
œdème généralisé ? il ne le semble
pas : car les urines ne sont pas
celles de la néphrite; il n’y a pas de
dyspnée, etc.
S’agit-il, enfin, d’une maladie de
foie, d’une cirrhose, par exemple ?
Rien ne permet de le supposer : s’il
y a de l’ascite, l’œdème s’étend non
seulement aux pieds, mais à la face ;
les pommettes ne sont ni rouges ni
variqueuses, le fond du teint n'est
ni jaune ni terreux. Les urines
n’ont nullement l’apparence d’uri¬
nes hépatiques. Enfin l’attitude
même du sujet n’est pas celle d’une
cirrhotique, pour qui la bonne hu¬
meur et l’optimisme sont habituels.
11 semble donc que l’on puisse éli¬
miner le diagnostic d’ascite il’origine
héi)atique.
Par contre, il semble s’agir d’un
œdème cachectique, lié à un état très
grand de faiblesse comme l’indique
la pose générale du corps.
Sur l’original du Louvre (que je
viens de revoir dans la salle Rem¬
brandt, en allant visiter la collection
Chauchard), la teinte du visage est
bien jaune-]iaille et rappelle celle des
cancéreux. Le faciès est j)lein de
mélancolie et de tristesse : les œdè¬
mes indiquent surtout la cachexie
terminale ; la fatigue est extrême.
Aussi semble-t-il que l’on puisse por¬
ter le diagnostic de tumeur abdo¬
minale maligne.
S’agit-il de kyste de l'ovaire} le
fait est possible ; car la tumeur est
inférieure et permet l’attache du
tablier.
Mais ne s’agit-il pas, plutôt d’un
néoplasme de l'utérus ou d’un autre
viscère abdominal, ayant cachectisé
la malade, l’ayant anémiée et bouf¬
fie, lui ayant enlevé ses forces et lui
ayant donné son masque découragé
et sa prescience d’un avenir mauvais.
Le chagrin de la fille montre d’ail¬
leurs qu’elle ne se fait pas illusion
sur l’issue du mal.
Dr Cl.AP.
LES RÉGLEMENTS
ET LES LOIS INTÉRESSANT LE MÉDECIN
RÉGLEMENT POUR LES AUTOMOBILISTES
Recensement des automobiles. — Il est intéressant de
rappeler aux médecins automobilistes que la loi du 22 juil¬
let 1909 relative au recensement des automobiles est
applicable à partir du i” janvier 191 1.
L’article 5 concerne les médecins et les dispense non
de la déclaration, mais de la réquisition.
« Article premier. — L’autorité militaire a le droit
d’acquérir par voie de réquisition dans les conditions géné¬
rales jirévues par la loi du 3 juillet 1877 les voitures auto¬
mobiles nécessaires au service de l’armée.
Art. 2. • — Tous les ans, du irr au 16 janvier, a lieu dans
chaque commune sur la déclaration obligatoire des pro¬
priétaires et au besoin d’office, le recensement des voi¬
ture t ol 1 I listes de recensement doivent men¬
tionner en regard de chaque voiture, outre les noms des
propriétaires, les noms des personnes habituellement pré-
jiosées à la conduite de ces voitures, lorsque ces personnes
.sont soumises aux obligations du service militaire.
Art. 3. — Chaque année, le ministre de la Guerre fait
jirocéder du 16 jauvier au 1“' mars ou du 15 avril au 15
juin à l’inspection et au classement des voitures automo¬
biles. L’inspection et le classement ont lieu dans chaque
département dans les localités désignées à l’avance par
l’autorité militaire,après entente avec les préfets. Le maire
de chaque commune où il existe des automobiles, ou son
■suppléant légal, assiste à l’inspection et au classement.
Les opérations sont effectuées par des commissions mixtes
désignées dans chaque région par le général commandant
le corps d’année et composées chacune de : un officier
président, un membre civil compétent désigné par le pré¬
fet, un reiméseutant du service des mines. Les trois mem¬
bres ont voix délibératrice. 11 ne sera pas alloué d’indem¬
nité au membre civil de ladite commission.
Art. 4. — Les voitures automobiles, reconnues pro¬
pres à l’un des services de l’armée, sont classées suivant
les catégories établies au budget pour les achats annuels
des voitures automobiles par le ministère de la Guerre.
Art. 5. — . Sont exemptées de la réquisition en cas de
mobilisation et ne sont pas portées sur la liste de classe¬
ment par catégories : i» les voitures appartenant au chef
de l’État ; 2" les voitures dont les fonctionnaires sont
tenus d’être pourvus pour leur seradee ; 3“ les voitures
de l’administration des Postes ou celles qu’elle entretient
pour son service par des contrats particuliers ; .4" les
voitures indispensables pour assurer le service des admi¬
nistrations publiques ; 5“ les voitures appartenant aux
docteurs en médecine, à raison d’une voiture par médecin.
Art. 6. — Les voitures recensées sont présentées en
bon état de fonctionnement aux commissions mixtes qui
arrêtent leur classement. A l’issue du classement, il est
procédé, en présence de la commission pour chaque
commune et dans chaque commune pour chaque caté¬
gorie de voitures, à un tirage au sort qui règle l’ordre
d’appel des voitures en cas de mobilisation.
Art. 16. — Les propriétaires de voitures automobiles
qui ne se conformeront pas aux dispositions autres que
celles de l’article 14 de la présente loi, sont passibles d’une
amende de 25 à i 000 francs. Ceux qui auront fait sciem¬
ment de fausses déclarations seront frappés d’une amende
de 50 à 2 000 francs. En temps de paix et hors le cas
de mobilisation, l’article 463 du Code pénal et la loi du
26 mars 1891 seront applicables. »
XIV —
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XIX —
DIÉTÉTIQUE
POTAGES MAIGRES
Legrand (d’Amiens)
Velouté de légumes frais à la farine
d’avoine. — Délayer une cuillerée
de farine d’avoine dans 6 décilitres
de bouillon. Faire bouillir ; ajouter
^ fonds d’artichauts cuits et ré¬
duits en purée. Laisser cuire 25
minutes. Passer au tamis fin. I.icr
avec 2 jaunes d’œufs et 20 gr. de
beurre frais jiour ser\'ir.
On peut préjiarer de même des
veloutés de petits pois frais, flageo¬
lets, carottes, épinards, poireaux,
choux-fleurs, etc.
Bouillon nu pommes de terre et à
l’orge perlé. — Préparer .} dé-cilitres
de purée depommes de terre ; ajou¬
ter 2 cuillerées d’orge perlé cuites
au bouillon et lier d’un jaune d’œuf
Potage crème de légumes frais.
— Passer au tamis quelques lai¬
tues échaudées à l’eau bouillante.
Mouiller la purée de laitues avec
4 décilitres de lait ; faire bouillir.
— Délayer 2 cuillerées de crème de
riz dans i décilitre de lait froid ;
ajouter cette préparation au potage
bouillant ; laisser cuire 20 minutes,
et lier avec 2 jaunes d’œufs pour
Potage crème d’orge à la viande
crue. — ■ Préparer 2 décilitres de
crème d’orge. Mélanger au potage
tiède 30 à 30 grammes de jiulpe
de viande crue passée au tamis.
Panade au lait. ■ — Rompre en
fragments 125 grammes de pain
rassis, le faire tremper dans 4 déci¬
litres de lait, une pincée de sel.
Mettre. cuire à feu doux pendant
30 minutes. Remuer souv-ent pour
bien mélanger. Passer au tamis fin
et ajouter 20 grammes de beurre
frais pour servir. ,
Potage purée de haricots secs. —
Faire tremper les haricots à l’eau
froide pendant loheures, les égoutter,
les faire cuire avec de l’eau froide
salée. Dès l’ébullition, écumer; lais¬
ser cuire lentement jusqu’à cuisson
complète ; égoutter, tamiser et mettre
au point voulu avec l’eau de cuisson
ou avec du lait ou du bouillon.
Potage purée de puis ou de lentilles.
— Même méthode que ci-dessus.
On peut ajouter aux potages
purées 80 à 100 grammes de beurre
par litre de potage.
Potage aux poireaux et pommes de
terre. — Quantité égale de poi¬
reaux et de pommes de terre ;
les couper en morceaux et les faire
cuire à l’e.au ; passer le tout, ajouter
au bouillon ainsi obfenu une pâte
quelconque ; dans le fond de la sou¬
pière, mettre un jaune d’œuf (ou
un verre de crème) et un morceau de
beurre.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
Pommade contre la fissure anale.
(D’’ Bardet, de Paris).
Orthoforme . 10 grammes.
Vaseline .
Oxyde de zinc . !
Huile d’amandes l
douces .
Baume du Pérou . X gouttes
On obtient ainsi une sorte de
crème, analogue à du ripolin, dont
on enduit largement les replis de
la muqueuse anale ; on en fait
même pénétrer dans l’anus à l’aide
d’une poire en caoutchouc.
Les bords de la fissure se trou¬
vent ainsi isolés des contacts irri¬
tants, ce qui empêche le spasme ré¬
flexe, cause de la contracture si dou¬
loureuse. Grâce au baume du Pé¬
rou, la cicatrisation se fait rajiide-
meiit ; on peut, d’ailleurs, l’activer
par un attouchement au crayon de
nitrate d’argent. Voilà un traite¬
ment simple de la fissure anale,
dont les malades se déclarent très
satisfaits.
Potion à base de quinine.
(Professeur Poucheï).
Comme correctif de la quinine, on
peut employer le sirop de ipiiniiuma
et prescrire :
Sulfate de quinine . i grammes.
Sirop de quinquina. .. . 20 —
Sirop diacode . 20 grammes
Eau de fleurs d’oranger. 1 10 —
A prendre en deux fois à une heure
d’mterx’alle.
Contre la dyspnée des artérlosclé-
reux (Df Gaston Lyon, de Paris).
Donner 3 ou 4 fois par jour 10 gout¬
tes de la mixture :
Teinture alcoolique de di¬
gitale . s
Teinture de scille . ,
Teinture de racine d'aco- \ "
I
.ââ.
grammes.
Continuer cotte médication pen¬
dant 8 à 10 jours.
LA MÉDECINE AU PALAIS
L’Institut Mann. — La dixième
Chambre correctionnelle a rendu son
jugement dans cette affaire, à propos
de laquelle le journal Le Tem/rs s’est
livré dernièrement à des commen¬
taires peut-être facétieux, mais
injustes et malveillants envers les
médecins.
En tout cas, la justice a donné
satisfaction au corps médical, et sur
réquisitoire du substitut René Tor-
tat, et malgré l’éloquente plaidoirie
de M<’ Charles Cornet, le jugemen
suivant a été porté :
Pour escroquerie et exercice illé¬
gal de la médecine, M. Guillaume
Mann a été condamné à six mois de
prison et à trois mille francs
d’amende.
En ce qui concerne M. Pierre Gar¬
rigue, officier de santé, le tribunal
estime qu’il n’a été «qu’un officier
subalterne, assimilable à un dactylo¬
graphe, le figurant qu’on exhibe au
commissaire de police pour masquer
l’exercice illégal de la médecine ».
Relaxé du chef d’escroquerie,
M. Pierre Garrigue a été, pour com¬
plicité d’exercice illégal de la méde¬
cine, condamné à cinq cents francs
d’amende.
Voici certains considérants :
... Attendu que si des malades
affirment sincèrement s’être trouvés
guéris ou améliorés par cet ensemble
d’exercices, les moyens fallacieux, les
mensonges, les manœuvres habituelles
et frauduleuses avec lesquels Mann a
escroqué piirtie de la fortune de ses
correspondants ne sont pas amoindris
par ces déclarations.
A propos du legs d’un cadavre, — -
Un rentier de Stockholm, M. Vys-
TROEM, a poursuivi en justice l’Ins¬
titut anatomique danois dans les
circonstances suivantes :
11 y a vingt ans, M. Vystrokm
s’est engagé par contrat à léguer
son corps à l’Institut d’anatomie
contre paiement d’une certaine
somme. Mais depuis, il est devenu
un homme riche, qui voudrait bien
résilier son ancien contrat de misère.
Or, les magistrats danois ont dé¬
claré que le traité est valable, qu’il
subsiste légalement et qu’il n’y a pas
moyen de l’annuler. Le tribunal a
même condamné M. Vystroem
à payer des domm.ages-intérêts à
l’Institut anatomique pour avoir
violé une clause du contrat en se
faisant arracher deux dents sans au¬
torisation préalable.
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PEIREN et BhRGMARk. — L œdeme aigu du poumon avec du cœur cl des vaisseaux
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BABONNEIX et PAISSEAU. — Anémie pernicieuse infantile
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GIROUX. — Sclérose et athéromc de l’artère pulmonaire.
SYLLABA. — Marche de la maladie de Basetfow.
MENETRIER et TOURAINE. — Action des rayons de Rœntgen
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LEMTS. — Fibrillation des oreillettes et extrasystoies ventri¬
culaires.
P.\RIS et GIROUX. — Ictère hémolytique congénital.
LESIEUR. — Coexistence d’une communication intcrauriculaire
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- XXI -
CONNAISSANCES PRATIQUES
FABRICATION MÉNAGÈRE DU VIGNAIGRE
Dans les régions viticoles, l’usage
s'est répandu de fabriquer dans
chaque ménage le vinaigre néces¬
saire à la consommation. C’est
une pratique excellente, car le
vinaigre obtenu est généralement
de bonne qualité, comparé aux
divers vinaigres du commerce. On
utilise des vins de lies qui ne peu¬
vent être vendus et auxquels on
donne ainsi une valeur nouvelle. Le
travail exigé pour cette fabrication
est insignifiant.
Comme récipient, on emploie tou¬
jours des fûts en chêne ou châtai¬
gnier : leur capacité est proportion¬
nelle aux besoins du ménage. La
méthode de fabrication ne varie
guère. Uu baril de 20 à 25 litres est
suffisant.
Ce baril, bien nettoyé, doit être
exempt de tout mauvais goût. On
lui adapte un robinet de bois à la
partie inférieure. Puis on perce,
dans le haut du même fond, un trou
de 4 à 5 centimètres de diamètre,
destiné à assurer l'aération du
liquide, surtout au début : et pour
cela, opérer comme les vinaigriers
d’Orléans.
On a présenté au public, pour
cette fabrication ménagère, des
vases cylindriques en terre vernis¬
sée, munis à leur partie supérieure
d’ouvertures et fermés par des cou¬
vercles de même nature. Mais les
veniis de ces poteries sont rapide¬
ment attaqués par l'acide acétique,
et les produits formés commu¬
niquent an vinaigre des goûts désa¬
gréables. Au cas où le vernis est à
base de plomb, ces produits sont
toxiques. Le petit appareil de
ménage semble donc difficilement
réalisable en une autre matière que
le bois.
Il faut tout d’abord préparer le
milieu d'ensemencement. Pour cela,
on fait bouillir 3 litres de bon
vinaigre pour le stériliser ; puis on
le verse dans le fût, que l’on roule
afin de le mouiller complètement.
Le lendemain on ajoute 3 litres de
vinaigre bouilli et 3 litres de vin.
Il est nécessaire que le vinaigre soit
.stérilisé pour que l’ensemencement
ne se produise pas dans la masse,
ce qui entraînerait l'apparition du
voile sous la forme mucilagineuse.
Il faut donc ensemencer : on
trempera légèrement dans le liquide
à acétifier une baguette de bois que
l’on a plongée auparavant dans un
fût où l’acétification se produit
normalement. Quelquefois il est
impossible de se procurer du fer-
•ment, mais l’air renfemie toujours
des germes en suspension, et l’ense¬
mencement se produira spontané¬
ment, en abandonnant le fût à lui-
même pendant quelques jours.
Le fût, ainsi préparé, ést placé à
demeure dans un endroit tempéré.
Il ne faut plus le toucher, pour ne
pas disloquer le voile. Enfin, il faut
l’isoler du vin sain, pour lequel il
serait une cause d’altération. Au
bout de huit jours, on ajoute 2 à
3 litres de vin à l’aide d’un ento; -
noir à long tube, pour éviter d’en¬
traîner le voile au fond du liquide.
On continue ainsi toutes les semaines
jusqu’à ce que le baril soit plein
aux trois quarts. Une fois que l’acé¬
tification marche régulièrement, on
peut soutirer 2 à 3 litres de vinaigre
toutes les deux semaines et le rem¬
placer par autant de vin qu’on fait
glisser le long du bâton plongeant
dans le tonneau pour éviter de
rompre le voile mycodermique ou
de l’immerger. De cette façon le
liquide ajouté va se loger directe¬
ment au fond du fût. Si la tempé¬
rature est très élevée, en été, par
exemple, on peut faire cette opéra¬
tion plus souvent ; en hiver, par
contre, il ne faut la faire que tous les
Le vinaigre obtenu est mis en bou¬
teilles et conservé comme du vin.
S’il n’est pas limpide, il est impor¬
tant de le clarifier par qn collage,
ou de l’abandonner au contact de
copeaux de hêtre, comme dans la
préparation industrielle.
Pacottet et Guitonneait.
NOUVELLES
Prix Nobel. — Section de Médecine. — Il sera attri¬
bué cette année au D' Albert Kossel (physiologie), de
l’Université de Heidelberg. Ce prix sera cette fois de
*93 360 francs.
Le prix de cliimie au professeur Wallach (de Goettin-
gen) pour .ses travaux sur la chimie organique.
Le prix de physique au professeur van den Waals
(d’Amsterdam) pour ses recherches sur les gaz et les
fluides.
Les médecins et la Bourse du Travail. — Le Syndicat
de Médecine sociale avait obtenu de la commission admi¬
nistrative son admission à la Bourse du Travail. Le préfet
de la Seine a annulé cette décision parce que l’article 3
du Syndicat de M. S. dit que « le .syndicat est ouvert à
tous les médecins faisant de la clientèle et assujettis à la
patente ». Le.s médecins ne sont donc ni ouvriers, ni em¬
ployés et les lois de 1884 et décrets d’organisation de
la Bourse ne sont pas pour eux.
Académie des Sciences. — Prixdeigiz àiqifi. — Année
1912. Prix Poorat : Apporter des documents nou¬
veaux sur l’utilisation et l’assimilation des albuminoïdes
de la ration alimentaire.
Prix Martin-Damourette : Physiologie thérapeu¬
tique.
Prix La Caze : Pour ouvrages ou mémoires qui auront
le plus contribué au progrès de la physiologie.
Prix Bordin (Sciences physiques) : Recherches sur
le déterminisme de la sexualité chez les êtres vivants.
Année 1913. -- Prix Leconte: i® Aux auteurs de
découvertes nouvelles et capitales en mathématiques,
physique, chimie, histoire naturelle, sciences médicales ;
2® aux auteurs d’applications nouvelles de ces, sciences,
applications qui devront donner des résultats de beaucoup
supérieurs à ceux obtenus jusque-là.
Année 1915. - Prix Dusgate : Au meilleur ouvrage
sur le.s signes diagnostiques de la mort et sur le moyen
de prévenir les inhumations précipitées.
Année 1916. — Prix Parkin : Destiné à récompenser,
cette année, des recherches sur les effets curatifs du car¬
bone sous ses diverses formes.
Le Kaiser, docteur honoraire. — L’empereur Guillaume
a reçu le titre de docteur honoraire en médecine de
l’université allemande de Prague. Le dernier docteur
honoraire de Prague fut Virchow.
- XXII -
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LA VIE MÉDICALE
Institut de puériculture. - - Le
Conseil général du département de
la Seine a voté la création d’un
Institut de puériculture à l’hospice
des Enfants-Assistés qui serait tout
à la fois un centre de vulgarisation
populaire pour l’hygiène infantile, et
un centre scientifique pour l’étude
de toutes les questions relatives à
l’allaitement, ouvert aux étudiants,
aux médecins, aux institutrices, aux
sages-femmes, etc.
Prix Henri Huchard. — - Par tes¬
tament, le regretté Dr Huchard
lègue à l’Académie de médecine une
somme de loo ooo francs iiour la
fondation d’un prix annuel dont la
dénomination exacte est la suivante ;
Prix Henri Huchard, de l'Académie
de médecine. — Prix du dévouement
médical, en souvenir de Marcel Hu¬
chard.
Le Dr Huchard s’est proposé, par
la fondation de ce prix, de venir en
aide aux jeunes étudiants qui,
comme son fils, seraient victimes
de leur dévouement professionnel, et
de leur permettre de poursuivre
leurs études.
Institut Pasteur. — Un labora¬
toire de chimie thérapeutique est
organisé sous la direction de
M. Fourneau, le promoteur de la
stovaïne. M. Fourneau est le
gendre de M. le professeur Second.
Hôpitaux de Paris.' — Concours du
PROSECTORAT. — Composition écrite.
- - Les myomes utérins. -- Séance
du 20 décembre. — MM. Basset, 28 ;
Hovelacque, 27 ; Roux, 29 ; Rou-
hier, 29.
Séance du 22 décembre. — MM.
Combier, 27 ; Berger, 28 ; Toupet,
.30 ; Poupardin, 27.
l)isseciion. — Séance du 23 dé¬
cembre. — Les muscles de la plante
du pied et leurs nerfs (sans les inter-
"sseux). - - MM. Berger, 18 ; Roux,
17 ; Toupet, 20; Rouhier, 16; Com-
hier, 15 ; Horelacque, 15 ; Poupar-
din, 15 ; Bayet, i6.
Pièces anatomiques. - - Séance du
24 décembre. ■- MM. Roux, 29 ;
Hovelacque, 27 ; Combier, 28 ;
Bayet, 29 ; Poupardin, 28 ; Berger,
27 ; Toupet, 30 ; Rouhier, 30.
Médecine opératoire. — Séance
du 24 décembre. ■ — Ligature de
l'artère cubitale au tiers supérieur. —
ïh'sarticulation de la médiotarsienne
dite de Chopart. ■ MM. Berger, 24 ;
Rouhier, 25 ; Roux, 28 ; Bayet, 25 ;
Toupet, 26 ; Hovelacque, 25 ; Pou¬
pardin, 28.
Le concours vient de se terminer
par la nomination de MM. Roux
et Toupet.
Concours de l’Internat. - - Ad¬
missibilité. — Sont déclarés admis¬
sibles à l’épreuve orale les candidats
suivants : MM.Delivet,Vallery-Radot
(Pasteur), avec 27 points;
MM. Bergeret, Girard, Gouver¬
neur, avec 26 points
MM. Couinaud, François, Leblanc,
Mignot, Quénu, Richard (Georges
Henri), Vieille, avec 25 points ;
MM. Bloch (René), Dubois (Ro¬
bert), Koechlin, Mairesse, Prigent,
Rudelle, avec 24 points ;
MM. Bonnet (Émile), Durand
(Gustave), Érançon, Paley, M*t* Pel-
tier, Rousseau (Ferdinand), Thou.
venin, avec 23 points ;
MM. Barat, Bouquier, Broussolle,
Colombe, Dupradeau, Gatellier, God-
lewski, Guelfucci, Héricourt, Hisch-
mann, Legrain, Lévy (Isaac), Ma¬
let (Charles), Maréchal, Miégeville,
Monod (Raoul), Nadal, Rouillard,
Thiers, Weber (André), avec
22 points ;
M’i» Athanassiu, MM. Avezou,
Baudoin, Bes.set, Bontemps, Bue,
Butin, Cassard, Coppin, Delort,
Ducastaing, Durœux, Dutheillet de
Lamothe, Haguenau, Krebs, M^'^Le-
ven, Meaux, Saint-Marc, Monbnm,
Netter (René), Petit-Du, taillis, M“-de
Pfeilel, Pierret, Plaisant (Eugène),
Sourdille, Théry (Louis), Tzanck,
Vaudescal, avec 21 points ;
MM. Achard (Pierre), Barthéle¬
my, Bel, Bouttier,. Bruel, Cambou-
lives, Chatelin, Desaux, Dufour,
Duter, Escallier, Fitte, Gautruche,
Goret, Jacquet, Latil, Lœvy, Mer¬
cier, Moriez, Mossé, Pernet, Rous¬
seau (Émile), avec 20 points.
MM. Alexandre, Barky, Bonnet
(Flavien), Brouet,Colleville, M»"^ De-
lage, Delaginière, Desvaux de Lyf,
Durand (Allert), Hertz, M»*’ Lan-
desmann, Lecerf, I.évy-Franckel,
Mallet (Lucien), Marchak, Michaux,
Michel, Monod (André), Monod (Lo¬
renz), Paraf, Rouflignac, Vinay,
avec 19 points ;
^M. Angot, Bailleul, Bardon,
Beloux, Besançon, Besnard (Jean),
Clap, Dedet, Dubois (Jean), Duval,
Frotte, Garcin, Hartemann, Lefranc
(Victor), Marcorelles, Maurel, Noël,
Pimpaneau, Piot, Pollet, Rougier,
Salés, Schoofs, avec 18 points ;
MM. Alary, Belloir, Boirac, Char¬
rier, Cliatellier, Ferrand, Grand-
jean, Hue (Georges), Lamare, Lar-
roque. Le Maux, Lépine, Libert,
Lucaa-Championnière, M"'' Mon-
biot. Papillon, Pilatte, Tissier, Tri-
laud, avec 17 points ;
MM. Antoine, MH» Blanchier,
Boutet, Caux, Chichmanian, Cleisz,
Costantini, Coudray, Darrieux, De¬
bray, Deguignand, Fourrière, Ga¬
lop, Gougelet, Gre.sset, Léchelle,
I.orreyte, Marcassus, Massart, Maz-
zoléni. Moreau, Morisson-Lacombe,
Percepied, Photiadis, M»>* Pouzin,
Ribo, Rœhrich, Sébillotte, Trousset,
Trulïert, Wiart, avec 16 points ;
MM. Busson, Collet, Dietz, Fave-
ret. Guillemet (Marcel), Larcher,
Luquet, Réchad, Vallerant, avec
15 points.
Oral. — .Séance du 21 décembre.
- - A natomie de la muqueuse de l'u¬
térus. — Complications de la fièvre
scarlatine. — MM. Luquet, Monod
(Lorentz) 10 ; Pilatte, 13 ; Gautru¬
che, 16 ; Meaux Saint-Marc, 15 ;
Delivet, 14 ; Thouvenin, 15 ; Tru¬
ffer!, 9 ; Jacquet, 17.
Oral. — Séance du 23 décembre.
-- Trajet et rapports de l'artère
carotide externe. — Complications de
l'ulcère rond de l'estomac : MM. Mo¬
nod (R.), 15 ; Lœwy, 16; Hartmann,
14 ; Bel, 13 ; Marchak, 13 ; God-
lewski, 17 ; I.amare, 18 ; Besnard
(J.), 10; Krebs, 14.
Inspectorat des écoles de la Ville
de Paris. - - A la suite du concours
qui vient de se terminer ont été
nommés médecins inspecteurs des
MM. Darré, Genévrier, Voisin,
Rivet, Merklen, Fouineau, Vitry,
Rosenthal, Papillon, Renault.
II. Pineau, Saint-Cène, G. Net-
ter, Manheimer-Gommès, Chevet,
Contet, R. Gaultier, Tournier,
I.egroux, Bing.
21. Arnoux, Daily, Bigot, Thi-
roux, Bernard, Bricet, Lobligeois,
Mathé, Courtade, Gèrson.
31. Bois, Bize, Delmont-Beliet,
Géraudel, Kaufmann, Robert, Hous-
quains, Bidel, Troller, Dinet.
41. Legrand, Le Roy, Janot,
Ermenge, Lejonne, Lamouroux, Au-
bertin. Forestier, L. Netter, E. Ra-
bant.
51, Bertrand, Béliard, Chapon,
Hutinet, Courdoux, Michaux, Bail,
Chaumont, Sicard, Curie.
61. Bâtisse, Régis, Labadie- 1-a-
grave, Leclerc, Dreyfus- Rose, Perre-
gaux, Beauvy, Mlle Leclerc, Bar-
rault, Friedel. '
71. Claude, Sigre, M. Rabant,
Ijiufer, Cange, Mercereaii, Lebar,
Labadie, Laffitte, Grosset.
81. Bourdier, Braimberger,
Schwanhard, Margain, Grisot, V.
Pascaud, Theulet-Lnzié, Dupuy,
Houzel, Grelley.
XXIV —
PHYTIIME
PRINCIPE PHOSPHO- organique
NATUREL DES GRAINES VÉGÉTALES
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gik, par le Professor
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H. Schober, Posen ; Hilfs-
schul-Lehrer. E. Schulze,
Halle a. S. i vol. de
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Marhold. Halle a. S., prix
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des Auges, par le Lud¬
wig Hirsch, Augenarzt in
Berlin, i vol. de 146 pages,
figures 21, publié par
J. -F. lieri’Htann, à Wie.sba-
den.
Letraitement chirurgical
des sténoses laryngo-
tracbéales, par le D-- Sar-
GNON, de Lyon, et le D' Bar-
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TECHNIQUE THÉRAPEUTIQUE
CHIRURGICALE
Technique opèpatoire, Appareils et Bandages
Par les Docteurs
PAUCHET I DUCROQUET
Professeur à l'École de Chargé du service d’orthopédie
médecine d'Amiens. | A la Policlinique Rothschild.
1911, I volume in-8 de SqS pages, avec 552 figures,
Cartonné . IS fr.
— XXV —
LA
Professeur Qarlel élu vice-pré¬
sident de l’Académie de Médecine. —
Charles-Marie Gariel est né à
Paris le 9 août 1841. — Son père et
son grand-père étaient médecins. —
11 a fait ses études au Collège
Chaptal.
En 1861, il pasîse son i" de fin
d’année à l’École de Médecine et est
reçu à l’École Polytechnique avec
le n» 6. Il en sort élève ingénieur
des Ponts et Chaussées.
Pendant les années d'école il
continue les études médicales et
passe sa thèse de doctorat en 1869.
Agrégé de Physique médicale en
1869. Professeur en i88û.
Membre de l’Académie de méde¬
cine en 1882.
En outre, il est actuellement ins¬
pecteur général des Ponts et Chaus¬
sées, et vice-président du Conseil
supérieur d'Hygiène publique de
France. 11 a été secrétaire du Conseil
de l’Association française pour
l’avancement des sciences depuis sa
fondation en 1872 jusqu’en 1906.
Président en 1910.
11 a organisé les Congrès interna¬
tionaux des Expositions univer¬
selles de 1889 et 1900.
Correspondant de diverses sociétés
savantes étrangères. Docteur in
honoris causa des Universités de
l’adoue et de Genève.
Commandeur de la Légion d’hon¬
neur et de plusieurs ordres étrangers.
Hôpital civil de Mustapha. —
Concours pour un emploi de phar¬
macien, à l'hôpital de Mustapha. —
Arrité ; Article premier. — Un
concours sera ouvert à Alger, le
20 février igii, en vue de la nomi¬
nation du phannacien de l’hôpital
civil de Mustapha.
Art. 2. — • Les candidats devront
déposer à la Ih-éfecture de leur <ié-
partement, avant le 5 février 1911,
les pièces dont la production est
prescrite par l’art. 3 de l’arrêté du
23 novembre 1906.
Art. 3. — Les conditions du con-
l'inirs sont celles détenninées par
les art. 4 et 5 de l’arrêté du 23 no¬
vembre 1906.
VIE MÉDICALE {Smte)
Association internationale d’ensei¬
gnement médical complémentaire. —
La séance solennelle a eu lieu sous la
présidence de M. Raynaud, ministre
de l’.ûgriculture, assisté de M. Et.
Bazot, président de l’.ûssociation. A
signaler la présence de LL. EE. le
comte et la comtesse d’.ônERDEEN,
vice-roi et vice-reine d’Irlamle; cel¬
les de MM. les professeurs .\rmand
Gautier, Albert Robin, Raphaël
Blanchard ; des D''" Levassort,
Foveau de CouRMELLEs, Brochin,
Graux, Victor Gardette, etc.
La cérémonie comportait : remise
de médailles, musique et discours,
parmi lesquels une causerie de
M. Albert Robin sur le Climat marin
dans la tuberculose, et d’excellentes
paroles du professeur Raphaël
Blanchard sur l’utilité des voyages
à l’étranger.
Il y eut quelques distinctions
honorifiques : le mérite agricole au
IF Victor Gardette ; l’instruction
publiijue au D' Blind ; tes palmes
au Dr Petit.
A la Société de chirurgie. ~ Le D^
Bazy, chirurgien des hôpitaux, a
posé à la Société une question dont
voici les conclusions :
<i Ne serait-il pas urgent que la
Société des chinirgiens des hôpitaux
prît des mesures et au besoin s’en¬
tendît avec l’administration pour
que l’exercice de la chinirgie soit
désormais pos.sible sans arrière-
pensée? »
A la suite de cette communica¬
tion, la Société des chinirgiens des
hôpitaux a décidé île nommer une
commission pour étudier les ques¬
tions jiosées.
Les maladies contagieuses devant
le Sénat. — La loi du 15 février
1902 relative à la santé publique
va être modifiée en ce qui concerne
la déclaration des maladies conta¬
gieuses.
Dans la commission chargée de
rapporter le projet devant le Sénat,
le médecin traitant, dès ipie le dia¬
gnostic est posé, remet au chef de la
famille on tl’institution, etc. un
bulletin de déclaration qu’ils .seront
tenus d’envoyer au plus tôt à l’admi¬
nistration compétente. C’est le méde¬
cin traitant qui au contraire doit
agir, si dans les trois jours il n’a pas
été avisé que la déclaration a été faite.
Un amendement est proposé par
le Df Cazeneuve , sénateur du
Rhône, lequel demande aussi l’in¬
tervention du chef de famille, mais
en commun avec celle du médecin
et leur faisant signer tous deux le
bulletin de déclaration d’une mala¬
die contagieuse.
11 est évident que les médecins
doivent préférer le projet de la
Commission à celui de M. Caze-
Médecin de l’État civil. — Le
Dr Auvergniot a été nommé méde¬
cin de l’État civil du 13'’ arrondisse¬
ment de Paris, en remplacement du
IF Devillez, qui s’est retiré.
Prix Fillioux.. — Les prix d’oto-
logie ont été décernés après concours
à Mlle Jeanne Bouteil, interne des
hôpitaux de Paris, et à M. Raoul
Arnal, externe des hôpitaux de Pa-
ISécrologic. - Le IF Pierre Jous-
SET, ancien interne laurérat des hô-
])itaux de Paris, médecin île l’hôpi¬
tal homœopathiiiue Saint-Jacques,
décoré de la médaille militaire, qu’il
avait glorieusement méritée pendant
la guerre, au combat de Buzenval,
vient de mourir à l’âge de 92 ans.
Nous adres.sons à son fils, le
Dr Marc Jousset, à son gendre, le
1 F Henri Chatellier, à .ses petits-
fils, les IF» Henri et Xavier Jous-
SHT, l’expression de notre doulou¬
reuse sympathie.
M. .\rmand Sabatier, ^oyen ho¬
noraire de la Faculté des Sciences de
Montjiellier. — IF Duprada (de
la Réole). - - IF Chatard (de Bor¬
deaux). Dr Mettas (de Chambe-
ret, Corrèze) ; Dr François (d’Evry,
Aube). — IF Lekeuvrier (de Vil-
liers, Loir-et-Cher).
IF l’ROFETA, professeur de der¬
matologie à la faculté de médecine
de Gênes. — IF Johann Fritsch,
jirofesseur de psychiatrie à la
Faculté lie médecine de Vienne. . —
Dr Wilhelm Fischel, privât docent
de gynécologie à la Faculté alle¬
mande de médecine de Prague. —
Dr SuTER, professeur à la F'aculté de
médecine de Lima. — IF Boi.o-
GNEsi (Parts). — IF Eustache,
ancien doyen et professeur honoraire
de la faculté libre de Lille.
Mariages. — A Toulouse, mariage
du docteur -Faget, ancien chef de
clinique à la Faculté de Toulouse,
avec Mlle Marie-Antoinette Avé-
radère, nièce du colonel .\véradère.
M. Raoul Brice, médeciiL-major
au 7” chasseurs et M*‘*’ Fanny
Bainiek. - M. le IF Paul Perrin,
et Mlle Marguerite Guichardon.
XXVI -
SOMMAIRE du N» 1
P. Carnot . — Le séné, son mode d’action et ses indications .
A. Schwartz . — Diagnostic du cancer du sein .
Nicolas et Jambon.... — Les fards en dermatologie .
Calmette . — L'auto-épuration biologique des eaux d’égout .
Actualités médicales. — L’accoutumance à la morphine. Un nouveau signe diagnostique, ia percussion du
thorax en inspiration soutenue .
Sociétés savantes _ — Académie de médecine. Société médicale des Hôpitaux, Société de biologie.
Société de pédiatrie. Société anatomique .
La vie médicale à l’étranger .
L’actualité : L’affaire Crippen et l’empo'sonne-
ment à l’hyoscyamine .
Chronique scientifique ; La composition de l’air
dans le Métropolitain de Pans .
Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux;
Médicaments radilères. — Trousse pour
l’anaiyse des urines .
Nouvelles : La reconstitution des bibliothèques
de l’Université de Toulouse. — Un médecin
chassé par sa clientèle. — L’institut du ra¬
dium. — Un nouveau domaine pourla maison
du médecin .
Les médecins au Palais ; Exercice illégal de la
III médecine. — Accident au cours d’une obtu¬
ration dentaire. — Coups et blessures dans
V une maison de santé .
Illustration .
La médecine au théâtre : «L’homme mystérieux».
Vil Connaissances pratiques : L’âge du cheval d’après
l’examen des dents. — Travaux horticoles en
Décembre . . .
L’intermédiaire des médecins : Faut-il châtrer ou
fouetter les apaches? — Comment doit-on se
IX chausser? — De quelle affection était atteinte
Formules thérapeutiques : Contre la grippe . XÏII
Curiosités : Epigramme sur la pierre. — Le gout¬
teux. — Apophtegme hygiénique . XIII
la femme hydropique de Girard Dow? .
Chronique des livres : Opothérapie, par Carnot.
— Hygiène, par Macaigne .
Laviemédico-hospitalièreet médico-universitaire
SOMMAIRE du N* 4
l'umeur ganglionnaire pédiculée de la paroi postérieure du pharynx buccal.
. . . — Le traitement de la taenyphagie .
. . — Le traitement radiothérapique des angiomes .
. . . — 'l'raitement du cancer du sein .
La sécrétion psychique de l’estomac chez l’homme. — La polynévrite palu¬
déenne. — Résultats du pneumothorax thérapeutique dans la tuberculose.
Société médicale des hôpitaux. — Société de Biologie. — Académie de méde¬
cine. — Académie des sciences. — Société de thérapeutique. — Société de
neurologie. — Société anatomique. — Société de chirurgie. — Société de
psychiatrie .
La vie médicale a l’étranger. — Société de médecine interne de Berlin .
Médecine pratique : Médication anticancéreuse, par le D^ Gillet .
Libres propos .
Choses du four : Les étrennes à travers les âges .
Chronique scientifique: Comment acheter une fourrure, par le D' V. Balthazard.
Art et médecine : Leçon d’anatomie de Thomas de Këyser .
Curiosités : Ordonnances et notes d’honoraires de médecin sur des cartes a jouer ; Sur la pénurie de
cadavres h la Faculté ; Fumisterie de salle de garde . .
Les cérémonies scientifiques : Centenaire de Régnault (Henri-Viciorj. par le u’ G. \yeiss .
Les Plaquettes médicales : Médaille du Professeur Bernheim .
Chronique des livres : La pratique des exercices physiques (gymnastique, j’eux et sports), par H. Hcenig ;
Technique thérapeutique chirurgicale, par Pauchet et Ducroquet .
Art et médecine : Scène de la vie médicale, par Gavarni .
Diététiaue : Boissons pour malades . ; .
Formules thérapeutiques : Contre l’anémie. — Pommade pour favoriser l'amaigrissement . . .
La Médecine au Palais . ; .
Nouvelles : Le Dîner triennal de l’Agrégation .
Eloge de Claude Bernard (1813-1878). — L’orchestre médical .
- XXVII
Clinique médicale de l’Hôtel-
Dleu. — Samedi dernier, M. Coman-
DON a fait, à l'amphithéâtre Trous¬
seau, une démonstration cinéma¬
tographique des plus intéressantes.
On vit défiler, à l’ultra-microscope,
des amibes, des globules rouges et
blancs, des trypanozomes, des spiro.
diètes, etc., examinés dans leurs
mouvements, dans leur rôle, dans
leur vie propre.
Clinique médicale de l’Hôtel -
Dieu. - - Pr Gilbert. — Samedi
7 janvier, à lo heures et demie,
leçon sur la Néphrite chronique
syphilitique.
Les mercredis, à lo heures et
demie, présentations de malades,
rédaction et correction d’ordon¬
nances.
Cours de vacances. — Clinique
médicale de l'hôpital Saint-Antoine,
professeur: M. Hayem. — Cours
de technique clinique et thérapeutique
avec applications des méthodes spé¬
ciales et nouvelles. — Un Cours de
vacances aura lieu du mardi 5 jan¬
vier au samedi 14 janvier 1911, au
i’avillon Moïana, dans le service et
le laboratoire de M. le professeur
Hayem. Ce cours, essentiellement
pratique, comprendra l’examen cli¬
nique des malades et la démonstra¬
tion des procédés spéciaux de dia¬
gnostic et de traitement. Il sera fait
par MM. G. Rosenthal, Pater et
■\ga.sse-Lafont, chefs de clinique et
de laboratoire.
Programme du cours : I, Affections
de l’appareil digestif.
Exploration clinique de l'œso-
)>hage ; rétrécissements et dilata¬
tions. Exploration clinique de l’es¬
tomac. Le chimisme gastrique.
Les crises gastriques ; la douleur
dans la sémiologie gastrique. L’ul¬
cère de Tcstomac et son traitement.
Le cancer de l’estomac : son dia¬
gnostic précoce ; la réaction de
Weber ; traitement. Les sténoses
pyloriques. La constipation. Les
entérites : entérite tuberculeuse, en¬
térite muco-membraneuse ; leur trai¬
tement. Les entérites infantiles et
leur traitement.
II. Affections de l’apparcii res¬
piratoire.
Examen clinique du poumon.
Le diagnostic de la tuberculose au
début. Son traitement : suralimen¬
tation, hygiène, gymnastique respi¬
ratoire, etc. Les pleurésies et leur
traitement. La pneumonie de l'adulte
et son traitement. Les broncho-pneu -
inonies infantiles et leur traitement.
Les dispensaires antituberculeux.
III. Le sang eu clinique.
COURS
Importance et facilité de l’exa¬
men du sang. Études des principales
modifications portant sur les glo¬
bules blancs, les globules rouges,
les hématoblastes, le réticulum fibri¬
neux. Sémiologie, diagnostic et trai¬
tement de la chlorose, des leucémies,
des anémies pernicieuses, des pur-
IV. Affections du cœur et du foie.
Affections mitrales. Affections
aortiques. L’asystolie et son trai¬
tement. Diagnostic des affections
du foie. Les cirrhoses. Les ictères.
Ce Cours est réservé aux docteurs
français et étrangers et aux étu¬
diants titulaires de seize inscrip¬
tions. Il sera complet en vingt le¬
çons. Chaque leçon sera suivie de
démonstrations pratiques et d’exa¬
mens de malades. Les leçons auront
lieu à l’hôpital Saint-.\ntoine, Pa¬
villon Moïana, tous les jours, de
deux heures un quart à trois heures
un quart et de trois heures et demie
à quatre heures et deniie.
Le droit à verser est de 50 francs.
Le nombre d’élèves est limité.
Les inscriptions seront reçues,
dès à présent, au Secrétariat de la
Faculté (guichet n» 3), les mardis,
jeudis et samedis, <le midi à trois
heures.
Hôpital Lariboisière.
(année 1910-1911).
Enseignement de l’ophtalmo¬
logie. — Démonstrations d’ophtal¬
mologie (enseignement du premier
degré). — Le D' Morax fera pen¬
dant les mois de janvier, février et
mars igii, des démonstrations cli¬
niques et techniques, qui auront
lieu les lundis et jeudis matin à
neuf heures, dans le servdce de la
consultation ophtalmologique. Ces
démonstrations commenceront lo
lundi 9 janvier 1911. Le vendredi
matin, à onze heures et demie, confé¬
rence aveec présentation de malades
et de pièces sur les « Manifestations
oculaires en rapiwrt avec les affec¬
tions générales » (syndromes viscé¬
raux, vasculaires et nerveux).
Pendant cette même période, il
sera fait un cours pratique d’ophal-
moscopie par MM. Magitot et Lan-
drieux. Ce cours aura lieu l’après-
midi. M. Magitot, assistant du ser¬
vice, recevra les inscriptions et
adressera sur demande un pro¬
gramme détaillé.
Clinique d’accouchements Tarnier.
Professeur ; M. Paul Par. - Cours
annexe de thérapeutique gynécolo¬
gique par MM. liRINÜEAU, P. Gue-
NIOT et LEguEUX, professeurs agré¬
gés ; assistés de MM. Dkvraione,
chef de clinique ; Chirié et Leme-
land, chefs d'e clinique adjoints.
Réservé aux étudiants ayant plus
de 16 inscriptions et aux docteurs
français et étrangers régulièrement
inscrits à la clinique Tarnier. - ~ Le
cours commencera le 9 janvier 1911
et comprendra 15 leçons qui auront
lieu à 5 heures du soir et des exer¬
cices pratiques.
Programme du cours: tj janvier, ex¬
ploration gynécologique (M. Hrin-
DEAU) ; 10 janvier, Périnéorraphies
(M. LEguEUx) ; A 3 heures : Exer¬
cices pratiques d’exploration gyné¬
cologiques, par M. Devraigne ;
Il janvier. Fistules vésico et fecto-
vaginales (M. Brindeau) ; 12 et
13 janvier. Traitement des métrites
du col et du corps (M. Guéniot) ;
14 et 16 janvier, traitement du can¬
cer de l’utérus (M. Brindeau)
17 et 18 janvier, traitement des fi¬
bromes utérins (M. Brindeau) ;
19 janvier, traitement des déviations
utérines (M. LEguEux) ; A 2 heures :
Exercices pratiques sur la chienne,
par MM. Chirié et Lemeland ;
20 janvier, traitement des prolapsus
utérins (M. Guéniot) ; 21 et 23 jan¬
vier, traitement des salpingo-ova-
rites (M. Brindeau) ; 24 janvier,
traitement des kystes de l’ovaire
(M. LEguEux) ; A 2 heures : Exer¬
cices pratiques sur la chieniiCj par
MM. Chirié et Lemeland ; 25 jan¬
vier, traitement de la grossesse ecto¬
pique (M. Brindeau).
Pour tous renseignements s’adres¬
ser à Monsieur le chef de clinique à
la Clinique Tarnier.
Pronostic météorologique. — Der¬
nière semaine de décembre 1910 :
Pluies ci vents probables, avec teiftpé-
rature douce.
semaine de janvier 1911 :
Neiges abondantes. — Puis période
de froid,
2" semaine de janvier 1911 : Beau
temps. — Gelée, — Soleil intermittent.
3' semaine de janvier 1911 : Dégel,
— Temps brumeux et doux, — Légère
pluie.
Fondation Pierre Budln (91 bis,
rue Falguière). — Ihie conférence
sera faite le jeudi 12 janvier, à
5 heures, par M. Brindeau, agrégé
à la Faculté de Médecine, accou¬
cheur des hôpitaux, sur les moyens
de combattre, le refroidissement
chez le nouveau-né.
Cours de Puériculture par M. .\vi-
ragnet, médecin de l’Hôpital des
Enfants-Malades.
Ce cours commencera le mard'
24 janvier, à 10 h. et demie, et aura
lieu les mardis suivants, à la inêiiie
heure. .
Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, Paris
Les Actualités Médicales
Collection de volumes in- 16, de 96 pages, cartonnés. Chaque volume : 1 fr. 50
Le Rachitisme, par A.-B. Marfan, professeur à la Faculté
de médecine de Paris, igii, i vol. in-i6, cart. 1 fr. SO
Hygiène de la Peau, par J. Nicolas, protesseur à la
Faculté de me’decine de Lyon, et Jambon, chef de Cli¬
nique. iQii, I vol. in-i6, cart . 1 fr. 50
Quide pratique du diagnostic de la Syphilis, séro-dia-
gnostic, par les D" P. Gastou et A. Girauld. iqio,
I vol. in-i6, avec 22 fig., cart . 1 fr. 60
L’ Ultra-Microscope dans le diagnostic clinique et les
recherches de laboratoire, par le Dr P. Gastou. iqio,
I vol. in-i6 avec 25 lig., cart . 1 fr. 60
Hygiène du visage (cosmétique, esthétique et massage),
par le Dr P. Gastou, directeur du laboratoire central de
rhôpital Saint-Louis. 1910, i vol. in-i6 avec u fig..
Les Courants de haute fr^uence et la D’Arsonvalisation,
par le D' Zimmern, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, et S. Turchini. 1910, i vol. in-iü,
avec 22 fig., cart . . 1 fr. 60
Les Opsonines et les traitements opsonisants, par le
Dr K. Gaultier, chef de Clinique de la Faculté de
médecine de Paris. 1909, i vol. in-16 avec ligures
cart . 1 fr. 60
L’Artériosclérose et son traitement, par A. Gouuet, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, igry,
I vol. in-16 avec fig., cart . 1 fr. 60
La Radioscopie clinique de l’Estomac normal et patholo¬
gique, par le Dr Cerné, professeur à l'Kcole de méde¬
cine de Rouen et lu D' Delaforue. 1908, i vol. in-16,
avec 21 fig., cart . 1 fr. 60
Technique de l’Exploration du Tube digestif, par le
Dr Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine
de Paris. igoS, i vol. in-16, avec i3fig., cart... 1 fr. 50
Les Dilatations de l’Estomac, Sémiologie et Thérapeu¬
tique des distensions gastriques, parle Dr René Gaul¬
tier. IQ09, I vol. in-16 avec 12 lig., cart . 1 fr. 60
Les Empoisonnements alimentaires, par le D' Sacquépée,
professeur agrégé à l'Ecole du Val-de-Grâce. igoo,
I vol. in-iO, cart . 1 fr. 60
La Cure de Déchloruration dans le Mal de Bright, par le
Dr F. WiDAL, professeur à la Faculté de médecine de
Paris, et le Dr A. Javal. igo6, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
La Diphtérie, Bactériologie et Clinique, Prophylaxie et
Traitement, par les D»» H. Barrier, médecin de l’hôpital
Hérold, et G. Ulmann. 1809, i vol. in-16, avec figures,
cart . .• . 1 fr. 60
Les Maladies du Cuir chevelu. Prophylaxie et Traitement,
par le D' Gastou, assistant a rhôpital Saint-Louis.
2* édition, 1907, I vol. in-16, avec 19 fig., cart. 1 fr. 50
Traitement de la Syphilis, par le D' Emehy, ancien chef
de clinique à la Faculté de Paris. Préface de M. le pro¬
fesseur houRNiER. 2* édit. 1905, 1 vol. in -16, cart. 1 fr. 60
L’Alimentation des Enfants malades, par le D’ Péhu,
médecin des hôpitau.v de Lvon. 1908, i vol. in-16,
cart . ; . . . 1 fr. 80
Le Traitement de la Constipation, par le D' Froussard,
ancien interne des hôpitaux de Paris. 2’ édition. 190Q,
I vol. in-16, cart . 1 fr'. 60
Les Traitements des Entérites, par le D' M. JouAusr.
1905, I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Calculs des Voies biliaires et Pancréatites, par le D' H.
Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine de
Paris. iqo8, i vo'. in-16, avec 16 fig., cart _ 1 fr. 60
Trachéobrànchoscopie et Œsophagoscople, par le D' Cui¬
sez, chef des travaux d'oto-rhino-larvngologic à la
! clinique chirurgicale de l’IIôtei-Dieu. m'oS, i vol. in-16,
avec 20 fig., c. rt . 1 fr. 60
La Démence précoce, par le D' G. Deny, médecin de la
Salpétrière, et P. Roy. i vol. in-16, avec 11 figures,
cart . 1 fr. 60
Les Folies intermittentes. La Folie maniaque dépressive,
par les D» G. Deny et P. Camus. 1907, i vol. in-16,
avec fig., cart . 1 fr. 60
L'ionothérapie électrique, par les D» Delhërm. ancien
interne des hôpitaux de Paris, et A. Laoierriérf, lau¬
réat de l’Académie de médecine. 1908, i vol. in-ifi, avec
II fig., cart . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic de la Tubercu¬
lose, par le D' A. Bécl1:re, médecin de l’hôpital Saint-
Antoine. 1899, I vol. in-16, avec tig., cart . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des affections
thoraciques non tuberculeuses, par le D’’ A. Béclére,
1901, I vol. in-16, avec 10 fig., cart . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des maladies
internes, par le D' A. Béclère. 1904, i vol. in-16, avec
fig., cart . 1 fr. 60
La Fulguration, son rôle et ses efiets en thérapeutique,
par le D‘' Zimmern, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris igog, 1 vol. in-16, avec figures,
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Le Cytodiagnostic, les méthodes d’examen des sérosités
pathologiques et du liquide céphalo-rachidien, par ie
D'' Marcel Labbé, professeur agrégé à la Faculté de
médecine. 11)04, i vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Le Sang, parlé Dr Marcel Labbé. 2* édition. 1910, i vol.
in-16, avec fig., cart . . 1 fr. 60
La Protection de la Santé publique. Loi et Commentaires
de la loi et des règlements d’administration, par le
Dr Mosny, médecin des hôpitaux de Paris. 1904, i vol.
in-16, cart . . . . : 1 fr. 60
Les Accidents du Travail. Guide du médecin, par le
Dr Brouardel, médecin des hôpitaux de Paris. 2* édi¬
tion, xcfrj, I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
La Psychologie du Rêve au point de rue médical, par
N. Vaschide, chef des travaux du laboratoire de psy¬
chologie expérimentale des Hautes-Etudes, et H. Piéron.
1902, I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Diagnostic de l’Appendicite, par le Dr M. Auvray, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté do Paris. 1904, i vol. in-16,
cart . 1 fr. 60
Chirurgie intestinale d’urgence, par le Dr A. Mouciiet,
chirurgien des hôpitaux de Paris. igoS, 1 vol. in-16,
avec 23 fig., cart . 1 fr. 60
Chirurgie nerveuse d’urgence, par le Dr A. Chipaült.
1904, I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Le Canal vaglno-çéritonéai, Diagnotic et traitement de
la hernie inguinale et des hydrocèles congénitales,
de Tectopie testiculaire, par le D' P. Villemin, chirur¬
gien des hôpitaux de Paris. 1904, i vol. in-16, avec
17 fig., cart . 1 fr. 60
La Qastrotomie, par le D' J. Braqueiiaye, agrégé h la
Faculté de Bordeaux, chirurgien de l’hôpital de Tunis.
1900, I vol. in-16 avee figures, cart . 1 fr. 60
Chirurgie des Voies biliaires, parle D’ Pauchet, chirurgien
des hôpitaux d’Amiens. 1900, i vol. in-16, avec fig.,
cart . 1 fr. %
Le Tétanos, par les Dr> J. Courmont, professeur, et
M. Doyon, professeur agrégé ii la Faculté de médecine
de Lyon. 1899, i vol. in-16, avec fig., cart. ... 1 fr. 60
Le Rhumatisme articulaire aigu en bactériologie, par les
D'» H. Triboulet, médecin des hôpitaux de Paris, et
A. CoYON. 1900, 1 vol. in-16, avec fig., cart..., 1 fr. 60
Le Pneumocoque, par le D' Lippmann, ancien interne des
hôpitaux de Paris. Introduction par le D' Duflocq,
médecin des hôpitaux de Paris. 1900, i vol. in-16, avec
fig., cart . 1 fr. 60
Les Oxydations de l’Organisme (oxydases), par E. ënri-
QUEz et J.-A. SicARD, médecin des hôpitaux de Paris.
1902, I vol. in-tfi, cart . 1 fr. 60
Les' Etats neurasthéniques. Diagnostic, Traitement, par le
D' A. Riche, médecin de l’hospice de Bicêtre. 1908,
I vol. in.i6, cart . f . lfr.60
l.es Myélites syphilitiques. Formes cliniques et traite¬
ment, par le D' Gilles de la Tourette, professeur
agrégé a la Fac.de Paris. 1899, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
Le Traitement pratique de 'l’Epilepsie, par le D” Gilles
DE LA Tourette. igoi, / vol. m-i6, cart . . 1 fr. 60
Les Névralgies et leur traitement, par les D» Lévy et
Baudouin, anciens internes des hôpitaux. 1909. 1 vol.
in-16, avec fig., cart . 1 fr. 60
Les Thérapeutiques récentes dans les maladies nerveuses,
par les D” Lasnois, profe.sseur' agrégé, et Porot, chef
de clinique à la Faculté de médecine de Lyon. 1907,
La Syphilis de la moelle, par les D» A. Gilbert, professeur
à la Faculté de médecine de Paris, et G. Lion, médecin
de rhôpital de la Pitié. iqo8, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
Les Rayons N et les Rayons N', par le D' Bordier, pro¬
fesseur agrégé k la Faculté de médecine de Lyon. tQo5.
i vol. in-i6, avec 16 fig., cart . 1 fr. 60
SOMMAIRE <
Pierre Lereboullet . — La tuberculose en igio . . .
L. Rénon . — Le traitement de la tuberculose pulmonaire par les sérums .
André Mesureur . — lin nouveau dispensaire et une nouvelle organisation contre la tuberculose.
K. Bezançon et De Serbonnjs. — Les poussées évolutives de la tuberculose pu monaire .
Roleier . — La cure solaire de la tuberculose chirurgicale .
Gabriel Simon . — E.xercices de gymnastique respiratoire chez les pretuberculeu.x .
Sociétés savanies . -Société médicale des hopitau.v. — Académie de medecine. — Société de
chirurgie . .
Libres propos : Les Palmes Académiques, par G. Linossier .
Choses du four : La folie de Charles VI .
Chronique sportive : Les sports d’hiver, par le D' P. Ienkoc . V et
Les grands médecins : Laennec . .
Chronique des Livres : Die Klinik der Tuberculose. — Hvgiene de la peau et du cuir chevelu .
Nouvelles ; Lutte contre la tuberculose en Irlande. — Hvgiene de 1 habitation . . .
Curiosités : La maladie de Pascal .
L'intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique . . . .
Art et médecine : Les bienfaits de la vaccine, par Daumieb . . . .
Diététique : Régime de récalcitication. — Recettes de bouillons et potages pour enfants tuberculeux .
Formules thérapeutiques ; Formules de récalcitication .
Indications pratiques pour le placement des tuberculeux . X.M et
La vie médicale . ........... .
Thérapeutique pratique : Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux . . ..
Connaissances pratiques : Conservation des ceufs. — Pour eiii-iller sa bicvclette .
I2.J
i33
140
149
111
Vil
IX
XI
XI
XI
Xlll
XVI 1
XIX
XIX
XXlll
x.xv
\XV11
Wlli
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du !«»• de chaque mois.
Prix de l’abonnement (;■'■' Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sa pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX <48 pages)
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hvgiône; — maladies in-
Févrler — Physiothérapie ; — physiodiagnostic. fecticuses.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx ; — des yeux .
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
PRIMES DE PARIS MÉDICAL
Par suite de nouveaux accords, les primes remboursant 6 fois le montant
de l’abonnement seront encore données à tous les abonnés pendant
le mois de Janvier.
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— 143 —
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le prix de l’abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces six primes) :
1 ° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à ia maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C‘“, Mobilier médical, chirurgical, pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas,, à Paris.
3<> Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4° Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5» Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
6° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical jusqu’à fin janvier
{Chaque abonné a droit à une seule de ces dix primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2" Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
3® Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4° Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre 1 fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
7° Un colis de Graines de fleurs et lég^umes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre / fr. pour l’emballage et le port.
8° Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
90 Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
10® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C»,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
1 1" Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pouçues St-Léger, offerte par la C*® de Poi gues Si-Léger.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
- 111 -
LIBRES
LES PALMES ACADÉMiaUES
Le corps médical a toujours une large part des tpielques
kilomètres de ruban violet (jue distribue périodiquement
le ministre de l’Instruction publique. Aussi s’est-il inté¬
ressé aux mesures que compte prendre M. Maurice Faure
pour restreindre l’extension inquiétante de cette distri¬
bution.
Au train dont vont les choses, la statistique établit
que, dans peu de temps, il n’y aura plus en France un
adulte qui n’ait reçu le droit de porter le précieux ruban :
que restera-t-il alors à faire aux successeurs de M. Mau¬
rice Faure, sinon à l’accrocher au berceau des nouveau-
II faut, de toute nécessité, endiguer le torrent; mais
comment s’y prendre?
La solution la plus simple consisterait en une restric¬
tion des palmes distribuées, mais il paraît que c’est irréa¬
lisable.
Les décorations de l’instruction publique sont ' de si
médiocre valeur aujourd’hui, qu’il n’est pas plus possible
à un ministre de les refuser à qui les sollicite, qu’à un pro¬
meneur sur le boulevard de ne pas tendre son cigare à
qui lui demande du feu.
11 n’y a donc qu’un procédé, restreindre les demandes,
et c’est ici que notre ministre s’est montré génial.
P.sychologue averti, il sait que l’âme française a deux
passions, les décorations et l’économie, et il a décidé de
réfréner l’une par l'autre. Dorénavant, les demandes de
palmes seront onéreuses, et M. Maurice Faure ne doute
PROPOS
pas que ces conditions nouvelles ne découragent une grande
partie des 40 000 candidats qui encombrent actuellement
de leurs dossiers des salles entières du ministère.
Le j)oint délicat était de fixer le coût de la demande, de
manièie à amener le désistement il’une bonne ])arlie
des candidats, sans les faire renoncer tous ; car, s’il est
embarrassant pour un ministre d’en avoir troj), il serait
un peu humiliant de n’en plus avoir du tout. 11 fallait,
pour bien faire, que les débours exigés correspondissent
à peu près exactement à la valeur de la décoration, de
manière à ce que .seuls se résignent à les supporter ceux
chez qui l’ambition dépasse l”économie.
Ce qui rend la décision de M. Maurice Faure intéres¬
sante, c’estprécisémentqu’ellenous fixe sur le prix attribué
par le ministre aux décorations académiipies.
Ce prix, nous le savons aujourd’hui, est de 60 centimes,
le coût d’une feuille de papier timbré. Quehiues-uns trou¬
veront (lue c’est peu, mais M. Maurice Faure espère bien
que beaucoup le trouveront encore surfait, puisqu’il
compte sur sa décision pour réduire notablement le
nombre des demandes.
Les caricaturistes, les revuistes, les faiseurs de nouvelles
à la main, se font un jeu malin de rabaisser par leurs plai¬
santeries la valeur de ces palmes {[ui font à certains tant
de plaisir. Aucun ne s’est montré aussi dédaigneux pour
elles que le ministre de l’Instruction publiciue, déclarant
officiellement ([ue, pour le plus grand nombre, elles ne
valent pas douze sous !
Courteline n’eût pas osé le dire.
G. Linossiku.
CHOSES DU JOUR
LA FOLIE DE CHARLES VI
Il est un jeu auquel se plaisent médecins et historiens,
celui des diagnostics rétrospectifs.
Il y a quelques années, le professeur Pozzi a voulu
élucider le problème de la mort d’Henriette d’Angle¬
terre, et avec une ardeur qui força la conviction de bon
nombre, il a montré (jue le drame dont l’oraison funèbre
de Bossuet nous a rapporté les échos, était simplement
la rupture d'une grossesse extra-utérine et non un empoi-
.sonnement.
M. le D' Dupré aujourd’hui a étudié la folie de
Charles VI et il a voulu la caractériser aux lumières de
la science modernê ; son travail lu d’abord à l’Académie
de médecine, dans le cours de novembre, vient de
paraître dans la Revue des Deux Mondes.
M. Dupré énumère les traces de faible.ssc mentale
qu’on trouve parmi les ascendants du souverain. Sa
mère, Jeanne de Bourbon, eut un accès d’aliénation ;
son grand-père mourut d’ajioplexie, son oncle fut un
mélancolique ; de plus, les mariages consanguins avaient
été de règle dans la lignée de saint Louis. Ihiis M. Dupré
insiste sur la vie de débauche (pie mena le roi en son
a(lole.scence, sur sa dépression, sur sa fatigue, lors de sa
*iimeu,se chevauchée dans la forêt du Mans, .\ussi,
pour lui, le mendiant « plus fol que sage, tête et pieds
mis, vêtu d’une belle cote de bure » se jetant à la tête du
cheval du souverain, et criant: « Uoy, ne chevauche plus
avant, mais retourne, car tu es trahi. » n’a jamais existé ;
cette histoire est la première hallucination du malheii-
reiix Charles VI. Le religieux de Saint-Denis, Froissart et
Juvénal des Ursins ont beau témoigner pour nous de sa
réalité ; ils font croire (lu’ils se sont laissés impression¬
ner par l’entourage du souverain.
M. Dupré nous montre ensuite l’excitation maniaipie
installée chez le roi et nous conte ses crises intermittentes :
il nous montre comment par accès, il ne reconnaissait
ni la reine, ni ses enfants, comment il avait des accès
de fureur, déchirait ses houppelandes, ses meubles, les
tentures de sa chambre et comment les accès de pros¬
tration succédaient à ses périodes de délire : « C’était
grand’pitié de sa maladie » dit Juvenal des ITrsins
au sujet de sa crise dépressive de 1405 « laquelle lui
tenait longuement. Et cpiand il mangeait, c’était bien
gloutonnement et louvissement. Et ne le jiouvalt en
faire despouiller et était tout'plein de poux et de vermine
et d’ordures. »
Au terme de sa longue étude, M. Dupré formule le dia¬
gnostic suivant : n Déséipiilibralion constitutionnelle de
l’émotivité et de la volonté. Psychose inlermitlente à pré¬
dominance d’accès maniaques, avec états mixtes, .\ppa-
rition épisodique, à la suite d’accidents infectieux ou
toxiipies, de crises confusionnelles et anxieuses de courte
durée, dont les éléments se sont combinés à ceux de
l’excitation manùique. «
Malheureiusement pour Charles VI, M, Dupré est
venu six siècles trop tard. De .son tcm]).s, les sorciers et
les rebouteurs étaient seuls à pratiquer l’art de guérir et
ils ont, certes, plutèit excité son exaltation morbide par
leurs médications baroques (pi 'ils n’ont réussi à le vrai,
ment soulager.
En notre siècle d’électricité et d’aviation, jureriez-
vous qu'il n’est pas de régions où il en est encore ainsi?
SfECTATOR.
— 146 -
Nouveau Traitement delà SYPHILIS
In bu I I IM t||r1 b U I A n b Y n t
Benzosullone paraaminophënylarsinate de soude).
PILULES (0,10 d’Hectine par pilule)
Une à deuœ /ululus par Jour pendant iO d 15 jours.
GOUTTES (20 gouttes équivalent à 0,05 d’Heotine).
SO à 100 gouttes par Jour pendant 10 à 15 jours.
AMPOULES A (0,10 d’Hectine par ampoule).
AMPOULES B (0,20 d’Hectine par ampoule)
Injecter une ampoule par Jour pendant 10 d 15 Jours
(Combinaison d’HeoUne et de Mercure).
otagyre. IjABORATOIKB d
lu Chemin-Vert, VILLENEUVE.LA-GARENNE (Sein)
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CELESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
nucléoses végétales
'OaistituaNT ÉNEf
- V — .
CHRONIQUE SPORTIVE
LES SPORTS D’HIVER
Il est évident (jue la prophylaxie de la tuberculose pul¬
monaire comjjorte les exercices physiques, surtout les
exercices au grand air, en particulier ceux ipii constituent
une véritable gymnastique respiratoire.
C’est bien le cas pour les sports d’hiver, pour ceux
qu’on pratique en plein air, sur le théâtre unique de la
nature, par un froid stimulant, et à une altitude (i) plus
ou moins élevée, lacjuellc devrait être toujours mesurée
suivant l'état j)ulmonaire et cardiacpie (lu s])ortsman,
et qui représente elle aussi, lorscpi’elle est bien maniée,
un merveilleux agent thérai)euli(iue.
LE PATINAGE. Ce genre d’exercice est pratiqué
sur la glace ou sur la neige suivant (pie les pieds sont
armés du patin à lame d'acier ou de ces planchettes
apiielées slii. N’oublions jias toutefois, pour nous sous¬
traire aux foudres (i(!S amateurs, de signaler le patinage
à roulettes ou skating. 11 s’agit d’ailleurs d’un sport
(pii est aussi bien hivernal (pi’estival, puisipi’il suffit d’une
surface lisse, voire l’asphalte des rues, jiour permettre
cette évolution tapageuse.
Parlons surtout du patinage sur glace naturelle.
Ce genre d’exercice, doublé fréupiemment d’un moyen
de locomotion, est évidemment (l’origine seiitentrionale.
En Laponie, chacun sait iiatiner; en Nor\’ège, c’est de
l’exercice militaire; en Ecosse, le Club des patineurs
d’Edimbourg est des [ilus renommé. Mais ne croyons
pas (pie ce sjiort soit tout spécial aux régions du Nord.
La neige est plutôt un obstacle, car en recouvrant la
glace, elle empêche que celle-ci n’ac(piière une épaisseur
suffisante iionr permettre aux patineurs de tracer en
toute .sûreté, des «trois », des «huit », des «serpentins »,
des Cl boucles », des « loupes », des « coupés », des « spi¬
rales », etc., sur les lacs insuffisamment congelés, du
Lois de Boulogne, ou de Vincennes, ou d’ailleurs.
C’est bien sur les lacs ou les étangs ou sur les bassins
artificiels (pie le patineur voltige le mieux. \ Saint- Pé-
(i) Les stations hivernales pour sports devraient être pl
«iiveiit françaises. C’est l'iicore en Suisse et au Tyrol (pi’el
ait concentrées, à des altitudes tri'S variables, de 700 à pl
Voici d’ailleurs ipielipies coiiiparaisons :
y(»t mètres. liieler Jura... 1.500 mètr
800 — Oavas . —
(f 50 — Montana ■ I ’er-
1.000 — mala .
hèesslau .
Stein .
y.u'eisimmcn . .
('hainonix ....
.
•1 ei.ssenslein . .
Sils-ttaseglia .
1.728
l.Soo
tersbourg, par exemple, c’est moins sur la Néva qu’on
])atine, parce (pie la glace des fleuves et des cours d’eau
se montre le plus .souvent impropre par sa rugosité. En
outre, les nuits dans les pays du Nord sont plutôt longues,
l’atmosphère y est humide et brumeuse, de sorte (pi’eii
définitive les charmes du patinage semblent trouver un
plus facile accueil en des climats plus doux : en Alle¬
magne, en Hollande, en Suisse, en Autriche, en France,
quand l’hiver le veut bien ; mais il .s-emble ne plus vouloir.
Dans notre pays, ce n’est guère qu’au .wiii" siècle
que le patinage devint en vogue. Sous Louis XVI, il y
eût de grandes fêtes présidées par Marie-Antoinette sur
les bassins de Versailles, et sous le second Empire des
féeries nocturnes dont la scène fut le lac glacé de Long-
champs (2).
Le patinage ancien était plutôt fine véritable danse
où tout le corps entrait en jeu, où les bras se mouvaient
plus que les pieds, de façon à représenter des attitudes
et des allures de Courtisan, de Xymphe, de lienomméc,
de Vénus, d'Apollon, d'Adonis, de tourtereaux, etc. .Vu
contraire, le patinage moderne est essentiellement un
.sport d’éipiilibre : qu’on chausse le jiatin à lame ou le
patin à roulettes (skating), seuls les membres inférieurs
sont en jeu : dans l’attitude classiipie, les bras doivent
même rester pendants.
A Christiania on organise de vrais bals sur glace.
Dans les stations d’hiver le jiatin d’acier permet en
outre l’exercice de Jeux sur glace : tels le tennis, le cro¬
chet, le kurling, le hockey ou jeu de crosse, dans leipiel les
joueurs se renvoient une balle en bois et s’exercent sur¬
tout à la culbute.
En appréciant de nouveau le patinage au jioiiit de vue
de l’hygiène, nous dirons (pie le patinage vaut surtout
])ar le milieu (pii lui convient : l’air pur et froid, le grand
air, en plaine on en altitude, Physiologiquement , le jiuti-
nage met en jeu les articulations des membres inférieurs
et du bassin, ainsi (pie les muscles extenseurs des jambes
et de la colonne vertébrale. Le tronc ne bénéficie des sports
d’éipiilibre (pi’accessoireinent, et (pi’antant (pi’il a été
méthodiipieinent (iévelo]ipé par la gymnastiipie métho¬
dique suédoise (Philippe Tissif:) (3), ce ipii explique
la souple,s.se pré])on(lérante des Suédois, dans tous les
sports (l’hiver ou d’été. Le maximum de capacité res]n-
ratoire (emmagasinement piilinoiiaire) est obtenu par le
patinage de vitesse, surtout par le patinage à la voile,
(pii permet de dévorer plus de 100 kilomètres à l’henre.
Mais ce n’est plus du sport d’agrément ; ce peut être le
surmenage et la mort, pour des cœurs et des poumons
non préparés.
LE SKI. — Le patin de bois ou shi présente au moins
un grand avantage sur le patin d’acier ; c’est de per¬
la) Ibrxic., Exenices physiques. Paris, igii.
(3) D' Philippe Tissié, Jeux, et sports eu thérapeuti<pie, in
Bibliothèque de thérapeutique, Gilbert et Carnot, vol. Physio¬
thérapie, 190g, p. MI. (J. -B. Baillière et fils, à Paris).
— 147 —
-r VI -
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III
MALADIES DE
L'APPAREIL RESPIRATOIRE
ET DE L’APPAREIL DIGESTIF
fr. 1911, 1 volume in-8 de 5oo pages... la fr.
CHRONIQUE SPORTIVE {Suite)
le franchir les montagnes ou de descendre dans
;s ; c’est de pouvoir courir sous les forêts, déva-
des pentes vertigineuses, traverser les ravins,
tout le mer\x‘illeux empire de la neige,
toute le ski lui-même est insuffisant dans les
mais alors on se fait emporter par un cheval,
kjorini!; est très à la mode en Norvège et n’est
nnu dans certaines stations climatériiiues.
viction, semble-t-il, ciu’en Italie, en Allemagne, en
Autriche, en Suisse, voire au Japon et en .\nstralie.
C’est grâce à l’initiative <iu If Payot, président du Clul:
des sports alpins, que Chamonix est devenu le centre
le plus important de l’exercice du ski en France.
LES THAINEAUX. — - Terminons par des glissades
en traîneaux non attelés. 11 y a d’abord les traîneaux
à voiles ou véritables yachts à patins, renommés en Amé-
ri(iue, où, sur l’Hudson, par exemple, le yacht Avalanche
a pu faire plus de 115 kilomètres à l’heure. Mais nous
sommes plus accoutumés dans nos jiays, à la luge, au
skeldon, au tohhogan, au bobsleigh.
La luge est un petit traîneau suisse, destiné à une per¬
sonne, et sur leipiel on se laisse glisser le long des pentes,
sur neige ou glace, ou sur glace et neige. On gouverne
ù l’aide <les pieds (jui raclent la neige. ÎVIais déjà on pré¬
fère à la luge de Davos, en Suisse même, la luge cana¬
dienne, sur laquelle on n’est plus a.ssis, mais où l’on se
couche à plat ventre, en dirigeant au moyen de deux
courts bâtons ferrés et de souliers spéciaux armés d’une
plaque en tôle, dentée en râteau.
La luge canadienne est meilleure pour la course (pie le
type de Davos, mais combien plus rapide est le skcleton,
dont le siège très rembourré se trouve fixé très en arrière !
Le tobbogan et le bobsleigh sont des traîneaux très
plats, d’origîne américaine l’un et l'autre, tout comme
la luge canadienne et le skeleton. Tous deux sont destinés
tallent à la file, en s’imbriquant les
pour raser la terre en volant couimi
bogan et le bobsleigh .sont des aéi
démolit quelipiefois les membres
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- IX
LES GRANDS MÉDECINS
LAENNEC
pauvre constitution
physique ; elle mourut
en couches.
En 1795, âgé par
consécpient de (piatorze
ans, Kené - Théophile
commença à Brest ses
études médicales. En
1798, il est élève in¬
terne aux hôjjitaux mi¬
litaires de Nantes.
L’année 1 799 le voit un
instant enrôlé comme
chirurgien de troisième
classe dans une armée
contre- révolutionnaire.
A la fin de l’année
suivante, il arrive à Pa¬
ris et recommence com¬
plètement ses études.
11 .suit les leçons d’un
des grands maîtres d’a¬
lors, Corvisart. Dans le
service de Corvisart, à
la Charité, il retrouve
son ami Bayle, et tous
deux étudient avec
achaniement l’anato¬
mie pathologique.
Laennec est reçu doc¬
teur en 1804 ; dès cette
époque ses travaux ana¬
tomo-pathologiques et
parasitologiques sont
nombreux ; ils n’ont qu’un intérêt historique.
La grande période de la vie de I-aennec ne commence
<iu’en i8i6, et ne dure guère plus de trois ans; puisejue,
liéjà épuisé, il dut en 1820 aller reprendre queUpies forces
en Bretagne. 11 reparut à Paris en 1S22, pour (pielques
années ; c’est la périoile des honneurs ; il est nommé
■successivement médecin de Mme la duchesse de Berri
et professeur au Collège de France, succédant à Halle
dans ces deux fonctions (1822), puis, l’année suivante,
professeur de clinique médicale à la Faculté. Tout de
•suite ai)rès, l’Académie de médecine, déjà fondée de^juis
trois ans, le compte panni ses membres.
En 1824, il épouse une veuve de deux ans plus âgée
que lui et qui, dejjuis longtemps, avait la direction de sa
maison.
En avril 182Ü, la tuberculose qui le guettait depuis
plusieurs années le terrasse, le tenant à la fois au pou¬
mon, au larynx, à l’intestin. Pendant quel<2ues semaines,
il essaye de lutter ; en juin, il est forcé de se retirer dans
sa province natale ; il meurt le 13 août, à cinq heures
aj^rès midi. Chose bizarre et touchante, du reste frécpiente
chez les médecins, à aucun moment, le grand clinicien
ne se .sait phtisique ; ce n’est cpie tout près de la lin
(pi’il sentit qu’il allait mourir. 11 le fait du reste avec un
calme stoïiiue ; l’anecdote est bien connue de Laennec
retirant ses bagues et répondant doucement à une
interrogation de sa femme : « 11 faudrait (jue bientôt
un autre me rendît ce service ; je ne veux pas qu’il en ait
le chagrin. » Deux heures ajirès, ce grand honnête homme
était mort. 11 avait quarante-cinq ans.
On est frapjié d’admiration devant l’œuvre de Laen-
nec, surtout pendant les trois années où il fut médecin
à Necker; en trois ans, ce malingre, ce chétif lit faire
un jms de géant à la science médicale.
En 181Ü, les médecins n’avaient comme moyens
d’exijloration cpie l’inspection, la iîal2)ation, la mensu-
immédiàte.
Le premier sthétos-
coiie reccnninandé par
j)ar un cahier de i)ai)ier
roulé et très fortement
serré, maintenu par
une feuille tle i)ai)ier
collé. C’est à l’aide de ce
simi)le aiqjareil qu’il
bouleverse toute la j)a-
Ihologie thoracicjue et
en crée presque toute
la .séméioti(iue.
Mais ce ejui est ])eut-
étre le plus admirable
dans l’œuvre de Laen-
vaux sur la i)hti.sie :
Laennec a su se diriger
dans le chaos des phti¬
sies telles qu’on les
comprenait avant lui,
(pii englobaient toutes
les affections pulmonai¬
res ulcéreuses, il a su
les classer cliniciuement
et anatomiquement ; il
a su assigner à la jihti-
sie commune ses trois
liériodes de germina¬
tion, de ramollissement,
d'excavation et, sauf
jiour la jiremière, en
décrire exactement les symptômes ; mais surtout il a
su trouver la base anatomique de toutes les fonnes de
jihtisie, le tubercule, décrire de main de maître son évolu¬
tion, établir l’unité d’origine et de signification du tuber¬
cule et de l’infiltration tuberculeuse et aftinner, en
dépit de Broussais, la spécificité de la jilitisie.
On peut dire que la pathologie de la tuberculose
est due en grande partie à Laennec ; tout ce qu’on
jioiivait faire à cette éjioque, il l’a fait ; il fallait les
techniques et les procédés modernes pour pennettre à
Villemin, à Koch, à Grancher, à Landoiizy d’édifier,
sur les fondations de Laennec, un édifice jiresqiie par¬
fait, dont il ne mamiue sans doute ciue le faîte, le trai¬
tement spécifique.
Kené-Théophile-
Hyacinthe Laennec
le père de l’auscul¬
tation et le fonda¬
teur des idées mo¬
dernes .sur la tuber¬
culose, naquit à
Quimper, le 17 fé-
père Théoi)hile-Ma-
rie était procureur
fiscal ; ce fut jiis-
<iu’à la fin de ses
jours (il mourut à
l’âge de quatre-
vingt-neuf ans) un
homme assez fri¬
vole, cjiii ne laissa
guère d’empreinte
sur l’esprit de René-Théophile. Celui-ci avait cinq ans
lorsciii’il iierdit sa mère, femme de jietite santé, dont il
semble avoir hérité la
Les deux ligures qui illustrent cet article sont euipruntées à l’ouvrage du Df Henri Saintignon, Laennec, 1904.
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CHRONIQUE DES LIVRES
Die klinik der Tuberculose, par
Bandelier et Bœpke. 1910, i vol.
gr. in-8, Kurt.-Cabitsch, éditeur à
Wurtz bourg.
Ce livre s’adres.se aux médecins et
aux étudiants désireux de trouver
dans un seul ouvrage l’exposé d'en¬
semble de toute la clinique de la
tuberculose. Sobre de développe¬
ments et de documentation biblio¬
graphique, il retrace successivement
riiistoire anatomique, clinique, thé¬
rapeutique de chacpie localisation de
la tuberculose (poumons, plèvres,
tube digestif, peau, système ner¬
veux, etc.) et termine par quelques
pages sur la scrofule et la tuber¬
culose infantile. Le lecteur y trou¬
vera dans chaque chapitre un exposé
assez complet et clair de l’état actuel
des connaissances en Allemagne sur
les diverses manifestations de la
tuberculose et des indications pra¬
tiques sur le traitement médica¬
menteux, la diététi<iue et surtout la
climatothérapie. On y lira notam¬
ment la liste des stations climatiques
allemandes pour le traitement des
tuberculeux adultes, et celui des
enfants scrofuleux ou tuberculeux.
C’est un manuel clinique et pratique
qui répond bien au but que se sont
proposé ses auteurs.
P. Lereboullet.
Hygiène de la peau et du cuir
chevelu, par MM. Nicolas, pro¬
fesseur, et Jambon, chef de clinique
à la faculté de médecine de Lyon,
1911, I vol. in-i6, I fr. 50 (J. -B.
Baillière et fils, éditeurs à Paris).
C’est un ouvrage très pratique
que le court volume ])ublié par
MM. Nicolas et Jambon. L’hy¬
giène de la i)eau et du cuir chevelu
était, il y a un demi siècle, réduite
à presque rien. Les millionnaires
seuls possédaient chez eux une
salle de bains, et ce n’était pas la
pièce la plus fréquentée de leur
logis. L’industrie des bains publics
n’était guère florissante, et leur
installation était d’ailleurs en gé¬
néral telle qu’elle ne poussait guère
au développement de la balnéa¬
tion. L’ouvrage de MM. Nicolas
et Jambon n’eût intéressé per¬
sonne. Il n’en est plus heureuse¬
ment de même aujourd'hui, et on
peut prédire le succès au livre
court, précis, clair, essentiellement
pratique des savants lyonnais.
Leur plan est très simple. Après
quelques considérations sur les
fonctions de la peau, et ses mala¬
dies, les auteurs abordent la pro¬
phylaxie des différentes derma¬
toses ; puis ils exposent les principes
d’hygiène spéciaux à chaipie région,
ils s’occupent assez longuement
du cuir chevelu et de la barbe, et
ils terminent par des considéra¬
tions sur l’hygiène de la peau dans
la pratique des sports, question
nouvelle et actuelle. Agréable ou¬
vrage, en attendant les oeuvres de
plus haut vol que M. Nicolas no
peut manquer de nous donner.
G. Linossier.
NOUVELLES
Lutte contre la tuberculose en Irlande. — De source
officielle, on annonce que le nombre de décès en Irlande
par tuberculose (formes et localisations diverses), qui
s’élevait à 11.679 en 1907 et à 11.293 en 1908, pour l’Ir¬
lande entière, s’est abaissé à 10.596 en 1909. Ce ré¬
sultat est attribué aux mesures énergiques mises en vi¬
gueur j)our organiser la lutte contre la tuberculose.
L’hygiène de l’habitation. — Le Conseil d’État vient
d’être appelé à décider si les dispositions de la loi du
15 février 1902, qui ont prévu dans les villes des
règlements sanitaires, ont eu pour conséquence de lier
les mains à l’autorité municipale et de lui interdire de
l)rendre, dans l’intérêt de la salubrité publique, des
mesures que leur règlement sanitaire n’a pas prévues.
En fait, il s’agissait d’apprécier la légalité d’im
arrêté du maire de Lyon, qui avait enjoint au proprié¬
taire d’un immeuble de revêtir le sol de sa cour de
matériaux imperméables.
Le commissaire du gouvernement, M. Riboulet, après
avoir rappelé que les articles 12 et suivants de la loi
de 1902 ont minutieusement prévu la jjossibilité d’une
intervention de l’autorité municipale et en ont régle¬
menté la procédure, a insisté sur le droit indiscutable
laissé à cette autorité d’user de cette procédure pour
contraindre a l’assainissement par des mesures iiuli-
viduelles en dehors du règlement sanitaire.
Il a fait remarquer que si la législation de 1902, en
édictant à l’article i*’’' l’obligation du règlement sani¬
taire, avait entendu y enfermer le droit de police muni¬
cipale, il eût attribué par là même à l’autorité une
arme moins puissante que celle qu’elle tenait des textes
qu’on avait en vue de compléter.
La loi de 1902 a donc maintenu les pouvoirs de
police du maire tels qu’il les tenait des lois antérieures,
avec cette seule différence qu'elle les a sanctionnés par
une procédure destinée à en assurer l’usage et à donner
des garanties aux particuliers.
Conformément à ces conclusions, le Conseil d’iUat
vient de juger que les prescriptions de l’article 12 de
la loi de 1902 visent toutes les hypothèses où l’insalubrité
d’un immeubie ayant été constatée, il est nécessaire
d’en interdire l’habitation ou de faire disparaître des
causes qui le rendent insalubre par l’exécution de tra¬
vaux imposés à titre de mesure individuelle au proprié¬
taire, <pie ces travaux soient ou non de ceux dont
l’exécution est exigée par le règlement sanitaire.
CURIOSITES
La maladie de Pascal. — La
pathologie rétrospective à l’usage
des hommes illustres est à la mode,
et le Dr P.-Just Navarre (de Lyon)
a consacré à la maladie de Pascal
une étude des ])lus documentée,
dans le Lyon médical.
Notre confrère lyonnais tient pour
certains les faits suivants :
1“ Pascal a eu le carreau dans sa
première enfance ;
Z” 11 a eu, une fois, une halluci¬
nation de la vue bien caractérisée, à
l’âge de trente et un ans, le 23 no¬
vembre t66.j ;
3» Il est mort, le 19 août, d’une
affection cérébrale dont les premiers
symptômes évidents n’ont apparu
que le 14 août 1662 ;
4“ A aucun moment de son exis¬
tence ses écrits et ses agissements ne
permettent de dire, de soupçonner
même que Pascal ait présenté un
délire quelconque.
Les hyp’othèses probables seraient :
i" Que Pascal a souffert, de l'âge
de dix-huit ans à sa mort, d’une
tuberculose intestinale, probable¬
ment aussi péritonéale ;
a” Qu’il a eu des misères ner¬
veuses, fréquentes et pénibles; carac¬
térisées par de la céphalalgie, des
vertiges, des algies diverses ;
30 Que depuis 1647. l’imi)otence
fonctionnelle, partielle et intermit¬
tente de ses membres inférieurs peut
rationnellement être traitée de
pseudo-rhumatisme tuberculeux ;
4“ Qu’il a succombé au cours de sa
tuberculose intestinale arrivée à la
période ulcéreuse et cachecticiue,
peut-être à une hémorragie ménin¬
gée d'origine toxi-infectieuse, plus
probablement à une encéphalite
hémorragique.
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L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
La douleur par
Adriaan Brou¬
wer.
Pour faire suite à
nous pulilioiis au¬
jourd’hui une re-
])roduction d’un ta-
lileau du Flamand
Adriaan Brouwer,
<iui mourut en 1638,
âfïé d’environ trente
ans. Ce tableau, en
plus de sa valeur
artisti(pie due no¬
tamment à l’étude
si réaliste et si juste
des expressions de
la douleur et de
l’attentiou, pré.sente
un intérêt docuinen-
Cetle fois-ci, nos
lecteurs perspicaces
auront à faire un
diagnostic chirurgi-
Quelle est l’opé¬
ration que repré¬
sente le tableau re-
])roduit ci-dessus, et
(piclle est la raison
qui justifie cette
Accidents dus aux lampes à ]
vapeur de mercure
On a signalé à diverses reprises
des accidents variés attribués à
l’action des lampes à mercure,
un de nos abonnés nous prie de
grouper les faits (jui auront été
constatés par les lecteurs de Paris
Médical et nous demande de poser
les questions suivantes :
I" Avez-vous observé dans votre
clientèle des cas de ce genre.
2" Quels symptômes avez-vous
constatés ?
3" Quelle a été l’évolution de
ces accidents ?
4" Quel est le mode d’action
jirobable ?
.5" Traitement mis en œuvre.
Accidents chez les individus
préposés au chauffage des
grands établissements.
Nous observons actuellement un
malade (]ui, depuis quatre ans, a
présenté cinq atteintes d’ictère ac¬
compagnées, la dernière tout au
moins, d’hépatomégalie et de spléno¬
mégalie. 11 attribue ces atteintes au
fait ([u’il est chargé d’entretenir une
installation de chauffage central. A
l'apparition du froid, quelques jours,
dit-il, après qu’il a recommencé à
allumer et é surveiller ses calori¬
fères, il présente de l’ictère. Celui-ci
s’atténuerait ou au contraire réap¬
paraîtrait, selon que le travail serait
abandonné ou repris.
Dans le cas où les lecteurs de
Paris médical auraient observé des
faits semblables, nous serions heu¬
reux de connaître leurs observ'ations
et leurs réflexions. A. G.
Un blessé qui s'opère lui-même
[Héponse]
Vous avez posé dans le numéro 2
de votre si intéressant Paris médical,
après le récit du fait d’un blessé
s’opérant lui-même, la question sui¬
vante : Connaît-on d’autres cas ana¬
logues. Pennettez-moi de vous signa¬
ler le fait divers récent, que tous les
journaux ont relaté : pour se sous¬
traire au régime de la prison et pour
être réformés, six disciplinaires
de la nouvelle section de Cezembre,
près de Saint-Malo, avaient formé
le projet de se mutiler ; deux d’entre
eux mirent le projet à exécution et
ce n’est que grâce à l’arrivée d’un
sur\’eillant que les autres n’en eurent
pas le loisir.
Les oas sent nombreux de jeunes
gens se mutilant pour échapper au
scr\’ice militaire ; or, un blessé qui',
au comble de la souffrance, s'opère
lui-même fait, certes, preuve d’un
grand courage, mais quelle dose
ci’énergie faut-il avoir pour que,
.sains et bien portants, six jeunes
gens eussent la témérité de se couper
un orteil avec un morceau de fer
trouvé dans un mur et aiguisé tant
bien que mal. D' E. Dupont,
Faut-il [donner le fouet aux
apaches [Réponse)
Le Français, par son caractère
imaginatif et sensitif, a banni de
bonne heure, dans ses lois répres¬
sives, les châtiments corporels, qui
choquent trop ses conceptions de
la dignité humaine. Faut-il faire
machine arrière et revenir aux
temps où l’on donnait le fouet aux
voleurs, détrousseurs et francs lar¬
rons? Je ne le crois pas. Nos ma¬
gistrats sont armés par les lois ])é-
nales en vigueur, d’une force répres¬
sive .suffisante.
Appliipions avec fenneté les
peines édictées, faisons de la prison,
non une « saison » hivernale ou
estivale, mais un atelier de travail
c'est, je crois, la meilleure manière
de se débarrasser des apaches.
D' Freg.
— 155 —
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Une à deux pilules par jour pet
ÛOUTTES (20 gouttes équivale
20 à 100 gouttes par jour peiv
AMPOULES A (0,10 d’Hectiae
AMPOULES B (0,20 d'Hectine
Injecter une ampoule par jour pei
(Combinaison d'Hectine et d
AMPOULES A (Par ampoule. Heotine0,10; Hg0,005).i Une ampoule par jour
AMPOULES B (Par ampoule- HectineO, 20, Hg0,01). \ii
. ILABORâ-TOIRE de l'HBCXINE, 12, R.
srt, VILLENEUVE-LA-GARENNE (Seige)
ISTOGENOL
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loin d’une médication rèparatrl(
relever l’état général par l’amé.
éralisation des tissus et le retoui
Nuclarrhine
l’organisme, débilité
somposition du sang, la reminéralisation des tissus et le retour ù la non
les réactions intraorganiques
TUBERCULOSE, BRONCHITES, LYMPHATISME, SCROFULE, ANÉMIE
ASTHME, NEURASTHÉNIE, DIABÈTE, AFFECTIONS CUTANEES
FAIBLESSE GENERALE CONVALESCENCES DIFFICILES, ETC.
FO/UWES et DOSES :
ÉLIXIR, ÉMULSION
granule
2 cuillerées à soupe par
jour.
COMPRIMÉS
rt,à VILLENEUVEU-GARENNE (Stiig)
— XV —
Gastropathies des Tuberculeux
L ESTOMAC des tuberculeux est un estomac insuffisant: il sécrète peu, il sécrète un suc
* gastrique hypoacide. L’on sait quelles difficultés insurmontables on rencontre dans le
traitement de cette gastropathie secondaire, de l’anorexie qui l’accompagne, des vomissements
qui la compliquent
Le suc gastrique naturel est le seul stimulant spécifique des glandes stomacales ; il est
donc tout indiqué de s’adresser à lui pour régénérer une fonction qui n’est point irrémédiable¬
ment compromise, puisque les glandes gastriques sont, non point détruites, mais inhibées,
pour ainsi dire, par le poison tuberculeux. Cette idée, théoriquement rationnelle, est prati¬
quement vérifiée par l’expérience. Dans tous les cas où la fièvre et la cachexie n’empêchent
pas toute réaction physiologique, le suc gastrique est un palliatif ou un curatif certain des
gastropathies des tuberculeux.
Le suc gastrique du porc vivant, obtenu par le procédé du D’’ Hepp, ancien interne des
hôpitaux de Paris, (dyspeptine), que les expériences physiologiques ont démontré être le plus
riche en substance excito-sécrétoire, n’irrite point, grâce à sa faible acidité et à son absence d’odeur,
l'estomac si sensible des tuberculeux, qui le prennent toujours sans répugnance dans un peu de
bière. La Dyspeptine s’est toujours montrée un remède incomparable pour ramener l’appétit
défaillant, permettre la suralimentation, calmer les douleurs gastriques, suspendre les vomisse¬
ments des nombreux malades chez lesquels elle a été utilisée.
Le Prof, agrégé SABRAZÈS, de Bordeaux, a, le pre¬
mier, dès igoS, signalé les bons résultats obtenus par la
Dyspeptine dans Tes gastropathies des tuberculeux.
Le Prof. VON NOORDEN, de Francfort-sur-le-Mein,
a observé, de même, cette action bienfaisante : « La
« Dyspeptine nous a rendu de grands services chez les
« phtisiques dont l’appétit disparaît et dont le poids
« diminue : en quelques jours de traitement, on
« observe généralement chez eux une amélioration de
« l’appétit et une augmentation de poids. »
Le Prof, agrégé LEGRY, Médecin des Hôpitaux ; « A
« donné avec succès la Dyspeptine à des tuberculeux
« anorexiques : dans la plupart des cas, l’appétit s'est
« relevé, les fonctions digestives se sont régularisées et
« l’état général a tiré grand profit de cette amélioration
« du fonctionnement du tube digestif. »
Le Df LIPS (Sanatorium 'Wehrawàld, Forêt-Noire) :
« Les essais faits avec la Dyspeptine ont été très satis-
« faisants ; dans quelques cas, j’ai obtenu un succès
« aussi rapide qu’éclatant. »
Le D'' F. LEVY, assistait du prof. LITTEN (de
Berlin) : « Nous pouvons entièrement confirmer les
« résultats obtenus avec la Dyspeptine à "Wehrawald. »
Le D'- Th. STEPHANI, de Montana (Valais) : « La
« Dyspeptine du D"' Hepp a été expérimentée à Montana
« au début de l’hiver (igoS-igofi). Les résultats ont été si
« brillants que ce remarquable suc gastrique naturel
« est entré de suite dans la pratique courante de nos
« établissements. D’une conservation toujours parfaite,
« la Dyspeptine nous a donné des résultats heureux,
« aussi bien dans les cas d’inappétence que chez les
« malades dont l’assimilation était insuffisante. C’est un
« précieux auxiliaire dans le traitement de nos tuber-
« culeux, lorsque la lutte se cantonne parfois uni-
« quement autour d’un estomac délicat dont le mauvais
« fonctionnement empêche tout pas en avant. Avec la
« Dyspeptine nulle crainte d’exacerber la dyspepsie,
« nul danger d’introduire un nouveau médicament
« dans un estomac fatigué par de précédentes médi-
« cations ou par les toxines de Koch. Je remercie donc
« M. le D'' Hepp, dont les patientes recherches nous
« ont valu cette arme excellente. »
Le D*' Von MURALT (Sanatorium Davos-Dorf) :
« Tient la Dyspeptine du D*' Hepp pour un remède de
« grande valeur dans la phtisiothérapie. »
Les Drs FREY, HUMBERT, NIENHAUS, de Davos ;
EXCHAQUET, JACQUEROD, MEYER, de Leysin,
attestent les bons effets de la Dyspeptine sur l’anorexie,
l'atonie gastrique, les vomissements chez les tuber¬
culeux.
Le DrQOUEL, médecin chef de l’Œuvre de Villeplnte,
le Prof, agrégé LANCEREAUX, le D' J.-P. TESSIER,
médecin de l’Hôpital Saint-Jacques, ont également
employé avec succès la Dyspeptine dans le traitement
des gastropathies et diarrhées des tuberculeux.
Le Professeur SURMONT, de Lille (thèse du D'' Tri-
cart) donne l’observation d’un tuberculeux anorexique
dont les troubles digestifs, ainsi que les signes de
tuberculose ont entièrement disparu au bout de six
mois, avec le traitement par la Dyspeptine.
Le D' DARRICARRÈRE, assistant du D' HÈRl-
COURT, directeur du Sanatorium Jouye-Taniès, de la
Ville de Paris : « La plupart de nos malades trouvent
« dans la Dyspeptine de Hepp un remède merveilleux à
« l’hypochlorhydrie dont ils sont atteints. »
L’efficacité de la Dyspeptine dans les troubles gas¬
triques dus à l’hypopepsie, dans l’atonie gastrique et
dans l’anorexie est constatée par le Prof. DEBO'vE (i),
le Dr LE GENDRE (2), le Prof, agrégé P. CARNOT (3).
les Drs HUCHARD et FIESSINGER (4), etc., etc.
: La dose de Dyspeptine à prescrire varie de 10 à
20 centimètres cubes pris avant chaque repas, de pré¬
férence dans un peu de bière de malt ou d'eau de
Setti{. Après luie première période de 10 à i5 jours,
suspendre le traitement pendant quelques jours pour
le réprendre ensuite pendant 8 jours et ainsi de suite,
jusqu'à amélioration bien établie.
La Dyspeptine est vrélevée sur les animaux vivants
au Laboratoire de Physiologie du Puits d’Angle, par'
Le Chesnay (Seine-et-Oise), qui est toujours ouvert
aux Membres du Corps médical.
,i)._Debove, PouciiEf et Sallard, Aide-mémoire di
^ (2) la Clinique, du 10 septembre 1909.
(3) P. Carnot, L’Opothérapie.
(4) Huchard et Fiessinger, La Thérapeutique e
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- 157 —
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THÉPÉNIER
- XIX
RÉGIME DE RÉCALCIFICATION
Méthode Ferrier (i). — Elle con¬
siste à s’opposer à la décalcilication
de l’organisme tuberculeux et à
favoriser la récalcification.
Hygiène alimentaire. — Régu¬
larité des repas ; ration quotidienne
suffisante, sans suralimentation.
Manger trois fois par jour et laisser
un espace de cinq heures entre le
[letit déjeuner et le déjeuner et un
espace de sept heures entre le déjeu-
•z Vigot, igoôi ; Traite-
jIusc pulmonaire par la
méd. nup.), 3o mars 1906;
Emile Sergent, La valeur thérapeutique
lie la récalcilication (in Presse médicale,
DIÉTÉTIQUE
lier et le dîner. Ne rien manger à
quatre heures.
Régime alimentaire. — Potages
épais, /aifaifc, œufs, crème au lait et
Poissons bouillis (sauf les poissons
gras).
Viandes rôties ou bouillies, ro¬
gnons, ris de veau, sans sauce. Viande
crue (100 grammes par jour en 2 fois)
délayée dans du bouillon dégraissé.
Viande de cheval ou de mouton.
Jambon maigre.
Légumes en purée (pommes de
terre, carottes, haricots, pois cassés) ;
pâtes, nouilles, macaroni ; farineux
sous toutes les formes.
Promages frais (le gruyère en petite
(pian ti té).
Pain grillé ou très cuit (la croûte
seulement) ; 200 grammes ])ar jour.
Entremets, confitures.
Fruits cuits. Figues sèches, noix,
noisettes, bananes, marrons.
Baissons: Eaux bicarbonatées cal¬
ciques (eau de Poiigties Saint-Léger,
eau de Saint-Galniier) : un verre une
heure avant le repas et un verre et
demi au maximum pendant le repas.
(Déboucher les bouteilles au préa¬
lable pour laisser échapper l’acide
carbonicpie libre).
Aliments défendus : aliments
gras, graisses ; friture, beurre en
excès, bouillon gras, huile, salades;
vinaigre, oseille, cornichons, tomates,
citrons, oranges, et tous aliments et
fruits acides.
Supprimer comme boissons : le vin,
la bière, le cidre, le poiré et tous les
liquides alcooliques.
RECETTES DE BOUILLONS
ET POTAGES POUR ENFANTS
TUBERCULEUX
(Df H. Legrand, d’Amiens).
Potage crème d’orge à la
viande crue. — Préparer 2 déci¬
litres de crème d’orge. Mélanger au
potage tiède 30 à 50 grammes de
jiulpe de viande crue passée au
Bouillon à la marmite améri¬
caine (thé de bœuf). —
600 grammes de bœuf maigre,
1 carotte, i navet, un blanc de
poireau ; i décilitre d’eau, une pin¬
cée de sel. Mettre le tout dans la
boule, la visser, la plonger dans une
marmite renfermant de l’eau ; au
bout de quatre à cinq heures d’ébul¬
lition, servir quelques cuillerées de
ce bouillon très concentré passé à la
serviette.
Bouillon aux quenelles de
cervelles. — Hacher finement
50 grammes de cervelle (de mouton
ou de veau), lui ajouter 50 grammes
de panade au lait, i jaune d’œuf,
une pincée de sel, une pincée de
muscade, bien mélanger ; former
avec cette pâte des petites boules
bien régulières ; les jeter dans
1/2 litre de bouillon porté à l’ébul¬
lition, et lorsciu’elles ont reparu à la
surface les laisser bouillir cinq à sIk
minutes avant de servir le potage.
Bouillon de volaille. — Vider,
flamber, brider un poulet moyen
(i kilogramme). Hacher les abatis
du poulet, les mettre dans une cas¬
serole avec 80 grammes de carottes,
80 grammes de poireaux ; ajouter
8 grammes de sel et mouiller de
I litre 1/2 de bouillon de bœuf.
Faire bouillir, écumer et ajouter le
poulet bridé. Lais.ser cuire une heure
à faible ébullition. Passer le bouillon
à la serviette pour servir.
Bouillons à la pulpe de viande
crue (boeuf, volaille). — Attendre
pour y verser la viande crue que le
bouillon soit refroidi au-dessous
de 40" (vérifier la température avec
un thermomètre à alcool).
FORMULES THERAPEUTIQUES
THÉRAPEUTIQUE RÉCALCIFIANTE
Comme complément de la méthode de Ferrier et sur
d’autres recommandations (Daremberg, Letulle,
Em. Sergent, Sidler, Al. Robin, Rénon et Bordenave,
Metchnikoff, Castaigne et Gouraud, etc.), il faut
reminéraliser le tuberculeux par des médicaments.
Sels de chaux. — .Administrer trois fois par jour, au
moment des repas, un des cachets :
Phosphate de chaux . ow,5o
F. s. a. un cachet ; n“ 30.
Ou bien les cachets suivants :
Carbonate de chaux . o«(,3o
Phosphate tricalcique . o»(,5o
Chlorure de sodium . o'Lij
Magnésie calcinée . . . o‘-t,io
F. s. a. un cachet ; n‘> 30. (ferrier.)
On peut, suivant les cas, substituer aux cacbets la for¬
me de solution :
Biphosphate de chaux . 10 grammes.
.Acide chlorhydrique ou lactique . '3 grammes.
Eau . 300 grammes.
F. s. a. une solution dont on prendra une cuillerée à
soupe trois fois par jour après un repas.
(Daremberg.)
On peut encore ^tescnrclenglycérophosphates (Alb. Ro¬
bin) sous la forme suivante :
Glycéroph. de chaux . o6'',3o
— de soude .
— potasse . a. a. o«(,io
— magnésie .
— ^ fer. . o",o5
F. s. a. un cachet ; 11“ 30. Deux par jour.
Chez les tuberculeux avancés ou quiprésentent, d’une
façon particulière, des signes hémoptoïques, on peut em¬
ployer le chlorure de calcium (Em. Sergent) en solu-
Chlorure de calcium . 10 grammes.
Eau distillée . 300 grammes.
F. s. a. une solution à prescrire par cuillerée à soupe
trois ou (juatre fois par jour.
Adrénaline. — M. Em. Sergent conseille ce médica¬
ment dont le rôle consiste, en s’inspirant des ré.sultals
obtenus par Bossi dans l’ostéomalacie ainsi que par Paul
Carnot et Slavu dans |la consolidation des fractures;
à favoriser la fixation des sels de chaux. On prescrit ;
Adrénaline (en solution au millième) . lo grammes.
XX gouttes. par jour, soit un milligramme d’adrénaline.
- 161 -
XX —
DYSPEPSIES, ENTÉRITES
DIARRHÉES, VOMISSEMENTS
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15 fr. par jour) (D' Verhaeren).
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Bureau de renseignements à Pari.s, 13, rue de Surène
(Df Saunal).
Aoon, près Fontainebleau (Seine-et-Marne) (8 à 12 fr. par
jour) (D‘' Sauvas).
Buzenoat, par Rueil (Seiiie-et-Oise) (D' Foussard).
Cambo (Basses-Pyrénées). S. de Beaulieu (:6 à 20 fr.)
(D' Hamant).
Chanteloup près Lagny (Seine-et-Marne).
tienne, près Murat (Cantal), 1800 m.
Durtol, près Clermont-Ferrand, 580 m. (14 à 20 fr.)
(D' Sabourin).
Eaux-Bonnes (Basses- Pyrénées), 800 m. (ouvert du l''juin
au 15 octobre (D' Portes).
Gorbio, près Menton (Alpes-Maritimes), 850 m. (D' Mali-
bran, à Menton).
Hauteollle (Ain), 850 m. — i“ S. de Lompnes-HttUteoilte.
(D' Dumarest). — 2“ S. de Bellecombe. (D' Quinson)
(12 à 18 fr. par jour).
Lamotte-Beuoron (Loir-et-Cher). S. des Pins (D' Hervé)
13 à 25 fr. par jour). Reçoit également les enfants.
La Tisnère, près Pau (Basses-Pyrénées), du 15 octobre
au 15 mai, 300 m. (D' Portes, Eaux-Bonnes).
La Mantéea, près Nice (Alpes-Maritimes).
Meung-sur-Lolre (Loiret). S. du Chût eau du petit Bouffant
(D' Leriche).
Théoule, près Cannes (Aliies-Maritimes) (pour prêtres et
jeunes gens sans famille). (15 à 20 fr.).
Trespoev, près Pan, 880 m. (D' Crouzet).
Vernet-ies-Balns (Pyrénées-Orientales) S. du Canlgou,
700 m.(D' Sabourin).
ÉTRANGER
SUISSE
(■VS in (Vaud), 1450 m. i» Tuberculose pulmonaire :
S. du Grand Hôtel (à partir de 12 fr.) (D^ Exchaquet,
D-' Manin). — S. du Mont-Blanc (à partir de ii fr.)
(D' Meyer, Df Burnand, D'- Bajardi). — S. du Cha-
mossaire (à partir de 9 fr.) (D' de Peyer, D'' Roulet). —
S. anglais, (Dr Jaquerod, Dr Tecon). — S. Populaire
(DrSiLLio, Dr Dieudonné), etc.
2“ Tuberculose chirurgicale (on n’admet pas de tu¬
berculeux pulmonaires) :
Les Chamois {De Fra.vizoni).~ Les Frênes (DrSciiwiD).
- - Le Chalet (Dr Rollier). Ces trois cliniques sont
sous la direction et le contrôle du Dr Rollier.
90SOS. (Engadine) 1500 m. Nombreux sanatoriums et
hôtels (Renseignements à Paris, agence des chemins de
fer fédéraux, rue Lafayette).
S. SchweUerhof (D' Hans Staub). — s. du D' Tur¬
ban (Dr Turban). — • S. du Midi 'Dr Dannegger).
- S. Beau-Site (Dr H. Frey). _ s. Aiexanderhaus.
-- S. Schatzalp (D' Lucius Spengler). —
5. Oberhof (D' F. Jessen). — 5. Oaoos-Platz (Dr A.
SCHNOLLER). — S. Seshof (Dr P. SCHNOliiKR). ~ S.
uaoos-Dorf (Dr Ludwig v. Muralt) — Heues S. Oaoos-
florf (Dr Wolfer). -- s. International (De PmiAPPi). —
S. Claoadel (D' E. Frey). — S. Pisoha (Dr Volland).
— Die Deutsche Heilstatte Daoos « ob dcm See ».
(Dr Kolle).
Arosa. Engadine, 1860 m. 5. Arosa (D' Jacobi). — Wald
sanatorium Arosa (Dr Roemisch).
Wiesen. Engadine, 1434 m.
Montana, près Sierre (Valais) , 1620 m. (D' Stephani).
S. du Gothard, près Ambri-Piotti (Tessin),U70 m.
ALLEMAGNE
Falkenstein (Taunus), 400 m.
Hohemark (Taunus).
Hohenhonnef, 150 m.
Gorbersdorf (Silésie), 660 m.
Beibotdsgrün (Saxe).
Saint-Blasien (Forêt Noire), 778 m.
Wehrawald, 861 m., près Todtmoos (Forêt Noire).
Nordrach (Forêt Noire).
Sohomberg, près Wildbad (Forêt Noire), etc.
AUTBICHE
Arco. — Kuranstalt Arco. S. Saint Pankratlas.
Meran. — S. Hungarla.
Pernitz. — S. Wienermald.
Edlitz. — S. Grlmmerstein, etc.
ITALIE
Sondalo, Haute Valteline.
San Remo. — S. Quisisana.
Gardons (Lac de Garde). — S. Prlmaoera.
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Angloourt, par Liancourt (Oise). S. Vitiemln, 15° lits
hommes {Assist. publique de Paris) (D' Kuss).
BlIgny, par Briis-sous-Forges (Seine-et-Oise) , 250 lits,
hommes et femmes (Œuvre des S, populaires). (D' Gui-
nard). (Pour les renseignements, Paris, 56, rue la Vic¬
toire) .
Bréoannes (Seine-et-Oise). Hommes et femmes. (/Issi's-
tance publique de Paris) (D' René Marie).
Cannes (Alpes-Maritimes), villa Louise-Ruel, 35 lits,
pour jeunes plies parisiennes (séjour gratuit et frais de
voyages payés).
Checy (Loiret), 25 lits pour les malades du département.
(D' Pilate à Orléans).
Cimiez (Alpes-Maritimes). S. Israélite, 15 lits.
Hauteollle (Ain). S. Félix Manglni, 120 lits hommes et
femmes (D' Dumarest).
Larue, par l’Hay (Seine). Femmes.
Lay Saint-Christophe, près Nancy, 30 lits (Nancy, ii, rue
des Michottes).
Montleny-en-Ostreoent (Nord), 52 lits.
Nîmes (Gard). Paolllon Roussel, 14 lits.
Pessac, près Bordeaux (Gironde), 52 lits. (Bordeaux
7, rue de Grassy).
Rouen (Seine-Inférieure). S. de la forét de Rouoray, près
Oissel pour les femmes seules (D' Cotoni), 30 lits.
Salnte-Feyre (Creuse). S. des Instituteurs, 125 lits (Musée
Pédagogique, 31, rue Gay-Lussac, Paris).
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graphes et téléphones, 40 lits.
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pinte), 25, rue deMaubeuge.
Isehes (Vosges), S. d’/sches, 30 lits,
Montpellier (Hérault). Hôpital de Balaruo-les-Bains, 70 lits.
Noisy-le-Grand (Seine-et-Oise). Filles de 3 à 10 ans.
Ormesson (Seine-et-Oise). Enfants de 3 à 0 ans, 130 lits.
(Œtwre des Enfants tuberculeux, 3 1 , rue I-a Boétie, Paris) .
Pelleooisin (Indre). (Œuvre de Mlle Bonfean.)
Polssy (Seine-et-Oise) . Asile Saint-Louis.
Saint-Bertrand de Comlnges (Haute-Garonne). Garçons de
5 à 12 ans, filles de 5 à 16 ans.
Salnte-Badegonde, près Tours (Indre-et-Loire). Enfants à
partir de 10 ans.
Salies-de-Salat (Haute-Garonne). 66 lits pour scrofuleux,
lymphatkpies et rachitiques de 4 à 16 ans. (D' Lau-
TRÉ, de Toulouse).
Vlalas (Lozère) . S. de Vialas, 26 lits pour les protestants
. maladifs de la Lozère et du Gard.
Villepinte. S. de Viltepinte, 290 lits. Jeunes filles de 6 à
30 ans, à toutes les périodes de la maladie. (25, rue
de Maubeuge à Paris),
Villiers-sur-Marne (S.-et-Oise). Garçons, 9 à 14 ans, 220 lits.
(Œuvre des Enfants tuberculeux, 3 1 , rue La Boétie, Paris.)
ASILES DE CONVALESCENCE POUR ENFANTS
(destinés plus aux enfants menacés de tuberculose
qu’aux tuberculeux confirmés.)
Argelàs (Hautes-Pyrénées). >ls//e 15 lits (.300 fr.
par an).
Brôoannes (Seine-et-Oise). Paolllon J. Bergeron (en cons¬
truction), 92 lits.
Ctiamprosay (Seine-et-Oise). Œuvre des cures rurales.
S. Minaret.
Epinay-sous-Sénart (Seine-et-Oise). Asile Sainte-Hélène,
40 lits.
Forges-les-Bains (Seine-et-Oise). 316 lits (Etablissement de
l’.lsisstance publique de Paris).
La Boche-Guyon. Hôpital, iii lits (.Assistance publique de
Parus).
SANATORIUMS MARINS
1” SANATORIUMS POPULAIRES
Arcachon (Gironde) :
1“ S. d’ Arcachon, 200 lits (2 fr, par jour) (les tuber¬
culeux sont exclus) (D' Armaingaud à Bordeaux, ou
1.30, boulevard Montiiarnasse, à Parts) ;
2° S. du Moulleau, 60 lits (pour les protestants).
Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), Hôpital marin,
200 lits (2 fr. par jour, de 3 à 14 ans) (à Paris, 62, rue
de Miromesnil) .
Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais) :
i" Hôpital maritime, 1200 lits (scrofuleux de 4 à 15 ans;
s’adresser à Paris aux Enfants Malades ou à Trousseau) ;
2" Hôpital Bouoille, service des Enfants Assistés delà
Seine, 500 lits (Assistance médicale des départements,
enfants et adultes sexe masculin) ;
3" Hôpital Vincent, service des Enfants Assistés de la
Seine, 400 lits (Assistance médicale des départements,
enfants et adultes sexe féminin) ;
4° Hôpital Rothschild. 200 lits (réser%’é aux bénéficiai¬
res de la charité privée de la baronne de Roth.schild) ;
5" Hôpital Cazln-Perrochaud, 400 lits, reçoit les gar¬
çons de 5 à 13 ans, les filles de 3 à 16 ans (50 fr.
'été, 40 fr. l’iüver par mois) ;
6“ Sanatorium de l'Oise et des départements ; 7° Sana¬
torium Beaudessin, reçoivent des pensionnaires parti¬
culiers ; enfants des deux sexes.
Cannes (Alpes-Maritimes), Asile Dollfus, 40 lits, du
10 octobre au 30 juin (Genève, 6, boulevard du Théâtre) .
Cap Breton (Landes). Asile Sainte-Eugénie, 60 lits (réservé
aux lymphatiques, rachitiques, scrofulo-tuberculeux,
les tuberculeux pulmonaires sont exclus).
Cerbère (Pyrénées-Orientales). S. de Saint-Jean-de-Bleu,
34 lits (5 à 17 ans).
Cette (Alpes-Maritimes), sanatorium 450 lits (pour
protestants) .
Le Croisic (Loire-Inférieure). Maison de Saint-Jean-de-Oieu,
150 lits (à Paris, 223, rue Lecourbe).
Fouras (Charente-inférieure. S. de Fouras, 25 lits (pour
les enfants, filles et garçons du département).
Biens, par Hyères (Var), Hôpital Renée Sabran, 150 lits
résen'é aux malades de la région lyonnaise, 100 lits de
filles, 50 lits de garçons (Hospice de la Charité à Lyon).
Hendaye (Basses-Pyrénées). S. d'Hendaye, 628 lits, A.ssis-
tance publicpie de Paris, réservé aux enfants prétuber¬
culeux, anémiés ou déprimés (D' Camino).
Marseille. S. Marin Jean Martin, 22 lits (6 à 16 ans),
jy/eg (Alpes-Maritimes), Œiiores des enfants Infirmes,
quartier de Montboron, 30 lits.
Pé-au-Midy, près Paimbœnf (Loire-Inférieure). S. du Pé-
au-Midy, 25 lits (Filles delà Sagesse de Saint-Laurent-
sur-Sèvre), soins gratuits.
Pen-bron, près le Croisic (Loire-Inférieure). Hôpital marin,
300 lits pour scrofuleux de 4 à 15 ans (i fr. 80 par jour).
(Demandes, 2, place de la Duchesse-Anne, à Nantes).
Pornlc (Loire-Inférieure). Sanatorium pour convalescents
et anémi<]ues.
Le Pradet (Alpes-Maritimes). Station des cures marines
(Œuvre de Villepinte), 12 lits (2 fr. 50 à 3 fr.).
flosco/f (Finistère). S. maritime, 80 lits (i fr. 80 par jour);
garçons de 3 à 14 ans, filles de tout âge.
Royan, Etablissement de la Triloterie (l’été seulement)
(25 lits, 65 fr. par mois).
Sdint-Trojan, lie d’Oléron (Charente-Inférieure). 200 lits
(1 fr. 70 à 2 fr,, les tuberculeux pulmonaires sont
exclus; Paris, 62, me de Miromesnil).
San Saloadour, près Hyères (Var), 200 lits (3 à 12 an.s).
Zuydooote, tirés Dunkerque (Nord), //d/ff/fl/ marin, 1200 lits
(remplace le sanatorium de Saint-Pol-sur-Mer) pour
malades indigents (i fr. 50 par jour) ou pensionnaires
(garçons justiu'â 1.3 ans, filles jusqu’à 18 ans) (M. Van
Cauwenberohe, maire de la commune).
2" SANATORIUMS PAYANTS
Berok-sur-Mer ;
I" Institut orthopédique, 300 lits (Mai.son Saint-Fran-
çois-de-Sales) (D' Calot, D' Fouchet) ;
2» Clinique orthopédique (D' Tridon) ;
3" Institut Hotre Oame-des-Sables ;
4” Villa de la Santé, Villa Haïda, Villa normande. Villa
Saint-Hllalre, Chalet Belle-Plage, Chalet Ma Cousine, Villa
Bon-Secours, Cottage des Dunes, etc., etc. (le prix de
pension varie de 60 à 125 fr. par mois).
Malo-les-Bains (Nord). 80 lits {3 à 8 fr. par jour, non
compris le traitement chirurgical et hydrothérapique)
(D' V1LLEITE).
La Baule-Escoublac. Institut Verneuil, lits (10 fr. par
jour), secrétariat général, 4, rue du Général-Foy (jx)ur
les prédisposés à la tuberculose).
— 166 —
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TUBERCULOSE CHRONIQUE
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hôpitaux d(! Paris. 1900, i uni. iii-i6 de 96 pases, avec
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Etudes sur la Tuberculcse, par J. Vii.i.fmin, professeur à.
l’École du N’al-de-Crâce. iSôS. i vol. in-8 de f>(o p. 8 fr.
Thérapeutique de la Phtisie pulmonaire, par J. -B. Kons-
SAC.Kiviss. 2“ cdilüm. 1880, I vol. in-8 de 552 p. 9 fr.
Les rayons de Rontgen et le diagnostic de la Tuberculose,
lutrle I)f Béclèke, médecin de l’hôpital Saint -.\ntoine. 1899
I vol. in-ifi. 06 pages, <) liguri'S, cartonné . 1 fr. 60
Diagnostic précoce de la Tuberculose pulmonaire, par
De Sousa Teixeira. Avant-propos de M. Raphaël Klan-
CHAKi). 11)07, in-S. 91 pages . 2 fr. 60
Bactériologie de la Tuberculose pulmonaire, par Ciia-
zarai.n-Wetzel. 1905, I vol. gr. in-8 de 2(14 pagçs. avec
i.î planches . 7 fr.
Hygiène des poumons, par h* luofesseur L. de Schrotter.
Introduction du Dr fluciiARii, membre de l’Académie de
Méilecine. 1906, i vol. in-ib de 158 pages, avec fig. 2 fr.
Le Carnet du Tuberculeux. Pour se défendre contre la
tuberculose, par le If Léon Ciiauvain, secrétaire de la
t'ommission de la Tuberculose. Préface du professeur
P. Brouardel 1901, I vol. in-iô de 80 pages, car¬
tonné . 1 fr. 60
Le traitement de la Tuberculose, par Landerer, i8i)i),
I vol. gr. in-8 de 204 pages, 13 planches . 8 fr.
Maladies microbiennes, tiuérlson lie la tuberculose, par
(Iarrioue. yédition. 1903, i vol. in-i8 de 394 pagi-s. 4 fr.
Traitement préservatif de la Tuberculose pulmonaire,
jiar le If Baivy. 1894, gr. in-8, 82 pages . 3 fr.
La Tuberculose, par R. I.affon.i9o(). gr. in-8, ili p. . 1 fr.
Catéchisme de Prophylaxie sanitaire et morale, par
Suarez i>e Mendoza. 19J0. i vol.gr. in-8 de 3(10 p. 10 fr.
La défense individuelle contre la Tuberculose, par I-'au-
oère. 1905, in-8, 34 pages . 1 fr.
L’hygiène contre la Tuberculcse, par La.ntener. i8()o,
in-8, if)8 pages . 2 fr. 60
La pratique des maladi :s des poumons et de l’appareil
respiratoire dans les hôpitaux de Paris, par 1’. Lefert.
1894, I vol. in-i8 de 283 pages, cartonné . 8 fr.
Aide-mémoire des maladies des poumons et des tronches,
par P. Lefert. 1902, i vol. in-i8 di- 273 pages, cart . . 3 fr.
La pratique de l’antisepsie dans les maladies contagieuses
et en particulier dans la Tuberculose, ]>ar le D' Burlu-
reaux. 1892, I vol. in-i8. de 300 pages, carttamé.. 6 fr.
La lutte contre la Tuberculose, par 1’. Brouardei.. 1901,
I vol. in-i(i de 208 pages . 2 fr, 50
Tuberculose et sanatorium. Tuberculose et climat, par le
Dr Henri Huciiakd. 1900. in-8, 31 jiages . 1 fr, 60
Les sanatoriums pour le traitement de la Tuberculose
pulmonaire, par L, Kbstein. 1902, gr. in-8, io6p. 2 fr, 60
Les établissements d’éducation et la Tuberculose, par lU-
KADAT. 19UI, gr, iu-8, 16 pages . 1 fr.
Les agents physiques dans la cure de la Tuberculose,
par Barauat, 1903, iu-8, 50 pages . 2 fr.
ARTHRITES TUBERCULEUSES
Par M. OANÜOLPHE
igo8. I vol. grand in-8 de 235 p., avec 76 fig, 5 fr.
Les sanatoriums et l’hospitalisation des Tuberculeux
Indigents, par le D' Rkille. 1899, in-8, 56 pages. 1 fr. 60
Le remède de Koch, par Middendohp. 1891, gr. in-8,
32 pages . 1 fr.
Nouvelles études sur les bacilles tuberculeux, par Mid-
DENDORP. 1891, gr. in-8, 24 p.ageB . 1 fr.
La Tuberculose, sa nature, sa curabilité, son traitement,
sa prophylaxie, par le D'' lUivv. 1890, 1 vol. gr. in-8 de
2f>8 pages . 6 fr.
De la Tuberculose. Hérédité et contagion, par J. Meyer.
1891, gr, iii-8, 100 pages . 2 fr. 60
Transmission de la Tuberculose dans les rapports so¬
ciaux, par H. JoussET. 1908, gr. in-8, 90 pages.,. 2 fr.
Prophylaxie de la Tuberculose, par le D’ P. Jousset. I9‘'7.
I vol. in-i8 de 174 p.Tges . 2 fr. 60
Traitement homœopathique de la Tuberculose pulmonaire,
par M. CoNAN. 1904. in-8, 66 jiages . 1 fr, 50
Tuberculose pulmonaire, par Ponzio. 1900, in-8,
48 page.s . 1 fr. 60
Origine naso-pharyngée de la Tuberculose pulmonaire
humaine, par Buuley et IIeckel. 1906, in-8, 72 p. 2 fr.
Tuberculoses chirurgicales traitées par l’héliothérapie
sur le littoral méditerranéen, par A, Borricliune. 1905,
gr. iu-8, 67 pages . 2 fr. 60
Les néphrites et l’urémie au cours de la Tuberculose pul¬
monaire, par le If .A. Cahen. 1904, gr. in-8, 119 p. 3 fr.
Le séro-diagnostlc de la Tuberculose chez les enfants,
par le If A. Descos. 1903, i vol. gr. in-8 de 310 p.. 6 fr.
La Tuberculose primitive de la rate, par lî. Lefas. 1903,
gr. in-8, 122 pages, avec i planche coloriée . 3 fr.
Les Tuberculoses chirurgicales de l’intestin grêle, par
.M. i’ATEL. 1902, I vol. gr. in-8 de 265 pages, avec 15 figures
et 4 planches . 6 fr.
La Zomothéraple dans la Tuberculose pulmonaire chez
les enfants, piur U. Raisonnier. 1902, 1 vol. in-i8 de
105 pages . 2 fr.
Influence des maladies de l’aorte sur le développement de
la tuberculose pulmonaire, par ]<’. Beuchet. 1901. gr.
in-8, 94 pages . 2 fr. 50
Le cœur chez les tuberculeux, par K. Régnault. 1899. gr.
in-8, 114 pages . 2 fr. 60
Tuberculose mammaire, p.ar Aroelliek. 1898, gr. in-8,
84 pages . 2 fr.
Maladies du cœur et Tuberculose, par le If Pierre Teis-
sikr, professeur agrégé à la Faculté de Méilecine de Paris.
1894, I vol. gr. in.8 de 327 pages . 7 fr.
Rapports de la Tuberculose génitale avec les autres
manifestations tuberculeuses, par K. Villard. 1894, in-8,
140 pages . 3 fr. 60
De la Tuberculose chez les ouvriers en sole, par Givrk.
1890, gr. in-8, 180 pages . 3 fr. 60
Les Tuberculoses du pied, p.ar le If .Audry. 1890, in-8
234 pages . 6 fr,
— XXV —
LA VIE MÉDICALE
Les dangers du radium. — Le Infroit, le très dis¬
tingué directeur du laboratoire de radiographie de l’hôpi¬
tal Saint-Louis, a été victime du radium, au point ([u’oii a
dû procéder à l’ablation d’un index.
Encore une victime du devoir professiomiel.
Les médecins d’Auray. - On se souvient du beau
geste des médecins d’Auray démissionnant en bloc, parce
<pie l’adjoint Merri avait 'porté contre eux des accusa¬
tions diffamatoires.
On croyait l’incident réglé. Mais l’adjoint a réitéré ses
accu.safio’ns contre nos confrères.
Ceux-ci ont alors adressé leur démission définitive.
Ils ont écrit une lettre au maire dans laquelle ils font
savoir cju’ils ne reprendront leurs fonctions ejue lorsciue
l’adjoint au maire aura donné sa démission d’adjoint et de
conseiller municii)al.
Hôpitaux de Paris. - - Concour.s de l’internat. —
Oral. — Séance du 28 décembre. — Question donnée ;
« Kamiorts de la vessie chez la femme. Signes et diagnos¬
tic différentiel de l’orchi-épididymite tuberculeuse. »
MM. Michaux, ii ; Lorreyte, 10 ; Hoirac, 12; IJout-
tier, 14; llruel, 16; Dubois (Robert), 15; (larcin, ii;
Le Maux, 19; Dequignand, ii ; Angot, 13.
Hôpitaux de province. — Nantes. - - M. le docteur
E. Jouon est nommé chirurgien titulaire des hôpitaux.
Société de Pédiatrie. ■ — Président, M. Richardière,
médecin de l’hôpital des Enfants-Malades ; vice-président,
M. le professeur Marfan, médecin de l’hôjiilal des Enfants-
Malades ; secrétaire général, M. Apert, médecin de l’hôpi¬
tal Andral ; secrétaires annuels, M. Tollemer et M. Veau,
chirurgiens des hôpitaux ; trésorier, M. Hallé, médecin
des hôpitaux.
Accident d’automobile. — M. le D' et M'"' Marcel
LabbIî viennent d’être victimes d’un accident d’auto¬
mobile qui, es])érons-le, n’aura pas de suites sérieuses.
Les croix du pT janvier. -- Sont promus ou nommé.s :
Officiers.
MM. IK Eiquet, méilecin du ministère <le l’intérieur.
Professeur Pierre Delbet, professeur à la faculté <le
médecine de Paris, chirurgien des hôpitaux de Paris.
. Dr Labadie-Lagrave, médecin des hôpitaux de Paris.
Professeur Moure, médecin à Hordeaux.
Le médecin princi])al de 2’’ classe. Chevalier.
Le jiharmacien principal de ir*' classé, Perrimond-
ïranchet.
Le médecin major de i"’ classe, IJellot.
Chevaliers.
MM. Faure, directeur de l’hôpital Lariboisière.
Dr Dudin, médecin à Paris.
Dr Magnin, médecin à Paris.
Dr Siredey, médecin des hôjiitaux de Paris.
M. Werthêimer, professeur à la faculté de méilecine et
de pharmacie de Lille.
Dr Pevrot, médecin à Néris-les-Bains.
Dr Léonardon-Lapervenche, médecin à Ribérac.
Dr Blanc, cliirurgien des hôpitaux de Saint-Etienne.
Dr Ovion, médecin à Boulogne-sur-Mer.
Dr Auger, maire de Bolbec (Seine- Inférieure).
Dr Thomas, docteur en médecine à Randan.
Dr Feuillet, docteur en médecine à Villcfaguan.
Les médecins majors de irr classe Cassien, Ifelaporte
Penon, Boudon, Dugean.
J.e médecin major de 2’’ classe Paitc.
Nécrologie. — D’’ André Lombard, de Paris.
COURS
Clinique médicale de l’Hotel-Dieu. — Professeur
Gilbert. --- Samedi 7 janvier, à dix heures et demie. —
Clinique sur la néphrite syphilitique chronique.
Samedi 14 janvier, à dix heures et demie. — Clinique
sur le traitement des néphrites chroniques.
Les mercredis, à dix heures un quart, présentation de
malades, rédaction et correction d’ordonnances.
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
DU 9 AU 14 JANVIER I9II.
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 9 janvier, û une heure. ■ — ■ s*" (chirurgie, l'i' par¬
tie), Hôtel-Dieu (ir” série) : MM. Kirmisson, Aug. Broca
et Pierre Duval ; — (2'' sériel : MM. Reclus, Maticlaire
et Proust ; — M. Sicard, suppléant.
Mardi 10 janvier, à une heure. - 5'’ (2'‘ partie), Hôtel-
Dieu (!« série) ; MM. Gilbert, Carnot et Balthazard ; —
(2'' série) : MM. Achard, Roussy et Rathery ; — M. Lecène
suiipléant.
Mercredi ii janvier, à une heure. — Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique, épreuve pratitiue : MM. Hartmann,
Legueu et Itetterer.
i'"'' (oral) : MM. Nicolas, Mauclaire et Branca.
2'' : MM. Gautier, Macaigne et Jean Camus.
(oral, partie, P" série) : MM. Reclus, Mulon et
Leipieux; — (2'' série) : MM. Retterer, Proust et Guéiiiot.
y (oral, 2'' partie, P’" série) ; MM. Blanchard, .André
Jou-sset et Lœper ; — (2" série) : MM. Roger, Marcel
Labbé et .A. Léri ; - (3<' série) : MM. Widal, Guillain et
Léon Bernard ; — M. àicard, suiipléant.
Jeudi 12 janvier, à une heure. - Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique, épreuve pratique : MM. de Laper-
sonne, Rouvière et Anselme Schwartz.
3’’ (2'' partie). Laboratoire des travaux pratiques d'ana¬
tomie pathologique, épreuve pratiipie : MM. Desgrez,
Brumpt et Roussy.
2‘’ (pr série) : JlM. Ch. Richet, Retterer et Nicloux ; —
2'' série) : MM. Ih-eiiant, Langlois et Maillard.
.3'’_ (oral, i”’ partie, i"' série) ; MM. Bar, Morestin et
Lecène ; - - (z” série) : MM. Quénu, Briiidcau et Ter¬
rien ; — (3<‘ série) : AIM. Ribemont-L'essaignes, Thiéry
et Okinczyc ; -- (4’’ série) : MM. Réiiivl Demelin et Che-
vassu.
4*’ : MM. Pouchet, AVurtz et Balthazard ; — M. A.
Broca, suppléant.
Vendredi 13 janvier, à une heure. — y (chirurgie,
i"' partie), Necker (P'' série) ; MM. Segond, Aug. Broca
et Proust ; - - (2>' sérié) : MM. Delbet, Legueu et Pierre
Duval ; M. Lœper, suppléant.
y (obstétrique, P’’ partie), Clinique Eaudelocque :
MAI. Pinani, Couvelaire et Guéniot : • AI. Alarcel
Labbé, suppléant.
Samedi i.| janvier, à une heure. — y (2’’ partie), Beau-
jon (P‘‘ série) : AlAl, Gilbert, Achard et Castaigne ; --
(2’’ série) : MM. Widal, Nobécourt et Roussy.
5" (obstétrique, i^*' partie), Beaujon: MAI. 'Ribeniont-
Dessaignes, Brindeau et jeannin ; — AI. Nicloux, sup-
THÈSES
Mercredi ii janvier à une heure. — AI. Einot. AIciis-
truation et fécondation. (AIAI. Pinard, président ; Gau¬
cher, Couvelaire et Gougerot). — Al. Reiim. Étude
thérapeutique du benzo-sulfone-para-amino-phénylar-
sinate de soude (Hectiiie). (AIAI. Gaucher, président;
Pinard, Couvelaire et Gougerot). --- AI. Zislin. Des
indurations iilastiques des corps caverneux. (AIAI. Segond
pré.sident ; llelbet, Auguste Broca et Pierre Duval). —
Al. AIoignet. Contribution à l'étude de l’ostéite tuber¬
culeuse du pubis. (AIAI. Delbet, président; Segond,
Pierre Duval et Auguste Broca),
jeudi 12 janvier à une heure. — AI. Janin. De l’uti¬
lité d’une meilleure aération à Paris. (AIAI. Cliantemesse,
président; Pozzi, Gilbert Ballet et Jeannin). — M. Ha-
BAULT. Contribution à l’étude de la grossesse extra-uté¬
rine. (AIM. Pozzi, président ; Chanteines.se, Gilbert
Ballet et Jeannin). ■ AI. Raymondaud. Histoire d’une
école de médecine (Limoges). (AIAI. Gilbert Ballet,
président ; Chanteinesse, l’ozzi et Jeannin).
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THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
APPAREILS NOUVEAUX
Une presse à viande. — Il n’est pas toujours facile
d’obtenir du suc cie viande crue en (juantité convenable.
En effet la viande crue, de texture spongieuse et élastiipie,
résiste à la pression, fuit, s’écrase et n’abandonne pas
son suc, quel que soit l’effort qu’on exerce. Aussi, les
malades en sont-ils réduits à avoir recours à la viande
crue hachée qu’ils absorbent avec répugnance, ou aux
sucs de viande conservés.
On a essayé, pour vaincre la résistance de la viande
crue, de l’envelopper dans un linge, après l’avoir fait
macérer dans l’eau. Mais le suc ainsi obtenu est trop
dilué. On a conseillé également de faire chauffer la
viande pendant ipielques secondes sur un gril. La cha¬
leur coagule l’albumine et dénature les principes actifs de
la viande crue : le suc n’a donc plus toute son efficacité.
Le dispositif imaginé par
Monsieur Petit permet
d’obtenir à froid et sans
effort tout le suc contenu
dans la viande crue, c’est-
à-dire 50 p. 100 environ
du poids de la viande. Le
suc ainsi obtenu est rosé,
très limpide, vivant pour
La presse A. Petit renferme un système de disques
perforés et ouvragés. La viande crue, coupée en mor¬
ceaux de la grosseur d’une pièce de g francs et de i cen¬
timètre d'épaisseiir environ, est répartie entre les sept
disijues que comporte chaque presse (voir figure). Ainsi
disposée, la viande crue ne peut pas fuir, car les canne¬
lures des disques la maintiennent en place et rompent
la libre musculaire, facilitant ainsi la chasse du suc.
Pour obtenir un bon résultat, il faut serrer doucement,
par intervalles, et donner à la presse une légère inclinaison.
Grâce au haut rendement de cette presse, la quantité
de viande à acheter par les malades sera moindre et,
par l’économie ainsi réalisée, le prix de l’ajipareil sera
récupéré en quelques jours. Nul doute que cette presse
ne .soit utilisée avec avantage dans tous les cas où la
Zomothérapie est indiquée. ,
Appareil du P' HUI. — - Le professeur Hill, de l’hôpital de
Londres, a inventé un appareil devant servir à stimuler
le coeur dans les cas de pneumonie, grâce à un mélange
d’air, d’oxygène et d'alcool administré sous fonne de
vapeur dans les poumons.
MÉDICAMENTS NOUVEAUX
Cryogénine Lumière (métabenznmido-semi-carba-
2lde). -- C’est un jiroduit non toxiipie dont l'adminis¬
tration prolongée n’entraîne aucun inconvénient, c’est
un antipyrétique et un analgésique fidèle. Elle a été ex¬
périmentée avec succès par un très grand nombre de mé¬
decins : Professeurs Carrière, Combemale, Faivre, etc..
Docteurs Dumarest, Bayle, Durand et Gentès, Dos-
thieux, etc., dans les diverses pyrexies et surtout dans la
fièvre des tuberculeux.
La Cryogénine Lumière est préparée sous forme de
comprimés dosés à ok'',5o.
On administre le premier jour une dose massive de i
a .1 comprimés selon l’âge, on continue par un seul com¬
primé.
Hémoplasc Lumière. -- L’Héinoplase est un extrait
jjrotoplasmique de globules sanguins, à l’exclusion des
stromas globulaires, présentant des propriétés anti¬
toxiques ainsi qu’une action tonique et stimulante. Elle
est indiiiuée dans toutes les déchéances organiipies. Ce
produit n’a aucune action sur le rein.
On l’emploie en ampoules pour injections intramuscu¬
laires d’une contenance de 10 centimètres cubes, la dose
est de 2 à 4 ampoules par semaine ; en dragées à la dose
de 6 à 8 au moment des repas.
Persodlne Lumière. — C’est un médicament à base de
jiersulfates alcalins indiqué dans tous les cas d’anorexie
et d’inappétence. 11 jouit de propriétés apéritives incon¬
testables et exerce une action sur la nutrition qui se
manifeste par une augmentation de poids. On l’emploie
en comprimés que l’on fait dissoudre <lans un peu d’eau,
à prendre une demi-heure avant les repas aux doses de
I à 3 comprimés suivant l’âge.
UNE NOUVELLE MÉDICATION
ANTITUBERCULEUSE
Jusqu’à présent, tout essai de traitement spécifujue
contre la tuberculose n’a donné que des insuccès et
nombreux sont les médecins qui, de guerre lasse, limitent
leur médication anti-tuberculeuse à des règles strictes
d’hygiène.
Mais est-il logique de n’attendre de bons effets cura¬
teurs que d’un traitement spécifique dans une maladie
aussi complexe que la tuberculose où interviennent pour
une part si variable les éléments les plus divers - terrain,
germe, avec ou sans associations, localisation morbide ?
De V expérimentation et des observations cliniques ont
pu être tirées des déductions permettant d'établir une
médication curative le plus souvent, toujours utile, mais
nuisible en aucun cas.
L’association médicamenteuse appelée Asotyl, compo¬
sée de façon ràtlonnelle en vue de lutter étape par étape
contre l’envahissement de l’organisme par la tubercu¬
lose, répond à ces données expérimentales et clinûpies.
Oe produit comprend des lipoïdes splénianes et biliaires,
de la oholesterine, du goménol et du camphre.
I L Lipoïdes spléniques et biliaires - - Cholestérine. - —
Les nofion.s, bien précises de l’immunité ont permis de
démontrer ipie chmiue organe possède dans ses cellules
une (]uantité de lipoïdes d’autant plus grande' que ces or¬
ganes sont plus directement menacés par les infections.
Les travaux de Kenaut, confirmés par les observations de
l’feiffer, ont montré ipie la kate, riche en lipoïdes, oppo.se
une première barrière à l’action des germes microbiens.
Mais la rate peut être insuffisante ; l’infection sui¬
vant alors .sa marche ordinaire atteint le foie dont l’ac¬
tion anti-infectieuse et antitoxique est due à la choles¬
térine (Fhisalix, Gérard et Lemoine).
Les lipoïdes qui entrent dans la composition de
I’aZotvl doivent jouer le même rôle «pie les lipoïdes splé¬
niques et biliaires. 11 a été en effet prouvé qu’ils en pos¬
sèdent les propriétés.
Ils .sont ;
I» Antiïoxiques (Phisalix, Vincent, Gérard, Wasser¬
mann et Takaki, Kemperer et Schepilews’ky) ;
2" Bactériolytiques (Landsteiner et Ehrlich, Kaubit-
chek et Kuss). Dans ce cas, il semble que les lipoïdes in¬
terviennent surtout comme agents phagogènes. Cette
action dépend de la composition des lipoïdes qui consti¬
tuent en effet de véritables .substances colloïdales dont
l'action phagogene est iiettemeut manptee.
- 169 —
- XXVIII —
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE {Suite)
Or es travaux récents sur les substances colloïdales
ont montré que agglutinine, précipitine, antitoxine,
bactériolysjne ne sont que des systèmes colloïdaux dont
a jiroduction sur le sérum sanguin est renforcée par la
I)réscnce des lipoïdes de l’Azotyl qui forment avec eux
des complexes de colloïde.
.V’ Antihémolytiques. ■ — Les lipoïdes del’Azotyl in¬
terviennent pour empêcher la destruction des globules
rouges par les poisons microbiens (Kaussmann, Salkows-
ki, Iscovesco, Pribram, Noguchi, Landsteiner, etc.).
II. Qoménol. — Le goménol est un bactéricide direct.
Fiessinger et Marie ont montré qne, sous l’influence des
injections de goménol, les globules blancs secrétent des
ferments spéciaux ejui ont été isolés.
Le FERMENT PROTÉOLYTIQUE agit SUT les parois anfrac¬
tueuses des lésions tuberculeuses et les régularise. Les
secrétions sont modifiées ; elles présentent une fluidité
beaucoup plus grande. Quelquefois même il ])eut y avoir
des traces sanguinolentes dues à une congestion locale
et passagère ipii est d’un indice plutôt favorable.
Le FERMENT LIPOLYTIQUE exerce ensuite son action sur
l’enveloppe jirotectrice du bacille de Koch, substance
cireuse qui est .solubilisée par le ferment puis digérée,
laissant ainsi le bacille plus suscejitible aux actions médi¬
camenteuses ou humorales.
III. Camphre. — L’action du camphre dans la tubercu¬
lose vient d’être à nouveau étudiée, par le Di Hamant
tpii a montré son effet favorable sur l’asthénie des tuber¬
culeux, son rôle comme agent antispasmodique fluidi¬
fiant les sécrétions et comme substance enrayant les
associations microbiennes, si fréquentes dans les bacil-
En somme, X'Azotyl :
1“ Exerce une action opothérapiipie utile, en suppléant
à riiypofonctionnement des organes atteints et en exci¬
tant leur action physiologiiiue et plus spécialement l’ac¬
tivité des lipoïdes.
2“ Intervient comme agent antihémolytique, antitoxi¬
que et bactériolytique.
30 Favorise la diapédèse des leucocytes polynucléaires
qui secrétent d’abord des ferments jirotéolytiques modi¬
ficateurs et régularisateurs des parois, puis des ferments
lipolytiques qui digèrent l’enveloppe périphérique des
bacilles tuberculeux.
4" Stimule l’état général des malades, tonifie le cœur,
enraie les associations microbiennes, modifie les sécrétions.
Mode d’emploi. — h’Azotyl s’emploie :
1“ En injections sous-cutanées ou intra-musculaires.
On injecte tous les jours ou tous les deux jours le contenu
d’une ampoule. Après vingt injections on suspend le
traitement pendant dix jours pour le continuer aussi
longtemps que l’exige la gravité de la maladie.
2“ En pilules glutinisées, à la dose de six pilules par
jour prises de préférence aux repas.
UAzotyl exerce son action favorable sur les tubercu¬
loses médicales et chirurgicales.
h’Azolyl n’est pas toxique. Son emploi s’accompagne
rarement de réaction générale ou locale.
CONNAISSANCES PRATIQUES
Conservation des œufs par le froid.
Aux Etats-Unis et en Allemagne, on conserve beau¬
coup d’œufs par le froid. Cette méthode de conserva¬
tion donne <le bons résultats, si l’on a soin d’observer
certaines précautions : la température des chambres
froides de doit pas être trop basse (entre -t- 1" et -j- 4“),
et l’état hygrométrique de l’air doit y être suffisant pour
empêcher l’évaporation. L’œuf conservé à i» doit être
consommé aussitôt ajirès sa sortie du frigorifique, tandis
que l’œuf réfrigéré entre -j- i",7 et 4" 4 peut être gardé
encore quelque temps à la température onlinaire.
Les œufs ainsi conservés ressemblent entièrement
aux œufs frais ; la chambre à air n'augmente pas de
Certains œufs peuvent présenter des taches, mais cela
est exceptionnel, car des dispositifs spéciaux pennettent
de leur faire subir une rotation lente et continuelle, afin
que le jaune garde sa position centrale et ne vienne pas
adhérer à la coquille ; d’ailleurs, il semble qu’il suffise,
pour éviter cet inconvénient, de les retourner tous les
trois jours {Hygiène de la viande et du lait, sept. 1910).
Les œufs frigorifiés ont un goût un peu différent de celui
des œufs frais, mais ils sont, néanmoins, très bien acceptés
des consommateurs.
On conservera aussi par le froid des œufs débarrassés de
la coquille ; dans ce cas, ils doivent être soumis à une tem-
jiérature inférieure à celle de leur point de congélation.
{liev, scient. 12 nov. 1910.) (i).
(1) D’après \a Gazette des Hôpitaux.
Pour émailler votre bicyclette.
Enlevez soigneusement l’émail existant soit à l’aide
d’un couteau, ou mieux d’un chalumeau-lamjie de
•soudeur, etc., mais de manière à ne pas trop chauffer
pour éviter de faire dissocier les brasages. Frottez éner¬
giquement les parties avec une brosse métallique, ou de
la toile émeri de manière à polir les parties que vous
voulez émailler.
Puis donnez une première couche avec la pein¬
ture suivante : faites dissoudre du noir d’ivoire dans de
la térébenthine. Laissez sécher comjflètement et polissez
avec un mélange de ponce en poudre et d’eau. Puis
donnez une seconde couche, (pie vous traiterez de la
même fa(;on. Le jionçage ne doit pas attaquer la pein¬
ture mais il a seulement pour but d’enlever l’excédent
et les aspérités. Puis jiassez une couche légère de
vernis au copal. Exécutez cette opération dans un
enduit chauffé où il n’y a ni poussière ni courants d’air.
Laissez sécher à l’abri de la poussière
Plantes pour vases sur piliers.
Les vases placés sur les piliers de porte d’entrée, et
à d’autres endroits peu accessibles, sont d’entretien
difficile ; aussi faut-il rechercher pour leur garniture des
plantes peu exigeantes et robustes. Les Agaves, les
Aloès, les Cactées sont tout indiqués. Mais les Phœnix
ou les Chamœrops sont plus décoratifs.
Comme fleurs, les Pélargoniums zonés et à feuille de
Lierre, les Capucines, les Cannas se comportent très bien.
Mais faut-il employer assez souvent les arrosages à
engrais, pour reconstituer la fertilité du sol qui s'apiiau-
vrit, très vite. {Vie à la Campagne.)
SOMMAIRE
A. Gilbert.. — Néphrite scarlatineuse chronique . i5i
A. Mouchet. — Fracture 'isolée de la tubérosité externe du tibia........ . itio
P. Carnot.. — La technique des greffes de poils dans les réparations des plaies cutanées . i6i
CoNso . — L’alimentation arliticielle chez les aliénés; un perfectionnement de la technique . i()3
Actualités médicales. — L’action pathogène des bacilles tuberculeux sràriiisés et des produits tuberculo-
caséeux. — Sur l’étiologie de la tuberculose. — Le salvarsan et ses indications. — Contagion de l’infection
pneumococcique. — Un nouveau signe clinique de la pleurésie. — La transmission de la fièvre de Malte par
les manipulations de laboratoire. — Séro-réaction de la syphilis. — Un cas rapidement mortel, chez l’adulte,
de maladie de Werlhoff (purpura fulminans) . .
Sociétés savantes. — Société de biologie. — Académie des Sciences. — Académie de médecine. — Société
chirurgie. — Société anatomique . .
La vie médicale a l’étranger. — Société de pédiatrie de Vienne. — Société physico-médicale de Würzbourg.
Intérêts prokessionnels. — Quand un médecin est-il fonctionnaire .
Libres projjos : La déclaration des maladies transmissibles, par Pierre Lereboellet . . .
Choses du jour : La bière en Allemagne .
Chroniçjue scientifique : L’utilisation des ordures ménagères comme engrais et comme combustible. . V et
Curiosités : Un cas de conception survenue dans des circonstances extraordinaires. — Les costumes de
médecin, médecin juif de Constantinople au xvi" siècle . .
La médecine au théâtre : Au Grand Guignol : Sabotage. — Nouveautés : Chou-Blanc .
Chronique des livres : Traité pratique de pathologie exotique de Grall et Clarac, fasc. 11. Parapaludisme
et fièvres des pays chauds. — Traité chirurgical d'urologie, par Legueu .
Nécrologie : Louis-Gabriel Simon .
Les plaquettes médicales : Médaille du !’"■ Brouardel . .
Connaissances pratiques : Les Colporteurs de germes, par M. Moll Weiss . ' .
Art et Médecine : Caricature médicale, par Florane. {Dessin original) .
Diététique : Potages farineux. Farines de céréales et de légumineuses . .
Formutes thérapeutiques : Traitement médical de la calvitie vulgaire .
Nouvelles . ; . XXI et
Connaissances pratiques
Art et Médecine : Carica
Diététique : Potages farm
Formutes thérapeutiques
Nouvelles .
La vie médicale .
Cours. — Actes de la Fac
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lo^de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/"‘■DecettiôreaM Jo JVojtcffière): France, I2francs. — Etranger, ISfrancs.
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Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du coeur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre — — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre. . — Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué¬
riculture.
PRIMES DE PARIS MBDICAL
Par suite de nouveaux accords, des primes remboursant 5 fois le montant
de l’abonnement seront encore données à tous les abonnés pendant
le mois de Janvier.
(Voir le détail au verso page II)
- II —
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PRIMES DE PARIS MÉDICAL
Les abonnés d’une année seront remboursés par des primes représentant S fois
le prix de l’abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
J. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2® Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C‘“, Mobilier médical, chirurgical, pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, g, rue Cujas, à Paris.
3® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de loo francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical jusqu’à fin janvier
{Chaque abonné a droit à une seule de ces dou^e primes) :
I » Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à basé de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du Boucard
(ces deux primes ensemble).
2" Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4" Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5» Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6® Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre i fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
7" Un colis de Graines de fleurs et légumes (26 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l'emballage et le port.
8“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
2g, boulevard Saint-Michel, à Paris.
g» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, n3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
10® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Coqit et C‘’,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
1 1 » Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
12" Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Lé^er, ofi'erte par la C*® de Pol-gues St-LÉOER.
Envoyer avec le /nontant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de 1 5 jours.
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LIBRES
LA DÊCLAhATION
DES MALADIES TRANSMISSIBLES
Le bon sens finirait-il peir triompher et les efiorts
coordonnés des groupements médicaux arriveraient-
ils enfin à un résultat positif? C’est la question que
la discussion actuellement ouverte sur la déclaration
obligatoire des maladies transmissibles permet de
poser.
La loi de 1902, malgré les efiorts de Brouardel,
avait fait au médecin l’obligation de déclarer seul
les maladies contagieuses constatées dans sa clieil-
tèle. Il devenait ainsi le collaborateur utile et actif
de l’État dans la défense de la santé publique. Mais
en même temps était par là souvent compromise
la. bonne harmonie entre le médecin et son client ;
il devait déclarer toujours, fût-ce à l’insu et contre
le gré du malade, ce qui ressemblait à une dénoncia¬
tion ; au cas possible d’erreur de diagnostic, il ris¬
quait, le cas s’est présenté, d’être poursuivi par son
client pour difiamation et assigné en dommages-inté¬
rêts. Au surplus, bien souvent la déclaration restait
inefficace quant aux mesures de désinfection ulté¬
rieure.
Les conséquences étaient inévitables. Pris entre
des intérêts contradictoires, celui de l’État, celui de
leurs clients, le leur propre, un grand nombre de
médecins s’abstinrent de faire la déclaration ;
lorsque, après avoir laissé la loi lettre morte pen¬
dant sept ans, on s’avisa d’en exiger l’application,
des poursuites, qui allèrent jusqu’à des condam¬
nations, amenèrent d’énergiques et convaincantes
protestations du corps médical. Après un débat assez
vif avec une délégation de l’Association Générale et
de l’Union des Syndicats, M. Clemenceau, alors
président du conseil, comprit la nécessité de modi¬
fier la loi et, par une de ces décisions subites dont
il est coutumier, il chargea M. Mirman de pré¬
parer un nouveau projet.
Celui-ci, déposé au Sénat, a été l’objet d’un long
examen par une commission que préside M. Corde-
let. Elle a bien voulu entendre le président de
l’A. G. et les représentants des groupements médi-
PROjPOS
eaux ; elle a consenti à tenir compte de leurs indi¬
cations précises et à s’inspirer du texte qui lui a
été soumis par le président de l’A. G. Un principe
capital a été tout d’abord posé : les chefs de famille
ou d'établissement sont tenus en première ligne à la
déclaration, c'est à leur défaut que la responsabilité
du médecin doit intervenir. Dans le projet dont
le sénateur P. Strauss est rapporteur, le médecin
traitant, dès le diagnostic établi, remettrait au chef
de famille un bulletin qu’il serait tenu d’adresser
à l’administration compétente ; celle-ci en accuse¬
rait réception au seul médecin ; ce dernier à son tour
devrait faire la déclaration si, dans les trois jours,
il n’avait pas reçu d’accusé de réception.
Sans doute les étatistes sont fondés à critiquer ce
délai de trois jours, bien long s’il s’agit d’une mala¬
die épidémique, mais convient-il à ce sujet de reve¬
nir en arrière et de se rallier à l’amendement du
sénateur Cazeneuve? Celui-ci demande que le méde¬
cin seul reste chargé de la déclaration, et se borne
à réclamer du malade, ou à son défaut du chef de
famUle, l’obligation de collaborer à cet acte en
signant avec lui le bulletin de déclaration. 11 nous
semble, comme à la plupart des médecins, que ce
serait laisser subsister un grand nombre des abus
dont le nouveau texte doit amener la suppression.
Faire participer les familles aux responsabilités
dans la déclaration des maladies transmissibles,
(comme l’établit le projet de loi déposé), ne pas en
imposer la charge au seul médecin, qui risquait
autrefois de se porter à lui-même par la déclaration
un grave préjudice, obtenir enfin que les pénalités
qui frappent le médecin, lors de non-dôclararion
ne soient en aucun cas supérieures à celles qui
atteignent le chef de famille, tel est le but qu’il faut
atteindre pour remédier aux défauts de la loi
actuelle. Grâce aux efforts auxquels nous avons fait
allusion, la cause est près d’être gagnée. Espérons
que la commission sénatoriale restera fidèle au
point de vue qu’elle a adopté et que les médecins
trouveront dans la haute assemblée des défenseurs
qui permettent à leurs légitimes revendications do
triompher définitivement. P. Lkhkboullex.
CHOSES DU JOUR
LA BIÈRE EN ALLEMAGNE
Si l’on en croit les statistiques officielles, la consoin-
niation de la bière décroît, rapidement en Allemagne.
Pendant l’année 1909, elle a diminué d’environ quatre
litres et demi par tête d’habitant ; l’année précédente,
la diminution avait été plus forte encore. 11 y a mieux :
le nombre des brasseries, qui, en 1906, était de 6.035,
est tombé, en 1907, à 5.792, en 1908, à 5.590, enfin, il
n’était plus en 1909, que de 4.768. En outre, on a noté
que la quantité de malt employée dans la fabrication
de la bière a baissé dans des proportions plus fortes
encore, ce qui prouve que la bière que boivent nos voi¬
sins est de plus en plus légère.
Les Français commencent t|t ne plus boire de vin ;
les Allemands commencent à ne ifius boire de bière;
les Chinois sont las du thé. 11 y a de jolies places à
prendre pout les eaux minérales.
— 173 —
- IV -
Nouveau Traitement delà SYPHILIS
Benzosullone paraaminophènylarsinate de soude).
PILULES (0,10 d’Hectine par pilule)
Une à deiiCD pilules par jour pendant 10 d 15 jours.
GOUTTES (âo gouttes équivalent ô 0,05 d’Hectine).
20 d 100 gouttes par jour pendant 10 à 15 jours.
AMPOULES A (0,10 d’Hectine par ampoule).
AMPOULES B (0,20 d’Hectine par ampoule)
Injecter une ampoule par jour pendant 10 à 15 jours
INJECTIONS INDOLORES
(Combinaison d'Heotlne et de Mercure).
PILULES (Par pilule : Hectine 0,10; Protoiodure Hg 0,05 Duree du
Ext. Op 0.01). — Une à 2 pilules par jour. f traitement
GOUTTES (Par 20 gouttes ; Hectine 0,05; Hg 0,01). l lo * 16
20 à 100 gouttes par jour. ) Joure.
AMPOULES A (Par ampoule: Hectine 0,10; Hg 0,005).) Une ampoule par Jour
( pendant 10 à 15 jours.
AMPOULES B (Par ampoule: Hectine 0,20; Hg 0,01). \ injections indolore:!
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LUSOFORME
GloJbéot
Augmente la Force de vivre
— V -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
L’UTILISATION DES ORDURES MÉNAGÈRES
COMME ENGRAIS ET COMME COMBUSTIBLE
L'évacuation régulière des ordures ménagères est
pour toutes les villes importantes un très sérieux pro¬
blème. 11 nous suffira, pour montrer son importance, de
signaler que Paris produit en moyenne chaque jour
2 200 tonnes d’ordures ménagères et dépense pour leur
enlèvement et leur traitement plus de 4 millions par an.
élevée : elle varie de 12 à 21 francs la tonne. La gadoue
telle qu’elle est livrée à l’agriculture contient, il est vrai,
une proportion élevée d’eau, atteignant 27 à. 45". Les
l'ésultats des analyses donnés ici ne peuvent ren¬
seigner à cet égard, les échantillons prélevés ayant perdu
pendant le transport une grande partie de leur humi¬
dité. Mais même en admettant une teneur moyenne en eau
de 40 p. 100, la valeur intrin.sèque de la tonne de gadoue
serait encore de 7 A. 13 francs environ.
Tableau I.
DATES
PROVEKANCE EX NATURE
PERTE
DOSAGE ET VALEUR
de la matière desséchée à iio° {pour loo
okg.).
dea
dtîs
Azote.
Potasse.
Acide phosphorique.
Valeur
prélèvements.
matières essayées.
IIO"o/o.
Tenpur,
Valeur.
Teneur.
Valeur.
Teneur.
Valeur.
totale.
•20 février 1908
(gadoue d’hiver). ■!
Usine d’issy . ) „
Usine de Saint-Ouen. [
Usine de Romainville. )
6.2
.8.9
i 3I
kg.
10,50
9,00
kg.
7.0
3.00
3.50
kg.
7,0
.63
.63
15.75
18,63
15.13
16,88
17,50
18,49
20,38
21,36
i
8 juillet 1908 J
(gadoue d’été), s
de vitry. ) Rejet des tamis . . .
Usine d’issy . 1 g
Usine de Saint-Ouen. [
Usine de Romainville. ) ° ■
( eii
[ ^60
1 5.73
9.3
10,5
13.95
13.50
5.0
6,2
2.50
2!75
3,10
eis
6.7
.13
,51
26 janvier 1909 1
(gadoue d’hiver).)
de Vitry. ( Rejet des tamis -
Usine i Poudro .
i'P
Û
^M5
: 10.3
1 8.0
5.15
h
.74
18,39
15.36
14.96
de Vitry. ) Rejet des tamis -
î 24.9
7A
1:20
l’endant longtemps on a pu se contenter de mettre
la « gadoue » à la disposition des agriculteurs, qui ve¬
naient la chercher gratuitement ou moyennant de faibles,
subventions.
C’est qu’en effet les ordures ménagères constituent un
excellent engrais et leur valeur à cet égard est loin d’être
négligeable. Les évaluations faites par les divers auteurs
varient en général de 6 à 12 francs. M. Mazerolle, ingé¬
nieur de la première section de la voie publique de la Ville
de Paris, donne à ce sujet, dans un rapport soumis au
Conseil municipal, des cluffres intéressants, résultant
d’analyses faites par le laboratoire municipal.
11 arrive, pour la valeur de la gadoue desséchée comme
engrais, aux chiffres indiqués dans le Tableau I, en
prenant comme prix unitaires les prix moyens des diffé¬
rents principes fertilisants dans les divers engrais miné-
reux en usage, savoir :
Azote . I fr. 50 le kilogramme.
Potasse . O fr. 50 —
Acide phosphorique. . o fr. 375 —
La valeur intrinsèque de la gadoue desséchée est donc
Malgré cela, les agriculteurs dédaignent de plus en plus
cet engrais. Div’ers essais ont été faits pour tenter de le
remettre en faveur.
On a d’abord essayé de trier les ordures ménagères
pour les débarrasser des vieilles ferrailles, tessons, etc.,
puis de les broyer pour les rendre plus homogènes.
La première usine de broyage, installée à Saint-Ouen
par la Société des Engrais complets, a réussi à écouler
ses produits dans des conditions satisfaisantes. Mais il
n’en a plus été de même lorsque deux autres usines de
broyage ont été créées à Issy-les-Moulineaux et Romain-
ville : l’augmentation de la production a rendu la vente
très difficile.
Un nouveau progrès a été réalisé par une autre so¬
ciété, la Société des Engrais organiques, en tamisant les
matières après broyage, de manière à obtenir un produit
nommé poudra, et qui a l’aspect du terreau.
, Mais le poudro lui-même se vend mal, depuis que les
antres usines se sont mises également à le fabriquer.
Malgré les progrès réalisés, la gadoue, même à l’état
de poudro, n’a que des débouchés insuffisants, et sou
Tableau II.
a eu Ueu.
PÉRIODE
de
T
de
ressai.
PRESSION
de la vapeur
PROPOR-
decUnkers
ou cendres.
QUANTITÉ
produite
par kg.
de gadoue
brûlée.
OBSERVATIONS.
Été .
29 juillet 1907.
heures.
6,45
8
kilogr.
kilogr.
Mise en marche des fours, rendement pro-
8 août 1907. . .
W
. 0.892
gressif dû à réchauffement des maçon-
Saint-Ouen.
1
1 Hiver...!
20 déo. 1907. . .
21 déc. 1907. . .
îo
11.75
11.75
ï!i7 '
1.13 !
Été . !
Hiver !
18 août 1908.. .
19 août 1908.. .
30 janv. 1908..
7
m 7
8
10.2 à 10,8
11.5 1
20.8 “/o
17,5 »/o
o,gi3
i»390
Mauvais tirage de la cheminée.
31 janv. 1908. .
i>'r fév. 1908. .
! 25“/o
1
1
1,071
0,842
Une partie des gaz a été déviée parles
by-pass.
Vitry .
Hiver...]
3 fév. 1909 . , .
7.30
5.48 (
1 21.4%
l.8i 1
Essais faits par lè rejet des tamis, après
4 fév. 1909. .. i
7.30
6,34
1,86 '
1 séparation du pou^o.
1
— 175 —
- VI -
- VII -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {Suite)
emploi agricole se restreint sans cesse, sans doute en
raison de la concurrence des engrais minéraux et de
riiostiliié des communes contre les dépôts de gadoue.
Aussi est-on conduit à chercher à utiliser d’autres
propriétés des ordures ménagères.
En Amérique, on les a quelquefois traitées pour ex¬
traire les corps gras qu'elles contiennent. Aucun essai n’a
été tenté dans ce sens en France, où la composition de la
gadoue se prêterait du reste moins bien à ce traitement.
Mais on peut tirer parti des ordures ménagères comme
combustible. Dans des fours spéciaux, convenablement
aménagés, avec tirage forcé, on arrive non seulement à
les faire brûler d’une manière assez complète pour (ju’il
ne se produise à peu près aucune fumée, mais encore à
utiliser la chaleur produite pour le chauffage de chau¬
dières : la quantité de vapeur produite n’est pas négli¬
geable : elle peut atteindre et même dépasser le poids de
la gadoue brûlée.
Des fours ont été installés dans les usines de broyage
de la Ville de Paris pour détruire les ordures ménagères
que l’on ne pouvait vendre. Des essais faits dans ces di¬
verses usines ont donné les résultats suivants, que nous
empruntons également au rapport de M. Mazerolle
(voir Tableau H):
Les essais de laboratoire ont donné les résultats sui¬
vants, qui font ressortir une puissance calorifique
moyenne de 2 à 3 calories par gramme de matière dessé¬
chée, la gadoue d’hiver étant plus riclie à ce point de vue
que celle d’été (voir Tableau III).
Il semble que la destruction des ordures ménagères
Pjir le feu puisse être considérée commeleprocédédel’ave-
nir. 11 est d’ailleurs appliqué sur une vaste échelle en
Angleterre, où il est pratiqué dans toutes les grandes villes;
en Allemagne, à Hambourg, Francfort, Kiel,Wiesbaden;
en Autriche, à Brunn, Fiume; en Belgique, à Bnixelles,
Ixelles; en Suisse, à Zurich. Il commence également à se
généraliser en France.
Les hygiénistes ne peuvent que s’en réjouir, et les
agriculteurs auraient mauvaise grâce à s’en plaindre,
puisque c’est leur dédain pour cet engrais fort riche,'
qui oblige à chercher d’autres débouchés.
C’est malheureusement une mesure très onéreuse, la
manutention et le chargement de la gadoue dans les fours
nécessitant des dépenses de main-d’œuvre fort élevées.
Ces dépenses peuvent être, il e.st vrai, atténuées par
l’utilisation de la vapeur produit-^. Il est telles villes
d’Angleterre où la force motrice employée pour le fonc¬
tionnement des tramways électriques n’a pas d’autre
origine.
A Paris, l’incinération est déjà appliquée sur une assez
vaste échelle, puisque, en igeg, il a été brûlé :
A l’usiiie de Saint-Ouen . 32.417 tonnes.
— de Romainville . 29.537 —
— d’Issy . 3S.1.ÎS —
Soit au total . 100. 112 tonnes.
l’usine d’Issy, où la vente des gadoues broyées est la
moins rémunératrice, la Société des engrais complets
utilise la vapeur produite par l’incinération des ordures
à la ])roduction d’énergie électrique, qu’elle vend à la
Société Westinghouse au prix de 42 millimes le kilowatt¬
heure. Une tonne de gadoue pouvant jiroduire 60 kilo¬
watts-heure disponibles, la recette correspondante
serait 2 fr. 52 par tonne, chilïre suffisant pour couvrir les
déiienses d ’incinération.
Ihins l’avenir, l’utilisation des gadoues comme com¬
bustible paraît appelée à .se généraliser à Paris. D’après
un vaste programme actuellement en cours de réali¬
sation, une nouvelle usine, exclusivement incinératoire,
serait créée à Gennevilliers et aurait une puissance
continue de i 000 kilowatts. Concurremment avec l’usine
de Saint-Ouen, elle fournirait tout au moins une partie
de l’énergie nécessaire pour alimenter les usines de
refoulement d’eaux d’égout à Colombes et à Clichy.
Les usines de Romainville et d’Ivry assureraient le fonc¬
tionnement des usines d’eaux de rivière de Ménilmontant
et d’Austerlitz.
On espère que cette utilisation de l’énergie produite
viendra atténuer d’une manière sensible les sacrifices
financiers considérables que la Ville de Paris est obligée
de consentir.
Malheureusement, la destruction des ordures ména¬
gères par le feu n’est que partielle, car il reste comme
résidu de la combustion une proportion très élevée de
cendres plus ou moins scorifiées ou clinkers, environ moitié
du poids de la gadoue brute, dont l’évacuation est souvent
difficile, lorsqu’on ne dispose pas de décharges à proximité.
On a, il est vrai, cherché à utiliser le clinker, notam¬
ment pour la fabrication de briques, de dallages de
trottoirs, etc., mais il s’agit toujours, non d’emploLs
rémunérateurs, mais de procédés généralement onéreux
: pour se débarrasser de produits gênants.
Quoi qu’il en soit, il semble qu’une usine d’inciné¬
ration puisse se suffire à elle-même, à la condition de
vendre son énergie, et n’entraîner aucune dépense de
traitement ; mais c’est là tout ce que l’on peut espérer
actuellement du moins; et il ne faut pas oublier que,
même ainsi, l’incinération reste plus onéreuse que la
vente comme engrais, car celle-ci, lorsqu’elle peut être
réalisée, est une source de bénéfices et vient atténuer les
frais de collecte et de transport des ordures ménagères,
qui, dans les grandes villes, sont fort élevés.
Tableau III.
— l’in —
VIll —
Archives des Maladies du Cœur
DES VAISSEAUX ET DU SANG
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1“"' Ch. LAUBRY Ch. AUBERTIN
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RIEUX. - L'hématopoicse.
l’ETREN et BERüMARK. — L'œdème aigu du poumon avec
hypertension artérielle paroxystique.
SE2ARY. — Pression artérielle et glandes surrénales chez les
tuberculeux.
SAVY. — Tachycardie paroxystique et médication vomitive.
TROISIER.- l,a diffusion dc.s sels globulaires et l'hémolyse.
VVYBAUW. - La pression artérielle à l’état normal et à l'état
sXlIRAzflâ. —, Plasmodies du paludisme.
BARIÉ et CLERET. — Syndrome de Stokes-Adams à crises
paroxystiques, avec rythme bicouplé.
GlROUX. — Sclérose et athérome de l’artère pulmonaire.
LEIIRET. — Ictère hémolytique du nouveau-né.
UCTTINGER. — Les anémies et les processus leucolytiques au
cours du traitement radiothérapique.
BORY. - Les réactions du tissu élastique des artères.
HERING. — Sur les troubles fonctionnels qui dépendent des
systèmes musculaires spécifiques du cœur.
[’ROIN. — Hématolyse in vivo.
KOY. — Ectopie cardiaque par malformation sternale.
RIEUX, SAVY, GOURION. — Leucémie aigué du type myéloïde.
PLETNEW. — Modifications cardio-vasculaires sous l’influence
des bains artificiellement chargés d’acide carbonique.
SABRAZÉS. — Examen des neutrophiles du sang circulant.
TIXIER. — Forme grave de rachitisme et syndrome transite
d’anémie pseudo-leucémique.
STIENON. — Altérations pathologiques des cellules gangli
naires du cœur humain.
BRET et ROUBIER. — Sur un anévrysme de la base du v
tricule gauche coïncidant avec une endocardite pariétale
SYLLABA. — Marche de la maladie de Basedow.
MENETRIER et TOURAINE. - Action des rayons de Rœntgen
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LEWIS. — Fibrillation des oreillettes et extrasvstoles ventri¬
culaires.
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PRÉCIS DES
MALADIES DES ENFANTS
Par le E. APERT
Médecin des hôpitaux de Paris,
Chargé du service de médecine infantile à l’hôpital Saint-Louis.
INTRODUCTION
L'Exploration Clinique dans ia Première Enfance
I vol. in-8 de 524 pages, a
c 76 fig., cartonné. 10 fr.
— IX —
LA MEDECINE AU THEATRE
AU GRAND GUIGNOL. — SABOTAGE
Les pièces qui côtoient la médecine, la folie et la mort
sont monnaie courante au grand guignol. Mais le plus
souvent le médecin n’y joue qu’un rôle épisodique. Dans
Sabotage, drame dû à la collaboration de MM. Hellem,
Valcros et d’Estor, le médecin tient un rôle principal
et la scène nous le représente en train d'opérer un mal¬
heureux petit enfant atteint du croup, que le sérum n’a
pu soulager complètement. Voici l’histoire : le petit
Chaigneau est atteint du croup ; et l’asphyxie fait des
progrès ; il y a urgence d’opérer immédiatement bien
qu’il soit déjà tard dans la soirée. Le D' Margy fouille
donc la gorge du petit enfant ; mais au milieu de l’opé¬
ration qui se déroulait fort bien, l’électricité s’éteint :
l’enfant est mort quand on a pu trouver une bougie.
C’est le père qui, dans une réunion publique, a déterminé
la grève des électriciens. Quand il rentre en triompha¬
teurs, sa joie se change vite en un désespoir que scandent
les cris de la mère et les reproches du médecin. Les
auteurs ont très bien composé le ijersonnage du médecin
et fait représenter avec un grand souci de vérité l’opé-
tion de la trachéotomie. La pièce est d’ailleurs très poi¬
gnante et a obtenu un très grand succès.
NOUVEAUTÉS. - CHOU-BLANC
Chou-Blanc vient de finir sa carrière et de céder la
place au Zèbre qui méritera aussi les honneurs de Paris
Médical puisqu’il y paraît un médecin jouant, plus ou
moins au guérisseur. Dans Chou-Blanc, l’excellent acteur
Germain représentait un apache qui, pour se soustraire
à une situation gênante, se faisait passer pour docteur et
s’endormait sur la poitrine du malade qu’il ausculte. « Ex-
celsior » pour montrer la vraisemblance de cette situa¬
tion plaisante qui pouvait paraître un peu forcée rappelle
l’anecdote suivante :
« Environ un an avant sa mort, le professeur Potaiii
avait été appelé au chevet d’un malade, bon bourgeois
tranquille, qui souffrait d’une mauvaise bronchite.
Le médecin demanda à être seul avec son malade, et
se mit en devoir de l’ausculter, lui demandant, comme
les praticiens font souvent en pareil cas, de compter
à haute voix.
Derrière la porte, l’épouse alarmée s’étonna de la
longueur de cette consultation et après une attente
inusitée entra.
Elle trouva... le bon docteur endormi sur la poitrine
de son client I
Et celui-ci, le pauvre, comptait toujours...
Il en était à 427... 428... »
Les mânes du professeur Potain nous pardonneront
de rapporter cette petite histoire, inventée sans doute
de toutes pièces... mais on lui en a tant prêtées de son
vivant, qu’elles ne doivent pas s’offusquer si on eu
ajoute quelques unes aujourd’hui.
SPEÇTATOR.
CURIOSITES
Un cas de conception survenue dans des circonstances
extraordinaires.
Ce cas concerne une femme de vingt-huit ans, mariée
depuis cinq années, et qui n’avait pas eu d’enfants jus¬
qu’alors. A l’âge de six ans, elle avait été renversée par
une voiture. Une des roues l'avait blessée au talon droit,
puis, s’engageant entre les deux cuisses, elle s’était arrê¬
tée au moment d’atteindre la partie inférieure du tronc,
l’endant trois mois la victime de cet accident avait dû
garder le lit, en proie à la fièvre, et pendant les quatre
premières semaines elle était restée sans connaissance.
Une fois levée, elle récupéra l’usage de ses jambes, comme
si de rien n’était. Elle ne se plaignait plus de rien ; elle
urinait sans difficulté, seulement le jet se dirigeait laté¬
ralement vers la gauche. Elle avait été réglée pour la pre¬
mière fois à l’âge de quatorze ans ; elle s’était mariée à
l’âge de vingt-trois ans. Son mari déclara que les rapports
conjugaux n’avaient jamais eu lieu nonnalement, du lait
de l’ahsence d’un •l’agin chez la femme. Dans ces condi¬
tions, les deux époux avaient considéré la survenance
d’une grossesse comme une éventualité irréalisable. Or,
la femme ayant été prise, à l’improviste, de douleurs
pareilles à celles de l’accouchement, se décida à se rendre
à Dresde, dans le service d’accouchement, où on reconnut
sans peine qu’elle était enceinte et en plein travail. On se
rendit compte également de l’absence d’une vulve et
d’une entrée vaginale. A la place de la vulve, se voyait
une grande cicatrice radiée, allant de la symphyse jus¬
qu’au périnée. On ne découvrait pas non plus de méat
urétral. Au niveau du tiers inférieur de la cicatrice et à
gauche, existait une petite ouverture, livrant accès à une
bougie urétrale et par laquelle venait sourdre un liquide
rougeâtre, floconneux. Une sonde, mtroduite dans cette
ouverture, pouvait pénétrer jusqu’à une profondeur de
19 centimètres, et atteindre l’utérus. Sans doute la vessie
communiquait avec ce canal, qui allait en se dilatant un
peu, de bas en haut.
Pour délivrer cette femme, on dut pratiquer l’opéra¬
tion césarienne. On mit au monde un enfant vivant et
bien constitué. En somme, chez elle, les spermatozoïdes,
IX)ur atteindre la cavité utérine, avaient dû traverser un
canal étroit, d’une longeur de 19 centimètres, et faire
preuve, ainsi, d’une vitalité extraordinaire.
(Revue internationale de clinique et de thérapeutique.).
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C’osfc avec ces granules qu’ont été faites les observations discutées ô l’Académie en 1889*, elles
prouvent queâù 4 par jour donnent une diurèse rapide, relèvent vite le cœur affaibli, dissipent
ASYSTOUE, DYSPNÉE, OPPRESSION, ŒDÈMES, Affections MITRALES, GARDIQPATHIESd^esENFANTSet VIEILLARDS, etc,
fiRAMULEfi — TONIQUE DU CŒUR
0,0001 crist. par excellence
DE CAT IL LO N |2jJU]£UUâlkaUkO NOM MIUnCTIQUG
Nombre de Strophantut sont inertes, d'autres toxiques-, les teinturessont infidèles , exiger la Signature CATILIOH
(grfjr de l’i^eadèmlt de ,Uédeelni pour "^trophsptas et i^tiophanUae", (Médaille d'ifir ^xpos onlr iSOO.
BAIN lODO-BROMO-CHLORURÉ
P.'L. CARRÉ ANTI-NERVEUX
Séance Académie du 1 1-8-10 (PARIS IV<>).
Bain de Mbp chaud, chez sol, Bain Marin, Bain
Salin chaud pour Convalescents, Anémiques,
Neurasthéniques, Arthritiques, Rhumatisants. Ner-
— veux et la Tuberculose osseuse Infantile. —
— XI —
NECROLOGIE
LOUIS-GABRIEL SIMON
La jeune génération médicale de nos hôpitaux parisiem
est douloureusement frappée. Louis (îahriel Simon meurt
à trente-quatre ans, terrrassé pi
rapide maladie que les soins les plus
dévoués de ses amis n’ont pu enrayer
Lu lui disparaît l’im de ceux sm
lesquels on pouvait fonder les plu.'
légitimes espoirs : il emporte les re
grets de tous ceux qui l’ont co:inu.
Si sa modestie cpii le portait trop
.souvent à s'efïacer, si les hasards
si fréquemment injustes des conci
Tout empêché de remporter tou.“
succès dont il était digne, ceux
travaillent connaissaient les sol
qualités de ce chercheur. Kxj
mentateur habile, Iiistologiste
il avait auprès de son maîtn
I)rofes.seur Roger, avec lui, j
M. Marcel Garnier, élucidé bien des
problèmes de physiologie et de pathologie digestive
ou d'hématologie : tout récemment il s'attachait à
l’étude de la tuberculose et apportait des constata¬
tions neuves. Avec M. Guinon, dont il était depuis plu¬
sieurs années le collaborateur assidu à l’hôpital Bre-
, il avait su mener à bien de nombreux t
e pathologie infantile : c’est comme i
diatre qu’il a donné son déni
article à /Vois médical. L’an déni:
il avait, avec M. Castaigne, c
une importante
maladies du foie
l’enfant. Sou e.sp
science dounaieii
lographie
t des reins
lair et métho-
un caractère de solidité et de probité
scientifique qui montre bien ce ([u’il
serait devenu si sa carrière n’avait été
brusquement brisée, lit .ses amis
savent aussi tout ce qui se cachait
de bonté et de dévouement sous une
apparente réserve et le charme que
sou intelligence vive et ouverte, .son
coeur fidèle donnaient à rintimité de
sa vie. S’il est pour les siens une coi •
solation c’est bien runanimité des regrets que sa mort
provoque; c’est aussi la certitude que, comme médecin et
comme savant, il a utilement rempli les trop courtes
années qu’il a vécues.
Pierre LKRKnmn.l.HT.
CHRONIQUE DES LIVRES
Traité pratique de Pathologie
exi tique de Grall et Clarac,
fascicule II, — Parapaludisme
et fièvres des pays chauds,
par Gouzien, Grall, igii, i vol.
gr. in-8 de .480 pages avec figures,
12 fr. J. -U. Baillière et fils, Paris.
Le jiremier volume du Traite de
Pathologie exotique concernait uni-
<iuement l'étude du Palmiisme ; le
tome II est consacré au Parapalu-
ilisine et au.x fièvres des pays
chauds. Nous voyons tout d’abord
une remarquable étude, due à
M. Gouzien, sur la fièvre bilieuse
hémoglobinuriiiue, dont l’étiologie
et la pathogénie ont été jusqu’ici
l’objet de si nombreuses discussions ;
des développements du plus haut
intérêt abondent sur cette question.
Après un chapitre sur la fièvre à
vomissements noirs, M. Grall expose
les accidents nerveux du paludisme,
puis les fièvres climatiques. Après
des études sur l’insolation et le coup
de chaleur, puis sur la Ticke Fever,
le typhus récurrent de nos pqs-
sessions indo- chinoises, signalons
l’exposé brillant des Kala-Azar par
le Dr Lebeuf. Ce volume se termine
par un sujet d’actualité, la lièvre de
Malte, qui sort aujourd’hui de ses
domaines et vient faire des incur¬
sions inquiétantes sur notre terri-
Les matières étudiées dans ce
volume sont des plus intéressantes:
elles ont ôté traitées par des savants
dont la compétence n’est pas à discu¬
ter : les descriptions qu’ils en
donnent sont vécues. Aussi la lec¬
ture n’en est-elle ipie plus atta¬
chante ; souhaitons à cette nouvelle
collection le succès qu’elle mérite.
C. Douter.
Traité chirurgical d’ Urologie,
par Félix Legueu, professeur
agrégé à la F'aculté de médecine
de Paris, chirurgien de l’hôpital
I-aennec. Préface <le M. le Pro¬
fesseur Guyon, membre de l’Ins¬
titut, 1911, 1 fort vol. in-8 jésusde
VIII-13S2 pages, avec 708 gra¬
vures ilont .(5 en couleurs hors
texte, cartonné, qo fr. (Félix
Alcan, éditeur).
Dans cet ouvrage l’auteur a basé
sa classification sur les grands pro¬
cessus morbides : la tuberculose,
Vinjection, la lithiase, qui évoluent
dans l’appareil urinaire et y mul¬
tiplient, suivant des règles toujours
égales, leurs diverses localisations.
Ils constituent la division de son
livre comme ils se partagent la
pathologie de l’appareil urinaire. Il
les passe successivement en revue
en des chapitres distincts et a pu
ainsi tracer.pour chaque maladie, un
tableau d’ensemble de scs voies
d’entrée, de son évolution, de ses
extensions, et étudier ses localisa¬
tions succe.ssives dans l’ordre où
elles se produisent.
M. Legueu a mis cet ouvrage au
courant de la littérature et des
dernières acquisitions de la science.
Il a donné à la cliniipie et à la thé-
raiieuthpie une importance considé¬
rable, ne (lerdant jamais de vue
cette idée directrice <iu’un ouvrage,
même théorique, n’a d’autre but
ipie d’appremlre, de faciliter et de
perfectionner le dia-gnostic et le
traitement des maladies. En ce (pii
concerne la technique chirurgicale,
il développe les procédés que son
expérience lui a montrés les plus
simjiles et les meilleurs, insistant
beaucoup plus sur les résultats et
les indications opératoires que sur
des procédés surannés ou non encore
éprouvés. A. Schwartz.
— 181
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— XY —
LA MEDECINE AU PALAIS
Exercice illégal de la
médecine.
Depuis un certain temps déjà,
la Jurisprudence semble appliquer
d'une façon plus sévère les textes
relatifs aux conditions de l’exercice
de la médecine et les parquets de¬
mandent plus souvent aux tribunaux
de protéger les médecins contre les
irréguliers de toutes sortes qui sem¬
blent un danger incessant pour la
société souffrante.
La dixième chambre correction¬
nelle du Tribunal de la Seine paraît
avoir fait un pas de plus dans cette
voie, en rendant le ii novembre der¬
nier un jugement fort intéressant.
M. Jean M . , médecin gymnaste
suédois, poursuivi pour exercice illé¬
gal de la médecine, fut condamné
à loo francs d’amende par un juge¬
ment motivé qui retint à la charge
de l’inculpé : i® Le fait d’avoir
examiné ses visiteurs et de les
avoir renvoyés à un autre médecin
quand il les trouvait malades. 2® Le
fait de se dénommer sur ses cartes
« médecin gymnaste suédois " » en
indiquant ses heures de consultations.
L’article i6 de la loi du 30 no¬
vembre 1892 dans son premier para¬
graphe dispose que « toute personne
qui -prend part habituellement ou par
direction suivie au traitement dos
malades, sauf les cas d’urgence et sans
être dans les conditions légales,
exerce illégalement la médecine ».
M. M . n’était pas dans les
conditions légales stipulées, puis¬
qu’il n’était pas muni du diplôme
nécessaire ; d’autre part l’élément
d’habitude constitutif du délit était
démontré par les heures de consul¬
tations et Taveu de l’inculpé. Mais
pouvait-on dire qu’il y avait ;trai-
tement des malades puisque l’inculpé
les renvoyait à un médecin?
Le tribunal n’a pas hésité pour
répondre par l’affirmative et c’était
là le point délicat.
Nous sommes loin des timides
revendications de M. le doyen
Brouardel qui voulant, en 1892, dé¬
finir le B traitement » se contentait
de ;^l’explication de Littré: « Ma¬
nière de conduire une maladie à
1 effet de la guérir ou d’en diminuer
les dangers, calmer les souffrances
qu’elle cause, dissiper les suites
qu’elle peut avoir » (Sénat, 7 avril
1892). En vain plus tard M. le Doyen
Debove voulait-il trouver dans le
diagnostic, le pronostic et la pro-'
phylaxie trois termes juridiques
nécessaires et suffisants du « trai¬
tement », la Ojur de Cassation exi¬
geait pour qu’il y ait défit « un acte
de thérapeutique » .
Cela était fort inquiétant, car un
diagnostic peut exiger l’usage d’ins¬
truments, de rayons X, d’électrici¬
té... toutes choses fort dangereuses
dans des mains inexpérimentées,
conduites par un esprit plus ou
moins mercantile. Les moyens de
cure réservés au « traitement médi¬
cal » semblaient donc limités aux
anesthésiques, injections hypoder¬
miques, opérations, pansements, ré¬
ductions.
Mais heureusement, en décembre
1900, la Cour suprême rendit un
arrêt condamnant les magnétiseurs
et sembla faire rentrer dans le » trai¬
tement » tous les agents psycho ou
physiothérapiques (massotliérapie,
électrothérapie, hydrotlxéràpie, mé-
canothérapie, photothérapie, radio¬
thérapie, et même l’orthopédie).
Bien entendu, aucun diplôme
n’est exigé des aides, gardes, infir¬
miers, électriciens, masseurs, qui
sous la direction immédiate du mé¬
decin assurent l’exécution maté¬
rielle de l’acte médical, encore bien
la présence du médecin est-elle
nécessaire dans les cas où les ins¬
tructions ne peuvent être ordonnées
d’avance ou quand le fait curatif
demande une habileté spéciale.
Le tribunal, en déclarant « que
l’inculpé, en faisant un diagnostic
réservé aux seuls docteurs en méde¬
cine, avait accompli un acte médicaU,
a donc interprété le texte de l’article
16 dans un sens bien net et qui ne
manquera pas d’inspirer aux irrégu¬
liers une peur salutaire qui, espérons-
le, sera pour eux le commencement
de la sagesse.
Le 15 novembre dernier, la
dixième chambre correctionnelle a
condamné à 100 francs d’amende
un commerçant parisien qui ven¬
dait un produit spécial pour donner
aux yeux un éclat langoureux.
L’analyse révéla la présence d’a¬
tropine et le tribunal appliqua
l’article i®'’ de l’ordonnance du 8 juil¬
let 1850, qui règle la vente des sub¬
stances vénéneuses destinées à un
autre usage qu’un but médical.
Accident au cours d’une
obturation dentaire.
Le 16 novembre, Mme X... assi¬
gnait M. B . . chirurgien-dentiste,
devant la cinqmème chambre du tri¬
bunal, en paiement de dommages-
intérêts. Elle prétendait qu’au cours
d’une obturation dentaire l’opéra¬
teur aurait cassé la pointe d’un tire-
nerfs ou d’une sonde barbelée et
l’aurait laissée dans la racine de la
dent, ce qui lui occasionnait depuis
de violentes douleurs. Elle appor¬
tait à l’appui de sa demande une
radiographie qui révélait la présence
d’un corps étranger. Le tribunal
a commis le D® Sauvez à l’effet de
constater la présence du tire-nerfs,
de rechercher l’époque à laquelle
pouvait remonter cette présence,
et de déterminer la souffrance et le
préjudice causés à la plaignante par
cet accident.
Coups et Blessures
dans une maison de santé.
La neuvième chambre correction¬
nelle a eu à juger une double affaire
de coups et blessures intéressante
par les parties en cause. Le parquet
poursuivait Mme B . et Mme M.
E . pour leurs violences vis-à-vis
du D® T . , directeur d’une mai¬
son de santé des environs de Paris,
qui s’était porté partie civile récla¬
mant I franc de dommages et
intérêts. De leur côté les inculpées
avaient poursuivi le docteur par
voie de citation directe. Les débats
établirent que le 10 mars dernier
ces deux dames s’étaient présentées
à la maison de santé d’Epinay
en demandant à voir Mme M . ,
leur sœur et leur cousine, qui s’y
trouvait en traitement. Le docteur
s’y refusa de peur de fatiguer la
malade, et d’accord en cela avec
M. M .
Ce refus occasionna une scène vio¬
lente de la part des visiteuses et
Mme B . tirant un fouet de chien
de son manchon, en frappa le doc¬
teur. Pour s’excuser, elle explique
qu’elle était membre protectrice des
animaux, ce qui eut le don d’amuser
fort l’auditoire. A l’audience, Mme
E . prétendit qu’elle s’était de son
côté servie de son parapluie non pas
pour frapper le D® T . . mais bien
pour se défendre contre la horde
des infirmiers de celui-ci qui l’au¬
rait vivement bousculée. Le note
triste de l’affaire fut donnée par
Mme M . . la malade ; sa déposi¬
tion prolixe et peu claire indiqua
qu’elle n’était pas encore guérie et
fit regretter qu’un article du Code
ne défende pas nettement aux alié¬
nés de témoigner en justice. Des
conclusions en ce sens avaient été
déiwsées parle D' T . . combattues
par M® Lagasse et repoussées par
le tribunal.
Finalement le jugement condam¬
na Mme B . à 15 jours de prison
avec sursis et à 50 francs d’amende,
Mme E...;. à 50 francs d’amende et
accorda au docteur le franc de dom¬
mages-intérêts qu’il demandait à
cliacune de ses irascibles visiteusess
— XVI —
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POTAGES FARINEUX
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Les potages sont préparés avec dc.s
farines maltées. Les plus usitées sont :
i» Les crèmes Knoor : d’orge,
d’avoine, de riz, de froment, de maïs ;
2° Les crèmes Maggi : orge, avoine,
riz, etc.) ;
3» Les farineux américains
(Quaker-Outs, Hornby, Hole-Weat,
Force, iiarleyfood, etc. ;
.(O Les semoules, tapioca, sagou,
manioc, riz ;
Les farines lactées.
Ces potages sont préparés soit à
l’eau, soit au lait :
a) Potages a l’eait. — Ces
farines sont cuites à l’eau pendant
20 à 30 minutes, et on ajoute du
beurre frais au moment de servir.
b) Potages AU lait. — Ces pot, âges
se font comme ci-dessus, on ajoute
au dernier moment un cinquième
à la moitié de lait cru, chauffé à
50 ou 60“.
Plus tard on peut les cuire direc¬
tement avec le lait d’après la for¬
mule suivante :
Faire bouillir 2 décilitres de lait,
y ajouter un peu do sel. D’autre
part, délayer 3 cuillerées de crème
d’avoine, d’orge ou de riz avec un
décilitre de lait froid, que vous versez
dans les 2 décilitres de lait en ébul¬
lition. Laissez cuire 25 minutes à
petit feu. Passez le potage dans une
passoire très fine et servez.
c) Potages aux farines lactées.
DIÉTÉTIQUE
— Les farines lactées Nestlé, Ben-
gersfood, Mellinsfood, Allen Hon-
burg, Neuvestood, la Malzsuppe de
Relier, les « idéal flour » Bailly, etc.,
sont les plus employées.
Une à quatre cuillerées à soupe
de farine pour 300 grammes d’eau,
faire cuire 10 minutes. On peut
ajouter du lait après la cuisson.
FARINES DE CÉRÉALES ET DE
LÉGUMINEUSES DIASTASÉES
Le Imbert (Thèse de Paris),
conseille d’employer, au lieu de
céréales ordinaires, dont la prépa¬
ration est longue et peu constante,
un mélange (le céréales préparé de
la façon suivante :
Farine de gruau de blé ... 5 grammes.
Farine de riz . 5
Farine d’orge . 3 —
Farine d’avoine douce. . . 5 —
Farine de maïs rouge - 5 —
Ce mélange est bien divisé dans
un peu d’eau froide pour éviter la
formation de gnimeaux, puis jeté
dans un litre d’eau bouillante.
Après une cuisson de dix minutes,
on ajoute o gr. 25 de inaltine, qui
liquéfie complètement la gelée ob¬
tenue par refroidissement.
La tisane ainsi obtenue est d’une
saveur agréable, légèrement saline
et elle est fort bien digérée par les
malades. On peut en donner un à
deux litres par jour pour un adulte,
et, pour les enfants, suivant l’âge,
de un demi-litre à un litre, soit à la
tasse, soit au biberon, avec ou sans
lait.
Les bouillies peu appétissantes,
indigestes, que Ton donne habituel¬
lement, peuvent être remplacées
avantageusement par des potages de
farines de légumes et de céréales :
Farine de riz . 5 grammes.
Farine d’orge . 3 —
Farine de maïs . 5 —
Farine d’avoine . 3 —
F'arine de gruau de blé . . . 3 —
Farine de fèves de marais. 3 —
F'arine de pois verts . 3
Farine de lentilles vertes . 3
F'arine de haricots verts. . 3
(Environ une cuillerée à café de
chaque).
Maltine du Codex igo8 : o gr. 30,
Eau ' bouillante ; Q. S. pour ob¬
tenir 230 centimètres cubes environ.
On fait prendre ce potage toutes
les deux heures, tantôt coupé avec
son volume de lait, tantôt avec du
bouillon dégraissé. !
Pour un adulte, trois potages par
jour seront une bonne alimenta¬
tion dans la convalescence.
Afin d’obtenir ensuite un aliment
complet, on ajoute un oeuf que Ton
émulsionne dans le potage chaud au
moment de s’en servir. ,
Pour les enfants, il y aura lieu
de donner une quantité variable
avec Tâge. Les proportions ci-dessus
pourraient suffire au début d’une
convalescence.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
TRAITEMENT MÉDICAL
DE LA CALVITIE VULGAIRE
1» Traitement généra'. — -L’alopé¬
cie séborrhéique ou calvitie vulgaire
réclame un traitement général visant
la cause ordinairement arthriticiue ;
hygiène générale, régime diététique.
2° Traitement local. — S’il s’agit
de séborrhée humide :
Soufre précipité . 5 grammes.
.•\cidc salicyliqut' . i —
Résorcine . i —
Baume du Pérou . i -
Vaseline . 50 ■ —
F. s. a. une pommade pour fric¬
tions locales quotidiennes.
Recourir dans la suite, à la lotion
e.xcitante de l’hôpital Saint-Louis ;
Ammoniaque liquide .... 8 c. c.
lîss. de térébenthine . 25/1 .jo —
Alcool camphré : q. s. pour. 200 —
Mêlez.
S’il y a du pityriasis, d’abord le
traiter par la pommade suivante :
Acide pyrogallique - I gramme.
Turbith minéral . 2 /
Axonge benzoïnée .... 10 —
Huile de cade vraie _ 15 —
Beurre de cacao . 15 —
F- s. a. (Sabouraud).
Appliquer un peu de cette
pommade le soir au coucher, en
massant, pour ainsi dire, pour la
faire pénétrer, quitte à détacher
quelques cheveux.
Le matin, savonner le cuir che¬
velu, ou le dégraisser à l’aide de
tampons d’ouate hydrophile imbibés
du mélange suivant :
Benzine rectifiée. - - 10 grammes.
Éther sulfurique . 30 —
Alcool à 90° . 30 —
F. s. a. une solution, à éloigner du
feu, surtout quand on s’en sert.
On peut encore remplacer la pom¬
made soufrée formulée plus haut,
par la lotion soufree de l’hôpital
Saint-LouLS :
Soufre precipiti^ . 10 grammes.
Glycérine . 10 —
Alcool camphre . 20 —
Eau. distillée . 100 —
Dans la suite, remplacer la
lotion ci-dessus par la suivante,
pour stimuler et dégraisser le cuir
chevelu après des savonnages plus
ou moins fréquents :
Ammoniaque . . . 5 grammes.
Coaltar saponiné . 25 —
Teinture de jaborandi. 23 grammes.
Alcool à 90“ . 200 —
(Sabouraud).
Ou bien la lotion suivante ;
Coaltar saponiné .
Teinture de quillav
Alcool .
Acétone .
Nitrate de potasse
Sublimé .
Acide acétique. . . .
Ether sulfurique . .
Se nettoyer la tête d’abord avec
eau et savon. Essuyer et employer
la friction ci-dessus.
(Sabouraud).
S’il y a séborrhée sèche, employer
Tun des mélanges suivants, d’après
Neumann.
Acide salicylique .
Glycérine .
Ou bien :
Acide salicylique .
Baume du Pérou .
Glyct-rine .
Alcool .
F. s. a. une lotion :
5 grammes.
300 —
. . X gouttes.
(.Sabouraud).
— 189 —
- XX —
CONTRE LES INSOMNIES
LES AFFECTIONS _ ê m nnut FiiO MALADIES
SPASMODIQUES — MENTALES
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
vAnalÿse des Urines
l’ràscntt'os sous la forme d’éléKanls portef(!uillos, pou¬
vant ôtro facilement mis dans la jioclie, ees trousses ren¬
ferment les tubes et ampoules il nlaetifs nécessaires pour
chaque opération d’analyse. Elles permettent, en deux
minutes, avec quelques gouttes d’urine, d’ôtre très exacte¬
ment lixé.
Les nombri'ux méilecins qui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes à faire l’éloge de leur commodité et de leurs
rigoureux résultats, 'fout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être irnmédialement renseigné sur la eouqiosition do
l’urinn et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demem
rées jusqu’ici le monopole des pharmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
simple, l’achat de ces trousses sera conseillé avec grand
profit aux malades eiix-mémes, (pii pourront do la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions do composition de leurs urines. Il leur sera dés lors
loisible de surveiller do très près leur alimenlation,
do contri'iler l’inllucnee de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux df's (pie ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme do très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors de l’exactitude absolue du leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix : chaiiuo analyse revient h environ 0 fr. 2S.
Ces trousses existent sous trois modèles différents ;
!• TROUSSE INDEX “ La Oosurine ”, destinée à,
rechercher si l’urino renferme ou non de l’albumine ou du
*’”2o*'trOUSSE a. “ La Dnsurine ”, destinée il doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3» TROUS lE D “ L I Oosurinet ” destinée à. doser
la quantité de sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est de .'i francs (franco 5 fr. 30).
— Ampoules (le renouvellement ; la boîte do tO, 2 Ir. 50
(franco i fr. 751 ; la hotte de 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
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NOUVELLES
Nouvelle Réglementation du Concours de médecin
des hôpitaux. — Article premier. — Les artic’es ci-
après du recueil des dispositions réglementaires concer¬
nant le service de .santé sont révisés et remplacés par les
nouveaux articles dont la teneur suit ;
Art. iç)8. — Le nombre des places de chirurgien,
d’accoucheur, d'ophtalmologiste, d’oto-rhino-laryngo¬
logiste, de dentiste-adjoint ou de pharmacien, ne peut
excéder trois ])our chaque concours. En ce qui concerne
les médecins, il ne peut être ouvert par an qu’un seul con¬
cours destiné à pourvoir au nombre de places fixé par l’ad¬
ministration suivant les besoins, au début de chaque année.
Art. 200. . — Le Jury du concours pour les places de
médecin des hôpitaux se compose de 12 membres :
1 1 médecins, i chirurgien, si le nombre des places à pour¬
voir est égal ou supérieur à 3 ; de 10 : 9 médecins et
I chirurgien si le nombre des places est de 2.
Ces membres sont pris parmi les médecins et chirur¬
giens des hôpitaux et hospices, en exercice et honoraires
ainsi que parmi les médecins et les chirurgiens des hô-
jiitaux non encore titularisés comme chefs de service,
mais exerçant leurs fonctions depuis huit années à compter
du premier janvier qui aura suivi leur nomination.
Art. 201. — Les épreuves du concours pour les places
de médecin des hôpitaux sont réglées comme suit :
Épreuves d’admissibilité
i" Une épreuve écrite comportant deux compositions,
l’une sur une question de clinique, l’autre sur une ques¬
tion d’anatomie pathologique et de bactériologie.
Ces deux compo.sitions sont faites le même jour : il
est accordé quatre heures, la première heure étant tou¬
tefois consacrée à la reflexion et à l’élaboration du plan
des compositions définitives.
Ces notes ne peuvent être écrites que sur un cahier
de papier de couleur spéciale remis aux candidats au
début de la séance. Une heure après, les eandidats
reçoivent deux cahiers de papier de couleurs différentes ;
ils ont trois heures pour rédiger leurs compositions.
Les compositions devront être écrites à l’encre et ne
porter ni signature ni signe distinctif.
L’anonymat est assuré au moyen du procédé employé
par l’administration pour les concours administratifs.
A la fin de la séance, après avoir inscrit dans l’angle de
la copie leur nom sur lequel ils rabattent la partie opaque
gommée, les candidats viennent apporter leur brouillon
et leurs compositions au membre du jury surveillant qui
pointe le nom du déposant sur une liste dressée par ordre
alphabétique ; les copies sont placées dans des boîtes
scellées ; quant aux brouillons ils sont mis sous scellés
et détniits par les soins de l’administration.
Pour entendre et juger les copies, le jury se constitue,
au moyen d’un tirage au sort effectué en présence des
candidats au début de la séance, en deux sections char¬
gées de juger, l’une l’épreuve de clinique, l’autre l’épreuve
d’anatomie pathologique et de bactériologie.
La lecture est faite, en séance privée, par le jury ; les
copies sont numérotées dans l’ordre des lectures.
A la fin de chaque séance les notes sont votées après
délibération et inscrites au-dessous du numéro de la
copie par le représentant de l'administration. Une fois
les lectures tenninées, les deux sections du Jury se réu¬
nissent en séance publique pour procéder à l’identifica¬
tion des copies et au relevé des points attribués à chacune
d’elles : ces points sont écrits en toutes lettres.
Seront éliminés à la suite de cette épreuve, la moitié
des candidats ayant remis deux copies.
2° Une épreuve clinique sur un malade. Il est accordé
au candidat dix minutes pour l’examen du malade et
dix minutes pour la dissertation orale devant le jury
après cinq minutes de réflexion. Seront conserv'és à la
suite de cette épreuve cinq candidats par place à pourvoir.
_ 3“ Une épreuve théorique orale sur un sujet de patholo¬
gie médicale. 11 est accordé au candidat quinze minutes
pour réfléchir et quinze minutes pour faire sa leçon.
Seront conservés à la suite de cette épreuve quatre
candidats par place à pourvoir.
Épreuves définitives
1“ Une consultation écrite sur un malade (diagnostic,
pronostic, et traitement). Il est accordé au candidat
quinze minutes pour l’examen du malade et quarante-
cinq minutes pour la rédaction de la consultation : cette
dernière est lue immédiatement.
Seront conservés à la suite de cette é]>rcuve un nombre
de candidats triple de celui des places à pourvoir.
2“ Une épreuve clinique .sur un malade. Il est accordé
au candidat vingt minutes pour l’examen du malade et la
réflexion et quinze minutes pour la dissertation orale.
Le maximum des points à attribuer pour chacune des
épreuves est fixé ainsi qu’il suit :
Épreuves d’admissibilité
• Épreuve écrite : 15 points pour chaque composition.
Soit au total 30 points. — Première épreuve clinique
20 points. — Épreuve théorique orale, 20 points.
Épreuves définitives
Con.sultation écrite, 20 points. — Deuxième épreuve cli¬
nique, 20 points. — Les points sont votés après délibération
et communiqués aux candidats à la fin de chaque séance.
Dans le cas où plusieurs candidats auraient un nombre
égal de points, le jury se basera, pour donner la priorité,
d’abord sur le plus grand nombre de concours dans les¬
quels le candidat aura été déclaré admissible, ensuite
.sur le plus grand nombre de concours dans lesquels il
aura été classé ex-œquo avec les admissibles, puis sur le
plus grand nombre de concours auxquels aura pris part
le candidat, la notation de ses deux copies acquérant
seule à ce dernier le bénéfice d’un concours, enfin sur
l’ancienneté du doctorat.
Seront déclarés admissibles les candidats ayant subi
avec succès les trois premières épreuves.
Ce titre leur conférera le privilège de passer à point
égal avant les autres candidats dans les concours ulté¬
rieurs. Ils perdront ce privilège s’ils ne se soumettent
pas à l’obligation de participer avec les médecins des hô¬
pitaux au service des remplacements pendant les vacances.
Au cas où deux ou plusieurs candidats se trouveraient
classés ex-esquo pour la ou les dernières places, ces candi¬
dats subiront une épreuve supplémentaire qui consistera
en une épreuve clinique sur un malade, épreuve pour
laquelle il sera accordé aux candidats dix minutes d’exa¬
men, cinq minutes de réflexion, et dix minutes d’expo.sition.
Dispositions transitoires. — Les candidats qui, déclarés
antérieurement deux fois admissibles, étaient, pendant
cinq ans à dater de la seconde admissibilité, dispensés du
concours dit d’admissibilité, pourront continuer à béné¬
ficier de leur privilège pendant les années où ce dernier
leur était concédé, mais sans que le fait de prendre part
à un ou plusieurs concours constitue pour eux une ou
plusieurs admissibilités supplémentaires.
S'ils préfèrent ne pas s’exposer à être éventuellement
primés par les candidats qui auraient acquis plus de deux
admissibilités, ils auront la faculté de renoncer à. leur
privilège, afin de gagner de nouvelles admissibilités, mais,
en ce cas, ils ne pourront prendre part aux épreuves
définitives que s’ils ont été chaque fois déclarés admis¬
sibles à la suite des trois premières épreuves. Une seule
renonciation implique l’abandon définitif du privilège
acquis sous le régime du règlement antérieur.
Pendant cette période transitoire, les admissibles de
l’ancien régime viendront s’ajouter au nombre d’admis¬
sibles déterminé par le nouveau règlement. Par suite,
la. cote sera, pendant la durée maxima de cinq ans, rame¬
née à O après les trois premières épreuves, les deux der¬
nières devant .seules décider des nominations.
Quant aux candidats qui n’avaient obtenu sous
l’ancien régime qu’une admissibilité, ils devront subir
toutes les épreuves du concours ; mais, s’ils sont déclarés
à nouveau admissibles, ils auront pendant cinq ans, à
partir de la date de leur admissibilité antérieure, un
droit de priorité sur les candidats qui obtiendraient dans
les concours du nouveau régime un nombre égal d’admis¬
sibilités ; ils .passeront après les candidats ayant acquis
dans ces concours un plus grand nombre d’admissibilités.
— 191 —
I SPÉCIFIQUE DES DIARRHÉES ET DYSENTERIES
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Suppression de i’Odeur, des nausées et de l’IntoiéranoB
xxm —
NOUVELLES
Académie royale de médecine de Belgique. — Prix fondé
par un anonyme. Élucider par les faits cliniques, et au
besoin par des expériences, la pathogénie et la thérapeu¬
tique des maladies des centres nerveux et principalement
de l’épilepsie. Prix : 15 000 francs. Clôture du concours :
15 octobre 1912. Des encouragements de 300 à 3 000 francs
pourront être décernés à des auteurs qui n’auraient pas
mérité le prix, mais dont les travaux seraient jugés
dignes de récompenses.
Une somme de 5 000 et une de 25 000 francs pourront
être données, en outre du prix, à l’auteur qui aurait
réalisé un progrès capital dans la thérapeutique des ma¬
ladies des centres nerveux, tel que serait, par exemple,
la découverte d’un remède curatif de l'épilepsie.
Prix Zambaco-Pacha. — Le Dr Zambaco-Pacha
vient de doter la Société de Médecine et d’Hygiène tro¬
picales de trois prix, l’un de i 000 francs et deux de
500 francs destinés à récompenser les trois meilleurs mé¬
moires relatifs à la question de la contagion de la lèpre.
Les travaux pré.sentés devront comporter des recherches
personnelles et « des observations scientifiques minutieuses
et consciencieuses prises sur les lieux mêmes. Les candidats
ont à traiter des questions suivantes; i» La lèpre est-elle
héréditaire? 2“ La lèpre est-elle contagieuse d'homme à
homme? 3° La lèpre est-elle transmissible aux animaux?
Aux mémoires présentés devront être annexés, s’il y a
lieu, les moyens de contrôle tels que préparations micros¬
copiques, photographiques, etc.
Adresser les mémoires, écrits en français, 18, rue de
Grenelle, Paris, au Secrétaire général de la Société de mé¬
decine et d’Hygiène tropicale, avant le avril 1912.
La population de l’Allemagne. ■ — • Les résultats du re¬
censement de la population de l’Allemagne au i™ dé¬
cembre commencent à parvenir à Berlin. Les chiffres
jusqu’à présent connus montrent un accroissement no¬
table. L’aùgmentation pour Bninswick et Lubeck est de
7 000 âmes ; pour Hanovre, de 27 000 ; pour Dresde, de
30 000 ; pour Nuremberg, de 38 000 ; pour Chemnitz,
de 41 000. Aux environs de Berlin, à Charlottenburg, on
voit la population augmenter de 60 000 âmes ; à Wil-
mersdorf, de 47 000 ; à Rixfdorf, de 58 000. On s’attend
à une augmentetion générale de plusieurs millions.
Syndicat des médecins de la Seine. — Caisse de respon¬
sabilité civile du syndicat des Médecins de la Seine. —
Tous les adhérents du syndicat des médecins de la Seine,
du fait même de leur adhésion et sans supplément de
cotisation, sont couverts financièrement par cette caisse
qui leur donne en outre le concours gracieux de .ses avo¬
cats et de son avoué.
Un fonds de garantie de 25 000 francs est déposé à la
Banque de Franco, et dès qu’un prélèvement y est opéré,
il est comblé par une taxe sur les dix-sept cents cotisations
qui alimentent le budget du Syndicat. Pour adhésion, il
suffit d’écrire au siège social, 28, rue Serpente.
Les maisons médicales. — On s’occupe dans les milieux
médicaux d’un projet de créer une « maison médicale »
pour chaque quartier de Paris. Pour M. Remliger
cette institution serait susceptible de recevoir tous
les malades auxquels le médecin praticien est appelé
à donner des soins à domicile. Elle serait essentiellement
médicale ; les médecins à la fois propriétaires, adminis¬
trateurs et médecins traitante retirent de l’établissement
tous les bénéfices ressortissant à ces divers titres. De
même que dans un certain nombre de grandes villes, deux
ou trois confrères s’associent sans difficultés pour diriger
une clinique, de même ils pourraient se réunir en plus
grand nombre pour fonder une « maison médicale ». Dans
les villes de moyenne importance, tous les médecins
pourraient s’unir dans ce but ; dans les grandes cités,
l’association pourrait se faire par q.'iartiers.
Telle est à grands traite la conception de ce projet qui
compte à Paris plusieurs propagandistes convaincus, en
particulier le D» L. Pamart.
Recensement de in population en Suisse. — Le dépouil¬
lement des opérations du recensement fédéral et décen¬
nal qui a eu lieu le 1" décembre dernier, en Suisse, est
maintenant tenniné et connu pour les grandes villes.
-Ainsi que le prouvent les chiffres comparatifs de 1900 et
de 1910, l’augmentation du nombre des habitante est
considérable. Voici les résultats :
Zurich compte 188 930 habitante en igio, contre
150,70.1 en 1900 ; Bâle, 131 539 contre 109 161 ; Genève,
125 523 contre 104 796 ; Berne, 85,097 contre 64 227
Lausanne, 64 142 contre 46.732 ; Lucerne, 38 721 contre
29 255 : Saint-Gall, 37 817 contre 33 116 {75 000 avec les
communes suburbaine.s) ; Hérisau, 15 527 contre 13 497;
Coire, 14 602 contre ii 592 ; Davos, ii 82g contre 8 08g ;
Soleure, ii 576 contre 10 025 ; Aarau, g 221 contre 7 831
Frauenfeld, 8 334 contre 7761; Baden, 8178 contre
G 050 ; Zoug, 8 092 contre 6 508. Le recen.sement a révélé
que 533 familles avaient quitté Lugano depuis le 1'“'' jan¬
vier de cette année. Ce fait doit être attribué au travail
qui manque dans cette ville où Ton ne bâtit presque plus,
à cause des impôts trop lourds, et où la vie est trop chère,
à cause des droits d’entrée.
Le budget de l’Assistance publique. — L’assistance
publique de Paris a un budget prévisionnel pour
1911, qui s’élève à 81 millions.
Le distingué rapporteur du budget de l'Assistance
publique, M. H. Rousselle, donne pour raison de l’aug¬
mentation toujours croissante des dépenses :
1“ Le développement des services hospitaliers ;
2” Les améliorations accordées au personnel ;
3“ Le coût plus élevé des denrées.
Biologica. — Sous ce titre paraît une nouvelle revue
mensuelle ou lievtie scientifique du médecin. Le
premier numéro, très bien édité (chez Poinat, ii,
rue Dupuytren) et illustré, comprend un article de
M. Le Dantkc sur La stabilité de la vie ; un autre, du
regretté D' Laloy qui avait jeté les premières bases
de cette publication. Enfin le D' S. Artault signe une
chronique à propos des protosynthèses organiques de
MM. Daniel Berthelot et Henri Gandechon.
La direction scientifique de Biologica est confiée à
MM. R. Blanchard, A. Calmette, Dastre, Delage,
A. Gautier, J. Grasset. Tous nos complimente.
Les croix du i" janvier. — Sont nommés dans Tordre
de la Légion d’honneur.
Au grade de commandeur. — M. le médecin inspecteur
Antony.
Au grade d’officier. — MM. les médecins principaux de
première classe Géraud, Hasler, Richard et Salle.
M. le médecin principal de deuxième classe Melnotte.
(Troupes coloniales) :
M. le médecin principal de première classe Mirabcl.
(Réserve et armée territoriale) :
M. le médecin principal de deuxième classe Yvert.
MM. les médecins-majors de deuxième clas.se Robert et
Charier.
Axi grade de chevalier. — MM. les médecins-majors de
première classe Althoffer, Boucabeille, Cliambaud, Che¬
vron, Faivre, Faure, Huot, Marie, Marotte, Martin, Ra-
mally et Saint-Paul.
MM. les médecins-majors de deuxième classe Duhaut,
Foley, Genod, Maugenot, Ray et Vigerie.
(Troupes coloniale.s) :
MM. les médecins-majors de première classe Burdin,
Lépinay et Poumayrac.
(Réserve et armée territoriale) :
MM. les médecins-majors de première classe de Burine,
Jacquelin et Létard.
MM. les médecins-majors de deuxième classe Bonnafé,
Crozes, Mercier et Segrestan.
MM. les médecins aides-majors de première classe Cec¬
caldi, Gros-Perrin, Pùuvert et Sauvage.
Officiers de l’instruction publique. — MM. les docteurs
Blind, Bourdin (de Paris), François (de Marseille), Pli-
que (de Meaux).
Officiers d’Académie. — MM. les docteurs Casse, Chevau-
dier, François (Raymond) , J onrnée (de Paris) , Nux (de Tou¬
louse), Ripert (de Fumay), Wize-Lauzun (de Marseille).
-- 193
- XXIV
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Hautefeuille, à Paris.
- XXV -
Faculté de médecine de Paris. —
M. Dejerine, professeur de patholo¬
gie interne, est nommé, à partir du
1“'' mars icjii, professeur de clinique
des maladies du système nerveux.
Facultés de Médecine. — Mont¬
pellier. — Il est créé à l’Université
de Montpellier un certificat d’études
pénales.
r' L’enseignement relatif à ce certi¬
ficat comprend : i° le droit pénal ;
2“ la procédure pénale ; 3“ la crimi¬
nologie et la science pénitentiaire ;
4“ la iisychiatrie et la médecine
légale. La durée de cet enseignement
est de deux semestres.
Cet enseignement est organisé
sous la direction du doyen de la
Faculté de droit, par les professeurs
des Facultés de droit et de méde¬
cine. En dehors des cours de droit
criminel faits à la Faculté de droit
et des cours de médecine légale et de
psychiatrie faits à la Faculté de méde¬
cine, il comporte trois conférences :
La première, faite pendant le se¬
mestre d’hiver, portera sur la pro¬
cédure pénale et le fonctionnement
de l’administration pénitentiaire,
avec des notions sur le patronage
des libérés, l’assistance et l’éduca¬
tion des enfants vicieux et morale¬
ment abandonnés.
La deuxième, faite pendant le
semestre d’été, aura i)our objet
l’étude avec pièces et examen de
dossiers, de la marche de l’instruction
et du procès pénal et du fonctionne¬
ment du régime ]>énitentiaire.
La troisième, sur la psychiatrie et
la médecine légale.
Des conférences pratkiues com¬
plémentaires peuvent être faites ]rar
des personnes n’appartenant pas à
l’Université et particulièrement par
des membres de la magistrature, du
barreau et de radministration.
Peuvent être admis à suivre ces
conférences ; i» les licenciés et doc¬
teurs en droit • 2» les bacheliers en
droit ; 3» les élèves pourvus du certi¬
ficat de cajiacité ; 4" les candidats
non munis des titres précités, mais
agréés par le doyen et immatriculés
à la Faculté de droit ; 5“ les étudiants
en médecine pourvus de seize ins¬
criptions.
Le certificat d’études pénales est
accordé après constatation de l’assi¬
duité au cours, conférences et exer¬
cices pratiques, et après examen de
l’aptitude du candidat. Cet examen
consiste en une épreuve orale com¬
prenant quatre interrogations :
La première, sur le droit pénal
général et les principales infrac¬
tions ; la deuxième sur la procédure
liénale théorique et pratique ; la
troisième, sur la science et l’admi¬
nistration pénitentiaires ; là qua¬
trième, sur la psychiatrie et la méde¬
cine légale.
Montpellier. — M. le Dr Jeanbrau,
agrégé libre, est chargé (sans limite
de temps) d’un cours clinique des
maladies des voies urinaires à la
Faculté de médecine.
1 oulouse. — M. Dambrin, agi
chargé d’un cours de méde......
opératoire, est nommé, pour l’année
scolaire, chef des travaux de méde-
cme opératoire.
LA VIE MÉDICALE
Un congé, jusqu’au 30 avril 1911,
est aècordé, sur sa demande et pour
raisons de santé, à M. Caubet,
professeur de clinique médicale.
M. Baylac, agrégé, est chargé,
jusqu’au 31 avril 1911 (durée 'du
congé accordé à M. Cauliet), d’un
cours de clinique médicale.
Lille. — M. Swynghedauw est
nommé chef de clinique chirurgicale
infantile.
Écoles de Médecine. — Reims. —
Un concours s’ouvrira le 4 juillet
igii pour l’emploi de chef des tra¬
vaux de physiologie.
M. Louis Langlet est nommé chef
de clinique chirurgicale.
Rouen. — M. le docteur Mon-
peurt est nommé chef du labora¬
toire de clinique médicale.
Poitiers. — M. Guitteau, chargé
des fonctions de chef des travaux
de physique et de chimie, est chargé,
en outre, du service de la supijléance
des cours de physique et chimie
pendant. l’année scolaire.
Maison nationale de santé de
Saint-Maurice. — Telle est, par
décret officiel, la nouvelle dénomi¬
nation de l’ancienne Maison natio¬
nale de Charenton. Ce dernier titre
sonnait mal, paraît-il, comme autre¬
fois la rue Bréda devenue aujour¬
d’hui la rue Henri-Monier. Les mots
changent, les choses restent.
Société médicaie des hôpitaux. ' —
Constitution du Bureau pour igii :
Président : M. Gilbert Ballet.
Vice-Président : M. Brault.
Secrétaire général : M. Siredey.
Trésorier : M. Hudelo.
Secrétaires des séances : MM. Lere-
boullet et Hallé.
Val-de-Qrâce. — M. Rouget, méde¬
cin-major de première classe à la
direction du service de santé au
ministère de la guerre, est nommé
professeur d’hygiène à l’école d’ap¬
plication du Val-de-Grâce.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE l’internat. — Séance du
4 janvier. — Anatomie de l’articu¬
lation temporo-maxillaire. Signes ,
évolution, diagnostic différentiel du
phlegmon périnéphrétique. —
MM. Rouffignac, 13 ; Prigent, 14 ;
Costantini, 12 ; Salés, ii ; Cambou-
lives, 12 ; Percepied, 14 ; Paraf,
15; Cleisz, Il ; Théry (L.), 18;
Brouet, 13.
Séance du 6 janvier. — Question
donnée : « Anatomie du lobe frontal
du cerveau (sans la structure). Signes
et évolution de la pneumonie lobaire
aiguë franche. »
MM. Réchad, 9 ; Bonnet (Flavien),
14 ; Mercier. 10; Mossé, 17 ; Moriez,
13; Girard, 18; Avezon, 14; An¬
toine, 12; Monod (André), 13.
Séance du 0 janvier. — Question
donnée : « Anatomie de la veine
jugulaire intenie (sans développe¬
ment!. Signes et diagnostic diffé¬
rentiel de la colique hépatique. »
MM. Rudelle, 15 ; Weber (André),
15; Durand (Gustave), 17; Barat,
13; Morisson-Lacombe, 14; Dupra-
deau, 14; Moreau, 13; Legrain, 15;
Besançon, 1 1 ; Mlle Monbiot, 12.
médaillé d’or. —
Médecine. — Le jury est composé
de MM. Loeper, Hallé, Aviragnet,
Chantemesse et Wurtz.
Candidats : MM. Laroche, Vau-
cher. Touraine Barré, Braun, Weil,
Brin, Jumentié, Jacob, , Paillard,
Lagane et Stevenin.
Chirurgie et accouchements. — Le
mry est composé de IMM. Monod,
.\uvray, Campenon, Maiiclaire et
Pinard.
Candidats : MM. Pascalis, Mock,
Berger, Metzger, Toupet, Cadeiiet,
Barbet, Houdard, Basset et Cruet.
Hôpital Boucicaut. — Le Conseil
Municipal de Paris, vient d’accorder
un crédit de 5.000 francs, pour ins¬
taller à l’hôpital Boucicaut, dans
le service de M. Letulle, un matériel
destiné au traitement de la tuber¬
culose.
Hôpital Saint-Joseph — M. le
docteur A. Hugiiier est nommé chi¬
rurgien chef de service.
M. le docteur Rigollot-Simonnot
est nommé chirurgien adjoint.
Hôpitaux de province. — Lyon.
— Après concours, M. le docteur
Essart a été nommé médecin titu¬
laire à l’hôpital de Villeurbanne.
Toulouse. — ■ Le Dr Baudet est
nommé chirurgien des hôiiitaiix.
Le Dr Sorel est nommé méiiecin
des hôjiitaux.
Sont nommés internes titulaires :
MM. Rigaiid, Jauréguiberry, Baron,
Lefebvre, Soula, Roquette ; internes
provisoires : MM. Bousquet, Baraii-
don, Amigues, Laborie, Dupiiy,
Fabre.
Société de Chirurgie. — M. Jala-
guier a été élu président, M. Bazy,
vice-président, M. I'otherat, l'r se¬
crétaire, M. .4LiiARRAN, 2“ secrétaire,
M. Launay, trésorier, M. Broca',
archiviste.
Nécrologie. — Dr George Bull,
médecin oculiste de l’Hôpital Hert-
ford British et de riiôpital américain
de Neuilly. — D' Ch. Thévénin, de
Ceffouds (Haute-Marne), ancien in¬
terne des hôpitaux de Paris. — Dr
L.-G. Simon, ancien interne des hôpi¬
taux, chef du laboratoire central à
l’hôpital Bretonneau .
Dr Alban de Lagarde, ancien
professeur à. l’Ecole de médecine de
Poitiers, chevalier de la Légion
d’Honneur.
Mariages. -- Le 20 novembre, a
été célébré à Orléans le mariage du
Dr Louis Marre, ancien interne des
hôpitaux de Paris avec Mlle Thérèse
Cœur, fille du chirurgien de l’Hô-
tel-Dieii d’Orléans. — Le 6 janvier
a été célébré le mariage de M. Henri
Milon avec Mlle Jeanne Capitan,
fille de M. le Dr Capitan, professeur
au Collège de France, membre de
l’.\cadémie de Médecine. — Le
10 janvier a été célébré le ma¬
riage de M. André Latarjet, profes¬
seur agrégé à la Faculté de médecine
de Lyon, avec Mlle Suzanne Linos-
sier, fille de M. Linossier, professeur
agrégé à la Faculté de medecine de
Lyon.
— 195 —
- XXVI -
SOMMAIRE du N“ 5
Pinard . — Les Médications dans la Puériculture . gS
F. Legueu . — La Vessie dans la Tuberculose rénale . loo
R. Cruchet . — Zona infantile par contagion . 102
M. Segard . — Une colonie d’aliénés en Argentine . 104
Actualités . — Les fractures de la tête du radius. — influence des rayons de Rœntgen sur le
métabolisme du fer. — Le tabac pour la prophylaxie de la bouche . 106
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine.
— Société de thérapeutique. — Société de pédiatrie. — Société anatomique.
— Société de chirurgie . 108
La vie médicale a l’étranger. — Société médicale de Berlin . ii3
Pratique médicale . — Sérums antidysentériques et sérums antivenimeux, par le D’’ Henri Gillet. ... 1 13
— La Hernie, accident du travail, par le D' Paul Cornet . 114
Libres propos . Hl
Choses du jour : Le secret du cercueil de l’Empereur . III
La Médecine au théâtre : L’assassinat légal . . V et VII
Art et Medecine : Les hôpitaux ; grande salle de l’ancien Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean d’Angers (xii“ siècle). IX
Silhouette médicale : L’étudiante . IX
Curiosités : Comment les japonais arrachent les dents . . IX
Chronique des livres ; Sémiologie nerveuse (Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique Gilbert et
Thoinot); Kurzes Lehrbuch der Gynækologie, par Otto Kustner; Consultations médicales. Maladies de
l’appareil digestif et de l’appareil respiratoire, par H. Huchard . XI
^intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique. Quelle affection semble la plus probable pour la femme
Les règlements et les lois intéressant le médecin : Réglement pour les automobilistes . XIII
Art et Médecine : Cartes du bal de l’Internat, igto . XVII
Diététique : Potages maigres . XIX
Formules thérapeutiques . XIX
La médecine au palais-. L’Institut Mann. — A propos du legs d’un cadavre . . . XIX
Connaissances pratiques : Fabrication ménagère du vinaigre . XXI
Nouvelles . XXI
Livres reçus au bureau du journal . X.KIV
La Vie médicale . . . XXIIl et XXV
Coitrs . • . xXVH
sommaire du N“ 6
Numéro entièrement consacré à la TUBERCULOSE
L. Rénon . .
André Mesureur .
F. Bezançon et De Sehi
. — La tuberculose en igio .
. — Le traitement de la tuberculose pulmonaire par les sérums .
. — Un nouveau dispensaire et une nouvelle organisation contre la tuberculose.
NNEs. — Les poussées évolutives de la tuberculose pulmonaire . . .
. — La cure solaire de la tuberculose chirurgicale . .
. — Exercices de gymnastique respiratoire chez les prétuberculeux .
. — Société médicale des hôpitaux. — Académie de médecine. — Société de
Libres propos : Les Palmes Académiques, par G. Linossier .
Choses du jour : La folie de Charles VI .
Chronique sportive : Les sports d’hiver, par le D' P. "Tenroc .
Les grands médecins : Laennec .
Chronique des Livres : Die Klinik der Tuberculose. — Hygiène de la peau et du cuir chevelu .
Nouvelles : Lutte contre la tuberculose en Irlande. Hygiène de l’habitation . .
Curiosités : La maladie de Pascal .
L’intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique .
Art et médecine : Les bienfaits de la vaccine, par Daumier .
Diététique : Régime de récalcification. — Recettes de bouillons et potages pour enfants tuberculeux..
Formules thérapeutiques : Formules de récalcitication . . .
Indications pratiques pour le placement des tuberculeux... . .
La vie médicale .
Thérapeutique pratique : Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux .
Connaissances pratiques : Conservation des œufs. — Pour émailler sa bicyclette .
- XXVII —
Clinique médicale de l’Hôtel-
Dieu. — Professeur Gilbert. —
Samedi 14 janvier à 10 h. 1/2. Leçon
clinique sur le néphrite chronique
syphilitique. Samedi 14 janvier à
10 h. I /2. Leçon clinique sur le trai¬
tement des néphrites chroniques. —
Les Mercredis à 10 h. 1/2, présen¬
tation de malades. Rédaction et cor¬
rection d’ordonnances.
Cours libres. — Sont autorisés
pour le i‘‘f semestre de l'année
scolaire, les cours libres suivants :
M. Dupuy de Frenelle. Le traite¬
ment des fractures. Ce cours aura
lieu les mardis et jeudis à 4 heures,
à l'amphithéâtre Cruveilhier à partir
du 17 janvier 1911.
M. Kœnig. Les voies optiques ;
anatomie topographique et patho¬
logie. Ce cours a lieu les mardis à
5 heures à partir du 10 janvier 1911.
Hôpital Trousseau. — Associa¬
tion d’enseignement médical des hôpi¬
taux de Paris. — D'' Savariaud, tous
les samedis, à dix heures et demie.
I. — Les appareils plâtrés en
ortliopédie.
II. — Traitement du pied bot
congénital.
III. — • Traitement de la paralysie
infantile du membre inférieur.
IV. — Traitement de la hernie
infantile.
COURS
V. — Traitement de l'appendi¬
cite aiguë.
VI, — La ténotomie sous-cutanée.
Le torticolis.
VU. — Traitement de l'ostéomyé¬
lite.
VIII. — Traitementdu mal de Pott.
IX. — Traitement de la coxalgie.
X. — Traitement de la luxation
congénitaVî de la hanche.
Le D' Bergé commencera à la
lin de janvier un cours de thé¬
rapeutique médicale pratique.
Hôpital Saint-Antoine. — Sous
la direction de M. le Dr Mosny,
médecin de l'hôpital Saint-Antoine,
M. Saint-Girons, interne du service,
commencera le mardi 24 janvier 1911
un cours pratique d'auscultation et
de diagnostic des maladies des or¬
ganes respiratoires. Ce cours aura
lieu à trois heures trois fois par
semaine, les mardi, jeudi et samedi.
Première leçon. — Inspection du
thorax. Déformations thoraciques
consécutives aux épanchements pleu-
Deuxiime leçon. — Palpation :
vibrations thoraciques normales,
leurs variations physiologiques ;
leurs modifications pathologiques.
Troisième leçon. — Percussion du
thorax normal ; classification des
sons de percussion.
Quatrième leçon. — Application de
la percussion au diagnostic des
affections pulmonaires, des épanche¬
ments pleuraux liquides, gazeux,
mixtes et des lésions simultanées du
poumon et de la plèvre.
Cinquième leçon. — Auscultation
Sixième leçon. — Souffles et râles.
Septième leçon. — Auscultation
de la voix et de la toux.
Huitième leçon. — Bruits pleu-
Ncuvième leçon. — Ponctions pleu¬
rales, exploratrices et thoracentèse.
Dixième leçon. — Diagnostic de la
tuberculose au début : tuberculine
(inoculation sous-cutanée ; intra-
dermo, cuti, oculo-réaction).
Onzième leçon. — Diagnostic de
la tuberculose pulmonaire chro¬
nique et des formes aiguës.
Hôtel-Dieu (service du D>- Caus-
sade). — ^LeD'G.LEVENfera une con¬
sultation-leçon sur les maladies de
l’appareil digestif (diagnostic, thé¬
rapeutique et examens radiosco¬
piques), tous les vendredis, â
9 h. 1/2, salle Saint-Augustin.
ACTES DE LA FACULTÉ
DU 16 AU 21
Examens de Doctorat.
Lundi 16 janvier, à une heure. — 5® (chirurgie, i'® par¬
tie), Hôtel-Dieu (i'® série) : MM. Kirmissou, Aug. Broca
et Pierre Duval ; — (2“ sérje) : AIM. Reclus, Proust et
Ombrédanne ; — M. A. Léri, suppléant.
Mardi 17 janvier, à une heure. — 5® (2® partie), Hôtel-
Dieu (i®® série) : MM. Gilbert, Carnot et Roussy ; —
(2® série) : MM. Gilbert Ballet, Claude et Rathery ; —
M. Lecône, suppléant.
Mercredi 18 janvier, à une heure. — Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique, épreuve pratique : MM, Kirmisson,
Proust et Grégoire.
2® (i®® série) : MM. Gautier, Macaigne et Jean Camus ;
~ (2® série) : MM. Gariel, Gley et Mulon. 3® (oral,
i®» partie, i®® série) : MM. Reclus, Branca et Guéniot ;
— (2® série) ; MM. Nicolas, Hartmann et Lequeux ; —
M. Lœper, suppléant.
Jeudi ig janvier, à une heure. — Médecine opératoire.
Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Pozzi, Lccène et
Rouvière.
2® : MM. Prenant, Langlois et André Broca. 3® (oral,
i®® partie, i®® série) : MM. de Lapersonne, Morestin ét
Brindeau ; — (2® série) : MM. Ribemont-Dessaignes,
Thiéry et Terrien ; — (3® série) : MM. Rémy, De-
melin et A. Schwartz ; — 3® (2® partie) : MM. Achard,
Brumpt et Rathery. 4® : MM. Chanteinesse, Richaud et
Balthazard ; — M. Maillard, suppléant.
Vendredi 20 janvier, à une heure. — 5" (obstétrique,
1'® jiartie). Clinique Baudelocque : MM. Pinard, Couve-
laire et Lequeux ; — M. Guillain, suppléant.
DE MÉDECINE DE PARIS
JANVIER igll.
Samedi 21 janvier, à une heure. — 5® (obstétrique,
I®® partie). Clinique Tarnier : MM. Bar, Brindeau et
Jeannin ; — M. Nicloux, suppléant.
THÈSES
Mercredi 18 janvier, à une heure. — M. CLâDE. Contri¬
bution à la prophylaxie de la fièvre jaune. (MM. Blan-
cha,rd, président; Dejerine, Roger et Léon Bernard). —
M. Schaeffer. Le ramollissement cérébral. Etude ana¬
tomo-pathologique et expérimentale. (MM. Dejerine,
irésident; Blancliard, Roger et Léon Bernard). —
VI. PosEN. Essais d'alimentatoin à l'aide des produits
abiurétiques fournis par l’hydrolyse de la viande.
(MM. Roger, président ; Blanchard, Dejerine et Léon
Bernard). — M. Douville. De quelques signes d'arté-
rite chez les artério-scléreux. (MM. Roger, président ;
Blanchard, Dejerine et Léon Bernard). — M. Brucker.
Contribution à l’étude des luxations doubles de la rotule.
(MM. Segond, président ; Delbet, Pierre Duval et Ombré¬
danne). — M. Bernard. De l'amputation primitive dans
les grands écra^ments du membre inférieur. (MM. Del¬
bet, président; Segond, Pierre Duval et Ombrédanne).
Jeudi 19 janvier, à une heure. — M, Branchu. Physique
et moral dans quelques maladies. (MM. Gilbert, prési-
ilent ; Bar, Pierre Marie et Jeannin). — M. Corpechot.
Grossesse et cardioiiathies. (MM. Bar, président ; Gilbert,
Pierre Marie et Jeannin). -- M. Chenot. Contribution
à l’étude des épithéliomas primitifs de l’ovaire (Anato¬
mie pathologique et histogenèse) . (MM. Pierre Marie, prési¬
dent ; Gilbert, Bar et Jeannin).
— 197 —
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Éditeurs, 19, me Hautefeuille, à Paris
NOUVEAU
TRAITÉ de CHIRURGIE
Publié en fascicules sous la direction de
A. LE DENTU
PROI-ESSKUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
MEMBRE DE l’ACADÉMIE DE MÉDECINE
ET
Pierre DELBET
PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
CIIIRURCIEN DE L'HOPITAL DE LA CHARITÉ
Avec la cuUaburalivn de MM.
Albappan, Auvpay, Cahlep, Cunéo, Faupe, P. Duval, Legueu, Mauclalpe, Mopestin,
Ombpédanne, Sebileau, Castex,
Professeurs et agrégés à la Faculté de Médecine de Paris.
Appou, Bpodlep, Chevassu, Dujapiep, Fpadet, Gulnapd, Labey, Launay,
Lubet-Bapbon, MIchon, Mouchât, Schwaptz, Soullgoux, Tepson, Veau,
Chirurgiens des Hôpitaux et Anciens Chefs de clinique à la Faculté de Médecine de Paris.
Bépapd, Chavannaz, Gangolphe, Guyot, Jaboulay, Patel,
Professeurs et agrégés aux Facultés de Médecine de Lyon et Bordeaux.
1 . Grands processus morbides (traumatismes, infections, etc.) (Pierre Delbet, Chevassu, Schwartz,
Veau) (588 pages, 53 figures) . 10 »
2. (Pierre Delbet).
3 . Malades chirurgicales de la peau (J.-L. Faure) (144 pages, 8 ligures) . 3 »
4. Fraclitm (Tanton).
5 . Maladies des Os (P. Mauclaire) pages, 161 figures) . 6 »
6. Lésions traumatiques des Articxdafions (plaies, entorses, luxations) (Cahier) (332 p., 136 fig.) _ 6 »
7 . Maladies des Articulations (lésions inflammatoires, ankylosés et néoplasmes) (P. Mauclaire) ;
(Troubles trophiques et corps étrangers (Duj armer) (288 p., 88 figures) . 6 »
8. Arthrites tuberculeuses (Gangolphe) (235 pages, 76 figures) . 5 »
9. Maladies des muscles, Tendons, Tissus péritendineux, Bourses séreuses (Ombréoanne) (198 pages,
45 figures) . 4 »
10. Ma/adfes rffc’sJVer/s (CuNÉo) (174 pages, 50 figures) . 4 »
1 1 . Maladies des Artères (Pierre Delbet).
12. Maladies des Veines [Lkvaiw). MalaaiesdesLymphatiques {\ivLOUiE,u) . 5 »
13 . Maladies du Crâne et de l'Encéphale (Auvray) (510 pages, 121 figures) . lo »
14 . Maladies du Hachis et de la Moelle (Auvray).
15. Maladies chirurgicales de la Face (Le Dentü, Morestin). Névralgies faciales (P. Delbet).
16. Maladies des Màc/ioîVes (Ombrédanne) (198 pages, 102 figures) . 5 »
17. Maladies de l’Œil (A. Terson) (400 pages, 142 figures) . 8 »
18. Oio-J?/iMio-La>'j'Hgo/ogie (Castex et Lubet-Barbon) (601 pages, 215 figures) . 12 »
19. Maladies de la Bouche, du Pharynx et des Glandes salivaires (Morestin). Maladies de l'Œsophage
(Gangolphe).
20. Ma/adics d« Cor/>s i/ijToide. Goiifes (Bürard) (407 pages, 1 12 figures) . 8 »
21 . Maladies du Cou (Arrou et Fredet).
22 . Maladies de la Poitrine (Souligoux).
23. Maladies de la Mamelle (Chavannaz).
24 . Maladies de VA bdomen (A. Guinard) (582 pages, 1 15 figures) . 12 »
25 . Hernies (Jaboulay et Patel) (426 pages, 128 figures) . 8 »
26. Maladies du Mésentère, du Pancréas et de la Rate (Chavannaz et Guyot).
27 . Maladies du Foie et des Voies biliaires (J.-L. Faure et I.abey) (308 pages, 39 figures) . 6 »
28. Maladies de l'Anus et du Rectum (Pierre Delbet).
29. Maladies du Rein et de l'Uretère (Albarran).
30. Maladies de la Vessie (F. Legueu).
31 . Maladies de l'Urètre, de la Prostate et du Pénis (Albarran et Legueu).
32. Maladies des Bourses et du Testicule (P. Sébileau).
33. Maladies des Membres (P. Mauclaire).
CHAQUE FASCICULE 8E VEND SEPARélMENT
Chaque fascicule se vend également carton^ avec une augmentation de 1 Ir. 60 par fascicule.
SOMMAIRE
J. Jo.MiER ET Delion.. . — L’ictère catarrhal, étude clinique et pathogénique (Revue générale) .
A.-B. Marfan . — Traitementdurachitisme, alimentation, hygiène, thalassothérapie et crénothérapie.
A. Schwartz . — Diagnostic des lésions traumatiques de l’épaule .
Actualités médicales. — A propos du diabète. — Bacilles diphtériques et pseudo-diphtériques. — Accidents
Sociétés savantes.... — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des Sciences.
Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société de thérapeutique...
La vie médicale a l’étranger .
Pratique médicale.... — Georges Foy. Traitement de certaines manifestations de l’hypertension artérielle.
Libres propos : La responsabilité du médecin, par G. Linossier .
Choses du Jour : Le recensement de la France .
Chronique scientifique : La cause probable des inondations de 1910, par Georges Guadet . V à
Les cérémonies médicales : Lloge du D‘' hehzet a la séance annuelle de la Société de chirurgie, par le Dr Ko-
Nécrologie : Le médecin-inspecteur Ilocquar
Les grands médecins : Récamier .
Silhouettes médicales : Le médecin mondain.
Curiosités .
Art et Médecine-. Les étudiants de Pans, ps
Diététique: Préparations au lait .
Formules thérapeutiques : Dvspepsies hvperi
La Médecine au Palais : Responsabilité med
Chronique des Livres : Medizinische termin
par le D‘' Hartmann .
Nouvelles . . .
La Vie médicale .
Cours et Conférences. — Actes de la h acuité
perstheniques .
nedicale. — Médecin cont
minologie par le !)'• Wai.
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du ler de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/«r Z)ece??2èreaM 5o A^omnôre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sz pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Février _ — Physiothérapie ; — physiodiagnostic. féctieuses.
Mars . — Dermatologie;— syphilis;— maladies véné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx; — des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre _ — Maladies nerveuses et mentales ; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué-
Juln . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
PRIMES DE PARIS MÉDICAL
Paf suite de nouveaux accords, des primes remboursant 5 fois le montant
de l’abonnement seront encore données à tous les abonnés pendant
le mois de Janvier.
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PRIMES DE PARIS MEDICAL
Les abonnés d'une année seront remboursés par des primes représentant S fois
le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l'ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
1“ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
B[.acquk, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C">, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
JI. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical jusqu'à fin janvier
{Chaque abonné a droit à une seule de ces treit^e primes) :
1 0 Règles plates en glace de Saint-Qobaln verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2° Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer), à Carentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4» Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5» Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Appareils Talisman, pour injections vaginales, oflerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles.
7“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre / fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8° Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sm-Orge. Joindre I fr. pour l’emballage et le port.
P» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1 » Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Coqit et C'«,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
13° Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la C» de Poucues St-LÉcsR.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
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LIBRES
LA RESPONSABILITÉ DU MÉDECIN
Nous sommes loin du temps où, d’après Molière,
le diplôme de docteur conférait à l’impétrant le droit
imjirescriptible : medicandi, purgandi, saignandi,
perçandi, taillandi, coitpandi, et occidendi impune
per totam terrain.
Il n’est pas de semaine où les journaux politiques
ne nous signalent des poursuites intentées contre des
médecins, coupables d’avoir échoué dans leurs tenta¬
tives thérapeutiques. Il y a peu de jours nous signa¬
lions ici même la condamnation du D>‘ Bazy, d’autant
moins compréhensible que sa malade avait été sauvée
par l’opération et était parfaitement guérie, quand
elle s’est avisée de réclamer une indemnité. Aujour¬
d’hui on nous annonce que le professeur Lagrange,
de Bordeaux, est poursuivi en cent cinquante mille
francs de dommages intérêts, pour n’avoir pas
utilisé, dans un cas de glaucome, les méthodes de
traitement classiques, et avoir cherché à obtenir
un résultat meilleur par une opération nouvelle.
Ce qui donne à cette poursuite un caractère par¬
ticulièrement original, c’est que le plaignant est un
confrère, et que le Dr Lagrange n’avait demandé
à son patient, pour toute rémunération de ses peines
et de son dévouement, qu’un peu de reconnaissance !
Que fera le tribunal ? J’espère qu’il rendra la seule
sentence que puissent dicter en l’occurrence l’équité
et le bon sens, et que le Dr Lagrange ne paiera pas
150.000 francs le service qu’il a rendu ; mais la jus¬
tice est femme, donc capricieuse, et l’expérience du
passé nous apprend, qu’eût'-il mille fois raison, un
plaideur n’est jamais sûr de gagner un ])rocès.
Le public lit avec une maligne satisfaction le récit
de tels incidents ; il est persuadé que le sentiment
d’une responsabilité matérielle lui vaudra de la
part de son médecin des soins plus attentifs : c’est
une grosse erreur.
Il n’y a qu’une responsabilité qui puisse inspirer
utilement un médecin au chevet de son client, c’est
la responsabilité vis-à-vis de sa conscience. Toutes
autres ne peuvent que le détourner de son devoir
strict, et nuire par conséquent au malade. Les
exemples en abondent :
Si les cordonniers sont, dit-on, les plus mal chaus¬
sés, nul parmi nous ne met en doute que les médecins
ne soient, quand la maladie les frappe, les plus mal
soignés. Pourquoi? parce que l'ami auquel ils se
PROPOS
confient sent ses moindres actes contrôlés par la
foule des autres amis du patient ; ce contrôle lui
crée une responsabilité devant l’opipion ; il n’est plus
préoccupé exclusivement d’agir au mieux des inté¬
rêts de son malade; il songe aux commentaires que
provoquera chacune de ses prescriptions ; il est dé¬
sireux d’être soutenu dans son œuvre par l’approba¬
tion générale. Partagé entre ces préoccupations di¬
verses, il hésite au lieu d’agir, et le malade en pâtit.
Les souverains, les hommes célèbres partagent
avec nous, et pour les mêmes raisons, le fâcheux
privilège d’être plus mal conseillés qu’un loqueteux
sur son lit d’hôpital. 11 faut en effet à un médecin
un courage rare, un désintéressement absolu, pour
risquer sur un grand personnage une intervention
héroïque, mais incertaine et dangereuse, quand il
sait d’avance qu’en cas d’échec, l’opinion publique
attribuera sûrement la mort à cette intervention,
et qu’il peut compromettre en un instant une noto¬
riété péniblement acquise par des années de labeur.
La possibilité d’une responsabilité judiciaire ne
retiendra pas moins le médecin ou le chirurgien
auprès d’un malade ordinaire. Un procès perdu
pour « faute lourde » c’est la ruine morale et
matérielle, et on peut justement trembler, quand on
songe que seront appelés à juger, s’il y a faute, des
magistrats incompétents 1 Môme uh procès gagné
laisse après lui une suspicion fâcheuse. Certes, je ne
veux pas réclamer pour le droit au meurtre ; je com¬
prends très bien que la loi les rende responsables,
en cas de faute vraiment lourde, négligence, ou
ignorance inexcusable ; mais, si l’habitude se répand
d’appeler en justice le médecin qui a échoué dans
une tentative thérapeutique loyalement conçue,
attentivement appliquée, sous prétexte que cette
tentative n’est pas conforme aux traditions médi¬
cales en usage, on arrivera à paralyser toute initia¬
tive, tout progrès. Les malades seront exposés alors
à un réel danger ; c’est que le médecin, effrayé des
responsabilités encourues en cas d’échec, s’il prend
conseil de ses seules science et conscience, n’arrive
à adopter la règle de conduite que prescrit le célèbre
serment d’Argan :
De non jamais se servire
De reniediis aucunis
Quam de ceux seulement doctæ F.acultatis
Maladus dût-il crevîire
Et mori de suo malo. G. Linossier.
CHOSES DU JOUR
LE RECENSEMENT DE LA FRANCE
_ On vient seulement de connaître dans ses débiils les
résultats du recensement de la population française
pour 1906. Les personnes exerçant une profe.ssion et
représentant la population active sont au nombre de
20,720,879, se décomposant ainsi :
Pêche, agriculture, masculin féminin total
, *™èts . 5.525.0.(2 3. 330. on 8.855.053
Industrie . 4.706.471 2.518.402 7.224.873 1
Commerce . . 1.289.456 779.164 2.068.620'
Professions libérales
et services publics . . 1.332.940 293.100 1.626.040
Domestiques . i73-5.‘)8 77'2-73.‘> 946.293
Total . . 13.027.467 7.693.412 20.720.879 ;
On peut déjà déduire du tableau ci-de.ssus que les lent- \
nies représentent plus du tiers de la population active. i
On observe que, dans toutes les grandes catégo- i
ries professionnelles, le nombre des femmes employées ^
est — actuellement — inférieur à celui des hommes, sauf
en ce qui concerne les domestiques.
On constate encore qu’en i8û6, la population active
ne repré.sentait que 40 p. 100 de la population totale,
au lieu de 49 p. 100 en 1896, et de 53 p. 100 en 1906. Si
ces statistiques sont bien exactes, il en résulterait que le
nombre des « travailleurs » se serait, proportionnellement
à la population, accru de façon considérable.
En quarante ans, le nombre des hommes travaillant a
augmenté de deux millions et demi ; celui des femmes
travaillant a augmenté beaucoup plus (3 000 000),
FliOIKSSSIONS EXEKCÉES FAR DES FEMMES l8Û6 I906
Pêcha, agriculture, forets .
Industrie . . . . .
Cominercc .
Prbfëssionsliberal'.set services (lublic
Domesliques .
Total .
1.874.915 3.330.011
I. 304.254 2.518.402
241.680 779.164
164.572 293.100
1.047. 176 772-735
4.642.617 7.693.412
— 201 —
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CÉLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
d’atmosphc
i cheminées
LA CAUSE PROBABLE DES INONDATIONS
DE 1910
:haufïéej et
:endantes d’
Par Georges Guadet.
A quoi sont dues les chutes anormales de pluie qui
nous ont affligés, particulièrement en France, d'inonda¬
tions si désastreuses ?
Nulle question n’a reçu du public plus de réponses
fantaisistes ; l'un dit : « C'est de la faute à la lune » ;
l’autre : « C’est de la faute à la comète » ; chacun affirme.
iplement, la formation des nuage
ensation de la vapeur mélangée
de l’hémisphère boréal
et se montre d’autant plus catégorique qu’il possède,
au fond, moins de conviction.
Si arbitraires que soient ces réponses, elles recouvrent
pourtant un fonds de vérité, à savoir que la cause des
grandes perturbations météorologiques est extra¬
terrestre. On apprend partout que le soleil crée les sai¬
sons, que la lune gouverne les marées océaniques et
même atmosphériques. Quand on est un pou plus savant,
on sait encore que la rotation de notre planète, combinée
avec réchauiïement des zones les plus directement éclai¬
rées, détermine les courants marins chauds et froids de
la surface et du fond, ainsi que les courants analogues
de l’atmo.sphère, et aussi les grands mouvements verti¬
caux qui, sous le nom d’aires cycloniques ou cheminées
liné, le vent de la pluie i
i^ent des régions chaudes
Mais pourquoi le phénomène plu
irrégulier d’une année à l’autre? et,
cher une raison astronomique, comme
en présence des contradictions app.i
par exemple, qu’en l’année 1910, si mouillée
occidentale, les États-Unis ont souffert d’une
désastreuse et exceptionnelle, tandis que la
l’Inde étaient inondées au printemps et en (
que la France l’était en hiver? Il y a là des c
>t-il tellemc
doit en clr
- VI ~
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {S^iite)
qui surjîrennent d’abord et déroutent l’esprit en quête froide, parce que les courants qui nous balaient alors
d’explication. trouvent au-dessus de notre sol une chute de tempéra tùre
Pourtant, à la réflexion, ces différences doivent appa- sensible,
raître bien naturelles, et même nécessaires, puisque ce En Chine, dans l’Inde, les vents d’hiver soufflent du
qui serait vraiment incompréhensible, ce serait qu’il nord ; ils sont continentaux, froids et secs ; au contraire,
])lût partout à la fois. Le soleil a tous les ans, à très peu les vents d’été .sont marins et chauds, donc très ])lu-
de chose près, le même rayonnement calorifique, donc la vieux.
même puissance d'aspiration au-dessus des océans. Par Enfin, aux États-Unis, ou plus précisément dans là
suite, si, une année, il pleut davantage dans une région, région très peuplée et cultivée de la grande confédération
il doit moins pleuvoir ailleurs : la com])ensation est né- américaine, les vents sont toujours continentaux, avec
cessaire, et le déluge universel reste du domaine de l’ima- cette différence qu’en hiver ils soufflent du Canada, et
giuation. en été flu Mexique. Ce sont les vents d’été qui arrosent
^ ^ cette zone, parce que, chargés de vapeur sur le golfe du
Mexique ou même sur le Pacifique, ils donnent peu de
Mais pourquoi, encore une fois, ces différences de ré- condensation au-dessus des premières terres très chaudes
gime d’une année à l’autre, ou plutôt d’une période de qu’ils rencontrent, mais produisent au contraire plus au
plusieurs années à une autre? Un rapide examen de la nord des pluies capables d’alimenter le bassin du Missi.s-
( arte des vents va nous mettre sur le chemin de la solu- sipi et celui des gr.rnds lacs.
Tableau montrant (lu’ai)rès les grandes périodes d’activité solaire, nous enregistrons des périodes humides, une
recru de.scence de pluie, des crues [ihis abondantes et un niveau plus élevé des grands lacs européens.
tion. Ouvrons un atlas quelconque ; ils donnent tous,
maintenant, un schéma des courants atmosphériques
dominants au moins en deux saisons, par exemi>le aux
mois de janvier et de juillet.
Pour chaque hémisphère, on remanjue cpie les grands
mouvements anticycloniques d’air froid et de pression
élevée occupent les continents en hiver, les océans en été,
c’est-à-dire dans chaque saison les régions les moins
chaudes ; les cyclones pré.sentent la disposition inverse
On observe en outre que la descente des couches froides
de l’anticyclone s’opère en un vaste tourbillonnement
cpii prend le sens du mouvement des aiguilles d’une
montre dans l’hémisphère boréal, le sens contraire dans
l’hémisjfiière. austral ; la montée de l’air chaud des cy¬
clones s’accompagne d’une giration inverse. Tous les
régimes locaux dérivent de ces quelques lois.
On voit, en particulier, qu’en France les vents domi¬
nants sont toujours des vents marins ; gouvernés tour à
tour par l’anticyclone de la Sibérie, puis par celui des
Açores, ils soufflent du sud-ouest en hiver, du nord-ouest
en été : c’est pour cela que nous avons de la pluie dans
toutes les saisons, mais plus p.irticulièreniont dans la
Et alor.s, voici qu’apparaît le lien qui unit tous les
phénomènes enregistrés cette année : les pluies issues de
vents marins ont été bien plus abondantes que de cou¬
tume ; celles provenant de courants continentaux l’ont
été beaucoup moins. Autrement dit, la vapeur dont les
couches d’air se sont chargées au-dessus des océans s'est
condensée plus vite qu’à l’ordinaire, se déversant toute sur
les premières régions rencontrées et ne laissant rien aux
dernières. Voilà la loi expérimentale énoncée dans une
formule unique, donc susceptible maintenant d’explica¬
tion astronomique.
Or il .se trouve précisément que les études des physi¬
ciens ont mis en évidence, dans ces dernières années, le
rôle considérable d’activation dans la condensation des
vapeurs joué par les rayons cathodiques ; cette action
paraît due à ce que l’ionisation des gaz et en particulier
de l’atmosphère provoquée par ces rayons consiste en la
formation d’un très grand nombre de très petits globules
gazeux électrisés, lesquels favorisent et accélèrent la
toute première éclosion des gouttelettes liquides en leur
servant de support. De leur côté, les astronomes ont
montré la relation étroite qui existe entre l’émission des
204 —
- VII-
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {Suite)
dits rayons cathodiques par le soleil et ce qu'on est convenu mètre de hauteur de pluie formée au sein de celle-ci. Auss
d’appeler l’activité de cet astrCj c’est-à-dire Vabondance les derniers hivers, qui ont tous été pluvieux, neigeux
des taches qui recouvrent son disque, ainsi que des protubé- même, n’ont pas été froids : car l’abondance des chutes
rances qui s’en échappent. de neige, même si l’épaisseur de la couche tombée en
D'où cette conclusion que tous les maux dont, les uns retarde beaucoup la fonte dans les montagnes, ne prouve
comme les autres, nous avons souffert l’an dernier, sont, pas, loin de là, que la température ait été rigoureuse,
sans doute, attribuables à ce fait que nous traversons une On a souvent parlé de périodicité dans les phénomènes
époque de forte activité solaire, solaires : toutefois, le fait même qu’on a pu en proposer
deux systèmes au moins doit nous inciter à la pnidence.
* ’* Des maxima relatifs semblent se succéder à des inter-
L’évolution du soleil ne dépend pas de notre division valles moyens de onze années ; mais il faut tenir compte
du temps en années. Aussi les phénomènes qui nous aussi d’une évolution plus lente, qui met en évidence
occupent sè prolongent-ils d’ordinaire pendant une assez des durées de trente-cinq ans environ. En climatologie
longue période. Toutefois, comme par le fait ils durent cette dernière période est bien connue sous le nom de
déjà depuis longtemps, nous sommes en droit d’espérer période de Brückner. C’est elle qui à permis dernièrement
Dimension réelle : 260000 kilomètres. Dimension réelle ; 450000 kilomètres.
Éruptions de vapeurs métalliques qui s’élancent du soleil pendant les périodes de grande activité.
Dans l'angle droit de chaque gravure, la terre est figurée à l’échelle (i).
une prochaine atténuation. Il y a bien douze ans en effet à M. l’abbé Moreux d’établir par des courbes un iJaral-
qu’il n’a fait froid à Paris : nos fleuves ne gèlent plus, et lèle assez exact entre le développement des taches solaires
nous avons désappris le patinage, ailleurs qu’au skating- et les hauteurs d'eau de nos fleuves français. On remar-
rink. Or, les hivers doux, comme les étés frais, corres- quera un certain décalage de l’effet par rapport à la
pondent aux années mouillées. Il faut en voir la raison, cause, qui tient à ce que l'activité du soleil au point de
non seulement dans le fait que la présence des nuages vue cathodique se prolonge plus tard que les taches,
empêche le rayonnement calorifique, d’un sens comme Si ces vues sont justes, elles nous laisseraient quelque
de l’autre, mais aussi et surtout dans la propriété qu'a la espoir, car nous entrerions maintenant dans la branche
condensation de la vapeur d’eau de dégager une très descendante de la courbe. Elles s’accordent bien en tout
grande quantité de chaleur ; cet échauffement est ca- cas avec les conclusions que nous avons tirées de l’exa-
pable, par exemple, d’élever d’un degré centigrade la men des faits enregistrés cette année,
température de la couche terrestre de l’atmosphère. Souhaitons que la loi soit vraie, et adressons à Phœbus
comptée sur i 800 mètres d’épaisseur, pour chaque milli- Apollon une prière pour qu’il veuille bien s’y soumettre.
(I) Nous remercions tout particulièrement M. l’abbé Moreux qui a bien voulu nous autoriser à -reproduire ici les figures
e son intéressant article sur « la prévision des inondations » paru le 19 mars 1910 dans VJUuslration, et aussi M. Baschet,
■recteur dé VUlusUatton, qui, avec son obligeance habituelle, a mis à notre disposition les clichés de ces figures.
— 205 -
— IX —
LES CÉRÉMONIES MEDICALES
ÉLOGE DU DOCTEUR FÉLIZET
A LA SÉANCE ANNUELLE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE
Par le A. ROCHARD
Dan^ la séance annuelle du i8 janvier, M. Aug. Ro-
•cliard, secrétaire général de la Société de chirurgie, a
prononcé un éloquent éloge de l'ancien chirurgien de
l’hôpital Bretonneau que nous voudrions pouvoir citer
en entier et dont nous ne pouvons malheureusement
publier que des extraits.
Apré.s avoir montré Félizet né à Elbeuf le 13 février
1844, faisant d'excellentes études au lycée de Rouen,
remportant ensuite à Paris un prix d'honneur au con¬
cours général, M. Rochard rappelle les débuts difficiles
de sa vie d’étudiant, la nécessité où il fut d’être maître
répétiteur et de vivre du fruit de ses leçons pour con-
([uérir les grades d’externe ert 'interne des hôpitaux.
Interne de 1867 à 1871, il eut pour maîtres préférés
'Gosselin et Dolbeau.
Ici nous laissons la parole'à M. Rochard ;
P'élizet passa tme thèse remarquable intitulée : « Re¬
cherches anatomiques et expérimen¬
tales sur les fractures du crâne ».
Elle est restée classique et obtint, en
1874,11110 récompense à l’Académie
de médecine et une médaille d’ar¬
gent de la Faculté. Il affronte en¬
suite le concours des hôpitaux et est
nommé, en même temps que Ri-
cliclot, cliirurgieii du Bureau central,
le P'' juillet 1880.
Il ne fut placé que le i” mai 18S7
à l’hôpital d’Ivry, et en janvier 1889,
il alla à Tenon. C’est dans cet hô¬
pital qu’il se spécialisa comme chi¬
rurgien d'enfants. Il y resta douze
années, jusqu’au lor mars 1901,
époque à laquelle il entra dans le
service tout neuf de Bretonneau, où
il resta jusqu’à son honorariat (i'’’’
janvier 1907). Entre temps, il avait
été décoré en 1877 pour faits de
guerre, avait obtenu eu 1895 à l’Aca¬
démie des sciences un prix Montyon
(médecine et chirurgie) et il fut fait
officier de la Région d’honneur à fin
de carrière...
Nous le connaissons surtout comme chirurgien d’en¬
fants, et comme tel, il a étudié la hernie inguinale qu’il
pratiquait par un procédé particulier, avec du fil d’or. Il
n écrit un remarquable livre sur'ce sujet.
Ï1 s’est aussi beaucoup occupé de la tuberculose arti¬
culaire, était partisan convaincu des résections larges,
et notamment de celle de la hanche qu’il pratiqua avec
une audace extraordinaire. Il portait le feu dans les foyers
articulaires à l’aide d’un chalumeau qui parfois causait
nu peu d’émotion à ceux qui le voyaient employer, mais
qui, entre ses mains, a donné quelques bons résultats.
Il avait l’esprit inventif et a inauguré quelques instru¬
ments ingénieux : une seringue stérilisable, une scie à
champ mobile, et le premier eut l’idée de faire une aiguille
qui, au lieu de sè terminer en pointe, est aplatie et tran¬
chante, à son extrémité acérée. ,
Notre ancien collègue, quoique spécialisé dans la chi¬
rurgie d’enfants, fit néanmoins sur l’adulte quelques '
opérations retentissantes. I„e premier, il retira de l’esto- .
mac, après la fourchette de Rabbé, une cuillère, ce qui
complétait presque le service, et il n’est pas besoin de
vous rappeler ici qu’en 1,899 h fit une opération d’auto-
plastie remarquable sur la joue d’une de nos plus jolies
actrices : toutes les Revues de fin d’année en ont parlé.
Toujours prêt, en vrai chevalier, à se sacrifier pour les
daines, c’est sur lui-même qu’il préleva la portion de peau
nécessaire à la greffe. Res journalistes ne manquèrent pas
de discuter beaucoup sur la partie de lui-même qu’il
offrit à sa malade, et l’un d’eux alla même jusqu’à dire
que peu importait comment s’était conduit le chirurgien
pourvu qu’il eût fait .son devoir, et il intitulait son article ;
Il Fais ce que dois ! », à tort, du reste.
^■oici la carrière du chirurgien, de l’homme qui porte
l’acier tranchant dans sa trousse, c’est-à-dire dans sa
poche, mais nous voyous aussi bien dans des temps plus
reculés, Félizet, la rapière au côté, chevalier des dames,
chatouilleux sur le point d’honneur
et prêt à défendre les siens et son pays.
Il adorait en effet l’escrime : l’épée
était le grand attrait de son exis¬
tence, il semblait que l’éclair de sa
pointe le fascinât.
Il a sur ce sujet écrit un fort
beau livre, apprécié de tous, même
des professionnels, lui qui n’était
qu’un amateur.
Dans une courte préface il a
comme condensé tout ce qui pour
lui fait l’homme grand et digne de
ce nom, il y a résumé les qualités
qu’il voudrait voir à son fils. « Tu
seras donc modéré , mon petit
homme, mais il y a deux choses
pour la défense desquelles je veux
que tu sois violent, intrépide, in¬
flexible, féroce, impitoyable — deu.x
choses saintes qu’un honnête homme
doit aimer plus que sa vie ; ces deux
choses s’appellent sou honneur et
son PAYS !
Honneur et patrie ! Cette devise
que dans ma prime jeunesse, j’ai vu de longues années
peinte sur la dunette de nos anciens vaisseaux, Félizet
l 'avait faite sienne et avec quel courage il la soutenait.
C’était lur brave dans toute l’acception du terme : il
n’avait pas le courage qui aime à s’entourer du panache,
mais le vrai, le froid, celui qui se possède.
Pendant la guerre, fait deux fois prisonnier, deux fois
il s’évada pour reprendre du service, et il ne se contenta
pas d’exercer son art avec le dévouement que vous savez,
mais chargé d’un message officiel, bravant l’eau et le
feu, il traversa les lignes ennemies pour rentrer dans
Jletz. On donne souvent le nom de héros à des hommes
qui n’en ont pas fait davantage...
Il n’avait eu pour récompense que le sentiment du
devoir accompli. Pour un homme comme Félizet cela
suffisait, sa conduite ultérieure le montra. Resté dans
Metz malade après la capitulation, il s’évada ilne pre¬
mière fois, rentra dans le I.Uxembôùrg déguisé eir paysan
et reprit immédiatement du service dans l’armée de l’Est,
ayant ■.siinplemeiit changé son- prénom de Georges en
— 207 —
X —
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- XI -
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES {Suite)
celui de Marie. Repoussé en Suisse avec Bourbaki et
blessé à la tête par une balle, il s’évada une seconde fois
pour reprendre encore du service dans l’armée de la
I<oire et resta aux ambulances jusqu’à la fin de la guerre.
Ce n’est pas tout, la Commune arrive, il est encore à Co¬
lombes à soigner les blessés.
IJevant un homme qui a accompli de tels actes, qui a
servi de cette façon son pays, il ii’y a qu’une chose à
faire, il n’y a qu’à se découvrir. J e me permets de saluer
sa mémoire en votre nom et au mien....
Félizet s’est manifesté dans bien des genres. Allié à
lyaurier par sa femme, il devint l’ami d’About, de Gam¬
betta et surtout de Francisque Sarcey.
Il était à bonne école pour faire du journalisme, et dans
le Siècle il a tenu une place honorable. Il y faisait
la chronique scientifique sous le nom de Henri Vivien.
Il y écrivit même un roman....
Félizet avait quarante-huit ans quand j’eus l’honneur
de faire sa connaissance. Ses cheveux blonds avaient déjà
pris des tous d’automne ; ils commençaient à pâlir, et en
s’éclaircissant, ils laissaient voir le front haut, solide,
bien conformé, comme modelé sur un putssant cerveau.
Be nez régulier était un peu saillant, les pommettes accu¬
sées. I,es moustaches un peu épaisses et la barbiche à
l’impériale le faisaient ressembler à un ancien militaire.
I,e teint rose un peu poussé donnait une valeur toute
spéciale à la coloration bleue des yeux qui étaient très
expressifs. Ba pensée y apparaissait rapide et s’y tradui¬
sait par le jeu des pupilles, le changement de nuance des
iris et la mimique soudaine des paupières et des sourcils.
Be regard paraissait en jaillir prompt comme l’éclair,
parfois dur comme le bleu de l’acier, mais le plus souvent
doux, estompé, un peu mouillé comme l’émeraude azurée
de la mer, quand il n’était pas malin et pénétrant comme
s’il voulait entrer dans la pensée de son interlocuteur.
Je le vois encore dans son cabinet de la rue d’Amster¬
dam. Be jour y était fort discret et éclairait doucement
les objets qui révélaient bien la nature artistique de celui
qui les y avait placés. A côté d’une belle cheminée en bois
sculpté et d’un superbe bas-relief situé derrière la table à
laquelle il travaillait, il y avait d’antiques objets de cuivre
et une batterie de vieux mortiers pharmaceutiques qui
donnaient à cet ensemble un aspect un peu mystérieux.
Mais au lieu du vieil alchimiste qu’on n’aurait pas été
très étonné d’y rencontrer, on était accueilli par un
homme au regard franc, à l’air affable et qid vous donnait
l’impression d’une grande bouté. Il aimait en effet à ren¬
dre service et à faire le bien. Sa charité quoique peu
connue de ses collègues était très appréciée par les pau¬
vres pour lesquels il aimait à se dévouer, et parmi les
travailleurs il a laissé l’impression d’un praticien aussi
habile que modeste et surtout désintéressé.
Sa caractéristique était du reste la façon dont il voyait
la vie, non pas comme les modernes arrivistes, qui tout
jeunes semblent déjà porter tristement sur leurs épaules
le fardeau d’une longue existence : mais joliment avec
les yeux de l’optimBsuie, sans trop songer au lendemain,
en pensant que chaque jour suffit à sa peine et que la
gaieté doit être le propre de l’homme.
Mais s’il était bon, il n’était pas très endurant. Cha¬
touilleux sur le point d’honneur, il était toujours prêt à
mettre flamberge au vent et considérait un duel comme
une chose salutaire et ma foi d’assez peu d’importance.
Félizet avait une âme d’artiste. Il aimait tout ce qui
émeut, tout ce qui touche, tout ce qui chante. Son grand
bonheur était d’aller passer ses mois d’été dans uue villa
qu’il possédait à Malo-les-Bains. Il aimait les grands
spectacles de la nature et ne se lassait pas de contempler
la mer. De l’intérieur de sa chambre pendant la tempête
il pouvait l’entendre <■ lancer ses grosses lames à l’a.s,saut
des rochers, avec une rage farouche que rien ii’apaise et
qui se traduit par une clameur sourde et continue, har¬
monieuse comme uue plainte et fière comme un défi ».
Eu octobre igio, à la rentrée, Félizet me fit savoir
qu’il était souffrant et me pria de le remplacer dans ses
fonctions de secrétaire de votre compagnie.
A partir de ce moment ce fut uue longue suite de crises
d’urémie et d’a.systolie. Comment dire les souffrances de
cet homme qui vivait dans les angoisses constantes de
l’asphyxie, que la situation allongée faisait suffoquer,
qui ne pouvait donc jamais passer une nuit dans son lit,
et qui comme médecin se rendait un compte exact des
progrès du mal. Et pourtant il n’eut pas un seul instant
de défaillance .
NÉCROLOGIE
LE MÉDECIN-INSPECTEUR HOCQUARD
ITiie nouvelle profondément triste nous arrive de Byon ;
la mort foudroyante et combien imprévue de M. le mé¬
decin iinspecteur Hocquard, directeur de l’École du Ser¬
vice de santé militaire. B’homme qui vient de disparaître,
emporté par une grippe infectieuse, était de ceux qui
honorent le corps de santé militaire ; par sa grande acti¬
vité et son énergie rare, il réalisait le type parfait du
médecin d’année. De bonne heure, il avait cherché dans
les expéditions coloniales un aliment approprié à son
besoin aigu de vivre et d’agir : là, comme toujours et
partout, il se montra homme de devoir et de dévouement.
Il en revint avec des droits acquis à uue carrière brillante
qui s’est déroulée en étapes rapides et qui lui a réservé
les plus flatteuses distinctions, toujours justifiées. Il ne
se laissait d’ailleurs pas absorber par des préoccupations
purement militaires. Dès le début de ses études, il s’était
adonné avec prédilection à l’oculistique et il avait occupé
avec une réelle maîtrise à Byon, à côté du professeur
Gayet, le poste de chef de clinique ophtalmologique.
Aidé i)ar scs grandes qualités d’artisté, il avait commencé
dès cette époque la préparation d’un atlas d’ophtalmo¬
logie dont les intimes disent le plus grand bien, .àprès
avoir rapidement franchi les divers échelons de la hiérar¬
chie médico-militaire, il dirigea avec une grande dis¬
tinction le service de santé des huitième et treiziéme corps
d’armée. Promu en 1907 au grade de médecin-inspecteur,
il était nommé en 1910 directeur de l’École du service
de santé militaire à Byon. Il y succédait à une pléiade
d’hommes éminents : mais ceux qui ont vu à l’oeuvre
M. le médecin inspecteur Hocquard pendant son court
passage à ce poste peuvent rendre ce témoignage que,
sous sa direction éclairée, notre grande École de santé
militaire n’eût rien perdu de la valeur ni du prestige dont
elle est redevable aux directions antérieures. Tant au
point de vue militaire que scientifique, il avait profon¬
dément à cœur le bon renom de l’établissement confié
à sa sollicitude. Il ne se dissimulait point les difficultés
de sa tâche, mais il était de taille à les surmonter. Tenace
avec souplesse, ferme avec dextérité, il n’eût point laissé
péricliter l’état de choses supérieurement instauré par
ses prédécesseurs. Il se serait appliqué surtout à main¬
tenir et à développer l’union étroite de la Faculté et de
l’École qu’il considérait comme la garantie indispensable
de leur prospérité coinmuiie. Tous les amis de la médecine
militaire salueront avec respect et sympathie l’homnic
de bien et de cœur qui vient de s'éteindre, en pleine
vigueur intellectuelle et phy.siiiue : le deuil de l’hlcole
de santé militaire et de la Faculté de médecine de Byon
sera unanimement partagé.
Bafi’Orgue.
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LES GRaSpS Î^EDECINS
R^AJvmæ
Récamier (Joseph-Claude-Anthcinie), naquit à Rochë^^- — est nommé lui-même médecin en chef, le 8 décembre
fort-en-Bagey, petit village de l’Ain, le 6 novembre 1774. 1806, puis professeur de clinique médicale, à l’âge de
proche parente, la célèbre Mme Récamier. quarante-neuf ans, dans cette même chaire où devait lui
Il eut pour parrain l’auteur de
la Physiologie du goût, Brillat-
Savarin, dont on va prochai¬
nement inaugurer la statue.
C’est d’ailleurs à Belley, ville
natale de son parrain, que
Récamier termina se.s étude.s
classiques ; c’est à l’hôpital do
Belley qu’il commença ses
études médicales. C’est là qu’il
fit connaissance de Richerand
auquel devait le lier une étroite
amitié, de même que c’est à
l’hôpital de Bourg que Réca-,
MiER apprit à connaître et à se
lier d’amitié avec .son compa¬
triote Xavier Bichat.
Après des débuts pénibles,
incorporé par la Convention
dans l’armée des Alpes, puis,
sur sa demande, dans l’armée
de mer, Récamier est fait pri¬
sonnier par les Anglais après
une glorieuse défense du « Ça
ira ». Mis en liberté, il quitte
Toulon pour Lyon, où le pro¬
fesseur d’anatomie Dominique Larrey lui délivre un
certificat des plus élogieux.
Nous retrouvons Récamier à THôtel-Dieu de Paris
où il suit les leçons de Corvisart et de Boyer, et où il
succéder son élève Trousseau,
et plus tard, en passant par
Germain Sée, l’élève de Trous¬
seau, le professeur Dieulafoy,
lequel vient de faire place lui-
même au professeur Gil-
Esprit universel, rempli d’ar¬
deur et d’intuition, Récamier
s’est montré innovateur en plu¬
sieurs domaines de la médecine
et de la chirurgie. 11 a laissé
peu d’écrits, soit un seul im¬
portant ouvrage, intitulé : Re¬
cherches sur le traitement du
cancer et l’histoire générale de
cette maladie. Mais on lui doit
l’invention du spéculum, celle
d’une curette, ainsi qu’une mé¬
thode d’ablation d’abcès et
kystes du foie.
11 préconisa le premier le
traitement du cancer utérin
par la compression et la cau¬
térisation, ainsi que l’extirpa¬
tion totale de l’utérus (opération
de Récamier). 11 conseilla le premier, en l’essayant sur
lui-même, l’hydrothérapie froide dans les fièvres conti¬
nues (fièvre typhoïde), et fut ainsi le précurseur de
Brand.
SILHOUETTES MÉDICALES
LE MÉDECIN MONDAIN
D’élégante allure, il .s'habille bien, sans recherche.
11 soigne quelques détails de toilette ; bijoux, cra¬
vate, etc... Le tout est d’ailleurs discret.
Son home est riche mais d’un goût averti. Le train
de maison est soigné, cossu.
D’un âge eiiie marijuent les cheveux grisonnants
il reste recherché des ( salons où l’on cause et des
maisons où Ton dîne. »
Bien qu’en vedette depuis longtemps, il ne se fa¬
tigue pas et même ne semble pas fatiguer.
Ses titres et son renom scientifiques sont suffisants
pour attirer l’attention d’une réunion mondaine.
Dans un salon, son attitude est plutôt réservée et
dogmatique avec les hommes, empressée et parfois
galante auprès des femmes, mais toujours avec un
certain air supérieur d’oracle en face de profanes.
Ayant eu beaucoup de frottement, il a la conver¬
sation agréable et <. au courant ». Les succès mon¬
dains et même ses bonnes fortunes (on cite de grands
noms et des étoiles de théâtre) lui donnent un genre
particulier dans le monde médical.
Tous les soirs en habit pour un dîner ou une pre¬
mière, il est le lendemain à son hôpital ou à sa clien¬
tèle. lit après une journée très remplie, il est prêt à
recommencer sans fin, jusqu’à la vieillesse,... jusqu’au
ridicule. Mieux vmut tomber jeune, vers la soixan¬
taine, ajirès un rendez-vous ou un dîner trop
copieux !
Pierre àlAUREL.
Métaphore anatomique. - Notre
confrère Excclsior rajipelait, l’autre
jour, cette belle jihrase iTun ancien
iiiinistre de T.tgriculture entraîné
et Tindu.strie, ces deux mamelles du
monde, qui au delà de.s hémisphères,
se tendent une main fraternelle.... .
CURIOSITÉS
Par ses lortes connaissances de
Tanatomie, ce ministre de l’agri¬
culture était plus désigné pour
le portefeuille de l’Instruction pu¬
blique. Peut-être ét<iit-ce celui-ci
seul (pii aurait entrepris la grande
Réforme des Études méilicales. ■
Définition delà petite vérole. La
petite vérole et les femmes devant
Balzac. Voici ce que iiensaif l’au¬
teur de la Comédie humaine : < La
jietite vérole est la bataille de Water¬
loo des femmes. Le lendemain, elles
connaissent ceux qui les aiment
véritablement. »
— 211 -
Dissout 92 /o des Composés
de l’Acide urique
Réduit tes Déchets uratiques
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lique, de 50 ce. et 100 ce., eu ampoules compte-
gouttes de 10 ce. spéciales pour collyres et en
pommade.
Ces colloïdes sont stabilisés, c’est-à-dire qu’ils con-
ci vent indeliniment toutes leurs propriétés. Ils sont sté-
iles et soigneusement rendus Isotoniques.
Pour l'ELECTRARGOL en ampoules et pour VELECTR-Hg
•I solution qui détermine l’isotonie n’est mélangée avec la
olullon colloïdale qu’au moment de l’usage, afin de ne pas
.Itérer une stabilité particulièrement sensible.
Propriétés
Les colloïdes jouissent d'un pouvoir catalytique extrêine-
inent énergique qui tienl à leur état de division extrême,
ttliaque grain de la solution est un centre de réactions que
1 on peut comparer à celles produites par les ferments en
liiologie. On comprend donc l’importance de la petitesse,
oar conséquent du nombre des grains.
Les métaux collo’ïdaux électriques injectés se montrent
d’une innocuité absolue. Leur injection produit une surae-
ivité des échanges nutritifs, une importante réaction phago¬
cytaire, une stimulation des fonctions hématopoïétiques. Us
agissent sur les microbes en empêchant leur développement
•0 vitro et in vivo. Cette action due à l’état colloïdal, est
commune à tous les métaux collo’ïdaux électriques. Il y a
deu de faire une place à part à l’ELECTR-Hg, mercure col¬
loïdal électrique, qui possède les propriétés générales des
colloïdes mais qui, d’autre part, conserve une des premières
places parmi les hydrargyriques et possède une action bien
spécilique à l’égard de la syphilis.
Applications Thérapeutiques
Toutes maladies infectieuses sans spécificité pour l’agent
pathogène (l’ELECTfi-Hg a plus particulièrement son emploi
dans la syphilis).
Voies RESPiHAToinEs : Pneumonies, Bronchopneumonies,
°i’onchitescaplllaires,Anglnes Injection intra-musculaireou
intra-veineuse. Pleurésie purulente: Injection intra-picurale,
“près ponction, de 20 à 50 cc. d’ELECTRARGOL et plus.
Maladies Infectieuses : Grippes, Rhumatisme, Endocar¬
dite, Erysipèle, Plèvre typhoïde. Typhus exanthématique,
Scarlatine, Variole, Tétanos: Injection .ntra-musculairc ou
intra-veineuse. Septicémie puerpérale": Injection intra¬
veineuse et lavages locaux.
Infections chirurgicales: Injection intra-musculairc ou
^ intra-veineuse. Abcès du sein : Injection de 5 à 10 cc.
d'ELECTRARGOL et plus dans la cavité de l’abcès après
ponction.
Epididymites blennorrhagiques ou tubercuieuses. Cystites
et Urétrites, Bubons: Injections locales,
Hlastdidites, Otites et Otorrhées, Affections rhino-pha-
ryngées: Injection locale et badigeonnages.
Conjonctivites catarrhale, blennorrhagique , trachoma-
teuse. Ophtalmie purulente. Ulcère infectieux do la cornée,
Kératite phlycténulaire, Dacryocystites.
Doses
Les «ETAUX COLLOÏDAUX ÉLECTRIQUES (E/ectrargol,
Electraurol, Electroplatinol, Electropalladiol) s’emploient
généralement en injections intra-musculaires aux doses de
10 à 15 cc. doses généralement sullisantes mais qui peuvent
être doublées au besoin. L’injection intra-veineuse (5 à 10
et 15 ce.) est surtout indiquée dans les cas d’extrême ur¬
gence. L’injection intra-rachidienne (5 cc. à 10 ce.) est
nécessaire dans les affections eérébrospinales, le métal
collo’idal injecté par voie endoveineuse ne pénétrant pas
dans le liquide céphalo-rachidien.
La posologie des MÉTAUX COLLOÏDAUX n’est pas fixe et
varie selon la gravité de l’infection. On se rend compte
facilement que la dose administrée est suflisante lorsque
l’injection provoque un abaissement de la température pré¬
cédé ou non d’une réaction thermique avec frisson. ; cette
réaction peut être assez violente, mais elle est toujours de
courte durée et ne doit pas alarmer.
On devra done commencer par une dose moyenne que
l’on augmentera les jours suivants s’il est nécessaire jusqu’à
effet sur la température, ou apparition de la crise que nous
signalons.
Les MÉTAUX COLLOÏDAUX produisent souvent l’apyrexie
après quelques injections; mais on devra se garder de
cesser immédiatement le traitement et le prolonger quel¬
ques jours pour éviter une reprise de la température.
POSOLOGIE INFANTILE. - Les MÉTAUX COLLOÏDAUX
ont été employés dans la première enfance et dès les
premières semaines aux doses de 3 à 5 cc.
ELECTR=HG. — Plus particulièrement employé dans
la syphilis aux doses de 1 à 2 ampoules de 3 cc. en in¬
jections intra-musculaires ou intra-veineuses. Dans le
tabes, injection intra-rachidienne mensuelle de 1 à 2 cc.
d'ELECTR-Hg (Carrleu).
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PRÉPARATIONS AU LAIT
Potages à la Farine grillée
375 grammes de lait ou crème.
20 grammes de farine de blé.
1 petit morceau de vanille.
Faire griller la farine jusqu’au
brun, dans une poêle et en remuant
tamis et la délayer dans 125 centi¬
mètres cubes de lait froid. Faire
bouillir le reste du lait, avec la va¬
nille, y verser la farine délayée et
maintenir l’ébullition lentement pen¬
dant trois minutes.
Bouillie à la Farine de Blé et Cacao
30 grammes de farine.
20 — de cacao.
2 morceaux de sucre.
1/2 litre de lait.
Délayer dans un peu de lait froid
la farine de froment et la poudre de
cacao. Verser dans le reste du liquide
ainsi que le sucre, et faire bouillir
lentement ])endant quinze minutes.
Bouillie de Tapioca et de Cacao
30 grammes de tapioca.
— de poudre de cacao.
1/2 litre de lait.
DIÉTÉTIQUE
Verser d’abord tapioca et cacao
dans le liquide froid et porter lente¬
ment à l’ébullition. Laisser bouillir
lentement irendant une demi-heure.
Bouillie à la Semoule
50 grammes de semoule de blé.
1/2 litre de lait.
3 morceaux de sucre.
Verser la semoule dans le liquide
sucré. Faire bouillir lentement en
vase clos, pendant une demi-heure
Crème à la Vanille
250 centimètres cubes de lait non
50 grammes de sucre.
2 jaunes d’œufs.
2 grammes de vanille.
Porter le lait à l’ébullition avec le
sucre et la vanille. D’autre part, faire
avec les jaunes d’œufs et un peu de
lait froid une émulsion bien homo¬
gène et mousseuse. Y ajouter le pre¬
mier liquide cljaud, passer.
Pudding mousseline
125 centimètres cubes de lait.
20 grammes de beurre.
20 grammes de farine de blé.
20 de sucre.
I cuillerée à café de jus de citron.
I gramme de sel.
Délayer la farine dans un peu de
lait froid, y ajouter le beurre et bien
battre sur le feu jusqu’à ce que le
tout se prenne en bloc consistant.
Battre les jaunes d’œufs avec le
sucre jusqu’à neige et les incorporer
au premier mélange ainsi que le sel,
le jus de citron et ensuite, après
refroidissement, les blancs d’œufs
battus à la neige. Verser dans un
moule à pudding et laisser au bain-
marie pendant une heure. Arroser
Pudding au Pain
50 grammes de croûte de pain.
80 centimètres cubes de iait.
15 grammes de beurre.
15 — de sucre.
Verser le lait hoxiillant sur le pain
rassis. Remuer, et après refroidisse¬
ment suffisant, délayer un jaune
d’œuf, puis verser un blanc d’œuf
battu à la neige. Laisser cuire au
four jusqu’à belle couleur jaune.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
DYSPEPSIES
HYPERSTHÉNIQU ES
Le professeur Albert Robin con -
seille comme sédatifs les médica¬
ments suivants :
Teinture de belladone . p
— jusquiamc . Ç ââ. 5 gr.
— tliébaïque. . ;
M. s. a. De VIII à XII gouttes
dans un peu d’eau, dix minutes
avant les repas.
Ou bien la formule plus active que
Teinture de menisper- \
mumcocculus . /
Teinture de belladone . \ âà. 5 gr.
— jusquiame . l
— thébaïque. . )
Lxtrait aqueux d'ergot
de seigle.... . 4 grammes.
Mêler, triturer lentement un mor¬
tier, puis filtrer. En donner de X à
XV gouttes, dix minutes environ
avant les repas.
Poudre de petite saturation :
Hydrate de magnésie . . 8 grammes.
Bicarbonate de soude . . 8 —
Sucre blanc . 16 —
Carbonate de chaux pré-
Mêler et diviser en 24 paquets.
Un paquet après chaque repas, dans
un peu d’eau de Vichy.
Poudre de grande saturation :
Hydrate de magnésie . . . iiu,6o
Bicarbonate de soude ... i gramme.
Sucre blanc . 2 grammes.
Codéine . osr.oi
Carbonate de chaux pré¬
cipité . o«r,8o
Sous-nitràte de bismuth . o«r,8o
F. s. a. un paquet.
Si les crises gastriques sont très
vives, prescrire au besoin, en outre
des poudres de saturation, de VI à
VIII gouttes de la solution :
Dionine . o'qgo
Eau de laurier-cerise ... 10 grammes.
F. s. a. une solution.
Ou bien une cuillerée à soupe de
la préparation suivante :
Chlorhydrate de co¬
caïne . o'r.os à o^Mo
Codéine . o'qos à os',10
Eau de chaux . 160 grammes.
Eau chloroformée . . 40 —
F. s. a. Une cuillerée à soupe au
moment de la douleur.
Au besoin, prescrire une cuillerée
à café du sirop suivant :
Novocaïne . osr,o5
Anesthésine . osqjo
Eau de laurier-cerise ... 10 grammes.
Sirop simple . 50 —
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LA MÉDECINE AU PALAIS
La responsabilité médicale
La responsabilité médicale ou
chirurgicale est à l’ordre du jour.
Il n'y a pas de question plus déli¬
cate et plus grosse en conséquence.
Une double action civile et cor¬
rectionnelle est en effet donnée par
la jurisprudence au malade mécon¬
tent ou à ses héritiers récalcitrants.
Certes il serait difficile de soutenir
que les médecins ne puissent jamais
être poursuivis devant les tribunaux
et qu’ils aient sur leurs malades un
droit romain de vie et de mort com¬
me le contait Montaigne : « Ils ont
cet heur que le soleil éclaire leurs
succès et que la terre cache leurs
fautes ». Mais il faut affirmer en
principe absolu que, quelle que soit
l’is.sue d’une opération et lors même
que le traitement serait susceptible
de blâme, s’il n’y a pas eu une faute
lourde, il n’y a pas re.sponsabilité.
Si les tribunaux persévéraient
dans l’esprit nouveau vers lequel
ils semblent enclins et si, aprèschaqiie
opération ils pennettaient au ma¬
lade ingrat de venir demander îles
comptes à leur chinirgien et de dis¬
cuter, avec une inconsciente aisance,
la méthode suivie par lui, ne pour¬
rait-on pas craindre de voir la chi¬
rurgie s’arrêter dans le splendide
élan de ces dernières années? Le chi¬
rurgien en dehors de sa conscience
n’a-t-il pas de toute évidence le
plus grand intérêt à ce que son opé¬
ration réussisse pleinement? Il faut
donc lui laisser un pouvoir discré¬
tionnaire et quelle que soit sa déci¬
sion il sera, comme les juges appré¬
ciant la moralité d'un fait, à l’abri
de toute censure. C'e.st ce qu’a
fort bien compris M. le substitut
Matter, chargé de requérir à la
première chambre du tribunal dans
l’affaire R... Bazy.
Les faits remontent au mois d’oc¬
tobre 1906 : Mme R... fut opérée
d’une tumeur kystique abdominale
à l’hôpital Beaujon dans le service
du Dr Bazy. Rentrée chez elle, ce
fut le Dr Verdin qui la soigna, mais il
ne put obtenir une cicatrisation de
la plaie. Un an après, il retira du rec¬
tum de la malade un paquet de com¬
presses et obtint alors la guérison.
Mme R... actionna le Dr Bazy
en 50.000 fr. de dommages-intérêts
et obtint du tribunal la nomination
de trois experts, les Dr* Reclus,
Monod et Duplay qui dépo.sèrent un
premier rapport tendant à la féa-
lité des faits. Le tribunal ordonna
une deuxième expertise qui conclut
à l’identification des compresses
dont SC sert à Beaujon le Dr Bazy,
avec celles trouvées chez la malade.
L'affaire revint donc une troisième
fois devant le tribuna Jet le substitut
Matter de s’incliner devant l’avis
des trois experts « esprits de science
et de justice » en disant que lui
« mécréant de la médecine » il
osait à peine formuler sa pensée,
qu’il se bornait à constater que la
plaignante entrée à l’hôpital dans
un état grave sinon désespéré avait
été opérée à la hâte. Que cette hâte
avait augmenté le risque opéra¬
toire et que si les tampons avaient
pu pénétrer dans le rectum, c’était
à la faveur de la destruction patho¬
logique des masses sarcomateuses.
Qu’en fin de compte, elle devait
purement et simplement la vie au
D» Bazy, que l’oubli de ce dernier
n’avait pas influencé son état géné¬
ral et n’avait pu lui cau.ser que de
la douleur.
I.e tribunal a néanmoins conclu
à une faute et il a arbitré à 5000 fr.
le « pretium doloris » de l’opérée
tout en reconnaissant les circons¬
tances difficiles de l’opération et
l’habileté habjtuelle du If Bazy,
qui d’ailleurs, en dehors de l’oubli
si excusable, s’est même manifestée
dans une opération fort efficace
d’ailleurs.
En même temps que le If Bazy,
le Dr Doyen avait à se plaindre de
l’ingratitude d’une cliente, égale¬
ment mécontente et de son chirur¬
gien et d’un jugement du tribunal
de la Seine qui, sur réquisitoire du
même substitut M. Matter, l’avait,
il y a quelques mois, déboutée de
son action contre son opérateur en
30.000 fr. de dommages-intérêts.
Mme K... se plaignait d’avoir été
opérée, gratuitement, mais à tort,
d’un torticolis spasmodique. Les
Dr» Berger, Monod et Deleire nom¬
més experts, atteslèrent que l’opé¬
ration avait été faite tout à fait
normalement, et le tribunal de
suivre leur avis.
Sur appel, la Cour après plaidoirie
de M“ De.sjardiu a rendu l’arrêt sui¬
vant qui a débouté Mme K...
de son audacieuse instance :
« Adoptant les motifs des pre¬
miers juges et considérant que la
Dame K... ne peut soutenir que
l’opération pratiquée sur elle ne
constituait qu’une expérience dan¬
gereuse et sans résultat possible;
et (lu’elle a été faite sans l’autorisa¬
tion de son mari ;
« Considérant d’une part que les
experts constatent que cette opéra¬
tion a réussi en partie, et que l’ag¬
gravation ne peut être rattachée
à l’opération chirurgicale.
Considérant d’autre part qu’en
venant avec son mari chez le Dr Do¬
yen s’installant danssa clinique,après
être venue plusieurs fois à sa con¬
sultation, elle acceptait toutes les
conséquences d’une opération dont
il l’avait entretenue à diverses re¬
prises, et en vue de laquelle elle
avait recours à son habileté, que
Doyen l’avait envoyée au professeur
Raymond qui l’avait soignée sans
succès. »
Médecin contre Pharmacien
Dénigré pendant longtemps par le
pharmacien de sa localité, le DrD.
avait intenté à son diffamateur un
procès devant le tribunal civil
d’Aix ; un jugement de ce tribunal,
du II janvier 1909, avait débouté
notre confrère en le condamnant
*aux dépens. Sur appel devant la
Cour d’Aix, la première Chambre
civile de la Cour vient, le 17 octo¬
bre dernier, de rendre un jugement
qui, faisant droit aux conclusions du
If D., condamne le pharmacien à
500 francs de dommages-intérêts, à
tous les dépens de première instance
et d’appel et â deux insertions.
Les considérants du jugement
sont à retenir :
« Considérant... qu’il importe de
dégager comme dominant pareille
matière, le principe que si un pharma¬
cien a le devoir de refuser d’exécuter les
ordonnances à lui soumises, lorsque les
remèdes prescrits lui paraissent suscep¬
tibles, par leur composition, de provo¬
quer des accidents, il doit s’imposer
dans ses actes comme dans son langage
la réserve que comporte le désaccord
existant entre le médecin et lui ; qu’il
est impossible de se départir plus com¬
plètement de cette attitude que ne l’a
fait à de nombreuses reprises le sieur
G...; qu’il est essentiel do retenir que ses
critiques formulées en termes injurieux
devant les clients du Dr D ... et dans
sa pharmacie même qui est ouverte tout
le jour au public, s’accompagnaient du
conseil d’aller trouver le confrère de
D . . . î que le véritable mobile qui a
inspiré les diffamations dont celui-c
demande avec raison la réparation
à la justice apparait ainsi très claire¬
ment, que G... n’a pas agi pour obéir à
sa conscience, comme il le prétend ;
que le dénigrement auquel il s’est livré
de façon persistante et systématique
procédait d’ime hostilité personnelle
que rien ne justifiait et qui, en tout
cas, a eu pour le If D..., établi
récemment des conséquences domiiu-
geables ; qu'il échet donc de réformer
le jugement... •
Maître Onome.
— 219
- XXII -
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(Tuberculose pulmonaire, osseuse et rénale, Péritonite tuberculeuse)
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médecine, par le Dr Walter Gutt-
MANN. 4<' édition, i vol. relié in-4,
de 142Û pages, chez Urban et
Schwarzenberg, 1911 (à Berlin,
et à Vienne).
Ce vocabulaire médical, epii en est
à sa quatrième, édition, est très
recommandable. C'est un des plus
complets et des mieux compris que
nous connaissions. Très bien édité,
en caractères suffisamment gros et
espacés, il présente chaque mot, par
ordre alphabétique bien entendu,
mais avec l'étymologie, (|uand elle
est connue, et avec toutes les expli¬
cations suffisantes, sans surcharge
inutile. Les définitions sont courtes
et claires. On y trouvera les mots
concernant la médecine ainsi que les
sciences dites k accessoires » (botani¬
que, zoologie, chimie).
On trouvera peut-être ce voca¬
bulaire un peu grand, mais il n'est
pas destiné à servir en voyage. 11
paraîtra précieux pour tout travail
approfondi, et trouvera sûrement
une clientèle i)armi les médecins, les
étudiants, et même panni les pro¬
fanes qui veulent comprendre les
termes scientifiques que débitent de
plus en plus les journaux quotidiens.
Les uns et les autres sont supposés,
bien entendu, connaître suffisam¬
ment déjà, la langue allemande.
Cornet.
Gynécologie opératoire, par
Henri Hartmann, professeur à
la Faculté de (médecine de Paris.
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422 figures dont 80 en couleur.
Prix: 18 fr. Paris, lyii. (G. Stein-
heil, éditeur, Paris.)
Dans ce volume le Professeur
Hartmann étudie la technique dé¬
taillée do toutes les opérations
gynécologiciues. Des figures très
nombreuses et très belles, très
faciles à lire accompagnent le texte
et en rendent la lecture plus agréa¬
ble. Tous ceux qui se destinent
d'une façon plus spéciale à la gyné¬
cologie auront intérêt à lire cet
ouvrage, qui leur permettra de
mener à bonne fin les interventions
les plus difficiles. A. Schwartz
NOUVELLES
L'alcoolisme devant le Sénat. — Le Sénat vient
d'aborder la discussion de la proposition de loi ayant
pour objet de limiter le nombre des débits de boissons
et de supprimer par extinction ceux qui sont en excès.
M. Guérin, rajiporteur, s'attache à justifier la projio-
.sition qui, dit-il, est d'fnferéf national, car elle est
dirigée contre V alcoolisme , 'qui n’atteint pas seulement
Vindvoidu, mais menace la race et même l'avenir du pays.
Le nombre des débits de boissons, dit encore M. Gué¬
rin, est hors de proportion avec les besoins et il y a
relation de cause à effet entre le développement des
tlébits et le développement de l'alcoolisme.
Tout le monde reconnaît que le nombre des débits
est excessif, grâce à la liberté illimitée donnée par la
loi de 1880.
« En i87ej, il y avait 334 000 cabarets. Aujourd’hui,
il y en a près de 500000 dont 33000 pour Paris,
48 000 dans le déiiartement du Nord. C'est une moyenne
d'un débit par 80 habitants et, si Ton défahpie les
femmes et les enfants, c'est un débit pour 30 adultes ».
La Maison du Médecin. — Ainsi que nous l'avons
annoncé, l’Orchestre médical, que les médecins ne sau¬
raient trop encourager eu s'y inscrivant comme membres
honoraires, donnera son deuxième concert le 2 février pro¬
chain, Salle Claveau, au bénéfice de la Maison du médecin.
Cette soirée de bienfaisance présentera ce caractère
unique que le programme sera entièrement exécuté par
des médecins, ou des membres de la famille médicale.
Mlle Daumas, de l'Opéra, fille du D' Damnas ; Mme Vau-
CAIRE, femme du Dr Vaucaire ; M. le Dr Coviij.K, inter¬
préteront des mélodies de Grieg, Schumann, Franck, etc.,
des airs d'opéras accompagnés à Torchestre ou à l'orgue ;
celui-ci sera tenu par Mme CnftRON, femme du Dr Ché-
ron. Une délicieuse harpiste, Mlle I.askine, premier prix
du Conservatoire, fille de notre confrère, fera également
applaudir son joli talent.
Le Dr Paul Mounet, de la Comédie-Française, dira un
à-propos composé par le D' MonToya, et celui-ci inter¬
prétera une pièce d'ombres, dont il est l'auteur.
Enfin, un intermède de micro-cinématographie médi¬
cale, préparé par les Dr* Koebè et Comandon, fera défiler
ses films les plus curieux.
I<e programme sera illustré par le Dr Coi,in.
Prix des places : parterre (loges et orchestre), 10 fr. ;
balcon, 5 francs ; galerie, 3 francs ; circulation, i franc.
Du souscrit d’avance en envoyant les fonds au trésorier
de la Mai.son du médecin, 32, rue Notre-Dame des Vic¬
toires, Paris, II» arrondi.ssement.
Les Pharmaciens de Brest. — Le syndicat des Phar-
madens de Brest avait protesté contre une dérision. du
ministre de la Marine, autorisant les officiers et tout le
personnel maritime à .se fournir dans les hôpitaux dé¬
pendant de la Marine.
Les Pharmaciens de Brest ont obtenu satisfaction,
M. GuisT’hau, le nouveau sous-secrétaire d'État, ayant
fait counaitre à la Chambre de commerce de lire.st qu’il
a fait rapporter la décision de son prédécesseur.
Un legs pour les recherches relatives au cancer. —
M. G. Crocker, qui vient de mourir à New- York, a légué
une somme de dix millions de francs, qui devra être
employée à des recherches thérapeutiques relatives au
cancer.
On se souvient à cette occasion du retentissant pro¬
cès qui eut lieu il y a quelques années, entre M. le D’’ Doyen
et M. Crocker, au sujet d’une contestation d'honoraires.
Diplômes de Docteurs en médecine délivrés par les
Facultés françaises pendant l’année scolaire 1909-1910.
Société des chirurgiens des hôpitaux de Paris. —
La Société des chirurgiens des hôpitaux de Paris a résolu
de s’adjoindre un avocat-conseil afin de trouver les voies
et moyens d'obtenir, eu appel, la révision du procès par
lequel le Dr Pierre Bazj' a été condamné à payer cinq
mille francs de dommages-intérêts à une de .ses opérées.
Conseil d’hygiène de la Seine. — M. le Dr L. Vaillard,
directeur de TEcole d’application du service de santé,
membre de l’Académie de médecine, est nommé membre
du Conseil d’hygiène publique et de salubrité de la Seine
en remplacement de M. le Dr Lancereaux, décédé.
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— XXV —
NOUVELLES
Le professeur Qilbert Ballet président de la
Société médicale des hôpitaux. — Le nou¬
veau président de la Société médicale des
hôpitaux de Paris a une carrière des mieux
remplies. Il fit ses premières études médi¬
cales à Limoges où il fut interne et lauréat
de l’École de médecine (1871). Interne des
hôpitaux de Paris (1875), il obtient la mé¬
daille d'argent (1880), puis devient chef de
clinique des maladies nerveuses {1882), mé¬
decin du bureau central (1884), agrégé de
la Faculté en 1886. Nous le trouvons par¬
tout lauréat : lauréat de la Faculté (médaille
d’argent, prix de Thèse), plusieurs fois lau¬
réat de l’Académie de médecine. Son activité
scientifique se déploie comme membre, ou
secrétaire général ou président de nombreu-
Gilberx Ballet
ses sociétés ou de congrès nationaux et
internationaux, sans qu’on ose entreprendre
l’énumération de ses travaux originaux ou
communications ou cliniques portant prin¬
cipalement sur la neuro-pathologie, la
psychiatrie, la médecine légale.
Én 1897, B'' Gilbert Ballet était nommé
professeur d’histoire de la médecine à la Fa¬
culté de Paris.
Ce ne pouvait être qu’un poste d’attente.
En effet, par suite de la mort du profes¬
seur J OPKRO Y, .survenue si inopinément, la
chaire de clinique des maladies mentales
et de. l’encéphale était attribuée au pro¬
fesseur Gilbert Ballet (1909). On sait avec
quelle autorité et avec quel succès il préside
à cet enseignement.
LA VIE MÉDICALE
Le docteur Paul Dalché, président
de la Société de thérapeutique. — La
Société de thérapeutique vient de tenir
sa première séance depuis le renou¬
vellement de son bureau. Et certes
celle-ci ne pouvait faire un choix
plus heureux que celui qu’elle fit en
choisissant M. le Dr Dalché pour pré¬
sider à ses travaux.
Externe des hôpitaux de Paris
en 1881, dans le service de .Saint-
Germain, Paul Dalché fut nommé
interne l’année suivante. Il passa les
quatre années de sou internat chez
le professeur Richet, les D' Gouraud,
Empis et Gallard. Sa thèse (1885)
traite de Vovarite : depuis lors, ses
travaux principaux portent sur la
gynécologie ou l’étude des sécrétions
internes, notamment de l’o^ire ; il
étudia les métrorragies virginales,
la dystrophie ovarienne, le syn¬
drome basedowiforme, l’hypcro-
varie. Récemment, avec [son interne
Galup il s’occupa encore des sécré¬
tions internes (glandes surrénales,
testicule). Ses idées et ses travaux
se retrouvent en partie dans le traité
de Gynécologie médicale qu’il publia
(1910) avec le professeur Robin.
Médecin du bureau central en
1895, le IF Dalché est nommé à
l’hôpital Tenon en 1901, passe à la
Pitié l’année suivante. Depuis cette
année, il est médecin de l’Hôtel-
Dieu. Le Dr Dalché est chevalier de
la Légion d’honneur.
Société Anatomique. — Election
du bureau ; M. le Dr LETüi,i,E, pré¬
sident : MM. les D'» Kuss et
R. Voisin, vice-présidents, MM. Lar-
BENNOis et Faroy, secrétaires.
Hommage au Professeur Ehrllch.
— L'Académie des sciences de Stock¬
holm a élu associé étranger, dans
la section de médecine, le professeur
Ehrlich.
Concours d’ophtalmologiste. —
Un concours en vue de pourvoir à
un poste vacant de médecin adjoint
à la clinique ophtalmologique des
Quinze-Vingts commencera le ii fé¬
vrier à I heure. Le jury est composé
de MM. Gariel, président ; de Lajrer-
soiine, Chevallereau, Kalt, ;Morax,
Jules Renault et Valude.
Concours de pharmacien des hôpi¬
taux de Paris. — Ont été désignés
pour faire partie du jury du pro¬
chain concours pour les places va¬
cantes de pharmacien des hôpitaux
et hospices de Paris, MM. les phar¬
maciens des hôpitaux Patein (Lari¬
boisière) : André (Bretonneau) ; Hé-
rissey (Broussais) : Villejeau (Hôtel-
Dieu) : Tiffeneau (Boucicaut), et
MM. Paul Thibaut et Cordier, phar¬
maciens à Paris.
Concours. — Médaille d’or
(.MÉDECINE). — Sont désignés pour
faire partie du jury de ce concours
MM. Loeper, Hallé, Aviragnet,
Chantemesse et Jeanselme, qui ont
accepté.
Mé;daille d’or (chirurgie et
accouchements). — Sont désignés
pour faire partie du jury de ce con¬
cours MM. Monod, Auvray, Cam-
penon, Mauclaire et Pinard qui ont
tous accepté.
Querre. — SERVICE DE SANTÉ. —
Par décision ministérielle du g jan¬
vier 19 1 1 ;
Médecins-majors de première classe.
— MM. Schneider passe au ministère
de la guerre : Dellac, au 52® d’art
Médecins-majors de deuxième classe
— MM. Genevrier passe au 41® d’art.
Pierre, au 42® d’art.
Médecins aides-majors de première
classe. — MM. Maisonnave passe au
159® d’inf. ; Hérisson, aux hôp. de la
division d’Oraii ; de Person, à la
compagnie saharienne du Tidikelt.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE L’iNTEUNAT, — Oral. — Séance
du II janvier. — Question donnée
« Anatomie de la glande sous-
maxillaire. Signes et diagnostic
de l’insuffisance aortique ».
MM. Nadal, 15; Delort, 14; De¬
bray, 12 ; Bergeret, 18 ; Pimpaneau,
13 ; Desvaux de Lyf, 13 ; Barthé¬
lemy, 14 ; Photiadès, 12 ; Vallerant,
8 ; Latil, 16.
Séance du 13 janvier. — Question
donnée : « Les muscles ; biceps bra¬
chial et coraco-brachial (anatomie) :
signes et diagnostic différentiel de
la gangrène pulmonaire ».
MM. Baillenl, 13; Maurel, 8;
Lépine, 10 ; Trousset, 9 ; Gatellier,
17; Monbrim, 15; Mlle Landes-
manii, 14 ; MM. Baréty, 12 ; Rceh-
rich, 6 ; Guelfucci, 9.
Séance du 15 janvier. — Question
donnée : « Nerf sciatique pophté
interne. Formes cliniques de la péri¬
tonite tuberculeuse ».
MM. Charrier, 16 ; Massart, 12 ;
Marca,ssus, 13; Couinaud, 16; Du-
rœux, 13 ; Vallery-Radot (Pasteur),
17 ; Sourdille, i6 ; Lecerf, 13 ; Gou¬
verneur, 18 : Bardon, 15.
Séance du 16 janvier. — Question
donnée : Anatomie descriptive de la
vésicule biliaire. — Invagination in¬
testinale.
MM. Lucas-Cliampionnière, 1$;
Durand (A.), 1 1 ; Gresset, 10, Beloux,
9 ; Richard (G.), 15 ; Hischmann, 14;
Hertz, 13; Wiart, 8; Desaux, 13
Mlle Blanchier, 16.
Mariages. — M. Mancelle, sous-
lieutenaut au 142® d’infanterie
avec Mlle Georgette Creyx, fille du
DI Creyx. — D' Colombain, fils du
maire d’Oran, avec Mlle Julie Gi¬
raud. — M. Brillant, publiciste et
Mlle J eanne Calmette, fille du méde¬
cin inspecteur Calmette, directeur du
service de santé du gouvernement
militaire de Paris.
Hôpital d’ Alger-Mustapha. — I<e
concours pour une place de chirur¬
gien-adjoint .s’est terminé par la
nomination de M. le D® Moggi.
Mutations dans les Hôpitaux. —
M. Ombredanne passe à l’hôpital
Bretonneau, en remplacement de
__ Qa.'î —
XXVÏ „
SOMMAIRE du N° 5
— Les Médications dans la Puériculture .
— La Vessie dans la Tuberculose rénale .
— Zona infantile par contagion .
— Une colonie d’aliénés en Argentine .
— Les fractures de la tête du radius. — Influence des rayons de Rœntgen sur le
métabolisme du fer. — Le tabac pour la prophylaxie delà bouche .
— Société médicale des hôpitaux. — Société debiologie. —Académie de médecine.
— Société de thérapeutique. — Société de pédiatrie. — Société anatomique.
— Société de chirurgie . .
La vie MtDiCALE A i.’ÉTRANGEii . — Société médicale de Berlin .
Pratique médicai-e . — Sérums antidysenteriques et sérums antivenimeux, par le Dr Henri (jillet..
— La Hernie, accident du travail, par le IV Paul Cornet .
Libres propos .
Choses du ;our : Le secret du cercueil de l’Empereur .
La Médecine au théâtre : L’assassinat légal . V
Art et Medecine : Les hôpitaux ; grande salle de l’ancien Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-Jean d’Angers (xiv siècle).
Silhouette médicale : L’étudiante .
Curiosités : Comment les Japonais arrachent les dents .
Chronique des livres : Sémiologie nerveuse (Nouveau liaite de Medecine et de I herapeutique Giliiert et
Thoinot) ; Kurzes Lehrbuch der Gynækologie, par Otto Kustner; (.onsultations medicales. Maladies de
l’appareil digestif et de l’appareil respiratoire, par H. Hik'.hard .
L'intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique. Quelle aflection semble la plus probable pour la femme
hydropique de Gérard Dow? .
Les rènlements et les lois inUh-cssant le médecin : Règlement pour les automobilistes .
Art et Médecine : Cartes du bal de l lnternat, iqio .
Diététique : Potages maigres .
Formules thérapeutiques . .
La médecine au palais : 1. Institut Mann. — A propos du legs d un cadavre .
Connaissances pratiques : Fabrication ménagère du vinaigre .
Nouvelles . .
Livres reçus au bureau du journal .
SOMMAIRE du N“ 6
Numéro entièrement consacré à la TUBERCULOSE
Pierre Lerebcullet . — La tuberculose en igio .
L. Rènon . — Le traitement de la tuberculose pulmonaire par les sérums . .
André Mesureur . — Un nouveau dispensaire et une nouvelle organisation contre la tuberculose.
K. Bezançon et De Serbonnes. — Les poussées évolutives do la tuberculose pulmonaire .
Rollier . — La cure solaire de la tuberculose chirurgicale .
Gabriei. Simon . — Exercices de gymnastique respiratoire chez les prétuberculeux .
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — .Vcadémie de médecine. — Société de
chirurgie .
Libres propos : Les Palmes Ac-idémiques, par G. Linossier .
Choses du jour : La folie de Charles VI .
Chronique sportive : Les sports d’hiver, par le IV P. Tenroc . f . V et
Les grands médecins ; Laennec .
Chronique des Livres : Die Rlinik der Tuberculose. — Hygiene de la peau et du cuir chevelu .
Nouvelles : Lutte contre la tuberculose en Irlande. — Hygiene de l habitation .
Curiosités : La maladie de Pascal .
L'intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique .
Art et médecine : Les bienfaits de la vaccine, par Daumier .
Diététique : Régime de récalcitication. — Recettes de bouillons et potages pour enfants tuberculeux .
Formules thérapeutiques : Formules de récalcilication .
Indications pratiques pour le placement des tuberculeux . . . . X\1 et
La vie médicale .
Thérapeutique pratique : Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux .
Connaissances pratiques : Conservation des œufs. — Pour emailler sa bicvclette .
r» XXVII
LA VIE MÉDICALE {suite)
M. Villemaiu cii disponibilité.
M. Cuiiéo pa.-îsc à l’hôpital Saint-
Louis (service d'enfants).
Incendie à l’hôpital Bichat, --
Un coinmencement d’incendie s’ist
produit le i6 janvier à trois heures
du matin, h l’hôpital liichat, dans
le vestiaire des malades. I<es pom¬
piers se rendirent rapidement maîtres
du feu et la panique fut de courte
Académie des Sciences. — Pour le
fauteuil vacant dans la .section de
phy.sique, Mme Curie est présentée
en première ligne. Les cinq autres
candidats sont présentés en seconde
ligne, ex-œquo et par ordre alphabé¬
tique, savoir : MM. Daniel, llerthelot,
Branly, André Broca, Cotton et
Pérot.
Clinique médicale de l’Hôtel-
Dieu. — Professeur Gilbert. —
Samedis 21 et 28 janvier à 10 h. 1/2.
Leçon clinique sur le trailement des
néphrites chroniques. Mat de Bright.
— Les Mercredis à 10 h. 1/2, présen¬
tation de malades. Rédaction et correc¬
tion d'ordonnances.
Hôpital Laennec. ■ — SERVICE
DES TUBERCULEUX. — Le Dr
LftoN Bernard, professeur agrégé.
Légion d’honneur. — M. le pro¬
fesseur Combe, professeur de cli¬
nique infantile à l' Université de
I,ausanne, est nommé chevalier de
la Légion d’honneur.
Le D' Paul Carnot, professeur
agrégé à la Faculté de médecine de
Paris, médecin des hôpitaux. Tous
ceux qui connaissent le D' Carnot se
réjouissent de cette attribution d 'une
croix si bien méritée et s’empresse¬
ront de le complimenter.
Nous sommes sûrs d’être l’inter¬
prète des sentiments de tous en lui
adressant ici les félicitations du Co¬
mité de Rédaction et des abonnés
de Paris médical.
Les D Fauqué, conseiller général
du Gers ; Mossel, ancien conseiller
général des Hautes- Pyrénées ; M. Val¬
lée, professeur à l’Ecole vétérinaire
COURS
fait tous les matins à dix heures, au lit
du malade, un enseignement pra¬
tique d’auscultation et d’examen
de la poitrine. Le vendredi, examens
radiologiques par le D” MaingoT.
Faculté de médecine de Paris. —
Conférences de médecine légale. ■ — ■
M. Balthazard, agrégé, a com¬
mencé ces Conférences le lundi
9 janvier 1911, à 6 heures (Amphi¬
théâtre de Pharmacologie de la
d’Alfort; D' Yver, adjoint au maire
de Fiers sont nommés chevaliers de
la Légion d’honneur.
Nécrc logîe. — JI . le médecin inspec¬
teur Ilocquard, Directeur de l’école
du service de sauté militaire de Lyon
et de l’hôpital Desgenettes, est décédé
à I.yon. — Dr Maffre, médecin prin¬
cipal de ac cla.sse en retraite, à La-
combe. — Dr Georges Sicard, chef
de clinique à la faculté de médecine
d’Alger. — Dr Meunier, décédé à
Foudsiadan en étudiant la proiihy-
laxie de la peste. — • D'' Claude Chenet
(de Paris). — Madame Gaillard,
femme du D' Gaillard, ancien interne
deshôpitaux de Paris. — DrLoubrieu,
oto-rhino-laryngologiste de la Pré¬
fecture de police. — Dr Tafforin,
vice-président du Conseil général de
la Vienne.
Faculté), et les continuera tous les
jours suivants, à la même heure
(samedis exceptés).
La conférence du vendredi, com¬
portant des projections, aura lieu
au Grand Amphithéâtre, à l’heure
habituelle.
Sujet -du Cours: Coups et bles¬
sures. Exanien des taches. Accidents
du travail. Mort et mort subite,
l’hénomènes cadavériques. Empoi¬
sonnements. Oxyde de carbone.
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
DU 23 AU 28 JANVIER I9II
Examens de Doctorat
Lundi 23 janvier, à une heure. — 5“ (chirurgie,
pr partie), Hôtel-Dieu (P" série) : MM. Kirmisson,
Segond et Ombrédanne ; — (2» série) : MM. Reclus,
Delbet et Pierre Duval ; — M. A. Léri, suppléant.
Mardi 24 janvier, à une heure. — 5' (2“ partie),
Hôtel-Dieu (P» série) ; MM. Gilbert, Carnot et Balthazard ;
— (2” série) : MM. Achard, Castaigne et Rathery ; . —
M. Lecène, suppléant.
Mercredi 25 janvier, à une heure. — Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Delbet,
Pierre Duval et Grégoire. — 3'-' (2» partie). Laboratoire
des travaux pratiques d’anatomie pathologique, épreuve
pratique : MM. Gautier, André Jousset et Lœper. —
2® (P« série) : MM. Garicl, Glcy et Braiica ; — ■
(2® série) : MM. Des'grez, Mulon et Jean Camus. —
3® (oral P® partie) : MM. Nicolas, Proust et Lequeux.
—- -t® : MM. Pouchet, Wurtz et Laignel-Lavastine ; —
^I. L. Bernard, .suppléant.
Jeudi 26 janvier, à une heure. — Médecine opératoire.
Ecole pratique, épreuve pratique ; JIM. Quénti, Chevassu
et Okinczyc. — 3® (2® partie). Laboratoire des travaux
pratiques d’anatomie patholologiquc, épreuve pratique ;
MM. Achard, Maillard et Brumpt.
2® (P® série) ; JIJI. Prenant, Gley et André Broca : —
(2® série) ; JIM. Retterer, Langlois et Nicloux. — 3® (oral,
I®® partie, P® .série) : JIJI. Bar, lAUiormant et Rouvière;
— (2® série) : JIM. Ribemont-Dessaigues, Rémy et
Thiéry. — 3® (oral, 2® partie) : JIJI. Chauffard, Baltha¬
zard et Castaigne. —4® ; JIJI. Thoinot, Wurtz et Desgrez ;
— JI. Roussy, suppléant.
Vendredi 27 janvier, à une aeure.-— 5" (cliinirgie,
P® partie), Nechcr (P® série) : JIJI. Segond, Lejars et
Pierre Duval ; — (2® partie, 2® série) : JIJI. Delbet,
Roussy et Ombrédanne ; JL Zimmern, suppléant. —
.S® (obstétrique, P® partie). Clinique Baudelocque :
JIJI. Pinard, Couvelaire et Guéniot ; — JI. Guillain,
suppléant.
Samedi 28 janvier, à une heure. — 5® (obstétrique,
P® partie). Clinique Tarnier : JIJI. Bar, Briudeau et
Jeannin ; JI. Lecène, suppléant.
Thèses
Mercredi 2$ janvier, à une heure. — - JI. LACAINE. La
chèvre et l’hygiène (MM. Blanchard, président; Widal,
Jlacaigne et Guillain). — JI. I.ECONTE. Contribution à
l’étude des arythmies ; l’extra-systole (JIJI. Widal,
président ; Blanchard, Jlacaigne et Guillain). —
JI"® PlATNIZKY. Jlaladie de Riga (production sublin¬
guale de Pede). (JIJI. Kirmisson, président : Reclus,
Hartmann et Ombrédanne.) — JI. BacquiiL Revue cri¬
tique sur l’extension au clou (nagelextension) dans le
traitement des fractures. (JIJI. Reclus, président ;
KirmÊsson, Hartmann et Ombrédanne.) — JI. Poirier.
Contribution à l’étude de l’actinomycose intestinale.
(JIJI. Hartmann, président ; Kirmisson, Reclus et
Ombrédanne.)
Jeudi 26 janvier, à une heure. — JI. BranlaRD.
Des avantages de la colpo-hystérectomie dans le can¬
cer du col ulcéré. (JIM. Pozzi, président ; Gilbert Ballet,
Lecène et Gougerot). — JI. Fenard. L’adipose doulou¬
reuse segmentaire rhizoniélique (maladie de Dercum).
(JIJI. Gilbert Ballet, président ; Pozzi, Lecène et Gou¬
gerot). — JI. GüYonnaud. Syphilis du cœur (JIJI. Gil¬
bert Ballet, président ; Pozzi, Lecène et Gougerot).
— 225 —
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Editeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
BROUARDEL et GILBERT
NOUVEAU
TRAITE de MEDECINE
et de Thérapeutique
Publié en fascicules sous la direction de MM.
A. GILBERT
L. THOINOT
Achard, Aubertin, Auché, Aviragnet, Babonneix, Ballet, Baizer, Barbier, Barth, L. Bernard,
Bezançon, Bolnet, Boulloche, P. Carnot, Cartaz, Castex, Chauffard, P. Claisse, Claude,
Courmont, Cruchet, Dejerine, Deschamps, Dupré, L. Fournier, Gaillard, Gallois, M, Garnier,
Gaucher, Gilbert, Gouget, Grasset, Gulart, Hallopeau, Hayem, Herscher, Hudelo,
Hutinel, Jacquet, Jeansetme, Klippel, M. Labbé, Lancereaux, L. Landouzy, Lannols,
Laveran, Le Fur, Le Noir, Lereboullet, Letulle, L. LevI, Lion, Marfan, Marie, Marinesco,
Menetrier, Méry, Mlllan, Mosny, Netter, Parmentier, Pitres, Rauzier, Raymond,
RIchardIère, Roger, Roque, Sainton, Sérieux, Sloard, A. SIrodey, Surmont, J. Teissler,
Thoinot, A. Thomas, Triboulet, Valllard, Vaquez, E. Well, Wldal, R. Wurtz.
1 . Maladies microbiennes en général, 6^ tirage (272 pages, 75 figures noires et coloriées) . 6 »
2 . Fièvres éruptives, 4° tirage (255 pages, 8 figures) . 4 »
3. Fièvre typhoïde, 50 tirage (240 pages, 16 figures) . 4 »
4. Maladies parasitaires communes à l'Homme et aux Animaux (Tuberculose, morve, charbon, »
rage, etc.). Nouveau tirage (566 pages, 81 figures) . 10 »
5. Pa/ttdtstMs et Tfy/iaMosowfase, 4® tirage (124 pages, 13 figures) . 2 50
6. Maladies exotiques, 3® tirage (440 pages, 29 figures) . 8 »
7. Maladies vénériennes, 4® tirage (318 pages, 20 figures) . 6 »
8. Rhumatismes et Pseudo-Rhumatismes, 5® tirage (164 pages, 18 figures) . 3 50
9. Gn^pe, CoÿMe/Mc/ie, OmWoMS, Di^/îtM'e, 4® tiraçe (172 pages, 6 figures) . 3 50
10. Streptococcie, Staphylococcie, Pneumococcie, Colibacillose, etc., tirage . 3 50
11. 7Mto;rîcat«'oMS, 2® tirage (352 pages, 6 figures) . 6 »
12 . Maladies de la nutrition (diabète, goutte, obésité), 2® tirage (378 pages, 15 figures) . 7 »
13. Cancer (662 pages, 1 14 figures) . 12 » I 26. Maladies du Sang,
14. Maladies de la Peau {so?> pages, xSofig). 10 » | 27. Maladies du Nez et du Larynx (277 pages,
15. Maladiesdela Bouche,du Pharynx, etc.,2’>tkage ‘/m . V - ^ *
(276 pages, avec figures) . 5 »
16. Maladies de V Estomac .
17. Maladies de l'Intestin, 2® tirage (501 pages,
79 figures) . 9 »
18. Maladies du Péritoine (^2/^ pages, bg.). 5 »
19. Maladies du Foie et de la Rate.
, Maladies des Glandes salivaires et du Pancréas 33. Maladies mentales.
28. Sémiologie de l’Appareil respiratoire (176 pages,
93 figures) . . . 4 »
29 . Maladies des Poumons et des Bronches (860 pages,
50 fibres) . 16 »
30. Maladies des Plèvres et du Médiastin.
31. Sémiologie nerveuse {620 pages, 122 bg.). 12 »
32 . Maladies de l'Encéphale,
(342 pages, avec 60 figures) . 7
. Maladies des Reins (462 pages, 76 fig.) . 9
34. Maladies de la Moelle épinière (839 pages,
420 figures) . 16 »
Maladies des Organes génito-urinaires, 3® tirage 35 . Maladies des Méninges.
(458 pages, 67 figures)
23. Maladies du Cœur.
36. Maladies des Nerfs périphériques,
37. Névroses.
24. Maladies des Artères et de l'Aorte (472 pages, 38. Maladies des Muscles {l'jo pages) . 5 »
63 figures) . 8 » 39 . Maladies des Os.
25. M aladies des Veines et des Lymphatiques. \ 40 . Mal . du Corps thyroïde et des Capsides surrénales.
Le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique est le premier ouvrage français qui paraisse en fascicules
séparés, lormant chacun un tout complet, et constituant ainsi en même temps que le livre de médecine complet du
savant, te guide journalier du praticien. Le succès considérable qui a accueilli cette innovation a obligé les éditeurs
à faire mieux encore; aussi chaque nouveau fascicule est-il en progrès sur les précédents par ses qualités pratiques,
sa mise au point e.\acte de la science actuelle et aussi par sa torme, notamment par son illustration touiours plus
développée.
ALM._t)ii.BFRT et Thoinot ont voulu que le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique soit le Traité de
Médecine perpétuel du XX" siècle ; aussi grâce à la haute compétence des collaborateurs, suivant l’énorme mouve¬
ment scientifique actuel, le Nouveau Traité de médecine est perpétuellement mis au courant. A chaque tirage
les fascicules sont revus en tenant compte des derniers progrès scientifiques.
CHAQUE FASCICULE 8E VEND SÉPARÉMENT
Chaque fascicule se vend également cartonné avec une augmentation de 1 fr. 60 par fascicule
27 fascicules étaient en vente au 1®' octobre 1910.
SOMMAIRE
. — Association de la rougeole et de la scarlatine .
. — Luxation ancienne métacarpo-phalangienne du pouce, simple, complète,
réduction sanglante .
. — La pratique du lavement électrique . . .
. — Psychologie du sommeil et de la commotion cérébrale. Auto-observation à
propos du déraillement de Montereau .
La vie MÈniCALE a i.’1vtranger .
L’Institut de puériculture des Enfants-Assistes, par M" Suzaj
Libres propos : Les Anglais veulent débaptiser la fievre de M
Choses du four : Une religion médicale .
Chronique scientifique : Le passage sous la Seine de la ligni
par Louis Vasseur . . . . . .
Chronique des Livres : Traité de stomatologie de MM. (
enceintes devant le tribunal révolutionnaire, par le Df Ma
Heilpadagogik de MM. Dannemank, Schober et Sciiutz....
L'Intermédiaire des médecins : Malades s’opérant eux-méme
La médecine dans les journaux politiques ; La désinfection ,
par le lavage des espaces sous-arachnoïdiens cérébro-médullaires
Cirrhoses expérimentales du foie, — L’urobilinurie dans la scarlatini
Effets thérapeutiques du bain d’oxygène .
•Société medicale des hôpitaux. — Société de Biologie. — Academie
Sciences. — Academie ûe médecine. — Société de Chirurgie. — Sociei
Neurologie .
tRD. — EncyklopUdisches Handbuch c
Leçon d’anatomie : Leçon d’anatomie de Thomas Bartholin .
La médecine au théâtre : Au Palais- Royal : « Le million » .
Art et médecine : Le chirurgien-major, par Péry .
Diét 'tique : Menus hebdomadaires pour grands enfants tuberculeux.
Formules thérapeutiques : Contre l’anorexie. — Contre les vomissen
La médecine au Palais . .
Nouvelles .
La vie médicale .
Cours. — Actes de la Faculté de Paris .
. XIX
. XIX
. XXI
XXI et XXlil
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à riODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d'Aocidants d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i^^de chaque mois.
VnxàcV&honnemmt Décembre au 3(i Novembre)'. France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois ; I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 paj^es.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue generale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voles respiratoires; — tuber- | Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose.
Février.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie;— syphilis;— maladiesvér
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladi
des reins et des voies urinaires.
Mai . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miii
raies, climatothérapie ; — diététique.
- Bactériologie; — hygiène; — maladies ii
fectieuscs.
- Maladies des oreilles, du nez, d
syphilis;- maladiesvéné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
obstétrique; — maladies Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
!S voies urinaires. clne légale,
lutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
hérapie; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué-
pareil digestif et du foie. riculture.
Juin . — Maladies de l'appareil digestif et du foie. I riculture. _ _
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PRIMES DE PARIS MEDICAL
Les abonnés d’une année seront remboursés par des primes représentant S fois
le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
I" Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, aS, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C'“, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4" Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à une seule de ces treille primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Qobaln verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du Boucard
(ces deux primes ensemble).
3" Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),à Carentan.
3» Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4" Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5» Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
60 Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles.
7» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gkmen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre 1 fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8" Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’emballage et le port.
9" Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, n3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C'*,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
13° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3» Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la C>° de Pougues St-LÉaeR.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
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LIBRES PROPOS
LES ANGLAIS VEULENT DÉBAPTISER LA FIÈVRE DE MALTE
Albion n’est pas satisfaite de voir les médecins Sans nul doute, la fièvre maltaise sévissait sur
français dénonmier « fièvre de Malte » Tinfection
connue encore sous les noms de fièvre méditerra¬
néenne ou de fièvre ondulante. C’est ce qui ressort
de la lettre de l’ambassadeur d’Angleteterre au
ministre des Affaires étrangères conuuuniquée à
l’Académie de médecine par le ministre de l’Instruc-
tion publique. Cette inissive déclare en effet inexacte
cette appellation de « fièvre de Malte ■>.
Susceptibilité nationale? Je ne ferai pas un seul
instant à nos voisins d’outre-Manche Tinjmre d’attrir^
buer cette réclamation à un froissement d’amoiur-
l)roi)re. Question d’intérêts financiers. C’est plus
vraisemblable, car l’interdiction de rinqwrtation des
chèvres de Malte en France, en Algérie et Tunisie a
été prononcée depuis 1887 par un arrêté du ministre
de l’Agricultiure, des gouverneurs géüéraux d’Algérie
et de Tunisie en 1908 et igog. Je ne chercherai d’ail¬
leurs pas à approfondir les raisons graves qui ont
déterminé cette démarche, certes bien inattendue.
les rives de la Méditerranée, avant d’avmir reçu ce
nom. Où a-t-elle débuté? On l’ignore. Il n’en reste
pas moins acquis que c’est à Malte qu’elle s’est mon¬
trée avec prédilection ; c’est à Malte que la Méditer-
ranean fever Commission l’a étudiée ; c’est à Malte
que Bruce en a découvert l’agent pathogène, le
«microcoque maltais » {Micrococcus meUiensis),
germe spécifique de la « fièrure de Malte •> (Note on
the Discovery of a microorganism in Malta jever.
Practitioner, 1887, p. 161). Autant de raisons qui
autorisaient l’étiquette, adoptée autrefois par les
médecins anglais eux-mêmes, reniée aujourd’hui
par leurs gouvernants.
Par courtoisie, l’Académie de médecine leur don¬
nera peut-être satisfaction, mais il est à craindre
qu’une telle décision « officielle » soit hnpuissante
contre un usage déjà entré dans les moeurs médi¬
cales? T’usage n’a-t-il j^as force de loi?
C. Doi'ïEir.
CHOSES DU JOUR
UNE RELIGION MÉDICALE
La crédulité humaine n’a pas de limites ; de nos jours,
il s’est fondé une religion nouvelle, une secte plutôt,
puisqu’elle prétend relever du christianisme, lui emprun¬
tant son nom. 11 est même curieux, — et attristant, —
de constater qu’en cette époque qui a la prétention d’être
scientifique, il n’est pas nécessaire, pour fonder une reli¬
gion, d'en asseoir les bases sur des conceptions raison¬
nables ; la logique ne s’y retrouve pas plus qu’en n’im¬
porte quelle autre religion aujourd’hui privée de fidèles
après en avoir eu des milliers.
Jfu reste, la croyance au mystérieux est une nécessité
absolue pour beaucouj) d’esjirits. Les rebouteurs et les sor- .
ciers ne font pas fortune qu'au fond des campagnes ; les
urologues, les empiriques jouissent souvent d’une vogue
inexplicable dans de grandes villes et auprès de personnes
A ce besoin de croire même à l’incroyable que
possèdent beaucoiq), ajoutez le besoin d’espérer indispen¬
sable à tous et vous aurez la possibilité de comprendre
la fortune invraisemblable de la religion nouvelle des
" scientistes chrétiens ».
Cette religion fut fondée aux États-Unis par une
femme. Mary Baker, qui vient de mourir. Sa religion lui
fut profitable puisqu’elle lui permit d’amasser une fortune
de huit millions de francs.
La vie de cette femme fut une suite de jiôripéties
ititéressantes pour le médecin. Mme Dupuis de Saint-
.\NDRà vient de la narrer, dans la Revne hebdomadaire.
Née dans le New-Hampshire, dès son enfance elle
présenta des manifestations hystériques et mytho¬
manes, avec des crises convulsives qui produisaient une
forte impression sur son entourage. On peut conserver un
doute sur la spontanéité de ces crises, car elles surve¬
naient presque exclusivement le dimanche : grâce à elles,
la future fondatrice d’une religion pouvait éviter les
offices dominicaux auxquels son pè're l’astreignait et qui
l'ennuyaient fort. Klle était totalement illettrée.
Après un premier mariage qui fut suivi au bout de
dix mois de la mort de son époux, elle était restée sans
ressources. Sa « maladie nerveuse » devint une véritable
tyrannie pour sa famille
C’est à cette époque qu’elle commença à s’occuper de
spiritisme. Grâce à une assurince imperturbable, elle
arriva à se faire épouser une seconde fois. Son mari
ne résista pas longtemps à son caractère et préféra
divorcer.
La renommée d’un certain Quimby parvint alors aux
oreilles de Mary Baker. C’était un ancien horloger qui
s’ôtait fait guérisseur et magnétiseur ; il exerçait à Port-
land, dans l’Etat du Maine. Son procédé consistait dans
une sorte de psychothérapie élémentaire. Pour lui, la
maladie n’était qu’une fausse croyance ; au lieu d’em¬
ployer des remèdes qui n’agissent que par suggestion,
Quimby préférait imposer au malade la conviction de sa
guérison prochaine, et la guérison s’effectuait.
Mary Baker se rendit à Portland, au bout de trois
semaines elle en rapporta la guérison de sa névropathie
et... le système « philosophique » de son guérisseur.
Elle institua à Lynn, dans le Massachusetts un « col¬
lège de la science morale et phj'sique », berceau de la
religion scientiste. Moyennant 300 dollars, elle faisait
des docteurs. L’enseignement y consistait à apprendre par
cœur les manuscrits de Quimby, que Mary Barker don¬
nait comrâj; lui ayant été « révélés » à elle-même.
L’évangile de la religion scientiste chrétienne fut lu
livre Science et Santé, démarquage mystérieusement
obscur d’un manuscrit de Quimby. Lorsqu’elle eut un
nombre suffisant d’adeptes, elle fonda à Boston VEglise
du Christ, officiellement reconnue en Amérique.
Bien que cette religion médicale eût été plusieurs fois
cause de mort d’hommes, elle n’en continua pas moins à
prospérer. Aujourd'hui, elle compte des milliers de
fidèles ; ils sont surtout nombreux aux États-Unis, mais
il en existe une congrégation à Paris.
Telle fut la vie de Mary Baker. Entre temps, à cin¬
quante-cinq ans d’âge, elle avait trouvé un troisième
mari en la personne d’un de ses adeptes, et c’est sous le
nom deMrs. Eddy que la plupart des journaux ont annoncé
sa mort. Cette hystérique ignorant l’orthographe, grâce
à son aplomb, à son « bluff » (nous sommes eh Amérique)
a fait des milliers de disciples, et l’on va en pèlerinage,
à la ' chambre de la mère de l’Eglise », à Boston, comme
l’on va au Saiut-Séimlcre ou à la Mecque et on attend
sa résurrection. L. A. Guey,
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Y —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LE PASSAGE SOUS LA SEINE DE LA LIGNE MÉTROPOLITAINE N“ 8 A LA PLACE DE LA CONCORDE
Par LOUIS VASSEUR, ingénieur des Ponts et Chaussées, attaché au service technique du Métropolitain.
Après achèvement de la ligne métropolitaine n» 8 fonte de cUjOqo d’épaisseur renforcés sur leur pourtour
Auteuil-Opéra, par Grenelle, il existera à Paris tpiatre par une nervure de on',200 de hauteur, .saillante à l'in-
traversées sous-fluviales : une sur la ligne n" 4 entre le térieur et formant bride pour l'assemblage des vous-
Châtelet et la place Saint-Michel ; une sur la ligne soirs au moyen de boulons. Le diamètre extérieur est
Nord-Sud en amont du pont de la Concorde ; deux de 7''‘,776. C’est actuellement, croyons-nous, la plus
sur la ligne n“ 8, la première en aval du pont Mira- grande section réalisée pour le passage sous-fluvial de
beau et la seconde en av.al du pont de la Concorde.
La construction des souterrains au-de.ssous et dans le
voisinage du lit des fleuves est une oj)ération délicate.
Les méthodes d’exécution jieuvent se diviser en deux
catégories :
i" La construction par cheminement horizontal, em¬
ployée aux deux traversées voisines de la place de la
Concorde; 2“ la construction par fonçage vertical, appli-
<iuée aux deux autres traversées.
Nous décrirons avec tpielques détails la traversée de
la ligne n" 8 en aval du pont de la Concorde, qui vient
d’être haureusement tenninée et qui a été exécutée dans
des conditions très satisfaisantes par MM. Daydé et Pillé
et M. Gonchon, entrepreneurs, chargés de sa construction.
Tracé. — La ligne venant de l’ICsplanade des Invalides
plonge sous la rue de Constantine, entre le ministère
des Affaires étrangères et la gare tles Invali{les, passe sous
le lit du fleuve suivant un tr.acéen courbe de 250 mètres
de rayon et se relève sous les jardins du Cours-la- Reine «t
la place de la'Concorde. Le rail se trouve à la cote 13, à
i4"'io au-de.ssous du niveau normal de la Seine.
Pour la traversée du chemin d» fer Nord-Sud, eu amont
du pont de ta Concorde, exécutée également par chemine¬
ment horizontal, deux soutemiins annulaires ont été con¬
struits, un pour chaque voie. .
Pour la ligne n" 8 au contraire, on a conservé au pas¬
sage sous la Seine la disposition normale d’un souterrain
unique pour les deux voies. Le tube, de forme circulaire,
a un diamètre intérieur de 7'“,236 : il est revêtu d’an¬
neaux de oTO.ys de largeur, formés de 13 voussoirs en
voies ferrées. Elle se rapproche de celle des grands tun¬
nels sous la Tami.se, de Ulackwall et Rotherhite, destinés
à la circulation ordinaire, qui ont resjnxitivement des
diamètres extérieurs de 8"',23 et 9“, 15.
Bouclier. — L’avancement s’est fait au moyen d’un
engin nommé bouclier, formé d’une enveloppe cylindrique
en tôle de 7"', 95 de diamètre extérieur et de o'>',o57 d’é-
pai.sseur, renforcée par un caisson annulaire de 6"',386
de diamètre intérieur divisé en 27 compartiments et
(jui s’appuie aux deux extrémités sur deux cloisons
transversales, distantes de i'“,5o3.
l’arti# supérieure du boutlier.
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A. GILBERT
Profeaseur de Clinique
Dictionnaire de Médecine
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Bulletin d’Oto - Rhino- Laryngologie
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André CASTEX ^
Chargé du Cours d'Oto-Rhino-Laryngologie à la Faculté de Médecine de Paris.
Secrétaires de la Rédaction :
A. MALHERBE P. COLLINET RABÉ QUISEZ
, pirurgleu .
)to • Rhlno « Laryngolog
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CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {SuUe)
I.’ossature du corps du bouclier est complétée par
trois diaphragmes verticaux et deux planchers ho¬
rizontaux formant douze cellules dont huit correspondant
à des baies découpées dans les cloisons transversales
servent à l’extraction des déblais. Des plates-formes mo¬
biles horizontales placées dans l'épaisseur des planchers
des cellules et qui peuvent être j)ous.sées contre le terrain
Traversée de la Seine en aval du Pont de la Concorde.
Partie inférieure du bouclier.
à l’avancement au moyen de i6 vérins hydrauliciues
mpportent les ouvriers, qui peuvent ainsi travailler sur
trois étages et sont protégés contre les éboulements.
Les huit baies ménagées dans les cloisons verticales
})euvent, en cas de rentrée d’eau, être fermées, celles de
la cloison avant au moyen de portes en tôle d’acier à
charnières, celles de la cloison arrière au moyen de volets
s’engageant entre des montants à rainure en acier coulé.
Les portes fermées, le bouclier forme masque continu et
s’o])p()se à l’éboulement des terres au front d’attaque.
Sur le pourtour du bouclier, l’avant-bec est muni d’un
couteau en acier coulé de on',23 de longueur, placé dans
le prolongement des tôles de l’enveloppe. Vingt-seiit
vérins hydrauliques placés dans les alvéoles du caisson
annulaire et s’appuyant par de larges patins sur les an¬
neaux déjà posés du cuvelage, assurent la propulsion du
bouclier : ils peuvent développer un effort total de
3 483 tonnes, soit 30 tonnes environ par mètre carré de la
surface extérieure de l’enveloppe. Les vérins sont divisés
en quatre groupes et peuvent être i.solés, de manière à pou¬
voir régler le déplacement du bouclier, le guider, le redres-
•ser s’il s’incline et lui donner une direction rigoureuse.
I.a (pieue du bouclier est assez longue pour couvrir,
lorsque les tiges des vérins sont rentrées à fond, deux
anneaux complets du cuvelage et le cinquième d’un troi¬
sième anneau. Le montage des voussoirs du revêtement
se fait à l’abri de cette queue au moyen d’une grue tour¬
nant autour d’un arbre horizontal et dont le bras peut
s’allonger ou se raccourcir à volonté. Les mouvements
d’allongement, de raccourcissement et de rotation de la
grue sont obtenus au moyen de presses hydrauliques.
Exécution du souterrain sur la rive gauche' et sur la
rive droite de la Seine. — Sur la rive gauche, le débit de
la nappe aquifère n'étant pas très abondant (12 à 13 litres
par seconde) , on a pu précéder par épuisements, au moyen
du bouclier, mais sans le secours de l’air comprimé.
Les épuisements ayant provoqué quelques mouvements
dans les bâtiments du ministère des Affaires étrangères,
on a établi, par précaution, une voûte de protection en
maçonnerie à l’abri de laquelle s’est ojiéré le déplacement
du bouclier, et qui précédait le bouclier de 30 à 40 mètres.
Sur la rive droite, la voûte de protection en maçon¬
nerie a été construite à l'aide d'épuisements, sans bouclier
par le procédé habituel des galeries boisées : le cuvelage est
ensuite posé au moyen d’un appareil comportant un bras
mobile, analogue à celui qui existe en arrière du bouclier.
Exécution du souterrain sous le lit de la Seine. —
Lorsque le bouclier, sur la rive gauche, est arrivé à 25 mètres
du mur du quai d’Or.say, on a appliqué l’air comprimé
pour la traversée du bas port et du lit de la Seine.
Un masque en maçonnerie de 3 mètres d’épaisseur,
enduit avec soin pour être étanche à l’air a été établi dans
la partie exécutée du souterrain ; il est muni de deux sas
inférieurs, l’un pour le personnel, l’autre pour les maté¬
riaux, et d’un sas supérieur formant sortie de secours.
Entre ce mas<iue et le bouclier, placé à l’avancement,
on envoie l’air comi)rimé à une pression suffisante pour
refouler l’eau ; de sorte que le travail peut se poursuivre
à sec ; les quelques inliltrations qui se produisent sont
recueillies et rejetées au dehors par siphonnement.
L’air comprimé est produit par une usine installée sur
l’esplanade des Invalides, comprenant quatre compres¬
seurs à basse tension, actionnés par l’électricité, pouvant
fournir ensemble 16800 mètres cubes d’air par heure à
la pression de 2'", 800 par centimètre carré, la puissance
totale nécessaire étant d’environ i 000 chevaux.
Au fur et à mesure de l’avancement du bouclier, les
vides subsistant derrière le cuvelage .sont colmatés par
des injections de ciment faites au moyen d’air comprimé
jusqu’à 7‘‘,3oo par centimètre carré par un compresseur
fournissant 15 mètres cubes par minute et absorbant
77 à 86 chevaux. Les joints sont obturés avec des
lamelles de bois créosoté et remplis ensuite de ciment.
Le bouclier a commencé à fonctionner le 15 novembre
1909. Le 13 octobre igio, moins d’un an après, la ren¬
contre des galeries était faite sur la rive droite. Le bouclier
a été mené jusqu’à 15 mètres au delà du mur de berge
rive droite. L’avancement normal a été de i "',50 par jour.
Malgré les difficultés d’implantation, le tracé théorique
a été suivi avec une grande précision, en plan et en profil.
La crue de la Seine de janvier 1910, qui s’est produite
pendant que l’avancement était sous le lit du fleuve a
obligé à suspendre les travaux. L’eau s’est déversée
dans le souterrain par le puits de service de l’esplanade
des Invalides à l’angle de la rue de l’Université : le chan-
Tra versée de la Seine en aval du Pont de la Concorde.
Souterrain avec revêtement en fonte
au quai de la Conférence (Mise en place du revêtement).
tier situé sous le fleuve même a été inondé par la voie
publique : ce fait est intéressant à signaler. Les portes du
bouclier avaient été fermées, de sorte que, après mise à sec
du souterrain, on a retrouvé le tube et le bouclier intacts.
L’exécution des souterrains sous-fluviaux par chemi¬
nement horizontal au bouclier, à l’aide de l’air comprimé,
e.st donc un procédé d’exécution rapide et relativement
■ sûr, pourvu que le chantier soit dirigé par des praticiens
expérimentés et que l’on réserve au-dessus de l'avance¬
ment un toit de protection assez épais et assez résistant.
- vni -
Archives des Maladies du Cœur
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RIEIIX. - L’hématopoièse.
PETREN et BERüMARK.. — Ltcdeme aigu du poumon avec
hypertension artérielle paroxystique.
SEZARY. — Pression artérielle et glandes surrénales chez les
tuberculeux.
SAVY. — ’r.-ichvcardie paroxystique et médication vomitn-e.
TROISIER.— I;.a diffusion des sels globulaires et l'hémolyse.
TIIAYER. — JvC troisième bruit du cœur.
WYBy^UVy. — La pression artérielle à l’etat normal et à létat
sXbB^Z?:^!’— , Plasmodies du paludisme. .
BARIE et CLERET. — Syndrome de Stokes-Adams à crises
paroxystiques, avec rythme bicouplé.
GIBOUX. — Sclérose et athéromc de l’artére pulmonaire.
LEURE'l’. — Ictère hémolytique du nouveau-né.
(KTTINGER. — Les anémies et les processus leucolytiques au
cours du traitement radiothérapique.
BORY. - Les réactions du tissu élastique des artères. '
IIERING. — Sur les troubles fonctionnels, qw dépendent des
systèmes musculaires spécifiques du ca-ur. ■
FROIN. — Ilématoiyse in j'iro. • . - •
FOY. — - Ketopie cardiaque par inalfofmation sternale.
RIEHX, SAVY, COURJON. — lAîucémie aiguè du type myéloïde.
PLE'l'NKW. — Modifications cardio-vasculaires. sous l’influence
des bains artificiellement chargés d’acide carbonique.
FIESSINGER. — L’antiferment protéolytique du sérum.
OIGAARD. — De la réaction de Wassermann dans les maladies
du cœur et des vaisseaux.
SABRAZES. — Examen des neutrophiles du sang circulant.
TIXIER. — Forme grave de rachitisme et syndrome transitoire
d’anémie pseudo lcucémique.
STILNON. — Altérations pathologiques des cellules ganglion¬
naires du cœur humain.
BRET et ROUBIER. — Sur un anévrysme de la base du ven¬
tricule gauche coïncidant avec une endocardite pariétale su-
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BABONNEIX et PAISSEAU. — Anémie pernicieuse infantile
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GIROUX. — Sclérose et athéromc de l’artére pulmonaire.
SY'LLABA. — Marche de la maladie de Basedow.
MENETRIER et TOURAINE. — Action des rayons de Rœntgen
sur le sang dans le diabète.
LEWIS. — Fibrillation des oreillettes et cxtrasystolcs ventri¬
culaires.
PARIS et GIROUX. — Ictère hémolytique congénital.
LESIEUR. — Gocxistence d’une communication interauriculairc
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GOUGEROT et SALIN. — Ictère hémoljtiquc acquis général et
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— IX —
CHRONIQUE DES LIVRES
Traité de Stomatologie, publié
sous la direction de Gaillard et
Nogué, fascicule VIII. - - Mala¬
dies chirurgicales de la Bou¬
che et des Maxillaires, par
Dieulafé , Herpin , Baudet ,
Pierre Duval et Bréchot, 1911,
I vol. gr. in-8 de .(45 pages et
26C figures, 12 fr. Librairie J. -B.
Baillière et lils, Paris.
Ce fascicule, copieusement illustré,
comprend la description des Mala¬
dies chirurgicales de la cavité buccale
(lèvres, joues, région parotidienne,
plancher buccal, langue, voile du
palais, voûte palatine, amygdales),
et des Maladies chirurgicales des
mâchoires (affections traumatiques,
inflammations aiguës ou chroniques,
tumeurs). Ce sont MM. Dieulafé et
Herpin qui se sont chargés de cette
description.
M. Baudet décrit la thérapeu¬
tique chirurgicale des affections du
voile, de la voûte du palais, de
l'amygdale, du pharynx et la chi¬
rurgie des mâchoires.
MM. Iherire Duval et Bréchot
décrivent surtout les généralités de
cette thérapeutique chirurgicale.
Avec ses 445 pages, ce fascicule
est bien rempli. Les descriptions
des maladies sont sobres, mais
}>récises, tenues au. courant des
recherches les plus modernes ; les
illustrations éclairent très heureu¬
sement le texte.
La thérapeutique a été très soi¬
gnée ; qu'il s'agisse d'appareils ou
d'opérations, les notions thérapeu¬
tiques sont longuement décrites.
Quand ses dix fascicules auront
paru, le Traité de Stomatologie,
publié sous la direction de Gaillard
et Nogué, aura comblé une lacune
dans la littérature stomatologique ;
nul doute qu'il n'obtienne le vif
succès qu'il mérite et que sa deu-
très brève échéance.
Albert Mouchet.
Les femmes enceintes devant
le tribunal révolutionnaire,
parle D' Max Billard. 1911,1 vol.
in-i8. Perrin et C"', édit, à Paris.
Ceci n'est pas un ouvrage de
médecine, mais un ouvrage de mé¬
decin, et c’est à ce titre qu'il en est
parlé dans ce journal. Notre époque
a pris le goût des études historiques ;
elle ne se contente plus de connaître
les grands événements de l’histoire,
elle aime à pénétrer dans la vie
privée des grands hommes, à évo¬
quer les moeurs, la mentalité, l'in¬
timité eu quelque sorte de nos an¬
cêtres, à arracher aux vieux docu¬
ments le récit de faits secondaires,
peu importants eu eux-mêmes, mais
dont le groupement nous donne
d'une époque un sentiment plus
vrai que les grandes actions. Parmi
nos confrères, quelques-uns ont
acquis une maîtrise remarquable
dans ces recherches historiques :
l’habitude du diagnostic clinique
développe chez eux l’ingénio.sité
des déductions, associée à la sévérité
du raisonnement. M. Max Billard
est de ceux-là. Les tombeaux des
rois sous la Terreur, la Conspiration
,dc Malet, les Maris de Marie-Louise,
nous ont permis d’apprécier son éru¬
dition, la précision de ' sa docu¬
mentation, ses qualités d’écrivain ;
son nouvel ouvrage ne le cède en
rien aux précédents, et aura sans
aucun doute un égal succès.
G. Linossier.
Encyklopàdiscbes Handbuch
der Heilpàdagogik, traité en-
,cyclopédique de jiédagogie médi¬
cale, publié avec la collaboration
de .jiédagogues et de médecins
s’intéressant à la pédagogie, et
sous la direction du jirofesseur
D-- Dannemann, de Giessen, de
MM. Schoiseu et Schulz, respec¬
tivement directeur et maître
d’école auxiliaire (Hilfsschule),
à Posen et à Halle. Premier jasci-
cule,\()°9, 1 vol. in-8. Cari Marhold,
à Halle.
Ce traité de pédagogie médicale
paraîtra en dix livraisons au jirix de
trois marks chacune. Ainsi que l’iu-
dique la préface, nous sommes à une
eimque ou médecins et jiedagogues
doivent collaborer. Ces derniers ne
doivent pas fermer l’oreille au méde¬
cin, pas plus que ceux-ci ne doivent
méconnaître les efforts et les tra¬
vaux de la pédagogie.
Le but de la présente publication
est de servûr de pont en unissant les
médecins, les instituteurs, les prêtres
et pasteurs, dans une collaboration
efficace.
Cette encyclopédie est comme un
dictionnaire, présentant les articles
(travaux originaux) par onlre alpha¬
bétique. Le premier fascicule ren¬
seigne sur l’état morbide, physique
et mental de l’enfant anormal, sur
l’instruction et l’éducation qu’il
convient de lui appliquer, ainsi (pie
sur les soins particuliers que réclame
l’enfant anormal.
Avis aux médecins français qui
s’occupent d’anormaux. Cornet.
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
Malades s’opérant eux-mêmes
{liéponse)
Le DI Étienne Mieulet nous com¬
munique le cas suivant fort intéres¬
sant d’un malade s’opérant lui-même
de la pierre.
Les détails de cette opération se
trouvent mentionnés dans le Journal
médico-chirurgical du Vat de l’an¬
née 1824, et leur description pré¬
sente un assez vif intérêt pour nous
pennettre de les signaler ;
M. Clever, chirurgien sous-aide-
major de la garde royale, souffrait
pour la sixième fois des cruelles
atteintes de la pierre en dépit de
cinq opérations qu’il avait antérieu¬
rement subies pour cette affection.
Fatigué des souffrances auxquelles il
était en proie, exaspéré par les dou¬
leurs que lui causait la présence du
nouveau calcuT qu’il portait depuis
un an, il eut la force, dans un moment
de paroxysme douloureux, de tâcher
lui-même de se délivrer de la cause
de ses souffrances. Voici l’observa¬
tion telle qu’elle fut communiquée
par Clever lui-même au Journal
médico-chirurgical du Var.
« Ferme dans mon dessein, après
avoir fait les préparatifs nécessaires,
je me plaçai convenablement devant
une glace, je relevai le scrotum avec
la main gauche qui tendait en même
temps la peau ilu périnée, et dans la
région où se pratique ordinairement
la taille, j 'enfonçai perpendiculaire¬
ment la pointe d'un bistouri jusqu’à
la rencontre de la pierre, qui était
enchatonnée au col de la vessie.
Cette ponction faite, j’incisai les
téguments et portai le doigt dans la
plaie, pensant alors toucher le corps
étranger ; mais la pointe du bis¬
touri n’ayant coupé qu’en mourant
vers l’intérieur, la division n’était
qu’imparfaite. Après un instant
de repos, je reportai l’instrument
dans la plaie et achevai la section.
Alors, à l’aide d’un doigt d’abord,
puis de deux ensuite (l’index et le
médius), je fus chercher et parvins
bientôt à arracher un calcul du
volume d’une grosse noix. L’opéra¬
tion terminée, l’urine s’écoula en
abondance ; je me pansai avec des
compresses trempées dans une décoc¬
tion émolliente; et parfaitement sou¬
lagé, je m’endonnis d’un profond
sommeil. Le lendemain j’étais aussi
calme, aussi gai, que si je n’eusse
jamais souffert.
« Plusieurs médecins, mes amis,
mes collègues et un grand nombre
de personnes que je ne connaissais
pas, surjiris de cette nouvelle,
accoururent chez moi s’assurer d’un
fait qui leur paraissait étonnant.
M. le professeur Béclard lui-même
m’honora de sa visite et examina la
pierre. » Depuis cette époque, Clever
marcha rapidement vers une par¬
faite guérison...
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LA MÉDECINE DANS LES JOURNAUX POLITIQUES
LA DÉSINFECTION ANTICHOLÉRIQUE EN SERBIE (I )'après le supplément illustré du Pdit Journal.)
dans le supplément illustré du Petit Jotirni
Les précautions contre le choléra. - 1.
i la frontière .serbe. Nous aimons à croit
ur en a puisé la documentation surtout dan
comme la mesure serait aussi illusoire cpie vexatoire
est très possible que l'administration compétente 1'
ordonnée. Hn tout cas, nous avons pensé qu’il ét
intéressant de la reproduire au point de vu<? docum
taire ; elle montre bien.,, la qualité des notions byj
; jurerions pas ; niques du public.
CURIOSITES
les Propos de Table de
pour jtrouver que les femmes sont de
nature plus chaudes que les hommes i.
Ainsi donc et pour les raisons ci-
de.ssus, on procédait chez les Ro¬
mains à des incinérations en grand,
en intercalant un corps de femme,
entre deux séries de dix hommes.
Examen histologique des mo¬
mies. — M. Kupper, d’Alexandrie,
vient de publier (Brit. Med. Jour.)
les résultats de ses recherches
histologiepies sur les tissus de mo¬
mies provenant de la dix-huitième
à la vingtième dynastie. 11 aurait
découvert les lésions suivantes :
athéroine, pneumonie, abcès du
rein, cirrhose du foie. Dans les
abcès du rein et dans d'autres ré¬
gions qui ont été le siège de bles-
ganismes, grâce à la coloration <
tissus avec le bleu de méthylé
la fuschine, l’hématoxyline et
Gram. 11 aurait même troir
dans les reins de deux momies
la vingtième dynastie, des œi
calcinés de Uilharsia hirniatob
Ce qu’il y a de i)lus curie)
c'est la proportion considérable <
maladies rénales paraissant exis
à cette époque (plus de i,ooo e
avant J.-C.). En effet, sur six n
mies, les reins de l’une étaû
atrophiés congénitalement ; de
avaient les reins remplis d’alx
multiples , farcis de bactérit
chez deux autres on constat
la présence de bilharzia ; en
CrranulesdeCatillonl
GRANULES
DE CATILLON ’
NombredeStrophanius sont int
tgrlx de l’é^adémlt de (Mideci
trestoxiques;les teintures sont infidèles ,eàqM\iSknümW\UM
’trophantBS et ^trophantine", (Médaille d’^t ^xpos bbIv 1900,
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— XIII —
LEÇON D’ANATOMIE
Collection du D' Eugène Olivier.
JS JS
JS
Cette fort jolie « leçon d’anatomie
» est la reproduction d’une très belle
gravure servant de frontispice à
l’anatomie de Thomas Bartiiolin,
(Thomœ Bartholini, archiatri danici,
anatome, etc...) publiée à Eyon eu
JS JS JS
JS JS
JS
1684, écrite en latin. C’est un assez
fort volume petit in-8 de plus de
800 '^ages, illustré, en outre du
portrait de l’auteur que nous repro-
duisons également, d’un grand nom-
bre de plaucires gravées consacrées
à l’anatomie.
JS
JS JS
LA MÉDECINE AU THEATRE
AU PALAIS-ROYAL. — LE MILLION
Dans la folie en cinq actes que viennent de faire repré¬
senter MM. Georges Berr et Guillemaud au théâtre du
Palais-Koyal, un médecin joue un rôle épisodique : ce
praticien soigne la gorge d’un illustre téncr et n’attache
lui même aucune importance dux prescriptions qu’il
croit devoir faire. C’est là de l’innocente satire qui amuse
le public.
Et le chloroforme joue un rôle primordial : au troisième
acte, le peintre Michel Boufflette et son ami, un reporter
du «je sais presque tout », arrêtés par erreur, veulent
s’évader du poste de police où ils sont enfermés en utili¬
sant la trousse du parfait cambrioleur destinée à « cMo-
roformiscr mu chambre ». Réfugiés dans une pièce voi¬
sine, ils vaporisent à travers le trou de la serrure, du
chlorofonne, et ces vapeurs assoupissent les agents qui
devisaient, le secrétaire du commissaire qui morigénait
et même les braves contribuables qui étaient au poste
pour se plaindre des méfaits dont ils ont été victimes.
Ne chicanons pas les auteurs sur l’invraisemblance de
cette chloroformisation en masse, à distance, et cons¬
tatons simplement que leur pièce soulève lé fou rire.
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feuille. 300 pages, avec 38 figures . 6 »
4 . Hygiène alimentaire, par les Dr* Rouget et Dopter, 320 pages . 6 »
5 . Hygiène de V habitation, par Rey.
6. Hygiène scolaire, par Méry et Genevrier.
7. Hygiène industrielle, par I-eci.erc de Pulligny, Boulin, Courtois-Suffit, Lévy-Sirugue,
8 . Hygiène hospitalière, par le Dr L. Martin. 300 pages, avec 25 figures . 6 »
9. Hygiène militaire, par les Dr» Rouget et Dopter. 3.50 pages, avec figures . 7 50
10. Hygiène navale, par les Dr» Duchateau, Jan et Planté. 356 pages, avec 38 figures et î planches
coloriées . 7 5°
11. Hygiène coloniale, par Alliot, Clarac, Fontoynont, Kermorgant, Marchoux, Noc. buRGENr.
Simon, Wurtz . i.> »
12. Hygiène et salubrité générales des collectivités rurale et urbaine, par Macé, Imbeailx. Bluzet.
Adam.
13 • //ygiewi; yRTfl/e, par Imbeaux et Rolants . 6 »
14. Approvisionnement communal, ■par ¥. et 'E..Vvï7m\’^ et 10 »
i"). Enlèvement et destruction des matières usées, par Calmette et Imbeaux . 12 «
K). Etiologie et Prophylaxie générales.
17. Etiologie et prophylaxie des Maladies transmiscibles par la peau, par Achalme, Sergent, Mar¬
choux, Simond, ïhoinoï, Ribierre, Levaditi, Jeanselme, Mouchotte. 720 pages _ 16 »
18. Etiologie et prophylaxie spéciales.
19. Administration sanitaire.
20. Hygiène sociale.
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Médecin inspecteur du service de santé
des Troupes coloniales.
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2 . Parapaludisme et Fièvres des pays chauds.
(380 pages, 30 ligures) . . 1 1
3 . Fièvre jaune, Peste, Choléra.
4 . M aladies exotiques de VA ppareil digestif.
5 . Maladies parasitaires exotiques.
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7. Maladies de la peau e.xotiques.
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tine de moelle aux anchoi.s ;
So grammes de gigot rôti ; 6o grammes
purée de haricots rouges ; 40 gram¬
mes pudding de semoule ; 60 gram¬
mes pain grillé ; i verre d’eau
vineuse ou de bière ma liée.
Dhit'i ; 80 grammes jiotage crème
d’orge à la inilpe de viande (voir
l)oiir la iiréparation de la pulpe de
viande, Pans màUcal, n" i, p. XI) ;
2 œufs à la coijne ; 50 grammes de
])aiu d’épinards ; i ])oimne au four ;
Oo grammes de pain grillé ; i verre
de décoction de céréales.
Lundi. Pqrunfy : i sardine à
l’hnile ; i tournedos au rizotto ;
1 pot de crème au chocolat ; i grappe
de raisin ; 60 grammes pain grillé ;
boisson : i verre. — Dîner ; 80 gram¬
mes potage velouté de volaille ;
2 œufs en cocotte au jambon ;
50 grammes purée de carottes à la
crème ; i tartelette aux bananes
et aux fraises ; 60 grammes pain
grillé: décoction de céréales: i verre.
DIÉTÉTIQUE
Mardi. — - Déjeuner ; 1 casso¬
lette aux laitues, 80 grammes filets
de truite grillés ; 60 grammes maca¬
roni à l’Italienne ; i madeleine :
I pêche bien mûre ; 60 grammes
pain grillé ; boisson : i verre. - ■
Dîner : 80 grammes potage purée de
haricots secs^ i cervelle de mouton
au beurre ; 60 grammes pudding de
semoule ; i grappe de raisin ;
60 grammes pain grillé ; boisson :
Mercredi. - Déjeuner : i tar¬
tine de viande crue à la mayon¬
naise ; 80 grammes pigeon rôti ;
60 grammes purée de pois frais ;
I jiot de crème à la vanille ; ])ain
grillé : 60 grammes ; boisson :
potage crème de légumes frais ;
omelette (2 œufs) à la pulpe de
viande ; 50 grammes ijommes au
riz ; 30 grammes fromage frais à la
crème ; 60 grammes pain grillé ;
boisson : i verre.
Jeudi. - Déjeuner : 50 grammes
jambon d’York ; i coquille de cer¬
velle ; 50 grammes purée de lentilles à
la crème ; 50 grammes de pruneaux ;
60 grammes pain grillé ; boisson :
I verre. - - Dîner : 80 grammes con¬
sommé aux p:\tes ; 50 grammes blanc
de poulet rôti: âogrammes fonds d 'ar¬
tichauts an gratin ; i tartelette aux
fruits ; Oo grammes pain grillé ;
Vendredi. ■ Déjeuner ; i casso¬
lette au iKirmesan ; 60 grammes bro¬
chet au court-bouillon ; 60 grammts
nouilleltes au beurre ; i banane ;
40 grammes fromage frais à la
crème ; 60 grammes jiain grillé ;
boisson : i verre. Dîner ;
80 grammes velouté de légumes frais
à la farine d’avoine ; 2 œufs brouillés
à la purée de légumineuses; 4ograin-
mes de mousse au chocolat ; i l)èche
bien nuire ; Oo grammes i)ain grillé ;
boisson : i verre.
famedi. Déjeuner : i petit
maquereau à l’huile ; Oo grammes
ris de veau à la poulette ; Oo gram¬
mes imrée de pois cassés aux jaunes
d’œufs ; i pot de crème au café ;
Oo grammes pain grillé ; boi.sson :
1 verre. Dîner : 80 grammes
potage printanier à l’allemande ;
2 œufs en cocotte à la pulpe de
viande ; 30 grammes gâteau de riz ;
I grajîpe de raisiti ; Oo grammes
pain grillé ; boisson : i verre.
FORMULES THERAPEUTIQUES
CONTRE L’ANOREXIE .Alcool à 60" . looo grammes F. s. a. — Prendre à la suite l’un
K. s. a. — I cuillerée à café, dans cuillerée de la potion
hlixii* de Qendrin , . ,, , , n«i i of mi,* do l.i notion
un demi-verre d’eau avant le repas. “ ^ tuuiLrct <ii. u\ potion
Kau distillée de menthe 250 grammes’ 11" 2.
Extraj t de cascarille ... Elixir de Pevrilhe
Extrait d absinthe - r , , Mixture à la coca'ine
Kxtrait d.. g,.nt0.o.. I 5 gr.mun, s. Kacme de gentiane con-
Extrait de mvrrlie . ' cassée . lo grammes, Clilorhvdrate de cocaïne. o>î‘-.3o
Fleurs de camomillis . . 6 -- Carbonate de sodinni . . 2 — Chlnrhydrate de iiinr|.hi-
Ecorces d’or iliges allié- .Alcool à Oo" . 300 — . osr.ao
res . 10 — F. s. a. — I cuillerée à café avant Teinture de belladone. . . 5 grammes.
Soiis-carboiiate de po. le repa.s. Eau de laurier-cerise. .. . 25 —
F s 1 - 1 cuillerée à c-ifé dans CONTRE LES VOMISSEMENTS X à XV gouttes d’heure en heure
un demi-verre il'eau avant ‘le repa.s. GASTRIQUES (Ewald).
Elixir de Stoughton Potio" de Rivière. - Potion alca- Julep au menthol
Al"cs . 5 grammes. ' ' Menthol . osr.20
Casc.anlle . 5 — Hiearbonate de potasse . 2 grammes. Huile d’amand. douces. 10 grammes.
‘^•'“liarlie . 15 j- . “ C.ommoarab.piilvéri.sée 10 —
l;cntiui. 25 Siropdesucre . 15 - Eau de (1. d’oranger., . is -
tieimandree . 2.3 F', .s. a. — Potion .acide n" 2 : Eau distillée. .. q, s. p. 150
. 2.') — Acide citrique . . 2 gr. ' ;
F.corces d oraiigiss Pau . . 50 — P. s. a. un julep; à pre.scrire pat
u'‘an = . 25 — Sirop de citron . 15 — cuillerée à .soupe toutes les heures.
— 245 —
CONTRE LES INSOMNIES
LES AFFECTIONS _ ê m nnilt FiiO IVIALADIES
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X'à iiunlitalivoel
V i|iiiuilitali viî
Lr.'-i' . -iî’ (li'sék'incnt-!
l>ri''si!iiti''c,s sous la forme d’éléKanfs [lortefeuillos, pou¬
vant être l'ai'ilemeiif mis dans la poche, ces trousses icu-
fermeut les tubes et, ampoules à réactifs nécessaires pour
rigoureux résultats, lout d abord, au cours d'une visite ou
d'une consultation, elles donnent au nratieien la facilité
d’ctre immédiatement renseigne sur la composition de
l'urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la tlié-
rapeutii|ue ijui convient. Kn outre, elles lui rendent
aisément {'ùneralisables les analyses iirologiijiies, demeu¬
rées jusqu'ici le monopole des jiliarmacions.
D'autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions de composition de leurs urines. Il leur sera liés lors
loisible de surveiller de très près leur alimentation,
de contrôler rinllueiice de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur allmmine, enlin do faire ajipel aux
soins médicaux des que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques aiiparaissent donc, à tous
|'•KaI'ds, cioomo de très précieux collaborateurs pour le
médecin. Kn deliors de rexactitiide absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avautage d'une grande mudi-
cilé' de prix : chaque analyse revient à environ 0 fr. ia.
Ces trousses existent sous trois modèles dilfèrents :
1» TROUSSE INDEX " La Dosurine". destinée à
recbereber si Turine renferme ou non de l’albumine ou du
sucre ;
“2° TROUSSE A " La Dosurine ", destinée à iloser
l’albumine contenue dans Turine ;
li» TROUSSE D “ L i Dosurinet " de.stim',e à doser
la cjuantité du sucre (glucose).
Le prix de ebaqiie trousse est de ’i francs (franco îi fr. lit)).
— Ampoules do renouvellement ; la boite de 10, 2 fr. SO
(franco 2 fr. T.'il : la boîte de 20, 4 fr. 73 (franco : a francs).
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— XXI -
LA MÉDECINE AU PALAIS
RECTIFICATION A L’AFFAIRE BAZY
Monsieur « Maître unome ,
Je me permets de vous signaler
des erreurs que vous avez commises
dans votre article sur « la Responsa¬
bilité médicale » (Paris médical,
21 janvier 1911, page XXI), et que
je vous pi ie de rectifier.
1“ Res experts n'étaient pas :
MM. Reclus, Monod, Duplay, mais,
MM. Reclus, Monod, R. Schwartz.
2° Re deuxième rapport qu’ils ont
déposé ne concluait pas à l’identi¬
fication des compresses.
Je ne dis pas à quoi aurait dû
conclure leur premier rapport.
3“ J’ignore ce qu’a dit le substitut,
n’ayant pas assisté à l’audience, mais
ce qu’en dit un journal politique «Re
Journal » c’est que s’appuyant sur
l’opinion des experts et s’inclinant
devant elle, il avait conclu à ma
condamnation, ce qu’a confirmé
le tribunal en s’appuyant, lui aussi,
sur l’autorité des experts et leur
rapport.
Cuique suum.
J e vous prie de recevoir l’expres¬
sion des mes sentiments di,stingués.
23 janvier lyli. U' Bazy.
ÉLECTION A L’ACADÉMIE
DE MÉDECINE
M. Pierre Sebileau, professeur
agrégé à la Faculté de médecine,
chef du service d'oto-rhino-laryngo¬
logie de Rariboisière, vient d’être
nommé membre de l’Académie de
médecine, section d’anatomie, en
remplacement du professeur Cré-
hant. Nul n’était mieux désigné
pour prendre cette place, que le
savant anatomiste, un des plus fer¬
vents élèves de Farabeuf, dont il
avait hérité l’amour de l’anatomie
et le talent de l’emseiguer.
Il était encore prosecteur lors¬
qu’il publiait ces « démonstrations
d’anatomie » qui furent une véri¬
table révolution. R’auteur n’a eu
certes qu'un seul tort, c’est de ne pas
nous avoir donné toute une anato-
NOUVELLES
mie topograpliique. Tout en écri¬
vant de nombreux articles de chi¬
rurgie, en particulier les articles con¬
cernant les affections de l’appareil
génital interne de l’homme dans
le traité de Re Dentu et Delbet, la
thérapeutique chirurgicale des mala¬
dies du crâne, tout en dirigeant
l’important service spécial d’oto-
rhino-laryngologie de Rariboisière
où il applique à la spécialité ses qua¬
lités incontestables de chirurgien et
d’anatomiste, il sait se consacrer
à l’amphithéâtre de Clamart avec
une activité inlassable guidée par le
seul désir de faciliter â tous les pra¬
ticiens l’étude de l’anatomie et de
la chirurgie. A. S.
ÉLECTION A L’ACADÉMIE
DES SCIENCES
IJans sa séance du 23 janvier,
l'Académie des sciences a procédé
à l’élection d’un membre titulaire
(section de physique), en remplace¬
ment de M. Cernez décédé.
Au second tour de scrutin, M.
Branly a été élu par 30 voix, contre
28 à Mme Curie.
M. Branly est un ancien élève
de l’École normale supérieure d’où il
sortit en 1868. Il e,st docteur-ès
sciences (1873) et docteur en méde¬
cine (1882) et professe depuis 1876
à l’Institut catholique de Paris.
Scs recherches sur la téléméca¬
nique, le rayonnement calorifique
etc. .sont célèbres, mais son principal
titre de gloire est la découverte du
principe de la télégraphie sans fil :
l’Invention du 0 cohéreur » ou « dé¬
tecteur » de Branly ayant permis
de capter les ondes hertziennes. I<e
mérite de cette découverte fut d’ail¬
leurs reconnu par Marconi lui-même
qui, après les fameuses expériences
de Wimereux-Douvres, envoya un
des premiers marconigrammes à
M. Branly, les beaux résultats obte¬
nus étant dus eu partie aux remar¬
quables travaux de M. Branly ».
M. Branly a publié un grand nom¬
bre de mémoires et de volumes et est
l’inventeur d'uu appareil de sûreté
contre les étincelles électriques dans
les effets de télémécanique sans fil.
Il fut plusieurs fois lauréat de
l’Institut et, en 1904, partagea le
prix Osiris avec Mme Curie.
Société d’hydrologie médicale de
Paris. — Re nouveau hureau pour
l'année 1911 est ainsi constitué:
Président : M. Carron de i,a Car¬
rière. Membres du Conseil de fa¬
mille : MM. Boursier et P1AT0T.
Membres de la Commission des com¬
ptes : MM. F.smonnet et Porgk.
Membres de la Commission de pu¬
blication ; MM. DepiERRIS et Gar-
detïe. Secrétaires des séances :
MM. Cany et Foucaud.
Société odontologique. — Ra
société odoutologique de France
a nommé son bureau comme suit :
Président ; Docteur Amoedo ;
Vice-président ; M. Nux ;
Secrétaire général : M. R. Kem ;
Secrétaire des séances ; M. Ron-
graye ;
Secrétaire adjoint : M. R. Dubois ;
Secrétaire étranger: D' O. Solbrig;
Tré.sorier : Mme Chennevière.
Société médicale des Praticiens. —
Ra Société médicale des Praticiens
vient de renouveler son bureau :
Ont été nommés ; Pré.sident ;
M. le Dr Re Fiewatre. Vice-prési¬
dents : MM. les Dr» Georges RosEN-
ÏHAE et Regnauet. Secrétaire géné¬
ral: M. le Dr P. Bareerin. Tréso¬
rier : M. le Dr Maurice. Secrétaires
des séances : MM. les Dr» RiSACiiER
et P. Petit.
Société anntomi-cliniqiue de Bor.
deaux. — Ra Société d’anatomie et de
physiologie de Bordeaux, qui compte
trente années d’existence, a décidé
de prendre à l’avenir le titre de
Société Anatomo-Clinique, mï&x-x. ap¬
proprié au caractère de .ses travaux.
Voici le bureau pour 19 ii :
Président : Dr .Anglade. — Vice-
Présidents : Dr» Princeteau et Verger.
• — Secrétaire général : Dr Philip. —
Secrétaire général adjoint : Dr Char-
bonnel. — Tré.sorier : Dr Fromaget.
— Secrétaires des séances : MM. Soum
et Brau-Tapie. — Conservateur des
collections : D' Raffîtte-Dupont. —
Conseil d’administration : Dr Bitot,
Dr Cruchet, M. Dupérié.
— ?47
- XXII -
— XXIII -
NOUVELLES
Création d’une association internationale des médecins
scolaires. — A l’occasion du Congrès international d’hy¬
giène scolaire qui s’est tenu à Paris au moi-s d’août, les
médecins scolaires des divers pays se réunirent en vue
d’examiner s’il y avait lieu d’organiser une association in¬
ternationale. Le Dr Hutte montra le grand intérêt qu’il y
aurait à grouper en un seul faisceau toutes les forces
éirarses dans les différents pays. La réunion en une puis¬
sante association des médecins des écoles de toutes les
nations ayant pour objet d’échanger des idées, de se ren¬
seigner sur les méthodes nouvelles, sur les progrès réalisés,
permettrait de s’entendre et d’obtenir plus facilement des
pouvoirs publics les améliorations reconnues utiles, soit
dans les services de l’hygiène scolaire, soit dans la situa¬
tion morale et matérielle des médecins scolaires.
Cette manière de voir fut adoptée à l’unanimité, et
l’assemblée chargea d’élaborrr les statuts de la nouvelle
association un bureau provisoire constitué par le bureau
de la Société des médecins inspecteurs des écoles et de
délégués de l’étranger et de la France :
Présidents d'honneur ; Sir I.auder Hrunton (Londres) ;
Sir James Grant (Ottawa, Canada), professeur Chanle-
messe, D'' Albert Mathieu.
Président ; M. Cayla.
Vice-présidents : MM. H. Gourichon, H. Gillet, I’. Itay-
Trésorier ; M. Dufestel.
Secrétaire général : M. Butte.
Secrétaires : MM. Biard, Meyer, de Lauradour.
A ce bureau sont adjoints comme délégués pour la
France : M”» Desmolières (Paris) ; MM. de Pradel (Paris) ;
Toledano (Paris) ; Paul-Boncour (Paris) ; César Roux
Nice) ; A. Rou.ssy (Marseille) ; Veigert (Lyon).
Dispensaire général de Lyon. — M. le IF Soulier,
médecin consultant et admini.strateur, a été nommé
pré.sident du comité médical pour iqii.
Ont été réélus à titre de médecins consultants et d’admi¬
nistrateurs du dispensaire général. MM. les IF Marins
Horand, Just Navare, Michel Gangolplie. Leurs fonctions
finiront le 31 décembre, i y 20.
Un anonyme a donné 5 000 francs au Dispensaire et
M. Bethenod, président du conseil d’administration du
Crédit Lyonnais, i 000 francs.
Institut français d’anthropologie. - Nous avons déjà
l'Ecole d'anthropologie et la Société d'anthropologie ; nous
aurons désormais l’Institut français d' Anthropologie,
dont le berceau ainsi que le siège sont au Muséum d’His-
toire naturelle de Paris (laboratoire d’anthropologie).
L’institution nouvelle se caractérise par un cadre plus
élargi. Elle se propose en effet de grouper des anthropo¬
logistes, des paléontologistes, des zoologistes, des ana¬
tomistes, des histologistes, des biologistes, des physio¬
logistes, des psychologues, des linguistes, des archéo¬
logues; des sociologues, des géologues, des ethnographes,
des voyageurs, . enfin, dans le but d’utili,ser toutes ces
compétences pour l’étude plus fouillée de l’anthropologie
dans le pa.ssé et chez les peuples non civilisés.
Cette nouvelle société se limite d’ailleurs à cinquante
membres. Le bureau est déjà constitué de la façon sui¬
vante ; pré.sident ; M. Salomon Rcinach ; vice-président :
M. Marcellin Boule. M. Lapicque est secrétaire général ;
M. Hubert, trésorier ; JL Rivet, archiviste.
Comme conseilllers, quatre membres ; MM. Durkheim,
profcs.seur à la Sorbonne : Grandidier, membre de
l’Académie des Sciences ; Jleillet, professeur au Collège
de France, et Verneau, professeur au Muséum.
Dcnatlon eu Mrsérin. — Le Muséum d’histoire natu¬
relle de Paris vient d’élre l’objet d’un acte de grande
munificence de la part d’un généreux Mécène de la science.
Le docteur Ernest Durand, déjà donateur de l’herbier
du botaniste Cosson, collection des plus rares et des plus
pré-cieuscs, ainsi que d’une bibliothèque très comsidérable,
léguait après sa mort, survenue ces temps derniers, à cet
établissement scientifique une somme de 1 50 000 fr. destinée
à payer des préparateurs supplémentaires pour la con-
serc'ation, le classement et l’étude des collections de
botanique du Muséum. La nouvelle vient d’en être donnée
à M. Edmond Perrier par les exécuteurs testamentaires
du défunt.
Au moment de la donation des collections, en 1906,
le docteur Ernest Durand avait déjà disposé en faveur des
ccllections d’une somme de 50 000 francs destinée à sub¬
venir aux frais de classement et de conservation. C’est
donc, au total et en réalité, une donation de 200 000 francs
qui vient d’être effectuée, en moins de quatre ans, par
ce donateur, aux services de botanique du Muséum
d’histoire naturelle de Paris.
Mission scientifique. — I.e docteur Matignon, médecin
major de 2'' classe (]ui avait rapporté, de la guerre russo-
japonaise, de fort curieux renseignements médicaux, vient
de partir pe ur l’Extrême-Orient, chargé par le ministre de
rinstniction publique d’une mission au Siam, en Indo¬
chine et dans la Chine méridionale.
Contre le choléra. ■ - Le Comité de l’Office d’hygiène
publique s’est réuni récemment à Rome. La séance qui
était présidée par notre ambassadeur de France à Rome,
JL Barrère, a été consacrée à une étude de l’épidémie
cholérique en Italie, au sujet de laquelle le directeur
général de lu santé publique d’Italie et le secrétaire géné¬
ral de l’office, IF Poitevin, qui avait été invité par l’admi¬
nistration italienne à se documenter .sur place, ont pré¬
senté des rapports particulièrement intéressants.
A la fin de ces exposés, le Comité, après avoir haute¬
ment félicité l’administration sanitaire italienne des
mesures prises contre l’extension du fléau, a été unanime
à déclarer, d.ans un vœu se référant à celui qu’il a déjà
formulé en 1908, combien, en prAsence de la marche
envahissante du choléra vers l’Europe occidentale, il
lui paraît nécessaire que les dispositions de la convention
.sanitaire de l’aris (1903) soient soumises à une révision
avant l’été prochain.
C’est là une indication aussi catégorique qu’autorisée
en faveur de la réunion d’une conférence sanitaire inter¬
nationale dont l’urgence est depuis longtemps reconnue
l>ar l’opinion publi<iue.
Escroquerie. — L'ii individu, d’allures élégantes, se
pare d’un titre de médecin, titre imaginaire, espérons-le,
pour commettre des escroqueries d’un caractère particu
lièrement répugnant.
Il opère surtout dans le quartier de Piepus; informé
des jours où les pauvres vieilles iuscrites au bureau de
bienfaisance ont touché leurs secours, il se présente chez
elles, leur dit être médecin de l’Assistance publique, les
fait déshabiller sous un prétexte médical quelconque,
et dépouille de leurs maigres ressources les malheureuses
qui se réjouissaient de la sollicitude de l’Assistance à
leur égard. Pouhaitons que le sinistre individu soit
promptement arrêté, et mis hors d’état de continuer son
ingénieuse industrie.
I.rnuguration de l’Institut oeéenog apidque. — Le
23 janvier, dans la .soirée, eut lieu l’inauguration de
l'Institut océanographique, fondé par le Prince de Jlonaco
et construit par Jl. Nenot. L’éclat de la cérémonie était
rehaussé par la présence du Prince de Jlonaco, qui pro¬
nonça le premier discours, du Président de la Répu¬
blique, de JIJI. Loubet, Darboux, secrétaire perpétuel de
l’Académie des Sciences, Kahn, D' Regnard, directeur de
l’Institut, Cailletet, Jlayer, conseiller privé du prince.
Remarqué dans l’assistance : JIJI. Liard, Edmond
Perrier, Appell, . prince Roland Bonaparte, professeur
Armand Gautier, Dastre, Bouvier, Delage.
Au discours du prince de Jlonaco, répondirent suc-
ce.ssivement JIJI. Jlaurice Faure, ministre de l’Instruc¬
tion publique, Armand Gautier, Liard et Ed. Perrier.
•Après une série de belles projections concernant
l’océanographie faites par JL le Lieutenant de vaisseau
Bourée, la cérémonie se clôtura sur les accords d’une
marche inaugurale de Léon Jehin.
:49 —
- XXIV -
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PIPÉRAZINE MIDY
— XXV -
Conseil d’hygiène publique dn
département de la Seine. — M. Ear-
rier, membre de l’Académie de mé¬
decine, directeur de l’École vété¬
rinaire d’Alfort, est nommé vice-
président dudit conseil pour l’année
1911.
Hôpitaux. Le Mans. — I.e lundi
30 janvier 1911, à neuf heures du
matin, s’ouvrira à la Faculté de
Médecine de Paris un concours pour
une place de chirurgien suppléant
et une place de médecin suppléant
à l’hôpital du Mans.
Au jour fixé pour l’ouverture du
concours les candidats devront avoir
deux aimées de pratique comme doc¬
teurs de l’une des Facultés de France
et être de nationalité française.
Ées deux années de pratique com¬
me docteurs ne seront pas erdgées
des anciens internes des hôpitaux
des villes où siège une Faculté : il.s
IKJurrout concourir dès qu’ils sbront
munis de leur diplôme de docteur.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DK K’INTKRNAT. — Oral. — Séance
du 18 janvier. — Question donnée :
« Ligaments extérieurs passifs de
l’articulation du genou. Signes et
évolution de l’hémorragie cérébrale
à début apoplectique. »
MM. Duter, 14; Grandjeau, 12;
liuc, 10; Mignot, 14; Achard
(Pierre), 14 ; Fitte, 13 ; Favcret, ii ;
vSehoop, 14; Levi-Franckel, 13;
Netter (René), 13 .
Séasice du 20 janvier. — Question
donnée : « Anatomie du lobule pul-
monaira. Signes, évolution et dia¬
gnostic du cancer de la langue. »
MM. Busson, 13; Dutheillet de
Lamothe, 15 ; Rousseau (wiiule), 14 ;
Chatelin, 18 ; Thiers, 16 ; Hue
(Georges), 12; Dubois (Jean), 13 ; PI
Plaisant (Éug.), 14 ; Broussole, 16.
Séance du 22 janvier. — Ques¬
tion donnée : « Rapports du rec¬
tum chez l’homme. Signes et com¬
plications du rétrécissement mitral. »
MM. Maréchal, 12 ; Vinay, 16 ;
Dufour, 17 ; Bontemps, 13 ; Mar-
corelles, 15 ; Dietz, 15 ; Paley, 19 ;
Mlle Pouzin, lû ; MM. Mazzoléni,
13 ; I.efranc (Victor), 14.
Séance du 23 janvier. — Question
donné : c Les nerfs récurrents (ana¬
tomie). Complications de la rou¬
geole. »
MM. Kœchlin, 13; Colombe, 15;
'rrifaud, 14 ; Rongier, ro ; Le¬
blanc, 19; Alexandre, 13; Larro-
que-, 15; Rouillard, 16; Goret, 15;
Mlle de Pfeffel, 14.
Concours dk mkdkcin dks hôpi¬
taux. — Un concours pour la
nomination à six places de médecin
des hôpitaux de Paris sera ouvert le
lundi 27 février igii, à midi, dans
la salle des concours de l’admini.»-
tration, rue des Saints-Pères, n" 49.
MM. les docteurs en médecine qui
voudront concourir devront se faire
inscrire au service du personnel de
LA VIE MEDICALE
l’administration de l’Assistance pu¬
blique, de midi à trois heiures, du
lundi 23 janvier au samedi 4 février
inclusivement.
Médaille d’or (Médecine). — Ont
déposé leur mémoire : MM. Laroche,
Vaucher, Touraine, Barré, Braun,
Weil, Brin, Jumentié, Jacob, Pail¬
lard, Lagasse, Stevenin.
Médaille d’or (Chirurgie et accou¬
chements). — Ont déposé leur mé¬
moire : MM. Barbet, Cruet, Toupet,
Houdard, Basset, Pascalis, Berger,
Metzger, Mock, Cadenat.
Prix de la Faculté de médecine de
Paris. — Sujet du prix Sainïour,
pour 1911 : Pancréatites.
Sujet du prix Corvisart, pour
1911 : Hépatite tuberculeuse.
Sujet du prix Behikr, pour
1912 : .Syphilis rénale.
Clinique nationale des Qulnze-
Vingts. — Concours pour une place
de médecin-adjoint. — Un Concours
est ouvert pour une place de Méde¬
cin-adjoint à la Clinique des Quiiize-
Vingts. Le Concours aura lieu le
premier lundi de février.
Asiies publics d’aliénés de Bail-
leul et d’Armentières. — Un con¬
cours pour la nomination à trois
places d’interne titulaire en médeci¬
ne dont deux à Bailleul et une à Ar-
meutières, et à cinq places d’interne
provisoire dont quatre à Bailleul et
une à Armentières sera ouvert le lun¬
di 13 février 191 1, à neuf heures à la
Faculté de médeciue de Lille.
Sont admis au concours les étu¬
diants eu médecine possédant au
moins dix inscriptions de doctorat,
dans une Faculté ou une École de
médecine de l’Etat. Les candidats
devront, pour se taire inscrire, s’a¬
dresser a la préfecture du Nord. I<a
liste des candidats sera close cinq
jours avant l’ouverture du concours.
Réhabilitation du docteur Bolleux.
— La réhabilitation du docteur Boi-
leux, condamné en 1895 par la Cour
d’assises de la Seine à cinq ans de
réclusion pour avortement, vient
d’être prononcée par la Cour d’appel.
. Inspection du travail. — Le
D' Langlois, professeur agrégé à la
Faculté de médecine de Paris, rap¬
porteur technique auprès du comité
consultatif des arts et manufactures,
est chargé des fonctions de médecin
conseil de l’inspection du travail.
Médecins de Saint-Lazare. —
MM. Érmeuge et Lévy-Bing sont
nommés médecins de la prison de
Saint-Lazare.
Légion d’honneur. — Officier
(titre civil). — M. le IF Routier.
Chevalier. — I<c D' Imbert, à
Costellane (Basses-Alpes). — - Le
Df Pire, citoyen américaiu(de Paris).
— M. Mesnil, chef de lalioratoirc à
l’Institut Pasteur.
Distinctions honorifiques. — Sur
— *51 —
la proposition du gouvernement
royal hongrois, l’empereur-roi vient
de conférer la plaque de grand-offi¬
cier de l’ordre de François-Joseph
au professeur Landouzy, doyen de
la Faculté de médecine de Paris,
président du comité de patronage
des étudiants hongrois en France.
— L’empereur de Russie a con¬
féré la plaque de grand officier de
l’ordre de Saint-Stanislas à M. le
professeur Raphaël Blanchard et la
croix de chevalier de Sainte- Anne,
au D' A. Robert, chef des travaux
de zoologie à la Sorbonne.
École d’application du service
de santé des troupes coloniales. —
M. le médecin-major de classe
Salanoue-Ipin, professeur de cli¬
nique interne à l’École d’applica¬
tion du service de sauté des troupes
coloniales à Marseille, est nommé
sous-directeur de l’École.
Mariages. — Le D' Paul George,
médecin major de 2» classe au
Su régiment d’infanterie, et Mlle
J eanne Falque. — M. Paul Leborgne
avec Mlle Denise Audet fille du doc¬
teur (de Rennes). — M. Jean Magdi-
nier, interne des hôpitaux de Lyon
et Sllle Isabelle Dechelette. — M. le
1)1 Cassagnes (de Marsac), et Mlle
Marie Vauge. — D' Stéphane de
Joauuidés (de Toulon), et Mlle Su¬
zanne Mérat. — M. Léon Dupont,
docteur en médecine, chef de clini¬
que de Faculté, ancien interne des
hôpitaux et Mlle Andrée Hofman.
— M. Charles Lemercier, docteur en
médecine, et ^Ule Blanche Bertaux,
fille du banquier. — M. Camille
lÂau, docteur en médecine, fils du
compositeur de musique, et Mlle
Louise Esnault, fille du directeur du
collège français au Caire.
Nécrologie. — Le D' Spira, do
Paris, — Le D» Wilhelm KaîNlG,
ancien médecin en chef de l’asile
d’aliénés de Dalldorf (Berlin). —
le professeur Nagel, directeur de
l’Institut physiologique de Rostock.
— Le Dr Smxrnow, professeur à
Tomok. — Le Dr Alexis J ulien est
décédé à l’âge de 7 1 ans, des suites
d'une crise d’urémie. M. Alexi.s
J ulien était fort connu pour ses uom-
Ineux travaux relatifs ù l’anatomie.
— Le Dr G. Crousset (de Marseille).
— I<e Dr Rosiers (de Baguères-de-
Bigorre), — Le_Dr Numa Tribon (de
Leers), — M. Éd. Sala, étudiant en
médecine de l'Ecole de médecine de
Marseille. — Le D' VlGouRoux,
chargé du service municipal d’élec¬
trothérapie de la Salpêtrière. —
Mme Dieudonné, femme de M. le
Dr Dieudonné. — M. LENOblE, père
du Dr Beniard Lenoble (de Paris).
— M. Marcel Durand, externe des
hôpitaux de Lyon. — Le Dr Du-
RONÉA (d’Usta(itz). -^Le Dr Geor¬
ges REYn'aud (de Marseille). — Le
D' Léon Simon, médecin de l'hô¬
pital Hahnemann (do Paris).
XXVI —
SOMMAIRE du N» 6
Numéro entièrement consacré à la TUBERCULOSE
Pierre Lereboulllt . — La tuberculose en 1910 . ii5
1,. Rénon . — Le traitement de la tuberculose pulmonaire par les sérums . 122
André Mesureur . — Un nouveau dispensaire et une nouvelle organisation contre la tuberculose. 129
K. Bez.vnçon et De .Sermonnes. — Les poussées évolutives de la tuberculose pulmonaire.. . i33
Roeeier... . — La cure solaire de la tuberculose chirurgicale . 140
Gabriel Simon . — Exercices de gymnastique respiratoire chez les prétuberculeux . 149
Sociétés savames . — Société médicale des hôpitaux. — .-Vcadémie de médecine. — Société de
chirurgie . 147
Libres propos : Les Palmes Académiques, par G. Linossieu . 111
Choses du jour : La folie de Charles VI . 111
Chronique sportive : Les sports d’hiver, par le D' P. I enroc . V et VII
L"s grands médecins : Laennec . IX
Chronique des Livres : Die Klinik der Tuberculose. — Hygiène de la peau et du cuir chevelu . XI
Nouvelles : Lutte contre la tuberculose en Irlande. — Hygiène de l’habitation . XI
Curiosités : La maladie de Pascal . '. . . XI
L'intermédiaire des médecins : Diagnostic artistique . .XIII
Art et médecine : Les bienfaits de la vaccine, par Daumier . XVll
Diététique : Régime de récalcilication. — Recettes de bouillons et potages pour enfants tuberculeux . XIX
Formules thérapeutiques : Formules de récalcilication . ; . XIX
Indications pratiques pour ie placement des tuberculeux . XXI et XXIII
La vie médicale . XXV
Thérapeutique pratique : Médicaments nouveaux. — Appareils nouveaux . XXVII
Connaissances pratiques : Conservation des œufs. — Pour émailler sa bicyclette . XVIII
SOMMAIRE du N“ 8
J. JüMiER ET Delion... — L’Ictère Catarrhal, étude clinique et pathogénique {Revue générale) .
A.-B. Marfan . — Traitement du rachitisme, alimentation, hygiène, thalassothérapie et crénothérapie.
A. Schwartz . — Diagnostic des lésions traumatiques de l'épaule .
Actualités médicales. — A propos du diabète. — Bacilles diphtériques et pseudo-diphtériques. — Accidents
nerveux et salvarsan . . .
Sociétés savantes.... — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des Sciences.
Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société de thérapeutique...
La vie médicale a l’étranger .
Pratique médicale.... — Georges Foy. Traitement de certaines manifestations de l’hypertension artérielle.
Libres propos : Lu responsabilité du médecin, par G. Linossier . . .
Choses du Jour : Le recensement de la France .
Chronique scientifique -, La cause probable des inondations de 1910, par Georges Guadet . . . V à
Les cérémonies médicales : Eloge du D'' F'èlizet à la séance annuelle de la Société de chirurgie, par le D' Ro-
Nécrologie : Le médecin-inspecteur Hocquard, par le D>- Lafforgue .
Les grands médecins : Récamier .
Silhouettes médicales : Le médecin mondain, par le D>- Pierre Maurel .
Curiosités . .
Art et Médecine : Les étudiants de Pans, pir Oavarni .
Diététique-. Préparations au lait .
Formules thérapeutiques : Dvspepsies hvperstheniques .
La Médecine au Palais : Responsabilité medicale. — Médecin contre pharmacien .
Chronique des Livres-. Medizinische terminologie par le iJv Walter Giitmann. — Gynécologie opératoire
parle Dv Hartmann . . '. .
Nouvelles . XXIII
La Vie médicale . XXV ei
Cours et Conterenccs. — Actes de la Faculté de Pans . .
171
176
i«i
184
XIII
.XVII
XIX
XIX
XXVII
XXVII
- MÉDICATION - A VI
ANTIBACILLAIRE PAR L’ ê\£\J I Y L.
(en ampoules et pilules glutinlsées)
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTÉRINE, GOMENOL et CAMPHRE
- XXVIl -
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu
— Professeur Gir<BKRT. — Samedi
28 janvier à 10 h. i /2. Leçon clinique
sur le traitement des néphrites chro¬
niques. Mal de Bright. — Les Mer¬
credis à 10 11. 1/2, présentation de
malades. liédaction et correction
d'ordonnances:
Cours annexe de clinique chi¬
rurgicale. - M. P. 'l'hiéry, agrégé,
chef de service, a repris ses levons
liratiiiues de clinique chirurgicale
à l’amphithéfilre des cours, à l'hô-
jiilal Tenon.
Objet du cours ; lundi, à dix heures
un quart. Levou clinique à l’amphi¬
théâtre, avec interrogations aux
élèves. - - Mardi, à neuf heures et
demie. Examen des malades entrants,
tlpératiuns. - - Mercredi, à neuf
heures et demie. Service des .salles.
Opérations. — Jeudi, à neuf heures
et demie. Colloques de ])olytechni(iue
médico-chirurgicale à l’amphithéâtre
ou dans les salles. - - Vendredi, à
neuf heures et demie. Petite chirurgie
Appareils et opérations. — Samedi,
à neuf heures et demie. Examen des
malades entrants. Exercices pra-
tiipies de tliaguostic. Opérations.
Les élèves externes et stagiaires
■sont exercés à tour de rôle à l’appli¬
cation des appareils, aux interven¬
tions de petite chirurgie, à la rédac¬
tion des certificats et aux actes de la
jiratique courante de la chirurgie.
COURS
Ecole de Psychologie (49, rue
Saint-André des Arts). — L’ouver¬
ture des cours a eu lieu sous la pré¬
sidence de M. p;dmond PerriKK,
<lirecteur du Muséum.
Programme des cours et coufé-
‘ Psychothérapie. — Hypnotisme
thérapeutique. — U'' 1! itRli,i,ON, pro¬
fesseur. Les jeudis ét cinq heures.
Psychothérapie générale. — D'' Paul
JlAitxix, professeur. Les jeudis ét
cinq heures et demie.
Psychologie pathologique. — D' Paul
P'ariîz, professeur. Les samedis
à cinq heures.
Psychologie musicale. — ■ lE DK-
MONCIIY, professeur. Les vendredis à
cinq heures et demie.
Psychiatrie. — Dr J. Bonxkt, mé¬
decin eu chef des asiles d’aliénés de¬
là Seine. Les jeudis à six heures.
Psychologie des animaux. — ■ M. LiV
riXAV, médecin-vétérinaire, profes¬
seur. Les mardis à cinq heures et
demie.
.■Inatomic et psychologie comparées.
— M. Groeekt, médecin-vétérinaire,
professeur. Les mardis à cinq heures.
Psychologie du criminel. — M. Gui-
EIIKRJIKT, avocat à la cour, profes¬
seur. Les vendredis d cinq heures.
Conférences de crénothérapie et
de climatothérapie. — M. P. Carxot,
agrégé, consacrera à partir du
2/ janvier 1911, dix de ses confé¬
rences de thérapeutique à l’étude de
la crénothérapie, de la climatothérapie
et de la thalassothérapie, les lundi,
mercredi et vendredi à cinq heures
(petit amphithéâtre).
Proüramme iji;.s coxeivrences.
,p) janvier. — Techniques gène
raies de la crénothérapie.
i'’"’ et 3 février. — Principales sta -
lions du centre de la PTance.
6 février. — l’rincipales stations
des Vosges, etc.
8 février. — Principales stations
des Alpes.
10 février. — l’rincipales stations
1 3 février. — Indications des
cures hydro-miiiérales dans les
diverses affections.
1$ et 17 février. — Climatothérapie
et thalassothérapie. Principales sta¬
tions françaises.
Hôpitaux de Paris. -- A.mehi-
Tin'CATRE d’anatomie. — Le cours
de médecine opératoire, série excep¬
tionnelle (gratuite pour les internes
et externes, droit d’entrée 50 francs
pour les autres auditeurs), par
M. Desmarets, prosecteur des hôpi¬
taux, commencera le mercredi
[or février lyil, à deux heures et
continuera tous les jours à la même
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
DU 30 JANVIER AU 4 PffVRIER KJII
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 30 janvier, à une heure. — • 5" (chirurgie, i'“
partie), Hôtel-Dieu : MM. Kirmisson, Pierre Duval et
( Imbrédaune, — 5“ (2“ partie), Hôtel-Dieu ; MM. Déje-
rine, Guillain et L. Bernard ; - - M. André Jousset,
suppléant.
Mardi 31 janvier, à une heure. — 5’’ (chirurgie, P'^partie)
Laenncc (i™ série) : MM. de I.apersouue, Leuormaiit et
Chevassu ; — (2" série) : MM. Quénu, I.ecène et Terrien ;
M. Rathery, suppléant. — 5» (obstétrique, P» partie),
Clinique Tarnier : MM. Bar, Britideau et Jeannin ; —
M. Maillard, .suppléant.
Mercredi P’’’ février, à une heure. — Médecine opéra¬
toire, Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Hartmann,
Legueu et Grégoire. — 3» (a» partie), Laboratoire des
travaux pratiques d'anatomie pathologique, épreuve
pratique : MM. Gautier, Blanchard et Loeper,
2" (I ri! série) ; MM. Gariel, Macaigne et Jean Camus ;
— 2" série : MM. Roger, Desgrez et Muloii ; -— (3“ série) :
MM. Gley, Branca et Zimmeru ; — M. I<aignel-I,avas-
tine suppléant. — 5" (chirurgie, partie), Laenncc
(!'■“ série) : MM. Kirmisson, Lejars et Mauclaire ; —
aC’ série) : MM. Delbet, Duval et Proust. — 5“ (2" par¬
tie), Laenncc ; MM. Pierre Marie, Sicard et L. Bernard ;
— M. Guillain, suppléant.
^ Jeudi 2 février, à une heure. — Médecine opératoire.
Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Pozzi, Rou¬
vière et Chevassu. — 3“ (2“ partie). Laboratoire des
travaux pratiques d'anatomie pathologique, épreuve
pratique ; MM. Desgrez, Brumpt et Romssy.
2« (i« série) : MM. Prenant. Gley et Maillard ; —
(2® série) : MM. Retterer, Langlois et André Broca. —
3" (oral, P» partie, P» série) : MM. Bar, Morestin et
ferrieii ; — (2‘' série) : MM. Rémy, Dcmeliii et Lecène ; —
(3“ .série) : MM. Thiéry, Brindeau et I,enormant. --
4" (P" série) ; MM. Pouchet, Wurtz et Balthazard ; --
(2« série) ; MM. Gilbert Ballet, Chassevant et Richaud ;
— M. Nicloux, suppléant.
Vendredi 3 février, à une heure. — 5“ (chirurgie, P“ par¬
tie), Necker (P»' série): MM. Kirmisson, Proust et Ombré -
danne ; — (2' série) : MM. Delbet, Legueu et Pierre
Duval ; — M. Guillain, suppléant. — 5" (obstétrique,
P“ partie). Clinique Baudclocquc : MM. Pinard. Cou-
velaire et Lequeux ; — M. A. Léri, suppléant.
Samedi 4 février, à une heure. — • 5" (2» partie), licau-
jou (P“ série): MM. Hutinel, Widal et Roussy; —
(2“ série) : MM. Alb. Robin, iVchard et Castaigne. —
5“ (obstétrique, P“ partie), Beaujon : MM. Ribemont-
Dessaignes, Brindeau et Jeannin; M. Claude, sup¬
pléant.
THÈSES
Mercredi i”'' février, à 1 heure. — M. Bugeau : De
l’anesthésie générale en oto-rhino-laryngologie. Président,
M. Reclus ; MM. Segoiid, Pinard, Couvelaire. — M. J a-
coulet : Les épithéliomas kystiques de la glande mammaire.
Président, M. Segond ; MM. Reclus, Pinard, Couvelaire.
— M. Burnier : Albuminurie gravidique et troubles
oculaires. Président, M. Pinard ; MM. Reclus, Segond,
Couvelaire.
Jeudi 2 février, à une heure. — - M. Villandre. Anévrisme
de l’artère hépatique. Président, M. Cliaiitemesse ;
MM. Ribemont- Dessaignes, Chauffard, Jeannin. —
M. Yatrou : Études sur les grossesses gémellaires dans
des utérus doubles. Président, M. Ribemont- Dessaignes ;
MM. Chantcmcssc, Chauffard, Jeannin.
M. de Brunei de Serbonnes: Les poussées évolutives de
la tuberculose pulmonaire chronique. Président, M. Chauf-
fart ; MM. Chantemesse, Ribemont-Dessaignes, Jeannin.
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DU
Doctorat en Médecine
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT
Professeur à la Faculté de médecine de Paris,
Membre de l’Académie de médecine,
L. FOURNIER
Médecin des Hôpitaux de Paris,
Ancien chef de clinique de la Faculté.
Premier examen.
ANATOMIE - DISSECTION — HISTOLOGIE
Anatomie, 2 vol., par Grégoirk, prot. agrégé à la Fac. de méd.
de Paris.
*Histologic {2' édition), par Branca, prof, agrégé à la F'ac, de
méd. de Paris . 15 fr.
Deuxième examen.
PHYSIOLOGIE — PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES
* Physique médicaie, par A. Broc-s, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris . 12 fr.
Chimie bioiogrique, par iicsoRiiZ, pmf. agrégé à la Fac. de
méd. de Paris.
Physioiogie.
Troisième examen.
I. MÉOECiNE OPÉRATOIRE ET ANATOMIE TOPOGRA¬
PHIQUE — PATHOLOGIE EXTERNE ET OBSTÉTRIQUE
Anatomie topographique, p.ar Soulié, prof, adjoint à la Fac.
de méd. de Toulouse.
• Pathologie externe, 4 vol., par Faure, Ombkédan.ve, Ciie-
VASSU, Schwartz, prof, agrégés à la Fac. de méd. de
Paris, Alglave, chirurgien des hôpitaux de Paris.
Caucuoix, Mathieu, prosecteiirs à la Fac. de méd. de
Paris. Chaque volume . lo fr.
• Médecine opératoire, par Lecène, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris . lo fr.
* Obstétrique, par Fabre, professeur à la Faculté de méd.
de Lyon . 16 fr.
II. PATHOLOGIE GÉNÉRALE — PARASITOLOGIE
MICROBIOLOGIE -PATHOLOGIE INTERNE — ANATOMIE
PATHOLOGIQUE
• Pathologie générale, par H. Claude et J. Camus, prof,
agrégés à la F'ac. de méd. de Paris . 12 fr.
* Parasitologie, p.ar Guiart, prof, à la Faculté do médecine
de Lyon . 12 fr.
Microbiologie, par Dopter et Sacquépée, prof, agrégé
au Val-de-Grâce.
PathologU interne (4 vol.), par Gilbert, Widal, prof, à
la Fac. de méd. de Paris : Castaione, Claude, Lœper,
Ratiiery, prof. agr. à la Fac. de méd. de Paris;
Garnier, Jomier, Josué, Paisseau, Ribierre, médecins
et ancien int. des hôp. de Paris ; Dopter, Rouget,
prof, agrégés au Val-de-Grâce. Chaque volume . 10 fr.
* Anatomie pathologique, par Aciiard et Lœper, prof,
et agrégé à la Fac. de méd. de Paris . 12 fr.
Quatrième examen.
THÉRAPEUTIQUE — HYGIENE — MÉDECINE LEGALE
MATIÈRE MEDICALE — PHARMACOLOGIE
* Thérapeutique, par Vaquez, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . . 10 fr.
* Hygiène, pat Macaigne, prof, agrégé à la F'ac. de méd. de
* Médecine légale {2'^ édition), par Balthazard, prof, agrégé
à la F'ac. de inéd. de Paris . . . 10 fr.
Mai 1ère médicale et Pharmacologie.
Cinquième examen.
I. CLINIQUE EXTERNE ET OBSTÉTRICALE
il. CLINIQUE INTERNE
Dermatologie et Syphlllgraphie, par Jeanselme, prof, grégé
à la Fac. de méd. de Paris.
* Ophtalmolo^e, par Terrien, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 12 fr.
Laryngologie, Otologie, Rhinologic, par Sebileau, prof,
agrégé à'Ia Fac. de méd. de Paris.
Psychiatrie, par Dupré, prof, agrégé â la Fac. de méd. de
Paris et Camus (P.), médecin des asiles d’aliénés.
* Maladies des Bnfants, par Apert, médecin des iiôpitaux de
Paris . 10 fr.
La somme des conuaissances exigées de l’étudiant en médecine pour l'obtention du titre de docteur et du prati¬
cien est considérable ; elle s'accroît constamment du fait des progrès chaque jour accomplis dans le domaine memcal.
Il n’existait pas, cependant, une collection d’ouvrages correspondant exactement aux programmes nouveaux
composant toutes les matières et rien que les matières du doctorat en médecine. Trop de Précis encombrent la litté¬
rature médicale : beaucoup ne sont que de lourdes compilations où l'expérience de l'auteur fait défaut.
La collection de Précis don la librairie J.-B. Baillière et fils entreprend la publication, sous l'habile direction
du professeur Gilbert, contraste heureusement avec ces manuels impersonnels, bons peut-être pour repasser, mais
incapbles d’apprendre. Cette nouvelle collection est faite pour réhabiliter les Précis dans le monde médical : ce sont
en réalité des œuvres originales où ceux-là. mêmes qui enseignent les diverses branches des sciences médicales résument,
pour le plus grand profit des lecteurs, leur courSj fruit d’une expérience réfléchie et d’un enseignement travaillé. Ils
sont Conçus dans un esprit utilitaire : pas d'histonque ni de bibliographie, pas de théorie, beaucoup de pratique.
Apres avoir dressé le plan détaille de la « Bibliothèque du Doctorat », les directeurs se sont efforcés de trouver,
pour chaque partie, le collaborateur le plus nettement désigné, celui qui, de l’aveu universel, parût le plus capable de
mettre au point k somme des connaissances que doivent posséder l’étudiant et le praticien.
Grâce à l’autonté du directeur, cettj Bibliothèque formera un tout homogène répondant à un plan mûrement
réfléclii ; grâce au choix des colkborateurs, comprenant trente professeurs et professeurs agrégés de nos Facultés de méde¬
cine et vingt médecins et chirurgiens des hôpitaux de Paris, elle reflétera exactement l’état actuel des sciences médicales,
et en particulier l'enseignement de la Faculté de Paris.
De leur côté, les éditeurs ont tout fait pour que la « Bibliothèque du Doctorat » se présentât sous un aspect capable
de satisfaire les bibliophiles les pins délicats, et pour qu’aucun reproche ne pût se justifier tant au point de vue de
l'impression du texte, imprimé en caractères neufs sur satin, que de la reproduction des figures dessinées ou photogra¬
phiées sous les yeux des auteurs et reproduites ijar les procédés les plus perfectionnés. Knfin.ellc se présente sous un
élégant cartonnage souple, rouge et blanc.
Les volumes parue sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
E. Albert-Weh,.., . — La physiothérapie en 191 1 .
Béclère . — Le traitement du cancer par ia radiothérapie .
Louis Wickham et P. Degrais. — Le radium dans ie traitement du cancer .
H. Guilieminot . — Traitement des fibromes utérins par ia radiothérapie .
Th. Nogier, . — Les rayons uitra-vioiets. Leur appiication à ia thérapeutique et à i’hygiène..
Dureï . — L’exercice physique journalier . , .
Libres propos . — La création d’un institut d’hydrologie, par le D‘' Carnot .
Technique physiothérapique. — Les mesures en électro et radiothérapie, par le D'' Ai.bert-Weii . .
— — — L’appareillage électrique du praticien, par le D’’ Ai,bert-\Vkil .
Variétés. — L’électrothérapie au xviii* siècle, par le Dr E. Albert-Weii .
Diagnostic artistique. — La femme malade, par Kaspar Netscher .
L'Intermédiaire des Médecins. — Réponse. Accidents dus aux lampes à vapeur de mercure .
Art et Médecine. — Le bain de vapeur ou. le mari gâté. — La régénération de l’Homme par la gymnastique.
Diététique et cure hydrothérapique. — Cure Schrott .
La Médecine au Palais. — Le massage dans les accidents du travail. — Massage et exercice illégal .
Chronique aes livres. — La gymnastique scientifique, par le Dr de Cha.mptassin. — Traitement de l’enté¬
rite muco-membraneuse, Jpar le professeur Coaibe. — Le rachitisme et sa pathbgénie, par A.-B. Marfan. . .
Nouvelles .
La vie médicale .
Cours et Conférences. — Actes de la l'acidti . . .
Thérapeutique pratique. — La douche sous-marine, par le D' Baup. XXVIl — Traitement des radiodermites
radiumdermites par Tulcérine Berger . >
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
â l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d' Accidents d’Iodlsme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du 1®^ de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/"' Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner cliez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
- Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet .
culose. Août......
- Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
- Dermatologie; — syphilis; — maladies véné- Septembre.
tiennes.
- Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre _
des reins et des voies urinaires.
- Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre .
Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Thérapeutique.
Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué¬
riculture.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué-
Juln . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. | ricuhure.
PRIMES DE PARIS /MÉDICAL (voir le détail au verso page II)
— 265 —
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PILUUES (0,10 d'PIectine par pilule)
Une O deuœ /nlutes par jour pendant 10 à 15 jours.
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20 à 100 gouttes par Jour pendant 10 à 15 Jours.
AMPOULES A (0,10 d’IIectine par ampoule),
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Injecter une ampoule par jour /tendant 10 d 15 jours
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PILULES (Par pilule : Hectine 0,10; Protoiodure PIg 0,05;
Ext. Op O.ül). — Une d 2 /dluies par Jour.
GOUTTES (Par 20 gouttes ; Hectine 0,05; PIg 0,01).
20 ci luO gouttes par Jour.
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I.e Succès de nos Primes est tel, que nous avons décidé de continuer nos primes.
Les abonnés d'une année seront remboursés par des primes représentant 5 fois
le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l'ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces cinq primes) ;
1“ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacouk, Instruments de chirurgie, aS, rue Cujas, à Paris.
2® Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et G*', Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
3® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne, Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4” Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et pils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5» Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghicn, à Paris. (Pour avoir droit à celle prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de ces treille primes) :
1 » Règles plates en glace de Salnt-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du Boucard
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stériiisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
3® Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4» Trousses de poche pour i’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue (Charlemagne,
à Paris.
5" Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6® Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talis.man, Place des
Barricades à Bruxelles.
8“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (aS variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’emballage et le port.
9° Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10® Boris de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1 » Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C»,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12» Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
iS" Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Lcger, off erte par la.C® de Pot gués St-LÉatR.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
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LA CRÉATION D’UN INSTITUT D’HYDROLOGIE
A LA FACULTÉ DE PARIS
La loi sur la taxe de séjour et sur les Chambres
(l’Industrie thermale, votée par le l’arlcmcnt en 1910,
entrera prochainement en application ; un règle-
ment d’administration publique est, actuellement,
à l’étude, qui fixera les droits respectifs des munici¬
palités et des Chambres d’industrie thermale, et qui
permettra d’appliquer, à la mise en valeur de nos
Stations, les ressources fournies par la nouvelle taxe.
Elevant le problème, certaines personnalités scien¬
tifiques (principalement le professeur Albert Robin,
qui a fait de cette question son œuvre propre et la
soutient, depuis dix ans, avec une persévérance
inlassable, et divers parlementaires en tête desquels
on doit citer le sénateur Astier) se sont préoccupéos
du côté intellectuel de l’Hydrologie, en même temps
que de son côté économique. Suivant les idées de
l’illustre savant Armand Gautier, elles ont cherché à
créer, sous le nom à' Institut d' Hydrologie, un orga¬
nisme d’étude, capable de rendre aux Stations hydro¬
minérales d’immenses services en permettant
d’aborder, méthodiquement, toute une série des
(luestions scientifiques urgentes. On sait que, de
l’autre côté du Rhin, s’édifie, à Francfort, un grand
Institut de Balnéologie, par lequel nous ne devons
pas nous laisser distancer,
L’Institut d’Hydrologie projeté devra comprendre
une série de services distincts, car les Sciences dont
relève l’Hydrologie sont multiples par leurs connais¬
sances et par leurs techniques, et ne peuvent être
familières à un seul travailleur, fût-il spécialisé dans
ces questions.
En effet, l’Hydrologie s’appuie sur des recherches
de Géologie générale, et de Techtonique locale fort
précises ; elle s’appuie sur des recherches fort délicates,
de Physique et de Chimie physique, relatives à la
radio-activité, à l’ionisation, à la spectroscopie; elle
s’appuie sur des analj'ses chimiques minutieuses, les
plus compliquées peut-être de toute la Chimie analy¬
tique; elle s’appuie sur des recherches relatives à la
Physiologie du côéur, des vaisseaux, des glandes, du
système nerveux qui ne sont encore qu’à peine ébau¬
chées, et qui suffiraient, seules, à l’activité de plu¬
sieurs travailleurs suivant leur compétence spéciale;
elle s’appuie, enfin et surtout, sur des recherches cli¬
niques, les plus importantes de toutes : car, dans l’état
actuel des choses, c’est, avant tout, par l’expérience
clinique que l’on peut suppléer à l’insuffisance de nos
connaissances physico-chimiques et physiologiques.
On voit, par ces considérations, combien com¬
plexe et multiple devrait être la structure du nouvel
Institut pour mener, parallèlement et synergique¬
ment, à bien les études réclamées par nos Stations
hydrominérales.
La constitution, qui semble, à’ priori, convenir le
mieux à un tel Institut est celle-là môme que l’on a
déjà réalisée à la Faculté de Médecine, pour les Ins¬
tituts de Médecine coloniale et de Médecine légale.
Ces Instituts, qui doivent, eux aussi, avoir recours
a des compétences multiples, empruntent leurs ca-
PROPOS
dres divers à des laboratoires différents (bactério¬
logie, parasitologie, hygiène, hôpital colonial, etc.,
pour l’un ; toxicologie, anatomie pathologique,
psychiâtrie, etc., pour l’autre). On conçoit fort bien,
de môme, un institut d’IIydrologie et de Climato¬
logie, empruntant ses différents services aux labo¬
ratoires de Chimie, de Chimie physique, de Géologie,
de Pharmacologie, de Thérapeutique, de Clinique thé¬
rapeutique, existant déjà à la Faculté, voire môme à
la Sorbonne et à l’École de Pharmacie.
Pareil institut, dirigé par les grands maîtres de
l’Hydrologie, les Landouzy, les Albert Robin, les
Armand Gautier, les Moureu, pourrait, systémati¬
quement, aborder, dans chaque branche, une série
connexe d’objets d’études, et mener ainsi à bien un
travail d’ensemble, rendu actuellement impossible
par la diffusion et le peu de cohésion des efforts.
Cet Institut servirait, d’autre part, à compléter
l’instruction théorique des médecins qui désirent se
spécialiser en Hydrologie, et même à leur conférer
un Diplôme spécial ; mais on ne doit jamais perdre
de vue que leur instruction pratique ne s’acquerra
jamais que dans les Stations mômes et par une longue
expérience clinique des effets constatés sur les
malades.
Quant à l’Enseignement de l’Hydrologie néces¬
saire. au cours de leur scolarité, pour tous les
Etudiants qui n'ont pas l’intention de se spécialiser
en Hydrologie, il doit demeurer fort restreint. Les
programmes des autres branches sont déjà à tel point
chargés qu’ils sont presque inexécutables, et toute
addition nouvelle risquerait de porter préjudice à
d’autres parties, plus indispensables encore, au futur
Praticien. Le chiffre de 10 à 15 leçons de Crénothé-
rapie. Thalassothérapie et Climatothérapie représente
celui de l’enseignement actuel, tel qu’il est donné,
chaque année, dans les Conférences de Thérapeutique,
et semble ne pas pouvoir être sensiblement dépassé
sans inconvénient, H suffit, d’ailleurs, pour donner
aux futurs médecins, non spécialistes, les notions
d’Hydrologie indispensables, c’est-à-dire, surtout,
pour fixer les indications et contre-indications cli¬
niques dont chaque Praticien doit s’inspirer avant
de diriger, en connaissance de cause, les malades vers
les Stations de cure les mieux appropriées. Il serait,
évidemment, excellent de pouvoir faire connaître,
de visu, à tout médecin, les principales Stations fran¬
çaises : mais il s’agit là d’une œuvre postscolaire (ou
de perfectionnement), destinée au Praticien déjà
exercé, et remplie, avec le succès que l’on sait,
par les voyages d’études du Professeur Landouzy.
En résume, si l’enseignement magistral de l’Hydro¬
logie, commun à tous les étudiants, ne peut guère
être plus développé qu’il ne l’est actuellement, il y
aurait, par contre, un intérêt de premier ordre à dé¬
velopper un Enseignement Complémentaire, destiné
à former spécialement des Médecins hydrologues. Il
y aurait, surtout, intérêt à outiller richement un
Institut de Recherchés hj’drologiques, susceptible
de fournir, aux Stations hydrominérales, l’appui
intellectuel et moral qui leur manque, pour leur
développement scientifique. P. Carnot.
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DIARRHÉES CHRONIQUES — ENTÉRITES TROPICALES
ANOREXIE DES TUBERCULEUX
OÂSTRQ. ENTÉRITES INFANTILES
TECHNIQUE PHYSIOTHÉRAPIQUE
LES MESURES EN ÉLECTRO ET RADIOTHÉRAPIE
Les grandeurs qu’il y a lieu de mesurer dans toutes les
applications de l’électricité sont la résistance, la force
électromotrice, l’intensité, la capacité, le travail électri¬
que : pour faire ces mesures, l’on a adopté des unités que
l'on a rattachées au système général qui comprend le cen¬
timètre comme unité de longueur, la masse du gramme
comme unité de masse, la seconde sexagésimale comme
unité de temps et qui est connue sous le nom de système
C. G. S.
La résistance se mesure en ohms ; un ohm est la
résistance d’une colonne de mercure de io6 centimètres de
longueur et de i millimètre carré de section.
L’intensité se mesure en ampères ; un ampère est l’in¬
tensité d’un courant qui, traversant une solution d’azo¬
tate d’argent, y dépose oif, 001118 d’argent par seconde ;
le milliampère, millième partie de l’ampère, sert d’unité en
électrothérapie.
La force électromotrice ou ia différence de potentiel
se mesure en volts; un volt est la force électromotrice qui
soutient un courant d’un ampère dans un circuit dont la
résistance est un ohm.
La quantité de courant se mesure en coulombs ; un
coulomb est la quantité d’électricité qui traverse dans une
seconde la section d’un conducteur parcouru par un
courant d’uu ampère.
La capacité se mesure en farads ; un farad est la capa¬
cité à laquelle un coulomb communique un potentiel
d’un volt.
La puissance électrique se mesure en watts; un wattest
égal au produit d’uu ampère par im volt.
En pratique électrothérapique, les mesures indispen¬
sables à faire varient suivant la natiure des modalités
de l’énergie électrique utilisées.
Courante >ntlnu «u galvanique. — Les mesures qui
caractérisent une application sont les mesures de l’in¬
tensité et les mesures de la différence de potentiel aux
portes d’entrée et de sortie du courant dans l’organisme.
intensité se mesure au moyen du milliampéremètre ;
la di'gérence de potentiel se mesure au moyen du voltmètre.
C 'urants far^^diquea. — En pratique, on mesure la
valeur du flux d’induction, en repérant l’enfoncement de la
bobine secondaire sur la bobine primaire. Mais cette
mesure ne donne que des indications toutes relatives.
Une mesure meilleure serait la mesure de l'intensité
moyenne du courant circulant dans le secondaire : mais
jusqu’à présent l’appareillage construit par la maison
Gaiffe à cet effet n’a point été vulgarisé.
Courants oscillatolrr s, ondulatoires, alterna¬
tifs, s'ius û'daux, tri (hasés. — Les mesures qui
caractérisent les applications de courants oscillatoires
sont les mesures du nombre des alternances, les mesures
de l’intensité efficace du courant utilisé.
La période d’un courant alternatif produit par une
dynamo est le temps mis pour accomplir deux variations de
sens inverse ; la fréquence est le nombre des périodes en
une seconde. La fréquence se mesure à l’aide d’im tachy-
mètre ou indicateur de vitesse qui donne le nombre des
révolutions de là dynamo par miité de temps.
h'intensité efficace d’un courant alternatif est l’intemsité
qui devrait être celle d’un courant continu pour produire
dans l’unité de temps, dans le même circuit, une quan¬
tité de chaleur égale à celle que produit ce courant alter¬
natif ; elle se mesure au moyen d’un milliampéremètrc-
thermique.
Cou -ants Iranklinlques. — Les mesures qui carac-
tériænt les applications frankliuiques sont, au moins en
clinique courante, des plus rudimentaires.
Un anémomètre, placé en regard d'une pointe fixée à
l’un des pôles de la machine statique, tourne sous l’in¬
fluence du vent échappé de cette pointe et sa vitesse est
proporüonnelle à l’intensité de ce souffle : par la mesure
de la vitesse de rotation, l’on peut donc connaître le débit.
La tension de l’électricité fournie par la machine est la
différence de potentiel entre les deux boules polaires. Des
tables ont été établies par MM. Baille et Blondlot pour
faire connaître la différence de potentiel qui correspond
à une étincelle déterminée.
Courants frankJniqnes induits. — h’intensité
efficace du courant utilisépeut être mesurée parun tnilliam-
péremètre thermique.
Courants alternatifs de haute fréquence et de
haute tension. — Les applications de cornants alter¬
natifs de haute fréquence et de haute tension peuvent
être mesurés indirectement par la notation du voltage et de
l’ampérage du courant qui traverse le circuit primaire du
transformateur.
La mesure directe qui peut contribuer à caractériser
toutes les applications est la mesure de la fréquence du
courant ; elle se fait avec le fréquencemètre F errié Gaiffe
ou avec Vondemètre Tissot ; elle est peu employée en
clinique. La mesure directe qui ne peut caractériser que
les applications sur le lit condensateur ou les applications
directes en dérivation sur le petit solénoïde, est la
mesure de l'intensité efficace ; elle se fait au moyen d’un
nulhampèremètre thermique gradué de o à 2.000 ou 4.000
milliampères.
La mesure directe qui caractérise les applications
d’auto-conduction est la mesure du flux magnétique créé
par la haute fréquence. Elle se fait à l’aide du mesureur
d’induction de Doumer.
RayonsX, — Dans les applications radiothérapiqi es,
la mesure du voltage et de l’ampérage du courant primaire,
la mesure du milliampérage du courant qui circide dans le
circuit du tube constituent des mesuresindirectes qui sont
utiles à connaître et peuvent contribuer à caractériser une
installation donnée et un tube donné : elles se font au
moyen du voltmètre, de l’ampèremètre, et d’un milliam-
pèremètre spécial. Il en est de même du spiniet mètre qui
sert à évaluer la résistance du tube au passage du courant.
Les mesures directes sont celles qui sont faites sur les
radiations elles-mêmes ; elles sont de deux sortes : celles
destinées à déterminer la qualité des radiations, celles
destinée.s à déterminer la quantité des radiations.
La qualité des radiations X se mesure directement avec
le radiochromomètre de Benoist {instrument basé sur ce
principe qu’étant donnés deux corps de poids atomiques
différents, le rapport de transparence devant les rayons X
de ces deux corps varie avec le pouvoir de pénétration
des rayons émis) ; avec l’échelle de Walther, le cryptora-
diomètre de Wchnelt, ou avec le radioscléromètre de Vil-
lard- mais ce dernier instrument ne constitue encore
qu’un appareil de laboratoire.
La quantité des rayons X peut être mesurée en évaluant
soit leurs effets électriques, soit leurs effets colorants et
chimiques, soit leurs effets fluorescents.
Les appareils qui mesurent les effets électriques sont
le quantitomètre de Villard, et le radio-intensimètre de
Luraschi : le premier n’est encore qu’un appareil de labo¬
ratoire ; le deuxième, manquant de constance, ne peut
être employé.
Les appareils qui mesurent les effets chimiques ou
colorants sont : le chromoradiomètre Holzknecht, le radio-
mètre Sabouraud-Noiré, le chromoradiomètre Bordier, le
quantitomètre Kienbock, le quantitomètre Schwarz, le radio-
mètre Sabouraud-Noiré, perfectionné par Holzknecht. En
I<'rance ou utilise généralement le radiomètre Sabou¬
raud-Noiré ; l’unité de quantité généralement employée
est l’unité H, imaginée par Holzknecht et qui correspond
à la quantité de rayons nécessaire pour faire virer le sel
réactif de la teinte 1 à la teinte 2.
L’appareil qui mesure la fluorescence produite par les
rayons X sur un écran de platinocyanurc de baryum
par comparaLson avec une plage luminescente prise comme
étalon est le quantitomètre fluorométrique de Guilleminot.
Albert-Weii,.
— 259
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excellence, d’une efficacité sans \ pathies, fait disparaître les œdèmes
égale dans l’artério-sclérose, la pré- [ fi ®t la dyspnée, renforce la systole,
sclérose, l’albuminurie, l’hydropisie. \ a régularise le cours du sang.
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— VII -
TECHNIQUE PHYSIOTHÉRAPIQUE
L’APPAREILLAGE ÉLECTRIQUE DU PRATICIEN
Les'modalités de l'énergie électrique que tout méde¬
cin peut avoir très souvent à utiliser dans sa pratique
courante sont le courant continu ou galvanique et le
courant induit ou faradique.
Définition. — Le courant continu ou galvanique est le
courant produit par des piles, des accumulateurs ou les
machines dynamos à courant redressé qui ser\’ent à
l’éclairage des villes.
Batterie de piles avec réducteur de potentiel.
Le courant induit ou faradique est le courant déve¬
loppé dans un fil de cuivre bien isolé enroulé sur une
bobine, engainant une autre bobine recouverte d’un fd,
également isolé traversé par un courant de pile interrom¬
pu et rétabli rythmiquement.
Appareils produotenrs. — Les appareils producteurs
diflèrent suivant qu’il s’agit d’un appareillage fixe ou
i’un appareillage transportable.
Appareil faradique à chariot à interrupteur-levier.
% I. APPAREILS TRANSPORTABLES. — Le plus
pratique des appareils galvaniques transportables est une
batterie de piles de trente à quarante éléments ; les batte¬
ries destinées à l’usage médical ont, pour la plupart, des
pôles formés de lames de zinc et de charbon ; divers liquides
excitateurs ont été employés, mais le meilleur est la
solution do bisulfate de mercure : les piles doivent être
à liquide immobilisé, c'est-à-dire être inversables; les
constructeurs emploient dans ce but divers dispositifs
La graduation du courant est faite soit au moyen d’un
collecteur qui introduit une à une les piles dans le circuit
d’utilisation, soit au moyen d’un réducteur de potentiel,
c’est-à-dire d’une résistance placée entre les deux pôles de
la batterie : le circuit d’utilisation est alors une dériva¬
tion prise sur cette résistance et la graduation se fait
par le déplacement d’un curseur mobile.
Un appareil faradique est constitué par deux parties :
Yinducteur dans le circuit duquel se trouve l’interrupteur,
et l’induit sur lequel on fixe les fils se rendant au malade.
Un bon appareil faradique destiné comme il en est pres¬
que toujours ain.si aux applications excitomotrices doit
avoir un interrupteur lent et une bobine induite à très
gros fil. L’appareil transportable est constitué par une
boîte renfermant dans sa partie inférieure deux piles
sèches qui servent à produire le courant allant dans la
bobine primaire et l’interrupteur ; un des meilleurs
interrupteurs utilisables en clinique est l’interrupteur à
levier qui permet d’ailleurs de donner des interruptions
lentes et des interruptions rapides suivant la position
que l’on donne au bras de levier.
Appareil à faradisation et à galvanisation.
La graduation du courant se fait en engainant plus
ou moins la bobine secondaire sur la bobine primaire.
On peut placer dans la même boîte l’appareil à cou¬
rant galvanique et l’appareil à courant faradique; on a
ainsi un matériel qui a moins d’encombrement et grâce au
combinateur de Watteville dont sont munies ces boîtes,
l’on a un appareillage qui permet, sans changer les
connexions des fils reliés au malade, de passer d’une
application galvanique à une application faradique ou
d’appliquer les deux courants à la fois.
g 2. APPAREILS FIXES. - - L’appareillage galvanique
fixe est constitué par une batterie de grands éléments
Leclanché, munis d'un collecteur ou d’un réducteur de
potentiel. Mais dans le cas où l’on peut disposer du cou¬
rant continu, destiné à l’éclairage d’une ville, un réduc¬
teur de potentiel disposé sur cette canalisation de courant
constitue un poste préférable. Ce réducteur peut être
constitué par une lampe à Incandescence et une résis¬
tance à fils de ferro-nickel ou simplement par une résis¬
tance à fils de ferro-nickel de dimensions plus considérables.
Ces résistances peuvent être disposées sur une table,
un pupitre ou sur unjtableau mural de bois ou de ma rbre
Dans le cas où l’on ne peut disposer que du courant
alternatif destiné à l’éclairage, on utilise ce courant pour
charger une batterie d’accumulateurs (vingt à trente de
petit modèle) en arrêtant une des alternances du cou¬
rant avec une soupape Nodon ou tout autre dispositif in-
— 261 —
— VIII —
PRODUITS PHYSIOLOGIQUE^
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Gastrique
MONCOUR
HypopeDsle
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dasiesàOsr.m
De 4 ù 1(1 splAérulinco
K^tLTHAinr
Hépatique
MONCOUR
Maladies du Foie
Dlahète par anhepaihle
En sphénilines
(io'*.» il a» o/ffr.
en doses de /J? pr.
En supposilaii'es
Jns(^ il 3 pr.
Ile i à de spWmli“M p. jour
De 1 S 1 supposiloires —
KKTR.%IT
Pancréatique
MONCOUR
Diahete
parhyperhepaile
En splwrulines
dosées à 30 cjgr.
En supposilojivs ^
le S ù dll 5pliéruline.s p. joui
le 1 à i suppositoires —
KXTHAIV
ENTStO-PAHCËATiaDE
MONCOUR
Allectiousiuieslloales
Tronhles
dyspeptiques
En spMruUnes
dps^s à 25 clor.
De 1 8 4 eph'nilines
par jour.
KULTttAlV
Intestinal
MONCOUR
Constlpailou
Enierlie
ffluco-memhraoeuse
En sphérulincs
doséM à 30 cjgr.
De S à U rphériiliucs
K^Tn.%i'r
de Bile
MONCOUR
Clquas hépatiques
Lithiase
ictère par rétention
En sphintin s
dosées à tO ejÿv.
1 KlkTiSAlT
Rénal
MONCOUR
lusulllsance rCnale
Alhumhiurle
Kephrltes, Drénile
Kn spht'rufines
(losdcs à iô cjgr. |
par jour |
. COBl*»
Thyroïde
MONCOUR
Myxoedéiue. Ohesite
Arrêt de croissance
rihrOmss
En sjiWnimifV"’^"’'
doséesJJS e/ff,.. |
Ile d à L lionbons par |our'
Ile 1 à 6 sphérulincs — j
i>oi;»nii 1
Ovarienne
MOI^UR
Aménorrhée ^
Dysménorrhée
Ménopausé i
: Keurasihenle (emlulne
En sphérulincs
dosées à 30 cigr.
ALTIIRH
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- IX -
TECHNIQUE PHYSIOTHÉRAPIQUE [Suite)
dustriel du même
genre. Le courant de
la batterie d'accu¬
mulateurs est gra¬
dué au moyen d’un
réducteur de poten¬
tiel disposé .sur un
tableau mural.
L'appareil fara¬
dique fixe peut Être
le même que l’appa¬
reil transportable ;
mais en général on
le prend plus robuste
et les bobines secon¬
daires ne sont jilus
enfennées en une
boîte ; il est la ])lu-
]3art du temps asso¬
cié à l’ajipareil gal¬
vanique fixe ; quand
appareil galva
lique ii
titné par un tableau
mural, branché sur
un secteur de ville,
l’appareil faradique
est au bas du ta¬
bleau, et le pri- 'J'ableau pc
maire est alimenté
]iar une dérivation prise sur le courant de ville.
Appareils de mesure. ■ — Tout appareil à courant cou
tinu doit être muni d’un milliamiièremètre apériodique :
ce milliampêremètre <loit être shnntà pour tpie par un
simple, mouvement de clé le même cadran puisse servir à
mesurer l’intensité de o à 15 milliampères ou de o à 150
4" Deux électro¬
des en charbon re¬
couvertes de peau
de chamois, ayant la
forme d’une poignée.
5" Une sonde de
Iloudet de Paris
souple pour le lave¬
ment électrique.
O- Une série
d'électrodes intra-
utérines de diverses
grosseurs (les meil¬
leures sont les son¬
des en cuivre rouge
en forme d’hysté-
romètre : le courant
y est amené au
moyen d’un ]ietit
dis])Ositif apjielé
électrodophore) .
7'' Une série d'é¬
lectrodes intra-uré-
rales à olive (modèle
Newman), à cylin¬
dre métalli<iue (mo¬
dèle Piordier).
8» Des aiguilles
à électrolyse en
])latine sans vernis
! recouvertes jusqu’à
'un vernis isolant.
Remaraues pratiaues. — Quand un appareil semble ne
pas fonctionner, il faut toujours vérifier les fils conduc¬
teurs : les fils sont souvent rompus à l’endroit où la
goupille est soudée au
Clé de Courtade.
milliampères. Le courant faradique est mesuré par le
repérage du point d’enfoncement de la bobine secondaire
sur la bobine primaire.
Appareils combinateurs ou renverseuis. — Tout poste
galvanique et faradique sera muni de manettes pour le
renversement du courant et d’un combinateur deWattevillc.
Tout poste galvanique et faradique destiné à être
utilisé pour l’électrodiagnostle doit être muni d’une clé de
Courtade qui pennet de lancer le courant galvanique dans
un sens, ou dans le sens inverse d’une façon brusque et
instantanée. Dans les installations fixes, cette clé fait
partie du tableau mural ; dans les installations trans¬
portables, cette clé peut être reliée aux appareils pro¬
ducteurs par des fils souples.
Appareils d’application. — Les appareils destinés à cons¬
tituer les portes d’entrée du courant galvanique ou du
courant faradique dans l’organisme sont les électrodes.
Les électrodes nécessaires pour les interventions de la
pratique courante sont :
1“ Trois ou quatre électrodes formées d’une lame d’étain
de 10 cent, sur 10 environ, recouvçrte d’un feutre de 2 cent,
d’épaisseur, la débordant largement ou mieux de doubles
du tissu connu sous le nom de tissu de Leduc ;
2" Quatre plaques d’étain destinées à amener le courant
dans des bacs remplis d’eau ou de solutions médicamen-
teusesdans lesquelleslepatient peut plonger ses membres;
3» Une série de tampons pour l’électro-diagnostic.
conducteur.
Si cette vérification a .
montré que les fils étaient
incriminés à tqrt, il faut
vérifier les contacts et
ensuite les fils de liaison
des diverses piles ipiand
l’appareil qui ne fonc¬
tionne pas est la batterie
de piles : par suite des
vapeurs acides et du grim-
pement des sels qui sur¬
viennent même dans les
piles les plus étanches,
certains fils de liaison peu¬
vent être rongés ; il suffit
de les remplacer pour que
le courant passe facile¬
ment ; pour pouvoir faire
ce remplacement, il faut
évidemment n’employer
que des batteries à fils de
liaison bien visibles.
Si le courant d’une bat¬
terie de piles passe, mais
si l’intensité maxima que
cette batterie
baisse, il y a lieu
de nettoyer les
piles, de gratter
les zincs qui sont
encroûtés, d’en¬
lever les dépôts
de sels et de re-
pour
quide excitateur Sonde pour électro¬
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— XI —
VARIÉTÉS
gue : le livre de ce dernier (De la guérison de la paralysie
par l'électricité) est très documenté et déjà plein de polé¬
miques; l'abbé Sans s’y plaint de la concurrence que lui
fait Sigaud de la Fond et des épithètes injurieuses dont
il l'accable ; Sigaud de la Fond nous apparaît d’ailleurs
à distance comme un professeur de physique fort dis¬
tingué ; et les obsen’-ations de paralytiques guéris qu’il
rapporte en son Précis historique et expérimental des phé¬
nomènes électriques (1781) paraissent assez bien commen¬
tées.
En 1780, l’abbé Bertholon publia un traité très remar¬
quable, quoique déjà trop enthousiaste, sur l’électricité
du corjis humain dans l’état de santé et de maladie. 11 y
I impression de souffle, les aigrettes, les étincelles et la
commotion. On n’applique pas très difléremment l’élec¬
tricité statique à l’heure actuelle.
Tibère Cavallo, en 1777, dans son traité complet d’élec¬
tricité que l’abbé deSilvestre traduisit en français, exposa
très minutieusement la technique des séances électriques;
il recommandait déjà de ne jamais employer un degré de
force qui puisse les rendre désagréables ou fatigantes.
Mazars de Cazeles, de 1780 à 1792, dans plusieurs longs
mémoires, rapporta l’histoire de quarante-deux malades
çiue l’électricité avait guéris ou notablement soulagés :
il convient même d’ajouter que l’autorité d’Esquirol
sanctionna ces bons résultats, car plusieurs de ces malades
avaient été en même temps vus par ce grand clinicien.
Eonnefoy, Mauduyt, Uresson, Van llameveld, vers la
mêmeépooue,en 1 780, publièrent des livres intéressants qui
attestent la vogue que prenait la thérapeutique élec¬
trique : et enfin, en 1782, le Dr Jean Paul Marat, dont la
postérité conserve le nom à d’autres titres, publia un
mémoire sur l’électricité médicale que l’Académie royale
des Sciences, belles-lettres et arts de Eouen couronna en
1783. Dans ce livre se révèle déjà le tempérament com¬
batif de Marat : maintes fois il se livre à des attaques vio¬
lentes contre l’abbé Bertholon qui lui paraît avoir émis
des idées fausses. Aussi l'Académie, en lui donnant le prix,
émet pourtant cette critique : « En donnant le prix à ce
mémoire qui le mérite à tant de titres, l’Académie a re¬
gretté que l’auteur n’ait pas mis plus d’aménité dans ses
termes, en réfutant l’opinion d’un homme estimable
adopté par neuf compagnies savantes qui presque toutes
ont couronné ses elforts... n
Dans ce livre, se révèle aussi une sensibilité verbale
qu’on 110 pensait pas devoir rencontrer chez Marat: pour
se rendre comjite comment des commotions électriques
trop fortes peuvent détruire le jeu des fonctions nonnales,
l’auteur .se résout à expérimenter .sur des animaux :
II Peut-être, dit-il trouvera-t-on que c’est payer bien cher
des connaissances physiologiques de les acquérir aux
dépens de la pitié. Mais, sans le plus vif désir d’être utile
statique, marat
La découverte
de l’électricité animale par Galvani en 1789, les recher¬
ches de de Humboldt en 1795 et la découverte de la pile
de Volta marquent l’aurore d’une autre période de l’his¬
toire de l’électrothérapie, celle qui s’est déroulée pen¬
dant tout le xix” siècle.
Albert-Weil.
L’ÉL€CTROTHÉRAPIE AU XVIII' SIÈCLE
La propriété que possède l’ambre frotté d’attirer les
corps légers était connue des Grecs : Thalès de Milet, l’un
des sept Sages delà Grèce la signale six cents ans avant J ésus-
Christ et, plus de deux siècles plus tard, Ty rtame, disciple
d’Aristote, et Strabon et Plutarque ensuite remarquent
les mômes phénomènes. Mais après eux nul physicien
ne parla de ces faits pendant plus de quinze cents ans : ce
n’est qu’au début du xvii» siècle que l’électricité fut vrai-
anglais des plus distingué, Guillaume Gilbert, né à'Glo-
cester et mort à Londres en 1603, que ses découvertes
dan.s ce champ neuf et inculte ont fait à juste titre appeler
le père de l’électricité moderne.
Après G. Gilbert, plusieurs célèbres philosophes entre-
jirirent d’étudier les faits curieux qu’il avait signalés ; et
c’est ainsi que nombre de connaissances nouvelles furent
ÿes à Bacon, à Boyle, à Otto de Guericke, à Newton, à
Hauwksbée surtout. En 1745, se fit la fameuse décou¬
verte de la bouteille de Leyde, selon les uns, par Kliest,
chanoine de la cathédrale de Commin. selon les autres, plus
nombreux, par Cunéus et Muschenbroek.
Dès ce moment, l’électricité fut appliquée à la médecine
et c’est de 1744 que date la première intervention élec-
trothérapique: elle est due àKratzenstein.Mais Kratzens-
tein n’utilisait que l’électricité par conductibilité. Le
premier, en 1745, l’abbé Nollet, membre de l’Académie
royale des sciences, professeur de physique expérimen¬
tale au Collège de Navarre, imagina une machine statique
a frottement, utilisable facilement, et sut isoler un patient
■sur un plateau supjiorté par des cordelettes de soie et
tirer de son corps des étincelles. Nollet fit une série très
nombreuse de publications; un Essai sur l'électricité des
corps, des Recherches sur les causes particulières des phé¬
nomènes électriques et sur les effets mdsibles ou avantageux
qu on peut en attendre, des Lettres sur l'électricité, des Le-
de physique expérimentale, etc. ; ces ouvrages relatant
des faits fort curieux firent connaître des appareils entiè¬
rement nouveaux, eurent une énorme influence et susci-
tèrentles recherches d’autres savantset d’autres médecins’;
aussi est-il tout à fait juste de considérer l’abbé Nollet
tomme le promoteur de l’électrothérapie.
En 1748, Jallabert publia un livre fort intéressant. Il
y rapportait ses expériences sur l’action de l’électricité
stahqne sur la vitesse et la tension du pouls et une obser¬
vation de paralysie du bras chez un serrurier complète-
meiu guéne par des commotions et des étincelles. En 1749,
de ^uvages, en 1766 Schoelïer, en 1771, l’abbé Sans
guérirent nombre de iiaraly.sies par une méthode analo¬
— 265 —
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DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
LA JEUNE MALADE ET SON MEDECIN
Par KASPAR NETSCHER
Ce tableau appartient à la Galerie royale de Dresde.
Nous prions nos lecteurs de nous adresser le diagnostic de l’affection dont doit être atteinte cette jeune malade.
DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
Réponse.
La douleur de Adriaan-
Brouwer.
Eu examinant attentivement cette
gravure (Voy. Paris Médical, ii" 6) et
bien que l’image ne donne pas toutes
les indications de la couleur, nous
remarquons que le barbier-cliirurgien
après avoir incisé cette tumeur de
l’épaule est occupé à en faire le
curettage.
On peut hésiter entre un lipome
et un Kyste sébacé. Ee lipome est
peu douloureux, ne suppure pas, et
est souvent très vasculaire ; or il
y a peu d’écoulement de sang à ce
qu’il me semble. J’inclinerais plutôt
pour un kyste sébacé situé à la
partie supérieure de l’épaule et qui
a pu s’enflammer et suppurer par
traumatisme répété ; c'est un ouvrier
qui portait par exemple des far¬
deaux sur cette épaule, ou la courroie
d’un sac, car certains ouvriers gau¬
chers portent sur cette épaule.
Apres avoir incisé, le chirurgien
curette les parois avec un instrument
qui m’a tout l’air d’être une petite
cuillère et le patient n’osant bouger
de crainte de gêner son .opérateur
exprime ses sentiments par une hor¬
rible grimace.
D. Mieuekt.
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
Accidents dus aux lampes à vapeur de mercure
( Réponse)
Voici ce que j'ai constaté sur moi-même dans les
hrùlures par les rayons ultra-violets produits par une
ïambe de quartz à mercure,
_ J étudiais l’action de ces rayons sur divers liquides.
J’avais les yeux préservés par des lunettes jauues. Du
coté de la vue on n’observe alors rien d’anormal.
Après une demi-heure d’exposition à la lampe, j’ai
eu le front, les joues, les lèvres et le nez brûlés ; la peau
était «)Uge ; je ressentais de vives démangeaisons. De soir
j ai mis la pommade suivante :
Oxyde de zinc . ro grammes.
Huile d’amandes douces . lo —
Solution d’adrénaline à i/ioo'.. 2 —
Le lendemain l’irritation était calmée. L’épiderme
a desquamé pendant trois ou quatre jours Petit à petit,
la figure a repris son aspect normal. Les mains étaient
roi^es, mais la peau est restée intacte.
En résumé : j ai comparé ces accidents aux coups de
Depuis, j’emploie les précautions suivantes; A des
lunettes à verres jaunes d’automobiliste, j’ai fait adapter
un masque en soie noire qui me couvre toute la figure,
depuis la racine des cheveux jusqu’au-des.sous du menton,
en niéiiageant des ouvertures pour le nez et la bouche.
Si je dois manipuler, je mets des gants de peau. Avec ces
précautions je n’ai jamais eu d’accidents.
L. LEMATTE.
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ments lactiques seuls.
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•0 / sancebiliaire.lacholémie,
/ / les états infectieux et
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LA RÉGÉNÉRATION DE L’HOMME PAR LA GYMNASTIQUE
Par DAUMIER (1808-1879)
— 271
- XVI II -
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— XIX -
DIETETIQUE ET CURE HYDROTHERAPIQUE
CURE SCHROTT
Il est en Allemagne des stations très fréquentées où des
empiriques pour la plupart pratiquent systématiquement
des cures, mi-partie physiothérapiques, mi-partie diététi¬
ques. Une des plus célèbres de ces cures est la cure Schrott.
Les pratiques physiothérapiques qui la constituent sont
des applications hydrothérapiques associées à des prescrip¬
tions diététiques, assez baroques d’ailleurs. Un void la
systématisation d’après le livre de Sandoz (i).
1° Avant-cure. — Le malade fait le soir (au moins deux
heures après le dernier repa.s) en se couchant, soit une
ceinture mouillée, soit un maillot du tronc dans lequel il
reste jusqu’au lendemain matin.
a. Comme alimentation, le nudade prend le matin soit
des petits pains secs, soit une panade très épaisse, soit
une tasse de cacao ; à midi une bouillie épaisse de céréales
(orge, avoine, riz ou sagou) et, si on le juge nécessaire, im
petit morceau de viande, quelques légumes, et un peu de
compote, mais aucune boisson ; le soir, de nouveau, des
petits pains secs ou uue panade épaisse.
b. Comme boisson, le malade petit prendre les premiers
jours une décoction d’orge ou d’avoine avec un peu de
citron et de sucre : plus tard il remplace cette boisson par
du vin qu’il prend d’abord étendu d’eau et sucré, s’il le
désire, puis complètement pur. La quantité de vin qu’on
peut boire varie suivant les prescriptions médicales : elle
est en général de un quart à un demi-litre.
C’est vers quatre ou cinq heures de l’après-midi que le
malade peut boire, c’est-à-dire environ quatre heures
après avoir mangé et jamais aux rkpas. Eu buvant il
peut prendre quelques bouchées de pain sec ou de bis-
La durée de l’avaut-cure varie selon l’individualité du
malade : elle dépasse rarement trois à cinq semaines et
est en général de trois à huit jours.
2“ Cure capitale ou cure rigoureuse. — Le maillot du
tronc est remplacé en général par un maillot complet ou
tout au moins par un trois quarts de maillot.
Diète sèche. — Le malade s’abstient complètement de
toute boisson pendant un, deux, cinq et même six jours
con.sécutifs suivant les indications. Comme aliment il ne
mange que des petits pains rassis : il peut eu prendre à
discrétion mais ne parvient généralement pas à en ava¬
ler plus de cinq à six dans le courant de la journée, et c’est
même beaucoup, car, quand sa bouche et sa gorge sont
très desséchées, c’est à peine s’il peut en déglutir un ou
(i) Sandoz, Introduction à la thérapeutique natiuriste par les
deux. Il faut cependant toujours en manger, ne serait-ce
qu’ime ou deux bouchées. Les petits pains de cure pèsent
à Lindewiese environ 8o grammes, ce qui correspond à
un gramme d’azote (6 gr. 2$ d’albuminoïde).
Suivant les prescriptions médicales, il peut encore man¬
ger à midi une bouillie très épaisse de céréales, et prendre
aussi loo grammes de vin dans le courant de l’après-
Le vin en boisson. — Après avoir supporté un ou
plusieurs «jours secs » consécutifs, suivant les indications,
le malade absorbe de nouveau luie quantité déterminée de
liquide, qui est le vin pur (rarement coupé d’eau). Les
jours où l’on boit sont appelés « jours de boisson », par
opposition aux « jours secs ». Ces jours-là on fait géné¬
ralement un léger repas vers midi, composé d’une soupe
épaisse et d’une bouillie.
Le vin ne doit être bu que quatre heures après ce repas,
c’est-à-dire vers cinq heures de l’après-midi. Il faut tou¬
jours commencer par boire un peu de vin chaud ou dé¬
gourdi, de manière à préparer progressivement l’estomac
au contact du vin froid. La quantité de vin qu’on peut
absorber est de un demi-litre à un litre, suivant les indi¬
cations. Ce vin doit être bu lentement, par petites gor¬
gées, et il est bon de mâcher de temps en temps une bou¬
chée de pain sec.
Pendant cette période rigoureuse, qui dure générale¬
ment de trois à sept semaines selon les indications, la soif
est considérablement augmentée, au début du moins, car
plus tard on en prend l’habitude.
Pause. — Le régime est ici le même que pendant l’avaut-
cure. Cette pause dure en général de cinq à dix jours.
Quand le malade a suffisamment repris de force, il recom¬
mence, si le médecin le juge nécessaire, xme nouvelle pério¬
de de cure rigoureuse ou bien il passe à la cure ultérieure.
On peut recommencer ainsi plusieurs périodes de cure
rigoureuse séparées chacune par une « pause », si on a à
lutter contre une maladie profondément enracinée. Un
cycle de cure s’appelle à Lindewiese un turnus et com¬
prend les trois périodes de la cure ; avant-cure, cure rigou¬
reuse, cure ultérieure ou pause.
3» Cure ultérieure (Nachkur). — Si le médecin estime
que les symptômes de la maladie se sont suffisamment
amendés ou ont disparu, il pennet au malade d’entrer
dans la période ultérieure de la cure pendant laquelle
l’état de bien-être qu’éprouve le malade ne fait que s’ac¬
centuer. Cette cure ultérieure consiste à ramener peu à
peu le malade convalescent à la vie normale,
i agents physiques et diététiques (Steinheil, éditeur).
LA MÉDECINE AU PALAIS
Le massage dans les accidents du travail. — La juris¬
prudence qui, au début de l’application de la loi de 1898
sur les accidents du travail, s’était montrée légèrement
flottante, semble maintenant définitivement établie.
Un dernier point concernant les honoraires médicaux
dus par le patron del’ouvrier blessé vient d'être tranché dé-
fniitivement, espérons-le du moins, en faveur des médecins.
_ Certaines compagnies d’assurances soutenaient que
les soins médicaux (pansements, massages, etc.) n’étaient
dus aux médecins qu’autant qu’ils étaient donnés par
le médecin personnellement. Le,? médecins prétendaient,
au contraire, que ces soins ayant été donnés dans leur
propre clinique par des infiruitcrs ou des collaborateurs
attachés à leur service, mais sous leur contrôle direct
et leur responsabilité, étaient bien dus conformément au
tarif Dubief, alors même que ces soins n’auraient pas été
donnés ou complètement exécutés pcrsonnellemciit
par le médecin traitant.
C’est cette dernière théorie qui, pour la deuxième fois, a
triomphé, devant la justice de paix du dix-buitième
arrondissement de Paris.
Massage et exercice illégal. — Le fait de pratiquer
sans ordonnance de médecin des massages pour le traite¬
ment d’une coxalgie ou d’une fracture du bras constitue
le délit d’exercice illégal de la médecine.
Telle est la décision que, sur réquisitoire de M. le sub¬
stitut René Tortat, et après plaidoirie de M® Camille
Comby, vient de rendre la dixième chambre correc-
tioimellc, présidée par M. Gallois.
Le prévenu, qui exerce la profession de masseur, a été
condamné à trois cents francs d’amende.
{Concours médical.)
— 273
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— XXI —
CHRONIQUE DES LIVRES
La gymnastique scientifique.
— Ses bases physiologiques au
point de vue éducatif et militaire.
I/’erreur de la méüiode suédoise
par le D' P. de Champtassin,
lauréat de l’Académie de méde¬
cine. Avec préface du D' E. Ro-
CHARD, chirurgien de l’hôpital
Saint-Éouis. i vol. in-i8, de 200
pages, et 30 figures, cart. O. Doin
et fils, à Paris . 3 fr. 50
Ea ligue française de l’Éducation
physique, que préside avec tant
d’autorité le professeur Gilbert, a
été une des premières à réagir ouver¬
tement — et il lui a fallu un certain
courage — contre l’exclusivisme
de la * Méthode suédoise ».
Sans la rejeter a priori et par sys¬
tème, les organisateurs de la ligue,
guidés par l’esprit scientifique, qui
caractérise leur programme, ont
craint, en l’engageant dans l’actuel
sillon de « la Suédoise », d’avoir
bientôt à revenir en arrière, lorsque
la fausse route aura été démasquée.
La ligue française de l’Éducation
physique n’aura certes pas à se
repentir de cette suspicion bien légi¬
time, fet plusieurs travaux contre la
valeur scientifique de la méthode
suédoise ont déjà paru.
Nous sommes heureux de signaler
en particulier l’ouvrage du D' P. de
Champtassin, et d’en donner un
court résumé.
La gymnastique dont la nécessité
est reconnue par tous à titre éducatif,
social et militaire, n’a pas encore
trouvé une formule définitive, réelle¬
ment basée sur les lois de la physio¬
logie et de la mécanique rationnelle.
Parmi les nombreux systèmes,
seule la méthode suédoise s’est im¬
posée comme réellement scienti¬
fique, et a pu ainsi envahir progressi¬
vement l’armée, la marine, les écoles,
s’insinuer même jusque dans les ca¬
binets de toilette, promettant à tous
la force, la santé, la beauté 1
L’auteur, spécialisé dans les tra¬
vaux de physiologie et de mécanique
musculaires, et qui a poursuivi pen¬
dant plusieurs amiées ses travaux
avec le professeur Berger et le doc¬
teur Rochard, apporte aujourd’hui
la démonstration expérimentale, cli¬
nique et mathématique, que la mi-
ihode suédoise est une méthode empi¬
rique comme les autres et qui n’a
que l’apparence d’une méthode
scientifique.
Après l’exposé de la doctrine sué¬
doise, que beaucoup de ceux qui en
parlent ignorent tout à fait, l’auteur
montre que la loi de Schwami et la
loi du levier, sur lesquelles sont
basées la gymnastique éducative
de Ling et la gymnastique médico-
mécanique ne sont que l’interpré¬
tation erronée d’une expérience de
laboratoire et d’une théorie méca¬
nique puérile.
A la théorie trophique de la mé¬
thode suédoise, l’auteur oppose la
théorie osmotique de la contraction
et du développement musculaires,
expose la méthode des « Résistances
progressives » basée sur le travail
dynamique avec suppression du
travail statique et frénateur, entraî¬
nant comme conséquence l’économie
de dépense énergétique, c’est-à-dire
le maximum de rendement pour le
minimum d’effort.
L’auteur expose ensuite les prin¬
cipes physiologiques et mécaniques
sm lesquels doit être basée une gym¬
nastique réellement scientifique,
principes qui ont été, pour la plu¬
part, établis par les grands physio¬
logistes français, Chauveau, Marey,
Laulanié, etc... et qid permettent
d’appeler une telle gymnastique ;
la gynmastique française.
Passant rapidement au domaine
de l’application, l’auteur expose et
critique les règlements de 1902 et
1910 sur l’instruction de la gymnas¬
tique dans l’armée.
Il indique la nécessité de suppri¬
mer radicalement l’empirique et
stérile méthode suédoise et expose
quelles doivent être les directives de
la gymnastique rationnelle dans
l’armée et dans les écoles, pour qu’on
soit en droit d’en attendre des ré¬
sultats satisfaisants. MoucilKT.
Traitement de l'entérite muco¬
membraneuse, par le professeur
Combe (70 mille). 1911, i vol.
in-i8, 400 pages J.-B. Baillière et
fils, à Paris . . 3 fr* 5°
Une nouvelle édition du Traité
de Combe (de Lausanne) montre
tout l’intérêt que le public médical
(et même extra-médical) prend à
la conception et à la thérapeutique
que le maître de Lausanne donne
de l’entérite muco-membraneuse.
On sait le rôle prédominant que
jouent, pour lui, d’une part les pré¬
dispositions, et d’autre part les
infections intestinales.
Le traitement dérive de ces vues
pathogéniques. Le traitement pro¬
phylactique tient surtout dans l’ali¬
mentation maigre, dans les purga¬
tions périodiques.
I<e traitement de l’entérite secon¬
daire tient dans celui des affections
primitives (parasites intestinaux ;
stases digestives; gastro-entéro-
ptoses, appendicite, etc.).
I,c traitement de l’entérite pri
maire consiste à modifier le bouillon
de culture du gros intestin, prin¬
cipalement par im régime anti¬
putride, qui supprime toute nour¬
riture favorisant la vitalité des
microbes protéolytes anaérobies, qui
fait prédomiiicr la nourriture fari¬
neuse favorisant la vitalité des
microbes saccliarolyte.s, qui diminue
enfin les putréfactions azotées du
gros intestin et enlève par entéro-
clyse les produits putréfiés.
Les avantages très réels du régime
lacto-farineux sont, d’ailleurs, indé¬
pendants de la théorie pathogénique
de l’auteur relativement à la cause
infectieuse de l’entérocolite muco¬
membraneuse. P. Carnot.
Le rachitisme et sa patbogénie,
par A.-B. Marfan. 1911, i vol.
in-i6 de96p.,cart. ilféd.J.B.
Baillière et fils, Paris. . . i fr. 50
Dans ces dernières années, M. le
professeur Marfan a consacré au
rachitisme, seul ou avec ses élèves
Baudouin et Peuillié, toute une série
d’études sur ses lésions osseuses, sou
étiologie, son évolution. L’ensemble
de ces recherches l’a amené à cette
conclusion que le rachitisme repré¬
sente un syndrome dans lequel les
lésions osseuses occupent le pre¬
mier rang et attirent d’abord l’at¬
tention, mais sont associées à des
manifestations multiples et diverses,
syndrome qui traduit les réactions
de l’enfant du premier âge contre
les intoxications ou infections du¬
rables et sérieuses.
Faire le diagnostic de rachitisme,
c’est faire un diagnostic insuffisant
si l’on ne recherche pas en même
temps la cause ou les causes qui ont pu
donner naissance aux déformations
osseuses : intoxications alimentaires,
toxi-infections digestives, syphilis,
tuberculose, pyodennites, broncho¬
pneumonies prolongées, etc.
C’est à l’exposé de cette concep¬
tion moderne du rachitisme que le
nouveau petit volume que nous
signalons ici a été écrit. Il renferme
en peu de pages l’étude des carac¬
tères fondamentaux du rachitisme,
les théories émises à son sujet, et
surtout d’importantes notions sur le
rôle de la moelle osseuse et la patho¬
génie du rachitisme telle que la
comprend, d’après ses propres re¬
cherches, le professeur Marfan.
On y retrouve les qualités de
clarté et de précision habituelles à
son auteur et de nombreux lecteurs
auront profit à se mettre à l’aide de
ce petit volume au courant d’une
question toute d’actualité.
P. LKRKBOüUIîr.
— 275 —
— XXII -
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— XXIII —
NOUVELLES
Académie royale de médecine de .Belgique — M. Van
Cauwenberghe est nommé président pour igii en rem¬
placement de M. Dcbaitseux, président sortant.
Sont élus membres honoraires étrangers : MM. Rainon
y Cajal (de Madrid) et J. hoeb (de New- York).
Correspondant étranger : M. A. Bier (de Berlin),
La Chaire d’hydrologie à la Faculté de médecine de
Paris. — Le Conseil de la Faculté de médecine de Paris
s’est réuni, pour discuter « sur l'acceptation du principe
de la création d'une chaire d'hydrologie. »
Une motion, votée antérieurement, par l’Assemblée
des Professeurs Agrégés, avait déjà repoussé le principe
de cette création comme ne répondant à aucune utilité.
Mais cette motion considérait comme utile pour cet
enseignement et suffisante à ses besoins l’organisation
d’un Cours complémentaire, confié à un professeur agrégé
de la Faculté.
Le Conseil de la Faculté n’a point cru devoir se pro¬
noncer sur le fond de la question et a renvoyé sa décision
à quinzaine.
Répartition dans les sevrices hospitaliers de Paris de
MM. les élèves internes et externes en médecine pour
l’année (1911-1912). — MM. les élèves internes et
externes en médecine en fonctions et ceux qui ont
ete nommés à la suite des dentiers concours sont
prévenus qu’il sera procédé, aux jours et heures
fixés ci-après, dans la salle des concours de l’administra¬
tion, rue des Saints-Pères, n« 4g, à leur répartition dans
les établissements de l’Administration, pour l’année
1911-1912, savoir ;
MM. les élèves internes (pour entrer en fonctions,
ceux de première année le 15 février 1911, et ceux des
deuxième, troisième et quatrième année le i" mai 191 1) :
i ntemes et internes provisoires, le samedi 1 1 février, à
deux heures.
MM. les élèves externes (pour entrer en fonctions le
1" mars 1911) : ceux de septième année (militaires),
de sixième, de cinquième et de quatrième année (externes
ayant concouru eu 1904, 1905, 1906, 1907), le vendredi
1 7 février, à deux heures ; — ceux de troisième année
(externes ayant concouru en 1908), le lundi 20 février, à
<leux heures ; — ceux de deuxième année (externes ayant
concouru eu 1909), le mercredi 22 février, à deux heures ;
— ceux de première année (externes ayant concouru en
1910), le vendredi 24 février à deux heures.
MM. les élèves seront appelés suivant leur numéro de
classement aux concours.
Concours de chirurgiens des hôpitaux de Paris. — Un
concours pour la nomination à deux places de chirurgien
des hôpitaux de Paris sera ouvert le lundi 27 mars 1911,
à midi, dans la salle des concours de l’administration,
rue des Saints-Pères, n“ 49.
MM. les docteurs eu médecine qui voudront concourir
devront se faire inscrire àl’administration centrale, 3, ave¬
nue Victoria (service du personnel) de dix heures à trois
heures, du lundi 27 février au samedi 1 1 mars 191 1, inclu¬
sivement.
Concours d’oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux de
Paris. • — ^ Un concours pour une place d’oto-rliino-
laryngologiste des hôpitaux de Paris sera ouvert le
lundi 6 mars 191 1, à midi, dans la salle des concours de
l’administration, rue des Saints- Pères, n” 49- Cette
séance sera consacrée à la composition écrite.
MM. les docteurs qui désireront concourir seront admis
à se_ faire inscrire au service du personnel de l’adminis¬
tration, du lundi 6 février au samedi 18 du même mois
inclusivement, de dix heures à trois heures, dimanches
et fêtes exceptés.
La peste en Mandchourie. — Le D' Christie, des mis¬
sions écossaises qui se trouve en plein centre épidémique
à Moukden, télégraphie au bureau du New-York Herald-,
♦ L'épidémie est extraordinairement virulente. Le
froid est sans doute favorable à l’activité du bacille, qui
est de la même variété que celui de la peste bubonique.
Je m’attends à ce que celle-ci éclate plus tard. Il n’y
a pas eu un seul cas de guérison, même après l’emploi
de la lymphe de Hafîkine et du sérum antipesteux.
« Deux mille cercueils renfermant des cadavres de
pestiférés furent brûlés ces jours-ci à Kharbine, par
ordre du gouvernement chinois. I.a terre est trop gelée
pour qu'on puisse ensevelir les morts, et c’est en vain
que l’on a essayé de creuser des tranchées à la dynamite.
A Moukden, sur 151 cas .signalés, 92 ont eu une issue
fatale dans les vingt-quatre heures.
« Pour encourager les médecins chinois, le gouver¬
nement impérial vient de décider que des honneurs
posthumes et des récompenses en argent seront accor¬
dés à ceux qui périraient en luttant contre la peste,
comme s’ils étaient morts à la guerre. Une somme de
150 000 taels vient, par ordre du régent, d’être envoyée
au vice-roi de Mandchourie pour aider à lutter contre la
peste ».
Le radium et la rosée. . — I/abbé Kneipp conseillait de se
promener le matin, pieds nus, dans l’herbe humide. L'effet
de cette cure est dû au radium. On sait depuis plusieurs
années déjà que la radioactivité constitue l’un des prin¬
cipaux éléments thérapeutiques des sources miné¬
rales. Le D'' Negro, professeur à l’Université de Bologne,
affirme qu’elle se trouve aussi dans la rosée. Pour le
démontrer, il pose le soir une plaque de verre sur l’herbe ;
quand il la relève, à l’aube, toute humide, cette plaque
est imprégnée d’une puissance radioactive très sensible
sur la face qui regardait le sol. Cette puissance augmente
encore pendant quelques minutes après qu’on l’a éloi¬
gnée du sol ; puis elle cesse au bout d’une heure. Le pro¬
fesseur Negro poursuit ses expériences et recherche la
cause cette radioactivité ; pour le moment, il l’explique
par l’influence magnétique des couches supérieures
du sol sur les gouttes de rosée, (Journal des Débats).
L - Df Ombrédanne, élu membre de la Société de chi¬
rurgie. — Louis Ombrédanne, né à Paris en 1871, est
nommé interne des hôpitaux' en 1897, prosecteur
en 1899, chinirgien des hôpitaux eu 1902, agrégé en 1907.
dans la Collection Gilbert et Fournier.
Partisan résolu de l’anesthésie à l’éther, il a établi
un appareil dont l’emploi .se propage de plus en plus.
Nommé chef de service eu igo8, il revient à la chirurgie
infantile en prenant le Service temporaire d’enfants de
l’hôpital St-Louis, où il organise ses leçons du jeudi.
Au dernier mouvement dans les hôpitaux, il est passé à
l’hôpital Bretonneau,
Le D' Branca, élu membre de la Société de Biologie.
— Après avoir été externe des hôpitaux des professeurs
Joffroy et Quénu, il fut reçu intente des hôpitaux en
1895. il eut pour maîtres : MM. P. Marie, Félizet, Duplay,
Quénu. De suite les études histologiques l’attirèrent et
il fréquenta assidûment le laboratoire du professeur
Mathias Duval. Il fut reçu agrégé en 1904.
Ses études ont porté surtout sur la cicatrisation épi¬
théliale (Thèse, 1899), lo vésicule ombilicale, le dévelop¬
pement des fosses nasales et des dents, la cicatrisation
des divers organes, la structure du testicule et de l’ovaire,
des recherches sur la spermatogenèse. 11 a montré un des
premiers, que la glande interstitielle du testicule est
indépendante de la fonction spermatogène.
— 277 —
- XXIV -
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pathologie du corps thyroïde
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SiN. Introduction de H. Huchard.
Paris, igii. 1 vol. in-i8, 320 p.,
cart. 3 fr. J. -B. Baillière et Fils,
éditeurs, à Paris.
La pratique rurale. Discours
prononcé à la séance solennelle de
la Société médico-légale d’An¬
vers, par le Docteur DE BiE,
Anvers, 1910. Imprimerie J.-E,
Buschmann.
La gymnastique scientifique.
Ses bases physiologiques au point
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L'erreur de la méthode suédoise,
par le Docteur Paul de Champ-
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Faculté de médecine de Paris —
Thèses récompensées pour 1910. —
Médailles d’argent : MM. Aynaud,
Bazy (Louis), Bondouy, Brulé, Cara-
vea, Cawadias, Clnuet (Jean), Du-
verger, Guimbellot, Harvier, Lerat,
Marsan (Félix), Merle (Pierre), Picot
(Gaston), Pinard (Marcel), Rendu
(Albert), Titfenau, Tinel et Troisier.
Médailles de bronze : MM. Boudet
(Gabriel), Boyé, Cheurlot, Cheval¬
lier (Gabriel), Deniker, du Castel,
Page (Albert), Fayolle, Foulatier,
Hamel (Henri), Labemadie, Lau¬
rence, Lebas (Robert), Lebègue
(Paul), Le Bras, Lemarchal, Lian,
Marq, Monges, Monier-Vinard, Pou-
pardhi, Renaud-Badet, Roy (Paul),
Sauphar, Sauvé, Violle (Louis).
Mentions honorables : MM. Aubry,
Bory (Louis), Chanoine d’Avranches,
Delannoy (Jean), Descomps (Paul),
Durand (Louis), Gay, Giroux, Laf¬
font, Maingot, Mallein, Nègre, Neveu,
Odoul, Paynel, Prieur, Roger, Serin,
Vigneron d'Heucqueville, Villette
(R.).
Chirurgien dentiste. — Une avant-
dernière session d’examens pour le
certificat d’études exigé des aspi¬
rants au diplôme de chirurgien-den¬
tiste s’ouvrira au siège de chaque
académie le 5 juillet 1911.
Ivcs dates des épreuves sont ainsi
fixées : Épreuves écrites : mer¬
credi 5 juillet. Épreuves orales :
jeudi 6 juillet. Les registres d’ins¬
cription seront ouverts du ven¬
dredi 16 au vendredi 30 juin inclus.
Facultés de Médecine. — Toü-
r,0USE. — M. H. Caubet, agrégé des
facultés de médecine, est chargé, à
partir du 1“ janvier 1911, d’un cours
de pathologie externe.
Ai,ger. — Il est institué un
doctorat de l’université d’Alger
(mention pharmacie).
Troubles à l’École de Médecine
d’Amiens. — L’École de Médec'ne
et de Pharmacie d’Amiens vient
d'être fermée jusqu’à nouvel ordre'
Des troubles graves s’y produisaient
depuis longtemps à l’occasion des
cours, et dernièrement dix coups de
revolver furent tirés; les balles tra¬
versèrent le plafond de la salle et
c’est par un heureux hasard qu’un
vieillard travaillant dans la pièce
supérieure ne fut pas blessé.
Querre. — Service de sauté.
Au grade de médecin mafor de
deuxième classe. — MM. les méde¬
cins aides-majors de première classe
Caubet, Dargein et Marvy.
Corps de santé des troupes colo¬
niales. — Par décret eu date du
18 janvier 1911, ont été promus, à
compter du i" février 1911, au
grade de médecin aide-major de
i™ classe des troupes coloniales:
MM. les médecins aides-majors de
deuxième classe Motais, Denœux,
Lafargue, Deneufbourg, Baisez,
Tardieu, Certain, Borel, Gayrard,
Lucas, Gambier, Bideau, Morin,
Combaudon, Raymond, Bizolier,
Roussy, Coste, Caillet, Rouvier,
Corson, Lossouaru, Riquier, de
Reilhan de Carnas, Enault, Le¬
grand, Pouzoul et Rey.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE e’InïERNAX. — Oral. — Séance
du 25 janvier. — Question donnée :
« L’artère fémorale. Causes, signes
et évolution de l’héniatocèle rétro-
utérine. »
MM. Belloir, 12; Bouquier, 14;
Haguencau, 1 3 ; Baudouin, 1 3 ;
Mlle Delage, 10; MM. Besset, 15;
EscaUier, 12 ; Coppin, 15 ; Bonnet,
(Émile), 14.
Séance du 27 janvier. — Question
donnée : <t Anatomie de la trompe
utérine (sans le développement).
Signes et diagnostic différentiel du
cancer de l’œsophage. »
MM. Cassard, 15; Miégeville, 18;
Frettc, 14 ; Piot, 1 2 ; Alary, 14 ; Clap,
1 7, Peniet, 1 5 ; Collet, 1 1 ; Dedet, 12,
Papillon, 10.
Séance du 29 janvier. — Question
donnée : « Le nerf radial depuis sa
sortie de la gouttière de torsion.
Gangrène sénile. »
MM. Mairesse, 12 ; PoUet, 10 ;
NoM, 12 ; François, 13 ; Lechelle, 9 ;
Rousseau (Ferdinand), 16; Mallet
(Lucien), 1 1 ; Boutet, 8 ; Bloch
(René), 12; Lévy (Isaac), 12.
Séance du 30 janvier. — Question
donnée : L’artère axillaire. Insuffi¬
sance tricuspidienne (causes, signes,
évolution). — MM. Sébilotte, 12 ;
Ferrand, 12; Colleville, 12; Petit-
Dutaillis, 17; Vaudescal, 15; Cha-
tellier, 13; Vielle, 17; Libert, r6;
Pierrot, 16; M"'* Peltier, 12; Atha-
nassiu, 14.
Mariages. — M. Jean Routier,
artiste peintre, fils du Dr Routier,
cliirurgien de l’hôpital Necker et
M“» Henriette Laurans. M. Au¬
guste WildenetM"' Jeanne Obissier,
fille du Dr Obissier. — M. Henri
Bénard, interne des hôpitaux de
Paris, fils du médecin, et
M“« Yvonne Rayueau, fille du mé-
pecin des hôpitaux d’Orléans. —
M. André Pérouse et M''« Marie
Leclerc, fille du Docteur. — D'
Jacques Chaubac, médecin en chef
de l’hôpital militaire de Condamine
et M“' Marie- Armande Oranger.
Nécrologie. — Mme Miropolsky,
docteur eu médecine. — MmeDéclat,
veuve du Dr Déclat. — Mme Mesnet,
veuve du Dr Mesnet, membre de
l’Académie de médecine. — D' John
Evans, commandeur de la Légion
d’honneur. — M“« Savoire, femme
du Docteur Savoire, chef du dis¬
pensaire anti-tuberculeux de l’hô¬
pital Beaujou; — Goldenstein, den¬
tiste â Paris. — D' Motheau (de
Saint-Maixent). — M™ Foucher de
Careil, chevalier de la Ivégion d’hon¬
neur, présidente de l’Association des
Dames françafties.
Dr Lutgarsten, dennatologiste
connu de NeW-York. — D' Le Piez.
— Le Dr Claude Martin (de Lyon),
membre correspondant de l’.àcadé-
mîe de Médecine.
Clinique médiçale de l’Hotel-Oieu.
— Professeur Giebert. — Samedi
4 février à 10 h. 1/2. Lec-on cli¬
nique sur le traitement des néphrites
chroniques. Mal de Bright. — Les
Mercredis à 10 h. 1/2, prisentution
de malades. Rédaction et correction
d'ordonnances.
Conférences de crénolhéraplc et de
COURS
climatothérapie. — M. P. Carnot,
agrégé, consacre quelques-unes de
ses conférences de thérapeutique
à l’étude de la crénotherapie, de la
climatothérapie, et de la thalassothé¬
rapie, les lundi, mercredi et vendre¬
di à cinq heures (petit amphithéâtre) .
Programme des conférences.
6 février, — Principales stations
des Vosges, etc.
S février. — l’rincip.iles stations
des Alpes.
10 février. — Principales stations
des Pyrénées.
13 février. — Indications des cures
hydro-minérales dans les diverses
affections.
15 et IJ février. — Cimatothérapîe
et thalossothérapie. Principales
stations françaises.
— 279 —
La Maison Ch. sachet
2B, Boulovatd Saint-Michel, i Parla
Bien connue du monde médical, se recommande pour ses
IMPRIMÉS, REGISTRES -
- ARTICLES DE PAPETERIE
SPÉCIAUX POUR DOCTEURS
^ ANTIËMÉTIQUE'ANTIDVSPEPTIQUE
CÊTRAROSEdu D' GIGON
ntALADIES NERVEUSES, EPILEPSIE, ete.
TRIBROMURE de GIGON
Solide, Desséché, Pureté absolue. Dosage facilet
_ XXVII -
ACTES DE LA FACULTÉ
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 6 février, à une heure. — 2» {1''“ série) ; MM. Gau¬
tier, Branca et Jean Camus ; — (2“ série) : MM.Roger, Des-
grez et Mulou ; — {3» série) : MM. Gley, Macaigne et Zim-
mern ; — M. Baiguel-Lavastiiie, suppléant. — ■ 5“ (chirur¬
gie, l'o partie), Hôtel-Dieu : MM. Kirmisson, Delbet et
Ombrédaune. — 5» (21^ partie), Hôtel-Dieu : MM. Pierre
Marie, Guillain et A. Léri; — M. Marcel I/abbé, suppléant.
Mardi 7 février, à une heure. — Médecine opératoire,
Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Quénu, Lenor-
mant et Chevassu. — 2» (i™ séné) : MM. Prenant, Gley et
Maillard ; — (2' série) : MM. Retterer, Ranglois et André
Broca. — 3® (otal, po partie, P» série) ; MM. Pozzi, Bar
et Morestin ; — (2° série) : MM. Ribemont-Dessaignes,
Terrien et Rouvière. — 3“ (oral, 2" partie) : MM. Achard,
Oastaigne et Bnunpt ; — M. Tiffeneau, suppléant. —
5<î (chirurgie, P“ partie), Hôtel-Dieu ; MM. de Lapersonne,
Becône et A. Schwartz. — 5° (2» partie), Hôtel-Dieu :
MM. Gilbert, Gougerot et Râthery ; — M;. Camot, sup¬
pléant.
Mercredi 8 février, à une heure . — Médecine opératoire.
Ecole pratique, épreuve pratique : MM. Delbet, Ombré-
danne et Grégoire. — 3“ (2» partie). Laboratoire des tra¬
vaux pratiques d’anatomie pathologique, épreuve pra¬
tique : MM. Blanchard, Pierre Marie et Desgrez.
20 (iro série): MM. Gautier, Gley et Macaigne; —
(2» série) : MM. Gariel, Retterer et Jean Camus ; —
(3' série) : MM. Pouchet, Branca et Zimmern; — (4“ série)).
MM. Roger, Mulon et Tiffeneau ; — M. Sicard, suppléant.
Jeudi g février 1911. — Médecine opératoire. A'coie J)ra-
tique : MM. Pozzi, Rouvière, Anselme Schwartz. —
30 (2C partie) Laboratoire des travaux pratiques d’anatomie
pathologique : MM. Pierre Marie, Brumpt, Nicloux.
2“ (p6 série) : MM. Pouchet, Retterer, Desgrez. —
2= (2“ série) : MM. Prenant, Gley,? André Broca. — 2“
(3® série) : MM. Rémy, Langlois, Maillard. — 3'> Oral
(l'n partie) : MM. Quénu, Ribemont-Dessaignes, Terrien.
— 4“ MM. Thoinot, Chassevant, Camot, M. Lecèiie,
suppléant.
Vendredi 10 février 1911. — Médecine opératoire. Ecole
pratique ; MM. Reclus, Hartmann, Grégoire.
DE MEDECINE DE PARIS
20 (ire série) : MM. Gautier, Retterer, Jean Camus. —
2“ (2® série) : MM. Gariel, Gley, Macaigne. — 2“ (3® série) :
MM. Dejerine, Desgrez, Mulon. — 2® (4“ série) : MM. Ro¬
ger, Branca, Zimmern, — 4® ; MM. Pouchet, Pierre Marie,
Wurtz. M. Loeper, suppléant. — 5® Chirurgie (impartie,
ire série) Nccker : MM. Kirmisson, Legueu, Proust. —
5® Cliirurgie (i®® partie, 2“ série). Necker. MM. Delbet,
Pierre Duval, Ombrédanne ; M. André Jousset, sup¬
pléant. — 5® Obstétrique (H® partie). Clinique Baude-
locque : MM. Pinard, Couvelaire, Gueniot ; M. Richaud,
supjiléant.
Samedi ii février igii, — 2® (H® série) : MM. Prenant,
Gley, Nicloux. — 2® (2® série) ; MM. Retterer, Langlois,
Maillard. — 3® Oral (P® partie) : MM. Bar, Quénu, Le-
cène. 3® oral (2® partie) : MM. Chauffard, Brumpt,
Roussy. — 4® : MM. Chantemesse, Richaud, Balthazard ;
M. André Broca, suppléant. 5® {2® partie) (P® série).
Beaujon : MM. Alb. Robin, Achard, Castaigne. — 5® (2“
partie, 2® série), Beaufon : MM. Gilbert Ballet, Widal,
Gougerot. — 5® obstétrique. (i« partie). Beaufon :
MM. Ribemont-Dessaignes, Brindeau, Jeaniiiii ; M.Claude,
suppléant.
THESES
Mercredi 8 février, à une heure. — M. Debré : Recher¬
ches épidémiques, cliniques et thérapeutiques sur la ménin¬
gite cérébro-spinale. Président ; M. Landotizy ; MM. Re¬
clus, Marcel I^abbé, Léon Bernard. — M. Presnee : Delà
compression é^stiqiie parle procédé du docteur Bruan-
det dans le traitement ambulatoire des ulcères variqueux.
- - -..r — 7—^,--.—. - - — • Reclus; MM. Lau-
douzy, Marcel Labbe, Léon Bernard.
Jeudi 9 février, à une heure. — M. Deeapeane : Contri¬
bution à l’étude de l’avortement criminel dans ses rap¬
ports avec les théories néo-malthusiennes et la législation.
Président : M. Bar ; MM. Denielin, Brindeau, Jeaniiin. —
Mlle Kanesky : Contribution à l’étude de la procidence
du cordon. Président ; M. Bar ; MM. Denielin, Brindeau,
J eanniii.
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
LA DOUCHE SOUS-MARINE
le D' BAUP
Médecin directeur de l’établissement thermal d’Évlan-les-Balns.
Le terme de douche sous-marine est impropre, c’est
le terme de douche sous l’eau qu’il faudrait appliquer à
ce procédé balnéothérapique. Qui l’a le premier utilisée,
ce serait difficile à préciser ; il est certain qu’elle a fait
depuis longtemps une partie de la réputation de Bourbon-
Lancy. Depuis elle a été installée un peu partout et à
lîvian elle nous rend des services inappréciables. Elle
mérite d’étre connue des praticiens qui peuvent avoir à
la prescrire. .
La douche sous-marine consiste en ceci : le malade
plongé dans un bain à une température indifférente (36°
a 37») où il séjourne de cinq à dix minutes est ensuite
maintenu pendant une dizaine de minutes à peu près en¬
core sous 1 _eau mC‘me du bain, par un jet de douche plongé
dans le bain plus ou moins énergique, plus ou moins
chaud suivant les cas, que l’on promène lentement, de bas
eu haut, sur les membres inférieurs, sur le dos et quelque¬
fois sur les membres supérieurs. Puis le sujet est retire du
bain séché et se repose quelques instants. La douche est
généralement l à 2 degrés plus chaude que l’eau du bain,
Sous la douche, la peau au point où elle est touchée
.se déprime en godet, sans que le malade en ressente
aucun effet désagréable ; au contraire, la sensation est
celle d’une légère friction, du reste on peut augmenter
ou diminuer la force de cette pression en approchant
ou éloignant le jet, ce qui interpose une couche plus ou
moins grande de l’eau du bain et affaiblit le choc de la
douche.
_ Sous l’influence de la douche sdus-marine, le patient
éprouvé une sensation de bien-être général ; ime .fois
sorti du bain, sa peau est légèrement rouge, la température
s elève;il a chaud et transpire un peu.
Le pouls qui au début augmente légèrement de fré¬
quence se calme^ très rapidement, devient plus lent, et
la pression s’abaisse nettement, La respiration s’accélère
très légèrement. En somme, l’action la plus nette de
la douche sous-marine consiste dans une stimulation
énergique non seulement de la circulation capillaire
périphérique, mais aussi des vaisseaux du derme et
du tissu cellulaire sous-cutané, et a pour corollaire
le soulagement du travail du cœur.
L’action de la douche sous-marine est donc avant
tout une action mécanique ; nous ne voulons cependant
affirmer qu’il ne puisse y avoir parfois une action légère
des prinapes contenus dans certaines eaux, mais en tous
cas nous avons obtenu à Evian des effets absolument
analogues à ceux observés dans des stations à eaux
fortement minéralisées et nous nous expliquons facilement
les résultats obtenus. En somme le malade est immo¬
bile tout d’abord dans un bain à température indifférente
isothère autant que possible à la température du sujet
et un tel bain réagit au minimum sur son cœur. Puis’
la douche plus chaude et fréquemment appliquée pro¬
duit une révulsion légère et un massage constrictif,
doux et sans violence qui hâte le retour du sang des
extrémités au cœur, favorise le passage dans les colla¬
térales si les veines principales sont oblitérées, et hâte
la résorption des œdèmes et des épanchements.
C’est dire tout le parti que l’on peut tirer de ce
procédé toutes les fois que le cœur étant gêné ou en voie
d’insuffisance, la stimulation de la circulation périphé¬
rique, peut et doit le soulager. De même la douche sous-
marine est le procédé de choix dans les états variqueux
avec ou sans œdème, dans les suites de phlébites ou elle
active la résorption et favorise la circulation de retour
dans les voies collatérales.
Elle rend également des services très appréciables
dans certains épanchements inflammatoires et rhuma¬
tismaux, et dans certaines formes de névralgies, où, sur¬
tout appliquée un peu chaude, elle constitue un pro¬
cédé très heureux de révulsion. De même cette révidsion
peut être pratiquée au niveau du foie, de l’estomac ou
des reins dont il s’agit de régler la circulatioiv On voit
donc à quels multiples emplois peut servir la douche
Sous-marinc, procédé balnéaire d’une grande valeur
thérapeutique.
- XXVI II —
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
TRAITEMENT DES RADIODERMITES ET RADIUMDERMITES
PAR L’ULCÉRINE BERGER
Communication du D' Gastou, Chef du daboratoire Centrai, de e’Hopitai, Saint-Louis.
(Société de Dermatologie ci Syphiligraphie, Séance du 7 Juillet 1910.)
La pharmacopée ancienne employait les baumes et
les onguents dans le traitement des inflammations de la
peau, des suppurations et des plaies. Quelques-unes
de ces préparations, très complexes, sont encore de nos
jours populaires, telles l’onguent de mère, la pommade
du Bossu.
Il en est d’autres, comme le baume du Commandeur,
qui sont restées dans la pharmacopée moderne.
La pratique de l’antisepsie a, pendant un temps, fait
cesser l’emploi des baumes et onguents comme étant
cause de suppuration.
Après les travaux entrepris sur les essences et les par¬
fums, il a été démontré que ceux-ci avaient des propriétés
antimicrobiennes et antiseptiques. Or, la plupart des
baumes et onguents anciens étant à base d’essences et de
parfums, il suffisait d’en rendre l’excipient aseptique pour
les utiliser à nouveau d’autant qu’ils sont doués de pro¬
priétés stimulantes, et qu’ils faeilitent la cicatrisation.
La plupart des baumes sont à base d’alcoolat, tandis
que les onguents contiennent des corps gras et des résines,
lesquels ont des propriétés analogues aux parfums.
Leur emploi n’est donc pas à délaisser. Nous avons
déjà mentionné, en collaboration avec II. Guillot, l’emploi
d’un baume contre les brûlures.
Je voudrais aujourd’hui signaler à la Société les bons
effets obtenus dans le traitement des radiodermites par
un nouveau baume, compo.sé par M. Berger, pharmacien
de I" classe, à La Varenne-Saint-Hilaire, et qu'il a appelé
uucÉRINE, à cause de sa propriété de faciliter la guérison
des ulcérations.
Les trois cas dans lesquels j'ai obtenu d'excellents effets
sont les suivants :
I" Cas. — A la suite de l’application de rayons X faite
dans un cas de tuberculose pulmonaire, il y a cinq ans
environ, alors que les instruments de mesure étaient
insuffisants, se produit sous la clavicule d’une malade
âgée de vingt-cinq ans une radiodermite ulcéreuse.
Tous les traitements utilisés eu pareil cas ne purent
arriver à produire la cicatrisation. C’est alors que j’eus
recours au baume Berger ; après deux mois environ d’ap¬
plication de ce baume, la radiodermite fut guérie,
3' Cas. ■ — ^ A la suite de traitement radiothérapique
inten.sif de lupus érythémateux des mains, une jeune
femme, âgée d’une vmgtaine d’annéeiî, eut à l'extrémité
des doigts une radiodermite ulcéreuse suppurative et des
plus douloureuse. Le pansement bi-quotidien des plaies
fait avec le baume Berger détermina au bout de cinq
semaines la cicatrisation complète. L’application en fut
douloureuse au début, puis plus tard supportée.
3® Cas. — Une malade fut traitée pour des adéno¬
pathies cervicales bacillaires du cou.
La régression des adénites était presque complète
lorsque apparut à la sturface de la peau une radiodermite
exulcéreuse. Les traitements habituels des brûlures et
des plaies ne produisant aucun effet sur les lésions, le
baume Berger fut appliqué, et très rapidement, en une
quinzaine de jours, la cicatrisation commença à se faire.
L’emploi du baume Berger est souvent douloureux
au début. H ne faut pas en abandonner l’emploi s’il est
mal supporté dans les premiers jours. H se présente sous
forme d’une pommade jaunâtre, de consistance semi-
fluide, que l’on étale sur la partie malade. On recouvre
ensuite de gaze ou de lint aseptiques.
Ce baume est composé avec les sucs des différentes
variétés de Populus (P. uigra, P. balsamifera, P. tremula)
et les extraits aqueux à'Atropa heUadona, d'Hyoscyamus
niger, de Solanum nigrum, de Papaver somniferum.
Les principes actifs qui y sont contenus : la salicine,
là populine, l’acide benzoïque, la pectine et l’acidegallique
associés au Balsamum pcruviamim donnent à ce baume
des propriétés antiputrides, astringentes et cicatrisantes.
La composition du baume Berger est la süivantfe ;
Extrait vert de Populus nigra .
Extr it jaune de Populus balsamifera .
Extrait aqueux de Populus trèmula.. . .
Extrait aqueux d’Atropa . elaldona . . . .
Extrait aqueux d’Hyoscyamus niger.. .
Extr it aqueux de Solanum nigrum, . .
Extrait aqueux de Pap.iver somniferum
Extrait aqueux de Balsamum peruvianui
Axonge lavée et purifiée .
j ââ 3 grammes.
I ââ 5o centigrammes.
40 grammes.
Le mode d’emploi est le suivant : on nettoie soigneu¬
sement la partie à traiter en la débarrassant de ses sécré
tious à l’aide d’eau bouillie tiède ou d’un mélange à parties
égales d’eau bouillie chaude et d’eau oxygénée neutre
à 13 volumes, puis ou étend le baume sur la gaze hydro¬
phile stérilisée que Ton maintient bien en contact avec
la surface malade. Le pansement est renouvelé une à
deux fois par jour, tous les deux à trois jours selon l’abon¬
dance des sécrétions.
Le baume Berger, en dehors des radiodermites, trouve
son emploi dans le traitement de toutes les plaies ulcé¬
rées, en particulier des ulcères variqueux (i).
fi) Envoi d'éch.intiIlons et de littérature aux lecteurs de Paris
médical sur demande à M. Berger, chiiiiiste, à La Varenne-Saint-
Hilaire (.Seine).
Ulcères Vàtiqueux Radiodermites
ULCÉRINE BERGER
Emptoÿée dans tes Hôpitaux de Taris.
SOMMAIRE
A. Gilbert . — Principes généraux de thérap.-uiique .
J.-Ch. Roux . — Les dyspepsies nerveuses .
Pierre pAGEY . — Rééducation de la respiration et de l’attitude droite chez un asthmatique .
ActuaÜtés médicales. — Effets thérapeutiques du bain d’oxygene. — Séro-diagnosiic de la coqueluche avérée
et fruste .
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Academie des sciences. —
Academie de médecine. — Société de chirurgie. — Société anatomique. — Société
de théiapeu ique. — Sociéié de pédi.trie . . .
Libres propos : L’exercice illégal tn physiothérapie, par le D” Albert Weil
Chroniçiue scientifique : Les progrès Je 1 automooile, par le D' Chass,i'“-
Curiosités . . . .
La médecine au théâtre : L’orchestre medical .
Nécrologie : Kelsch, par le Df Dopter .
Plaquette médicale : Médaille du 1’“^ Hanot .
Silhouettes médicales : Le médecin de quartier, par le Dr Pierre Mau
Art et médecine : Le zouave Jacob .
Diététique. — Cure de Weir Mite lell .
Formules thérapeutiques : La grippe chez les enfants. — Les metror-i
Formules thérapeutiques : L
La médecine au palais .
CAroni^ue des /lyres : lahreskurse fur drtzliche hortbildung inzwolf Monatsheften. — Précis de th .rapeulique
oculaire . . . .
Nouvelles . .
La vie médicale .
Cours. — Actes de la haculté de Pans. . . . . ■ .
■Thérapeutique pratique : Zomotherapie pratique .
Variétés . .
Hygiène scolaire . . . .
Xlll
XIII
XVII
XIX
XIX
XXI
XXI
XXIII
XXV
XXVII
WVIIl
XXVIII
W^III
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'Intoléranee ni d'Aoeiüents d'Iodisma
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du is^de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/" Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois ; 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 40 pages.
Tous les autres num^os ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pagos)
Janvier.... — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-
riennes.
Avril . — Gynécologie;
Mai . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des yaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre.
Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre _ — Maladies nerveuses et mentales ; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
PRIMES DE PAUlS MÉDICAL (Voir le détail au verso page II)
PRIX'ORFILA de 6.000 francs. — PRIX DESPORTES'.— Académie de Médeoine.
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20 à 100 gouttes par Jour pendant 10 à 15 Jours.
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2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C", Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, g, rue Cujas, à Paris.
3» Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de loo francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
loindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o. plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à une seuletie ces treize primes) :
1“ Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D'' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletîer homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4° Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5» Seringues en verre, offertes par la maison- David, 69, avenue des Ternes.
6“ Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talis.man, Place des
Barricades à Bruxelles.
7» Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre i fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Bréligny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l'emballage et le port.
9° Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
lo» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1" Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C's
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12“ Bons de remboursement de douze franen sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3“ Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la Ci® de Pocgues St-LéoER.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférenee. —
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LIBRES PROPOS
L’EXERCICE ILLEGAL DE LA PHYSIOTHÉRAPIE
Nombrexix sont ceux qui se croient le don de
guérir ; plus nombreux encore ceux qui, avec une
bonne foi moindre, se contentent d’exploiter la cré-
didité des humains et exercent illégalement la mé¬
decine. Mais c’est surtout dans le champ de la
physiothérapie que les empiriques sévissent : trop
souvent d’ailleurs ils ont Tappui de ceux qui de¬
vraient être les premiers à les combattre.
On a encore présents à la mémoire les débats
du conseil municipal qui précédèrent la nomination
des chefs de laboratoire de radiologie des hôpitaux.
Certains conseillers ont bravement soutenu qu’il
était plus difficile à un médecin d’acquérir les notions
de physique indispensables pour l’exercice de la ra¬
diologie, qu’à un physicien d’acquérir les notions
de Médecine indispensables pour savoir faire une
opération radiologique et l’interpréter. L’Académie
de médecine a henreusenient réfuté ces affirmations
par trop fantaisistes ; et .si certaines situations
acquises doivent être respectées, personne ne songe
plus à confier de nouveaux postes officiels à des
radiologues non médecins, ou même à leur envoyer
des patients. I^es rayons X, arme à double tranchant,
restent, pour bon nombre de ceux qui s’éta¬
blissent physiothérapeutes, un terrain réservé ;
la peur de l’accident est le meilleur rempart de la
légalité.
Par contre, nombre d’anciens infirmiers, d’anciens
garçons de bains, nombre de manucures qui se
font une spécialité de réparer des ans les irrépa¬
rables outrages, n’ont aucune crainte d’appliquer les
courants électriques les plus élevés, depuis les cou¬
rants continus jusqu’aux courants de haute fré-
tiuence, d’administrer des bains hydro-électriques,
des bains de lumière, des douches d’îiir chaud, des
étincelles, des massages tliérapeutiques.
Certes, nombre d’instituts de physiothérapie,
nombre d’officines de beauté, nombre de maisons
où l’on vend des ceintures régénératrices, ont parmi
leur personnel quelques médecins faméliques qui, pour
une rémunération infime, servent à sauver la face;
mais nombre d’autres ne cherchent même pas à se
donner les apparences du respect de la légalité.
Pour modifier un pareil état de clioses, direz- vous,
il suffirait de brandir les foudres de la loi. ou si la
législation est insuffisante, de la modifier.
Je ne crois pas que ce soit là la boiuie métliode.
Les tribunaux condamnent peu souvent les illégaux
de la médecine ; ou s’ils les condamnent, après leur
avoir laissé épuiser toutes les ressources de la pro¬
cédure, ils leur infligent des peines fort minimes :
.Sur trente plaintes déposées pour exercice illégal
de la médecine.du juillet igog au i'"'' juillet ujio,
i6 condamnations seulement ont été prononcées, et
encore, 13 fois la peine a été une amende variant de
30 à 3 000 francs ! Les tribunaux préfèrent réserver
leur sévérité aux médecins victimes de l’ingra¬
titude de leurs clients.
Si d’ailleurs on modifiait la loi, ceux qui, sans
diplômes, veulent appliquer les agents physiques
à leurs semblables, trouveraient vite la fissure des
nouveaux textes et sauraient continuer leur coupable
industrie.
Le problème en ce qui concerne certains agents
physiques est d’ailleurs particulièrement délicat ;
il en est qui, non seulement sont employés dans un
but thérapeutique mais qui encore ont un rôle pro-
phjdactique et hygiénique. Je reconnais qu’il est
souvent difficile de délimiter les frontières entre la
gymnastique médicale et la gymnastique édtica-
tive, entre la douche pratique quotidienne et la
douche thérapeutique.
Aussi, ce qu’il faut à mon .sens, c’est faire l’éduca¬
tion de tous les médecins, c’est faire l’éducation
du public. Nombre de médecins ont encore pour les
masseurs, les hydrothérapeutes, les préventions qui
devaient hanter le cerveau des médecins de nagxxère
à l’égard des barbiers chirurgiens ; ils croient de
bonne foi qu’on peut être un bon masseur, un bon
hydrothérapeute, voire même un électrothérapeute
convenables, ans être médecin, et ils alimentent
largement des instituts qui n’ont de médical que le
titre. D’autres même, qui dirigent des services hos¬
pitaliers, n’ont pas craint d’ouvrir leurs services à
des empiriques à qui l’ignorance donne toutes les
audaces : n’a-t-on pas vu — il n’y a pas bien long¬
temps — un soi-disantspécialisted’air chaud promener
d’hôpital en hôiutal ses appareils et sa malpropreté?
L’éducation des médecins peut être faite si les
physiothérapeutes publient des travaux bien
ordonnés et bien médités, s’ils ne craignent pas de
répéter les bienfaits des méthodes qu’ils emploient,
s’ils trouvent des appuis analogues à ceux que
leur a donnés le professeur Gilbert en créant dans
son .service et son enseignement, un service et un
enseignement de la physiotliérapie.
L’éducation du public sera plus difficile : même en
notre vingtième siècle, peuple et aristocratie
croient encore au miracle ; tous deux se laisse¬
ront longtemps encore prendre à l’xxppât des
promesses des charlatans. Mais si les médc'
dns voulaient bien se mettre en travers de la
bêtise humaine, ne serait-ce pas déjà un ré.sultat
appréciable? .\i,nKUT-\VKU..
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CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LES PROGRÈS DE L’AUTOMOBILE
Le Salon de l’Automobile vient de fermer ses portes.
La grande foule s’y est pressée comme à l’iiabitude,
non pas pour admirer l’éclairage d’ailleurs très réussi
ni le luxe des carrosseriesj mais plutôt pour se rendre
compte des progrès qui avaient pu être apportés à la cons¬
truction des châssis et des nouveautés qu’ils présen¬
taient.
L’éducation du grand public est faite, et rares sont
les visiteurs qui, dédaignant la partie mécanique, jugent
une voiture d’après l’élégance de sa forme ou le gonfle¬
ment de ses pneus.
On est donc venu au Grand Palais pour voir du nou-
teur apprécie la souplesse qui rend presque inutile l’em¬
ploi du changement de vitesse. 11 y a quelques inconvé¬
nients: prix élevé de la voiture munie d’un six-cylindres ;
réglage de carburation délicat, grande consommation
d’essence et allongement disproportionné du châssis. A
ce dernier ennui, plusieurs maisons ont trouvé un remède
ingénieux : il consiste à fondre en un seul bloc deux
groupes de trois cylindres accolés.
Elles obtiennent ainsi un moteur d’aspect séduisant et
de dimensions réduites.
Somme toute, étant donné le perfectionnement
actuel des quatre cylindres, le six cylindres ne nous
paraît guère posséder que des avantages théoriques :
c’est simplement une belle œuvre de mécanique.
trouvé?
Nous pouvons ré¬
pondre affirmative¬
ment et dire que de
grands progrès ont
été réalisés. Les
constructeurs sou¬
cieux de satisfaire
les désirs d’une
clientèle éclairée se
sont attachés à éta¬
blir des châssis sim¬
ples et solides, des
moteurs souples et
silencieux^ des voi¬
tures rapides. Ils
ont réussi, pour la
plupart, et bien hé¬
sitant a dû être le
visiteur qui a par¬
couru longuement le
Salon dans le but
de faire un choix.
On lui a montré
le roi du jour, le
moteur Knight, sans
soupapes. Le prin¬
cipe de ce moteur
est simple. Deux
« chemises » cylin¬
driques coulissent
Telles sont les
deux grandes nou¬
veautés. Mais d’au¬
tres détails méritent
encore d’attirer l’at¬
tention.
C’est d’abord la
tendance très nette
des constructeurs à
établir des voitures
rapides : la force
reste la même en
principe, l’augmen¬
tation de vitesse est
très sensible.
Les moteurs pré¬
sentés au Salon
avaient > en général
une longue course et
un alésage relative¬
ment faible. Les
types 12 HP osciT
laient couramment
autour de 8o milli¬
mètres d’alésage
pour i3omillimètres
de course ; les
i6 HP faisaient
90 X 150 ; les 24 HP
loo X 160, etc... La
force nominale reste
la même, mais en
ouvrent successive-
de 19 n ne doivent
ment les « lumières a d’admi.ssion et d’échappement.
Les avantages de ce système sont nombreux : le
mélangé, essence et air, est introduit progressivement
dans la chambre où l’étincelle produira l’explosion. La
brutalité d’ouverture des soupapes est supprimée, en
même temps que les soins réclamés par ces organes
délicats. Plus de réglage, plus de rodage. Une grande
souplesse, un silence parfait et une augmentation de
force puisqu’il n’y a plus cette déperdition que cause
trop souvent la mauvaise assiette des soupapes sur leur
siège. Malheureusement, le Knight est encore un peu
jeune : il n’a pas fait ses preuves, mais il est permis de
fonder sur lui le plus grand espoir.
Dans beaucoup de stands, le visiteur a pu voir des
six-cylindres. Ce n’est assurément pas une nouveauté,
mais il faut noter la généralisation de ces moteurs.
Leur grand avantage est de « tourner rond » comme
disent les mécaniciens ; il n’y a pas de point mort comme
dans les 4 cylindres, les reprises sont faciles et le conduc-
pas donner loin de 25 à 30 HP au frein ; sur la route, en
palier et avec une carrosserie découverte elles dépassent
60 kilomètres à l’iieure.
Puis il nous faut citer encore :
I» Le triomphe de l’allumage à haute tension : les
rupteurs disparaissent de plus en jAus ; il ne faut pas les
regretter.
2“ L’adoption presque générale d’un arbre à cames
unique ; les .soupapes .sont toutes d’un même côté et,
parfois, un carter les protège et étouffe leur bruit.
Les moteurs, avec leurs organes mieux groupés, ont un
a.spcct simple et plus engageant.
3» La présence sur presque tous les châssis d’une trans¬
mission à cardan : la chaîne, malgré tous ses avantoges,
est abandonnée, parce qu’elle fait du bruit et que le
silence est, parmi les qualités d’une voiture, celle que
l’on apprécie par dessus tout. D’ailleurs, les cardans de¬
viennent irréproclnables et les ponts arrière sont d’une
résistance ù toute épreuve.
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n’ont pas abouti. Lui-même n’a pas été sensiblement
amélioré. Il crève ou éclate avec la même déplorable fré¬
quence : encore doit-on s’estimer heureux que quelques
instruments pratiques facilitent son démontage et qu’une
pompe sur le moteur ou une bouteille à air comprimé
évitent à des bras déjà fatigués la peine du gonflement.
5“ L’aspect séduisant des voilures, le luxe et le confor¬
table des carrosseries. Tous leurs accessoires sont
parfaits ; une dynamo actionnée par le moteur fournit la
lumière, donne le feu au cigare et c’est encore grâce à
l’électricité que, par signes lumineux, on peut, du fond
de .sa voiture, transmettre au mécanicien les ordres né¬
cessaires.
Enfin, si le visiteur du salon de l’automobile était
un confrère et s’il désirait acheter une petite voiture
pour scs visites, il n’avait que l’embarras du choix.
Il se sera rendu compte cependant de la prédominance
des petites quatre-cylindres sur les monocylindriques aux¬
quelles on reproche la brutalité et le manque de souplesse.
A une époque où il faut aller vite, la iz HP quatre cy¬
lindres semble la voiture la plus pratique pour les
meneur n’ayant aucune' idée d’achat, nous sommes con¬
vaincu qu’il aui'a quitté le Grand-Palais, enchanté de ce
qu’il y aura vu. On lui a dit que nous étions grandement
concurrencés par l’étranger mais, ayant eu sous les yeux
tous les éléments nécessaires pour établir une juste com¬
paraison, il n’aura pas manqué de conclure à la supé¬
riorité de notre industrie et d’apprécier, comme il con¬
vient, cette belle manifestation de notre activité nationale
Il nous apparaît, au moment de donner cette petite
chronique, que nous avons laissé dans l’oubli un moteur
exposé pour la première fois au Salon de l’Automobile.
Nous tenons à réparer cette omission car le nouveau venu
nous semble appelé à un grand avenir. Nous voulons
parler du moteur à deux temps.
I,a place nous manque pour eu exposer e principe.
Il nous suffira d’en signaler les particularités essentielles.
Son aspect est extrêmement simple : suppression des
arbres à cames, soupapes d’admission automatiques,
échappement à fond de course. Le poids est inférieur à
celui des moteurs à quatre temps, le prix de revient
moindre.
Souple et silencieux, le moteur à deux temps se dis¬
tingue par la facilité de ses reprises. Il n’est pas encore
très généralisé mais les bons résultats qu’il a donnés
laissent prévoir l’extension d^; son emploi et permettent
de penser qu’un jour viendra peut-être où il remplacera
le « quatre temps ■>.
CURIOSITÉS
Perles recueillies dans un récent concours de
l'Externat des hôpitaux de Paris, par un juge
attentif.
A propos du mode d’administration du chloroforme :
'’ Pu encourage le malade . on lui dit que ce n’est rien,
s’il étouiïe, par exemple !.... »
« Il n’y a pas à s’occuper du pouls. »
« Si le malade vomit, on donnera un peu moins de
chloroforme . »
En cas d’arrêt de la respiration, << la premihe chose à
faire, c’est de faradiser le phrénique . »
propos de la saignée. — « I^a saignée est indiquée
chez les noyés, chez les strangulés . »
« Si le malade a une syncope pendant la saignée, c’est
par émotion ; il faut au besoin lui donner un soufflet . »
Cathété-risme ait Irai. - - « Chez la femme, c’est plus
simple, on saisit le méat avec la main gauche . »
Réduction d'une fracture de famhe. ■ - « Gn pratiquera
la contre-extension en tenant le malade sous les
aisselles . »
Oreillons. - - Dans Vorchite des oreillons, voici le trai¬
tement à faire suivre au malade : « On lui met les bouUs
sur un é-ventail en bois garni d'ouate. »
Diagnostic de la grossesse. — « Ou .sent les apophyses
épineuses des vertèbres du foetus par la palpation du
ventre de la mère. »
Mais voici qui est plus fort. X'n candidat n’a pas hésité
à déclarer textuellement : « <bi entendra la re.spiratiou
du foetus. »
A. M.
— 289 —
— vni —
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Préface du D’ UUCIIARD
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— IX —
LA MÉDECINE AU THEATRE
L'ORCHESTRE MÉDICAL
La Maison du Médecin
Le jeudi 2 février a eu lieu la fête donnée par l’Orchestre
médical de Paris, au profit de cette œuvre de retraite
honorable, dite la Maison du médecin, et dont le but est
précisé par son appellation. Cette fête fut pleinement
réussie, et par le plaisir procuré aux assistants, et par
le profit qu’en tirera l’oeuvre destinataire. Aussi convient-
il de féliciter chaudement, et !’« Orchestre médical ■>,
en s’adressant à son président, le Dr RiciiEl.oï, et la
« Maison du médecin », en saluant respectivement ses
courageux président et secrétaire général, les D'» CouR-
TAUI.T et Ijucien Nass.
I,a salle comble était évidemment des plus médicales.
Reconnu au hasard : les profe.sseurs Landouzv,
Déjerine, Blanchard ; les D'» Lucas-Ciiampionnièrk,
\Vai,Ther, Hiu-rz, Faurk, Trihoui.ET, Bai.zer, Maurice
de Feeury, Gauppe, Cayea, Butte, Bi':rieeon, Fies-
siNGER, Beelencontue, Noir, P. Guieeon, Maréchae,
DE Font-REauex ; et combien d’autres pourrait-on
citer, à commencer par les vaillants virtno.ses de
l’orchestre, et par les membres du conseil d’adminis¬
tration de la Maison du Médecin.
Inutile d’ajouter que la salle n’était pas que masculine,
mais remplie de familles médicales au grand complet.
Le programme musical a été parfaitement exéculé,
avec un à-propos composé par le D’’ Montoya, et dit
par le D' Paul Mounet ; avec le « rondo de la Maison
du Médecin », délicieusement chanté par Mme Vaucaire;
et sans oublir l’intermède grave, un défilé cinémato¬
graphique de tripanosomes et de ,spirochète.s, par le
D' COMANDON.
Nous allions oublier la charmante Mlle Laskine, et
omettre une amiante compo.sée par G. R. S1.MIA, dont on
n’a pu vaincre l’incognito, pas plus que celui de Raoul
llRUNEEpour sa « petite suite sur des thèmes russes, »
Encore une fois, tous nos compliments. Vmi.
La Maison du Médecin
RONDEA U
Etre nn jour docteur, -avoir sa clinique.
Puis nn grand salon rempli de clients
Venant consulter pour un mal chronique.
C’est ce qu’au Quartier ou rêve à vingt ans.
De loin on sourit à dame Fortune,
Au bel avenir qui vous tend les bras.
Puis on touche un jour sa première thuue,
Ça, ce sont des choses que l’on n’oubli’pas !...
La lutte commence ; on a ses diplômes ;
11 faut se frayer sa route à tout prix ;
On souhaite aux gens do jolis fibromes
iJont on les délivre à coups d’bistouris.
Par vous les fiévreux deviennent plus calmes.
Vous réussissez dans les mauvais cas.
Et Monsieur l’Ministr' vous donne les palmes.
Ça, ce sont des chos’s que l’on n’oubli’pas !...
3
Bientôt votre nom est dans tout’s les bouches :
Vous venez d’trouver un f.anieux sérum
L'n’ nouvell’ façon de donner des douches...
Votre cabinet fait le maximum.
Mais voilà soudain que la concurrence
Lance un nouveau produit : patatras 1
I ont est à refaire, et l’on recommence.
Ça, ce sont des chos's que l’on iFoubli’ pas !...
4
Le méd’cin d’eampagne aussi, lutte et trime •
L paysan n’est pas toujours bon payeur •
II faut s’ contenter d’une somme infime,
Car le rebouteux fait tort au docteur.
Puis l’âge est venu, la retraite sonne.
Les jeunes sur vous vont prendre le pas,
On passe la main, adieu ! plus personne !
Ça, ce sont des chos’s que l’on n’oubli' pas !...
Heureus 'meut qn’l'i-bas, parmi la verdure,
On va leur offrir un paisible aliri ;
La bise pour eux souillera moins dure.
Leur automne sera presque refleuri...
On reparlera des jours d’allégresse ;
On se racont’ra ses succès tout bas...
Et comm’ ce temps là, c’est tout’ la jeune.sse,
11 a beaucoup d’chanc pour qu’ou ii’roublie pas !..
J acques RtCUEi.SPE
Prologue du D'’ Gabriel Montoya
dit par le D' Paul MOUNET, de la Comédie Eranç
Mesdames et Messieurs, plaignez un pauvre Artiste
Qui sitôt le lustre allumé.
Va du l’rologue accoutumé
Bercer votre torpeur. Dieu que son sort est triste
Car il vient, comme vous d’ailleurs,
N’ayant rien d’un anachorète,
I.e teint rose et dressant la crête,
De chez un traitant des meilleurs.
Et, ne mépri.s,ant nulle joie,
11 aimerait, ce I.ucullus,
S’accagnarder une heure et plus
Sur le siège en rotin qui ploie.
Ou, buvant un pousse-café.
S’offrir, à défaut d’autre orgie.
Un gigantesque autodafé
D’allumettes de la Régie...
Chacun s’amuse comme il peut,
Disait Hercule aux pieds d’Omjdiah-,
Et pourvu que le temps cavale,
I,es procédés importent peu.
Mais c’est assez faire la pie...
Le temps nous presse et mon devoir
Est de vous faire à tous savoir
Comment et pour quelle œuvre pie
Nous vous avons mandés ici ;
Vous, Mesdames, fleurs parfumée, s,
Doirt les épaides embaumées
Epandent un relent choisi...
Vous, Messieurs, qu’un noir uniforme,
Coupé par le blanc des plastrons,
réduits au rairg de patrons
Faits à la grosse, en masse énorme...
Donc, je viens vous entreterrir.
Sans nul parti pris de boutique,
Du Rêve, entre tous synrpathique.
Auquel vous venez concourir.
Frère cadet d’un airtre rêve,
Que fonna le grand Coqueein',
Et qrri maintenant bat sotr plein.
Farce qrr’on y .soirgca sans trêve.
Mais comment parler, oui, comment,
Sairs désigner les Apôtres :
Les Docteurs CourTaueT, Nass et d'autres
D’un aussi vaste monument ?
Nous leur devons un l’ont-aux-Dames,
Une Maison du Médecin.
Et^c’est pour les aider, qu’auprès des bonnes âme
Nous venons sonner le tocsin.
Il est des bouges de misère
Où, dans un affreux dénuement.
Sans l’air ni le pain nécessaires,
Végètent lamejitablement
Des êtres nus, dont la cnmarde
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- XI —
LA MÉDECINE AU THEATRE {Suite)
Refuse, on ne suit trop pourquoi,
De baiser la face hagarde...
Quand le médecin, sous un toit
Comme un de ceux-là, se hasarde,
C’est le cœur pénétré d’effroi
Qu’il en sort et, quand il regarde
lîn lui-même ensuite, il a froid.
Mais de son pieux sacerdoce.
Du moins, rien ne l’a détourné...
l’Ius le mal est sombre et féroce,
Plus son courage est obstiné...
.Sur l’iiorrible ulcère il se penche,
Chaque jour livrant un combat
lit, parfois, sur l’affreux grabat,
Oubliant une pièce blanclie...
lit ce tableau, croyez le bien.
N’est p.as une vaine peinture...
Il est bro.ssé d’après nature...
Chaque jour apporte le sien.
.\ la ville et dans les campagnes.
Il est de ces héros obscurs,
A (pii l’existence des bagnes.
Offrirait des labeurs moins durs...
Au.ssi, lorsque après trente années.
Notre Médicastre aux abois.
Sent que ses jambes décharnées
N’ont plus la vigueur d’autrefois.
S’il a, pour toute subsistance
lit pour abri, les : îlcrci bien !...
lit les mots de reconnaissance
De tout honnête citoyen,
Comme il ne saurait condescendre
A des marchés humiliants,
Il possède un recours : se pendre
-■\u nez de ses anciens clients I
lîh bien, non... I/Iîsprit se refuse
A ce dénouement assassin.
Que notre Justice récuse...
'l'üute grande. Ouvre-toi, Maisun du Midccin !
Quel Rêve !... A petits pas, sous les épais ombrages
D’un bois vêtu d’un court ga.'.ou.
Quelques bons vieux, courbé.s, tiennent des propos sages,
lin regagnant une accorte maison...
I.eurs yeux profonds reflètent bien des choses !
I.es deuils humains n’ont pour eux nul .secret ;
Car ils ont su, lAtoyant les névroses,
N’en conserver qu’un souvenir discret
F,t, dégagés de toute humaine ein ie,
l'orts d’un Destin (jui les sut épargner.
Ils ont acquis, au contact de la vie
Un cœur trempé fait pour se résigner.
I-îcontez les, contant à la veillée
I.eurs cures de jadis et le ni.al terrassé
I-it le retour chez eux, par la nuit endeuillée
Sur le vieux cheval harassé...
Chacun dira sa petite anecdote,
'fristc parfois, piquante aussi...
Même un éclat joyeux viendra mêler sa note
Au ton doucereux du récit...
lit ce sera charmant, car rien île disparate
I.eur maison ce sera le Rêve de Socrate,
Devenu la Réalité....
Mesdames et Messieurs, ma tâche est accomplie...
I.’aurai-je, au gré de tous remplie ?...
J e l’ignore et n’ai que la peur
D’avoir trop longuement laissé parler mon cœur.
C’est l’instant de passer ii d’autres exercices...
J 'entends déjà, dans les coulisses.
Frémissant, tels des étalons
Et fr.appant le sol des talons.
Nos barytons et nos ténors, race choisie.
Dont l’organe à longs traits nous verse l’ambroisie...
Nos chanteuses aussi risquent timidement
I.a roulade, qui doit monter éperduement,
l'ri'de et ténue, ainsi que des soupirs de brises.
Sans se rompre le col jusqu’au sommet des frise.s...
Enfin, j’entends gronder l’Orchestre Médical,
I.equcl, à ce qu’on dit, n’est pas dans un bocal
Et peut même faire la nique
An plus beau groupe symphonique.
Rassurez-vous, ses instruments
N’ont rien des objets de tourments
Dont on se sert dans la carrière...
T.e piston ne doit rien à I.tic.ts-CiiAMPioNNiKUi';,
Et nous savons forger un vacarme géant
Sans que grincent tes mors, ô pince de I’Aan !...
De la fugue et du point résolvant les énigmes.
Nous le délaissons même, orgue de... Borborygmes...
Mais j’abuse par trop, il est temps de m’asseoir ;
îlesdamcs et Messieurs, bonsoir !
NÉCROLOGIE
LE MÉDECIN INSPECTEUR KELSCH
Ë Une courte maladie vient d’arracher le médecin inspec¬
teur Kelsch à l’affection et à la vénération de tous ceux
qui l’ont connu ; sa perte sera douloureusement ressentie
par le monde scientifique, et la médecine militaire à
laquelle il a consacré la plus grande partie de sa vie.
► Dès son entrée dans la carrière militaire, il se fit re¬
marquer par un esprit d’observation et un labeur qui
lui valurent de franchir rapidement les divers échelons
de la hiérarchie, et d’obtenir les plus belles situations
scientificiues. A peine sorti du ’Val-de-Grâce, il y revint
pour y remplir les fonctions d’agrégé ; bientôt après, il
lut nommé Professeur à la Faculté de Lille. Prématuré¬
ment désigné pour les Hôpitaux d’Algérie, il y partagea
son temps entre ses malades qu’il sut s’attacher par sa
douceur, sa science et sa bonté, et l’amphithéâtre où il pas¬
sait des heures entières pour essayer de surprendre les
mystères de la pathologie. Ces moiiients, passés dans
nu milieu presque inexploré, lui furent fructueux : il y
.■iccuniula (les (locuments de la plus haute valeur qui
firent l’objet de mémoires remarquables sur le Paludisme,
la Dysenterie, etc., fruits de ses méditations sur l’aiiatomie
et la phy.siologie pathologiques de ces iiifcîctioiis.
De_ retour au Val-de-üraCe, où il occupa la chaire
(l’Epidémiologie, il continua ces études avec le regretté
Kiener et mit la dernière main à son Traité des maladies
des^ Pays chauds, aujourd’hui classique. Mais où sa
maîtrise s’affirma c’est dans son eiiseigncmeiit magistral
sur les Maladies des armées. Reprenant les idées de ses
devanciers, il les développa, puis bientôt les transforma,
envisageant dans chaque affection épidémique, à côté
de la cause spécifique, déterminante, le nfle plus général
des causes secondes, influant sur la graine microbienne
pour favoriser son éclosion, sa pullulation et son acces¬
sion à la virulence. Au Val-de-Grâce, devant les réunions
savantes, à l’Académie, dont il fit rapidement partie,
au comité technique de Santé, il exposa ses conceptions
nouvelles, issues d’une observation consciencieuse et
impeccable ; il dut même les défendre, en certaines dis¬
cussions restées mémorables, avec une foi qui fondait
l’attention et entraînait la conviction des plus sceptiques.
La période d’enseignement terminée, le médecin
inspecteur Kelsch fut appelé à diriger nos grandes écoles
de Lyon, puis du "Vaî-dc-Grâce ; puis quand l’heure
de la retraite sonna cruellement pour lui, c’est encore
le travail ipii lui apporta la consolation qu’il cherchait ;
nommé directeur (le l’Institut de vaccine de l’Académie
de médecine, il s’y consacra tout entier, et sa « vieillesse
laborieuse », comme il se plaisait à dire, se passa daiis
sou laboratoire, entouré de scs derniers élèves qu’il avait
su s’attacher par ses causeries savantes et captivantes
dont il avait le secret. Le médecin inspecteur Kelsch
s’est éteint, estimé et respecté de tous: sa vie est un
exemple de modestie, dmbuéj;ation, d’honnêteté, de
dévouement absolu à la médecine militaire qu’il affec¬
tionnait sincèrement, et à la science à laquelle il s’était
entièrement adonné ; sa mémoire restera chère à l’une
et a l’autre. q Doptkr.
— 293 -
— XII
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— XIII -
LES PLAQUETTES MEDICALES
MÉDAILLE DU D^ HANOT (1844-1896)
De son vivant Hanot fut l’un des maîtres de la
médecine française les plus recherchés, les plus écou¬
tés, les plus populaires. C’est qu’il joignait à xme
science clinique consommée, une manière d’enseigner
originale et captivante entre toutes. Nombreux sont les
médecins actuellement dans l’exercice de la profession
que Hanot a éduqués et qui portent dans leur cœur
son souvenir.
Le nom de Hanot, d’ailleurs, sera préservé de l’oubli
à tout jamais par les travaux mémorables qu’il a pour¬
suivis sur les maladies du foie et par la découverte qu’il
a faite d’une entité nouvelle, la maladie de Hanot,
A. G.
SILHOUETTES MÉDICALES
LE MÉDECIN DE QUARTIER
C’est le bourgeois du corps médical. Et de la classe
moyenne il a les qualités : probité professionnelle,
amour du travail, bon sens, méthode mais avec une
tendance pratique très accentuée au point de vue
moral et scientifique.
Sa vie extérieure est le reflet de sa vie intime.
Voyez-le partir le matin, discrètement vêtu, parapluie
sous le bras, lisant son journal d’opinion modérée ou
indifférente. Il va chez un malade du voisinage,
entre avec une cordiale simplicité. Les enfants
l’acclament et lui grimpent aux jambes. La mère
s’étend longuement sur la santé de tous, le presse de
questions, dit ses moindres craintes et en profite pour
faire défiler la famille tout entière. C’est le « bon
docteur » dont la seule présence est une thérapeu-,
tique. Après une ordonnance et d’anodins conseils,
il part en promettant_2une_;nouvelle visite pour le
lendemain. Il sort, l'eprend sa lecture, gagne la sta¬
tion de voitures ou de métro et continue sa tournée.
La matinée se passe ainsi.
Il rentre tard déjeuner, embrasse les enfants, jette
un bonjour à sa femme, mange vite et parle peu.
Le repas à peine terminé, il fait sa consultation.
Là encore il peut jouer un peu le rôle du et médecin
de famille », un type qui disparaît I En plus d’insi¬
gnifiants bobos, il doit, bien souvent, « soigner le
moral ». Et c’est un confident qui prodigue l’amical
réconfort. Le dernier malade expédié, il repart en
hâte et continue ses visites jusqu’à l’heure du dîner.
C’est alors qu’il donne libre cours à ses qualités de
bon père et de bon époux. Après le repas, sous la
lampe qui éclaire mal l’intérieur modeste — style
second Empire — les enfants font leurs devoirs, la
mère travaille à son ouvrage ou fait les notes, et le
«Docteur «prend le Temps pour le lire... jusqu’au
sommeil ! Dr Pierre Maurel,
— 295 —
— XV —
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DIÉTÉTIQUE
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Régime alimentaire. — Bail.'» la
cure de Weir Mitchell, M. BrRKAUï
rocomiuaude la diète lactée mitigée,
établie comme suit (i) :
l.e premier jour :
I,e matin : i/a litre de lait.
A lo heures: 1/3 de litre de lait.
A midi : Soupe avec i auif,
50 grammes de viande rôtie, purée
de pommes de terre.
A 3 h. 1/2 : 1/2 litre de lait.
A 5 h. 1/2 : 1/2 litre de lait.
A 8 heures : 1/2 litre de lait,
50 grammes de viande froide, pain
blanc et beurre.
Le deuxième jour :
Ajouter au régime ci-dessu.s,
2 zwiebaefts (pain grillé), jusqu’au
cinquième jour.
Les cinquième ci sixième jours :
Le matin : 1/2 litre de lait.
A 8 h. 1/2 ; café avec crème, pain
blanc et beurre.
(i) Pjlugcr's Arch., tome XI.I.
A 10 heures: 1/2 litre de lait,
2 zwiebacks.
A midi : 1/2 litre de lait, 2 zwie¬
backs (pain grillé).
A I heure : soupe avec i œuf.
loû grammes de viande avec pom¬
mes de terre, 75 grammes de com¬
pote de pruneauv.
A 3 h. 1/2 : 1/2 litre de lait,
A ' ? h.” 1/2 : 1/3 litre de lait,
2 zwiebacks.
A 8 heures : l jz litre de lait,
60 grammes de viande, pain blanc
et bettrre.
A 9 h. 1/2: 1/3 litre de lait,
2 zwiebacks.
Lo septième jour :
Ajouter au régime ci-dessus,
So grammes de viande.
Le huitième jour ;
A I heure : 150 grammes de viande
et 125 grammes de compote de
pruneaux.
Les neuvième, dixième et onzième
A I heure : 200 grammes de viande
et le soir, 80 grammes.
Le douzième jour :
A 7 h. 1/2: 1/2 litre de lait et
2 zwiebacks.
A 8 h. 1/2 : café avec crème,
So grammes, pain et beurre, pom¬
mes de terre grillées.
A 10 heures: 1/2 litre de lait,
3 zwiebacks.
A midi : 1/2 litre de lait.
A I heure : soupe avec œuf,
200 grammes de viande, pommes de
terre, légumes, 120 grammes de
compote de pruneaux, entremet.s
A 3 h. 1/2 : 1/2 litre de lait et
2 zwiebacks.
A 5 h. 1/2 : 1/3 litre Je lait et
2 zwiebacks.
A 8 heures : 1/2 litre de lait,
80 grammes de viande, pain et
beurre.
A g h. 1/2: 1/3 litre de lait et
2 zwiebacks.
Ce régime maximum est prolongé
pendant quatre semaines.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
CONTRE LA GRIPPE
CHEZ LES ENFANTS
Contre la dépres.sion. — t ombai tro
la dépression ou la somnolence, en
prescrivant toutes le.s heures une
cuillerée à café de la potion ;
Acétate d’ammoniaqiu
Teinture de cannelle . .
Sirop de menthe .
J ulep gommeux q. s. p.
F. s. a. une potion
(.\usset).
Contre les convulsions. ■ — Plonger
'enfant dans un bain tiède. Admini:.-
Irer le lavement suivant :
Asa fœtida . i gramme
Lait . 100 grammes.
F. s. a. un lavement.
Contre les vomissements. ■ — A
chaque Lasse de lait ajouter une
cuillerée à soupe de la solution :
Citrate de soude . 5 grammes.
Eau . 300 —
Contre In toux. — Administrer
par jour, 1 à 2 cuillerées à café de :
Sirop de codéine . 100 grammes.
Pour débarrasser les bronches. —
Prescrire toutes les heures, une cuil¬
lerée à café de la potion •
Benzoate de soude - 2 p-ammes.
Sirop de tolu . 30 grammes.
Infusion d’Hysope. q. s. p. 125 ce.
Contre la pyrexie. — Prescrire :
-Antipyrine . 0 gr. 60 à i gr.
Sirop simple . 40 grammes.
Eau de tilleul . 90 ce.
{i cuillerée à café toutes les 2 heures
au-dessous d'un an ; toutes les heures
F. s. a. (Lemanski).
Ou le lavement :
.AntipjTine . i gramme.
Bromhydratc de quini-
Eau de tilleul . 150 grammes.
!•'. s. a. un lavement.
Ou bien un suppositoire :
Bromhydrate de qui¬
nine . O r,3o
Phénacétine . / , . ,,
.Antipyrine . '
Beurre de cacao . 2 grammes.
F. s. a. un suppositoire; n“ 6.
EAU DE CARLSBAD
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Bicarbonate de soude i '',30
Bicarbonate de chaux
— de ma¬
gnésie . O '-,16
Sulfate de soude . 2'b.(o
Chlorure de sodium .. i ‘',4o
CONTRE LES MÉTRORRAGIES
Prescrire X gouttes toutes les
deux heures, du mélange suivant :
Teinture d’hydrastis t
Teinturt"de 'vibuV- ! grammes,
num prumfohum. )
Ou bien, surtout en cas de méno¬
pause, conseiller trois à quatre cuil¬
lerées à soupe par jour, de :
Teinture de vibur- \
num prumfohum. ( ..
Teiutured’hydrastisj ““ erammes.
canadensis . }
Elixir de garus . \
Sirop thébaïque . . . t ââ 30 grammes.
Eau de tilleul . 1
F. s. a. une préparation.
S’il y a de l’anémie, prescrire à
chaque repas deux des pilules :
T.artrate ferrico-potassi-
que . 10 grammes.
Extrait de quinquina . . 4 —
— rhubarbe . 4 —
-t- noix vomique . . o^^5o
F. s. a. cent pilules.
— 301 —
XX —
CONTRE LES INSOMNIES
LES AFFECTIONS m m nniÊt fêêo LES MALADIES
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DOSE : ] à 3 cuillerées à bouche par jour dans de l’eau.
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l*rr‘Si!iit(M‘S sous la forme d’élégants portefeuilles, pou¬
vant être farihunent mis dans la puclie, ces trousses ren¬
ferment les tubes et nm|)oules à réactifs nécessaires pour
elnnpie opération d’analyse. Klles permettent, en deux
minutes, avec qmdques gouttes d’urine, d’être très exacte¬
ment tixé.
Les nombreux médecins (jui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes à faire l'éloge de leur (•ommodité et do leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être immédiatement renseigné sur la composition de
l’urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la tbé-
rapoutiipie ((ui convient. Kn outre, elles lui rendent
-iséinent généralisables les analj’ses urologiiiues, demeu-
aux malades ei
trousses sera conseillé avec grand
mêmes, qui jiourront de la sorte se
, , )uvent qu’il conviendra, des varia¬
tions de composition de leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible de surveiller de très près leur alimentation,
de contrêler rinlluence de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enlin de faire appel aux
soins médicaux dés que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très ])réc,ieux collaborateurs pour le
médecin. Un dehors de l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix : chaque analyse revient li environ 0 fr. 25.
Ges trousses existent sous trois modèles différents ;
!• TROUSSE INDEX “ La Dosurine”, destinée il
rechercher si l’urine renferme ou non de l’albumine ou di
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ”, destinée à dose
l’albumine contenue dans Turine ;
3“ TROUSSE D “ La Dosurinet ” destinée à doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est do 5 francs (franco Sfr. 30).
— Ampoules de renouvellement : la boîte de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite de 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
— Remise de 15 p. 100 il M.\I. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes de renseigne¬
ments il la Société LA DOSUlUNE, 10, rue Gharlemagne,
GUIDE FORMULAIRE
DE THÉRAPEUTIQUE
Par le HERZEN
6‘ édition. 1911, en concordance aycc le Codex igoti.
I vol. in-18 de 1012 p., relié maroquin .souple, tète dorée. 10 fr.
Guide clinique et thérapeutique
DU PRATICIEN
Par le D' PALASNE DE CHAMPEAUX
.Méiiccin principal de la Marine.
1900, I vol. in-8 de SSq pages, cartonné . 5 fr.
- XXI —
LA MÉDECINE AU PALAIS
Encore le zouave Jacob
Encore un bon point pour l’office de l’exercice illégal
du syndicat des Médecins de la Seine. Le zouave J aoob,
aujourd'hui âgé de 85 ans, a été condamné sur appel du
parquet, à 100 francs d’amende et 200 francs de dom¬
mages-intérêts.
Considérant, dit notamment rarrét, qu’aux termes de
l’article ifi de la loi du 30 novembre 1892, l’exercice illégal
de la médecine consiste dans le fait par une personne non
munie du diplôme de docteur eu médecine, de prendre part
habituellement, ou par une direction suivie, au traitement
des maladies, sauf le cas d’urgence avérée ;
Que cet article n'exclut de la qualification légale de délit
aucun mode de traitement, .dès qu’il est habituel ou suivi :
Considérant que le sens du mot « traitement • est général
et doit s’entendre de tout acte ou conseil tendant à la guéri¬
son ou à l’atténuation d’un état de malaise ou de maladie ;
qu’amsi entendu, tout ti'aitement ne suppose pas nécessaire¬
ment la prescription d’un régime ou d’un remède, qu’il ne
suppose pas davantage la connaissance, par le prétendu gué¬
risseur, de la nature de la maladie traitée...
Un parisien de Paris a plaisanté dans uii de ses pro¬
pos quotidiens, sur cette condamnation du zouave
Jacob. Il pense que si l'on conseille un grog chaud, si
l’on dégrafe une personne trop serrée, etc., ou risque
d’être accusé d’exercice illégal de la médecine.
1,’excellent chroniqueur exagère. Il oublie, à dessein
sans aucun doute, que toute intervention d’urgence est
écartée textuellement, comme acte d’exercice illégal.
11 oublie également que le délit d’exercice illégal im¬
plique Vhabitude de le commettre.
^ Une anecdote. — Les réflexions spirituelles qu’a suggé¬
rées à Clément Vautel dans le Matin la condamnation du
zouave J acob pour exercice illégal de la médecine, nous
remet en mémmre la jolie anecdote que rapporte Laurent
Joubert et qui témoigne qu’à son époque, chacun se
piquait de professer la médecine, tout comme aujourd’hui.
Il rapporte que le duc de Perrare, Alphonse d’Este,
mit un jour en propos familier de quel métier il y avait
le plus de gens. Gonelle, fameux bouffon, dit qu’il y avait
plus de médccius que de toute autre espèce et gage contre
le duc son maître, qui rejetait cela bien loin, qu’il le
prouverait dans vingt-quatre heures.
Le lendemain matin, Gonelle sort de son logis avec un
grand bonnet de nuit et un couvre-chef qui lui bandait
le menton, puis son chapeau par dessus et son manteau
haussé sur les épaules. Eu cet équipage, il prend le chemin
du palais par la rue des Anges. Le premier qu’il ren¬
contre lui demande ce qu’il a. 11 répond : ime douleur
enragée des dents. Ehl mon ami, dit l’autre, je sais la
meilleure recette du monde contre ce nxal-là et la lui dit.
Gonelle écrit son nom en ses tablettes, faisant semblant
d’écrire la recette. A un pas de là, il en trouve 2 ou 3
ensemble, qui fout semblable interrogation et chacun
lui donne un reniède. Il écrit leur nom, comme du pre¬
mier. Et ainsi, poursuivant son chemin tout bellement
du long de cette rue, il ne rencontre personne qui ne lui
enseignât quelque manière difiéreute l’une de l’autre,
chacun lui disant que la sienne était bien éprouvée, cer¬
taine et infaillible. Parvenu à la basse cour du palais, le
voilà environné de gens qui, après avoir entendu son mal,
lui donnent forces recettes, que chacun disait être les
meilleures du monde. Il les remercie et écrit leur nom
aussi. Quand il entre dans la chambre du duc, son Excel¬
lence lui crie de loin. Eh 1 qu’as tu Gonelle ? Il répond
tout piteusement: mal de dents, le plus cruel qui fût
jamais. Alors Sou Excellence lui dit : Je sais une chose
qui te fera passer incontinent la douleur, encore que la
dent fût gâtée ; messire Antonio Mussa Brassavalo, mou
médecin, n’en pratiqua jamais une meilleure, fais ceci et
cela incontinent, tu seras guéri.
Soudain, Gonelle jette bas sa coiffure et son attirail,
s’écriant ; Vous aussi. Monseigneur, êtes médecin ; com¬
bien d’autres j’en ai trouvé, depuis mon logis jusqu’au
vôtre, voici mou rôle, il y en a plus de 200 et je n’ai
passé que par une rue. J e gage d’en trouver plus de 10,000,
si je veux aller partout ; trouvez-moi autant de personnes
d’autre métier. S. L.
Falsification du lait
Récemment une grande laiterie qui a ses dépôts en pro¬
vince a été condamnée, dans les personnes de ses direc¬
teurs et employés, à de la prison et à de fortes amendes,
pour falsification de lait par addition d’eau et de formol.
L’expert a notamment déclaré que l’aldéhyde
formique est un autiseptique dont l’injection répétée,
même à doses minimes, a un fâcheux retentissement sur
la digestion, surtout chez les nourrissons.
CHRONIQUE DES LIVRES
Jabreskurse für arztliobe
Fortbildung in zwolf Mo-
natsbeften. — (7. F. Lchmann’s
Verlag, München).
Ce nouveau journal de médecine a
pour but de renseigner régulièrement
chaque mois le public médical sur les
progrès réalisés pendant l’année dans
une branche déterminée des sciences
médicales. L’ordre anuoncé pour
chaque mois est le suivant : Eu
janvier : Biologie, physiologie et
pathologie générales. — Eu février :
àlaladies des appareils circulatoire
et respiratoire. — En Mars : Mala¬
dies de la digestion, de la nutrition
et du sang. — En avril ; Maladies des
reins, des organes sexuels, de la
peau. — En mai : Maladies ner¬
veuses et psychiatrie. • — En juin :
Maladies des enfants. — En juillet :
Obstétrique et gynécologie.- — En
août : Thérapeutique générale et
physiothérapie. — En septembre :
— Orthopédie et maladies des or¬
ganes de la locomotion. — En
octobre : Maladies infectieuses, hy¬
giène et bactériologie. — En no¬
vembre : Chirurgie, accidents, mé¬
decine légale. , — En décembre :
Maladies des yeux, du nez, de la
gorge, des oreilles.
Nous ne pouvons qu’applaudir à
l’aparition de ce périodique alle¬
mand destiné à rendre certainement
de grands services en mettant les
médecins au courant de toutes les
découvertes de l’année dans les
principaux chapitres de la médecine.
Nous nous proposons d'ailleurs un
but analogue en France par la publi¬
cation de nos numéros spéciaux
mensuels de Paris médical. Nous
rendrons compte chaque mois du
contenu des fascicules de cette inté¬
ressante publication. J. Camus.
Précis de thérapeutique ocu¬
laire, par CURT Adam. Traduit
de la Z” édition allemande, par le
D' Haun. 1911. I vol. in-8, 300
pages, cart. (Ilortala et Gitler, édit,
à Paris).
Ce précis est surtout destiné au
médecin praticien.
11 renferme sous nu volume
restreint les connaissances nécessaires
ail traitement des maladies des yeux.
Après une revue des médicaments
les plus usités en ophtalmologie,
après un aperçu des méthodes
actuelles de diagnostic de la syphilis
et de la tuberculose, l’auteur expose
le diagnostic différentiel des princi¬
pales maladies des yeux et leur
traitement.
Les deux derniers chapitres se
rapportent à la que.stion des lunettes
et aux blessures du globe, celles-ci
envisagées surtout au point de vue
des accidents du travail.
Cet ouvrage est destiné û rendre
les plus grands services dans la pra¬
tique journalière ; il aura, j’en suis
persuadé, autant de succès eu
Erance qu’en Allemagne ; il e.st ré¬
digé d’une façon claire, concise, et
M. Curt Adam a signalé d’une façon
très heureuse, toutes les fois qu’il
était nécessaire, les points délicats
du traitement et les écueils {le la
thérapeutique.
H. Hii,i,ion.
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Éditeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
Ouvrages sur la
Physiothérapie
Electrothérapie, par lu I)' Nocieb, professeur agrégé
à la Faculté de médecine de Lyon. lyog, i vol. in-8 de
.laS pages, avec 25 1 figures, cart . 10 fr.
Mécanothérapie, Rééducation, Jeux et Sports,
Méthode de Bier, Hydrothérapie, par les D"
Fraikin, (jrenier de Cardenae, Constensoux, Tissif:,
Dei.aoenière, Pariset. i()oy, i vol. in-8 de 404 pages,
avec 114 ligures, cart - 1 . 8 fr.
wm principe et son utilité, puis décrivent les appareils et indiquent les do¬
sages des exertircs.
Le !)'■ Omstensoux exjMise les prîncijies de la rcV(/wcti/io;i
La technitjue de la mtHh
exposéepar le D’ Delafietii
traité par le !> P _ _ ^ _ _ _
du voume : i” action phyMoloKiquf et tet'hnique des prot édés hydrothé-
rapi(]ues ; 2' traitement des maladies par l'hydrothérapie.
Kt»fin le D" Pariset donne l’exposé de l’état actuel de Vahothérapie
action physiolog que et indications de rat> <omprimé et des injeciiotti
Kinésithérapie, Massage, Mobilisation, Gym¬
nastique, par les D” Carnot, Daoron, Dijcroquet,
NAUEOlTE-\VlI.B0UCHE\VITi;ir, CaETRI', BoURCART. K)*),
I vol. in-K de 55() paues, avec 356 tiu., cart . 12' fr.
i Tl ic la Kinhithirapie et
mphas,
s par 1« IV Dai
justiciables de la
Guide d’électrothérapie gynécologique, par le
I)' Albert-Weil. igoo, i vol. in-i8 de 202 pages, avec
34 figures, cart . 3 fr.
L’Ionothérapie électrique, par les d™ Uelherm,
ancien interne des hôpitaux de Paris, et A. Laquerhière,
1-iuré.ii de l’Académie de médecine. i()o8. i vol. in-16
de 96 pag.-s, avec 14 ligures, cart . '. . 1 fr. 50
La Fulguiation, sa valeur thérapeutique, par
le If A. ZI.MMERN, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, igog, i vol. in-i8 de 96 pages, avec
figures, cart . . 1 fr. 50
Le Massage, par le Dr Georges Berne, ancien interne,
jauréat des hôpitaux de Paris, 4" édition. 1908, i vol.
in-i8 de4i4p.iges, avec i5i ligures . 5 tr.
Atlas de Radiographie de l’homme normal,
par le D' Grashey. Kditîon française par les Dr» Bf-
ci.ÈRE et Jaeceas. 1908, I vol. gr. in s de 108 pages,
avec 97 planches, cari . . 20 fr.
C’est au médecin inexpérimenté dans la lecture des images de Roiitgen
que cet atlas doit servir de guide. Ces planches serviront aussi à celui
qui ne fait qu'occasioimelleinent des radiographies chirurgicales, sans
disptiser d’une grande collection. Four renseignement, les images nor¬
males ont d'autant plus de valeur que, dans les cliniques chirurgicales,
étudiants inexpérimentés, le langage de ces demière.s est souvent difficile¬
ment compréhensibh;, si une image normale et sa description détaillée no
leur scr\'enl point d’interprètes.
Atlas de Radiographie chirurgicale, par le
Dr Grashey. Fdition françause par k* Dr Nooier. igio,
I vol. gr. in-8 de i38 pages, avec 80 ligures, contenant
240 ligures et 65 schémas, cari . 20 fr.
V Atlas de radiographie chirurgicale renferme toute une série de cas d’au¬
tant plus intéreaSAüts que les radiographies ont été contrôhHîS par de nom¬
breuses inter\'eutions chinirgicales. Les clichés ont été reproduits en vraie
grandeur pour plus de clarté. De courtes notices tirées de Tbistoire des
malades et des interprétations très précises accompagnent chaque planche.
C’est avec un très réel profit que le médecin et le chirurgien parcoureront
cet ouvrage. Ils y retrouveront bien des fois des cas semblables à ceiix qu’ils
vaux français les jilus rtVents, comme aussi le résultat des obsm'dtions
La Radioscopie clinique de l’Estomac normal
et pathologique, par les D" Cerné, professeur à
l’Ecole de médecine de Rouen, et Dei.akorge, chef de
('Unique à l’Ecole de médecine de Rouen. 1908, i vol.
in-16 de y6 page.s, avec 21 ligures, cart . 1 fr. 50
La Pratique de l’hydrothérapie, par .Simon
Byhlt.h, professeur d’hydrothérapie à Colombia Univer-
sitv, édition française parle If G. Coeeet. 1910, i vol.
in-8 de 73() pages, avec 74 figures . .'. 16 fr.
Les Courants de haute fréquence et la
d’Arsonvalisation, par les D'-» Zi.m.mern, professeur
agrégea la Faculté de médecire, et Turchini, pi épu¬
rateur à la Faculté de médecine. 1910, i vol. in-16 de
(|6 pages, avec ligures, cart . 1 fr. 50
La Pratique des Exercices physiques. Gym¬
nastique, Jeux et Sports, par Henri H«enig, pro¬
fesseur de gymnastique au Lycée Henri IV. 1910, i vol.
in-16 de 3.5o pages, avec 160 lig., cart . .’. . . 4 fr.
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic de la
Tuberculose, par le Dr Béceére, médecin de l'hôpital
Saint-Antoine, t vol. in-16 de q6 pages, avec q figures,
cart . '. . '1 fr. 60
Précis d’électrothérapie, par le D' Bordier, profes.
.seur agrégé à la F’aciilté de médecine de Lvon. l’réface
du professeur ii’Absonv.e |del’in.stitut|. z-' édition, 11102,
I vol. in-i8 de 5i6 pages, avec 162 lig., cart . 8' fr.
Formulaire électrothéraplque, par le D' I..-R.
Régnier, chef du service electrothérapique de l’hôpital
de la Cliarité. i vol, in-i8 de 255 pages, avec 34 figures,
eart . 3 fr.
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des
Affections thoraciques non tuberculeuses,
par le If Béclèbe. iqoi, i vol. in-16 de gS pages, avec
10 figures, cart . '. . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des
Maladies internes, par le Dr béc.i.ére. 1904, i vol.
ln-16 de 9') pages, avtc 20 figurc.s. cart . 1 fr. 60
- XXIll -
NOUVELLES
Hommage à M. Portes. — Le corps iiiéclical tout entier
de l’hôpital Saint-Louis, les amis et les élèves de M. Portes,
pharmacien de l’établissement, admis à la retraite le
i™ janvier, se sont réunis dans les salons Marguery au
nombre deSo sons la présidence de IL Mesureur, pour
lui adresser, à la fin de sa carrière administrative, le
témoignage de leur affectueuse sympathie.
A l’issue de banquet, MM. Balzer, au nom du corps
médical, Mérillou, avocat général à la cour de cassation,
au nom des amis, lioncour, au nom des élèves, et Léger, son
successeur, ont retracé en termes émus et élevés la carrière
du savant, de l’ami, et du maître. M. Mesureur a rendu
un juste hommage aux travaux de M. Portes.
Assistaient au banquet : MM. Balzer, Brocq, Gaucher,
Thibierge, Darier, Hallopeau, Hanlos, Nélaton, Rochard,
Beurnier, Rieffel, Jules Renault, Ombredanne, Gastou,
Héret, Mérillon, Chassaing, Van Brock, Mijey, Béhal,
Patain, etc.
Orchestre médical de Vienne. — Cette société musi¬
cale, qui est antérieure à VOrchestre medical 'de Paris,
rivalise avec ce dernier pour les fêtes de bienfaisance.
C’est ainsi que le 5 février, c’est-à-dire presque en même
temps que celui de Paris, l’orchestre médical de Vienne
a donné un concert au profit de la veuve et des orphelins
laissés par un des sociétaires. Il y eut le concours d’artistes
de l’Opéra de Vienne et de divers virtuoses les plus
renommés. La fête fut favorisée dans son organisation
par un Comité de daines, de tous les professeurs de la
P'aculté de médecine.
Musée de la tuberculose. — 11 vient de s’ouvrir à Berlin
une exposition municipale de la tuberculose qui présente
des éléments d’intérêt très vifs, notamment des prépa¬
rations montrant les progrès de la tuberculose dans les
diverses parties du corps humain, préparations faites
sous la direction de chefs de service de la Charité et autres
grands hôpitaux berlinois.
Un musée d’hygiène. ■ — l’aris va avoir bientôt un
musée d’hygiène digue de ce nom, car on ne saurait tenir
pour tel cet établissement que la Ville possède à La
Villette, et qui est si abandonné que les salles qui le
composent sont vides ou à peu près.
C’est dans les locaux de l’ancien presbytère de l’église
Saint-Leu, boulevard Sébastopol, que l’on va installer le
nouveau musée. Il comprendra sept sections bien dis¬
tinctes, où seront exposées, sous les espèces soit de
modèles réduits, soit de photographies avec notices à
l’appui, les diverses parties de l’art de l’hygiène. Une
bibliothèque dont le fond est déjà constitué par la collec¬
tion de Durand Claye y sera jointe ainsi qu’une salle de
conférences et un laboratoire.
Des cartes pour visiter le musée seront mises à la dispo¬
sition du public et l’inauguration des nouvelles collections
aura lieu vers le printemps prochain.
Le Codex et les colonies. — Par décret, le Codex est
obligatoire dans les colonies françaises. Un délai d’une
durée maximum de six mois pourra être accordé aux
intéressés, par arrêté du chef de la colonie, jiour se con¬
former aux prescriptions de là nouvelle phannacopée.
Le rapport adressé au Président de la République
par le ministre des Colonies, pour justifier la néces¬
sité de ce décret, contient ce passage :
Les mé<licamenLs délivrés, dans la métropole, soit aux
particuliers par les pharmaciens, soit aux phannaciens
par les maisons de droguerie, devront être conformes
aux prescriptions de la nouvelle pharmacoj)ée. 11 en
résulte que tous les médicaments expédiés de B'rance
pour les colonies, postérieurement à cette date, seront
préparés d'après les règles du fonnulaire officiel ».
Congrès de la peste. — Le gouvernement russe a auto¬
risé la convocation à Irkoutsk, le 26 février, d’un Congrès
contre’ la peste.
Les mesures contre la peste. ■ — I,e service de santé à
Marseille prend de rigoureuses mesures pour que la pro¬
pagation des épidémies d’Extrême-Orient ne vienne con¬
taminer le port. Tous les navires venant des régions suspec¬
tes sont l’objet, au lazaret du B'rioul, de visites sévères.
Ces courriers ne sont autorisés à pénétrer dansleportqu’a-
près l’accomplissement de tous les règlements sanitaires.
La peste en Chine. — Le gouvernement chinois a
transmis aujourd’hui aux légations une invitation
aux gouvernements étrangers d’envoyer des experts
pour coopérer à des recherches scientifiques sur la peste,
ses causes et les méthodes préventives à employer contre
elle. La Chine offre de supporter toutes les dépenses à
partir de l'arrivée des savants en Mandchourie.
Les médecins des légations déclarent que l’épidémie
est la plus violente que le monde ait jamais vue. Tous les
cas de peste enregistrés jusqu’ici ont été mortels. L’épi¬
démie actuelle diffère des précédentes, en ce sens que scs
caractéiistiques sont entièrement pneumoniques et
septicémiques, sans trace de bubonisme. La rapidité de
sa diffusion est démontrée par le nombre des provinces au
sud de la Grande Muraille qui sont déjà infectées, eu dépit
des quarantaines sanitaires. Tout trafic a été arrêté sur
la ligne du chemin de fer de Tien-Tsin à Pukow.
(New-York Herald.)
Faculté de médecine de Paris. — Prix uécerniLs potm
I,’ ANNÉE lyio. — Prix Corvisart (médaille de vermeil et
400 francs). — Le prix est accordé à M. Demoulin (de
Paris).
Prix Béhier (i 800 franc.s). — I<e prix est décerné à
M. Francis Dunan (de Paris).
Prix Saintour (3 000 francs). — Le prix est attribué à
M. le Dr Marcel Pinard (de Paris).
Prix Monlyon (700 francs). — Le prix est accordé à
;XIme Tinel-Giry (de l’aris) pour son travail sur l’épidé¬
mie de polio-myélite dans la région parisienne (1900-
igio).
Prix Lacaze (10 000 francs). — Le prix est attribué à
MM. les IF Lemierre et Abraini (de Paris) pour leur
travail sur la fièvre typhoïde.
Prix Jeunesse, (hygiène) (i 500 francs). — I<e prix est
décerné à M. le Dr Langlois (de Paris) pour ses recherches
sur les conditions physiologiques du travail dans les
mines.
Le Dr Mesny, médecin-major des troupes coloniales
à Tien-T.sin, dont on connaît la mort héro’îipte au milieu
des pestiférés de Moukden, était un professionnel du
dévouement. lîn juin dernier, il avait déjà reçu la médaille
d’argent des épidémies pour sa belle conduite dans des
circonstances antérieures.
Le gouvernement chinois a offert un don à la famille
de M. Mesny, mort victime de .son dévouement, avec
l’expre.ssion de sa reconnaissance et de son admiration
pour le courage des Européens.
Héroïsme d’un médecin. — D’après les journaux
russes : <• Invité par les autorités chinoises à aller com¬
battre la peste à Foudziadian, le docteur Ménier, qui
dirigeait l’école de médecine chinoise de Tien-Tsin, où
il était professeur, s’était consacré à cette tâche avec
une complète abnégation. La fatalité voulut que la
contagion l’atteignit dès le premier jour. Ayant dia¬
gnostiqué la maladie sur lui-même, le docteur Ménier fit
preuve d’une admirable maîtrise de soi-même. Afin de
ne pas exposer la vie de ses collègues, il demanda lui-
même une voiture, sortit de sa chambre après s'être en¬
veloppé dans un drap imbibé d’une solution de sublimé
et se rendit au baraquement des pestiférés.
« Arrivé au baraquement, le docteur Ménier déclara
qu’il serait mort dans deux jours, et demanda qu’on
avisât sa famille de sou décès. >>
Société Belge de Physiothérapie. ■ — Il_ vient de se
fonder une Société Belge de Physiothérapie. Le bureau
est ainsi constitué :
Président : professeur R. Verhoogeii, de PUniversité
de Bruxelles; Vice-présidents : D" De Nohele et Guuz-
burg; Secrétaire général : D’ \Vybauw_, avenue Ad.
Dcnieux, 51 à Bruxelles; Secrétaires-adjoints ; D’’* de
Keyser et i,e Dent ; Trésorier : D’ Letihon ; Bibliothé¬
caire : Dr Dumont.
— 306 -
— XXIV —
5 REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Die Immunitatswissenschaft
Eiae Kurz gefasste Ubersicht
Ober die Immunothérapie
und-diagnostik türpraktiscbe
Arzte und Studierende, von
D' Hans Muai, 1911, 1 vol. gr.
in-8, de 260 pages avec figures.
Broché M. 7 fr. 20. Relié M. 8 fr.
{Stuber’s Verlag, à Wurzburg).
Les maladies de l'estomac, par
le D'J. Vires. 1911, i vol. in-i2
de 325 pages, cartonné. Coulei et
fils et Masson et C'", Montpellier
É éments d’anatomie patholo¬
gique, par le D' B. BEriei,. chef
des travaux d’anatomie patholo¬
gique à la Faculté de Byon, méde¬
cin des hôpitaux. Un volume in-8
carré de 564 pages, avec 232 fig.
dessinées par l’auteur. Prix, car¬
tonné, 10 fr. {G. Steinheil, éditeur.
Les morts mystérieuses de
l’histoire, par le D’ Cabanès,
Paris 1911, I vol. in-i8, de
443 pages, 30 figures, 3 fr. 50
{Albin Michel, à Paris).
Mensurations de l’appareil loco¬
moteur, par DE Munter et LE
Dent, gr. in-8, 72 pages avec
4 pl. et fig. 2 fr. {J.-B. Baillürc
et fils, à Paris).
Origine sanguine des pneumo¬
nies et broncho-pneumonies,
par M. le D'- Edouard Joltrain,
Paris 1911, 1 volume in-8 de
232 pages, lo figures, 4 fr, (Asse-
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
ETABLISSEMENT de SAINT-GALMIEK (Loire)
SOURCE BADQIT
L'eau de Table sans Rivale.— La plus légère
à l'estomac. — Déclarée d’intérêt public,
exiger le CACHET VERT et ta S/B/IATHRE :
ACHARD et LOBPER
Précis d’ANATOMIE PATHOLOGIQUE
1908, I vol. petit in-8, 55o pages et figures noires et coloriées, cartonné. 12 fr.
I
^MALADIES NERVEUSESt
♦ ÉPILEPSIE - HYSTÉRIE ÉCLAMPSIE ♦
♦ CONVULSIONS des ENFANTS — CHORÉE ♦
♦ VERTIGES - INSOMNIE — MIGRAINE ♦
♦ SUCCÈS 'certain nar t« T
LA pratique des MALADIES DES ENFANTS
DIAGNOSTIC ET THÉRAPEUTIQUE
Maladies du Cœur et des Vaisseaux, du Nez, du Larynx,
des Bronches, des Poum ms, des Plèvres et du Médiastin
AUDEOUD BOURDILLON
Privat-UoouuU
A la Faculté de luédeciiic de Genève.
1911. Un rolame grand in-8 de 702 pages arec 103 figures. Broché, I6fr. — Cartonné, 17 fr. 50
- XXV —
LA VIE MÉDICALE
Faculté de médecine de Paris. —
Stage hospitalier. — Classement des
stagiaires pour le 2“ semestre 1910-
1911. Le choix des Services Hos¬
pitaliers pour la période comprise
entre le 1“'' Mars et le 30 Juin I9“j
aura lieu les Mardi 14, Mercredi 1.5,
Jeudi i6 Février 1911, à 8 heures
du matin, dans le Petit Amphi¬
théâtre de la Faculté. MM. les élèves
seront appelés à choisir par lettre de
convocation individuelle.
Hôpitaux de Paris. — C0NCOTIR.S
DE MÉDECIN DES HÔPITAUX. — Le
jury est provisoirement composé de
MM. Guinon, Chauffard, Rénon,
Laffitte, Méry, Renault (A.), Oui-
mont, Achard, Bruhl, Béclère, Roger
et Broca.
Candidats. — i. MM. Chiray,
Tanon, Voisin, Mouticr, Géraudel,
Merklen, Gaultier, Crouzon, Agasse-
Lafont, Léri,
II. Tixier, Du Castel, Fsmein,
Trémolières, Lemaire, Babonneix,
Ramond, Villaret, Comte, lÂppmann,
21. Paris, Salomon, Bcaufumé,
Malloizel, Fiessinger, Gougerot,
Darré, Paisseau, Detot, Grenet,
31. Rostaine, Lemierre, Milhit, Le
Sourd (Louis), Laubry, Deguy, Au-
distère, Lévi, Nattan, Laederich,
41. Camus, Lemaire, Herscher,
Weill-Hallé, Vitry, Ferrand, Riba-
deau-Dumas, Sézary, Norero, Gi-
51! Jomier, Touchard, Feuillié,
Balthazard, Fouquet, Brulé, Civatte,
Israels de Joug, Nathan-Larrier,
Lortat- J acob,
61. Boidin, Louste, Rosenthal,
Monier-Vinard, Ferrand, Paguiez,
Faroy, Rendu, l^aure-Bcaulieu, Gé-
iievrier,
71. Bigart, Dreyfus- Rose, Armand
Delille, Bory, Claude, Bergeron,
Halbron, François, Verliac, Bondon,
81. Lévy, Gy, Claret, Legronx,
Harvier, Froin, Vincent, Courcoux,
Bloch, Baudoin,
91. 1,ejonne, Lian, Anibard, Rivet,
Roussy, Anieuille, Philibert, Appert,
Aubertin, Lhermithe,
loi. Renaud.
Résultats du concours de l’in¬
ternat. — Internes titulaires ; MM.
I, Girard ; 2, Vallery-Radot (P.) ;
3, I.eblanc; 4, Gouverneur; 5, Ber-
geret ; 6, Vielle ; 7, Paley ; 8, Quénu ;
9, Delivet ; 10, Couinaud ; ii, Ri¬
chard; 12, Durand; 13, Miégevilc ;
14, Françon ; 1 5, Rudelle; 16, Dubois
(R.) ; 17, Godiewski ; 18, Rouiweau
(F.) ; 19, Mignot ; 20, Gatellier ; 21,
Théry (F.) ; 22, François ; 23,
Thiers ; 24, Rouillard ; 25, Prigent ;
26, Ducastaing ; 27, Chatelin ; 28,
Broussolle ; 29, Petit-Dntaillis.
30, Thouvenin ; 31, Colombe ; 32,
Bue ; 33, Weber (G.) ; 34, Ivoechlin ;
35, Nadal ; 36, Pierret ; 37, Jac¬
quet ; 38, Sourdille ; 39, ^lonod (R.) ;
40, Mossé ; 41, Legrain ; 42, Dufour ;
23, Bonnet (E.) ; 44, Besset; 45,
Vaudescal ; 46, Monbrun ; 47, Bloch
(R.) ; 48, Gautruche ; 49, Tzanck ;
50, Héricourt ; 51, Bruel ; 52, Le
Maux ; 53, Cassard ; 54, Latil ; 55,
Coppin ; 56, Mairesse ; 57, Bon-
temps ; 58, Lœvy ; 59, Bouquier ;
(5o, Meaux Saint-Marc; 61, Du-
theillet de Lamothe ; 62, Dupra-
deau ; 63, Hischmann ; 64, Pernet ;
65, M>>o de Pfeffel ; 66, Delort.
Internes provisoires. — MM. : i.
Plaisant (E.) ; 2, Krebs ; 3, Avezou ;
4, Butin; 5, Vinay; 6, Goret; 7, Mlle
Peltier; 8, MM. Lamarre; 9, Barat;
10, Mlle Athanasiu ; 11, M. Clap ;
12, Mlle lÆven ; 13, JIM. Bout-
tier; 14, Netter (R.); 15, Paraf ;
16, Lévy ; 17, Barthélémy ; 18, Bau¬
doin ; 19, Achar (P.) ; 20, Durceux ;
21, Maréchal; 22, Haguenau ; 23,
Duter; 24, Moriez;25, MlleLandes-
niann ; 26, SIM. Bel ; 27, Charrier ;
28, Marcorelles ; 29, Bardon ;
30, De.saux ; 31, Bonnet (F.) ; 32,
Libert ; 33, Fitte ; 34, Escallier ; 35,
Slonod (A-) ; 3*5, Larroque ; 37,
Alexandre ; 38, Lucas-Champion-
nière ; 39, Mlle Blanchier ; 40, SIM.
Frette ; 41, Slichel; 42, Brouet; 43,
Schoofs ; 44, Rouflîgnac ; 45, Slar-
chak ; 46, Sllle Pouzin ; 47, SIM.
Lefranc (V.) ; 48, Hertz ; 49, Lévi-
Franckel ; 50, Lecerf ; 5 1 , Hartemann;
52, Pimpaneau ; 53, Ribo ; 54, Angot ;
55, Dubois (J.) ; 56, Colleville ; 57,
Trifaud ; 58, Baréty ; 59, Guelfucci ;
60, Baillcul et les candidats ayant
obtenu 30 et 2g points.
Récompenses. — Le prix c.st
attribué à SI. Girard ; l'accessit à
51. Vallery-Radot ; la mention
honorable à SI. Leblanc ; la 2'' men¬
tion honorable à SI. Gouverneur.
Ecoles de médecine. — Angers.
— M. Rousseau est nommé prosec¬
teur. — SL Siraudeau est nommé
aide-prosecteur.
Après concours, SI. Vincent e.st
nommé préparateur et SI. Raby
aide-préparateur de chimie.
Amiens. — Un congé, du U'" jan¬
vier au 30 décembre 1911 est
accordé, sur sa demande et pour
raisons de santé, à SI. Bernard, pro¬
fesseur de clinique médicale.
SI. Courtellemont, suppléant des
chaires de pathologie et de clinique
médicales, est chargé, du !«'' janvier
au 30 décembre igii, d’un cours
de clinique médicale.
Rouen. — Un concours s’ouvrira
le 6 mars igi i, devant la Faculté de
médecine de Paris, pour l’emploi de
suppléant delà chaire d’histoirenatu-
relleàl’Écolede médecine de Rouen.
Le registre d’inscription sera clos
deux mois avant l’ouverture dudit
concours.
ÉCOLE DU SERVICE DE SANTÉ &ULI-
TAlUE. — - SI, le médecin-major de
deuxième classe Lévy (de l’hôpital
militaire de Toulouse) est nommé
répétiteur (médecine légale, théra¬
peutique et hygiène) à l'école du ser¬
vice de santé militaire.
Ministère de l’intérieur. — La mé¬
daille des épidémies eu bronze est
décernée à SISI. les D''» Baratier
(de Jeugny) ; Petit (d'Asnières) ; Gos¬
selin (d'Argeuteuil) ; Vidal, médecin
sanitaire maritime.
SISI. Baulle, Champonnois, Cléret,
Riberol, Saint-Girons, Virenque, in¬
ternes des hôpitaux de l’aris.
SISI. Capdevile, Hutinel (Jean),
Imbert, Sllle Lévy, SI. Pougaud,
externes des hôpitaux de Paris.
SISI. Boissau et Poisson, étudiants
en médecine à Paris.
SI. Huchard (Camille), prépa¬
rateur à l’Institut Pasteur.
— Une médaille d’argent pour
services exceptionnels rendus à
l’Assistance publique est décernée
à SI. le D’’ Leroy (de Constantiiie).
Une médaille de bronze est décer¬
née à SI. le Df Gérard (de Bougie).
Concours pour la nomination à dix
places de médecins de l’assistance
médicale à domicile. — Ce concours
sera ouvert le lundi 1 3 mars à midi,
à la Salle des Concours de l’Admi¬
nistration, rue des Saints-Pères,
11" 49. SISI. les Docteurs en mé¬
decine qui voudront concourir de¬
vront se faire inscrire à l’Adminis¬
tration centrale, 3, avenue Victoria
(service du personnel), de dix heures
à trois heures, jusqu’au samedi 28
février inclus.
Médecins coloniaux. — Un con¬
cours pour 8 places de médecins de
colonisation sera ouvert le 13 fé¬
vrier prochain à Alger. Pour ren¬
seignements, s’adresser au Gouver¬
nement de r.Mgérie.
Mariages. — SI. Bernard du Souioh,
fils du docteur et Sllle Slarie du Fayet
de la Tour. — SI. Leborgue, avocat
à la Cour d’appel et Sllle Denise
Rudet, fille du médecin principal
de U» classe en retraite, officier de
la Légion d’honneur (Rennes). —
SI. Georges Jay, ingénieur, et Sllle
Slarie Chabert, fille du Docteur.
Nécrologie. — Smur Sainte-Léonic,
supérieure de l’hôpital Auban-SIoët
à Epernay. — D' Alaux, médecin-
dentiste. — Le D” G. Schlemmer,
chevalier de la Légion d'honneur,
décédé â Paris, médecin au Slont
Dore depuis de longues années, au¬
teur de travaux justement estimés
sur les maladies des voies re.spira-
toires et notamment sur l’asthme ;
ses qualités d’homme et de médecin
lui avaient attiré de nombreuses et
fidèles amitiés. D' Kclsch, membre
de l’Académie de médecine, médecin
inspecteur en retraite, directeur de
l’Institut de vaccine, commandeur
de la Légion d’honneur. — D' Slichel,
décédé à Kharbine, victime de la
peste. — Df Alfred Slartin, chevalier
de la Légion d’honneur, mort subi¬
tement en traversant le Pont-Neuf.
— Dr Grangé (d'Ay)
— 307 —
- XXVI —
SOMMAIRE du N» 9
Hutinei, . — Association de la rougeole et de la scarlatine . lyi
Demoui.in El 1,K üiANi> . — Luxatioii ancienne métacarpo-phalangienne du pouce, simple, complète,
réduction sanglante . 196
Albert-Weii . — La pratique du lavement électrique . 197
Paul Gastoc . — Psychologie du sommeil et de la commotion cérébrale. Auto-observation à
propos du déraillement de Montereau . 200
— Expériences s r la possibilité de traiter la méningite (septique et spécifique)
par le lavage des espaces sous-araclinoidiens cérébro-méd iltaires. —
Cirrhoses expérimentales du foie. — L urobilinurie dans la scarlatine.
AciUALITflS MÉDl
Sociétés s
Ell'ets thérapeutiques du bain d’oxygène . 204
. — Société médicale des hôpitaux. — Société de Biologie. — Académie des
Sciences. — Académie de médecine. — Société de (.hiriirgie. — Société de
Neurologie . 207
e de la Concorde.
L’Institut de puériculture des Enfants-Assistes, par M» Suzanne-Dejust-Defioi .
Libres propms : Les Anglais veulent débaptiser la flevre de Malte .
Choses du Jour : Une religion médicale .
Chronique scientifique : Le passage sous la Seine de la ligne métropolitaine n» 8
par Louis Vasseur .
Chronique des L vres : Traité de siomatologie de MM. Gaii-eard et Nocué, fasc. VIIl. — Les femmes
enceintes devant le tribunal révolutionnaire, par .e D' AIax Bii.i.aru. — Encvklopad esches Handbuch der
Heilpadagouik de MM. Dannemann, Sohober et Schülz .
L’Intermédiaire des médecins ; Malades s opérant eux-memes . .
La médecine dans les journaux politiques : La désinfection anticliolenque en Serbie .
Curiosités . . . . . .
Leçon d'anatomie : Leçon d’anatomie de 'Iho.was Bartholin . .
La médecine au théâtre : Au Palais Royal ; « Le million » .
Art et médecine : Le chirurgien-major, par Péry .
i) ét tique : .Menus hebdomad tires pour grands enfants tuberculeux .
Formules thérapeutiques : Contre l’anorexie. — Contre les vomissements gastriques .
La m -decine au Palais . .
Nouvelles . .\\I e
La vie médicale .
Cours. — Actes de la Faculté de Paiis .
XIII
XllI
XVII
XIX
XIX
XXI
XXllI
XXV
XXVII
SOMMAIRE du N“ 10, consacré à la PHYSIOTHÉRAPIE
E. Albert-\Vei
Louis Wickham et P. Deorais
H. Guille.minot .
Durey .
Libres propos .
Technique physiothérapique .
Variétés. — L’électrothérapie a
— La physiothérapie en igii .
— Le traitement du cancer par la radiothérapie .
— Le radium dans le traitement du cancer .
— Traitement des fibromes utérins p-nr la radiothérapie .
- Les rayons ultra-violets. Leur application ii la thérapeutique et à l’hygiéiu
— L’exercice physique journalier .
— La création d’un institut d’hydrologie, par le D*' Carnot .
— Les mesures en électro et radiothérapie, par le D'' Ai.bert-Weii .
— L’appareillage électrique du praticien, par le Dr Ai.bert-AVeii .
U xviii* siècle, par le Dr E. Ai.bert-\Veii .
Diagnostic artistique. — La femme malade, par Kaspar Netsciier .
L'Intermédiaire des Médecins. — Réponse. Accidents dus aux lampes à vapeur de mercure .
Art et Médecine. — Le bain de vapeur ou le mari gâté. — La régénération de l’Homme par la gymnastique.
Diététique et cure hydrothérapique. — Cure .Schrott . .
La Médecine au Palais. — Le massage dans les accidents du travail. — Massage et exercice illégal .
Chronique des livres. — La gymnastique scientifique, par le Dr de Ciia.«ptassin. — Traitement de l’enté¬
rite muco-membraneuse, par le professeur Co.mbe. — Le rachitisme et sa pathogénie, par A.-B. Marfan. . .
Nouvelles . .
La vie médicale . .
Cours et Conférences. — .\cles de la Faculté .
Thérapeutique pratique. — La douche sous-marine, par le Dr Baup. XXVII — 'rraitement des radiodermites
radiumdermites par l’ulcérinc Berger .
XIII
XIII
XVII .
XIX
XIX
XXI
xxm
XXV
X.XVII
.XX vm
- MÉDICATION - ATrtTVl
ANTIBACILLAIRE PAR L’ §\Æm\J I f L.
(en ampoules et pilules glutlnls(es)
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTÉRINE, GOMENOLet CAMPHRE
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— ■ Professeur Gir,BKRï. — Samedi,
1 1 février à lo h. 1/2. Leçon clinique
sur les albuminuries bénignes cl la
débilité rénale par le D' Castaicnk.
— Samedi, 18 février. Leçon cli¬
nique sur deux cas de maladie de
liaynaud. Les Mercredis à 10 h. 12,
présentation de malades. Rédaction
et correction d'ordonnances.
Faculté de Médecine de Paris. —
lixercices pratiques réglementaires
de médecine opératoire. — ^ i" A
l’l<;cole pratimie, sous la direction
de M. le Professeur Hartmann et
de M, LECêne, Agrégé, Sous-Direc¬
teur des Travaux de médecine opé-
2“ A l’Amphithéâtre d’anatomie
des Hôpitaux (rue du Fer-à-Moulin,
11” 17), sous la direction de M. Pierre
Sebueau, Agrégé, Directeur des
Travaux scientifiques dudit Amphi¬
théâtre.
Les exercices pratiques régle-
COURS
meiitaires de Médecine opératoire
commenceront :
I" A l’École pratique de la Fa¬
culté, le mercredi P'’’ mars iqii (à
2“ A l’Amphithéâtre d’Aiiatomie
des Hôpitaux, le vendredi 3 mars
19 1 1 (à 2 heures).
Ces exercices sont obligatoires
pour les élèv-es Docteurs de 3' aimée,
en vue de la I2<= inscription.
Les élèves en cours irrégulier
d'études, pourvus de 10 inscriptions
au moins, pourront être autorisés
à y prendre part.
Conditions d’admission. — i"Les
élèves docteurs de 3“ année seront
inscrits sur la présentation de la
quittance à souche constatant le
paiement des droits afférents à l’ins¬
cription de J anvier 1911 (lo^' inscrip¬
tion), et la carte d’immatriculation ;
2“ Les élèves eu cours irrégulier
d'études, pourvus de 10 inscriptions
au moins, devront obtenir préalable¬
ment l’autorisation du Doyen. A cet
effet, ils déposeront leur demande
écrite au Secrétariat de la Faculté,
où il leur sera donné connaissance
des conditions spéciales qu’ils au-
^°3“ ‘Lcs”Tlè"ès ep cours régulier
d’études devront se faire inscr re
au Secrétariat de la Faculté (Guichet
11“ 2 bis), de midi à 3 heures, jus¬
qu’au 25 février inclus. — Aprè.s
cette dernière date, nul ne pourra
être admis. — • Des lettres de con¬
vocation seront adressées au do¬
micile des étudiants.
Faculté de Médecine de Paris. -
Exercices opératoires. Sous la direc¬
tion de M. Pierre Sebibeau, agrégé.
Directeur des Travaux de médecine
opératoire. — Premier Cours. -
M. le Dr Roux, prosecteur, fera,
à l’Amphithéâtre d’Auatomie des
Hôpitaux, sa première démonstra¬
tion de Chirurgie opératoire, le
vendredi 3 mars 1 9 1 1 , à 2 heures
précises. Pavillon 11" i.
ACTES DE LA FACULTÉ
DU II AU
EXAMENS DE DOCTORAT
, Lundi 13 Eévrier. — Médecine opératoire (ii" série).
École pratique : MM. Segoud, Mauclaire, Grégoire. ■ —
(2» .série) , École pratique: MM. Delbet Legueu, Rranca. —
iT Oral : MM. Nicolas, Aug. Broca, Mulon. — 2'' : MM.
Gautier, Macaigne, Jean Camus. — 3“ Oral (Pemière par¬
tie), MM. Hartmann, Retterer, Guéniot. M. Zimmeni,
suppléant. — S' Chirurgie (Première partie) (D^ série),
Hotel-Dieu ; MM. Kirmisson, Lejars, Ombrédanne. —
3“ Chirurgie (Première partie) (2» série) ; Hôtel-Dieu ;
MM. Reclus, Pierre Duval, Proust. M. Marcel Labbé,
suppléant.
Mardi 14 Février. — Médecine opératoire (f*' série).
École pratique ; MM. Quénu, I.ecene, Lenonnant. —
(2® série). École pratique : MM. Auvray, Rouvière, Che-
vassu. — 2“ ; MM. Prenant, Langlois, Maillard. — 3"
Oral (Première partie) (F^ série) : MM. Pozzi, Demeliu,
Morestin. — 3' Oral (Pelnière partie) (2<' série) : MM.
Ribemout-Dessaigues, Retterer, Terrien. M. André
Broca, suppléant. — 5» (Deuxième partie) (P» série),
Hôtel-Dieu ; MM. Hutinel, Claude, Nobécourt. — 5*'
(Deuxième partie) (2'’ série), Hôtel-Dieu : MM. Gilbert,
Carnot, Rathery. M. Gougerot, suppléant. — 5'" Obsté-
trijtue (Première partie). Clinique Taniier ; Slîl. Bar,
Brindeau, Jeauniii, M. Tiffeneau, suppléant.
Mercredi 15 Février. — 2'- : MJI. (jaricl, Mulon, Jean
Camus. — 3" Oral (Deuxième partie) : MM. Blanchard,
André Jousset, I<oeper. — 4" MM. Pouchet, Macaigne,
I,aignel-Lava.stine ; M. Desgrez, suppléant. — 5» Chirurgie
(Première partie) (P» série), Laënnec: MM. Kirmisson,
Lejars, Proust. — 5c Chirurgie (Première partie) (2“ série),
l.aënuec : MM. Aug. Broca, Mauclaire, Onibredanne. ■ — ■
3*^ (Deuxième partie) (P“ .série), Laënnec : MM. Pierre
jlarie, Marcel Labbé, André Leri. — 5e (Deuxième par¬
tie), (2® série), Laënnec : MM. Widal, Sicard, Léon
Bernard ; M. Tiffeneau, suppléant.
, Jeudi K) Février. — Médecine opératoire (!''<' série),
École pratique, MM. Pozzi, Lecène, Rouvière. — (z® série) ,
Ecole pratique : MM. De Lapersonne, Grégoire, Okinczyc.
— ■ 3” (Deuxième partie). Laboratoire des travaux
pratiques d’anatomie pathologique : MM. Pierre Marie,
lialthazard, Nicloux. — 2® : MM. Prenant, Langlois,
André Broca. — 3® Oral (Première partie) (P® série) :
MM. Bar, More.slin, lÆnonuant. — 3“ Oral (Première
partie) (2® série) : MM. Retterer, Brindeau, Chevassu.
- - 3® Oral (Première partie) (3® série) : MM. Thiéty, J ean-
nin, An.selme Schwartz. — 3® Oral (Deuxièmepartie) : MM.
Chauffard, Castaigne, Brumpt ; M. Maillard, suppléant.
, Vendredi 17 Février. — Médecine opératoire ( P® .série) ,
Ecole pratique : JIM. Reclus, Mauclaire, Grégoire. ■ —
(2® série). École pratique ; MM. Hartmann, Aug. Broca,
Branca. — • 3“ (Deuxieme p.-irtie) ; MM. Pierre Marte,
Dc.sgrez, Macaigne. — ■ 2® : MM. Gariel, Jlulon, Jean
Camus. ■ — 4® : MM. Widal, Marfan, Laignel-Lava.stiue.
M. Zimmem, suppléant. — -i® Chirurgie (Première partie)
(P® série), Nccher : MM. Kirmls.son, Legueu, Pioust. — •
DE MÉDECINE DE PARIS
18 eAvrier
5® (Première partie) (2® .série), Necker : MM. Delbet,
Pierre Duval, Ombrédanne. M. Guillain, suppléant. —
5® Obstétrique (Première partie): Clinique Baudelocque :
MM. Pinard, Couvelaire, Lequeux ; M. André Léri,
^ yinuvff 18 Février. — Médecine opératoire (P® série),
École pratique : MM. De Lapersonne, Rouvière, Anselme
Schwartz. — ■ (2® série). École pratique : MM. Quénu,
Lecène, Okinczyc. — • 2® : JIM. Prenant, Langlois,
Desgrez. — 3® Oral (Première partie) (P® série) :MM. Bar,
Morestin, Terrien. — 3® Oral (Première partie) (2® série) :
MM. Retteter, Denielin, Chevassu ; M. André Broca,
suppléant. — 5® (Deuxième partie) (P® série) Beaujon :
MM. Hutiucl, Castaigne, Nobécourt. — 5® Deuxième
partie) (2® série), Beaujon : MM. Alb. Robin, Gougerot,
Rathery. — 3® Obstétrique (Première partie), Beaujon :
MM. Ribemout-Dessaigues, Brindeau, jeauniu ; M. Roussy,
.suppléant.
THÈSES
Mercredi 13 Février, à i heure. ■ — M. Porcheron : De
l’épithélioma cutané développé sur des dermato.ses pré¬
existantes ; MM. Gaucher, Marfaii, Guillain, Gougerot. —
M. DESCUBES : Contribution à l’étude de l'eiitéro-colite
Uysentériforme ; MM. Marfan, Gaucher, Guillain, Gouge-
rôt. — M. Tissier : L’appareil digestif dans la scarlatine ,
MM. Marfan, Gaucher, Guillain, Gougerot. — M. Pi.oT-
KiN : Des principaux procédés utilisés pour la cure radi¬
cale des hernies crurales ; MM. Reclus, I/e^ueu, Pierre
Duval, Zimmeni. — M. Moyrand : Contribution à l’étude
de la pyélotomie comme traitement de la lithiase rénale ;
MM. Reclus, Legueu, l’ierre Duval, Zimmeni. — JI. Goi;-
iioT : De l’air chaud dans la thérapeutique des maladies
des voies génito-urinaires chez l'homme et chez la fcinine ;
MM. Reclus, Legueu, Pierre Duval, Zimmeni. — JI. Dl-
NANIAN : Un nouveau procédé d’anus iliaque dans le
cancer du rectum. Opération de Reclus ; MM. Reclus,
Legueu, Pierre Duval, Zimmeni. — M. BouDor. : Résec¬
tions partielles du foie ; MM. Segond, Delbet, Hartmann,
Branca. — M. Sai.ssi : Essai sur la réduction non sanglante
des fractures diaphysaires des os de la jambe ; MJI. Se-
gond, Delbet, Hartiiiann, Branca. — M. Paris : I.a cloi-
.son nasale. Les déviations et leur traitement ; JIM. Dcl-
bet, Segond, Hartmann, Branca. — M. Fayet : La
lithotritie. Étude critique basée sur 78 observations dont
68 inédites; M JL Hartmann, Segond, Delbet, Branca,
Jeudi 16 Février, i heure. — JI. Bascoüi, ; Hyperes-
the.sies systématisées et troubles connexes dans la tuber-
ctilo.se pulmonaire ; JIJI. Debove, Ribeniont-De.ssaigncs,
Acliard, Rathery. — JI. DENiaij : Contribution à l’étude
de la paralysie alcoolique ; JIJI. Ribemont-Dessaigiies,
Debove, Acliard, Rathery. — • JI. AebERTIn : Le coqis
thyroïde et le rhumatisme articulaire aign ; JIJI. .âchard,
Debove, Ribeiuont-Dessaignes, Rathery. — JI. Giraud :
De certaines manifestations dy.sermi(iues chez les tuber¬
culeux soumis au repos et suralimentés ; JIJI. Acliard,
Debove, Ribemout-Dessaigues, Rathery.
- XXVIII —
VARIÉTÉS
Le François des Costils a fait paraître (i) un élégant
recueil de sonnets qu’il a composés, de 1904 à 1910, et dont il
a fait trois parts : Soirs (^automne. Amertumes, Tendresses.
L’ensemble respire un souffle de mélancolie, parfois frissonnante
comme dans le sonnet suivant :
MOURIR
Ivtre las... s’endormir un bel après-midi,
Loin du fracas hurlant des villes détestées
A l’ombre murmurante et jaune des futaies
Oi'i le veut se tamise en un souffle attiédi.
Mépriser le labeur quotidien et maudit,
Sentir s’évanouir les dernières idées,
Tendre à la mort joj'eusemcnt ses mains ridées
Ivt sonder le néant d’un regard alourdi.
N’être plus rien qu’un souvenir que l'on efface,
ITn regret fugitif qui ride la surface
l)’un songe, et qu’un seul jour a bientôt affaibli.
Se reposer enfin dans le sommeil ultime.
Sarcophage hautain ou charogne anonyme,
I,e cœur rongé des vers mais l’âme dans l’oubli.
(i) D' François des Costils, Sonnets (1904-1910), cher
G. Steinlii'il, éditeur, Paris, 1910.
THÉRAPEUTIQUE
PRATIQUE
ZOMOTHÉRAPIE PRATIQUE
Dans les conditions de la pratique courante, la grosse
difficulté de la méthode zomothérapique réside dans
l’obtention économique et hygiénique d’un suc muscu¬
laire frais.
lyC grand Larousse mensuel illustré n® 27, sous le nom
de Presse zomothérapique décrit un système très pratique
breveté (Presse A. Petit).
Avec cet appareil, point
n’est besoin d’entourer la
viande crue de linges, de
la hacher, ou de la faire
macérer au préalable dans
l’eau.
Les tranches de viande
crue sont réparties entre
une série de disques canne¬
lés et perforés. Ou obtient
ainsi sans effort et à froid, un suc rosé, clair, \'ivant et
abondant (50p. 100 environ).
Les malades ont le gros avantage de pouvoir consom¬
mer ce suc dès son extraction, soit pur, sucré ou addi¬
tionné de sirop de groseilles, etc., etc.
L’HYGIENE DANS LES ÉCOLES
Pour l’iiygiène scolaire. — Au temps où nous vivons,
seuls les individus groupés en masses compactes et réso¬
lues ont cliance de faire aboutir leurs revendications
les plus légitimes. Ainsi les enfants de nos écoles ont
■ besoin d’air et d’exercice, mais ils sont trop petits pour
se syndiquer ; c'est donc aux adultes, conscients de leurs
devoirs envers leur faiblesse, à réclamer pour eux ; et
dans ce but, pères et mères de famille, universitaires
et professeurs libres, médecins des villes et des campa¬
gnes se sont groupés pour constituer la ligue française
pour l’hygiène scolaire.
Cette ligue fondée en 1902 par les IF» Paul Ls Gendre
et Albert Mathieu est aujourd’hui en pleine prospérité.
Le congrès international d’hygiène scolaire tenu à
Paris au commencement du mois d’août fut son œuvre,
et ce fut aussi un grand succès pour elle. Il eut pour résul¬
tat d’attirer l’attention du grand public sur les inconvé¬
nients que présente l’organisation actuelle du régime
scolaire pour des enfants et des jeunes gens en voie de
développement. Quinze cenLs membres prirent part à
ce Congrès et nous sommes heureux et fiers de cons¬
tater que l’élément médical prédominait., l’élément
médical, mais non malheureusement l’élément français.
Comme le disait très justement le président de la ligue,
le Dr Alb. Mathieu : « Le Congrès fut une grande leçon
donnée jxir les étrangers aux Français ». Un tiers seule¬
ment (les congressistes étaient nos nationaux, alors
qu’en .Mleinagne en 1904, en Angleterre en 1907, les
proportions étaient renversées ; plus des deux tiers des
membres étant de nationalité allemande ou anglaise.
Est-ce à dire que les étrangers, et nos voisins en par¬
ticulier, prennent plus à cœur, que nous, les questions
d’hygiène de l’enfance? Nous ne saurions le croire.
Et s’il en était ainsi, la nécessité d’une ligue pour l’hygiène
scolaire se ferait d’autant plus sentir. Pour créer une
génération robuste, il faut secouer les torpeurs admi¬
nistratives qui trouvent que « tout est pour le mieux,
dans les meilleures des classes. » Ce devoir incomble plus
particulièrement à ceux qui sont compétents en matière
d’hygiène, aux médecins ; et c’est pourquoi nous faisons
appel à leur concours et à leur obole.
La ligue compte déjà d’ailleurs d’importants succès
à son actif. C’est grâce à son intervention que la ville de
Paris est sur le point do réaliser son programme d’ins-
])ection médicale des écoles ; grâce à elle, qu’un projet
de loi est déposé devant le Parlement pour l’obtention
de cette même inspection dans toute la France.
La Ligue française pour l'hygiène scolaire fait un pres¬
sant appel à tous ceux qui partagent ses idées, ses
craintes et ses espoirs. Son programme est assez large et
assez libéral pour que tous l’acceptent, quelles que soient
leurs opinions philosophiques, politiques et religieuses.
L’union de toutes les bonnes volontés peut se faire par
l’intermédiaire de la L. F. H. S. qui offre l’avantage
d’avoir pris contact avec le monde universitaire, avec le
groupe puissant de l’alliance d’hygiène sociale et avec les
associations analogues do l’étranger.
I.a ligue plaide pour la santé de la jeunesse. Cette cause
est la plus belle et la plus juste de toutes, mais pour être
gagnée, elle a besoin de défenseurs nombreux et déci¬
dés (l). G. ScHKEIBER.
(i) Prière d’envoyer les adhésions au secrétaire général de
la Lîgui, Dr MosNr, 8, rue de Berry, Paris (VIII').
La Ligue se compose de :
1“ Membres actifs payant une cotisation minima de 5 fr.
(a. fr. pour le corps enseignant) i
2“ Membres fondateurs payant une cotisation minima de
10 francs:
3® Membres perpétuels versant une somme de 100 francs.
SOMMAIRE :
Greneî. ... — Adénopathie Iraehéo-bronchique chez lenfant (Revue gen<
Ksciiii.vcii . — Pleurésie purulente au décours d’une scarlatine. — .Svndr
ScHW.tRrz. — Kxainen clinique d’une arthropathie du genou .
Rcedeber.. — Traitement de la scoliose congénitale .
Actüamtés .MÉDic.tLES. — Dangers du lait des vaches nourries de rusn
nerveux. . ; . .
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. - Société de bioli
déniie de médecine. — Société de chirurgie. — Société anatomique... .
La vie médicale a l’étranger. — Traitement de la peste . . . . . .
Libres propos : La propreté de Paris, par le D'' Mouchet . . .
Choses du jour : La durée de la vie, par le D' Gruchet .
Chronique médico-littéraire : Le foie et la bile dans le livre des « Mille
L’Aiguille, par U.Irthélemy .
A propos d un concours, par G. Tournier . .
La médecine au théâtre : Grand-Guignol : Le Pharmacien. — 1 heâtre C
Nécrologie : Le D'' Claude Martin (de Lyon) par le 1)>- I'argin-I'ayolle.
Chronique des livres-. The Hygiene of infancy.and Ghildhood. par Dinc
de Thérapeutique, par le !)'■ Herzen. — Le Problème de TAnaphvlaxie
Peeiefer .
Les grands médecins : Piorrv .
Silhouettes medicales : Le raedecin militaire, parle D' Pterre Maurel..
,‘lr< et médecine : Les etudiants, par Gavarni .
Diététique .
Formules thérapeutiques . .
La médecine au palais .
Connaissances utiles : La préparation de Tahment par M" .Moll Weiss.,
Nouvelles . . . . . . . .
La vie médicale . . .
Cours. — Congres. Actes de la Pacultc de Pans .
Thérapeutique pratique : I raitement de I msomnie . .
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
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LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d’IntoUrancB ni d' Accidents d'iodisme
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PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i®r de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/'■■ Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier.... — Maladies des voies respiratoires; — tuber- | Juillet..
culose. I .
Février.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . Dermatologie; — syphilis; — maladies véné
Tiennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladie;
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné
Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre. . — Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué¬
riculture.
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I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
20 Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C‘“, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, g, rue Cujas, à Paris.
3° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de loo francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5» Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port),
U. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
{Chaque abonné a droit à une seule de ces treille primes) ;
1° Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogler et un Agenda médical offert par le Lactéol du Dr Boucard
(ces deux primes ensemble).
2° Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés Lécm^er), à Carentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
àParis.
5» Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
60 Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles.
7“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre i fr.5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’emballage et le port.
9» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
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Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12® Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
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LA PROPRETÉ DE PARIS
l’aris, la « Ville lAUiiière », est depuis trop long¬
temps la « Ville Sale ». Un instant nous avons i)u
espérer que la saleté des rues diininueriiit, quand
le Conseil Alunieijjal a voté une taxe — qui dans
sa pensée était prohibitive — sur les prospectus qui
encombrent chaussées et trottoirs. Mais voilà !
nous sommes en France dans l’ère du « je m’en-
fichisme » ! Ua taxe a mis des années à être votée
])ar nos conseillers qui avaient bien d’autres chiens
à fouetter et d’autres . électeurs à contenter. Une
fois que cette taxe est votée, l’Administration ne ;
l’applique pas.
11 n’est douteux pour per.somie que la distribution
continuelle du matin au soir sur la voie publique
de petits carrés de papier — quand ce ne sont pas
les grands feuilletons des journaux gouvernemen¬
taux — ne soit la cause principale de la malpro¬
preté de nos rues, malpropreté qui stupéfie tous les
étrangers fraîchement débarqués dans la capitale.
lye matin, à peine le balaj'eur est-il passé que les
prospectus jonchent à nouveau le sol ; c’est comme
si l’on n’avait rien fait. Ramasser ces papiers au
fur et à mesure, ce serait « un travail de Pénélope »
selon l’expression de IVI. Dausset et « une armée
de cantomiiers » ne suffirait pas.
J e me demande cependant si la taxe sur les pros¬
pectus serait aussi prohibitive qu’on l’e.spère. lit
puis le serait-elle que la question de la projîreté des
rues ne serait pas résolue du même coup.
11 faut augmenter le nombre des balayeurs, il faut
balayer « à la moderne », rapidement et non avec les
antiques voitures — ■ dignes tout au plus de figurer
dans des musées rétrospectifs — qui gênent la circu¬
lation et qui étalent la Vioue au lieu de la supprimer.
Je prévois d’objection ; c’est de l’argent qu’il
faut et la ville de Paris en manque. Mais d’abord
PROPOS
que fait-elle donc de celui (jue nous hn versons
abondamment chaque année ? Les impôts vont
croissant et nous sommes de plus en plus.... crottés.
Cette fâcheuse situation ne serait-elle pas duc à
un défaut de direction d’ensemble, à un maïuiue
d’autorité supérieure ? N’assistons-nous pas cou¬
ramment au navrant sjjectacle d’une rue tour à
tour éventrée pour des trc.vaux de gaz. rej);ivée. jniis
éventrée à nouve.'iu ])our des canalisations élec¬
triques, re])avée et encore éventrée pour des chan¬
tiers du àlétro ! Cela dure un an et phis, pour le
plus grand gaspillage du budget. Anarchie, » je
m’enfichisme > toujours.... !
Afin de se procurer des ressources nouvelles, sans
trop pressurer l’électeur, pourquoi la ville de Paris
ne suivrait elle ])as l’exenqfic de certaines villes de
l’étranger ? A laicerne, cha.que étranger séjournant
;iu moins cinq jours dans un hôtel reçoit une carte,
dite « kurkarte » : le directeur de l’hôtel prélève
cinciuante centimes par etranger recevant la kur¬
karte, un franc par ménagé.
Cro3-ez-vous (]ue les etrangers qui ne trouvent pas
cette me.sure mauvaise en Suisse, s’en montreraient
offusqués à Pans ?
Il J’ a deux ans. rayais eu 1 occasion de soumettre
à IM. Dausset, riionoralile rapporteur général du
budget de la ville, cette idée qu’il avait paru trouver
intéressante, mais il m’avait répondu que » l’As¬
semblée municipale considérait cette taxe comme
peu compatible ave la réputation d’ho.spitalité de
la ville de l’aris.
Iv’argunieut ne me convainct pas, et en attendant,
la même nation qui n’ose pas infliger à un étranger
restant au moins cinq jours dans sa cajntale un
modeste impôt, commence par le molester à la
douane de la façon la plus désobligeante...
Nous sommes le peuple le plus .spirituel de la
terre ! Ai.ükkt Morcniçr.
CHOSES DU JOUR
LA DURÉE DE LA VIE
Je suis fort surpris de lire dans une statistique
rapportée par A. H. Stewart, dans le Medical Record,
que la France compte 213 centenaires, c’est-à-dire
plus que l’Angleterre qui n’arrive qu’à 146 et que
l’Allemagne qui atteint le bas chiffre de 78. Il appa¬
raîtrait ainsi que notre pays, pourri jusqu’à la moelle
si l’on en croit certains auteurs étrangers, est plus
sain de corps ou plus ménager de ses forces que la
pudique Albion et que l’hv'giénique et disciplinée
Teutonie. Ce qui est également curieux à signaler
c'est que l’Espagne compte 410 centenaires, tandis
que la Serbie, la Bulgarie et la Romnanie par¬
viennent au chiffre fabuleux de 5540 ; mais ce qui
paraît encore plus extraordinaire, c’est que leur
nombre atteigne presque 4000 pour les États-Unis ;
on a tellement pris l’habitude de considérer les Amé¬
ricains comme des excentriques et des agités, qu’on
demeure stupéfait en présence de telles divulgations.
Sans doute, ces vieux patriarches n’arrivent pas
encore aux 969 ans de leur ancêtre Mathusalem ;
mais ils en prennent le chemin. Voici John Léonard
Roeder, William Macabee, Elizabeth Wonderly,
Sarah Mac Donald et Noah Raby qui vécurent jus¬
qu'à 107, 108, 109 et 131 ans; et voilà John Parr,
'l'homas Jenkins ou Saint-Mungo qui comptaient
à leur mort 152, 160 et même 185 années de bonne
et joyeuse vie. Stewart nous parle en particulier
d’un cei'tain James Click de Prestonburg qu’il a per¬
sonnellement connu et qui, à l’âge do cent qtiatre ans;
lui demanda gravement s’il ne pourrait pas lui
trouver une jeune et charlnante épouse.
En dehors de ces cas exceptionnels, les statistitpies
s’accordent à dire que la longévité tend à augmenter
de plus en plus. En Europe, seulement, la vie hu¬
maine a doublé dans les 350 tlernières années. Des
recherches toutes récentes montrent qu’en Angle¬
terre, en France, en Prusse, en Danemark, en Suède,
aux Massachusetts, la. vie humaine s’est accrue
durant les xviu et xvni'' siècles, de quatre ans par
siècle, que durant les trois premiers quarts du xviiU
siècle, la moj’enne d’augmentation fut de neuf années
par siècle, et que maintenant elle est de dix-sept
années par siècle. Si cela continue, on estime que
l’accroi.ssement de la longévité sera d’environ trente-
quatre ans à la fin de cç siècle.
Chaque homme, a dit Sir James Çrichton Brown,
est constitué pour vivre cent ans.. Et l’illustre chi¬
rurgien anglais, Frederick Trêves, estime qu’un temps
- IV —
En Pilules dosées. 0.20 Cenligr.
en Emulsion dosée à 0.30 Centigr
DANS TOUS LES CAS
dHÉMORRAGIE.ANÉ/VIIETUBERCULOSE
AlMTlHÈlVlOLYTiQLE PUISSAI\T
-É^ïïPïinâi^jSiJlÆ-
EXTRAITS^>">CH0^
équivalentauxorganes frais
DESSICCATION RAPIDE
VERS 0?
NI AUTOLYSE
NI CHALEUR
DANS LE VIDE ★ . ★ NI AIR
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CELESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
— V -
CHOSES DU
viendra où il sera aussi anormal de mourir de scar¬
latine, de lièvre typhoïde, de choléra ou de diphtérie,
qu’il l’est aujourd’hui en Angleterre de périr d’une
morsure de loup.
Il ne faut pas décourager les optimistes ; mais
je suis étonné que ce soit des médecins qui tiennent
ces propos, car ils font montre d’un esprit scienti¬
fique vraimcntpcu aiguisé. Ils devraient savoir que les
maladies, comme les mœurs et les costumes, se trans¬
forment avec le temps, et qu’à mesure que certaines
s’atténuent ou disparaissent, elles sont remplacées
JOUR {Suite)
par de nouvelles qui, jusque-là à peine soupçonnées
ou très bénignes, prennent tout à coup une intensité
et une malignité des plus déconcertante et impré\me.
Il se peut qu’on allonge la vie de quelques ans par
les soins de l’hygiène, surtout dans le jeune âge ;
mais je demeure des plus sceptique sur la disparition
des maladies. Elles sont comme une réaction salutaire
des corps bien constitués qui s’entraînent au danger,
pour mieux en triompher : quand il n’}' en aura plus,
je crains fort que la race humaine soit bien près do
s’éteindre. Rknïî Ckucuf.t.
CHRONIQUE MÊDICO-LITTÊRAIRE
LE FOIE ET LA BILE
DANS LE LIVRE DES « MILLE ET UNE NUITS »
J'attirais l’attention, voilà bientôt dix ans, sur le rôle
j ouô par le foie dans la littérature orientale ou du moins
dans les contes des Mille et une nuits (i). Pas une de ces
histoires merveilleuses où l’on n’en parle, comme aussi de
la vésicule biliaire ou de la bile. C'est qu’avec la vésicule
il y est considéré comme le siège des sentiments, le lieu où
s'allument les pas.sions, le foyer qu’elles dévorent ou font
éclater ; c’est lui l’organe noble, comme pour nous le
cœur dans notre littérature d’occident. La bile, en ces
contes, tient la place du sang ; elle monte au visage et
subitement le jaunit, comme la rougeur vient empour¬
prer la face des héros de nos drames.
Un de mes élèves, M. Girardeau, vient, sur mes con¬
seils, de reprendre ce sujet et de consacrer à son étude
sa thè.se inaugurale. Ayant lu, mot à mot, la belle traduc¬
tion de M. Mardrus, il a noté tous les passages où sont
cités le foie, la vésicule ou la bile ; de ceux-ci quelques-
uns méritent d'être rapportés en exemples :
Soleïmann-Sdrnh oomprlmant la douleur qui lui rongeait le foie et
lui nolrolasait le Iront... (tome IV, p. 119).
A peine All-ben-Bokar ent ll aperçu oe visage si beau, qu'il en lut
trappe d’admiration, et une passion s'alluma au fond 'de son ioie.
(t. IV. p. 266).
Je t'ai olevoe à oette dignité à cause de l'amo tr que ta beauté a
soudain allumé dans mon foie (t. V, p. 134i.
Le feu de tou amour a consumé mon foie Jusqu'à la folle (t. XI.
p. 31).
Slndbad sentit de ohagria sa véslonlo à fiel éclater dans son foie,
t. VI, p. 146).
De rage, il sentit le fiel de sa vésicule lui monter au nez (t. XIV.
p. 221).
rett-Boudour, en revoyant son bien aimé, devint jaune comme le
safran (t. V, p. 131).
Voyant cette fille de roi si belle... Jouder devint bleu jaune do
teint (t. Vlll, p. 343).
Le pauvre iQirl eut un tel chagiti que son foie éclata à l'beure
même et qu'il mourut (t. V. p. 268).
Et, le foio fendu, il but la mort d’une gorgée (t. XVI, p. 108).
Ce rôle affectif primordial attribué au foie par les
conteurs des Mille et une Nuits, le tient-il d’une pure
tradition littéraire sans base réelle, ou bien n’y-a-t-il pas,
particuliers à ces pays d’Orieut, certains faits médicaux
qui permettent de l’expliquer?
Il faut reconnaître, écrivais-je en itjoi, que les Orien¬
taux et particulièrement les auteurs des Mille et une
Nuits étaient bien placés pour apprécier l’importance des
fonctions du foie d'après les conséquences pathologiques
de ses altérations.
« Le pays de Bassora, de Bagdad et de Mossoul, la
vallée du Tigre et de l’Euphrate, la Mésopotamie,
l’ancienne Assyrie et l’ancienne Chaldée où se passent
les scènes des Mille et une Nuits sont ravagés, en effet,
par une terrible maladie, le paludisme, qui s’attaque
par excellence à la rate et au foie.... »
Nul doute que les atteintes répétées de cette infection
n’aient modifié le tempérament des habitants de ces
pays. Et, de fait, M. Girardeau nous montre les héros des
contes présentant les attributs de la cholémie simple
familiale. C’est Schahzaman, l’amant déçu, jaune de teint,
voleur et tueur de vierges, les yeux noirs le soir, sensuel
le matin, véritable neurasthénique biliaire, que la sugges¬
tion douce de la libératrice Schéhérazade guérit de sa
mélancolie] Belheureux,radolescent axengrains-de beauté qui
meurt de chagrin et de mélancolie. Ailleurs, ces orientaux
boulimiques, après avoir mangé beaucoup et longtemps'
« sontont leur ventre remp'f e i une grande lassitude les envahir et
Il assimiler tous leurs muscles (t. IV, p. 28), font des rêves do mau-
ci vaise digestion (t. V, p. 62), ont dos pituites et dos régurgitations
U ont l’abdomen gonflé et broyé par les spasmes et les coliques. »
Tous ces malades se soumettent à des médications
qu’on croirait d’aujourd’hui et qui se rapprochent singu¬
lièrement de celles ordonnées aux hépatiques : ils boivent
du lait écrémé, de l'eau, mangent des fruits et des légumes
verts cuits ; ils traitent leur lourdeur musculaire par
l’hydrothérapie, les frictions, le massage.
A lire ces descriptions aux détails si précis, on ne peut
douter que les auteurs des Mille et une Nuits, vivant au
milieu de cholémiques, n’aient fait que consigner ce qu’ils
voyaient journellement, et l’on ne peut imaginer d’autre
cause au rôle si important joué par l’appareil hépatique
et la bile dans leurs contes.
Il m’a paru intéressant de revenir ici sur ce point et
d'insister un peu sur l’explication qu’on en pouvait
déduire, par o'bservation rétrospective, de la lecture du
livre lui-même. A. Gilbkrt.
L’AIGUILLE
Voici une jolie pièce de vers de Barthélemy. Le
morceau est peu connu, d’une facture précieuse et d'un
Ion aimablement gaulois dont nous sommes désha-
l-itués. Le poète l’improvisa chez la marquise de Talbot,
nu jour que cette dame s’était assise sur une malencon¬
treuse aiguille oubliée dans vu coussin.
Une étrange nouvelle est ici parvenue l
On prétend qu’embusquée au milieu d’un fauteuil,
Une aiguille a percé votre peau blanche et nue,
Dans un endroit soustrait aux profanes coups d’œil.
Pardonnez-lui, madame, un crime involontaire,
Un crime non commis dans un but libertin,
Sans doute elle pensait remplir .son ministère.
Et n’être pas coupable eu piquant du satin.
Dieu merci ! de la peur que vous .avez conçue
Il ne vous reste plus qu’un cuisant souvenir,
Et cette histoire a pris une comique issue.
Alors qu'elle pouvait tragiquement finir.
Ah ! madame, pour vous quelle triste aventure !
Quel deuil pour votre époux ! si, s’égarant ailleurs.
Cette aiguille, exercée à l’œuvre des tailleurs.
Au lieu de faire un point, eût fait une couture.
BarthÙuîmy.
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la Ville de Paris, on ne peut désormais être nommé qu’après
avoir concouru. I,e premier coucours s’est terminé il n’y a pas
longtemps, et dans les meilleures conditions d’impartialité. Les
membres du jury étaient : M. Mosny, membre de l’Académie de
médecine, médecin des hôpitaux ; M. Méry, médecin des hôpi¬
taux, professeur agrégé : M. M. Lucien Butte, Louis Gouri-
cHON, Dufestel de Pradel, médecins inspecteurs des écoles.
90 candidats ont été reçus, et parmi eux qu’il nous soit
permis de distinguer le D' Émile Tournier, ancien interne
des hôpitaux de Paris, à qui nous devons l’amusante poésie ci-
dessous, dans laquelle chaque merabredu jury trouve son compte.
O toi, que la Fortune tente,
La Fortune immense, oh ! combien 1
Avec douze cents francs de rente.
Ainsi qu’un académicien,
Accours, médecin, à la piste !
Médecin, à la piste accours !
Inscris ton nom sur cette liste,
Ivt viens prendre part au Concours !
Les pauvrets, que le désir rouge.
De tous les points de l’horizon
Arrivent : la liste s’allonge
Au delà de toute raison.
Médecin Inspecteur des classes.
Noble rôle : il faut y penser ;
Nous avons quatre-vingt-dix places,
lît le concours va commencer 1
Pan, pan, pan, le Concours commence !
On respire un air empesté,
Ht la solennelle séance
Se déroule avec majesté.
Tremblez, candidats ridicules !
Voici sur leurs chaises curules
Les sombres J uges du Concours !
MosNY, le Président austère,
Le pensif agrégé, Mi':ry ;
Gourichon, qui ne peut se taire ;
De Pradel, au gilet fleuri ;
Butte, qui songe, morue et tri-ste,
Aux dangers des folles amours ;
Enfin, pour couronner la liste,
Dufestel, le bras du Concours !
Et la séance continue
A travers l’espace et le temps.
Semant sa route aride et nue
De pleurs et grincements de dents 1
L’épreuve succède à l’épreuve.
Et les jours succèdent aux jours !
Plus d’une épouse est déjà veuve,
Et le Concours poursuit son cours 1
Des mois passent, puis des années !
La vieillesse pèse sur tous I
Les candidats, âmes damnées,
Commencent à devenir fous !
Combien, au début pleins de sève,
Ont passé de vie à trépas
Sans avoir accompli leur rêve 1
Et le Concours ne finit pas I
Et les épreuves continuent,
Sans qu’on eu présume la fin ;
Et les candidats s’exténuent
A poursuivre un but incertain !
Sur leurs fronts, spectre séculaire,
Indifférente à leurs cris sourds.
Plane l’Hygiène scolaire,
Impératrice du Concours !
C’est une vénérable dame
A l’aspect que vous devinez,
Avec une figure en lame.
Et des lunettes sur le nez !
A sa suite, troupeau qui flanche.
S’avancent à pas lents et lourds
Les candidats à barbe blanche.
Tristes victimes du Concours !
Le Président a des béquilles
Et les Juges n’ont plus de dents !
Leurs os s’effritent en esquilles.
Tellement ils sont chargés d’ans !
Quant aux candidats, foule blême,
Qui se décime tous les jours.
Ils meurent avec un blasphème :
« Quelle barbe que ce Concours ! 0
Puis sur les J uges la mort frappe !
Le Président part le premier !
Gourichon bientôt le rattrape
Avec son entrain coutumier.
A la camarde, qui l’invite,
11 répond d’un air indigné :
« Zut alors 1 C’est partir trop vite :
« Le Concours n’est pas terminé ! »
Méry, dévoré par la fièvre.
Se met bientôt à l’unisson.
Il vent parler, mais de sa lèvre
Ne s’échappe qu’un vague sou 1
Bu’TTE n’est plus qu’une ombre vaine
Qui s’efface dans l’infini ;
De Pradel succombe à la peine.
Et le Concours n’est pas fini !
Hélas I comme des fleurs fauchées,
Ont-ils tous disparu? Non ! Tel
Un arbre aux branches desséchées,
Se dresse encore DUFESTEL !
A ses pieds, lamentable épave.
Se traîne un candidat hideux.
Aux membres crispés, à l’œil cave ;
Le Concours se réduit à deux !
La dernière épreuve est finie !
Dufestel à son tour s’abat !
Et les spasmes de l’agonie
Tordent le dernier candidat !
Déjà les deux pieds dans la tombe.
Il sait enfin qu’il est nommé I
Le dernier candidat succombe...
Et le Concours est terminé ! ! 1
Emils Tournier.
- 317 —
— VIII
— IX —
LA MEDECINE
GRAND GUIGNOL - LE PHARMACIEN
Le Pharmacien, par un contraste vigoureux, m’oppose
à Sabotage (Voy. Paris médical, n” 7).
Cet acte réalise le type de 1’ « effrayant ». Le « Phar¬
macien » de Max Maurey sera, au contraire, dans le genre
joyeux, amusant plutôt, tout d’observation ironique.
Le Pharmacien, conte les affres d’un « potard » de
faubourg qui se trompe de flacon en exécutant une ordon¬
nance et remplace, dans ime potion destinée à calmer les
coliques d’un petit garçon, 20 grammes de bismuth par
la même dose de chlorhydrate de morphine.
On apprend seulement dans la dernière scène, que l’en¬
fant « ayant guéri tout seul » n’a pas pris la drogue.
I/’histoire se passe dans une officine de quartier popu¬
leux. Cette pharmacie doit être située dans une des rues
tortueuses avoisinant la place Clichy. Le patron. Monsieur
Schlanip, porte une calotte, un pantalon à carreau ; il
ouvre ses volets lui-même, puisqu’il reproche à son élève
d’arriver trop tard et de lui laisser ainsi toute la besogne.
« Il est onze heures, vous devez être ici à dix heures.
— Je resterai ce soir une heure de plus. — C’est ça,
pour me brûler mon gaz I »
Dans ce quartier, le pharmacien fait de la médecine.
Il est moins impressionnant que le docteur : il ressemble
tant à l’épicier! Et puis, chez lui, c’est très commode,
on emporte le remède en même temps qu’on sait d’où
vient le mal. Le public est digne du lieu : voici d’abord
une petite fille. Elle allait sûrement à la communale l’an¬
née pa.s.sée : sa petite natte pendille sur son sarrau ; elle
traîne ses savates et s'explique avec force circonlocutions.
« Voilà, j 'voudrais vous demander... — Une consultation?
~ Un petit service. » Le pharmacien, déjà alléché, flaire
à présent la mauvaise pratique. « Je n’écoute que les
clients. Ouste !... Dehors ».
C’est à ce moment que l’élève, M. Rond, .arrive. Pen¬
dant que le patron le gourmande, il range les flacons et
découvre l’erreur commise par ce dernier. La morphine
est là, .sur la table. I.e patron se désole. On ne. connaît
nî l’adresse de la femme, ni celle du médecin. « Il s’appelle
Durand ! » La morphine n’est ni « éventée », ni « addi¬
tionnée de ces produits qui augmentent la densité du
corps et diminuent ses propriétés ».
M. Schlanip essaye de persuader à son élève de prendre
l’erreur à .son compte. Rond refuse. I.a petite fille vient
interrompre le colloque. <1 Voulez-vous déguerpir ! »
Et la petite fille continuera de scène en scène à en-
tr’ouvrir la porte avec un bon sourire : « Je viens voir
si vous êtes mieux disposé? » Et chaque fois, jusqu’à la
dernière scène, elle sera brutalement congédiée.
THÉÂTRE CLUNY. — LE PÈRE LA FROUSSE
A proprement parler <t Le Père La Frousse » n’e.st pas
une pièce médicale. Cependant, comme le héros, M, Du¬
hamel est pharmacien, en même temps que dentiste, la
liiédecine y trouve assez fréquemment place à titre acces¬
soire.
D’abord, il s’y passe une scène d’accouchement ;
tranquillisez-vous, on n’y représente que le premier acte,
le prologue plutôt, la parturiente en est aux premières
douleurs, le reste se poursuit pendant l’entr'acte.
La culture physique y est prônée contre l’obésité par
Mme Pranck-Mel qui donne une séance de démonstra¬
tion. La corpulence de l’actrice fait à elle seule tout le
comique de la situation.
Il est probable que M. Duhamel ne se contente pas de
ses bénéfices de pharmacien et de dentiste ni de ses hon¬
neurs : bien qu’il cumule encore les titres d’officier d’Aca-
démie et de pompier, il veut y ajouter celui d’officier
AU THÉÂTRE
Arrive à présent maître Legrin, avocat sans cause
parasite comme en voit ce genre de pharmacie. Il qué¬
mande un conseil pour une vague douleur à la main.
On devine qu’il vient de temps à autre croquer une pas¬
tille, emporter un bâton de guimauve et mie bouteille
d’eau de Vichy. Schlamp n’écoute point ses dires et l’in¬
terroge sur son cas, sur un pharmacien qui aurait livré, par
erreur, au lieu d’un médicament anodin, un poison vio¬
lent. « Le cas est archi-prévu, six mois de prison ! »
Il finit par obtenir un flacon de baume destiné à calmer
sa douleur. « Inutile de transcrire ses médicaments... il
ne paye jamais ! » Il s’en va...
Schlamp demeure désemparé. La petite fille essaye de
rentrer. « Fichez-moi le camp ! »
Alors paraît le magistrat du peuple, la loi matérialisée
pour les simples : le commissaire de. police. Il arrive comme
Schlamp tente encore une fois de convaincre Rond de se
dénoncer .à sa place. Schlamp défaille à l’approche du
châtiment. Le commissaire désire rester seul avec lui.
Le pharmacien croit qu’il s’agit de sa propre affaire.
Il est vite détrompé. Le commissaire a des furoncles.
Il a voyagé seul, en province, ou il a beaucoup bu et
mangé, et demande quelque laxatif-dépuratif. — Ça le
« gêne sous son faux-col ».
M. Schlamp est tout miel. Il ne veut pas qu’on parle du
prix: « J’ai toujours beaucoup aimé les magistrats! »
Et il fait partir le commissaire par la porte du fond qui
ne donne pas directement sur la rue.
Encore la petite fille. Cette fois, elle réclame' deux sous
de vaseline «pour avoir le droit de parler. » Et elle parle!
Et elle raconte avec maints détails la maladie de .son petit
neveu, les coliques « du lardon », la venue du médecin
l’ordonnance de ce dernier exécutée chez M. Schlamp...
M. Schlamp devient poli, il devient même gracieux, ai-
piable, empressé, quand il apprend que le mal étant
passé tout seul, la mère a dédaigné la drogue. « Quelle
femme intelligente ! » Sûrement, il veut bien reprendre
la potion, comme le demande la petite fille ! Il lui rend
l’argent et y ajoute même quelques sous. Il lui fait
cadeau de la vaseline. « Vous la donnerez à un pauvre ! »
Cependant, M. Rond arrive, il 'aperçoit la gamine,
veut la bousculer vers la porte pour rentrer en grâce.
« Soyez poli, hurle M. Schlamp ! » puis, sans pitié, le
pharmacien confond le pauvre diable. — Triomphal,
il lui annonce que l’histoire de la morphine n’est qu’une
épreuve destinée à expérimenter son dévouement • il
menace M. Rond de « la porte grande ouverte » .s’il s’avise
d’arriver en retard une seconde fois... et le pauvre Rond
n’a qu’un murmure; « Le chameau!... Le chameau! »
SUZANNK DEJUST-DKKIOI,.
de santé, car il ne se fait pas prier pour aller voir une
malade atteinte d’appendicite. S’il est aussi consciencieux
comme médecin que comme pharmacien !... Dans sa phar¬
macie, le réapprovisionnement en eau d’Evian se fait
.simplement en allant remplir les bonbonnes à la pompe
de la cour. Au.ssl ne nous étonnons-nous pas qu’il prenne
l’intérêt de ses clients et leur recommande l’usage des
bonbonnes, plus « avantageux » que celui deslbouteilles
Enfin le gros effet, celui qui — s’il n’est pas des plii.s
fins, — porte le plus sur le public de Cluny, est tiré de la
physiopathologie : le « Père la Frousse » doit son surnom
à des réactions psychiques, un peu vives à la moindre
cause d’émotion, lesquelles réactions se traduisent immé¬
diatement par des phénomènes somatiques du côté de
son côlon. Le « Père la Frousse » se tord sur la scène...
et le public eu fait autant dans la salle, pour des raisons
différentes.
L.-A. Grbv.
— 319 —
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— XI -
NECROLOGIE
CLAUDE MARTIN (1843-1911)
Claude Martin vient de mourir. Ses travaux sur la
prothèse immédiate appliquée aux opérations qui se pra¬
tiquent sur la face, sur la pro¬
thèse des maxillaires, des lèvres,
de la langue, du voile du palais,
du larynx, du nez, lui avaient
acquis une notoriété mondiale que
venait consacrer tout récemment
sa nomination de membre cor¬
respondant de l’Académie de
médecine.
Il faut citer également ses tra¬
vaux sur les fractures du maxil¬
laire inférieur, la rliinoplastie, les
fractures et déformations du nez,
le traitement des cicatrices vi¬
cieuses par les appareils lourds ou
à pression continue, la résection
apicale, l’élongation des dents,
l’orthodontie, etc,
La vie du maître lyonnais fut
un rare exemple de volonté persé¬
vérante et de travail obstiné. Fils
d’un passementier de Saint-
Étienne, après quelques mois d’es¬
sai du métier de tisseur, il entre
comme apprenti mécanicien chez
n dentiste de Lyon, vient îi
Comprenant bientôt la nécessité des connaissances
médicales pour tout homme qui veut à un titre quel¬
conque soigner des malades, il s’impose la lourde
tâche de complète
Martin (1843-1911) (i)
diever de s’initier à français de stomatologie,
la technique, pour se fixer définitivement à Lyon en 1873.
(i) Cliché dû à l’obligeance de noire confrère “ Le monde dentaire ' .
istruction première <
devenir docteur en médecine.
Cette conviction profonde que la
technique la plus habile ne sau¬
rait rien produire d’utile si elle
n’e.st inspirée par un esprit mé¬
dical et scientifique, qu’un appa¬
reil prothétique ne saurait rendre
de services s’il n’est établi eu
rapport avec les conditions phy¬
siologiques du fonctionnement
des organes qu’il va suppléer, .“e
retrouve dans tous les travaux
du stomatologiste lyonnais et en
explique les si remarquables
résultats.
Tous ceux qui ont approché
Claude Martin, tous ceux qui ont
profité de son enseignement
savent que l’homme n’était pas
inférieur au savant et à l’artiste.
Ses collègues stomatologistes le
tenaient en haute estime et
venaient par un vote unanime
de le nommer l’iin des présidents
d’honneur du second congrès
r. PARGIN-F.tY
CHRONIQUE DES LIVRES
Thii hygiene oî infancy and
childhood par A. DiNGWAbb
PORDYCE. 1910,1 vol.in-SdeaSo p.
{B. et S. Livingstone, àliiiinhourg).
L’hygiène de l’enfance a suscité
de nombreux ouvrages. Celui-ci se
distingue par son but pratique et
par son plan. L’auteur a cherché en
effet à exposer successivement les
divers facteurs de maladie chez
l’enfant et les moyens d’éviter leur
action nocive. C’est ainsi qu’il ana¬
lyse d’abord le facteur alimentaire et
étudie à ce propos le régime de l’en¬
fant et les troubles digestifs qui peu¬
vent survenir. Il aborde ensuite le
problème de l’hérédité et ses divers
aspects cliniques, le milieu, enfin le
facteur infectieux en rappelant les
conditions déterminantes des infec¬
tions chez l’enfant. Dans une der¬
nière partie, toujours conçqe à un
peint de vue simple et pratique,
l’auteur expose l’influence des divers
âges, des premiers mois de la vie,
de leurs premières année.s, de trois à
douze ans, de la puberté et de l’ado¬
lescence. L’ouvrage ainsi conçu
contient nombre de renseignements
utiles et peut, comme le souhaite son
auteur, mettre le médecin au courant
des aspects variés de la médecine
infantile. P. Lereboueeet.
Guide Formulaire de Théra¬
peutique, par le Dr Herzen,
• 6“ érf/fft);/, entièrement refondue et
mise en concordance avec le Codex
de 1908. 1911, I vol. in-l8, 900 p.,
relié 10 fr. (J. -B. Baillière et Fils,
La 6<-’ édition du Guide formulaire
de Herz.en montre, mieux que tout
éloge, le succès qu’il a auprès du
public, en rai.son de sa concision, de
sa clarté, de son utilité pratique.
La mise en vigueur du nouveau
Codex, survenue peu de temps
avant la précédente édition, a néces¬
sité pour celle-ci un remaniement
complet. De nombreux chapitres
ont été, d’autre part, transformés :
des méthodes nouvelles (atoxyl dans
les trypanosomiases ; méthode de
Lier ; plasma de Quinton ; radium-
thérapie, sérothérapies anti-dysenté¬
rique, anti méningococcique ; tabes,
tuberculinothérapie, etc.), ont été in¬
troduites et donnent à cette nouvelle
édition l’aspect et les mérites d’un
ouvrage nouveau, fait pour l’utilité
du praticien. P. Carnot.
Le problème de l'anaphylaxie
des albuminoïdes, par le Df
Hermann Pkeieeer, avec considé-.
ration particulière sur le diagnos¬
tic pratique des antigènes. 1910,'
I vol. in-8. (Fischer, à léna).
On trouvera dans ce livre des
renseignements fort utiles pour le
chercheur. La plupart des chapitres
sont consacrés à là technique de la
sensibilisation, à la sensibilisation
elle-même, à la symptomatologie du
choc anaphylactique. L’auteur envi¬
sage ensuite la spécificité de la
réaction, l’antianaphylaxie et l’ana¬
phylaxie pa.ssive. En somme, bonne
mise au point de l’état actuel de la
question de l’anaphylaxie. ■
C. Doptek.
— 321 —
— XII
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seulement à quelques rares élèves, candidats aux concours d’anatomie. Ceux-ci doivent savoir, dans tous ses détails, l'ana¬
tomie théorique alors que ceux-là n’ont besoin desavoir que les notions qui leur serviront dans la pratique journalière de
la médecine. 11 ne faut pas oublier que l’anatomie n’est et ne doit être qu’une branche accessoire de la médecine et que
pour indispensable qu’elle soit à connaître, ne doit pas accaparer, au détriment des autres branches de beaucoup plus
importantes, la plus grande partie des études médicales. L’.anatomie normale ne doit être qu’une introduction à l’anatomie
pathologique, à la clinique et à la thérapeutique. Un médecin qui ne s’attacherait qu’à Pétude de la première ferait un
travail stérile, puisque plus tard il ne se trouvera jamais en présence d’organes normaux, semblables à ceux qu’il aura appris
dans les livres, sa science ne trouvant son emploi que sur des organismes malades.
Le livre de Sohotta, qui s’adresse aux apprentis médecins, est conçu dans cette idée; — on y trouvera simplement les
notions essentielles à connaître pour examiner et soigner un malade. On a supprimé, de parti pris, tout ce qui n’avait pas
une réelle importance pratique, tandis qu’on a, par contre, donné tous les détails que le médecin devra savoir et retenir.
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- XIII —
LES GRANDS MEDECINS
PIORRY (1794-1879)
l’iORRY (Pierre-Adolphe) fut professeur à la Faculté
de médecine de Paris, de 1840 à 1866, et c’est vraiment
de haute lutte qu’il enleva ce haut poste. Jugez-cn :
Né pauvre, d’une ancienne famille bourgeoi.se de Poi¬
tiers que ruina la Révolution, le jeune Piorry fut dressé au
travail par une mère intelligente et remarquablement les habitations
douée. Fu 1815 il partit comme
conscrit en Espagne où il resta
deux ans. — C’est alors qu’il
trouva matière à exercer ses
qualités d’initiative, de dévoue¬
ment et de travail, et qu’il prit
le goût de la carrière chirurgicale,
au point de concourir pour être
chirurgien des hôpitaux de Paris
(1823). 11 s’en fallut d’un point
qu’il fut nommé.
En 1830, Piorry mérita par ses
services militaires la médaille de
Juillet-, en 1832 il obtint la
médaille du Choléra.
Mais traçons la route épineuse
par laquelle l’iorry parvint au
professorat. Médecin des hôpitaux
de Paris en 1825, agrégé en 1827,
il affronte le concours pour la
chaire de Physiologie, chaire
enlevée à la faveur par le gou¬
vernement de 1830 et remise au
concours. Piorry échoua ; lîouil-
laud fut proposé par le jury,
mais (comme quoi le pouvoir a
souvent les mêmes défauts sous tous les régimes),
ce fut Eérard qui fut nommé (1831). Piorry se présente
par deux fois au concours pour la chaire de Clinique
médicale, le 18 juin 1831, et le 9 mars 1833 ; les
deux fois il échoue ; ce sont, tour à tour Bouillaud et
Rostan qui passent. En 1838, nouveau concours pour la
chaire d’hygiène : nouvel échec. Piorry ne se décourage
pas, et finit enfin par cueillir le fruit bien mûr de tant
de persévérance et de tant d’efforts, en obtenant au
concours, la chaire de Pathologie médicale à la Faculté
de Paris (1840). En 1851, il fut nommé professeur de
clinique médicale, à la Charité d’abord, à l’Hôtel-Dieu
ensuite, chaire qu’il dut abandonner, pour des raisons
peu connues, le 3 novembre i86û.
Ees travaux scientifiques de Piorry sont nombreux
et touchent à tout. Il a laissé un Traité de médecine pra¬
tique en 8 volumes, un Traité de diagnostic et de sémio-
Traité des altérations du sang, des Travaux sur
leurs influences sur l'homme, etc. Rele¬
vons encore sa thèse de Doctorat,
car le sujet traité survivra éter¬
nellement comme actualité per¬
manente : Sur le danger de la
lecture des livres de médecine par
les gois du mande.
Mais la découverte principale
qui a consacré la gloire de
Piorry est la dactylo- ptessimetrie
(1826), ou méthode de percussion
médiate, déduite des travaux
de Eaennec (voir le n" 6 de Paris
médical), et consistant dans
l’application sur la région à
explorer, du plessimctre, plaque
mince d’ivoire, de forme ronde
ou carrée, fixée par la main
gauche, pendant que la percussion
se fait avec l’extrémité réunie des
doigts de la main droite.
Esprit original, indépendant,
bizarre même, Piorry ne manqua
pas, suivant le sort commun, de
ennemis, surtout quand il se mit
à combattre au nom de la phy¬
siologie expérimentale, les idées hippocratiques de
Broussais, idées toutes-puissantes alors sur les bien¬
faits, dont on abusait tant de la saignée et du régime
alimentaire insuffisant.
Dans son enseignement, Piorry s’efforça toujours d’être
essentiellement pratique, en cherchant à donner à la
clinique, parfois jusqu’à l’excès, des bases fixes, em¬
pruntées à l’anatomie, à la physiologie et aux sciences
naturelles. Piorry fut un grand médecin, qui a grande¬
ment honoré et la Faculté de Médecine et le corps
médical des hôpitaux de l’aris, et son pays. D*' Horn.
SILHOUETTES MÉDICALES
LE MÉDECIN MILITAIRE
A l'hôpital, à l’heure de la visite. Les infirmiers
groupés près de la salle des fiévreux rectifient la
position et font le Salut militaire. Le médecin chef
entre, en tenue, revêtu d’un long sarrau formant
blouse. Le képi galonné sur la tête, il commence la
visite, interroge les malades d’un ton bref, examine,
puis dicte médicaments et régime à l’infirmier
qui est chargé du cahier. Après la visite il passe à
son cabinet où il devient administrateur. S’il est
homme de science, il ne fait que signer et court
à son laboratoire.
Un quartier de cavalerie à huit heures du matin.
Une allègre sonnerie de trompettes retentit au loin.
Le major arrive, l’air fringant, cravache à la main,
bptté, éperonné, pincé dans son dolman, bien asti¬
qué, moustache et tête au vent. D’un geste ébauché
il rend le salut aux hommes qui vont au pansage, et
se dirige vers l’infirmerie. La visite est vite faite.
Il se hâte vers l’écurie, saute sur son cheval qui
s’ébroue un peu, ramasse les rênes et part pour la
promenade.
Une caserne, môme heure, La tête penchée, les
mains dans les poches de la capote, presque ina¬
perçu, le médecin-major va passer la visite. C’est
toujours le même défilé sans intérêt ou plutôt c’est
une pathologie spéciale. La « carotte », l’opinion
du colonel, la crainte des journaux, y tiennent une
certaine place. Puis il fait un tour à l’infirmerie pour
évacuer sur l’hôpital tout malade intéressant. Il va
enfin faire ses rapports de service et repart douce¬
ment, comme un bureaucrate, sa besogne terminée.
Et de ces types à pacifique allure, surgira, le jour
du danger, le vrai médecin militaire.
Dr Pierre Maurel.
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de l’Acide urique
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Médication
Atsénio-phosphorde
organique
t’HISTOGÉNOL NALINE _ . _ _ _ _
par une cause quelconque, a besoin d’une médication réparatrice paissante ;
dans tous les cas où il faut relever l’état général par l’amélioration de la
çoinposition du sang, la reminéralisation des tissus et le retour ù la normale
des réactions intraorganiques
TUBERCULOSE, BRONCHITES, LYMPHATISME, SCROFULE, ANÉMIE
ASTHME, NEURASTHÉNIE, DIABÈTE, AFFECTIONS CUTANÉES
FAIBLESSE GÉMRALE CONVALESCENCES DIFFICILES, ETC.
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Bibliothèque de Thérapeutique
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT & P. CARNOT
Professeur de clinique Proresseur aqrégé de thérapeutique
La 'Mièhipeütiqllfe pbtit êthe eilvisagée différemment, suivant que l’on prend pour point de départ de son étude
Ib Médicament, le Symptôme ou la Maladie. La Bibliothèque de Thérapeuticiue est donc divisée en trois Séries conver-
geiites, dans lescpielles sont étudiés les agents tiiérapeutujues, les médications, les traitements. Cliaque série
romiirend un certain nombre de volumes, indépendants les uns des autres et paraissant en ordre dispensé, mais dont
la place est nettement déterminée dans le plan d’ensemble de l'ouvrage.
La jiremière Série est relative aux agents TiiÉRAPEUTiQrES. Klle comprend, comme introduction générale,
VAyt (/r formuler, puis l’étude des Techniques thi’rapeutiques médicales et chirurgicales.
L’étude des Agents physiques a jiris Un développement considérable. Les diverses branches de la Physiothérapie
nftrent au l’raticierl une série de ressourcés nouvelles. Qu’il s’agisse de Kinésithérapie, de Massage, d' Hydrothérapie,
ATilpclrolhéHpié, tle liadîothéràpie, etc., tout médecin doit savoir applitiuer, lui-même, les méthodes usuelles.
L’étude des Médicaments chimiques a fait, elle aussi, de grands jirogrès. Les Médicaments minéraux ont récem¬
ment revêtu des formes nouvelles (combinaisons organiques, métaux colloïdaux), douées de nouvelles propriétés théra¬
peutiques. Quant aux Médicaments organuiues, leur nombre s’accroît tous les jour-s. Si les Médicaments d'origine végé¬
tale sont, de plus en plus, olitenus par synthèse', de nouvelles plantes entrent, à leur tour, dans la matière médicale.
Les Médicaments d’origine animale, fort employés jadis, puis fort oubliés, sont de nouveau étudiés. l.’Op nherat ie
U tilise des produits fabriqués par l’organisme même et supplée à l’insuffisance glandulaire, en fonniissaiit artiticiellemeut
au malade les substances qu’il ne. fabrique plus. C’est la Daso de la Thérapeuticiue de demain.
Les Médicaments d'origine microbienne ont métamorphosé le traitement et la prophylaxie des maladies inf"ctieuses.
Ils peuvent conférer une immunité active grâce aux raétliodes de Vaccination, ou passive grâce aux méthodes de
Sérothérapie. On peut aussi faire de la Bactériothérapie , en opposant aux microbes nocifs d’autres microbes, dont le
déveloiipement gêne celui des premiers.
L étude des Agents Thérapeutiques comprend encore la Crénothérapie (Eaux minérale.s), La Thalassothérapie
(Bains de mer) et la Ctimatotherapie. L’étude des Régimes alimentaires s'est beaucoup précisée : le régime, scientifi-
quünient élnbli. lait, de plus "n oms. partie de l’ordonnance et du traitement.
Enfin l’étude des Agents Psychiques, la Psychothérapie a pris, elle aussi, une grande importance.
La deuxième Série tle la Bibliothètjue de Thénipeuthiue est relative à l’étude des médications.
Etant lionné un symptôme clinique, le premier problème thérapeutique qui se po.se est de savoir si l’on doit agit
sur lui, le favoriser ou le combattre. En second lieu, pour ou contre un .symptôme donné, on peut utiliser idusieurs
méthodes thérapeutiques, t'hacune a ses indications et ses contre-indications.
On V'oit, par là, toute l'importance (iratitpie que présente l’étude des Médications Symptomatiques.
La troisième Série comprend l’étude des traitements.
Le Traitement d’une Maladie, lorsqu’il n'est pas pathogénique, est fait, le plus souvent, de la juxtaposition d’une
série de Médications symjJtomatiques. 11 devra se modifier incessamment, en se modelant sur la marclie même de
l’aiiection. Beaucoup 'de traitements sont devenus médico-chirurgicaux. La partie médicale a donc été complétée
par une partie chirurgicale, de telle sorte que l’on puisse envisager, sous leurs dilférentes faces, les multiples traite¬
ments d'une même maladie. C’est d.ans cet esprit qu’une série de volumes .sont consacrés aux Traitements des
Maladies Oencraies tluf -ctions. Intoxications, àlaladies de la Nutrition), des Maladies de chaipie ogrgane (Maladii-s
nerveuses, digestives, circulatoires, pulmonaires, génito-urmaires), ainsi tpie des Sliécialités (Maladies cutanées et
vénériennes ; Maladies de la bouche, du nez, du larynx, des oreilles et des yeux).
Ainsi se complètent, mutuellement, les trois Séries relatives aux Agents 'Thérapeutiques, aux Médications et aux
Traitements, Elles sont conçues avec une même préoccupation, celle d’être immédiatement utiles au Praticien,
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* Technique thérapeutique chirurgicale, par les I)'» Pauchet
et Diicroooet. i vol. 15 fr.
Physiothérapie.
• Elcctruthérapie, par le O' Noc.ier. i vol. 10 fr.
Radiothérapie, Radiuinthérapie, Photothérapie, par les D'*
Oudin et Zimmeun. i vol.
• Kinésithérapie : .Massage, Gymnastique, par les D''* P. Car-
N'OT, Uac.kon, DucRoquiT, Nac.eotte, Cautru. Bou-
• .Mécanothéra pie, jeux et Sports, Hydrothérapie, par les
1)’« l'RAIKIN, de CaRDE.NAL. CoNSITKNSOlIX, TiSSIÉ,
l>EI..COENIÈRK, Pahiset. I Vol. 8 fr.
* Créiiotliérapie (Eaux minérales). Thalassothérapie, Cli-
mathotlicrapie, par les professeurs Landouzy Gautier,
Moureu, De Launav, les D'» Heitz, Lamarquk, Lalescue,
P. Carn-ot. 1 vol. i.( fr.
Até’iicaments chimiques et végétaux, par le Pr Pic et le
in Imbert, s vol.
• Opothérapie par le D” P. Carnot, i vol. 12 fr.
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Louis .Martin. Vaileard. Doeti k, Besredka. Salimbeni,
Wassermann. DujARm.N-lir.AUMETZ. Calmette. 1 vol. 8 fr.
• Régimes alimentaires, par le D' Marcel Labiié. i vol 12 fr.
Psychothérapie, par le prof. Déjerine et le D'' André Thomas.
I vol.
5" Série. — LES MEDICATIONS
* Médications générales, pr.r les D” BoticiiARD, U, Uoc.er,
Saiiuuraui>,.Sabrazés, Bekgoniê. IhNARi). Ai'ert. Maurel,
Kau/ier, P. Carnot, P. Marie, Clunet, Lépine, Poü-
CHET, Baltiiazard, A. ROBIN et CovoN, Chaueiari),
WiDAL et Lemierrk. I vol. 12 fr. ■
Alédications symptomatiques (Mal, nerv., resp., circulât.),
par J. Lépine, Sicard, Guillain, M. de Fleury, Méné¬
trier. Mayor. i vol.
Médications symptomatiques (Mal. digest, hépat., rénales,
génit. et cutanées), .par Gilbert, Castaic.ne, Jacquet et
M. Ferrand i. vol.
J» Série. — LES TRAITEMENTS
Thérapeutique des Maladies infectieuses, par les D'* NoiiÉ-
couRT, Noc. Marcel Garnier, i. vol.
Thérapeutique des Maladies de la Nutrition et Intoxica¬
tions, par les D" Lereboullet, Lieper. i vol.
Thérapeutique des Maladies nerveuses, par les D” Claude,
Lejonne, de Martel, i vol.
•Thérapeutique des Ataindics respiratoires et Tuber¬
culose, par les 1)'“Hirtz. Risr, Kuss, ÏUEETER. I A’ol. 12 fr.
Thérapeutique des Maladies circulatoires (Cu-iir, IV(i'.v.vraut,
Sang), par les IF* JosuÉ, Vaquez et .\ubekiin, Wiart.
Thérapeutique des Maladies digestives. Foie. Pancréas,
par les D'* P. Carnot, Comre, I.ecè.ne. i vol.
•Thérapeutique des Ataladics uri 'aires (Reins. Voies
urinaires, Appaietl génital de l'homme), par les D'* Achard,
Marion, Paisse.tu. 12 fr.
Thérapeutique gynécologique et obstétricale, ]>ar les
IF" Brindeau et Jeannin. 1 vol.
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Thérapeutique osseuse et articulaire, par les 1F‘ IIuchard,
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- S27
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- XIX -
Préparation du bouillon.
I kilogramme de viande de bœuf,
f) litres d’eau.
Quelques débris de volaille.
Des os.
Les légumes du pot au feu : carottes,
navets, poireaux, cerfeuil, céleri.
I. Prendre une marmite émaillée,
y verser 6 litres d’«au et y plonger
tous les os, abattis de volaille, que
l'on peut avoir à sa disposition.
Lorsque l’écume se produit, l’enlever
avec une écumoire.
II. Au bout d’une heure, plonger
le bouilli dans le liquide bouillant,
écumer, puis le laisser frémir douce¬
ment durant une heure ; ajouter
alors les légumes, trois ou quatre
grosses carottes, un navet, des poi¬
reaux, du cerfeuil et du céleri,
attachés solidement par petits
jjaqueLs. Deux heures après, le
bouillon est prêt. Il faut encore
le verser à travers une pas.soire très
hue avant de le servdr.
Pour que le bouillon soit bien
clair, il ne faut pas le faire bouillir
t op fort, il ne faut pas non plus le
couvrir hermétiquement.
Pour faire du bouillon pour
malades, on plonge la' viande dans
l'eau froide en mémo temps que
les os.
Bouillon de pigeon. — Vider,
flamber, brider un jeune pigeon ;
DIÉTÉTIQUE
hacher le cou, la tête, les pattes et
le gésier ; empoter le hachis dans une
casserole avec 50 grammes de
carottes, 50 grammes de poireaux
coupés en dés, mouiller de 8 déci¬
litres d’eau. Faire bouillir en plein
feu. -Ajouter le pigeon bridé et
6 grammes de sel. Laisser cuire dou¬
cement pendant cinquante minutes.
Passer et dégraisser à la serviette
pour servir.
Bouillon de légumes pour e.-.fants
(Méry).
Kau . 1 litre.
Pommes de tene . 60 grammês.
Carottes . 45 —
Navets . 15 —
Faire bouillir pendant 4 heures ;
passer ; employer pur ou addition¬
né de pâtes, farines.
Bouillon de céréales et légumi¬
neuses (Springer).
Fait Q. 8. pour obtenir uii litre
de décoction après 2 heures d’ébul-
litiüii (environ 4 litres). Saler et
passer.
Beefsteak vénitien (i).
125 grammes de bœuf haché ou de pulpe ;
25 grammes de moelle ;
Poivre, sel, épices, ail (ai libitum).
I. Mélanger le bœuf, la moelle, le
poivre, le sel, les épices.
II. Former avec cette préparation
des sortes de croquettes plates et
les faire griller absolument comme
le beefsteak ordinaire.
Pour donner à cette préparation
un petit goût d'ail, il suliit de bien
frotter d'ail l’assiette dans laipielle
se fait la manipulation des ditïérents
Préparation d’un beefsteak (2). --
I. Prendre un morceau de bœuf île
bonne ipialité, jeune et tendre.
IL Chaulïer le gril. Poser le bœuf
sur le gril. Quand le sang perle à sa
surface, le retourner. Lorsqu'il est
cuit sur le second côté, le saler et le
])oser sur un plat sur lequel on aura
au prétdable étendu un peu de beurre.
Placer aussi ipielques jiarcelles de
beurre à la surface du beefsteak.
11 ne faut jamais saler le beefsteak
avant de le poser sur le gril ou
pendant qu'il est sur le feu; il per¬
drait ainsi tous les sucs nourris-
kints qu’il renferme.
(i) lîxtrait de la Cuisine rationnelle
des malades et des bien-portants, par
M-'i’ A. Moll-Weiss. — (2) Tiré du
Conseiller de la famille et de VÊcole des
mires, du iiiéme auteur.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
Crampes de la grossesse (Rudau.\
ET Cartier). — 1" Frictionner plu¬
sieurs fois par jour les muscles con¬
tracturés avec :
Chloroforme . 10 grammes
Baume de Fioravanti. . . 30 —
Alcool camiihré . 40 —
2“ Au moment de la contraction
douloureuse, mettre la jambe, le pied
et les orteils, en extension forcée.
3“ Prendre deux ou trois cuillerées
à dessert par jour de :
Bromure de potassium . 15 grammes
Sirop de fleurs d’oranger 100 —
Hau distillée . 200 —
Ou trois pilules par jour ; une le
matin, une dans le milieu de la jour¬
née, la troisième le soir, de :
Valérianate d’ammouia- j
Kxtrait de valériane _ )
pour une pilule n'> 20.
Crises aigues d’entéro colite(PRON).
— .4 pplications chaudes (cataplasmes,
compresses d’eau chaude). Arroser les
cataplasmes de laudanum de .Syden¬
ham (une à deux cuillerées à café)
ou d'une cuillerée à soupe d’un Uni¬
ment comme le suivant :
Baume de Fioravanti . ) . „
Alcool camphré . jaaSogr.
Ether acétique . / â'i 10 ’r
Laudanum de Sydenham . . . ' ' ^ ’
Contre la douleur. — Si les douleurs
sont très fortes, on adjoindra aux
applications chaudes certains médi¬
caments :
Codéine . o.c r à 0.02 cg.
Craie préparée . ^ VI i r
Phosphate bicalciqu:... ' ^
pour un paquet. Trois à six ]iar jour
(selon la dose de codéine employée)
dans une petite quantité d’infusion
chaude, ou :
Extrait de bclkadone . o 10 cg.
Extrait hydro-alc de chanvre
indien . o 50 cg.
Trois à quatre cuillerées à soupe
en vingt-quatre heures.
L’ar.scnic dans l’artério-sclérosc,
avec troubles circulatoires, oedèmes,
dyspnée, etc. (Martinet) ;
Arséniatc de soude . o gr. o;
lodure de potassium . jo gr.
Eau distillée . 300 —
Une cuillerée à soupe à chacun
des principaux repas, pendant dix
jours ; deux cuillerées à soupe t'i cha¬
que repas, les dix jours suivants ;
repos, la troLsième période de dix
Dans les mêmes cas, avec dépres-
Arséniate de soude . o gr. 05
Glycérophosphate de soude, j . .
lodure de sodium . ) ^
Eau distillée . 300 grammes
Une cuillerée à soupe, malin, midi
et soir, au moment du repas.
Ou :
Arséniate de soude . o gr. 10
Teinture de kola . 15 gr.
Sirop de quinquina .... ;
Sirop d’écorces d’oran- ( ââ 150 —
ges amères . )
Ou bien :
Sulfate de strychniu" . o gr. 03
Extrait fluide quinquina . . 20 gr.
Cognac vieux . 30 —
Glycérine neutre, Q. s. pour 100 r. c.
Une cuillerée à café, le matin et
à midi, dans un peu de vin, de bière
ou de café, au commencement du
repas (potion pour dix jours).
On encore ;
Tartratc de fer et de potasse j
en iiaillettes . ' ââ 10 gr.
Dissoudre, filtrer et conserver en
flacons lioucliés à l’émeri. On en
prescrira de dix à quinze gouttes par
jour.
— XX —
TRAITEMENT DES
MALADIES CUTANÉES
ET VÉNÉRIENNES
Par les Docteurs
AUDRY
Professeur à la Faculté de médecine de Toulouse.
DURAND et NICOLAS
Professeur et Agrégé à la Faculté de médecine de Lyon.
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Responsabilité d’un pharmacien.—
Un phannacien a été condamné
à 2 ooü francs de dommages-
intérêts, pour avoir été cause
de l’aggravation d’une blessure en
se chargeant des jiremiers soins et
en déconseillant la blessée de voir un
médecin dès le début de l’accident.
Le D' Joland contre le La¬
grange. — Paris mi'dical a déjà
signalé cette affaire pendante devant
le tribunal de U'-’ instance.
Les juges ont donné tort au deman¬
deur, renvoyant le défendeur, le
Dr Lagrange, sans dépens et sans
même ordonner d’enquête, attendu,
disent-ils, « qu’on ne peut douter de
la haute conscience de ce spécialiste,
ni de sa connaissance profonde de
la matière, ni de son habileté de
praticien, ni de son désir de bien
faire en toute circonstance et prin¬
cipalement en celle-ci oit, sans de¬
mander ni accepter aucun honoraire,
il agissait envers un confrère, etc... »
La responsabilité professionnelle.
— Dans sa séance du 1 3 janvier 1 9 1 1 ,
le Con.seil d’administration du syn¬
dicat des médecins de la Seine a voté
l’ordre, du jour suivant :
« Le Conseil d’administration du
Syndicat des médecins de la Seine,
représentant i 700 médecins syn¬
diqués de Paris et de sa banlieue,
ému des conséquences graves que
pourrait avoir l’établissement d’une
jurisprudence limitant par une res¬
ponsabilité civile trop étendue la
liberté d’action du chirurgien ;
« Considérant que, le plus sou¬
vent , le chirurgien, dans les circon¬
stances les plus critiques, doit
prendre, sans arrière pensée et sans
crainte, des décisions rapides et par¬
fois audacieuses ;
« Considérant que l’indécision et
la timidité du chirurgien sont tou¬
jours funestes aux malades qui ont
recours à ses soins ;
« Attire respectueusement l’at¬
tention de la Cour sur les résultats
fâcheux que pourrait avoir l’ex¬
tension de la responsabilité en para¬
lysant l’action médicale et chirur¬
gicale dans les cas où la vie
humaine se trouve le plus menacée ;
« lît émet le voeu que cette res¬
ponsabilité reste bornée, comme par
le passé, à la faute lourde nettement
établie. »
L’abus du corset. — Le Df P., le
très distingué médecin-légiste, a eu
l’occasion récemment de rompre des
lances contre le corset, à propos de
l’affaire suivante :
L’an passé, une dame R..., passait
rue Scribe, vers cinq heures du soir.
La malheureuse femme tomba dans
une fosse où l’on serre les outils des
ouvriers municipaux. La trappe
était ouverte, sans ([n’aucun garde-
fou en jirotégeât les ah.ords et sans
i]u’aucune lanterne signalât l’exis¬
tence du trou, prdfond de deux
mètres. La trappe avait été ouverte
par un paveur, qui était descendu
dans le fossé afin d’y remiser ses
Après la chute dont elle avait été
victime, Mme R. ressentit -d’as¬
sez vives douleurs dans le ventre.
Notre confrère P., désigné comme
expert, introduisit dans son rapport
les remarques suivantes ;
Sur cinq ou six femmes, une en
moyenne est atteinte de « rein flot-
t.ant », affection qui détermine des ma¬
laises, des nausées, des troubles diges¬
tifs et vésicaux. Or d’ajirès les statis¬
tiques les plus récentes, la cause de
cette chute du rein doit être attribuée
iui port du corset qui, comprimant
la taille, vient ,appuyer sur le foie, et
par là même projette en bas le rein,
sous-jacent à ce foie. Je ne puis donc
affirmer que le rein flottant de la plai¬
gnante, constaté par moi, est le résultat
de l’accident dont elle a été victime,
ou si, au contraire, ce r.-in flottant
existait auparavant et était le
résultat du jHirt d’un corset. Mais
la chute de la plaignante ne pou¬
vait, dans cette dernière hypothèse,
qu’aggraver le mal...
CONNAISSANCES PRATIQUES
LA PRÉPARATION DE L’ALIMENT
Notions préalables
Organisation de la cuisine. — La cuisine sera grande,
claire et aérée. Toutes les parois, verticales et horizontales,
seront lavables; les murs peints à l’huile, le sol carrelé.
L’eau sera amenée sur l’évier par un conduit, de façon
qu’on puisse facilement s’en approvisionner et qu’on
n’en économise pas la dépense. Même à la campagne, il
est presipie toujours possible d’établir une canalisation.
Le meilleur chauffage, au point de vue de la propreté de
la cuisine, c’est le chauffage au gaz ; le plus pratique, au
point de vue des préparations culinaires, le chauffage
au charbon de terre.
Il faut mettre à l’abri des poussières toutes les den¬
rées alimentaires qui se trouvent dans la cuisine. Pour
y réussir, on enfermeni les pâtes, les condiments et tous
les produits coloniaux dans des bocaux de verre.
On bannira le balayage sec et on le remplacera par
le balayage humide.
La batterie de cuisine sera rangée dans un placard
«lu'on fermera au moment du nettoyage.
On défendra rigoureusement l’accès de la cuisine, aux
chaussures à nettoyer, aux vêtements de domestique.
On n’autorisera pas les domestiques à y « faire les
souliers » ou à y brosser les habits. On n’y battera ni
tapis, ni couverture ; 0:1 fennera les fenêtres au moment
où les étages supérieurs procèdent à des nettoyages de ce
genre.
I.ai cuisine devra être très, propre et la cuisinière très
bien tenue.
Lavage de la cuisine après chaque repas. Lavage
des étagères une fois par semaine. Lavage des murs une
fois par mois.
La cuisinière sera vêtue de longues blouses lovahles
de toile fournies par les maîtres; elle ne les montera
])as dans sa chambre, ni ne les mettra pour aucun
autre travail que pour cuisiner.
Le lavage des mains, si important pour l’hygiène
de ceux qu’elle sert, lui sera enseigné p.ir la maîtresse de
maison et une bro.ssc sera, pour cet effet, à place fixe
sur l’évier,
La batterie de cuisine sera simple et complète, Réduire
le nettoyage au minimum pour pouvoir en exiger le
ponctuel accomplissement.
La meilleure cuisine est celle qui se fait dans les usten¬
siles les plus propres : il est donc nécessaire que la maî¬
tresse de maison passe de temps à autre la batterie
de cuisine en revue, et qu’elle inspecte la tenue et l’ordre
des armoires.
Éloignez tous les déchets ménagers le plus rapidement
po.ssible; ce sont eux qui vicient l’atmosphère, qui
donnent à maintes cui.sines une odeur particulière peu
agréable et peu alléchante.
C’est le .soir que la caisse aux déchets sera de.scendue
dans la cour, ce serait un grave manquement à l’hygiène
que de la laisser dans l’appartement durant là nuit.
C’est le matin au lever que la cuismiere videra les
cendres du fourneau, pour être bien certaine de .son tirage
duranf: la journée.
.\ la campagne, lorsque ces cendres sont le déchet de
la combustion du bois de chêne, elle-s sont mises de côté
et servent à la lessive ; résidus de la combustion du char¬
bon de terre ou du coke, elles n’ont aucune valeur et
seront jetées.
Les balayures prendront le même chemin, tantque nous
n’aurons pas adapté à nos foyers un système permettant
de faire servir au chauffage delà maison et à la cuisson
des alimeuhî es déchets de toutes sortes que donne la vie
journalière. Augusta Mqli.-Weiss,
Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, Paris
Les Actualités Médicales
Collection de volumes in-16, de 96 pages, cartonnés. Chaque volume : 1 fr. 50
Le Rachitisme, par A.-B. Marfan, p.ofesseur à la FacuUé
de médecine ae Paris. 1911, 1 vol. in-ifi, cart. 1 fr. 60
Hygiène de la Peau, par J. .Nicolas, prolesseur à la
Faculté de médecine de Lyon, et Ja.m80n, chef ce Cli¬
nique. lyii, I vol. in-it), cart . 1 fr. 50
Quide pratique du diagnostic de la Syphilis, aéru-di i-
gnostic, par les Iji's P. üasiou et A. Girauld. iqio,
I vol. in-16, avec 22 fig.,cart . 1 fr. 50
L’Uitra-Microscope dans le diagnostic clinique et les
recherches de laboiatoire, par le Dr P. Gastou. 1910,
i vol. in-16 avec 25 ng., cart . 1 fr. 50
Hygiène du visage (cosnétique, esthétique et massage),
parle Dr P. Gastou, directeur du laboratoire central de
rhôpital Saint Louis. 1910, 1 vol. in-16 avec 14 lig.,
cart . 1 fr. 50
Les Courants de haute fréquence et la D’Arsonvalisation,
par le D' Zivi.mern, prolesseur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, et S. 'ruRCui.si. 1910, i vol. in-16,
avec 22 tig., cart . 1 fr. 60
Les Opsonines et les traitements opsonisants, par le
D' H. (ÎAULTiER, chel de Clinique de la Faculté de
médecine de Paris, igog, i vol. in-16 avec ligures
cart . 1 fr. 60
L’Artériosclérose et son traitement, par A. Goucet, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. 1907,
I vol. in-16 avec lig., cart . 1 fr. 60
La Radioscopie clinique de l’Estomac normal et patholo¬
gique, par le Dr Cerné, professeur à l’Ecole de méde¬
cine de Rouen et le D’ Delaforge. igo8, i vol. in-16,
avec 21 fig., cart . 1 fr. 60
Technique de l’Exploration du Tube digestif, par lu
Dr Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine
de Paris. igoS, 1 vol. in-16, avec i3 lig., cart. . . 1 fr. 60
Les Dilatations de l’Estomac, Sémiologie et Thérapeu¬
tique des distensions gastriques, par le Dr René Giui.-
T1ER. igog, I vol. in-16 avec 12 fig., cart . 1 fr. 50
Les Empoisonnements alimentaires, par le Dr Sacquépée,
professeur aarégé à l’Ecole du Val-de Grâce, igog,
1 vol. in- 16, cart . 1 fr. 60
La Cure de Déchloruration dans le Mal de Bright, par le
Dr F. WiDAL, prolesseur à la Faculté de médecine de
Paris, et le D'A. Javal. 1906, i vol. in-16, cart. 1 fr. 50
La Diphtérie, ÜTCtériologie et Clinique, Prophylaxie et
Traitement, par les D’» H. Barrier, médecin de l’hôpital
Ilérold, et G. Ul.uann. iSgg, i vol. in-16, avec ligu-es.
cart . 1 fr. 60
Les Maladies du Cuir ctxeneiu. Prophylaxie et Traitement,
par le Dr Gastou, assistant a l'hôpital Saint-Louis.
2* édition. 1907, t vol. in-16, avec ig hg., cart. 1 fr. 50
Traitement de la Syphilis, par le Dr E.mery, ancien chef
de clinique à la Faculté de Paris. Préface de M. le pro¬
fesseur hoiRNiER. 2’ édit. igoS, 1 vol. in-16, cart. 1 fr. 60
L’Alimentation des Enfants malades, par le D’ Péhu,
médecin des hôpitaux de Lyon, igofi, t vol. in-16,
cart . 1 fr. 60
Le Traitement de la Constipation, par le D' Froussarii,
ancien interne des hôpitaux de Paris. 2* édition, igog.
I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Les Traitements des Entérites, par le Dr M. Jouaust.
igoS, I vol. in-16, cart . 1 fr. 50
Calculs des Voies biliaires et Pancréatites, par le D' R.
Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine de
Paris. 1908, I vo'. in-16, avec 16 lig., cart _ 1 fr. 50
Trachéobronchoscople et Œsophagoscopie, par le Dr Giii-
SEz, chef des travaux d’oto-rhino-larvngologie à la
‘ clinique chirurgicale de l'Hôtel-Dieu. igo5, i vol. in-i6,
avec 20 fig., cart . 1 fr. 60
La Démence précoce, par le D' G. Deny, médecin de la
Salpétrière, et P. Roy. i vol. in-16, avec ii figures,
cart... . . . . 1 fr. 50
Les Folles intermittentes. La Polie maniaque dépressive,
par les D™ G. Deny et P. Camus. 1907, i vol. in-16,
avec fig.. c.irt . . . 1 fr. 60
L’Ionothéraple électrique, par les D'» Delherm, ancien
interne des hôpitaux de Paris, et A. Laquerriére, lau¬
réat de l'Académie de médecine. 1908, i vol. in-i6, ave:
II fig., cart . llr. 80
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic de la Tubercu¬
lose, par le O' A. Béclère, médecin de l'hôpital Saint-
Antoine. 1899, 1 vol. in-i6, avec fig., cart . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des affections
thoraciques non tuberculeuses, .[ ar le D‘' A. Béclére,
igoi, I vol. in 16, avec 10 fig., cart . 1 fr. 5o
Les Payons de Rontgen et le Diagnostic des maladies
internes, par le Dr A. Béclére. 1904, i vol. in-i6. avec
lig., cart... . . . 1 fr. 50
La Fulguration, son rôle et ses efiets en thérapeutique,
par le D‘' Zlmmern, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris. 1909, i vol. in-i6, avec figures.
cart . 1 Ir. 50
Le Cytodiagnostic, les méthodes d'examen des sérosités
piihologiques et du liquide céphalorachidien, par le
D'' Marcel Laiibé, professeur agiégé à la Faculté de
n éJecine. 1904, i vol. in-16, cart . 1 fr. 50
Le Sang, parle iV Marcel Lahké. i’ édition, igio, 1 vol.
in-. 6, avec fig., cart . 1 fr. 60
La Protection de la Santé publique. Loi et Commentaires
de la toi et des règlements d'administration, par le
Dr Mosny, médecin des hôpitaux de Paris. 1904, 1 vol.
in-16, cart . . . . : l fr. 60
Les Accidents du Travail. Guide du médecin, par le
Dr Bpouardel, médecin des hôpitaux de Paris. 2* édi¬
tion. 1907, I vol. in-16, cart . 1 fr. 0
La Psychologie du Rêve au point de vue médical, par
N. Vasciiide, chef des travaux du laboratoire de psy¬
chologie expérimentale des Hautes-Etudes, et H. Piéron.
1902, I vol. in-16, cart . l lr. 60
Diagnostic de l’Appendicite, par le D' M. Auvrat, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de Paris. 1904, i vol. in-i6,
c irt . 1 fr. 60
Chirurgie Intestinale d’urgence, par le D' A. Mouchet,
chirurgien des hôpitaux de Paris. igo3, i vol. in-16,
avec 23 tig., cart . 1 fr. 60
Chirurgie nerveuse d’urgence, par le D' A. Chipault.
1904, i vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Le Canal vagino-pérltonéal, Diagnotic et traitement de
la hernie inguinale et des hydrocèles congénitales,
de Tectopie testiculaire, par le D’ P. Villemin, chirur¬
gien des hôpitaux de Paris. 1904, i vol. in-16, avec
17 lig., cart . l fr. 60
La Qastrotomie, par le D' J. Braqueiiaye, agrégé à la
Faculté de Bordeaux, chirmgien de l’hôpital de Tuni-s.
1900, I vol. in-16 avec figures, cart . . . 1 fr. 60
Chirurgie des Voles biliaires, parle D’ Pauchet, chirurgien
des hôpitaux d’Amiens, igoo, i vol. in-16, avec fig.,
cart . . 1 fr. 60
Le Tétanos, par les D” J. Courmont, professeur, et
M. Doyon, professeur agrégé à la Faculté de médecine
de Lj'on. 1899, i vol. in-16, avec fig., cart _ 1 fr. 60
Le Rhumatisme articulaire aigu en bactériologie, par les
D'» H. Triboulet, médecin des hôpitaux de Paris, et
A. CoYON. 1900. 1 vol. in-t6, avec lig., cart.... l fr. 50
Le Pneumocoque, par le Dr Lipfmann, ancien interne des
hôpitaux de Paris. Introduction par le Dr Duflocq,
médecin des hôpitaux de Paris. 1900, i vol. in-16, avec
fig., cart . 1 fr. 60
Les Oxydations de l’Organisme (oxydases), par E. Enri-
QL'ËZ et J.-A. SiCARD, médecin des hôpitaux de Paris.
1902, I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Les Etats neurasthéniques, l)iagnoslic,Traitement, par le
D' A. Riche, médecin de l’hospice de Bicétre. 1908,
I vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Les Myélites syphilitiques, Pormes cliniques et traite¬
ment. par le D' Gilles de la Tourette, professeur
agrégé a la Fac.de Paris. 1899, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
Le Traitement pratique de 'l’Epilepsie, par le Dr Gilles
DE LA Tourette. 1901, r vol. in-i6, cart . 1 fr. 60
Les Névralgies et leur traitement, par les D» Lévy et
Baudouin, anciens internes des hôpitaux. 1909. 1 vol.
in-16, avec fin., cart . 1 fr. 60
LesThérapeatiques récentes dans les maladies nerveuses,
■par les Dr* Lannois, professeur agrégé, et Porot, chef
• de clinique à la Faculté de médecine de Lyon. 1907,
La Syphilis de la moelle, par les Dr* A. Gilbert, professeur
à la Faculté de médecine de Paris, et G. Lion, méd-’cm
de l'hôpital de la Pitié. iqo8, 1 vol. in-i6, cart. 1 fr. 60
Les Rayons N et les Rayons N', par le D* Bordier, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon, iqi»,
I vol. in-i6, avec 16 fig., cart . A fr. 60
NOUVELLES
Les agrégations spéciales (Oto-rhino-laryngoiogic oph¬
talmologie). — Opinion du Ministre. — Voici la réponse
que fit le ministre de l’Instruction publique à une ques¬
tion posée par M. lîORDERlE, député, à la séance du
i6 janvier 1911 {Officiel du 23).
La demande avait été : 1“ que des agrégations spéciales
(oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie) soient créées
dans toutes les facultés de médecine de province ; 2" que
les programmes de ces concours soient nettement dé¬
terminés et publiés dans le plus bref délai ; 3“ que le
nombre des places de ces agrégations mises au prochain
concours soit indiqué sans retard aux candidats ; 4" qu’une
circulaire ministérielle indique aux conseils de faculté
que les autres agrégations en exercice (médecine, ana¬
tomie, physiologie, etc.) 11e donnent aucun droit à leurs
titulaires actuels à l’enseignement des diverses spé¬
cialités (oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, etc.).
La réponse du ministre fut :
« i‘‘ Le statut du 16 novembre 1874, modifié par l’ar¬
rêté du 21 juillet iQOQ, rendu après avis du Conseil supé¬
rieur de l’Instruction publique, prévoit (art. 38) pour
l’agrégation des facultés de médecine :
Ihie seetion d’ophtalmologie ;
Une section d’oto-rhino-laryngologie.
Mais il ne pourra être créé d’emplois d’agrégé de cet
ordre dans les facultés de médecine que suivant les be¬
soins du service et dans la limite des crédits disponibles.
2“ Il n’y a pas de programme à publier.
Les articles 39 et 40 du statut ont en effet fixé avec pré¬
cision la nature des épreuves préparatoires et des épreuves
définitives pour chacune des sections de l’agrégation des
facultés de médecine. U’autre part, aux termes de l’ar¬
ticle 1 1 du statut, le président du jury du concours dé¬
signe, de concert avec les membres du jury, les sujets
de compo.sition, de leçons et d’épreuves pratiques destinés
à être tirés au sort entre les candidats.
3” Il serait prématuré, pour ne pas dire impossible,
d’indiquer dès à présent le nombre des places d’agrégé
pour le prochain concours.
Les concours d’agrégation des facultés de médecine
ont lieu tous les trois ans. Les derniers se sont ouverts
en 1910, les prochains s’ouvriront en 1913. Ils seront an¬
noncés dès 1912; Jlais, au préalable, les facultés de mé¬
decine seront invitées à proposer, chacune en ce qui la
concerne, au ministre la répartition entre les différentes
sections des places vacantes et à mettre au concours.
Leurs propositions seront soumises à la commission de
médecine du comité consultatif de renseignement public,
et le ministre statuera (art. 38 du statut, S 3) en tenant
compte des crédits disponibles.
4" Il paraît impossible de décider en principe que les
agrégations autres que celles d’ophtalmologie et d’oto-
rhino-laryngologie ne donnent aucun droit à leur titu¬
laire à l’enseignement des diverses spécialités (oto-rhino-
laryngologie). Une pareille mesure porterait atteinte
aux prérogatives que les facultés et la section perma¬
nente du Conseil supérieur de l’Instruction publique
tiennent de la législation en vigueur (décret-loi du 9 mars
1832, loi du 27 février l88o) pour les présentations aux
chaires vacantes. »
Un nouveau prix pour les médecins. — M. le P' KiciiET,
membre de l'Académie de médecine, vient de fonder à la
Société des Gens de Lettres un prix biennal de 500 francs
destiné à récompenser < un médecin ayant fait œuvre
d’imagination. »
Médecin Inspecteur des écoles. — M. Gardé e.st nommé
à Neuilly-sur-Seine,
Recommandations publiées sur l’avis du Comité per¬
manent de défense contre les épidémies et de la Société de
préservation contre la tuberculose. — Il est expressé¬
ment recommandé de ne pas cracher sur la voie publique
pour prévenir tout danger de propagation de la tubercu-
lo.se et d’autres maladies contagieuses.
La tuberculose est plus évitable que beaucoup d’autres
affections contagieuses, le phtisique n’étant dangereux
que par ses crachats qui renferment par milliers le germe
de la maladie, le bacille de la tuberculose.
Desséchés, mélangés aux poussières, les crachats des
phtisiques portent partout le bacille tuberculeux.
Ce bacille attaque tous les organes, mais frappe de pré¬
férence les poumons, dans lesquels il pénètre avec l’air
de la respiration (poitrinaires, phtisiques).
Tout crachat est suspect, car, à première vue, rien ne
prouve qu’il ne contient pas de bacilles.
Moyens de préservation,
I •> Contre les germes provenant des crachats ; Le cra¬
choir hygiénique ; La désinfection des appartements,
linges, vêtements, etc. ; La suppression du balayage à sec ;
La protection des substances alimentaires contre le
dépôt des poussières.
2" Contre les germes provenant des animaux tuber¬
culeux : L’ébullition ou la stérilisation du lait ; La cuis¬
son suffisamment prolongée de la viande.
3“ Contre la prédispo.sition : Une bonne hygiène qui
permette à nos organes de conserver vis-à-vis. des
microbes le pouvoir de résistance que leur feraient perdre
le surmenage, les excès, les intempéries atmosphériques,
l’insalubrité du logement et surtout l’alcoolisation.
Les progrès de la peste. — L’inquiétude se fait sentir
à Saint- Pétcr.sbourg car la peste e.st .signalée chez les
Kirghiz d’Astrakan et à la frontière Russo-chinoise.
La peste a été en question au conseil municipal de Tar-
nof (Pologne). Il y a dans cette ville de grandes fabriques
qui travaillent des cheveux chinois. Des mesures prophy¬
lactiques vont être prises pour éviter l’importation de la
peste par les cheveux chinois.
Assistance médicale. — Sont autorisés à passer dans les
arrondissements ci-après désignés, les médecins de l’As¬
sistance médicale dont les noms suivent ; savoir : Au
V“ arrondissement (traitement à domicile), M. Kriedel; au
X» (traitement à domicile), M. Lafond; au X» (consulta¬
tions), M. Lavie ; au XII' (consultations), M. Jacobsohn;
au XIII» (consultations), M. Carcl ; au XIV» (consulta¬
tions), M. Oguse; au XVIII» (consultations), M. Boehory.
Les épidémies. — A Marseille, épidémie de rougeole
et de .scarlatine dans le milieu militaire.
A Agen, épidémie d’oreillons et de grippe infectieuse.
A Poitiers, épidémie de grippe, rougeole, scarlatine dans
le milieu militaire.
A Staple, près Hazebrouck, épidémie de grippe.
L’hygiène et l’alimentation populaire. — Le D» Marcel
Labbé, profe.sseur agrégé à la Faculté de Médecine, a fait
récemment à la Société « Foi et Vie » une conférence sur
y Hygiène- de l'alimentation populaire. Kn s’appuyant
sur l’enquête faite par lui, avec le professeur Landouzy
et M. Henri Labbé, l’orateur s’est efforcé de démontrer
que l’alimentation populaire est, ou insuflSsante, ou
excessive, et jamais proportionnée aux besoins.
Société des chirurgiens de Paris. — Bureau de 191 1. .—
Président : M. PfîRAlRK ; vice-président : M. Vkrchêre
secrétaire général : M. OzKNNK ; secrétaires des séances r
MM. Delaitnay (V.) et Rigowa>t-Simonnot ; trésorier :
M. Delbet (Paul) ; archiviste : M. Monnier.
- XXIV -
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Effluvation bi-polaire de haute
fréquence et de haute tension
et tuberculose locale, par le
Dr TiiiewÉ, in-8, br,, Lille 1910
Librairie C. Rohbc.
Effluvation bi-polaire de haute
fréquence et de haute tension
et tuberculose pulmonaire à
différentes périodes, par le
Dr ThieiaÉ, I vol. in-8, br., Lille
1910. Librairie C. liobbc.
Conférences d'hygiène pratique
et d’hygiène scolaire, par le
Dr R. Hyvert. Préface du Dr A.
Mathieu. Nouvelle édition. Pari.s,
1911, I vol. in-i2 de 415 page.s,
br. (ri. Maloine, à Pari.s).
L'anatomie du faisceau de His,
par le Dr Carlos LEPoutre. Lille
1911, ;n-i2. Imprimerie H. Mord,
Tossiemia intestinale pseudo-
tifoïde contributo allô studio
délia cosi detta febbre da
auto-intossicazione intesti¬
nale, par le Dr Careo Marteijj.
Assistant ordinaire à l’Institut
d’ Anatomie et de Pathologie de
l’Université de Naples. Naples
1911, I vol. in-8 de 247 pages.
13 figures. Prix 5 francs. (Luigi
Piero, à Naples). '
Quelques idées en thérapeu¬
tique, par le Dr J. -P. Widmann.
I volume in-i8 jésus, de 200 pages,
avec figures dans le texte. I fr. 50
{Doin et fils, à Paris).
Some of the Former Medical
Giants of France. By Francis
Dowijng, M. U. Cincinnati,
In-8, br. (Reprinted from the
Lancet Clinic, 24 décembre, 1910).
La chimiothérapie expérimen¬
tale des. spirilloses Syphilis,
fièvre récurrente, spirillose
des poules, framboesia, par
P. Eiireich et S. Hata avec la
collaboration de MM. H. S.
Niciioes, J. IVERSEN, Bi'TTER et
Dreyer. Édition française, par
R. ÉMERY, ancien chef de cli¬
nique des maladies syphilitiques à
la Faculté de médecine de Paris,
médecin de Saint-Lazare. Paris,
1911,1 vol. in-8 de 172 pages avec
5 planches hors texte. (A.Maloine,
à Paris).
Contribution à l’étude de l’alié¬
nation mentale dans l’armée
suisse et dans les armées
étrangères. Etude clinique, sta¬
tistique, et de prophylaxie, par le
Dr F. Navieeë. Genève, 1910,
i vol. in-8, br. (Librairie Küniig,
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
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fascicules grand ln-8 de 35o à 5oo pages avec figures.
40 figures) ... . 12 » 5. Maladies parasitaires exotiques,
des pays chauds. ^ q Intoxications et Maladies générales a
éra. . 7- Maladies de la peau exotiques.
ppareil digestif. 8, Maladies chirurgicales aux colonies.
- XXV -
LA VIE MEDICALE
Faculté de médecine de Paris. —
31. Demelin, accoucheur des hôpi¬
taux, est délégué, du i" mars au
31 octobre 1911, dans les fonctions
de chargé de cours de clinique
Facultés de médecine. — Ai.ohr.
— Un congé de trois mois, à partir
du I"' décembre 1910, est accordé,
pour raisons de sauté, à M. Weber,
professeur d’anatomie.
— 3Ionti>ei,i,ier. — Un congé du
i" janvier au 30 décembre 1911 est
accordé, et pour raisons de santé, à
31. Rodet, professeur de microbio¬
logie.
IjEtE. — Concours pour un emploi
de Prosecteur d’ Anatomie. — Un Con¬
cours pour l'emploi de l’rosecteur
d’ Anatomie s’ouvrira le Imidi 20
mars 191 1, à neuf heures dit matin,
à la Faculté de médecine de Lille.
La durée des fonctions de Pro¬
secteur est fixée à trois ans. Une
prorogation d’un an, dans ces fonc¬
tions, peut être accordée sur la pro¬
position du l’rofesseur d’Anatomie.
Le traitement attaché à cet em¬
ploi est de 1.200 francs par au.
Les candidats à ces fonctions
devront se faire inscrire au Secréta¬
riat de la Faculté, avant le 10 mars
1911.
Écoles de médecine. — Angers.
— M. Tesson, suppléant des chaires
de pathologie et de clinique chi¬
rurgicales, est chargé, pendant
l’année scolaire 1910-19U (durée du
congé accordé à 31. 3Ionprofit,
député), d’un cours de clinique
chirurgicale.
Asiles publics d’aliénés de la
Seine. — - Le lundi 20 mars 1911, à
deux heures précises, il sera ouvert à
l’a.sile clinique, rue Cabanis, n" i, à
Paris, un concours pour la nomina¬
tion aux places d’interne titulaire
en médecine dans les asiles publics
d’aliénés du département de la Seine
(asile clinique, asiles de Vaueluse,
Ville-Evrard, Villejuif, Maison-
Blanche, 3Ioisselles et l’infirmerie
.spéciale des aliénés à la préfecture
de police.
Les candidats devront se faire
inscrire à la préfecture de la Seine,
service des aliénés, annexe de l’hôtel
de ville, 2, rue Lobau, tous les jours,
dimanches et fêtes excepté.s, de dix
heures à midi et de deux à cinq heu-
hes, du lundi 20 février au samedi
4 mars 19 ii inclusivement.
Il pourra être nommé des internes
provisoires en nombre égal au nom¬
bre des internes titulaires.
Les internes nommés dans l’ordre
de classement établi par le jury d’exa¬
men entreront en fonction le i" mai
qui suivra l’ouverture du .mneours.
L’interne provisoire reçoit le trai¬
tement et les avantages en nature
d’un interne titulaire de première
ann^ chaque fois qu'il est appelé
à faire un remplacement.
Les internes reçoivent, en outre,
une indemnité de déplacement de
300 francs pour Villejuif et de 400
francs pour les asiles de Vaucluse,
Ville-Evrard, 3Iaison- Blanche et
3Ioisselles.
Les internes appelés à rester en
fonctions après leurs trois années
d’internat reçoivent un traitement
de 1400 francs pendant la quatrième
année et 1600 francs pendant la
cinquième.
Asiles d’aliénés de la Seine. — Sont
nommés Internes en Pharmacie,
3131. Barreau, Tachoii et Bouchercau.
Asile du Vésinet. — Concours
pour l'internat de l'asile national
des convalescentes. — Il sera ouvert
le lundi 6 mars 1911, au ministère
de l’Intérieur, Salle Tclmon, un
concours pour l’internat de l’Asile
National des Convalescentes.
Ce Concours est ouvert seulement
aux Etudiantes en 3Iédecine.
On trouvera au Secrétariat de
l’Asile et chez le Concierge de la
Faculté de 3Iédecine, des exem¬
plaires de l’arrêté ministériel, qui
fixe les conditions d’admissibilité
et le programme du Concours.
Le Dr Brequet la combattre la
peste. — Le Dr Broquet, de l’Ins¬
titut Pasteur de Paris, partira pour
la 3Iandchourie avec la charge
d’apporter il nos consulats d’Ex¬
trême-Orient des ampoules du
sérum d’Haffkine destiné à prémunir
nos soldats et nos nationaux contre
le terrible fléau, et d’entreprendre
des recherches et des études sur
place. Le D"' Broquet gagnera Pékin
et Tien-Tsin par le Transsibérien ;
il est accompagné du sergent d’infan¬
terie coloniale Chardoimet.
Union des syndicats. — Avis aux
confrères. — « Le Syndicat médical
« de Cambrai et de la région de
« Cambrai engage tout confrère qui
« serait sollicite de s’installer à
« QUIEVY (NORD) de se rensei-
« gner d’abord auprès du Président
« du Syndicat, le D' B03IBART,
« à SOLRS3IES (NORD.) »
Concours d’internat en pharmacie.
— Un concours pour la nomina¬
tion aux places d’élève interne en
pharmacie vacantes au i'»' juillet
1911 dans les hôpitaux et hospices
civils de Paris sera ouvert le mer¬
credi 22 mars 1911, à dix heures du
matin, dans l’amphithéâtre de la
pharmacie centrale des hôpitaux et
hospices, 47, quai de la Tournelle.
Les élèves qui désireront prendre
part à ce concours sont admis à .se
faire inscrire à l’administratiofi cen¬
trale, 3, avenue Victoria (service du
personnel), tous les jours, les diman¬
ches et têtes exceptés, de dix heures
à trois heures, jusqu’au mardi 28
février inclusivement.
Société de l’internat. -- La
Société de l’inteniat a constitué
ainsi son bureau pour 1911 :
Président: M. Monprofit (d’An¬
gers) ; vice-président ; M. Coudray ;
secrétaire général : M. Jayle ; tré-
rier : 31. Hallion ; archiviste : M. Le
Fur ; secrétaires des séances :
MM. Agasse-Lafont et Clément
Simon.
Hôpital de Roubaix. — 31. Paul
Butruille est nommé chirurgien-
adjoint de l’hôpital de la Fraternité.
Fondation Pierre Budin. — Une
conférence sera faite le jeudi
25 février à 5 heures, parle D' JEAN-
NIN, agrégé à la Faculté de médecine,
accoucheur des hôpitaux, sur :
Sujets et Préjugés concernant
l'allaitement.
Incendie dans uns Faculté de
Alédecine. — Le 10 février, un incen¬
die dont la violence devint rapide¬
ment inquiétante, a pris naissance
dans les greniers de la Faculté de
médecine de l’Université de Lille.
Le sinistre est dû à une imperfec¬
tion de construction de calorifère.
Les dégâts dépassent 20.000 francs.
État civil. — Iæ D'’ Auvergniot
a été nommé médecin de l’État
civil du I S” arrondissement de Pa¬
ris, en remplacement du D>' De-
VII, LEZ.
Mariages. — 31. Louis Chérou,
externe des Hôpitaux et 31"» Ge¬
neviève Delpy. — D» Jean Rien
et 31"» 3Iarguerite I.achaise. —
D' Paul Bonnefoy (de Nice) avec
31"“ Fanny Thouret. — 31. Pierre
Gouin et 3I‘'« Andrée Féraud, fille
du docteur. — 31. le D’’ André Lévy-
Frankel et 3111e Hélène Bader. —
31. le D'' Prosper-Éniile Weil, méde¬
cin des hôpitaux de Paris et
Mlle Juliette Schloss. — 31. le D'
Émile Jouet, chef de clinique à l’Ins¬
titut national des sourds-muets et
3111e Suzanne Reiievier. — D» Émile
Abel, médecin aide-major de i >'» classe
et AI"» Aune Simon, fille du D' Paul
Simon, professeur agrégé à la Faculté
de médecine de Nancy. — Lundi
a eu lieu le mariage de 31. Jean
Routier, fils du chirurgien, que nous
avons annoncé précédemment.
Nécrologie. — 3Ime Bricout,
femme du médecin. — D“ Junion,
père de 31. Henri J limon, interne
des hôpitaux de Paris. ■ — D"^ G.
Pouliot (de Poitiers) père du D'
Léon Pouliot. — 3Iadanie Leroux,
mère du Dr Leroux. — 31. Frey.s-
singe, pharmacien à Paris. —
31. Gustave Roux, père du D» Jean-
Charles Roux. Nos bien douloureu¬
ses sympathies à notre aimable
collaborateur et ami. - D» Charles
Alorchouse, décédé à New- York à
89 ans, inventeur de la vaseline. — ■
I) ' 3Iarco Avillaneda, ancien ministre
des finances et pré.sident du Sénat
du Brésil, décédé à Buenos-Aires. —
D' Cazaubon, conseiller d’arrondis¬
sement de 3Ioreeux. — D' Cornet
(de Châlons-sur-3Iarne) . — D ' Eugène
Legendre, ancien prosecteur à la
Faculté de médecine de Paris, figé de
88 ans. — D' Vmi Cauwenberghe,
président de l’Académie de médecine
de Belgique,
336 —
- XXVI —
SOMMAIRE du N» 10, consacré à la PHYSIOTHÉRAPIE
E. Albert-Weil . . . — La physiothérapie en 191 1 .
BÊCLkRE . — Le traitement du cancer par la radiothérapie .
Louis Wickham et P. Deurvis. — Le radium dans le traitement du cancer .
H. Guilleminot . — Traitement des fibromes utérins par la radiothérapie .
Th. Nogier . — Les rayons ultra-violets. Leur application à la thérapeutique et à l’hygiène.
Durey . — L’exercice physique journalier .
Libres propos . — La création d’un institut d’hydrologie, par le D*' Carnot .
Technique physiothérapique. — Les mesures en électro et radiothérapie, par le D'' Albert-Weil .
— — — L’appareillage électrique du praticien, par le Df Albert-Weil .
Variétés. — L’éle;trolhérapie au xviii» siècle, par le D"' ti. Albert-Weil .
Diagnostic artistique. — La femme malade, par Kaspar Netscher .
L’Intermédiaire des Médecins. — Réponse. Accidents dus aux lampes à vapeur de mercure .
Art et Médecine. — Le bain de vapeur ou le mari giité. — La régénération de l’Homme par la gymnastique.
Diététique et cure hydrothérapique. — Cure Schrott .
La Médecine au Palais. — Le massage dans les accidents du travail. — Massage et exercice illégal .
Chronique des livres. — La gymnastique scientifique, par le D'' de Cha.mptas5in. — Traitement de l’enté¬
rite muco-membraneuse, par le professeur Combe. — Le rachitisme et sa pathqgénie, par A.-B. Marfan. . .
Nouvelles . . .
La vie médicale .
Cours et Conférences. ~ Actes de la Faculté .
Thérapeutique pratique. — La douche sous-marine, par le D' Baup. XXVII — Traitement des radiodermites
râdiumdermites par l’ulcérine Berger . ' .
SOMMAIRE du N» 11
Pierre Gagey . — Rééducation de la respiration et de l’attitude droite chez un asthmatique . aSy
Actualités médicale.s. — Effets thérapeutiques du bain d’oxygène. — Séro-diagnostic de la coqueluche avérée
et fruste . 260
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des sciences. —
Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société anatomique. — Société
de thérapeutique. — Société de pédiatrie . 261
Libres propos : L’exercice illégal en physiothérapie, par le D" Albert Weil . III
Chronique scientifique ; Les progrès do l’automobile, par le D' Chassainü de Borredon . V et VII
Curiosités . . . Vil
La médecine au théâtre : L’orchestre medical . . IX
Nécrologie : D' Relsch, par le Ü' Dopier . XI
Plaquette médicale : Médaille du Pf Hanot . XllI
Silhouettes médicales : Le médecin de quartier, par le Dr Pierre Maurei . t . XIII
Art et médecine : Le zouave Jacob . XVll
Diététique. — Cure de Weir Mitchell . XIX
Formules thérapeutiques : La grippe chez les enfants. — Les métrorrag.es . XIX
La médecine au palais . XXI
Chronique des livres :la\\resk\iTse fur ilrtzliche Eortbildung in zwôlf Monatsheften. — Précis de thérapeutique
Nouvelles . .
La vie médicale .
Cours. — Actes de la Faculté de Paris .
Thérapeutique pratique : Zomothérapie pratique..
Variétés .
Hygiène scolaire .
BON GRATUIT pour un flacon de
RADIODE
Pharmacie BUROT, à Nantes (Loire-Inférieure)
- MÉDICATION -
ANTIBACILLAIRE PAR L’ §\Æm\J I T l-
(en ampoules et pilules gluttnisées)
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTÉRIN E, GOMENOL et CAMPHRE
- XXVII —
Faculté de médecine de Paris. —
Travaux pratiques du semestre d’étè.
— Les travaux pratiques réglemen¬
taires du seme.strc d’eté s’ouvriront
Histologie, Chimie biologique. Phy¬
siologie, Physique. aL- aimée : His¬
tologie, Physiologie, Physique. 3'-'
année : Médecine opératoire. Chimie
pathologique. Manœuvres obstétri-
Seront convoc|ués pour ces tra¬
vaux : i" Les éleves eu cours régu¬
lier d'études, ayant pris l’inscrip¬
tion de janvier iqii (2i‘, 6^ ou
loi') ; 2» les élèves en cours irré¬
gulier d’études, autorisés par M. le
Doyen, sur leur demaiKle écrite.
Cette demande devra être déposée
au Secrétariat de la Faculté du P'r
au 15 février 1911, dernier délai.
JIM. les Élèves en cours régulier
d’études, c^ui auront pris l’inscrip¬
tion du trimestre de janvier 1911
(2'’, V ou 10'') après clôture du
registre, ne seront appelés à
participer aux travaux pratiques
réglementaires que sur leur demande
écrite à M. le Doyen, après auto¬
risation de la Commission scolaire.
Én ce qui concerne l’admission
aux travaux pratiques de Médecine
opératoire, MM. les Élèves de 3"
année sont invités à consulter l’afii-
clie spéciale.
COURS
Cours de la Semaine.
Du 18 au 25 Février.
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur Gilbert. — Samedis
18 et 25 février à 10 h. 1/2. Leçon
clinique sur quelques cas de gangrène
symétrique des extrémités. — I<es
mercredis à 10 li. 1/2, présentation
de malades. Rédaction et correction
d’ordonnances.
Faculté de médecine. — Institut
médico-légal. — M. I.AIGNEI.-LAVAS-
’riNE, professeur agrégé. Cours de
Psychiatrie médico-légale à l’aniplii-
tliéâtre de l’asile Sainte- Anne.
23 février. Les réactions antiso¬
ciales des intoxiqués : confus, déli¬
rants, toxicomanes.
27 février. Les réactions antiso¬
ciales des paralytiques généraux.
Clinique d’accouchements Tarnier.
— Professeur, M. Paul Par.
Cours sur l’Alijientation du
NouvEAU-NE. — Samedi iS et lundi
20 février. — M. TERRIEN. — Des
régimes dans les dyspepsies et les
gastro-entérites de la naissance au
sevrage.
Cours de Pratique obsïEtri-
cai.e. — Samedi 18 février. — A
3 heures, exercices pratiques de
version ; M. LEQUEUx, a 5 heu¬
res, la version par manœuvres inter¬
nes (difficultés de l’extraction).
Lundi 20 février. — 2V 3 heures
exercices pratiques de version par
manœuvres internes (révision) ; —
M. LEmELAND, à 5 heures, l’embryo¬
tomie céphalique (basiotripsie).
Mardi 21 février. — A 3 heures,
exercices pratiques d’embryotomie ;
— M. Le.mELAND, à 3 heures, l’em¬
bryotomie céphalique.
Mercredi 22 février. — A 3 heures,
exercices pratiques d’embryotomie;
- M. DevraignE, à 5 heures, em¬
bryotomie rachidienne.
IJ’’ Congrès international pour
l'amélioration du sort des aveugles,
sous le haut patronage de S. A. Le
Khédive. LeCaire, 20-25 février 191 1.
Il a été décidé de frapper une mé¬
daille commémorative portant à
l’avers l’efligic de vS. A. le Khédive
et à son revers une vue de la mos¬
quée de Mohamed-Aly.
Pour communications et rensei¬
gnements s’adresser à S. lî. le
Dr Kloui pacha, secrétaire général,
2, rue Zervudachi, Le Caire.
pr Congrès dominicain de méde¬
cine et de chirurgie. — L’ouverture
de ce congrès aura lieu le 27 février
prochain, dans la ville de Saint-
Picrre-de-Macorès.
Ce congrès a pour président
M. Fiallo Cabrai et pour secrétaire
général M. Manuel A. Pérez.
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
EXAMENS DE DOCTORAT
^ Lundi 20 Février. — Médecine opératoire (ir“ série).
École pratique ; MM. Segond, Retterer, Pierre Duval.
■ — (2“ série), MM. Hartmann, Ombrédanne, Grégoire. — •
3“ Oral (Première partie) (ir» série) : MM. Kirmisson,
Macaigne, Couvelaire. — ÿ' Oral (Première partie) (2" sé¬
rie) : MM. Reclus, Branca, Guéniot. — 3“ Oral (Première
partie) (3“ série) : MM.Delbet,Mulon, Lequeux. — M.Zim-
mem, suppléant. — 5“ (Deuxième partie) (i’’” série),
Hôtel-Dieu ; MM. Dejèrine, Marcel Labbé, Sicard. —
S’’ (Deuxième partie) (2" série), Hôtel-Dieu : MM. Gaucher,
2Vndré Jousset, Lœper. — M. Guillain, suppléant.
Mardi 21 Février. ■ — Médecine opératoire (ir” série).
École pratique : MM. Quenu, Auvray, Rouvière. —
(2» .série) MM. Thiéry, Lenormant, Okinczyc. — 3" Oral
(2' partie) MM. Chauffard, Bruuipt, Gougerot. — M. ^Viidré
Broca. suppléant. — 5>-’ Chirurgie (Première partie)
(po sérié), Laënnec. MSI. Pozzi, Terrien, Chevassu. —
5^' Chirurgie (Première partie) (2» série), Lnômcc : SIM. de
Lapersonne, Lecène, Anselme Schwartz. — M. Roussy,
suppléant. — 5>' Chirurgie (Deuxième partie) (P® .série),
Hôtel-Dieu : MSI. Hutinel, Castaigne, Nobecourt. —
5" Chirurgie (Deuxième partie) (2" série), Hôtel-Dieu :
SISI. Gilbert, Carnot, Claude. — ■ M. Rathery, suppléant.
^ Mercredi 22 Février. — SIédecine opératoire (P" sériel,
lîcole pratique : SISI. Lejars, Proust, Branca. — (2" sé¬
rie), SIM. Legueu, Pierre Duval, Grégoire. — 3“ (Deuxième
partiel, Laboratoire des travaux pratiimcs d’anatomie
pathologique : SISI. Blanchard, Pierre Marie, Desgrez.
— 3“ Oral (Première partie) (P“ série) : SISI. Segond,
Slacai^ne, Couvelaire. — 3» Oral (Première partie)
(2» séné) : SISI. Hartmann, Muloii, Gueuiot. — 3’’ Oral
(Première partie) (3“ série) : SISI. Retterer, Ombrédanne,
Lequeux. — SI. Sicard, suppléant.
Jeudi 23 Février. — SIédecine opératoire (P' série).
École pratique ; SISI. Pozzi, Lecène, Rouvière. — (2<' sé¬
rie), SIM. de Lapersonne, Thiéry, Anselme Schwartz.
— 3“ (Deuxième partie). Laboratoire des travaux prati¬
ques d’anatomie pathologique : SISI. Pierre Slarie, Slail-
lard, Brumpt. — r 4® (p« série) : SISI. Pouchet, Thoinot,
Chassevant. — 4'' (20 série) : SISI. Chantemesse, Gilb.
Ballet, Richaud. — M. André Broca, suppléant. ♦
_ Vendredi 24 Février. — SIédecine opératoire (P® sé¬
né), Ecole pratique ; SISI. Reclus, Retterer, Proust. —
(2“ série), SISI. Hartmann, Slauclairc, Grégoire. — z" ;
SISI. Gautier. Branca, Jean Camus. — 3“ Oral (Première
partiel : SlSl. Kirmisson, SIulou,Leeiueux. — SI. Zimmeni,
suppléant. — s» Chirurgie (Première partie) (P” série),
Necker : SISI. Segond, Lejars, Ombrédanne. — 5“ Chi¬
rurgie (Première partie) (2“ série), Necker : SISI. ïlelbet,
Legueu, Pierre Duval. - SI. Slarcel Labbé, suppléant. —
5'’, Obstétrique (Première partie). Clinique Baudelocque. :
Sim. Pinard, Couvelaire, Guéniot. — SI. Tiffeneau, sup-
Samedi 25 Février. - — SIédecine opératoire (i'*' série).
École pratique : SISI. de Lapersonne, Lecène, Rou¬
vière. — (a"-’ série), SISI. Qiiéiiu, Chevassu, Anselme
Schwartz. — 3» Oral (Deuxième partie) : SISI. Chauffard,
Brumpt, Gougerot. • — 4“ : SISI. Chantemesse, Carnot,
Baltazard. — SI. André Broca, suppléant. — 5“ (Deuxième
partie) (P" série), Ileaufon : SISI. Hutinel, SVidal, Nobé-
court. — 5" (Deuxième partie) (2<= série), Ileaufon :
SISI. Alb. Robin, Claude, Castaigne. — 5' Obstétrique
(Première Partie), Ileaufon-. SISI. Ribemoiit- Dessaignes,
Ilrindeau, Jeannin. — SI. Roussy, suppléant.
THÈSES DE DOCTORAT
Mercredi 22 février, à i heure. ■ — SI. SIEdeviELLE :
Ruptures spontanées dans le péritoine des kystes gélati¬
neux de l’ovaire ; SISI. Reclus, Roger, Nicolas, Slarcel
I/abbé. — SI""’ JERMDLENKO : Plaies par armes à feu des
voies aériennes cervicales ; SISI. Reclus, Roger, Nicolas,
Slarcel Labbé. — SI"' Katz : Contribution a l’étude des
lésions traumatiques des ménisques articulaires du genou.
(Symptômes, anatomie, pathologie et traitement) ; MSI.
Reclus, Roger, Nicolas, Slarcel Labbé. — SI. Smolizan.ski
L'albumine dans les crachats des tuberculeux. Sa valeur
diagnostique et pronostique ; SISI. Roger, Reclus, Nicolas,
Slarcel Labbé. - — SI. I/AURIAT : Le signe des spinaux
dans la pleurésie ; SISI. Nicolas, Reclus, Roger, Slarce
Labbé.
Jeudi 23 Février, 1 heure. — SI"" Bombach : Traite¬
ment des complications articulaires de la blennorragie
par l'air chaud ; SISI. Gilbert. Achard, Carnot, Castaigne,
— SI. Foix : Activité leucocytaire et pouvoir leuco-acti-
vant des tumeurs ; SISI. Achard, Glltert, Carnot, Cas¬
taigne.
- 337 —
- xxviii -
THERAPEUTIQUE PRATIQUE
TRAITEMENT DE L’INSOMNIE
Avaut toute intervention médicamenteuse, il faut
évidemment dans toute insomnie employer les moyens
qui sont du ressort exclusif de ï hygiène.
A. C’est ainsi que, lorsque rinsomnie relève d'une
intoxication chronique (tabac, alcool, thé ou café), la
suppression de l’agent causal peut rapidement faire
disparaître Tiusomnie.
II. Ile même, l'insomnie des surmenés disparaîtra sou¬
vent dès que le corps ou l’esprit auront été mis au repos
par une vie tranquille, au bon air ou, au contraire, par
des distractions ou des voyages. Ceci est fort bien quand
ces sujets peuvent quitter leurs occupations et leur
milieu habituel pour aller « se mettre au vert i>. Mais,
dans la vie courante, cette condition est loin d’être
réalisable et le problème qui se pose est alors le suivant :
permettre à ces sujets de continuer leurs occupations
eu leur rendant le sommeil réparateur.
I*our atteindre ce but, il faudra faire appel à deux
moyens ; l’hygiène et les médicaments.
i" h’ hygiène tendra d’abord à établir pour ces suiets
une meilleure organisation du travail. On devra, par
exemple, imposer dans les études une sage répartition
des exercices intellectuels et physiques ; à certains on
conseillera d’éviter les trop longues veilles ; ou rendra
meilleures les conditions du travail, eu particulier eu ce
qui a trait à l’aératior.
(Jn veillera à ce que les malades ne se couchent pas
trop tôt après le repas, alors qu’ils sont en pleine diges¬
tion, à ce que la chambre à coucher ne soit pas trop
chauffée et qu’elle soit largement aérée.
On conseillera enfin une hydrothérapie modérée, des
douches froides ou, plutôt, fraîches, à 30“, en jet ou en
pluie, le maillot humide appliqué le soir, un bain tiède
pris à la fin de la journée ou tard dans la soirée ;
2'* Quant aux médicaments, leur choix devra être judi¬
cieux. 1,’opium, sous formé de morphine, qui est sou¬
vent l’hypnotique de choix dans les insomnies doulou¬
reuses, est ici formellement contre-indiqué. I,c chloral,
lui aussi, s’adresse aux insomnies douloureuses, et son
emploi n’est pas du reste sans inconvénients.
Aux insomnies courantes ou d’ordre nerveux,
s’adressent surtout le sulfonal, le chloralose, la trional,
le véronal, le véronidia, pour ne citer, que les plus
usités. ■
Le sidlonal se donne en cachets à lu dose de 2 ou
3 grammes les premiers jours, puis de i gramme à isfi jo ;
médicament excellent, il est cependant toxique, et, dans
nombre de cas, il a déterminé les accidents digestifs, car¬
diaques, rénaux et nerveux, qui ont même, parfois,
déterminé la mort ; ou a observé également, à la suite
de sou usage, une destruction sanguine notable et des
uccidents .sérieux de sulfonalisme chronique ; en outre,
il y a à l’égard de ce médicament des idiosyncrasies
imprévues (G. Lyon).
Le chloralose de même, qu’on ne doit donner, qu’à la
dose de 20 centigrammes, a donné de nombreux acci¬
dents et il est d’un uianiement délicat.
trional se prescrit généralement à la dose de
I gramme (Galliard), en cachets, et l'on recommande
aux malades d’absorber en même temp.s un verre d’ime*
tisane chaude ou de lait chaud pour hâter la dissolution
et l’absorption du médicament. Ükrlich a signalé des
accidents de polynévrite à la suite de l’emploi prolongé
du trional, il peut enfin produire l’hématoporphyrinurie
(Schultze, Goldman).
Le Vtronal (diéthylmalonylurée) est l’hypnotique de
choix. Sans action sur le cœur, les poumons, les reins,
il est considéré comme absolument inoffensif aux doses
habituelles (25 centigrammes à i gramme), et il faut
attribuer les quelques accidents signalés à l’emploi de
trop fortes doses (8 et 10 grammes) ou à la forme phnr
maeeutique employée. Ou le prescrira de préférence sous
la forme de Véronidia, solution de diéthylmalonylurée
libre et pure dans un véhicule synergique et agréable au
goût, solution toujours mieux tolérée que le cachet et
plus active que les combinaisons alcalines. Chaque
cuillerée à soupe de Véronidia représentant 25 centi¬
grammes de principe actif, il sera ordomié de une à trois
cuillerées par vingt-quatre heures. Le Véronidia peut être
pris soit pur, soit dans de l’eau ou une infusion, et l’on a
toujours avantage à espacer les doses pour obtenir un
effet plus intense et plus persistant.
C. Si, enfin, on se trouve aux prises avec l'insomnie des
neurasthéniques, il est bien évident ici que le traitement
général de la neurasthénie devra tout d’abord être institué.
On tentera la psychothérapie et l’isolement, avec repos
physique et intellectuel, comme dans la méthode de
Weir-Mitchcll, qui comprend essentiellement l’isole¬
ment, le repos absolu au lit, un régime spécial (régime
lacté pendant sept à huit jours, puis suralimentation
progressive) ; on y joindra les agents physiques, mas¬
sage, électrisation et surtout hydrothérapie. IJéni- Harde
recommande spécialement l’action sédative de la douche
tiède, à 33-37", en jet brisé, promené pendant quatre à
huit minutes de haut en bas, sur les côtés de la colonne
vertébrale.
Xhi séjour en montagne à une altitude modérée (600 à
J oon mètres au plus) aura un effet favorable, alors que le
séjour au bord de la mer, qui est excellent pour les sur¬
menés physiquement, est formellement contre-indiqué
aux sujets excités ou irritables..
Comme traitement médicamenteux, on aura recours à
l’action tonique de l’arsenic, de la strychnine, des gly-
céro phosphates, et chez les surmenés nerveux et neuras¬
théniques, à la kola, à la lécithine, à la Biotonine (kola
fraîche lécithiuée).
vSi les malades souffrent surtout de rinsomnie, alors
il faut faire appel aux hypnotiques et, comme leur emploi
risque alors d’être prolongé, il est de toute nécessité de
s’adresser aux plus actifs, à ceux qui provoquent le
moins d’accoutumance et qui exposent le moins à des
accidents toxiques : aussi, le Véronidia est-il ici encore
particulièrement indiqué ; à ses doses habituelles, il sera
d’un secours inappréciable dans l'insomnie des neuras¬
théniques et des psychasthéniques.
C’est ainsi qu’en sachant combiner les prescriptions
hygiéniques et l’usage de quelques inédiçaments toniques
et hypnotiques anodins, on pourra venir à bout de la
plupart des insomnies de la vie courante et empêcher les
sujets qui en sont affligés d’arriver à la neurasthénie.
Si celle-ci est déclarée, les mêmes agents seront mis en
œuvre, joints à la suppre.ssion momentanée des occupa¬
tions habituelles du sujet.
Grâce à ces divers moyens, le médecin fera œuvre utile,
car il maintiendra dans la vie économique du pays la
foule de ces gens actifs et productifs dont leur genre de
vie seul, en dehors de toute affection organique, fait une
proie facile pour les funestes effets de l’insomnie.
SOMMAIRE
JosiiÉ . — Le syndrome surréno-vasculaire .
Salimbeni . — La pneumonie pesteuse .
Papin . — Diagnostic du cancer de la prostate .
MiLiAN . — Les doses de ()o5 . .
Actualités médicales . — Traitement des états asphyxiques par les injections sous-cuta
— Obésité infantile hypophysaire par hydrocéphalie. —
pseudo-perforations intestinales dans la hevre typhoïde .
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. —
sciences. — Académie de niedecine. — Société de chirurgie.
neurologie. — Société de psychiatrie .
La vie médicale a l’étranger. — . .
Libres projjos : Médecine et littérature, par le l)"’ Jean (.amus .
Choses du jour : Napoléon a-t-il fait assassiner lord Batnurst .
Chronique artistique ; La Peste par l’image .
Leçon d’anatomie : Leçon d’anatomie du Prof. Kuïscii .
Silhouettes médicales : Le chirurgien de province par le IK Pu
Art et médecine : Les malades et les médecins, par Cii. Jacqul
Diététique : Préparations diététiques d’œiiis .
Formules thérapeutiques : La teinture d’iode decoloree .
La médecine au palais .
Chronique des livres : La pratique des Maladies des enfants
des poumons .
Cours. Congrès. — Actes de la Facul
Thérapeutique pratique : Des substi
Valeur des sucs de viande .
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
â l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d’intolérance ni d' Accidents d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lerde chaque mois.
Prix de l’abonnement (/ " Décembre au 3o Novembre) : France, 1 2 francs. — Etranger, 1 5 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 4» pages.
Tous les autres numéros ont 82 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber- 1 Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
. — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
. — Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné-
riennes.
. — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
. — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
. — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre. . — Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué-
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Les abonnés d'une année seront remboursés par des primes représentant 5 fois
le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C*', Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne, Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouuRAT, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette priiHe, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de ces treize primes) :
I» Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D’ Boucard
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés LécUyerjjàCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5® Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Appareils Talisman, pour injections vaginales, oflerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). (Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port.)
7“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5a
pour l'emballage et le port du colis des i-osiers).
8® Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre t fr. pour l'emballage et le port.
9® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10° Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1 ® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C®,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12" Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3“ Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la C*« de Pougues Si-Léger.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans Un délai de i5 jours.
— III —
LIBRES PROPOS
MÉDECINE ET LITTÉRATURE
Xous connaissons tous parmi nos confrères d’ex-
cïllents stylistes et des psychologues avertis. Le
médecin doué de ces (jualites peut, quand il le désire,
écrire une étude sociale vécue et pénétrante. Il fera
quand il le voudra œuvre de littérateur, il est capable
de nous offrir de délicieuses fables, de mettre bel et
bien sur pied un opéra et pour peu que le théâtre le
tente, de camper de main de maître un épileptique
sur la scène.
La réciproque est rare et je connais peu de litté¬
rateurs de carrière capables de parler judicieusement
des choses de la médecine.
Nous avons reçu dernièrement au Pavis médical,
un Roman d’un neurasthénique qui ne me fera guère
changer d’avis. J e suppose que ce livre nous a été
envoyé, non pas pour que nous en fassions la critique
littéraire, mais pour que nous disions ce que nous en
pensons au point de vue médical, à moins que ce ne
soit dans le but que nous en recommandions la lec¬
ture à nos malades, ce que j’inclinerais peu à faire.
Vne jeune fille d’excellente famille, ébranlée par
la mort de sa mère, surmenée intellectuellement, est
envoyée dans une maison d’hydrothérapie pour se
rétablir. Elle tombe dans un vague établissement
où vivent pêle-mêle des femmes nerveuses et des
fêtards bien portants. L’un de ces derniers à la pre¬
mière occasion tejite sans préambule de faire vio¬
lence à la jeune malade dans un coin du jardin ;
elle est défendue par un neurasthénique duquel elle
s’éprend ; celui-ci se suicide, etc... Emalement, elle
sort de la maison de santé dans mi état affreux.
vSur tous ces jolis spectacles, et ceci nous intéresse
particulièrement, se profile l’exquise figure du méde¬
cin. « Sa tête hirsute et dans cette tête des yeux
ronds, capricieux et moqueurs derrière les verres
des lunettes. Sa barbe embroussaillée, ses lèvres
lippues »... «Le docteur haletait de plaisir, ses petits
yeux dansaient une ronde voluptueuse »... « Sa face
rabelaisienne »... « Son rire vulgaire qui secouait
son ventre »... « Son œil sautillant rétréci et noyé par
la sensualité, » etc.
Je ne sais si notre collaborateur, le Dr Maurel,
qui connaît pas mal de silliouettes médicales, a ja¬
mais aperçu celle-là. D’après les échos qui me sont
venus par différents malades et médecins ayant
vécu dans les maisons de santé ou les ayant fréquen¬
tées, d’après l’expérience que je peux en avoir moi-
même, j’estime que ce type d’aimable confrère doit
être plutôt rare.
Ce portrait est peu obligeant sans doute pour le
corps médical, mais on a dit tant de mal des médecins
qu’il ne reste .sur eux plus rien à inventer, et certes
un semblable livre fera plus de tort aux malades
qu’aux médecins. Ne savons-nous pas tous que la
confiance dans le médecin est la base indispensable
de la cure d’un névropatlie 1
L’autenr ne doit pas l’ignorer, car nous trouvons
çà et là dans son livre quelques réflexions exactes
sur le caractère de ces malades. Nous voulons croire
que dans son esprit ces descriptions ne répondent
qu’à un type exceptionnel ; il n’en est pas moins vrai
que tout ce qui peut ébranler la confiance du ma¬
lade lui est néfaste.
Des neurasthéniques attirés par le titre liront ce
roman ; des parents de jemies névropathes le parcour¬
ront peut-etre : allez donc après cette lecture
arler dans une famille d’une cure d’isolement et
’un séjour nécessaire dans un établissement d’hy¬
drothérapie.
Jugez de l’état d’esprit de ces parents qui voient,
et le cas est mallieureusement fréquent, leur fille
s’étioler et mourir lentement d’anorexie mentale
et auxquels un médecin conseille sagement l’isole¬
ment.
Ne croyez-vous pas qu’ils se hâteront d’envoyer
leur fille dans ces maisons de santé qu’on leur décrit
comme des établissements de moralité déplorable
et qu’ils déborderont d’enthousiasme à l'idée de
confier leur blanche colombe aux mains d’un faune
déguisé eu médecin directeur.
Et si les parents gardent prudemment chez eux la
malade et qu’elle succombe aux progrès de l’inani¬
tion, ne pensez-vous pas que dans ce dénoûment
le romancier aura quelque part de responsabilité?
JiîAN Camus.
CHOSES DU JOUR
NAPOLÉON A-T-IL FAIT ASSASSINER
LORD BENJAMIN BATHURST
Cette question a déjà été soulevée et revient à jjropos
de la découverte d’un cadavre dans la forêt de l’erleberg,
à quelques kilomètres de la route de Berlin à Hambourg.
Voici le fait : le 25 novembre 1809, à midi, trois voya¬
geurs dont un domestique arrivaient à Perleberg, capi¬
tale de la Westprignitz, dans une opulente calèche
traînée par quatre clievaux. Le plus jeune des voyageurs
avait fort grand air. 11 portait un long manteau bordé de
fourrure violette. Un énorme diamant brillait sur sa poi¬
trine et attirait tous les regards.
Dès son arrivée à Perleberg, le jeune voyageur mani¬
festa une inquiétude extrême. 11 commença par réclamer
des chevaux frais, pressé, disait-il, d’arriver à Lenzen
sur l’Elbe, le plus tôt possible. Mais quelcpies minutes plus
tard, il changeait d'avis. Renonçant à poursuivre sa
route, il s’installait avec sa suite à l’hôtel du Cygne blanc,
aujourd'hui hôtel de la ville de Londres, et s’y fit servir à
déjeuner.
Après le repas, le jeune voyageur, qui avait déclaré
s’appeler Koch* et vivre du négoce, s’en fut rendre visite
au commandant do la garnison. Il demanda à l’officier
•s’il y avait des troupes françaises dans le voisinage. Sur
la réi>onse affirmative qui lui' fut faite, il demanda à ce
tju’on lui octroyât une garde. Deux cuirassiers furent alors
attachés à sa personne. A sept heures du soir, Koch con¬
gédia les cuirassiers et annonça qu’il allait continuer son
voyage. Son compagnon et son domestique, munis do
lanternes, firent placer les bagages sur la voiture et atteler.
11 était neuf heures du soir.
Les chevaux piaffaient, le cocher avait pris place sur
son siège. Mais Koch n'arrivait pas. Ou l’attendit toute
la nuit et le jour suivant. Vainement. On fouilla les bois,
on sonda la rivière proche, également sans résultat. Au
printemps de l’année suivante, la famille du disparu en¬
treprit sur les lieux des recherches minutieuses avec des
chiens. Le succès ne fut pas meilleur. Une commission
d’enquête déléguée par le gouvernement royal de Berlin
ne fut elle-même pas plus heureuse.
Tel est du moins le récit tel que l’a fait le Journal
des Débats. Ce fameux Koch n’était autre que le diplo¬
mate Bathurst, fils de l’évêque de Norwich, et qui,
envoyé en ambassade à Vienne, regagnait son pays, l’An¬
gleterre, après la paix de Schoenbrunn.
La disparition de l’ambassadeur extraordinaire donna
lieu à tous les soupçons. S’était-il suicidé? Âvait-il été
fait prisonnier? Napoléon n’aurait-il pas procédé à
Perleberg comme envers le duc d’Enghien dans les fossés
de Vincennes? La famille du disparu pencha pour ce
dernier soupçon. Et pourtant, étant donné le caractère
vantard du riche et orgueilleux Benjamin Bathurst,
il parait plus plausible d’admettre, vu la découverte du
cadavre, non loin de Thôtel où était descendu Bathunt,
qu’il a été effectivement assassiné par de vulgaires
apaches de Perleberg, et non jinr le grand Empereur.
— 841 -
- IV -
Traité de Patholog-ie exotique
Clinique et Thérapeutique
Publie en fascicules sous la direction de MM.
Ch. QRALL ,:t CLARAC
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1. Paludistne (565 pages, 140 figures) - 12
2 . Parapaludisme Fièvres des pays chauds.
(380 pages, 30 figures) . 10
3. Fièvre laune, Peste, Choléra.
4 . Maladies exotiques de l’A ppareil digesiil.
5 . Maladies parasitaires exotiques.
6. Intoxications et Maladies générales aux colonies.
7. Maladies de la peau exotiques.
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adjoint à Paris.
— 343 —
CHRONIQUE ARTISTIQUE
Dès la plus haute antiquité la peste ravagea le monde.
Il y est fait allusion dans les temps mythologiques et
dans Virgile (i). Mais on désignait alors .sous ce même
nom (du mot latin pesHs, peste, fléau) toutes les maladies
épidémiques à mortalité considérable : telles la pss'o
d’ Athènes (429 av, J, C.), la peste de Silettcie, la peste des
— VI -
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CHRONIQUE ARTISTIQUE {Suite)
Anionhts ou de Galien, la peste de saint Cypricn. I^a peste
bubonique, telle qu’elle est décrite actuellement, fut
reconnue pour la première fois au vi‘' siècle de notre
ère, sous le iioin de peste de Justinien (531-580). lîlle
ravagea l’Égypte, l’Afrique, la Palestine, l’Italie, la
Gaule, la Germanie.
en peu de jours dans l'Aquitaine, t'Angoumois, le Périgord
et le Limousin, plus de 40000 personnes. »
Mais ce ne fut rien, comparativement à la célèbre
épidémie de Marseille (1720), à laquelle fait allusion une
vieille gravure allemande que nous reproduisons au bas
de la page V. I,a peste de Marseille a d’ailleurs inspiré
Sous IluGUKS Capkt, dont on voit le médaillon sur la
première de ces figures, la France fut ravagée, de 987 à 907,
par un de ces fléaux. On lit: « Sous ce régne, il courut
un mal qu'on nommait des Ardens, qui prenait subitement
et brûlait les entrailles. La partie oit le mal s'attachait, tom¬
bait en pièces et n'épargnait personne, tellement qu'il mourut
des œuvres remarquables à nos artistes SlîKRE, de Troy,
François GiIraud (musée de Marseille), Gi';rome (é.glise
vSaint-vSéverin, à Paris).
La peste a de tout temps poussé les médecins aux
actes d’héroïsme. Tel DesgeneïTES (3" figure), médecin
en chef de l’armée d’Égypte, qui, pour donner confiance
- VJ II
Archives des Maladies du Cœur
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MÉMOIRES ORiaiNAUX PUBLIÉS EN 1910
CLERC et ESMEIN. - L.i pulsation œsophagienne chez l'homme. 1 FIESSINGER. — L’antlferment protdolytique du sérum.
RIEUX. - L'hématopoièse. OIGA.ARl). - De la réaction de Wassermann dans les maladic.s
l'E'I'REN et BERGMARK. — L'œdeme aigu du poumon avec du cœur et des vaisseaux.
. U . SABRAZfciS. — Examen des neutrophiies du sang circulant.
SK/A Kl . — I ression artérielle et glandes surrénales chez les TIXIER. — Forme grave de rachitisme et syndrome transitoire
'I IIAVER. — Le troisième bruit du cœur.
WYBAUW. - l.a pression artérielle à l'état normal et à l'état
pathologique.
■SABRAZK.S. — Plasmodies du paludisme.
BARIE Cl CLERET. - .Syndrome de Stokes-Adams à crises
GIKOUX. — Sclérose et athérome de l'artère pulmonaire.
I.EI.'RET. — ictère hémolytique du nouveau-né.
(E T TINGER. — Les anémies et les processus Icucolytiqucs au
cours du traitement radiothérapique.
BORY. — Les réactions du tissu élastique des artères.
IIERING. — Sur les troubles fonctionnels qui dépendent des
systèmes musculaires spéciliques du cœur.
FROIN. — Hématolysc in vivo.
FO Y. — Ectopie cardiaque par inall'ormation sternale.
RIEOX, SAVY, CülIlUüN. — Leucémie aiguè du type myélo'ide.
PLETNEW. — Modilications cardio-vasculaires sous l'inllucncc
des bains artificiellenient chargés d'acide carbonique.
STIENO.V. — Altérations pathologiques des cellules ganglion-
BRET et rÔ^UBIER."^' Sur un anévrysme de la b.ise du ven¬
tricule gauche coïncidant avec une endocardite pariétale su-
baigué.
BABONNEIX et PAISSEAU. - Anémie pernicieuse infantile
OmOU^. — ScS“e‘ ct'athérome de l'.irtére pulmonaire.
SYLLABA. — Marche de la maladie de Basedow.
MENETRIER et TOURAINE. - Action des rayons de Rœntgen
et d'une anomalie de la valvule de Thébésius.
GOUGEROT et SALIN. — Ictère hémolytique acquis général et
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- IX -
CHRONIQUE ARTISTIQUE [Suite)
à nos soldats que décimait la peste (juin 1799), s'inocule
à l’aisselle le pus d’un bubon, tandis qu’une autre fois
il buvait dans le verre même d’un pestiféré le reste d’une
potion.
Quant au personnage placé au bas de la pageVII, c’est une
le cœur, un plat en cuivre ; sur la poitrine, un sac rempli
de sable chaud ; autour du cou, une double bande garnie
de baies de genièvre et de grains de poivre ; aux oreilles,
de la ouate avec du camphre ; au-dessous du nez, un petit
flacon de vinaigre des quatre voleurs ; à la bouche, un
La peste d'iilliant.
caricature ancienne ou «portrait d’un homme préservatif
de la peste», d’après vSaphir. Ce Tartarin porte sur lui tous
les préservatifs possibles, parmi lesquels nous relevons :
sur tout le corps, une enveloppe de gomme élastique
enduite de poix et recouverte de 6 aunes de flanelle ; sur
morceau d’acore aromatique ; sur le chapeau, une terrine
de soupe d’herbes ; à la main droite, une branche de
genièvre ; à la main gauche, une branche d’acacia, etc.
Enfin la dernière figure représente un épisode de la
/reste d'EUiant, d’après une esquisse de I.ouis Duv.tf.
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
La jeune malade et son médecin
de Kasi’AU Netsciier (Ri'-ponse)
Nous avons affaire à une jeune malade, dont les
facultés cérébrales, étant donnée l’attention avec laquelle
elle suit les gestes de son docteur, ne semblent nullement
troublées ; ses .souffrances actuelles sont minimes, elle ne
paraît avoir ni vertiges, ni céphalée, car la position oblique
de ses globes oculaires serait difficile à maintenir dans ce
cas. Ses chairs sont bouffies ainsi qu’en témoignent sa face,
son gros poignet, sa main gauche empâtée, peut-être
même un œdème abdominal, un œdème des membres
inférieurs et des organes génitaux que des genoux écartés
font soupçonner, sa sclérotique est exsangue, sa blan¬
cheur tranche sur la face. La gêne respiratoire est absente,
sa bouche fermée, ses vêtements serrés en témoignent,
ces derniers indiquent aussi illie sensibilité au froid exagérée.
— Sa main comprimant la région précordiale où quelque
palpitation l’étreint, enfin son « calage » dans un fauteuil
nous font penser ù une marche plutôt difficile que
Tœdènie ou l’oppression rendent pénible. — Pourquoi
la malade n'est-elle pas dans Son lit ? indisposition passa¬
gère chez une chronique ou malade ne pouvant supporter
la position horizontale.
Le médecin révèle peu de choses, si ce n’est que sa
visite doit être rapide car il quitterait cette lourde pelisse
fourrée qui devait le gêner dans ses mouvements ; l’examen
du pouls, geste banal que nous avons tous, qui poùrtâiit
dans l’occurrence lui apprend peut-être un fait capital,
quoiqu’il soit plutôt fort occujîé à mirer sa fiole d'urine
(si le goulot en était plus large je la baptiserais niême
urinai et j'en conclurais que la malade a une difficulté à
s’accroupir).
Que contient-elle cette urine, rien sur la table ne me
semble avoir servi à l'analyser, la couleur surtout
paraît intéresser notre docteur, est-elle fébrile, hématique,
claire comme de l’eau de roche? admettons cette der¬
nière supposition et concluons que notre malade a fait
appeler son médecin pour une crise cardiaque légère au
cours d’ùue néphrite chronique.
Dr LE TelWER (de Cl à ville).'
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Lettre de faire-part de naissance
provenant de la collection d’un de
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Paris, 25 rue de...
M.
" Je suis venu au inonde le 6 sep-
tenipre 1892. Je me ])()rte à nierv’eille
et ma petite maman aussi. Elle
doit être bien heureuse, car avec
mon petit papa ils m’ont attendu
avec grande imiiatience.
« J'espère (pie vous apprendrez
tout cela avec plaisir et que vous
accepterez de même mon délicat
premier baiser ».
A. L.
N. H. — Le « petit » papa et la
» jietite » maman (|ui étaiont si
heureux, attendaieinl le « chérubin »
depuis huit ans !!!
Paternité et maternité précoces.
- On a cité des cas nombreux de
grossesse chez des filles extrême¬
ment jeunes. I.e cas suivant, rappor¬
té par The Lancet (i'''' octobre kjio),
est intéressant par suite du jeune
âge des deux parents. Il s’agit d’un
couple de Chinois qui auraient eu un
enfant, lui ayant huit ans environ et
elle sept ! Le journal anglais repro¬
duit une photographie prise un an
plus tard et où l’on voit la minus¬
cule mère donner le sein à son enfant.
Malgré des recherches ou n’a pu
se renseigner sur les parents de cette
exceptionnellement jeune mère, ni
sur l’âge aiuiuel elle avait été réglée.
(Gaz. des Hôpitaux).
Wassermann aidant à la re¬
cherche de la paternité. — Derniè¬
rement à k Société des médecins de
Vienne, le Dr Hochsinger montra
deux nourrissons âgés de trois se¬
maines et de trois mois, chez les-
(juels la réaction de M^assermann
avait donné des résultats positifs,
et qui présentaient tous deux des
symptômes très nets de syphilis
congénitale.
Les deux mères et leurs maris
nièrent avoir eu la syphilis, et la
réaction de Wassermann était néga¬
tive chez ces (piatre ])ersonnes ;
mais à la suite de questions pres¬
santes et répétées, les deux femmes
avouèrent avoir été imirrégnées
extra-maritalement. Ceux (lu’ellcs
désignèrent comme étant les ])ères
des enfants, furent examinés, don¬
nèrent une réaction positive de Was¬
sermann, et reconnurent avoir été
atteints de syphilis. Voici donc une
exiilication du fait qu’on ob.serve
parfois un enfant sain, né entre
deux enfants syphiliticiues. Le
Df Matzenaukr explique ,ce.s cas
par la théorie suivante : seule, la
syphilis maternelle s» transmet au
foetus ; et le placenta, par lequel
la transmission se fait, reste <iuel-
quefois indemne. L’observation du
- XI -
CURIOSITÉS
Dr Hochsinger paraît curieuse au
])oint de vue étiologiciue.
Le traitement chinois du zona.
— Ooninic nous, les Chinois savent
(pie le zona est rebelle au traitement,
(pie .scs douleurs .sont dilhcilcs a
Quand un confrère de la Terre
Eleurie a a épuisé son arsenal théra-
pcuticpie eu vain sur son client, il a
recours au procédé suprême, qui est
tout au moins l’indice d’observation
clinique. Il va arrêter le zona dans
sa marche envahissante, et son in¬
tervention est toujours suivie de
succès, la poussée zostérienne s’éta¬
blissant et se limitant très vite.
Ce n’est point par des médica¬
ments, lotions, poudres ou pom¬
mades, cpi’il opposera une barrièrè
à l’invasiou vésiculaire de la peau.
Il prend un pinceau, de l’encre
(le Chine, évidemment — et d’une
main preste, dessine sur les tégu¬
ments de son elient une corneille, le
cou tendu, en arrêt, prête à frapper
la vésicule d’herpès assez audacieuse
pour se risrpier à portée de son bec.
A défaut de guérison et même de
•soulagement, cette méthode donne
satisfaction au malade — ce qui est
déjà un résultat ; aus.si le << procédé
de l’oiseau s est-il d’usage courant
et réputé en Chine.
(Revue de psyelwthciapie).
Administration. — Un malheureux
se présente à l’hôpital, demande un
bulletin d’admission.
— Nous ne pouvons recevoir que
les malades de la cireonscription,
dit le bureaucrate. Où habitez- vous ?
/ — Je n’ai pas de domicile.
— Comment, pas de domicile ?
Vous avez bien couché queUjue part
la nuit dernière ?
— Sous le pont d’Arcole.
.Mors l’employé, avec un flegMie
superbe :
— l’ont d’.Arcole... quatrièmu ar¬
rondissement... Impossible de vous
prendre. Allez à l’Hôtel-Dieu.
(lixcelsioi).
Question de « point de vue ».
Ou lisait dernièrement dans un
journal des États-Unis d’Amérique,
cette alléchante annonce :
<< M. William Samslew offre
100.000 dollars au médecin qui .sera
assez adroit pour le rendre borgne ».
Naturellement les médecins ac¬
coururent eu légion nombreuse chez
M. William Samslew qui est un riche
planteur. Rendre borgjie quulqu’un,
rien de plus facile? Mais au.s,sitôt
arrivés les médecins s’en retournaient ,
l’air désappointé et la tête basse ;
car après avoir .sommairement exa¬
miné William Samslew ils s’aperce¬
vaient que ce dernier était aveugle,
irrémédiablement aveugle.
Le Croque-mort est 'sans pitié. — ■
Le croque-mort est sans pitié, car
il se mo(juc des morts (pi’il ne veut
plus, iiaraît-il, enterrer ni mener en
terre avec le chapeau haut-de-
forme. Les croiiue-morts sont des
ouvriers et le haut-de-forme e«t
l’insigne du bourgeois. Ils mèneront
nos morts en caB([uette ouvrière,
telle est leur revendication der¬
nière. Nos joyeux cro(pie-morls
ajoutent une telle importance à
cette réfoiiim, (pie pour en discuter
ils se sont mutuellement invités à
un banquet, dont le menu fut tout
à fait de circonstance. Il était, ce
menu, encadré comme un faire-
part mortuaire, illustré de deux
sciuelettes sablant le champagne
en plein cimetière, et voici comment
il était rédigé :
l'ilet d(( b(mif i)i(|U(- aux vers avec
cliampigiums de macchabées
Bouchées de la morgue
Légumes du Cliauip des navets
Salade de la fosse commune
Bombe glacée au frigorifiiiue
Petits fours crématoires
Cela est tout à fait moderne et en
conformité avec l’axiome (pii dit
(pie « ])Our être croipie-mort on
n’en est pas moins homme ». Et,
comme dit Rabelais, ])our ce qui
est de rire, c’est le jiroprs de
l’homme ».
(Revue internationale illustrée).
CARTES DE VISITE CURIEUSES
l’aris médical entreprend la publi¬
cation (l’une .série de cartes de visite
(le médecins, de dentistes, de sages-
femmes. Voici par exemple, la carte
d’un médeciu-laryiigologiste, que
nouvel an.
Ce ÏDoctcur ÎH. §clot
Carpiigologifftc
Bouen. 9, (Boulcoorb îcûiinc b’^rc
Comme ou le voit, la figure évoque
la fable de La Eontaine, Le Renard
et la Cigogne. C'est évidemment un
symbole. Compère le Renard, c’est
le malade qui, dans une attitude de
décision mélangée d’inquiétude,
ouvre la bouche aux inve.stigations,
placides, couime il sied en pareil cas
de commère la Cigogne dont le bec
tient lieu de laryngoscope.
— 349 —
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— XIII —
LEÇON D’ANATOMIE
LEÇON D’ANATOMIE DU P' FRÉDÉRIC RUYSCH
Par le peintre flamand J. Van Neck
n; à Naardcn f à Amsterdam 17IP
(Ce SC trouve au Rijksmuseum, à AinsterJam).
Ce tableau, dû à un peintre de second plan, n’est néanmoins pas sans mérite; il s’apparente aux portraits col¬
lectifs commandés si souvent à cette épotiue par les corporations. L’œuvre manque complètement d’émotion ; les
personnages n’ont aucun naturel dans leurs poses apprêtées. Cependant, par l’habileté de sa facture et la valeur
de sa technique, Jean Van Neck n’est pas indigne de l’École flamande et des grands peintres qui l’ont précédé,
SILHOUETTES MÉDICALES
LE CHIRURGIEN DE PROVINCE
Il y a iiiainteuaiit, en dehors des villes universi¬
taires, quelques fiefs chirurgicaux qui se partagent
la France. C’est de création récente et dû surtout à
l’initiative de quelques ancietts internes de Paris.
Installés dans un centre, chirurgiens de l’hôpital, ils
le transforment à la moderne. On en jase en ville,
et ils réussissent vite à acquérir une grande renom¬
mée qui s’étend bientôt à toute la région. Toujours
sur la brèche, dans le train ou en auto, ils sillonnent
le pays. Ées confrères les appellent partout, et les
malades affluent de tous les points de la contrée
à leurs cliniques, au lieu d’aller connue autrefois vers
les Maîtres des Facultés.
Ce fut une petite révolution dans les mœurs chirur¬
gicales de Province. La situation de ces novateurs
devint vite considérable au point de vue moral et
matériel. On en vit édifier ou « retaper » des demeures
seigneuriales et, prodige! être appréciés à l’Évêché
comme à la Préfecture. Mais déj à les fiefs commencent
à se subdiviser, les coucmxents surgissent. Là,
comme ailleurs, les temps héroïques sont passés !
Certes les circonstances favorisèrent au début
ces chirurgiens régionaux. lis eurent la chance d’être
les premiers et les seuls à exploiter le filon provincial.
Mais ils furent pui.ssammeut aidés dans leur réussite
par leurs qualités d’activité et d’endurauce, en plus
de leur valeur scientifique, souvent très grande et
reconnue de tous.
Quelques trop fortes personnalités firent même
craquer le cadre provincial et devinrent à demi ou
ultra-parisiennes. Ce fut l’exception. Presque tous
demeurèrent au Pays dont ils étaient devenus ime
célébrité. Et d’aucuns, dit-on, grisés par le succès,
voulurent dominer, d’autres se laissèrent engourdir
par la sédative atmosphère de quelques villes de
Province. Mais ce sont là propos de confrères jaloux !
La plupart surent tronver le dérivatif qui apaise ou
passiomie, art ou politique, présidence du conseil
municipal ou de la Société d’archéologie.
Les mœurs sont .pures et les distractions rares eu
province I
Dr PlERRIÎ MaURLL.
— 351 —
— XIV —
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— XV —
LABORATOIRES CLIN
CURE RATIONNELLE DE LA CONSTIPATION
Scorôgène
COMPOSITION
Le SCOROGENE est le seul remède (jui ré¬
ponde rigoureusement aux dernières données
sur la palliogénie de la eonstipation.
Dépourvu de toute substance purgative ou
laxative, il est exclusivement constitué i)ar un
mélange de substances mucilagineuses, gon-
llantcs et émollientes (algues de la lamille
des lloridées) avec un extrait spécial de boldo
(eholagogue) dosé à 1 centigr. par cuillerée à
cal’é.
PROPRIÉTÉS
Régularisateur des fonctions Intestinales, sans | volume. Il lubrifie la muqueuse intestinale, calme
action purgative ni laxative, le SCOROGÈNE favo- le spasme et réveille le péristaltisme de l’intestin,
rise l’hydralalion des matières et en augmente le I II augmente par le boldo la sécrétion biliaire.
APPLICATIONS THËBAPEUTIOUES
Le SCOROGÈNE s’est montré efficace dans toutes les formes de la constipation et dans les cas les
plus opiniâtres : Constipation spasmodiquB ou atoniquo; Constipation aoec débâcles diarrhéiques;
Entérite muco membraneuse ; Constipation de ia femme enceinte et de ia nourrice.
MODE 0'
Le SCOROGÈNE est présenté sous la forme
d’iiii granulé (forme qui a l’avantage de se mé¬
langer intimement aux aliments).
Le granulé se place de préférence à sec sur
la langue el s'avale facilement au moyen de qiiel-
gues gorgées d'eau. On peut encore riiuniecler
'EMPLOI
très légèrement et rapidement dans une cuillère
au moyen d’un liquide quelconque ou encore le
mélanger aux potages, purées. Lorsque le malade
trouve quelque dilliculté dans la prise du gra¬
nulé tel, on peut l’administrer enveloppé de pain
azyme.
DOSES
Adultes: 3 à 6 cuill. à café par jour en 2 ou 3 fois au milieu des repas. — Enfants: 2 à 4 cuill. à café.
Ces doses peuvent être doublées sans incon- | tout au début du traitement pour hâter les pre-
véiiient dans les constipations opiniâtres, et sur- 1 miers résultats.
REMARQUE. — Le SCOROGÈNE de par sa composition même, ne donne pas de résultats immédiats;
l’elfet SC' produit généralement le *2“ ou 3« jour, mais peut dans certains cas n’apparaître que vers le .')>■ ou (i».
Kviter radmiuislration simultanée de tout laxatif ou purgatif. Attendre patiemment et, s’il est nécessaire,
ordonner un très petit lavement glycérmé jiour exonérer riiitestin avant 1 action du médicament qui se
poursuivra iiar la suite avec régularité.
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- XIX -
DIÉTÉTIQUE
PRÉPARATIONS DIÉTÉTIQUES
D’ŒUFS
Œuf à la coque
Nettoyer l’œuf et le faire plonger
tlaiis l’eau bouillante uiic miniitf.
Œuf mollet
Nettoyer l’œuf et laisser bouillir
3 minutes en vase elos.
Œufs brouillés au sucre
i! cuillerées à soupe de crème lait,
I graranie de sel,
I cuillerée à café de sucre.
i/3 • — de jus de citron,
5 grammes de beurre.
Même manière de procéder
que pour la préparation précé¬
dente.
Œuf dur râpé
Nettoyer l’œnif et laisser bouillir
lo miuiitfs. Après refroidissement,
râper avec précaution.
Œufs brouillés
2 œufs frais,
lînduire de beurre une assiette
émaillée qu’on place au bain-marie,
de telle façon qu’elle recouvre com¬
plètement le va.se où est l’eau, sans
que la vapeur puisse aller dans
l’assiette. 2 minutes après que
l’assiette est chauffée, y battre les
œufs, les saler, et remuer de suite
avec une cuillère en bois, jusqu’à
formation de bouillie claire. Servir
dans l’assiette chaude.
On peut ajouter aux œufs brouillés
du jambon maigre coupé par menus
morceaux.
Omelette aux jaunes d’oeufs
3 jaunes d’œufs.
Bien battre pendant lo minutes,
et procéder comme pour une ome¬
lette ordinaire aux œufs entiers.
Omelette au jambon
3 œufs entiers,
30 grammes de farine de blé.
30 — jambon,
15 — beurre frais.
LAVEMENTS D’ŒUFS
1 (Eufs entiers . n" 3
Sel de cuisine . 3 grammes.
Bien battre les œ'ufs, et faire une
émulsion, en y versant peu à peu,
et en remuant, le li(]uide salé.
2" Blancs d’œufs . n" 3
Sel de cuisine . 2 grammes.
Lait . 2^0 cc.
Sel de cuisine . 1 gramme.
Eau bouillie . 250 cc.
Veiller à ce que le liquide ne soit
pas trop chaud, à l’instaut de la
préparation, pour éviter la coctiou
des œufs.
4» Œufs entiers . n" 3
Sel de cuisine . i pincée
5“ jaunes d’œufs... n" 2
Sucre . 10 gramme.s.
Laudanum . IV à VII gouttes.
(Boas).
6» Jaunes d'œufs ... n” 0
Set de cuisiiK’ . 2 cuillerées à
(Touknikk).
7'> Jauges d’œufs . 1102
l’eptone soluble 4 à 20 grammes.
((lAUlONn).
S» J aunes d'œufs . n" 2
Peptone sèche. 10 à 20 grammes.
Laudanum . .S gouttes.
Bicarbonate de soude i gramme.
Lait . 200 cc.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
TEINTURE D’IODE DÉCOLORÉE
M. Demachy, dans le Bulletin des
sciences pharmacologiques, donne
ipiekiues détails d’un intérêt pra¬
tique. La teinture d’iode décolorée
est d’un u.sage courant en Angleterre
et aux États-Unis.
En .Angleterre, les jjharmaciens
emploient la formule suivante don¬
née par Martindale et Wescott
dans leur formulaire : The extra
pharmacopœia (i.)'' édition, lyio,
page .(lo) ;
Iode . 2>-’L5o
.Alcool à go» . 27»', 50
Dissoudre à une douce chaleur
et ajouter après refroidissement :
Solution forte d ammoniaque... (>",2.‘)
Porter le mélange à la chaleur
(soleil ou bain-marie) jusipi’à dis¬
solution et ajouter :
Alcool à go". . y. S. pour 100 grammes.
On remarque dans cette lonnule
l’expression « solution forte d'am¬
moniaque ». Entendez par là une
solution à 28 p. 100, contenant,
par conséifuent, plus d’ammoniaque
que la solution ammoniacale fran¬
çaise, dite ammoniaque liquide,
et qui est saturée à 10 p. 100 en¬
viron. — On remarquera égale¬
ment que la préparation s’obtient
à l’aide de la chaleur.
Pour les idiarmaciens français
jiossédant en magasin la solution
faible à 10 p. 100, nous conseillerons
de préparer une autre formule,
que voici, et (pd tliffère de la jiré-
cédente en ce sens <iue : 1" la solu¬
tion ammoniacale employée est
la solution à 10 p. 100 ; 2" <jue
l’opération se fait à froid.
Iode . \
Hyposull'ite de soude. ' iî-i 10 grannni's.
Eau distillée . . )
Dissoudre et ajouter :
Solution d’ammoniaque
à 10 p. 100 . 13 grammes.
Alcool à go» . 75 —
Mettre au frais et ajjrès quelques
heures, filtrer le mélange que l’on
conserve dans un endroit frais.
.Aux États-Unis, les pharma¬
ciens obtiennent la teinture d'iode
décolorée par un procédé rappelant
celui de la première formule, par
l’emploi tl’une solution concentrée
d’ammonia<iue, et la seconde, par
la présence de l’hyjiosulfite et de
l’eau distillée.
Soit :
Iode . 83 grammes.
HyposuUitc d2 soude. 100 cent. cub.
Eau distillée . 100 — —
Dissoudre et ajouter :
cale . 65 cent, cubes
Alcool rectifié à
gS I). 100. . y. S. pont un litre.
(lievuc med.-pharm.).
POMMADE CONTRE
LES GERÇURES DES MAINS
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357 —
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Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
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simple, ti'6s
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l’iM’ herc h e
(pialiliiliveet
iiuaiilitalive
ifoséléiiients
(le riu'ine (siioro et allmmiiu'l. I(!l esl le 1ml des Trousses
Dosuriiies. dunl eu siÿ'iiale. d autre part, I intéressante
l’ri''seiili'‘es sous la forme d’i'léf;ants portefeuilles, pou¬
vant ùire laedemeiit mis dans la poche, ces trousses ren¬
ferment les lulies et ampoules a reaclils necessaires iiour
(diaipie o]i(irnlion d’analyse, lilles ])ermettent, en deu.v
minutes, avec iiuehiues inimités d urine, d’etre Ires exaete-
Les nombreux médecins (jui en ont essayé l’emploi ont
éle unanimes a faire 1 ido^o; de leur commodité et de leurs
rifçourcux resullats. fout d abord, nu cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’etre immédiatement renseigne sur la composilion do
rurine et de pouvoir instituer, sans plus altendre, la tlié-
rapeutnpie (pu convient, fm outre, elles lui rendent
aisément Keneralisables les analyses urologii|ues, demeu¬
rées pisipi ICI le monopede des pliariiinciens.
D’autre part, en raison de leur utilisalion extrêmement
simple, l’achat du ces trousses sera conseillé avec grand
prolit aux malades eu.x-mèmcs, ipii pourront de la sorte se
rendre compte, aussi souvent ipi’il conviendra, des varia¬
tions do composition de leurs urines. Il leur sera dés lors
loisible de surveiller de très près leur alimentation,
de conlrêiler l’inlluence de tel ou tel mets sur le taux do
leur sucre ou de, leur albumine, enlin do faire appel aux
soins médicaux des ([uo co taux aura subi une cli’'vation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme do très précieux collaborateurs pour le
médecin, fin dehors de rexactilude absolue de leurs résul¬
tats, elles préscnient encore Tavanlage d’une grande modi¬
cité de jirix : chaipio analyse revient à environ 0 fr. ia.
Ces trousses existent sous trois modèles dilférents :
1* TROUSSE INDEX “ La Dosiirine”, destinée à
rechercher si Turine renferme ou non de l’albumine ou du
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ", destinée à doser
Talbiimine contenue dans l’urine ;
3" TROUSSE D “ Lx Dosurinet ’’ doslinée ii doser
la quantité de sucre (glucose).
Co prix de chaque trousse est de ü fr.anes (franco îi fr. 30).
— Ampoules do renouvellement ; la biole de 10, 2 Ir. 50
(franco 2 Ir. 7.i) : la boite de 20. 4 Ir. Ta (tranco : a francs).
— Ilomise do la p. 100 à M.Vl. les imidecins.
Adresser les commandes et les demamles de renseigne¬
ments il. la Société CA DO.-îCUlM'., 10. rue (diarlemagne,
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POUR INJECTIONS HYPODERMIQUES
DAVID
- XXI -
LA MÉDECINE AU PALAIS
Condamnation d’un médecin pour vente de médicaments.
— Dans le courant du mois d'avril igog, MM. David,
pharniacieii à Montmartin-sur-Mer, et Merthe-Daroze,
pharmacien à Portbail (Manche), ce dernier agissant au
nom et en qualité de président du Syndicat des pharma¬
ciens de la Manche, avaient porté plainte contre le Docteur
Daulos, conseiller général et médecin à Montmartin-sur-
Mer. Ils l’accusaient d’avoir vendu à des clients des pro¬
duits pharmaceutiques.
A l’audience M. Danlos a été condamné à 25 francs
d’amende, 50 francs de dommages intérêts envers M. Da¬
vid, pharmacien à Montmartin-sur-Mer, et a\i franc
de dommages-intérêts que réclamait le syndicat des phar¬
maciens de la Manche.
A propos d’honoraires. — Un médecin belge avait soigné
à Chatelineau, près Charleroi, le baron B..., qui se trouvait
là en villégiature. Le malade guérit et le docteur lui pré¬
senta alors une note d’honoraires s’élevant à sept mille
francs. Ce chiffre parut exagéré au client qui, après avoir
versé la somme de 3 000 francs, estima qu’il était quitte.
Le tribunal civil de la Seine saisi de la demande en
payement des 4 000 francs complémentaires formée
par le docteur, avait estimé, que la somme de 3 000 francs
versée constituait un honoraire suffisant pour trois ponc¬
tions et quinze déplacements de Bruxelles à Chatelineau,
comportant chacun l’absence d’une matinée.
La huitième chambre de la Cour vient, sur les plai¬
doiries de M"’ Albert Menus et Rotureau-Lauray, d’in¬
firmer eu partie cette décision.
Iva Cour estime, comme le tribunal, que 200 francs
par déplacement constituent un honoraire normal,
mais que les ponctions ou thoraceutèses, sans constituer
une opération importante, justifient cependant un hono¬
raire spécial. Cet honoraire spécial, la Cour l’a arbitré à
500 francs pour chaque intervention. Le baron B... aura
donc à payer 4 500 francs.
Les appointements des médecins du bureau de bien¬
faisance. — La troisième section de la sixième chambre
du tribunal avait à statuer sur la question de savoir si
un créancier peut opérer valablement une saisie-arrêt
entre les mains du receveur de l’Assistance publique, sur
« les appointements, indemnités ou honoraires » des mé¬
decins du bureau de bienfaisance, à Paris.
Après plaidoiries de M"* Blaisot et Norbert Fouilleul,
et sur conclusions de M. le substitut Macstracci, le tri¬
bunal, présidé par M. I,e Roy, a décidé :
i« Que le tribunal est incompétent pour statuer sur la
validité des saisies-arrêts effectuées sur les appointements
fixes (1.200 francs par an) des médecins du bureau de
bienfaisance. Ces appointements .sont régis par la loi
relative aux fonctionnaires touchant des appointements
inférieurs à 2.000 francs.
2" Que la saisie-arrêt effectuée est valable en ce qu
concerne les allocations attribuées par l’Assistance pu¬
blique au médecin du bureau de bienfaisance en dehors
et en sus des 1.200 francs. Ces allocations ont pour but,
comme on le sait, de rétribuer les médecins des visites
médicales qu’ils font aux employés de mairies.
CHRONIQUE DES LIVRES
La pratique des Maladies des
Enfants, fasc. IV. Maladies du
cœur, des vaisseaux, des bron¬
ches, des poumons, du médias-
tin, etc., par les D''* Moussous,
Barbier, Guinon, Hallé, Zuber,
Armand DEr,ii,i,E, Audéoud et
Bourdiu.on, 1911. I vol. gr. in-8,
750 pages et fig. 16 francs. {J.-B.
Baillière et fils, à Paris).
L’important Traité de pédiatrie,
dont l’activité de M. Cruchet assure
la publication régulière, vient de
s’enrichir d’un nouveau fascicule ;
consacré aux maladies du cœur et
des poumons, il est appelé à un légi¬
time succès par le caractère à la fois
scientifique et pratique des articles
qui le composent.
La compétence bien connue du
professeur André Moussous le dési¬
gnait pour donner des maladies du
cœur et des vaisseaux chez l’enfant
une monographie claire et complète.
De même M. Barbier, qui a traité les
maladies du nez et du larynx, a pu
consacrer aux laryngites de l’enfance,
et notamment à la laryngite diphté¬
rique, des chapitresd’ungrandintérêt
pratique. L’esprit clinique et la pré¬
cision de M. Guinon lui ont permis
de donner un tour très personnel aux
pages qu’il a écrites sur la sémiologie
de l’appareil respiratoire et à l’étude
qu’il a faite de la tuberculose infan¬
tile, on trouvera dans celle-ci des ren¬
seignements pratiques de tout, ordre
qui la rendent particuliérement
intéressante. MM. Hallé et Annand-
Delille étudiant les maladies aiguës
du poumon et les pleurésies, ont réussi
à donner une étude pratique des
pneumonies, des broncho-pneumo¬
nies et des conge.stious pulmonaires.
L’expo.sé d’ensemble qu’ils en ont
fait leur a permis de consacrer au dia¬
gnostic et au traitement des pages
remarquables par l’abondance des
notions précises permettant au méde¬
cin de se familiariser avec l’hygiène
et le traitement médicamenteux de
ces affections. D’excellents articles de
M. Zuber sur les maladies des bron¬
ches, l’emphysème et la gangrène
pulmonaire, de M. Bourdillon sur les
maladies du mtdiastiii et la coque¬
luche, de M. -Audéoud sur l’a.sthme
complètent cet important volume.
Si ces divers articles .sont de nature
à intéresser vivement les pédiatres,
par leur caractère hautement pra¬
tique, ils répondent bien au but de
l’ouvrage qui s’adresse à l’ensemble
du corps médical et donnent toutes
les notions de pathologie infantile
utiles au médecin praticien.
P. LEREbouli.E’T.
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Les Actualités Médicales
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Le Rachitisme, par A.-B. Marfan, piofesseur à la Faculté
de médecine de Paris, igii, t vol. in-i6, cart. 1 fr. 60
Hygiène de la Peau, par J. Nicolas, protesseur à la
Faculté de médecine de Lyon, et Jambon, cliel de Cli¬
nique. 1911, t vol. in-it), cart . 1 fr. 60
Ouide pratique du diagnostic de la Syphilis, séro-dii-
gnusliç, par les U*'* P. üasiou et A. Girauld. 1910,
I vol. in-i6, avec 22 fig.,cart . 1 fr. 60
L’Ultra-Microscope dans le diagnostic clinique et les
recherches de laboratoire, par le Dr P. üastou. 1910,
1 vol. in-itj avec a.’) iig., cart . 1 fr. 60
Hygiène du visage (cosmétique, esthétique et massage),
parle 1)’ P. Gastoo, directeur du laboratoire centrai de
rhûpital Saint-Louis. 1910, i. vol. in-i6 avec 14 fig.,
cart . 1 fr. 80
l.es Courants de haute fréquence et la D’Arsonvalisation,
par le D' ZiMMERN, prolesseur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, et S. 'l’uRcmsi. 1910, i vol. in-if),
avec 22 lig., cart . 1 fr. 60
Les Opsonines et les traitements opsonisants, par le
Dr K. Gaultier, chef de Clinique de la Faculté de
médecine de Paris, igog, i vol. in-i6 avec figures
cart . ..: . 1 fr. 60
L’Artériosclérose et son traitement, par A. Gouoet, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Paris. 1907,
I vol. in-il) ave.- fig., cart . 1 fr. 60
La Radioscopie clinique de i’Rstomac normal et patholo¬
gique, par le D'' Cerné, professeur à l'Ecole de méde¬
cine de Rouen et le D’ Delaforoe. 1908, i vol. in-i6,
avec 21 fig., cart . 1 fr. 80
Technique do l’Exploration du Tube digestif, par le
Dr Gaultier, thef de clinique à la Faculté de médecine
de Paris, 190.“), i vol. in-i6, avec i31ig., cart... 1 fr. 80
Les Dilatations de l'Estomac, Sémiologie et Thérapeu¬
tique des distensvms gastriques, par le Dr René Gtui-
TiER. 1909, I vol. in-it) avec 12 fig., cart . 1 fr. 60
Les Empoisonnements alimentaires, par le Dr Sacquépéf,
professeur aerégé à l'Ecole du V’al-de-Qrâce. 1909,
1 vol. in-if), cart . 1 fr. 80
La Cure de Déchloruration dans le Mal de Bright, par le
• Dr F. Widal, professeur à la Faculté de médecine de
Paris, et le Dr A. Javal. igo6, i vol. in-i6,cart. 1 fr. 60
La Diphtérie, liictériologie et Clinique, Prophylaxie et
Traitement, parles D'*1L Barrier, médecin de l'hôpital
Hérold, et G. Ulmann. 1899, i vol. in-16, avec ligures,
cart . 1 fr. 80
Les Maladies du Cuir chevelu, ProB/iWaxie et Traitement,
par le Dr Gastoii, assistant a l'hôpital Saint-Louis.
2* édition. 1907, I vol. in-i6, avec tg lig., cart. 1 fr. 80
Traitement de la Syphilis, par le Dr Emehy, ancien chef
de clinique ii la Faculté de Paris. Préface de M. le pro¬
lesseur hoi RNiER. 2' édit. 1905, i vol. in 16, cart. 1 fr. 80
L’Alimentation des Enfants' malades, par le 1)' Péiiu,
médecin des hôpitaux de Lyon. 1908, i vol. in-16,
cart . 1 fr. 80
Le Traitement de la Constipation, par le D' Froussard,
ancien interne des hôpitaux de Paris. 2* édition. 1909,
I vol. in-16, cart . 1 fr, 80
Les Traitements des Entérites, par le Dr M. Jouausi.
1905, i vol. in-16, cart . 1 fr, 60
Calculs des Voies biliaires et Pancréatites, par le 1)' R.
Gaultier, chcl de clinique à la Faculté de médecine de
Paris. igo8, i vol. in-16, avec 16 fig., cart _ 1 fr. 80
Trachéobronchoscople et (Esophagoscopie, par le Dr Giu-
SEE, chef des travaux d’oto-rhino-laryngologie à la
' clinique chirurgicale de l'Môtel-Dieu. 1908, i vol. in-16,
avec 20 fig., c.irt . . . 1 fr. 80
La Démence précoce, par le D' G. Dent, médecin de la
Salpétrière, et P. Rot. i vol. in-16, avec ii figures,
cart . 1 fr. 60
Les Polies intermittentes. La Folie maniaque dépressive,
par les i)'» G. Dent et P. Camus. 1907, i vol. in-16,
avec lig., c-irt . 1 fr. 80
LTonothéraple électrique, par les Dr» Delherm, ancien
interne des hôpitaux de Paris, et A. Laquerriére, lau¬
réat de l'Académie de médecine. 1908, i vol. in-16, avec
■'Il fig.. cart . 1 fr. 80
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic de la Tubercu¬
lose, par le D' A. Béclëre, médecin de l'hôpital Saint-
Antoino. 1899, 1 vol. ia-i6, «vcc Gg., cart . I fr. 80
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des affections
thoraciques non tuberculeuses, par le Dr A. Béclëre,
igoi, I vol. in i6, avec lo lig., cart . 1 fr. 5o
Les Payons de Rontgen et le Diagnostic des maladies
internes, par le Dr A. Béclëre. 1904, i vol. in-16, avec
fig-, cart... . . 1 fr. 80
La Fulguration, son rôle et ses efiets en thérapeutique,
par le Dr Zimmern, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris. 1909, i vol. in-16, avec ligures,
cart . 1 fr. 50
Le Cytodiagnostic, les méthodes d'examen des sérosités
pathologiques et du liquide céphalo rachidien, par le
Dr Marcel Labbé, prolesseur agrégé à la Faculté de
médecine. 1904, i vol. In-i6, cart . 1 fr. 50
Le Sang, parle Dr Marcel Lahbé. î’ édition. 1910, i vol.
in-16, avec fig-, cart . 1 fr. 50
La Protection de la Santé publique. Loi et Commentaires
de la loi et des règlements d’administration, par le
Dr Mosnt, médecin des hôpitaux de Paris, 1904, 1 vo'.
in-16, cart . . . . ï fr. 60
Les Accidents du Travail. Guide du médecin, par le
Dr Bbouardel, médecin des hôpitaux de Paris. 2» édi¬
tion, 1907, I vol. in-16, cart . 1 fr. to
La Psychologie du Rêve au point de pue médical, par
N. Vaschide, chef des travaux du laboratoire de psy¬
chologie expérimentale des Hautes-Etudes, et H. Piéron.
1902, I vol. in-16, cart . 1 Ir. 60
Diagnostic de l’Appendicite, par le Dr M. âuvrat, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de Paris. 1904, i vol. in-16,
ctrt . 1 fr. 80
Chirurgie Intestinale d’urgence, par le D» A. Mouchet,
chirurgien des hôpitaux de Paris. 1908, i vol. in-16,
avec 23 fig., cart . 1 fr. 80
Chirurgie nerveuse d’urgence, par le D' A. Chipault.
1904, I vol. in-16, cart . 1 fr. 80
Le Canal va^lno-pérltonéal, Diagnotic et traitement de
la hernie inguinale et des hydrocèles congénitales,
de Tectopie testiculaire, par le D’ P. Villemin, chirur¬
gien des hôpitaux de Paris, 1904, i vol. in-16, avec
17 fig., cart . . 1 fr, 60
La Gastrotomie, par le D'' J. Braquehaye, agrégé à la
Faculté de Bordeaux, chirurgien de l'hôpital de 'Tuni.s.
1900, I vol. in-16 avec figures, cait . 1 fr. 80
Chirurgie des Voles biliaires, parle D’ PAUCHET.chirur.ien
des hôpitaux d'Amiens. 1900, i vol. in-16, avec fig.,
cart . 1 fr. 80
Le Tétanos, par les D« J. Courmont, professeur, et
M. Doyon, professeur agrégé à la Faculté de médecine
de Lyon. 1899, i vol. in-16, avec fig., cart.,.. 1 fr. 80
Le Rhumatisme articulaire aigu en bactériologie, par les
D'» H. Triboulet, médecin de.s hôpitaux de Paris, et
A. (.'oYON. 1900. 1 vol. in-16, avec lig., eau.... 1 fr. 50
Le Pneumocoque, par le D' Lippmann, ancien interne des
hôpitaux de Paris. Introduction par le D» Diiflocq,
médecin des hôpitaux de Paris. 1900, 1 vol. in-i6, avec
fig., cart . . . . . . Ifr. 63
Les Oxydations de l’Organisme (oxydases), par E. Enri-
QCEz et J.-A. Sicard, médecin des hôpitaux de Pans.
1902, I vol. in-16, cart . X fr. 53
Les' Etats neurasthéniques, Üiagnoslic,Traitem ml, par le
D' A. Riche, médecin de l’hospice de Bicétro. hfiH.
I vol. in-16, cart . : . 1 fr. 50
Les Myélites syphilitiques. Formes cliniques et traite¬
ment, par le Dr Gilles de la Tourette, professeur
agrégé a la Fac. <le Paris. 1899, i vol. in-16. cart. 1 fr. 50
Le Traitement pratique de 'l’Epilepsie, par le D' Gillfs
DE LA Touritte. 1901, / vol. in-i6, cart . 1 fr. 50
Les Névralgies et leur traitement, par les D« Lèvy et
Baudouin, anciens internes des hôpitaux. 190g, 1 vol.
in-t6, avec fig-, cart . 1 fr. 60
Les Thérapeutiques récentes dans les maladies nerveuses,
par les D» Lannois, professeur agrégé, et Porot, chef
>) de clinique à la Faculté de médecine de Lyon, igm,
I vol. in-16, cart . <■1 fr. 80
La Syphilis de la moelle, par les D» A. Gilbert, professeur
à la Faculté de médecine de Paris, et O. Lion, médecin
de l'hôpital de la Pitié. iqo8, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
Les Rayons N et les Rayons N', par le D» Bordier, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon. 19M.
i vol. in-i6, avec 16 Gg., Ctrl. . |ir. 5Q
- XXIII -
NOUVELLES
Institut de paléontologie humaine. — Cette nouvelle
fondation due à la libéralité du Prince de Monaco et
récemment reconnue d’utilité publique, aura pour
objet d’ « étudier les origines de l'humanité et de pour¬
suivre méthodiquement les recherches destinées à éclai¬
rer et à établir l’histoire, encore incertaine, des plus an¬
ciennes sociétés ». I/C conseil d’administration comprendra
six membres de nationalité française : il lui sera adjoint
un comité de perfectionnement composé de savants
français et étrangers.
Un immeuble sera construit à Paris pour le siège
social. I<es collections seront réunies à Monaco. L’Insti¬
tut disposera en outre d’un capital de 1.600.000 francs.
Le nombre de « Doctoresses » reçues à la Faculté de
Paris. — Trente et une étudiantes ont été reçues en igio,
parmi lesquelles onze Françaises et vingt étrangères.
Voici leurs noms :
Mlles Alice Baillet, Aimée Porel, Marthe Vasseur,
Françoise Koch, Thérèse Poutel, Marie Roy, Mme Pau¬
line Libin, Mlles Marie Petroskaia, Emma Feldzer, Sabina
Aronovitch, Mmes Cécile Dalayrac, Catherine Henri,
Olga Pinois, Mlles Rébecca Rosenthal, Sarah Sehcht-
mann, Vera Rochline, Sara Celnik, Gator-Gatowski,
Sophie Drossic, Gourilew Lioubow, Julie Kalmanovitch,
Marie Temkin, Pliouma Raïchstein, Bella Zolatareff, Mar¬
guerite Guichardon, Mmes Rachel Rubénovitch, Fanny
Gypstein, Hélène Isserlis, Mlles Marie Gourvitch, Jléry
Voulfssonn, Mme Rosalie Lipskcroff.
Administration centrale de l’Assistance publique à
Paris. — Un concours pour l’admissibilité à douze
emplois de rédacteur dans les services de l’administration
générale de l’assistance publique à Paris sera ouvert le
lundi 6 mars igii.
Un avis ultérieur indiquera le lieu où les candidats de¬
vront se réunir pour subir la première épreuve du concours.
Ne pourront être admis à se présenter, en dehors des
agents faisant déjà partie de l’administration, que les
candidats de nationalité française, qui, le 1“' janvier 191 1 ,
auront atteint l’âge de vingt et un ans et n’auront pas
dépassé l’âge de trente ans. Aucune dispense d’âge ne peut
être accordée. Toutefois, pour les candidats ayant des
services militaires, la limite d’âge est prorogée d’une
durée égale à celle des services qui auront été accomplis
pour satisfaire à la loi sur le recrutement, rengagements
non compris.
Les candidats étrangers à l’administration devront pro¬
duire un diplôme de docteur en médecine, en droit, ès-
lettres ou ès-sciences, de licencié en droit, ès-lettres ou ès-
sciences, diplôme de l’école des chartes, de l’institut agro¬
nomique ou de l’école des .sciences politiques, ou une
pièce attestant qu’ils ont satisfait aux examens de sortie
des écoles polytechnique, Saint-Cyr, navale, normale
supérieure ou centrale.
Les inscriptions seront reçues au service du personnel
de l’administration, 3, avenue Victoria.
Les candidats inscrits devront s’adresser au service du
personnel pour connaître les jours, lieux et heures où ils
auront à se présenter pour subir les diverses épreuves.
Néanmoins, des convocations donnant ces indications
leur seront adressées à domicile ; mais l’administration
décline toute responsabilité dans le cas où ces convoca¬
tions ne leur parviendraient pas.
Le programme des connaissances exigées des candidats
est déposé au service du personnel et sera communiqué à
toutes les personnes qui en feront la demande.
Concours des hôpitaux de Saint-Étienne. — Un con¬
cours public pour la nomination d’un chirurgien sup¬
pléant aura lieu le lundi 13 mars igi i.
Conditions d’admission 'au concours ; au jour fixé
pour le concours, les candidats devront avoir deux
années de pratique comme docteur. Toutefois cette con¬
dition n’est pas obligatoire pour ceux qui auraient fait,
après une nomination au concours, pendant quatre ans,
et à k satiijf action de V Administration, le service d’élève
interne dans les hôpitaux de Paris, I^yon et de toute
autre ville où siège une Faculté de l’Etat.
Les candidats internes des hôpitaux de Saint-Étienne
et autres viUes dans lesquels l’inteniat n’est que de
trois ans, devront justifier, en outre de leurs années
d’internat, d’une année de pratique comme docteur.
Conseil supérieur d’hygiène publique en France. — Une
place d’auditeur à ce conseil est déclarée vacante et il y
sera pourvu par le Ministre de l’Intérieur (Renseigne¬
ments à la direction de l’Assistance et de l’Hygiène
publiques, 4» bureau).
Conférence sanitaire internationale. — Le gouverne¬
ment français a pris l’initiative de la réunion à Paris, en
mai prochain, d'une conférence sanitaire internationale.
I.es bases de la discussion sont préparées par le comité
de l’office international de l’hygiène publique dont le
Dr Pottevin est le directeur et le Dr Snutoliquido le pré-
Fièvrc de Malte. — L'Académie de médecine avait
adopté, dans une précédente séance, de substituer, sur
la réclamation du gouvernement anglais, le nom de fièvre
méditerranéenne à celui de fièvre de Malte, mais ce nom
a été critiqué et sur les avis des professeurs Blanchard et
Chauffard, les noms de fièvre ondulante, mélitose, méli-
tococcie ont été mis en avant. Quel sera son nom définitif?
En attendant, il est bon de noter tous ces synonymes.
Le Dr Durey a été élu membre de la Société de thérapeu¬
tique. — ■ Le ï)r Durey a été reçu docteur en ujoo (La mé¬
decine occulte de Paracelse, tliè.se de Paris), il fut de
1906 à igio assistant de physiothérapie dans le service
du Dr Tufficr ù l’hôpital Beaujon. Puis il dirigea les tra¬
vaux pratiques de ma.ssage à la Faculté de médecine de
Paris. Il c.st depuis quelques mois assistant de kinésithé
rapie de la clinique médicale de l’Hôtel-Dieu de Paris
(service du professeur Gilbert). Président de la Société d "
kbiésithérapie, membre de la Société de médecine de Paris,
il a écrit de nombreux articles et a bien voulu collaborer
au numéro de Paris médical consacré à la physiothérapie.
Cinquantenaire scientifique du Professeur Armand
Gautier. — M. Armand Gautier, membre de l’Institut
et de l’Académie de médecine. Professeur à la Faculté
de médecine de Paris, Président de l’Académie des
sciences, vient d’accomplir sa cinquaniieme année d’En-
seignenient universitaire. Sa vie tout entière a été consa¬
crée à la science.
Désireux de rendre hommage au Maître éminent, .ses
collègues, ses élèves et ses amis ont fonné le projet de
célébrer son cinquantenaire scientifique.
Une souscription est ouverte, en vue d’offrir à cette
occasion, à M. Armand Gautier, une médaille commé¬
morative à son effigie.
Le Comité recevra avec reconnais.sance toutes les sous¬
criptions. A toutes celles atteignant ou dépassant la
somme de 25 francs, sera réservé un exemplaire eu brou'/.e
de cette médaille jubilaire.
Les souscriptions doivent être adressées au Tré.sorier
du Comité, M. P. Masson, 120, boulevard Saint-Ger¬
main, Paris.
Une statue au Professeur Albarran. — Nous apprenons
que la ville de Sagua la Grande (Cuba) vient d’élever une
statue au professeur .ùlbarrnn, en hommage au chirurgien
et au professeur dont « le nom et la célébrité sont un hon¬
neur pour Cuba » (Prensa medica).
La gratuité de la pension à l’Hcole èu service de santé
militaire de Lyon. — Le ministre de la Guerre a pris
l’initiative d’un projet de loi ayant pour but d’assurer la
gratuité de la pemsion dans les écoles militaires. Poly¬
technique, Saint-Cyr, Lyon. Le ministre, dans son rap¬
port, fait remarquer que le régime actuel favorise les
jeunes gens fortunés au détriment des autres, ce qui est
en contradiction avec les aspirations démocratiques du
pays, d’autant qu’il s’agit dans ces écoles de former des
jeunes gens destinés aux services de l'Etat,
361
XXIV —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Indications et Contre-indica¬
tions du Climat méditer¬
ranéen dans la tuberculose
pulmonaire (rapport présenté à
la Société médicale du Littoral
méditerranéen) , par A. PIÏGURIIÎR,
Nice, 1911, in-8.
Les Maladies du péritoine, par
le D' A. PISSAVY, médecin des
Hôpitaux de Paris, i vol. in-i8
jésus de 425 pages, cartonné 5 fr.
Encyclopédiesdentifique. (O.Doin
et fils, à Paris.)
Vicions circles in disease, par
JAMIESON B. Hurry, M. a., M. D.
(Cantab.) ex-president, Reading
Pathological Society, 1911, i vol.
iu-8, 200 pages, 7 fr. 50 {J. et
A. Churchill, à Ivondres).
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
Librairie J. -B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, Paris
Ouvragées sur la Tuberculose
MALADIES DES POUMONS
MALADIES PARASITAIRES
Par CLAISSE, MOSNY, TRIBOULET,
LANDOUZY, GRIFFON, BARBIER, MENETRIER,
BALZER, MÉRY, BABONNEIX, LE NOIR.
igop. I vol. grand in-8 de 840 pag., avec fi g. 16 fr.
Ce fascicule constitue un véritable Traité des maladies dits
Bronches et des Poumons, dû à la collaboration de tous ceux
oui s'occunent spécialement des affections de l'appareil respira-
articles qu il contient sont de première utilité
po'jr le médecin . . . , ___ .. , _ _
exacte de maladies d une extrême fréquence. 1.
occupe toujours """
le place prépondérante.
CO.MMU.NES A l’ho.MMU ET AUX ANI.MAUX
TUBERCULOSE
SCROFULE - MORVE — CHARBON — PSITTACOSE
RACE — TÉTANOS — ACTINOMYCOSE — MYCOSES
OOSPOROSES — ASPERGILLOSE — LADRERIE
TRICIII.WSE — ANKYLOSTOMOSE
Par MOSNY, BERNARD, MENETRIER, GILBERT,
FOURNIER, VAILLARD, DE BEURMANN, GOUGEROT,
ROGER, RÉNON, BROUARDEL, GUIART, GALLOIS,
tgin. i vol. grand in-8 de .566 p., avec 26fig. 10 fr
LA CURE SOLAIRE
TUBERCULOSE* CHRONIQUE
Par le D' MALQAT
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ARTHRITES TUBERCULEUSES
Par M. GANGOLPHE
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ZUBER ARMAND DELILLE | AUDEOUD BOURDILLON
Anciens chefs de cllni,|ue infantile Prival-Doi euts
h la Faculté de inédecuie de Puiis. I à la Faculté de médecine de Genève.
1911. Un TOlume grand in-8 de 702 pages aveo 103 ligures. Broché, 1 6 fr . — Cartonné, 1 7 fr. 60
- XXV —
LA VIE MÉDICALE
Conseil de la Faculté de médecine
de Paris. — Dans une séance anté¬
rieure le conseil de la Faculté de Paris
avait voté, le maintien de la chaire
de pathologie interne. A la suite de
cette décision, M. Chauffard a de¬
mandé et obtenu sa permutation.
M. Chauffard sera donc titulaire
à partir du i" novembre prochain,
de la chaire de pathologie interne, et
la chaire de l’histoire de la médecine
va devenir vacante.
De conseil s’est encore occupé de
la chaire d’hydrologie médicale. On
sait quel est actuellement l’état de
la question. On offre à la Faculté une
subvention annuelle de 18.000 francs
qui serait assurée pendant une pé¬
riode de dix années.
ITn des membres du con.seil ayant
fait remarquer que le chiffre proposé
étant insuffisant pour assurer les
services, des propositions nouvelles
devaient être faites. On a renvoyé
la discussion, à une séance ultérieure.
Hôpitaux de Paris. — Concours
d'oto-rhino-laryngologïstc des hôpi¬
taux de Paris. — De jury est provi¬
soirement composé de MM. Der-
moyez, Sébileau, Dombard, Monod,
Darier et Daunois.
Candidats. — MM. Baldenweck,
Klanluet, Hautant, Grivot, Daureiis.
Écoles de Médecine. — DimoüE-S.
— M. le docteur Raymondaud, pro¬
fesseur d’anatomie, est nommé direc¬
teur pour trois ans, à partir dn 2 5 fé-
Pharmaciens'i des Hôpitaux da
Paris. — Ont été proposés pour les
deux places vacantes de Pharma¬
ciens en chef des Hôpitaux et Hos¬
pices civils de Paris : MJD DEUoux
et CouKOUX.
Distinctions honorifiques. — A
l’occasion de la fête annuelle de la
Société médicale des praticiens (pré¬
sident le Dr DE Fieu aïre), ont été
promus ou nommés : Officiers de
l'Instruction publique : MM. les
Dr- Georges RosexTiiai, et DE-
PAITRE. Officiers d' Académie : MM.
les Dr» Gorsë, Deard, Ozanne et
Maurice. De plus, des médailles de
la Mutualité ont été distribuées :
médaille d'argent, M. le Dr P. Bar-
EEHIN; médailles de bronze : MM. les
Dr< Christin et Pamart.
Berlin. — De 2 1 février, le Dr Co-
MANDON, de Paris, a fait à l’hôpital
Impératrice- Frédéric une conférence
avec projections cinématographiques
de microbes vus à l’ultra-microscope.
Médaille des épidémies. — Da mé¬
daille d’argent des épidémies est dé¬
cernée à M. le Dr Bordas^ médecin
en chef du Prytanéc, MM. les D^" Bail-
ley et lînjalbert.
Demonument du professeur Cornii.
— Il sera inauguré, le dimanche
5 mars, à i o heures et demie du matin ,
à 1 École pratique de la Faculté de
médecine de Paris, sous la prési¬
dence de M. Fallières, président de
la République.
Des dernières souscriptions sont
reçues chez M. Alcan, éditeur, loK,
boulevard Saint-Germain.
Nécrologie. — Dr Dazare Klein. —
Dr P'avel (de Tarare), ancien inter¬
ne des hôpitaux de Dyon. — De pro¬
fesseur Kscherich (de Vienne), mort
subitement, était surtout connu par
.Ses travaux sur les bactéries de rin-
testln. — Mme François-Franck,
femme du professeur au Collège de
France. — • Dr De.souef, ancien séna¬
teur de la Seine-Inférieure. — D' Cor-
naz (de Neuchâtel). — !)■■ Pactet (de
Montbarrey).
Mariages. — M. André Gouin,
Ingénieur civil, avec Mlle Andrée
Féraud, fille du Dr Féraud. — M. An¬
dré Chauvin et Mlle Geneviève
Tarral, fille du Docteur. — ID Geor¬
ges Ribemout-Dessaignes, artiste-
peintre, fils du professeur à la Fa¬
culté de médecine de Paris, et
Mlle J ulia Maubourt. — M. le D* An¬
dré I.éri, professeur agrégé à la Fa¬
culté de médecine de Paris, et
Mlle Aline Aghion. — M. Henri Gi-
lardoni, docteur - ès-scienecs, et
Mlle Douise Graux, fille du Docteur.
— M. le Dr Chainars et Mlle Gene¬
viève Nuss. — M. le Dr Gougerot,
professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris et Mlle Nicot-
Éilbaut-Vauchelet.
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
EXAMENS DE DOCTORAT
Mercredi pr mars, à une heure. — 3" (oral, 2^ partie).
Laboratoire des travaux pratiques d'anatomie pathologique,
épreuve pratique ; MM. Blanehard, Desgrez et Gougerot.
3'-' (oral, 2" partie) ( pe série) : MM. Gaucher, André J ous-
set et jean Camus ; — (2" série) : MM. Roger, Sicard et
Guillaïu. — 4*’ : MM. Pouchet, Richaud et Daignel-
Davastine ; — M. Mulon, suppléant. — 5*’ (chirurgie,
pr partie), Laënnec (pr série): MM. Delbet, Dejars et
Pierre Duval ; — (2“ série) : MM. Hartmann, Degueu
et Proust ; — (3'’ série) : MM. Aug. Broca, Mauclaire et
Ombrédauue. — 5'’ (2‘' partie), Laënnec (P“ série) ;
MM. Pierre Marie, Marcel Dabbé et A. I.éri ; — (2*' série) :
MM. Marfan, Doeper et D. Bernard ; — M. Macaigue,
suppléant.
Jeudi 2 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pratique,
épreuve pratique : MM. Nicolas, Grégoire et A. Schwartz.
3» (oral, P” partie) (P“ série) ; MM. de Dapersontie,
Retterer et Brindeau ; — (^“^ série) : MM. Prenant, Deine-
lin et Terrien ; — (3» série) : MM. Bar, Thiéry et Chevas-
su ; — (4“ série) : MM. Ribemont-Dessaignes, Morestin
et Denormant ; — (5” série) : MM. Rémy, Jeannin et
Okinczyc. — 4“ : MM. Chantemesse, Balthazar det Tiffe¬
neau ; — M. André Broca, suppléant.
Vendredi 3 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Nicolas, Hartmann et
Rouvière.
3» (oral, P*’ partie) (P» série) : MM. Kinnisson, Potocki
et Mulon ; — (2» série) : MM. Reclus, Brauca et Guéniot ;
— M. Zimmerii, suppléant. — s’’ (chirurgie, P» partie),
Necker (P® série) : MM. Segond, Degueu et Ombrédanne ;
— (2® série) : MM. Delbet,' Pierre Duval et Proust ; —
M. Marcel Dabbé, suppléant. ~ 5®(obstétrique, P» partie).
Clinique llaudelocque ; MM. Pinard, Couvelaire et
Dequeux ; — AD A. Déri, suppléant.
Samedi 4 mars, à une lieure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Quénu, Thiéry et Terrien.
3® oral, P® partie, P® série) : JIM. de Dapersonne, Demc-
lin et Grégoire ; — (2® série) : JIJD Bar, Jlorestin et Che-
vassu. — 4® : MM. Chantemcs.se, Richaud et Balthazard ;
— M. Jlaillard, suppléant. — 5® (2" partie), Beaujun
(P® .sene) : JIM. Hutinel, Widal et Nobeeourt ; —
(2® sene) : JIM. Gilbert, Claude et Gougerot ; —
(3® sene) : JIJI. Alb. Robin, Castaigne et Roussy. —
3® (obstétrique. P® partie) , Bcaufon : JIJI. Ribemout-
Dc.ssaignes. Bnndeau et Jeannin; — JD Carnot, sup-
THÈSES
Mercredi P® mars, à une heure. — JD VERDIER. Dn nou¬
vel appareil pour le traitement des fractures de la cla¬
vicule. (JIJI. Kirmis.son, pré.sidont ; Reclus, Segond et
Zimmcni). — JD Fabien, Contribution à l’étude des tu¬
meurs du rein chez l’enfant. (JIJI. Reclus, président ;
Kirmis.son, Segond et Zimmern). — JD DEnoir. I,es
contusions du pancré.as. (JIJI. Reclus, président ; Kir-
mis'son, Segond et Zimmern). — JD Timai,. Da consoli¬
dation de la blessure dans les accidents du travail
(JIJI. Reclus, président ; Kirmi.sson, Segond et Zimniem).
— JD Carok. Dcl’incision des épididymites bleiiorragiques
suppurées (Résultat de deux années de pratique à Fhô-
pital Ricord). (JIJI. Segond, président ; Kirmisson
Reclus et Zimmeni).
Jeudi 2 mars, à une heure. ■ — JD VoSY. Contribution à
l’étude des réactions broncho-pulmonaires au cours de
l’adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse. (JIJI. Hu¬
tinel, président : Widal, Achard et Gougerot). — JD Ba-
DER, Contribution à l’étude des dermatoses linéaires.
(JIJI. Widal, président ; Hutinel, Achard et Gougerot).
— JD Foy. Jlaiiifestatioiis cérébrales de l’hypertension
artérielle. (JIJI. Widal, président ; Hutinel, Achard et
Gougerot). — JD Rambaud. Du rôle des porteurs de
graines dans l’épidémiologie de la fièvre typhoïde.
(JIJI. Achard, pre.sidèiit ; Hutinel, Widal et Gougerot).
— JD Feüileët. Corps libres du péritoine. (JIJI. Achard,
pré.sident ; Hutinel, Widal et Gougerot).
363 —
- XXVI
SOMMAIRE du N“ 10, consacré à la PHYSIOTHÉRAPIE
E. Albert-Weil . — La physiothérapie en igii .
BÉCLtRE . — Le traitement du cancer par la radiothérapie .
Louis Wickham et P. Degrais. — Le radium dans le traitement du cancer .
H. Guilleminot . — Traitement des fibromes utérins par la radiothérapie .
Th. Nogier . — Les rayons ultra-violets. Leur application à la thérapeutique et à l’hygiène..
Durey . . — L’exercice physique journalier .
Libres propos . — La création d’un institut d’hydrologie, par le D' Carnot . . .
Technique physiothérapique. — Les mesures en électro et radiothérapie, par le D' Albert-Weil .
— — — L’appareillage électrique du praticien, par le Dr Albert-Weil .
Variétés. — L’électrothérapie au xviii» siècle, par le Dr E. Albert-Weil .
Diagnostic artistique. — La femme malade, par Kaspar Netscher .
L'Intermédiaire des Médecins. — Réponse. Accidents dus aux lampes à vapeur de mercure .
Art et Médecine. — Le bain de vapeur ou le mari gâté. — La régénération de l’Homme par la gymnastique.
Diététique et cure hydrothérapique. — Cure Schrott .
La Médecine au Palais. — Le massage dans les accidents du travail. — Massage et exercice illégal .
Chronique des livres. — La gymnastique scientifique, par le Dr de Champtassin. — Traitement de l'enté¬
rite muco-membraneuse, par le professeur Combe. — Le rachitisme et sa pathogénie, par A.-B. Marfan. . .
Nouvelles . . .
La vie médicale . • . . .
Cours et Conférences. — Actes de la Faculté .
Thérapeutique pratique. — La douche sous-marine, par le Dr Baup. X.KVll — Traitement des radiodermites
et radiumdermites par l’ulcérine Berger . 3i
SOMMAIRE du N° 12
Grenet - — Adénopathie trachéo-bronchique chez l’enfant (Revue générale) . 267
hsciiBAcii . — Pleurésie purulente au décours d’une scarlatine. — Syndrome adénoi'dien secondaire . 275
Schwartz. — Examen clinique d’une arihropathie du genou . 278
Rœderer.. — Traitement de la scoliose congénitale . 280
Actualités médicales. — Dangers du lait des vaches nourries de résidus industriels. — Vitiligo et troubles
nerveux . 282
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des sciences. — Aca¬
démie de médecine. — Société de chirurgie. — Société anatomique . 283
La vie médicale a l’étranger. — Traitement de la peste . 286
Libres propos : La propreté de Paris, par le D' Mouchet . . 111
Choses du jour : La durée de la vie, par le Df Gbuchet . 111
Chronique médico-littéraire : Le foie et la bile dans le livre des « Mille et une nuits », par A. Gilbert . V
L’Aiguille, par Barthélemy . V
A propos d’un concours, par C. Tournier . . Vil
La médecine au théâtre : Grand-Guignol : Le Pharmacien. — Théâtre Cluny : « Le Père La Frousse » . IX
Nécrologie : Le D^ Claude Martin (de Lyon) par le D' Fargin-Fayolle . XI
Chronique des livres : The Ilygiene of infanoy and Chlldhood, par Dingwall Fordyce. — Guide-formulaire
de l'hérapeutique, par le Dr IIerzen. — Le Problème de l'Anaphylaxie des albuminoïdes, par le D'Hermann
Pfeiffer . XI
Les grands médecins ; Piorry . . Xlll
Silhouettes médicales : Le médecin militaire, par le D' Pierre Maurel . . Xlll
Art et médecine : Les étudiants, par Gavabni . XVII
Diététique . XIX
Formules thérapeutiques . XIX
La médecine au palais . XXI
Connaissances utiles : La préparation de 1 aliment parM" Moll-Weiss . XXI
Nouvelles . . . XXIII
La vie médicale . XXV
Cours. - Congrès. Actes de la Faculté de Paris . . XXVII
Thérapeutique pratique : Traitement de riiisoinnie . . XXVlll
Malgré tous les soins apportés par nos services de
départ, il se produit quelquefois des irrégularités
dans la distribution du Paris Médical. Nous prions
nos lecteurs de nous les signaler sans retard, pour
nous permettre d’ÿ remédier.
- MÉDICATION - AT/^TVI
ANTIBACILLAIRE PAR L’ ÊAdLXj I I L.
(en ampoules et pilules glutlnlsées)
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTÉRINE, GOMENOL et CAMPHRE
- xxvii -
COURS — CONGRES
COURS DE LA SEMAINE
DU 35 FÉVRIER AU 4 MARS
Clinique médicale de l’Hôtel-DIcii.
— Professeur Giebert. — Samedi,
25 février à 10 h. 1/2. Leçon clinique
sur quelques cas de jçangrhie symé¬
trique des extrémités.
Les Mercredis à 10 h. 1/2, présen¬
tation de malades. Rédaction' et cor¬
rection d'ordonnances.
Amphithéâtre asile Sainte-Anne. —
2 mars. — Les réactions antiso-
TABLEAU CH
23 mars 1911. -- Paris (Hôtel
des Sociétés savantes). — Congrès
des Journalistes médicaux français.
Questions mises à l’ordre du jour :
1® Du droit de reproduction des
articles médicaux. Rapporteur :
M. ViTOux ;
2“ Rapports de la Presse médicale
avec les Congrès et autres manifes¬
tations intéressant l’art et la pratique
de la médecine. Rapporteur :
M. Ausskt.
3® Organisation d'une caisse de-
secours immédiat. Rapporteur ;
M. UucHENNE (de Châtel-Guyon) ;
4® Usurpation du titre de docteur.
Rapporteur : M. Dieupart.
Secrétaire général, le IP Cabanès,
g, rue de Poissy, à Paris.
Banquet. — Un banquet par sous¬
cription aura lieu à l'issue des tra-
v<aux du Congrès, le même jour, à
sept heures trois quarts.
CoNüiTioNs d’admission. — Le
Congrès comprend ;
1® lies membres adhérents fran¬
çais ; 2“ Des membres adhérents
étrangers (ces derniers ne payent pas
de cotisation).
Le prix de la cotisation est fixé à
(> francs. Les membres de l’.-Vsso-
ciation des Journalistes médicaux
français ijui participeront au Con¬
grès seront exonérés de la cotisation
de l’.\ssociation pour igii.
Les adhésions accompagnées d’un
mandat-poste de 6 francs devront
être adressées au IP Le Sourd,
trésorier, qg, rue Saint-André-des-
Arts, à Paris (VI®).
18 avril 1911. — Paris. —
III® Congrès de Physiothérapie des
médecins de langue française. —
Président, M le D' BÉoeèRE, membre
de l’Académie de Médecine.
Secrétaire général, D® A. Laquer-
RIÈRE, 2, rue de lu Bienfaisance,
Paris.
Secrétaire général-adjoint, DrAVET-
TERWAED.
Trésorier, D® DEEHekm, 2, rue de
a Bienfaisance.
_ Questions à l’ordre du jour :
Sciatique : Lupus vulgaire ; Hyper¬
trophie de la prostate ; Hémorragies
de la ménopause. lintéro-colite muco¬
membraneuse, Pied plat douloureux.
Syringomyélie. Fibrome ulérii..
ciale.s des déments par le D® Laiguel-
Lavastine.
Société d’encouragement pour l'in¬
dustrie nationale (44 rue de Rennes).
— Conférences annoncées :
17 mars: L’aéronautique eu 1910,
par le commandant Renard.
24 mars : I,e formol et la dé.siiifec
tion, par M. Trieeat.
nONOLOGIQUE DES CONGRÈS
18 avril 1911. - Berein. —
X° Congrès de la Société allemande
d’orthopédie. — Ce congrès se
tiendra sous la présidence de M. H.
Hoeftmanii, de Kœuigsberg. Le
programme provisoire paraîtra fin
19 avril 1911. ■— berein. -
XI® Congrès de la Société allemande
de chirurgie. — Questions à l’ordre
du jour : Des transplantations libres
(rapporteur ; M; Lexer) ; Désinfec¬
tion des mains et du champ opéra¬
toire (rapporteur, M. Kussner) ;
Maladie de Basedow (rapporteur,
M. Kocher) ; Cacum mobile (rap¬
porteur : M. AVilms) ; narcose intra¬
veineuse, ulcère du duodénum,
29 mai 1911. — Paris. — Con¬
grès des médecins légistes des pays
de langue française. — Présidence de
M. le P® ThoinoT. Adresser les
adhésions et communications au
D' Btienne Martin, 10, rue du
Plat à Lyon.
Question à l’ordre du jour : La ré¬
forme des honoraires des experts.
La cotisation de membre adhérent
est fixée à 10 francs.
5 juin 1911. -- Koeukriî. -
Congrès de Thalassothérapie. - -
Le Congrès se tiendra sous la pré.si-
dence du D® Martius, de Rostock.
il juin 1911. - Dresde. -
Congrès d: chauffage et de ventila¬
tion. — Ce congrès aura lieu à
Dresde, à l’occasion de l’exposition
internationale d’hygiène.
31 juillet 1911. - Paris. --
Deuxième Congrès français de Sto¬
matologie. — Pourront faire partie
dece Congrès: i® tous les médecins
français et étrangers s’intéressant à
la stomatologie ; 2" à titre individuel,
toutes les personnalités qui, en rai¬
son de leurs travaux et de leurs
titres, auront été admises par le
comité d’organi.sation.
Le bureau est ain.si constitué :
Présidents d’honneur : MM. Omet,
O. Gaillard ; président : M. Jules
Ferrier; secrétaire général : M. Gires ;
secrétaires : MM. P. Nespoulous et
Vaysse; trésorier: M. Bozô,
Hôpital des accidents du travail
(13(1, rue Champioiiuet). - Confé¬
rences annoncées à 5 heures du soir.
25 février. : Les accidents du
travail et les abcès des os, par le
D ' Raymond Petit.
,3 mars : Des traumatismes bien¬
faisants, par le 1)' Martiia.
PROCHAINS
Adresser les adhésions et ie titre
lies communications au D® Gires,
4, rue de Rome, Paris.
1‘® août 1911. — Amiens. —
Congrès des aliénistes et neurolo¬
gistes de langue française. — La
session, qui devait avoir lieu en
avril 1 9 1 1 , a été reportée à une
date ultérieure.
Le prochain congrès des aliénistes
et neurologistes des pays de langue
française aura lieu sous la présidence
de Df. le D' Deny, médecin de la
Salpêtrière.
Questions à l’ordre du jour :
I® P.SVcmATRiE : Des diff: rentes
espèces de douleurs psyehopathiques.
Rapporteur :M. le D®Maillard, méde¬
cin-adjoint de la Salpêtrière.
?® Neuroeooie : Des tumeurs du
corps pituitaire. Rapporteur : JI. le
D® Courtclleiuont, professeur à l’école
de médecine d’Amiens.
3® Médecine eégaee : De la va¬
leur du témoignage des aliénés eu
justice. Rapporteur ; M. le D® La-
lantie, médecin eu chef de l’a.sile de
Marévillc (Nancy).
Des excursions auront lieu au
bord de la mer, à Préinontré, Saint-
Gobain, etc... Le programme détaillé
sera publié ultérieurement par les
soins du_ .secrétaire général, D® Cha
ron, médecin en chef de l'asile
d’Amiens.
Août 1911 - Bruxeeees. —
1®' Congrès international de Péda¬
gogie. — - Sécrétariat : 35, avenue
Paul de Jaer, à Bruxelles.
25 septembre 1911. -- Rome.
Congrès International de Dermatolo¬
gie. — I.e congrès aura lieu du 25
au 29 septembre.
Questions posées :
1“ Quelle influence ont exercée les
nouvelles reeherches étiologiques, dia¬
gnostiques et expérimentales sur la
direction île la thérapie de la syphilis
et sur la possibilité de l’immunisa¬
tion et d’un traitement radical ou
abortif de l'infection ;
2» Résultats de la Physiothérapie-
dans les maladies de la peau :
3" Blastomycose, sporotrichose.
— XXVIII -
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
DES SUBSTANCES ALIMENTAIRES EN GÉNÉRAL
ET DE L’EXTRAIT DE VIANDE EN PARTICULIER
1/hygièiie alimentaire a tenu, do tout temps, une place
importante dans la thérapenticine ; et tout médecin sou¬
cieux de la sauté de sou malade s’est toujours attaché à lui
prescrire le régime diététique le plus conforme à son état.
Il suffit, en effet, le plus souvent, de bien régler le nombre
et l’heure des repas, la nature et la qualité des aliments,
pour relever un organisme défaillant, et réussir à soulager
et à guérir, alors que la thérapeutique, avec ses ressources
îi variées, était restée jusque-là impuissante.
Xvn hygiène, les plus minimes détails ont leur impor¬
tance, et pour ne citer qu’un exemple, je rappellerai le
travail de J acquêt et Débat, sur la distension et le surtra¬
vail gastriques d’origine tachyphagique. liouchard dans
un travail célèbre avait déjà .soutenu que la mastication
défectueuse était une des causes principales de la dilata¬
tion gastrique ; les belles expériences de J acquêt et Débat
ont apporté la preuve matérielle de cette affirmation. Or,
lorsqu’on veut bien se rappeler que le surtravail gastrique
d’origine tachyphagitiue est pathogène à un haut degré
et constitue un des facteurs principaux de quantité de
misères physiologiques, ou se rend compte aisément du
service que rend le médecin à sou malade, lorsqu’il lui
donne ce conseil, qui semble puéril : mangez lentement si
vous voulez bien digérer.
Et cela est si vrai qu'aux l'Uats-Tuis, oùles choses pren¬
nent volontiers coideur religieuse, certaine secte a fait de
la mastication une manière de rite.
Ceci dit, il faut bien reconnaître qu’eu fait d’hygiène
alimentaire, la mode exerce le plus souvent une action ridi¬
cule et ([ue le snobisme suffit à vaincre la raison. Qu’il me
suffise de rappeler la campagne acharnée que certains
hygiénistes chagrins ont menée contre l’acool sons toutes
siîs formes, et le bon vin de Erance en particulier, et cer¬
tains aliments coupables, à les entendre, de tous les mé¬
faits. Or, par un juste retour des cho.ses, les proscrits d’hier
ont reconquis peu à peu la faveur des foules, et la pauvre
humanité souffrante n’a pas l’air de s’en porterplus mal.
De ceux-là, il n’en est guère qui aient été, on se de¬
mande pourquoi, plus combattus que le bouillon et les
extraits de viande.
Il était admis, il n’y a pas encore bien longtemps, par
une certaine école d’hygiénistes, que le bouillon de viande
n’avait aucune valeur nutritive et que ses extraits ne pou¬
vaient rendre aucun service aux malades.
Or, les expériences les plus récentes de savants qui
font autorité en la matière ont démontré la valeur qu’il
fallait attacher à une opinion qui ne repose sur aucune
base scientifique.
Dans une de scs leçons, Armand Gautier, président de
r Académie de médecine et profes-seur de chimie biologique
à la Faculté de Médecine de Paris, étudiant le bouillon et
parmi les extraits de viande, le plus connu de tou.s, l’extrait
Liebig, arrivait, à la suite d’analyses et do nombreux essais
sur la nutrition des jeunes animaux, à cette conclusion que
les principes albuminoïdes de ce produit, ses matières
sapides et odorantes, .ses dérivés phosphores issus des
lécîthines de la viande, et scs alcaloïdes toniques, fai
saieut de cet extrait un agent merveilleux de nutrition.
l’resque en même temps, sir Henri Roscoc, membre de
la Société de Médecine Royale d’Angleterre, ancien Pré¬
sident de la Chemical Society, vantait l’action bienfai¬
sante du grand chimiste auquel on était redevable de
cette belle découverte, et attirait l’attention du Corps
Médical sur l’extrait de viande Diebig.
Des expériences très bien conduites ont prouvé que l’in¬
gestion de bouillon à base de I.iebig provoque chez le
chien à fistule gastrique une augmentation très notable
de la sécrétion de l’estomac, un renforcement de son aci¬
dité, et une élévation importante de son pouvoir digestif
mesuré par la méthode de Mete.
Ces expériences ont conduit à essayer, dans les hôpi¬
taux, le bouillon à base de Liebig, comme excitateur de
l’appétit et accélérateur de la digestion.
Conformément aux prévisions, sur lo malades grave¬
ment atteints ou en convalescence de maladies graves, on
eut, sur huit cas, des résultats très remarquables : Réveil
rapide de l’appétit et digestion plus facile.
Bref, on possède, dans les produits préparés à l’extrait
de viande Diebig, un apéritif et un digestif excellents,
an vrai sens du mot, et sans nul inconvénient possible.
La zomothérapie {l’alimentation carnée comme trai¬
tement, nomos : soupe bouillie) a définitivement conquis
droit de eitéeli thérapeutique, et à côté ou plus exactement
au dessus des jus de viande de toute nature et de toutes
marques, l’Extrait de viande de bœuf de Liebig demeure
l’aliment stimulateur digestif et nervin par excellence.
Dr Duss.tuï.
VALEUR DES SUCS DE VIANDE
Il est aujourd’hui prouvé que c’est à l’état naissant,
c’est-à-dire au moment de sou extraction à froid, que le
suc de la viande crue possède son maximum d’effieacité.
I,e Dr J. de Rey Pailhadc,
correspondant national de la
.Société de thérapeutique de
Paris, a démontré que l’albu¬
mine vivante du muscle (phi-
lothion) est détruite par l’oxy¬
gène libre et se décompose à la
longue.
C’est ce qui explique, d’après
lui, l’absence de cet élément
vivant dans les sucs de viande
I,e dispositif breveté de la Presse A. Petit, figuré
ci-contre, permet d’extraire extemporanément à froid,
sans effort et sans perte, un suc rosé limpide qui
représente presque du muscle vivant.
Corraspondanoe
Voici la lettre que nous recevons :
Je vous prie de m'excuser si vous recevez quelques
réclamations au sujet du retard apporté dans l'envoi des
seringues li vos abonnés.
Votre publicité m'a amené un si grand nombre d'af-
faires, que je suis absolument débordé et qu'il me jaut
vous demander quelque délai pour contenter tout le monde.
Veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations.
Daviu.
SOMMAIRE :
Gauchi r et Goiigebgt. — L’hôpital Saint-Louis .
Milian . — La dermatologie et la syphiligraphie en igii [Revue annuelle) .
Erocq . — Une nouvelle méthode d'exploration des dermatoses : le grattage méthodiqtc
Darier . — De la biopsie .
Dubrel'ilh et Petoes.. — Les engelures .
Jacquet . — Le massage plastique à double action dans le traitement des dermatoses .
Bodin . — Le traitement actuel des teignes du cuir chevelu .
Actualités médicales : L’arsénobenzol fran ais, par le D' L. Fournier . .
Sociétés SAVANTES _ — Société medicale des hôpitaux .
Litres propos : La violence, par G. Linossieb .
Choses du jour : La terreur du pacha, par iMii.ian .
Chronique scientifique : Les couperies de poils et le secretage, par Marcei. 1-bois .
Les cérémonies médicales : L’inauguration du monument du P‘- Cornu., a la haculte de medecine de Paru
Nécrologie : P' van Cauavenbebghe .
Diagnostic artistique .
(Curiosités .
Art et médecine : Ricord, portrait-charge, par G le . . .
Diététique .
Formules thérapeutiques . . .
Chronique des Livres : Contribution a 1 étude du traitement de la syphilis par l’hectine et l’hectargyr
La vie médicale .
Gours. — Actes de la Faeu
Thérapeutique pratique .
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à ÜIODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d’ Accidents d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lerde chaque mois.
Prix de l’abonnement (/“'■ Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 82 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrler.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic. lectieuses.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladies véné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx; — des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre _ — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
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LIBRES
LA VIOLENCE
J 'ai jusqu’ici exécré la violence, et professé qu’elle
compromettait les revendications les plus justes.
Je trouve abominables les anarchistes qui pensent
préparer par des bombes à la mélinite l’avénement
de l’imiverselle fraternité ; je trouve condamnables
les cheminots qui, pour avoir un peu plus de salaires,
jettent la perturbation dans notre existence natio¬
nale ; je blâme les étudiants qui cherchent à hnpo.ser
par des « chahuts » l’indulgence à leurs examina¬
teurs ; je trouve peu dignes les confrères qui, mécon¬
tents du recnitement actuel des agrégés expriment
leur mécontentement en jetant des œufs crus sur les
membres du jury; toujours j’ai cru de mou devoir de
prêcher aux apôtres de réformes, aux victimes d’in¬
justices, une attitude digne et courtoise, seule capa¬
ble, pensais-je, de leur conquérir la sympathie qu’ils
sollicitent.
Mais arrivé à l’âge où blanchi.ssent les cheveux, et
où les illusions de la jeunesse s’évanouissent devant
la réalité de l’expérience, je me demande avec quekiue
mélancolie si je n’ai pas été dupe, et si la violence
n’est pas en somme la meilleure diplomatie.
Depuis que les cheminots se sont mis en révolte,
il n’est pas d’attention que l’on n’ait pour eux. I<es
compagnies étudient à qui mieux mieux les moyens
de leur doimer satisfaction ; le gouvernement presse
les compagnies ; les députés inteniellent le gouver¬
nement; les journaux gounuandent les députés.
Qui oserait dire que l’on s’occuperait autant d’eux
s’ils étaient restés dans la légalité ?
Daissons la politique, qui doit rester exclue des
articles de ce journal. Pour nous en tenir aux choses
médicales, ne voyons-nous pas chaque jour la vio¬
lence triompher de résistances contre lesquelles
s’étaient brisés tous les arguments?
Des adversaires de l’agrégation « sabotent » un
concours et le rendent impossible : immédiatement
on en étudie la réfonne, et, dans la commission nom¬
mée pour cette étude, on introduit des représentatits
PROPOS
des praticiens. Qui eu eût eu la pensée sans les scan¬
dales qui contriiignirent Bouchard à faire appel à la
force armée ?
Avant que j’appartinsse à rUniversité, on protes¬
tait déjà contre le mode de rc'crutement des profes¬
seurs, et on réclamait une présentation par un collège
d’électeurs compétents. l’eine jjerdue. M. Bonasse
(de Toulouse) profite de l’occasion d’un rapport
officiel pour exprimer les mêmes réckmations diins
une forme extraordinairement violente ; les jour¬
naux reproduisent des extraits du rapport, et voilà
un scandale effroyable ; tout le monde en parle ;
on se demande si tous ces outrages aux professeurs
toulousains, à la section permanente, à l’Institut,
au ministre, ne sont pas une expression incorrecte et
outrée d’une protestation légitime ; on interroge ;
on enquête ; on interviewe ; les journaux écrivent ;
les députés parlent; la Chambre oublie tout un après-
midi le budget pour s’occujier des réclamations de
M. Bonasse, et le ministre, qui a blâmé énergiquement
quelques jours avant le professeur de Toulouse, se
déclare entièrement acquis à sa cause et jiromet son
concours pour faire aboutir ses revendications. Dans
quelques mois, jieut-être verrons-nous, à la suite
d’une manifestation violente, excessive, effectuer
une réforme que de longues campagnes poursuivies
dans une forme correcte n’eussent pas obtenue.
N’ai-je pas raison de dire que ce résultat est un peu
décom-ageant pour ceux qui se sont fait une règle cle la
courtoisie ?... Sans doute le tort initial est aux pouvoirs
publics dont des réclamations correctement expri¬
mées, si justes soient-elles, n’émeuvent pas l’indo¬
lence, et qu’on ne met en mouvement que par un
esclandre; mais, étant donné que les pouvoirs publics
sont tels, et qu’ils resteront tels, devrons-nous arriver
à reconnaître que la violence, l’injure, le scandale
sont les meilleures armes à utiliser à l’appui d’une
boime cause?
Avouez que ce serait triste.
G. DiNOSSIlîR.
CHOSES DU JOUR
LA TERREUR DU PACHA
De livre récent de Zaïiibaco pacha ravive la question
des harems. Iæ gouvernement Jeune-Turc, préoccupé
de l’organisation de ses finances et des soulèvements
del’Yemen, n’a cure du sort des femmes et moins encore
de celui de ces malheureux mutilés pour qui les mots
d’égalité n’ont guère de sens; même sous le nouveau
régime du comité « Union et Progrès >> , Zambaco pacha,
toujours à l’avant en philanthropie, sait ne pas l’oublier.
Des Désenchantées nous avaient appris déjà la ser¬
vitude des femmes de Turquie et le veut d’émancipation
qui soufflait sous leurs voiles, jusqu’à les faire envoler 1
Quelles moeurs étranges pour l’Europe du xx“ siècle ! !
Des femmes de Turquie, mên'-; de la plus haute aristo¬
cratie, ne peuvent se montrer le visage découvert, là
"»'■ f!" peut y avoir un homme. Il n’y a même pas
d’exception en cas de maladie pour le médecin. Et elles
vivent enfermées dans de véritables maisons closes,
derrière des grillages, sous la surveillance vigilante et
terrible des eunuques.
Avec quelles précautions, .juel luxe de subtcr-
fijges, André aiiait-il aux rendez-vous de Zahidé, Néché-
dil, et Ikbal, dans les cimetières infinis de la poétique
Stamboul, qui couvrent les hauteurs d’Eyoub 1
Régime de Terreur ainsi qu’on va voir.
Un jour, arrivait chez moi, coiffé du fez, un médecin Turc,
àla démarche placide et toute orientale, l’œil un peu morne,
à la face poupinue, bien qu’il frisât la trentaine.
^ Après les salutations d’usa.ge, il s’assit d’un air inquiet,
visiblement embarrassé sur ia manière dont il commen¬
cerait son discours.
Enfin, après un visible effort :
— Hier, me dit-il, à propos du tabes, au cours de derma¬
tologie de l’hôpital Saint-Douis (i), vous nous avez
parlé de l’impuissance et vous avez distingué celle-ci
en deux catégories : l’impuissance organique et l’impuis¬
sance psychique. J e viens vous demander dans quelle
catégorie vous me rangez ?...
— Que me dites-vous là ?
— Depuis que j’ai quitté Constantinople, je ne
■suis plus capable d’aucun travail sexuel, me dit-il d’un
air profondément triste.
-- Comment ! depuis dix-huit mois que vous êtes à
— Oui, depuis dix-huit mois, je n’ai pu rien faire de
ce côte... me dit-il d’un air profondément triste.
Et plus triste encore :
Ce qu’il y a de pire, c’est que ma famille veut me
marier dès mon retour. Je n'aurai pas de harem, car
je ne suis pas riche. Ma fiancée est prête. J aurais je ne
pourrai remplir mes devoirs conjugaux I
N’osant lever les yeux, qu’il avait humides, il fixait
avec persistance et humilité le bout de son soulier. Il
avait le cœur très gros.
— Voyons, lui dis-je, ne vous désolez pas ainsi. Il
y a remède à tout. Da vie d’un homme de votre âge n’esl
pas terminée. Vous n’avez pas de maladie organique
Cela ne doit pas être bien grave. Tenez, cherchons en¬
semble.... Da dernière fois que vous vous êtes livré à une.,
manifestation amoureuse effective, comment cela s’est-i
(i) Il s’agit du cours théorique et pratique qui a lieu deux fois par si
à l'hApital Saiut-Louis sous la direction du professeur Gaucher.
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CfLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
- V -
CHOSES DU JOUR [Suite)
passé ? Avez-vous éprouvé quelque dégoût ?... S’est-il
passé quelque chose d’extraordinaire ou simplement
d’auormal ? Il faut, souvent, si peu de chose pour
décourager un homme.
— Oh oui, me dit-il, il s’est produit quelque chose
d’auormal. Jugez-eu. J’étais amoureux d’une des femmes
d’un pacha. Une nuit, avec beaucoup de difficultés et
au prix de précautions inouïes, je parvins à pénétrer
dans le harem... J’étais là depuis moins d’une heure, et
je jouissais de mon bonheur quand on frappa au heur¬
toir de cuivre et des pas résonnèrent dans le couloir.
■ — Sauvez-vous, me dit-elle, avec effroi. Voici le pacha!
Je nie sauvai par la fenêtre, presque nu, mes habits
dans mes bras et j’échappai ainsi à une mort certaine...
Mais depuis ce temps, voyez-vous, chaque fois que
j’approche une femme, au moment de la réalisation de
mes désirs, j’entends marcher le pacha...
Il se maria et il a déjà des enfants.
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LES COUPERIES DI POILS ET LE SECRÉTAGE
par Marcei, Frois
Auditeur au Conseil supérieur d’hygiène publique de France
Les tissus de feutre sont, comme on le sait, confection¬
nés avec des poils de lapins ou de lièvres. Mais avant
d’être livrés aux fabricants de feutres, ces poils subissent
toute une série d’opérations fort méticuleuses dans les
couperies de poils.
Ces établissements, qui occupent un grand nombre
de femmes, sont de ceux où l’hygiène laisse le plus à dési-
11 large tribut aux maladies
elles, ces ouvrières paient u
infectieuses.
Les peaux débarrassées du jarre vont au sécrétage où
elles sont brossées avec une .solution de nitrate acide de
mercure, et transportées dans une étuve au coke ; là elles
sèchent et l’action du secret se fait plus vivement sentir-
C’est ici que les ouvriers sont sujets à l’intoxication
mercurique. Je n’insisterai pas sur les caractères de
l’ hydrargyrisme qui se trouvent indiqués dans tous les
traités d’hygiène, et dont le Dr Letulle a donné une étude
remarquable. Les peaux enlevées de l’étuve, généra S*
meut le matin, subis.sent le débordage ou enlèvement des
queues, qui fournissent des poils de qualité médiocre, et
-’e là mises en cave pour un temps plus ou moins long,
— r-=-\ Ion les besoins ; lorsqu’on les en retire, elles sont de
luveau brossées à la main, ou mécaniquement, puis
■ résentées à la machine à couper les poils, qui rase la
oison, tout en découpant le derme en lanières étroites
jue l’on désigne sous le nom de vermicelles et servent
'.ans les fabriques de colle.
Parties supérieures de l éjarreuse Chapal lîresdner.
rer ; il n’est donc pas inutile d’appeler de nouveau l’atten¬
tion sur cette industrie, et de signaler les améliorations
dont elle devrait faire bénéficier son personnel.
I,es manipulations préliminaires consistent à trier les
peaux suivant leur taille et leur nuance, puis à les battre ;
certaines peaux de lièvres tachées de sang sont lavées,
alors que les peaux de lapins souillées sont simplement
nettoyées au peigne ou à la brosse : c’est le dégalage.
Des ouvriers placent après ces peaux sur un cône en bois,-
les ouvrent dans leur longueur et enlèvent les pattes, les
oreilles et le nez.
Ceci fait, elles passent à l’éjarrage proprement dit qui a
pour but d’enlever le jarre; e’est-à-dirè la partie dure du
tinil q'« ïi5 pourrait être utilisée eu chapellerie ; on s’en
sert pour faire des matelas de qualité tout à fait intérieure.
Ce sont des femmes qui enlèvent le jarre avec une sorte
de plane, alors que ce sont des hommes, des ébarbeurs,
qui font le même travail sur les peaux de lièvres. La salle
d’éjarrage est tout particulièrement remplie de poussières
de toute nature. Au point de vue bactériologique, les
prises d’air que j’ai effectuées avec la collaboration de
M. Sartory ont donné des résultats typiques. En voici
un exemple pris dans un atelier d’éjarrage sans ventila¬
tion : le chiffre des microorganismes trouvés a été de
*■413 333 par mètre cube, et c’est un des plus faibles;
on conviendra que l’atmosphère n’est pas très pure dans
ce milieu où vivent des centaines de femmes. Aussi, mal¬
gré une accoutumance marquée chez certaines d’entre
Disposition de la peau sur l'éj.irreusc.
Comme dernière manipulation, les poils sont triés sui¬
vant leur valeur et mis en paquets pour être livrés à
l’acheteur.
Cette description succincte de la technique dans les
couperies de poils permet de discerner immédiatement
deux grandes causes d’insalubrité : la poussière et l’usage
du mercure.
Le battage, l’éjarrage, le brossage et même le fendage
développent une quantité énorme de poussières, de poils
— 371 —
— VI —
sa forme naturelle, liquide.
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ANOREXIE DES TUBERCULEUX
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LABORATOIRE OE PHYSIOLOGIE
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ET DE L'HYPOSÉCRÉTION GASTRIQUE
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GASTRITE CHRONIQUE
Dépôt pour paris
H. CARRION & C”. S4. Paul
— VII —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {SiiUe)
et le milieu est vraiment souillé d’une façon tout à fait
anomiale ; on trouve de 21 à 30 millions de germes
par mètre cube dans, les ateliers d’éjarrage, plus, de
2 1 millions aussi au brossage et de 2 à 3 millions dans les
salles de fendage.
I<a nécessité d’tme ventilation « per desceusum » ne
fait ici aucim doute, et dans les rares usines où ces pro¬
grès ont été réalisés, nos analyses avec M. Sartory ont
montré que la diminution des germes était très notable.
Pourquoi les méthodes d’assainissement préconisées
partout ailleurs en pareil cas u’ont-elles pas été appli¬
quées ici? Quelle est la raison de la résistance des chefs de
ces industries, alors que l’article 6 du décret du 9 no¬
vembre 1904 leur fait une obligation d’éliminer toutes les
poussières au dehors des locaux de travail ? Us ne sauraient
invoquer ni le marasme des affaires, ni leur situation
Vue d’ensemble de l'éjarrcuse Chapal-Dresdne;-.
précaire ; quoi qu’il eu soit, leur force d’inertie a été telle
— pour ne .pas dire plus —.que le ijiiuistôre dii T*cvail a
pensé qu’une régleine.îitatioh sociale les atteindrait plus
fSCilSljlêht et plus sûrement. Jba commission d'hygiène
industrielle, saisie de la que.stion, a rédigé un projet de
décret où figurent toute ime série de prescriptions visant
les couperies de poils ; en réalité, elles reproduisent en
les précisant les mesures imposées par l’article 6 précité
du décret du 29 novembre 1904 sur l'élim’v-.lîoi' des pous-
.sières. des vrjTVf”--., et exigent quelques précautions
élémentaires dans la manipulation du nitrate de mercure.
Examinons ces deux points de plus près.
Si le fendage, le dégalage ne peuvent guère s'effectuer
qu’à la main, en revanche il'existe des machines à bros¬
ser, à éjarrer, à couper qui exécutent tout le travail d’ime
façon parfaite, et qu’il suffit de mettre « en dépression »
pour éviter le dégagement des poussières et des poils à
l’extérieur.
Ile ce côté-là, aucune difficulté pratique, puisque le
problème est ainsi bien résolu dans quelques usines.
Reste la question du mercure ; il y a deux manières
de combattre ses effets : eu réglementant sou usage ou en
supprimant son emploi par une loi spéciale, si toutefois
la chose est réalisable au point de vue industriel.
La Commission d’hygiène industrielle n’a eu à envisa¬
ger que l’assainissement des couperies et ne s’est par suite
pas arrêtée à cette dernière solution. C’est pourtant celle
qui doit préoccuper l’hygiéniste, car de même que, pour
combattre la saturnisme chez les peintres, il a fallu inter¬
dire la céruse, de même l’iiydrargyrismo ne disparaîtra
qu’en supprimant la cause initiale de l’intoxication.
Mais, dira-t-on, le nitrate acide de mercure peut-il être
remplacé pratiquement? 13xiste-t-il un succédané
n’offrant aucun inconvénient? Il me semble que l’on peut
répondre par l’affirmative.
Au surplus, la question n’est pas nouvelle. Le sécrétage
n’a pour but que de donner aux poils imprégnés du secret
la propriété de se feutrer, propriété qui ne paraît pas due
à l’action du mercure ou du nitrate acide de mercure.
La théorie de Monge et de Berthollet, d’après laquelle
l’enchevêtrement des poils serait obtenu grâce aux aspé¬
rités de la gaine épithéliale produites par le nitrate de mer¬
cure, a été nettement combattue par Hillairct ; ce der¬
nier a montré que le feutrage résultait plutôt de la sou¬
plesse acquise par les poils au contact du secret et de la
destruction partielle de leur couche corticale ; cette des¬
truction, ou, pour mieux dire, cette altération du poil
ne paraît d’ailleurs pas due à l’action exclusive de l’acide
nitreux naissant sur la matière organique, comme le
croyait Hillairct ; si l'on se reporte aux expériences de
M. Adam, des sels neutres, tels que les sulfates de potasse
et de zinc, donnent des résultats irarfaits, des feutres de
première qualité.
Il est fâcheux que le procédé Hillairct n’ait pas
j été examiné attentivement et repris ; celui de Burg —
emploi de sels de potasse et de zinc mélangés à de l’acide
nitrique étendu — a été également délaissé sans que
l’on connaisse exactement les causes de cet abandon*
Il en a été de même de la formule indiquée par Cour-
tonne, et d’après laquelle il suffirait de traiter les peaux
par un sel d’étain en dissolution dans de l’acide chlorhy¬
drique étendu.
Enfin, dans cet ordre d’idées, tout récemment, M. Ron-
jat a signalé à l’Association ouvrière d’hygiène, sous le
nom de sans-mercure, im produit que j’ai eu à examiner.
C’est en réalité un nitrate acide d’étain obtenu en rem¬
plaçant, soit pour le secret jaune, soit pour le secret pâle
le poids moléculaire du mercure par celui de i’étain.
Les résultats obtenus ont été très bons, notamment
avec le secret jaune ; les feutres fabriqués avec des poils
ainsi sécrétés sont de belle qualité. La conservation des
peaux avec le nitrate acide d’étain est-elle assurée dans
d’aussi bonnes conditions qu’avec le nitrate de mer¬
cure? L’inventeur le certifie et l’avenir .seul pourra con¬
firmer son assertion.
En tout cas, il y a là une nouvelle tentative intéressante,
et le moment paraît venu de déclarer une fois pour toutes
la guerre au mercure ; il est certaiti que, comme pour la
céruse, la lutte sera chaude étant donnés les intérêts
engagés, la routine commerciale si difficile à déraciner;
raison de plus pour que les hygiénistes prennent la tête
du mouvement, de façon à le conduire scientifiquement, à
obtenir ainsi un résultat pratique et vraiment salutaire
à la santé des ouvriers sécréteurs.
373 —
Le plus fidèle
Le plus constant
Le plus inoffensif
DIURÉTIQUES
SANTHEOSE
SOUS SES QUATRE FORMES
PURE
CAFEINEE
Le médicament régulateur par \ Le médicament de choix des cardio¬
excellence, d’une efficacité sans \ pathies, fait disparaître les œdèmes
égale dans l'artério-sclérose, la pré- | L et la dyspnée, renforce la systole,
sclérose, l'albuminurie, l’hydropisie. l '«Enj jS régularise le cours du sang.
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de déchloruration, est pour le brigh- tisme et de ses manifestations :
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- iX -
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES
L’INAUGURATION DU MONUMENT DU PROFESSEUR CORNIL
Le Dimanche 5 Mars
à 10 h. 30 du matin, on
inaugure à l’Ecole pra¬
tique de la Faculté de
médecine, sous la prési¬
dence effective de M. A.
Fai,i,i4res, Président de
la République, le monu¬
ment érigé à Paris à la
mémoire du professeur
Victor Cornu,.
En Septembre 1910,
un premier monument
dû au sculpteur R. Ver-
i,ET, de l’Institut, et à
l'architecte Henri DE-
GEANË, lui a été élevé à
Cusset (près de Vichy),
où il était né.
Ce monument le repré¬
sente debout vêtu de sa
robe professorale, une
main sur un microscope,
l’autre tenant un livre
sur la hanche, suivant
une attitude qui lui était
familière.
Un bas-relief en bronze
le montre faisant une
autopsie au milieu d’un
certain nombre de ses élèves : à gauche, les docteurs
Jlilian, Bezançon, Brault, Letulle, Coudray; à droite, le
professeur Cliantemesse, le docteur Galippe, les pro¬
fesseurs Laudouzy, Widal, les docteurs Cornillon et
Babinski.
Le nouveau monu¬
ment Comil est placé à
l'École pratique de la
Faculté de Médecine,
sous l’une des arcades du
cloître qui entoure le
jardin intérieur. Il con¬
siste en un édicule dont
la sobriété des lignes
s’accorde avec la gra¬
vité du lieu. Seul sou
sommet qui porte le
buste du Maître est
décoré du laurier sym¬
bolique.
Le centre est occupé
par un bas-relief repré¬
sentant le laboratoire
au large vitrail du
Professeur d’anatomie
pathologique. Des fioles
variées, quelques mi¬
croscopes espacés sur
les tables attendent les
travailleurs, et dans
le silence du laboratoire
désert, un cadavre est
étendu sur la dalle prêt
pour l'autopsie.
La portée morale de
cette scène éminemment réaliste est donnée par une
figure allégorique assise à l’un des angles du soubasse¬
ment. La Déesse éternellement jeune, la « Vérité »,dans
une pose grave et méditative, personnifie l’idéal qui
eitraîne les chercheurs et les élève au-dessus des néces-
— 376 —
NECROLOGIE
— XII
SALVARSAN
Dichlophydrate de dioxydiamido-arsénobenzol
HCl . A^hÎ > C.H. - As As - C,H, < J _ ^^1
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seule concessionnaire pour la France des procédés de fabrication de ce produit.
Elle est vendue sous la marque de SALVARSAN avec le fac-similé de la signature du Prof. Ehriich.
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est le 606 délivré gratuitement par Ehriich aux cliniciens et ayant servi aux innombrables observations cliniques qui
ont fixé sa valeur thérapeutique remarquable dans le traitement de la syphilis.
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point de vue biologique et toxicologique dans l’Institut du Prof. Ehriich.
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possédant la plus grande innocuité et l’action spécifique la plus marq .ée, est livré ..u commerce.
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DIAGNOSTIC ARTISTIQUE
L’OPÉRATEUR
par Steen (1630-1682)
Paris médical a déjà
publié (n» 6, p. xiii) la
reproduction d’uu ta¬
bleau de l’Ecole fla-
luande, la Douleur, par
-Adrien BrauwER, très
voisin comme sujet de
celui que nous reprodui¬
sons aujourd'hui et un
peu antérieur comme
époque. Il est intéres¬
sant de grouper ces œu¬
vres inspirées par le
même fait d’observation
journalière, mais obser¬
vées différemment et
traitées de telle sorte
que chacune conserve
sou originalité : c’étaient
des peintres conscien¬
cieux et personnels; ils
se rencontraient dans le
choix du sujet, parce
que le sujet leur per¬
mettait de belles études
d’expression de douleur
et d’attention, mais au¬
cun ne copiait l’autre.
Dans quelques années,
il sera amusant de grou¬
per les tableaux de nos
actuels « peintres de
genre » : on pourrait
déjà réunir plusieurs
« -Auscultation », n’est-
CURIOSITÉS
PRÉPARATION ET ADMINISTRATION DU GÀIAC
D'après une gravure de la collection du D' LE PieEur.
Le gaïae fut longtemps administré aux syphilitiques ou plus largement aux vénériens, puisqu’avant le XIX' siècle,
on confondait sous le nom de vérole toutes les affections qui touchaient aux organes génitaux. On voit ici toutes
les phases de la préparation et de l’administration au malade.
— 377 —
- XIV -
lODALOSE
GALBRUN
— XV -
Derniers perfectionnements apportés dans les préparations
destinées a l’irtroduction du mercure dans l’organisme
Maigre- les dernières tentatives faites en faveur de
l’emploi de diverses préparations à base d’arsenic pour
détrôner le mercure, celui-ci reste et restera toujours le
spécifique fidèle et sûr pour le traitement de la syphilis.
I<es injections dites insolubles : huile grise et huile au
calomel, sont maintenant entrées dans la pratique cou¬
rante grâce aux formules de Duret, où la vaseline et
l’huile de vaseline (corps véritablement insolubles) sont
remplacées par un nouvel excipient, la Palmitinc (corps
.jraiinent soluble et résorbable). Du reste, ces formules
ont été sanctionnées par la Société Ifrançaise de Derma¬
tologie et de Syphiligraphie qui, résumant la supério¬
rité de ces formules, conclut : « que les préparations de
Duret constituent par leur composition, leur fusibilité
à la température de la main, leur présentation en flacon
d’emploi très pratique, un progrès réel sur les prépara¬
tions similaires » (i). Grâce à cet excipient et à l’emploi
simultané du Gaiacoloïd, analgésique non toxique, ces
injections sont parfaitement tolérées par les malades
qui les réclament à leur médecin, lît ce qu’il y a de très
remarquable, c’est que même les injections de calomel
sont devenues grâce « aux nombreux et satisfaisants
résultats obtenus par les syphiligraphes les plus autorisés
d’une prompte généralisation (2). En effet, MM. les
D''* Darikr (3), Grifkon (4), Rénon (5), Vaquez (6),
COURTOIS-SUKFIT et Trémoeières (7) entre autres ont
vanté l’indolence des formules de Duret. Outre ces avan¬
tages, le dosage rationnel de l’huile grise dans la formule
de Duret a fait dire que cette préparation constituait
«l’huile grise de sécurité destinée aux praticiens » (7).
En effet, chaque centimètre cube représentant oBr^jo
d’Hg, on peut employer la seringue ordinaire d’un centi¬
mètre cube dont une. division égale par conséquent
o8f,ol d’Hg.
Parmi les injections solubles, il a été aussi fait un pro¬
grès en uniformisant la richesse mercurielle de chaque
sel, de falloir que chaque centimètre cube de la solution de
l’un quelconque de ces sels (bi-bromure, beiizoate,
bi-iodure, cacodylate, chlorure, cyanure, mèthylarsinate
d’Hg, etc...), représente ob^.o! d’Hg métal actif, soit la
dose de mercure utile et nécessaire à introduire (proti-
diennement dans l’organisme par voie hypodermique
pour un adulte. De bi-bromure d’Hg au ga'iacolo'id semble
être le sel le mieux supporté au point de vue douleur
même chez les sujets hypersensibles. De cacodylate d’Hg
et le métliylarsinate d’Hg au gaïacolo'fd donnent aussi
d’excellents résultats par l’uuion de l’arsenic au mercure.
Comme frictions, les cartouches hydrargyriques Duret
à 50 p. 100 d’Hg, à base d’un excipient constitué de
savon neutre surgras et de graisse inaltérable, facilitant
l’absorption du mercure, ne produisent jamais d’éry¬
thèmes, car cette pommade est à l’abri du rancissement
qui se produit constamment avec l’onguent napolitain.
Quant â la méthode par ingestion, on a remplacé les
vieilles pilules s’absorbant peu ou point et contenant
de l’opium, par un nouveau sel : l’iodotannate de mercure
eu solution dans lui véhicule agréable masquant la saveur
métallique et dosé de telle sorte qu’une cuillerée à soupe
représente ob'',oi d’Hg métal actif. Cette préparation,
l'Élixir Duret constitue donc ,par excellence la médica¬
tion mixte hydrargyroîodique.
Comme traitement local des manifestations syphili¬
tiques, M. Duret a préparé, sur la demande de plusieurs
de ses maîtres : des Eeutilles Hydrargyfères dosées
à os‘',o3 d’Hg, pastilles sous-préputiales destinées aux
manifestations syphilitiques de la verge ; des Supposi¬
toires Hydrargyfères à o8'',2o et à o»'',o4 d’Hg pour le
traitement des plaques muqueuses et des syphilides de
la région anale ; des Dragées Hydrargyriques dosées à
un milligramihe de sublimé contre les manifestations
buccales syphilitiques.
Docteur Artaud
(1) Bull. Soc. de Dermat. et de Syphiligr (séance du ai mars 1907, p. 205), D' Danlos.
(2) Thèse du D'' Allaire de la Faculté de médecine de Paris.
(3) Bull. Soc. Ffmiçaisé de Dermat. et de Syphiligr (séance du ii janvier igoû, p. (y).
(4) Même bulletin.
(5) Les Maladies Populaires, p. 159.
(6) Précis de Thérapeutique, p. 130.
(7) Bull. Soc. Française de Dermat. et de Syphiligr (séance du 21 mars 1907, p. 205), D' Danlos.
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Communication Société de Dermeetologie 4 Janvier 1906.
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— XVI -
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— XVIII —
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XIX —
Crème au citron.
2 jaunes d’œufs.
2 l)lancs d’œufs,
1 cuillerée à soupe de jus de citron,
250 c.c. de lait non écrémé.
A préparer comme une crème
ordinaire.
Crème au vin.
2 jaunes d’œufs,
I cuillerée à café de jus de citron,
50 grammes de sucre,
12 feiiille de gélatine blanche,
125 c. c. de vin blanc.
Battre les œufs avec le sucre et
le jus de citron. Mettre le tout au
bain-marie en agitant sans cesse et
vivement. Laisser ensuite refroidir
complètement.
Neige au citron.
2 blancs d’œufs,
I feuille gélatine rouge,
50 grammes de sucre râpé,
I cuillerée à soupe de jus de citron.
Ramollir la gélatine dans de l’eau
froide et la dissoudre ensuite, à la
DIÉTÉTIQUE
chaleur avec le vin et le jus de citron.
Battre les blancs à neige et tout en¬
semble le sucre et la gélatine. Lais¬
ser refroi<lir complètement.
Qeiée de vin.
2 grands verres de vin de bordeaux,
2 feuilles de gélatine blanche,
50 grammes de sucre.
Ramollir la gélatine dans l’eau
froide jiendant 5 minutes. L’ex-
jrrimer et la verser dans l’eau sucrée
bouillante. Ajouter le vin et mettre
à refroidir dans un verre transpa-
Gelée d’oranges.
125 c. c. de jus d’orange,
i '2 verre de vin bl,mc,
50 grammes de sucre,
1 cuillerée de jus de citron,
2 feuilles de gélatine blanche.
Passer le jus de citron, et pré¬
parer quant au reste, suivant la
formule précédente (Gelée de vin).
Qeiée de pommes.
200 grammes de pommes acides,
2 feuilles de gélatine rouge,
2 cuillerées à bouche de cognac,
Laver les pommes et les coujier
par petits morceaux, et les faire
cuire dans l’eau avec le jus de citron
jusqu’à consistance de purée. Y
ajouter le sucre, puis la gélatine
jiréalablement dissoute dans l'eau
et exprimée. Passer au tamis, ajou¬
ter le cognac et laisser prendre en
gelée par refroidissement.
Qeiée de lait.
2 litres de lait,
250 grammes de sucre,
3 ou 4 citrons (le jus),
3 verres de bon vin.
Faire bouillir lentement le sucre
et le lait, 5 à 10 minutes. Laisser re¬
froidir complètement, et y verser,
en agitant lentement, ’a gélatine
dissoute dans une tasse d’eau.
Ajouter le vin et le jus des citrons.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
Contre les engelures. — Lavage
des mains avec de l’eau dans laquelle
on mettra quelques gouttes de la
solution ammoniacale suivante :
Saponine pulvérisée.. . . o'f.so
Teinture de savon .... 5 grammes.
Lessive de soude . III gouttes
Ammoniaque liquide . . 250 grammes.
Eau filtrée . 500 cmc.
Bains tiedes avec de l’eau de
feuilles de noyer.
Pansements occlusifs avec de l’em¬
plâtre à l'oxyde de zinc, ou appli¬
cations pendant la nuit d’une des
pommade.s suivantes :
Lycopode . o"^,5o
Tanin . osrjo
Axonge fraîche . 15 grammes.
Ou :
Acide borique . i grammes.
Oxyde de zinc . i —
Orthoforme . oo'.zo
Lanoline . 20 grammes.
et, dans le jour, poudrer fortement
avec de la poudre d’amidon.
Boniier à l’intérieur de l'iode, du
sirop nntiscorbutique, de l’huile de
foie de morue.
Quelquefois, il est bon de faire des
badigeonnages iodés locaux tous lès
Teinture d’iode . j grammes.
Glycérine . 20 —
(IK DrCUY)
Contrôle biologique du salvar-
san. — Voici, d’après VApotheker-
Zeitung (1911, n» 5), sous quelles
formules est essayé au point de
vue biologique, sous la direction
du professeur lîhrlich, le dichlorhy-
dratc de dioxydiamido-arseno-bcn’ol
(ancien C06).
I" .Salvars.an . o'qso
Liqueur de soude
caustique à 15
p. 100 environ. XIX gouttes.
Solution de chlorate
. 200, 250, 300 gr.ammcs.
P. s. a. Pour injection intravei¬
neuse. Boit être de préparation
récente.
2» Salvars.an . osqjo
Liqueur de soude
caustique à 15
p. 100, environ. XXIII gouttes.
Eau distillée sté¬
rilisée ..... - 6 grammes.
F. s. a. une solution limpide,
pour injection intramusculaire. Boit
être de prépar.ation récente.
3" Salvarsan . ow.ôo
Eau distillée stérilisée. 6 grammes.
F. s. a. une solution récente, pour
injection intramusculaire.
4“ SalViTTsan . 3B'.6
Huile d’amandes douces. 6 à 10 gr.
F. s. a. une émulsion triturée méti-
culeu.senient, pour injection sous-
cutanée ou intramusculaire. Agiter
avant de s’en scri'ir.
5° S,alv.arsan . o",6o
Liqueur caustique
de soude à 15
p. 100, environ. XX-XII gouttes.
Triturer très exactement et ajou¬
ter peu à peu :
E.au distillée stérili¬
sée . 6à 10 grammes.
F. s. a. une solution à réaction
neutre, et fraîchement préparée,
pour injection sous-cutanée ou intra¬
musculaire. Agiter avant de s’en
f," Salv.irsan . ^
Vaseline . ) ^
F. s. a. une pommade, pour
application sur les condylomes.
Eczéma des parties génitales. —
Brocq.
Chlorhydrate de moriihine . . . o’’’,2o
Chlorhydrate de cocaïne . o=r,5o
Oxyde de zinc . 2 gr.
Vaseline . 20 gr.
Ou bien :
Chlorhydrate de cocaïne . o=r,50
Huile de cade . . . 4 gr.
Glycérolé d’amidon . 20 —
— XX —
ARSENOBENZOL BILLON ”
I<e corj» présenté et décrit par Ivhrlich sous le
nom de 606 est le diclilorhydrate de dioxydiami-
doarsénobenzol. l/’ Arsênobenzol Billon n’est pas un
produit de composition voisine ; il correspond rigou¬
reusement à la formule doimée par Ehrlich.
Tout en rendant lui sincère hommage au jno-
fesseur Ehrlich, nous osons cependant dire que nous
n’avons pas plus besoin de lui pour garantir la pureté
du produit chimique défini qu’il a préconisé, que
nous n’avons besoin de Pelletier et de Caventou pour
identifier du sulfate de quitiine.
Ceci dit pour réijondre à des bruits tendancieux
propagés dans un but facile à comprendre. D’ail¬
leurs, l’emploi très étendu que font de l’arsénoben-
zol « Billon » les hôpitaux de Paris et de province
montrerait, au besoin, que nos affirmations ne
sauraient être contestées.
Nous présentons V arsênobenzol de telle façon que
la préparation de la bouillie neutre ou de la solution
alcaline soit facile, rapide, et surtout parfaitement
aseptique.
Pour ce faire, l’arsénobenzol est placé avec des
billes de verre dans im petit ballon muni d’un bou¬
chon de caoutchouc, le tout parfaitement stérilisé.
I<e ballon est privé d’oxygène et rempli d’azote.
Dans le cas habituel il renferme o gr. 60 de sel
(dans tous les cas la dose est indiquée sur le réci¬
pient) et les explications qui suivent se rapportent à
cette dose.
Dans la même boîte se trouvent une ampoule de
I centimètre cube contenant une solution alcoolique
(sans trace d’alcool méthylique) et une ampoule de
II centimètres cubes renfermant une quantité de
soude calculée exactement pour neutraliser l’arsé-
nobenzol (conditionnement pour injection intra¬
musculaire) ou une ampoule de 1 1 centimètres cubes
de solution sodique dosée pour en obtenir la dissolu¬
tion (conditionnement pour injection intra-vei¬
neuse). Ces solutions sont stérilisées à l’autoclave.
MODE D’EMPLOI :
Qu’il s’agisse de l’ime ou l’autre des préjiarations
ci-dessous, on commencera toujours, et cela est très
important pour le succès de l’opération, par verser
dans le ballon le contenu de la petite ampoule. Par un
mouvement circulaire du ballon, grâce aux billes de
verre, on hmnectera bien unifonnénient la poudre.
Ceci fait, on procédera de la façon suivante :
a) Préparation de la bouillie neutre
vSur la poudre humectée verser le contenu de l’am¬
poule renfermée dans la boîte pour injection intra¬
musculaire ; en coupant les extrémités aux endroits
marqués d’un trait, il s’écoulera exactement 1 1 cen¬
timètres cubes. Boucher et agiter vivement jusqu’à
ce que la bouillie soit bien homogène, ce qui ne de¬
mande que quelques instants.
Ee ballon étant placé droit sur son petit support,
dans la boîte, avec la seringue munie d’une aiguille
assez longue et d’assez fort caUbre, on aspirera les
12 centimètres cubes du mélange. On remarquera
que cette bouillie est ainsi dosée d’une façon précise
à cinq centigrammes par centimètre cube. Il est
donc facile d’injecter juste la quantité que l’on désire
administrer.
b) Préparation de la solution alcaline
E’ampoule contenue dans la boîte pour injection
intraveineuse sera vidée comme précédemment sur.
la poudre humectée. Ea solution s’obtient en quel¬
ques instants, par agitation. Il ne restera plus qu’à
verser cette solution dans la quantité nécessaire
100 à 250 centimètres cubes) de sérum physiolo¬
gique jiour avoir la solution prête à l’injection.
L’ARSÉNOBENZOL BILLON ” est mis en vente
sous deux conditionnements ;
1° Pour injection intra-musculaire
Nécessaire complet pour préparation de la
boidllie neutre.
2° Pour injection intra-veineuse
Nécessaire complet pour jiréparation de la solu¬
tion alcaline.
Chaque conditionnement : 10 francs.
(Remise 30 p. 100 aux pharmaciens).
DÉPÔT GÉNÉRAL ;
Les Établissements POULENC FRÈRES
92, rue Vieilte-^dunTempïe - PARIS
\
- XXI -
CHRONIQUE DES LIVRES
Contribution à l’étude du trai¬
tement de la syphilis par
ïhectine et ïbectargyre, par
le docteur Ff;i,ix DivE. Thèse de
Paris, 1910 (Jouve et de, 15, rue
Racine, à Paris).
Il s’agit d’un excellent travail
sur l’hectine ou benzo-sulfone-para-
aminophénylarsmate de soude, corps
dont la découverte est due, comme
ou le sait, aux patientes recherches
du professeur agrégé Mouneyrat.
Voici quelques-unes des conclu¬
sions auxquelles arrive M. Félix
Dive :
I » Iv’hectine injectée dans le tissu
cellulaire sous-cutané provoque une
douleur et un oedème fugaces, mais
jamais de nodosités avec réaction
inflammatoire vive.
2“ Cette propriété la rend com¬
mode pour faire des injections au
voisinage des lésions circonscrites,
et permet, notamment, de tenter
avec facilité le traitement abortif
local de la syphilis, tel que le préco¬
nise le professeur Hallopeau.
30 Injectée en pleins muscles fes¬
siers, elle est généralement indolore
ou ne provoque que des douleurs
fugaces et très supportables.
40 Pendant le traitement, le nom¬
bre des globules rouges et blancs du
sang augmente, ainsi que sa teneur
en hémoglobine. De plus, l’état
général s’améliore visiblement et
les forces se rétablissent.
5“ D’action curative est remarqua¬
blement rapide :
A la période primaire ; sur le
chancre induré quels que soient son
type et son siège ;
A la période secondaire : sur les
éruptions cutanées ou muqueuses,
sur les symptômes généraux et la
céphalée en particulier :
A la période tertiaire : sur les
lésions superficielles ou profondes
des différents organes ou tissus,
qu’elles présentent le type gom¬
meux, ulcéreux ou scléreux, et sur
les accidents nerveux.
6“ D’action est plus lente à se
manifester dans les cas de syphi-
lides papulenses lenticulaires, mi¬
liaires et psoriasiformes, qui néces¬
sitent un cure plus intense et plus
.prolongée.
7° Elle peut donner des résultats
dans certains cas de tabes incipiens,
mais son action est douteuse dans la
paralysie générale confirmée.
8“ En ingestion comme en injec¬
tion, il convient, chez l’adulte,
d’administrer o«',io d’hectine tous
les jours, ou mieux, o''’,2o tous les
deux jours comme doses moyennes.
Comme doses fortes, on peut in¬
jecter 0^,20 tous les jours ou o'^iqo
trois fois par semaine.
Chez l’enfant, on peut employer
des doses de o”',o3, o'’',o5 et même
oi!''io selon l’âge, en ingestion et en
injection.
Chez le nourrisson, les doses de
o'^jOi à oK>',o3 par jour semblent
suffire pour commencer le traite-
9° Da seule contre-indication
est une lésion ancienne ou non-
syphilitique du fond de l’œil, avec
_^altératiou spéciale du nerf optique.
Da perception, par un malade eu
traitement, de brouillards devant les
yeux avec diminution nette de l’acui¬
té visuelle, commande la suspension
du médicament.
En ce qui concerne Vhcctargyrc,
l’emploi et les contre-indications
sont les mêmes que pour l’hectine.
NëTRoc.
VARIÉTÉS
NOUVELLES
UNE ORDONNANCE DE CHARCOT
POUR ATAXIQUE EM (892
Retrouvé dans les mains d’un tabétique, cette
ordonnance, pourtant peu ancienne, de Charcot,
où Ton ne voit prescrite aucune médication mercu¬
rielle ni iodurée. Comme la thérapeutique change
en 18 ans !
B? Pupilles inégales et paresseuses; absence des réflexes
rotuhens ; troubles vésicaux, paresthésies, cependant il
n’existe pas à proprement parler de douleurs fulgurantes ;
pas de signe de Romberg ; la démarche est à peu près
normale ; généralement la fatigue est f acile et il y a, de temps
en temps, pendant la marche, effondrement des membres.
1“ On fera tous les dix jours sur la région spinale, dans
toute son étendue cervico-dorsale, l’application de petites
pointes de feu (à l’aide du thermocautère), peu profondes.
2® Prendre les quatre premiers jours de chaque semaine,
immédiatement après chaque repas, un des cachets sui¬
vants :
Poudre de seigle ergoté récemment préparée : o gr. 30
pour un cachet ; deux par jour.
3° Prendre les quinze premiers jours de chaque mois,
avant chaque repas, 2 granules de phosphure de zinc de
Vigier, pharmacien, rue du Hac, 70.
4" Da seconde quinzaine du mois, prendre avant cha¬
que repas, dans un verre à liqueur dNeau, II goutte . de
la liqueur de Baume.
Paris, le 23 janv. 1892.
-c
Exposition internationale d’hygiène de Dresde. —
Maeadies vénériennes. — A l’Exposition qui a lieu à
Dresde, de mai à octobre prochain, la Société allemande
pour la lutte contre les maladies vénériennes organise mie
section spéciale qui rassemblera toute la littérature
allemande et étrangère concernant les maladies sexuelles.
Des personnes qui désirent y faire figurer des publications
sur les maladies vénériennes sont priées de les envoyer,
eu exemplaires reliés, avec la suscriptioii 4 Pour l’expo¬
sition d’Hygièiie de Dresde », à la Dibrairie Ambrosius
Barth, à Deipzig.
Les étudiants de Madrid et le point d'honneur. —
Nous ne savons pas si les étudiants en médecine de
Madrid organisent des 4 chahuts » d’un goût plus ou
moins sûr contre les professeurs venus de province,
mais il nous était récemment révélé qu’ils sont chatouil¬
leux sur le chapitre de l’honneur professionnel comme de
véritables hidalgos. Une comédie jouée dernièrement au
théâtre des Nouveautés de Madrid contenait une phrase,
où, parlant des étudiants en médecine, l’acteur disait
d’un ton de mépris : 4 Ces petits garçons découpent les
cadavres des pauvres gens afin de découvrir les moyens
de guérir les maladies des riches. » Des futurs confrères
madrilènes n’ont pas laissé passer l’attaque sans riposte :
ils ont sifflé, lancé sur la scène l’ameublement de la salle,
après avoir démoli fauteuils et loges et n’ont cédé la
place qu’à la police qui a dû intervenir en force pour les
expulser ; les blessés furent nombreux... et l’honneur
médical ne sera probablement plus bafoué aux 4 Nove-
dades ». (Marseille médical).
— xxir
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I^a préparation à.’Ehrlich-Hala N° 60G est fabriquée à Creil par
la Compagnie Parisienne de Couleurs d’ Aniline, seule concession¬
naire pour la France des procédés de fabrication de ce produit.
File est vendue sous la marque de Salvarsan avec le fac-similé de
la signature du professeiu: Ehrlich.
Fe Salvarsan, de fabrication essentiellement française, possède
la composition chimique rigoureusement confonne au 606 du
professeur Ehrlich et, partant, la même aciivité tréponémicide et
une innocuité aussi parfaite, bref le Salvarsan est le 606 délivré
gratuitement par Elrrlich aux cliniciens et ayant .servi aux iimom-
brables observations cliniques qui ont fixé sa valeur thérapeu¬
tique remarquable dans le traitement de la syphilis.
Iva Compagnie Parisienne de Couleurs d’ Aniline désirant donner
aux médecins les plus sérieuses garanties pour les mettre à l’abri
de tout accident possible avec-un produit de moindre sélection fait
contrôler chaque préparation de 606 au point de vnie biologique et
toxicologique dans l’Institut du profe.sseur Ehrlich.
.Seul le dioxydiamido-arsénobenzol recoimu chimiquement pur
et déclaré « hyperidéal » par Ehrlich, c’est-à-dire possédant la
plus grande innocuité et l’action spécifique la plus marquée, est
livré au commerce.
Ees garanties que domie le Salvarsan sont de celles que le méde¬
cin doit exiger d’un produit que le moindre écart d’une fabrication
très délicate peut rendre des plus dangereux.
Aucun médecin ne saurait assumer vis-à-vis des malades qu’il
traite la grande responsabilité d’appliquer un produit pouvant
présenter une analogie chimique, mais dont aucun essai clinique
autorisé n’a fixé ni la toxicité ni la valeur thérapeutique.
I,e Salvarsan est vendu actuellement dans des ampoules en verre
d’Iéna, où il est d’une parfaite conservation, à la dose de o gr. 60,
et incessamment aux doses de ogr. 40 ; ogr. 30 ; ogr. 20 et ogr. 10.
Fa préparation des solutions injectables, des plus simple, est
détaillée sur une notice qui est jointe à chaque unité.
Fes néce.ssaires pour la préparation extemporanée ^ et facile de
la suspension aqueuse neutre pour injection intra-musculaire
(nécessaire A) et de la solution alcaline destinée à l’injection intra¬
veineuse (nécessaire B) se vendent à la plnirmacie C. PÉPIN,
9, rue du Quatre-Septembre, Paris.
— xxin
NOUVELLES {Suite)
La mortalité des enfants du premier âge, dans queiques
pays d’Europe. — Sur i ooo enfants venus au inonde
vivants, le nombre de ceux qui sont morts avant d’avoir
atteint l’âge d’un au a été de :
67 en Norvège ;
77 en Suède ;
108 en Suisse ;
121 en Angleterre :
143 en France ;
1 56 en Italie ;
1 78 en Allemagne ;
199 en Hongrie ;
202 en Autriche ;
272 en Russie ;
Voici, d’autre part, les taux de mortalité par i 000 en¬
fants âgés de moins d’rm an, dans quelques grandes
villes de l’Europe :
91 à Stockholm ;
95 à Amsterdam ;
95 à Zurich ;
105 à Paris ;
113 à Londres ;
1 56 à Copenhague ;
1 56 à Hambourg ;
1C8 à Berlin ;
174 à Bruxelles ;
183 à Vienne ;
186 à Marseille ;
192 à Munich ;
194 à Breslau ;
217 à Bucharest ;
356 à Moscou.
Les produits pharmaceutiques au Japon. — Bien que
le Japon fabrique et exporte même certains produits
pharmaceutiques, il a grand besoin des articles étrangers
et les importations sont a.ssez importantes.
Les produits les plus nécessaires au' Japon sont: la
glycérine, le bismuth, l’antipyrine, l’antifébrine, la co¬
caïne, la quinine, la morphine et la santonine. Ils sont
vendus surtout par l’Allemagne et aussi par l’Angleterre.
Par contre, ce sont les États-Unis qui, en 1909, auraient
envoyé, sur ce marché, le plus do préparations médici¬
nales. Quant à la France, elle ne participe, pour ainsi dire
pas, à ce commerce et c’est à peine si elle fournit régu¬
lièrement une très petite quantité de préparations médi¬
cinales. Cependant à en croire M. Fernand Pila, notre
attaché commercial en Extrême-Orient, à l’intéressant
rapport duquel nous empruntons ces indications, nos
pharmaciens anraieut au J apon un bon placement pour
quantité de leurs produits, s’ils étaient organisés pour
l’exportation de ce pays. Il serait peut-être encore temps
de faire quelques tentatives dans ce sens ; nous avons,
en France, des spécialités qui, bien lancées, auraient
beaucoup de chances de succès.
Intoxication par le magnésium. — Les photographes
emploient couramment la vive lumière fournie par la
déflagration d’une charge de magnésium. Cette combus¬
tion donne lieu à la production d’abondante fumée
blanche qui n’est autre que de la magnésie. Le séjour pro¬
longé en atmosphère close chargée de ces vapeurs peut ne
pas être sans danger : en dehors de l’irritation intesti-
imle produite par la magnésie, il est possible que des acci¬
dents plus graves puissent en résulter : le D’’ Lahache
attribue à ces vapeurs la paternité de caries cthmoïdales
qu’il a observées.
Pharmacopée française. — M. Guignard, directeur
honoraire de l’École supérieure de pharmacie de Paris,
est maintenu en la double qualité de membre et de vice-
président de la Commissioa spéciale et penuanente char¬
gée de préparer la future édition du Cedex.
, M. Marty, membre de l’Académie de médecine, mem¬
bre de la commission du Codex, est nommé vice-président
de cette Commission.
Écoles supérieures de pharmacie. — Les priparatews.
— La Chambre a voté le l6 février une résolution ainsi
conçue : « La Chambre inviteM. le ministre de l’Instruction
publique à étudier en vue du budget du futur exercice les
moyens d’assimiler les traitements des préparateurs des
écoles supérieures de pharmacie à ceux des préparateurs
des facultés des sciences. »
Hommage au professeur Cazeneuve. — A fin janvier
dernier a eu lieu à Lyon une fête à l’occasion de la mise
en retraite du professeur Cazeneuve.
MM. le professeur Hugounenq, doyen de la Faculté de
médeciue de Lyon; Vaudiu président de l’Association des
pharmaciens de France ; Bonnet, président du Syndicat
des pharmaciens du Rhône ; Boge, président de la Fédé¬
ration des pharmaciens de l’Est ; Livon, professeur à
l’École de médecine et de pharmacie de Marseille ; Guillot,
pharmacien militaire, ont tour à tour pris la parole, et
remercié l’éminent professeur, le savant cliimiste, à qui
toute une génération d’élèves ont dû leur éducation scien¬
tifique, à qui la science est redevable de travaux et de
découvertes mémorables.
Epidémies. — On signale à Bourges une épidémie de
rougeole dans le milieu militaire (5 décès) ; à Poitiers, une
épidémie de méningite cérébro-spinale ; à Toulon, une
épidémie d’oreillons.
M. le Dr Lacassagne est élu membre de l’Académie des
sciences morales et politiques. — M. le Dr Lacassagne,
jirofesseur de médecine légale à la Faculté de médecine
de Lyon, a été élu ep remplacement de M. Lair d’Angers,
membre correspondant de l’Académie des sciences morales
et politiques.
Recensement de la France. — C’est dimanche 5 mars
qu’aura lieu le recensement de la France. En 1817, il y
avait à Paris 713 961 habitants, en 1906, 2 722 731 habi¬
tants. De 1817 à 1836, il y avait 37 naissanees pour
I 000 habitants, de 1901 à 1906, la moyenne était de 20,2.
Dans cinq ans nous saurons le résultat du recensement
Le Salvarsan en Belgique. — Les médecins belges ont
désiré conserver à cette question son caractère scientifique
et on déplore assez, en Belgique, les articles de la presse
politique qui ont fait connaître au public un produit
nouveau à l’heure où il n’était point encore connu des
médecins.
Le collège des médecins de Bruxelles a prononcé en
décembre dernier l’exclusion d’im médecin à qui on doit
les premières applications en pays de langue française
remède d’Éhrlich et à qui on doit' aussi une vigoureua;
compagne pour le traitement abortif de la syphilis. Cette
exclusion a été motivée par des actes contre les règles
déontologiques, par la publication d’articles et de bro¬
chures émanant du spécialiste et répandus dans le public.
Sans entrer dans les détails du conflit et sans juger^
décision très sévère du collège des médecins de Bruxelles,
nous devons signaler une brochure de défense publiée
par le médecin frappé, non moins vigoureusement pî^-
sentée que ses théories scientifiques. L’auteur y transporîé
le différend professionnel sur le terrain scientifique ; ce
sont là deux points de vue qu’il importe de séparer nette¬
ment : car en Belgique, comme en France, les spécialistes
se sont empressés d’étudier le salvarsan, d’en préciser les
indications et les études parues ont présenté en ce pays
une impartialité qu’il est bon de reconnaître et de signaler.
— 389 —
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LA VIE MÉDICALE
Université de Paris. • — Bourses à
l'étranger. — ly’Université de Paris
dispose depuis l’année scolaire 1910-
1 91 1 de dix bourses de séjour dans les
Universités de l’étranger de 3 000 fr.
chacune.
Ces bourses peuvent être attribuées
soit à des docteurs, soit à des phar¬
maciens de première classe se des¬
tinant à l’enseignement, soit à des
agrégés des divers ordres de l’ensei¬
gnement secondaire, hommes et
femmes.
Les demandes devront être adressées
au Vice-Recteur de l’Académie de
Paris avant le l” mai içii. Elles
indiqueront l’âge des postulants,
leurs grades, leurs services antérieurs
et les Universités où ils se proposent
de se rendre.
l/cs bourses seront attribuées par
le Conseil de l’Université.
Concours pour le prosectorat à
Paris. — Un concours pour deux
places de prosecteur s’ouvrira le
lundi 8 mai 191 1 à midi et demi à la
Faculté de médecine de Paris.
MM. les aides d’anatomie sont
seuls admis à prendre part à ce con¬
cours. Le registre d’inscriptions est
ouvert au secrétariat de la Faculté,
de midi à trois heures, tous les jours,
jusqu’au 26 avril inclusivement.
Les prosecteurs nommés entre¬
ront en fonctions le i”'’ octobre 19 1 1.
Concours pour l’adjuvat à Paris.
— Un concours pour cinq places
d’aide d’anatomie s’ouvrira le lundi
l” mai 1911, à midi et demi, à la
Faculté de médecine de Paris.
Tous les élèves docteurs de la
Faculté, français ou naturalisés
français, sont admis à prendre part
Te registre d’inscriptions est ouvert
•au secrétariat de la Faculté, de midi
à trois heures tous les jours, jusqu’au
22 avril inclusivement.
Tes aides d’anatomie nommés
entreront en fonctions le !>'■■ oc¬
tobre 191 1.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE MiîDECIN DES HÔPITAU.K. —
Épreuve écrite. — ■ Questions données :
« Étude clinique et thérapeutique
du myxoedème acquis de l’adulte. »
— 0 Anatomie pathologique et
bactériologie des appendicites. »
86 candidatsontrépondu àl’appel,
7 5 copies ont été remises.
Le jury s’est divisé en deux parties
pour la correction des copies.
Anatomie pathologique. — MM.Oul-
niont. Rénon, Roger, Dufour, Brühl
et Achard.
Pathologie. — MM. Alex. Reuaut,
Méry, Laffitte, Chauffard, Eroca et
Béclère.
Concours de médecin de l’assis¬
tance médicale. — Le jury est
composé de M. Dorison, M'"' Pel-
tier, MM. Biard, Marquezy et Saintu.
Faculté de Lyon. — Certificat
d’EtudES d’hygiène. — L’ensei¬
gnement préparatoire au certificat
d’études d’hygiène (sous la direction
effective du professeur d’hygiène)
commencera le 2 mars 1 9 1 1 au labo¬
ratoire d’hygiène de la Faculté.
Les cours, conférences, travaux
pratiques, visites, auront lieu tous
les jours de 4 heures et demie à
6 heures et demie, du 2 mars au
14 juillet.
L’enseignement portera sur ;
Hygiène appliquée ; travaux pra¬
tiques ; — maladies animales conta¬
gieuses pour l’homme ; expertise des
viandes ; abattoirs ; — hygiène de
l’habitation (éclairage, chauffage) ;
— géologie des sources ; — hygiène
scolaire ; — hygiène alimentaire ; —
législation de l’hygiène ; et il sera
fait des visites extérieures.
La session d’examen aura lieu
fin juillet 1911; une autre session
aura lieu en octobre. Le montant
des divers droits d’inscription s’élève
à 180 francs.
Ecole supérieure de pharmacie de
Paris. . — Un congé, pour le second
semestre de l’année scolaire 1910-
191 1, est accordé, sur sa demande et
pour raisons de santé, à M. Bou-
chardat, professeur d’hydrologie et
minéralogie.
M. Guerbet, agrégé, est chargé, en
outre, pendant le second semestre
de l’année scolaire 1910-1911 (durée
du congé accordé à M. Bouchardat),
d’un cours d’hydrologie et miné¬
ralogie.
École de Médecine. — Rouen. —
M. Dumont, suppléant de la chaire
d’histoire naturelle et chargé d’un
cours de botanique à l’école prépa¬
ratoire à l’enseignement supérieur
des sciences et des lettres de Rouen,
e.st admis, sur sa demande et pour
cause d’ancienneté d’âge et de ser¬
vices, à faire valoir ses droits à une
pension de retraite, à partir du U'
janvier 1911.
Ministère de l’intérieur. — Con¬
cours DE MÉDECIN DES ASII.es. -
Un concours s’ouvrira à Paris, au
ministère de l’Intérieur, le lundi
I” mai 1911, tant pour l’admission
aux emplois de médecin adjoint des
asiles publics d’aliénés que pour
l’aptitude aux fonctions de médecin
d’asile privé.
Le nombre des postes de médecin
adjoint d’asiles publics mis au con¬
cours est fixé à cinq.
Les candidats qui désirent parti¬
ciper au concours doivent adresser
au ministre de l’Intérieur une de¬
mande, accompagnée de leur acte de
naissance, de leurs états de services,
d’un exposé de leurs titres, d’un ré¬
sumé succinct de leurs travaux, du
dépôt de leurs publications, ainsi que
des pièces établissant leur stage et
l’accomplissement de leurs obliga¬
tions militaires.
I<es candidatures seront inscrites
au ministère de l’Intérieur (U'r bu¬
reau de la direction de l’assistance et
de l’hygiène publiques, 7, rue Camba¬
cérès) du 15 mars au lor avril inclus.
Noms de savants donnés à des
rues de Paris. — Le conseil muni¬
cipal de Paris a décidé que le nom de
Pierre Curie sera donné à la me nou¬
velle située entre la rue d’Ulm et la
rue Saint-Jacques, et le nom de
avenue Brouardel désignera la voie
ouverte entre l’avenue Suffren et la
rue Thoniy-Thierr}'.
Monument Cornil. — L’inaugu¬
ration de ce monument aura lieu le
dimanche 3 mars à dix heures et
demie du matin à l'École pratique
de la Faculté de médecine de Paris
sous la présidence de M. Fallières,
président de la République.
Mariages. — Le D'' Georges Kuss,
prosecteur à la Faculté de médecine
de Paris, et Mlle Jeanne Amos (de
Metz). — M. Marais, externe des
hôpitaux de Paris, et Mlle Geneviève
Courel (d’Orléans).
Nécrologie. — ^I. Arnould Rogier,
père de notre ami, M. Henry Rogier,
pharmacien à Paris. Nos bien dou¬
loureuses sympathies. — Le docteur
Giuseppe Mya, professeur de cli¬
nique infantile à Florence. — M.Sau-
vage, père d’un habile dessinateur
médical de Lyon. Nos sincères con¬
doléances. — M. Giroult, beau-père
du D'' Rénon, professeur agrégé à la
Faculté de médecine de Paris. Nous
prions le IF Rénon d’agréer nos sen¬
timents bien sympathiques. — ■
M. Derneville, pharmacien à Bru¬
xelles, représentant de nombreuses
spécialités françaises. — Le D'Eniest
Blumellthal, as.sistant à l’hôpital de
Breslau, mort de scarlatine. — ■
M. le ministre d’Etat Lejeune, à
Bruxelles, ancien ministre de la J us-
tice, à qui l’on doit une législation
importante et notamment une loi
sur la protection de l’enfance inspi-
- rée des desiderata médicaux. —
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organes génitouriuaires de l’homme.
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6 mars 1911 à 3 heures. — M. Ma-
caigne, agrégé. ■ — Conférences d’Hy-
gicne. (Lundis, mercredis, vendredis) .
6 mars 191/ à 3 heures. — M. E.
GIrégoire, agrégé. — Conférences
d’ Anatomie topographique. — Tête,
Cou. Thorax. (Lundis, mercredis,
vendredis.)
B mars 1911 à. 4 heures. — M. le
Hartmann. — Cours de Médecine
opératoire. — Opérations sur l’abdo¬
men, l’estomac, le foie, le pancréas
et la rate. (Lundis, mercredis, ven¬
dredis).
B mars 1911 à 4 heures. —
M. André Brooa agrégé. — Confé¬
rences de Physique médicale. —
Formation des nuages dans l’œil.
Acuité visuelle. Amétropies. Sensi¬
bilité rétinienne. Hygiène de l’œil.
(Lundis, mercredis, vendredis.)
B mars 1911 à 6 heures. — M. Gus¬
tave Roussy, agrégé. — Conférences
d’ Anatomie pathologique. — Glandes
vasculaires. Appareil respiratoire.
Systèmes musculaire ctosteo-articu-
laire. (Lundis, mercredis, vendredis).
B mars 19/1 à 6 heures. —
M. le P' A. Chauffard. — Cours
d histoire de la Médecine et de la
Chirurgie. — CEuvre médicale de
Bordeu, de Portai, de Cabanis, de
Lavoisier, de Bichat, de Magendie,
de Claude Bernard. (Lundis, mer¬
credis, vendredis).
B mars /9// à 4 heures. — M. le
D'' Chassevant. - Cours d’hydrologie.
(Lundis, mercredis, vendredis).
7 mars /S// à 3 heures. — M. A.
Branca, agrégé. — Conférences d’His-
toiogie. — L’appareil digestif. L’ap¬
pareil respiratoire. L’appareil uro¬
génital. (Mardis, jeudis, samedis).
7 mars /9/ / à 3 heures. — M. Tiffe¬
neau, agrégé. — • Conférences de
Pharmacologie. — Modificateurs du
système nerveux central et périphé¬
rique. (Mardis, jeudis, samedis).
7 mars l9l/ à. 3 heures. — M. Le-
cène, agrégé. — Conférences spéciales
de Médecine opératoire. — ■ Chirurgie
de la tête et du cou. (Mardis, jeudis,
samedis).
7 mars /9// à 3 heures.— M.Bcnmpt,
agrégé. — Conférences de Par sito-
logie et d’histoire naturelle médicale.
— Protozoaires, vers, arthropodes,
parasites de l’homme. (Mardis,
jeudis, samedis).
7 mars i9, / à 4 heures. — M. le
P Achatd. — Cours de Pathologie
et T.iérapeutique générales.
Sémiologie générale. Exploration
des organes et des fonctions. Valeur
sémiologique des troubles morbides.
(Mardis, jeudis, samedis).
7 mars /9// à 5 heures. -
M. Georges Guillain, agrégé. — Confé¬
rences de P ithologie interne. —
Maladies du péritoine. Maladies du
sang, de la rate, du corps thyroïde,
des capsules surrénales Les intoxica¬
tions. (Mardis, jeudis, samedis).
7 mars /9// à 5 heures. — M. le
pr Armand Gautier. — Cours de
Chimie médicale. — -Alimentation.
Digestion. Sang et lymphe. Assimi¬
lation et désassimilation (Mardis,
jeudis, samedis.)
7 mars /9/ / à 6 heures. — M. An¬
selme Schwartz, agrégé. - - Cours com-:
plémen taire de Pathologie externe. —
Affections du thorax et de l’ab¬
domen. (Mardis, jeudis, samedis.)
/O mars /9i / à 5 heures. — M. le
P' Widal. — Cours de Pathologie
interne. — Maladies des voies respi¬
ratoires. (Lundis, mercredis, ven¬
dredis.)
/5 mars /9/i à 5 heures. —
M. Jean Camus, agrégé. — Confè¬
rences de Physiologie. — Nutri¬
tion. (Lundis, mercredis, vendredis.)
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 6 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Nicolas, Mauclaire et Rou¬
vière. (3® oral, pe partie) (i« série) : MM. Delbet, Macaigne
et Couvelaire ; — (2® série) : MM. Hartmann, Potocki et
Mulon ; — (3® série) : MM. Retterer, Ombrédanne et Gué-
niot ; — (4® série) : MM. Legueu, Branca et Lequeux. —
3® (oral, 2® partie) : MM. Dcjerine, André Jousset et Si-
card ; — M. A. Leri, suppléant. s“ (cliirurgie, i®® partie),
Hôtel-Dieu (i®® série) ; MM. Kirmisson, Aug. Broca et
Pierre Duval : — (2® série) : MM. Reclus, Lejars et Proust;
— M. Marcel Labbé, suppléant.
Mardi 7 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique ; MM. Quénu, Morestia et Okinczyc.
I®® (oral) : MM. Nicolas, Grégoire et A. Schwartz. —,
3® (oral, I®® partie) (1®® série) : MM. Bar,Thiéry et Terrien ;
— (2® série) : MM. Ribemont-Dessaigues, Retterer et Che-
vassu • — M. André Broca, suppléant. — 3» (2® partie),
Hôtel-Dieu (i®“ série) ; MM. Hutmel, Claude et Nobécourt;
— (2® série) : MM. Gilbert, Carnot et Rathery ; —
M. Roussy, suppléant.
Mercredi 8 mars^ à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique épreuve pratique : MM. Reclus, Legueu et Rouvière.
— 3® (2® partie). Laboratoire des travaux pratiques d’anato¬
mie pathologique ; MM. Blanchard, Pierre Marie et Desgrez.
I®® (oralV : MM. Nicolas, Pierre Duval et Mulon. —
2® : MM. Poucliet. Branca et Zinimem. — 3® (oral,
I®® partie)_(i®« série) : MM. Segond, Macaigne et Guéniot ;
— (2® série) : MM. Hartmann, Retterer et Lequeux ; —
M. Gougerot, suppléant.
Jeudi 9 mars, a une heure. — Dissection, Ecole pratique,
épreuve pratique : MM. Nicolas, Grégoire et A. Schwartz.
— 3® (2® partie). Laboratoire des travaux pratiques d’ana¬
tomie pathologique : M. Achard, Maillard et Bruinpt.
:®r (oral) : MM. de Lnpersonne, Rémy et Morestin. —
2® : MM. Prenant. Langfoîs et André Broca. — 3® (oral,
I®® partie) (i®® série) : MM. Bar, Retterer et Lenormant.
(2® série) : MM. Ribemont-Dessaigues, Thiéry et Okinczyc.
— 4® : MM. Chantemesse, Balthazard et Tiffeneau ; —
M. André Léri, suppléant.
Vendredi 10. mars, à une heure. — Dissection, Ecole
pratique : MM. Nicolas, Aug. Broca et Rouvière
3® (oral, 1®® partie) (i®® série) : MM. Kirmisson, Potocki
et Macaigne ; — (2® série) : MM. Reclus, Couvelaire et
Mulon ; — (3® série) ; MM. Hartmaim, Branca et Lequeux ;
— (4® série) : MM. Retterer, Mauclaire et Guéniot. —
3® (oral, 2" partie) : MM. Blanchard, Widal et Lœpcr ; —
M. A. Léri, suppléant. — 5® (clürurgic, i®® partie),
Necker (i®® série) : MM. Segond, Legueu et Ombrédanne ;
— (2® série) : MM. Delbet, Pierre Duval et Proust ; —
M. Sicard, suppléant.
Samedi ii mars, à une heure. — Di.ssection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Quénu, Thiéry et Chevassu.
I®® (oral) : MM. Nicolas, Grégoire et Okinczyc. —
3® (oral, I®® partie) : MM. Ribemont-Dessaignes, Morestin
et A. Schwartz ; — (2® partie) ; MM. Widal, Brumpt et
Gougerot ; — M. Maillard, suppléant. — 5® (obstétrique,
1®® partie), Clinique Tarnier : MM. Bar, Brindeau et Jeaii-
nin ; — M. André Broca, suppléant.
THÈSES DE DOCTORAT
Mercredi 8 mars, à une heure. — M. Mas. Proportions de
vaccins inefficaces chez les nouveau-nés dont les mères
ont été vaccinées pendant la grossesse (MM. Pinard, pré¬
sident-; Kiniiis.son, Delbet et Couvelaire.) — M. Baii,-
l,KUi;. Iles ostéites tuberculeuses aes petits os longs de la
main et du pied (spina- ventosa) et des difformités qui
peuvent succéder au niveau des doigts chez l’eufant.
(MM. Kiniiisson, président ; Pinard, Delbet et Couve¬
laire). — M. kIoRAT. Contributions à la réduction de l’é¬
paule en avant par la massothérapie. (MM. Delbet, pré¬
sident : Pinard, Kirmisson et Couvelaire.)
Jeudi 9 mars, à une heure. — M. BERNARDIR. Les
fibromes calcifiés de ruténis. (MM. Pozzi, président;
Quénu, Chauffard et Nobécourt.) — M. Bonamouu. l)e
rapplication des ventouses sur le col utérin dans le trai¬
tement des métrites. (MM. Pozzi, président ; Oiiénii,
Chauffard et Nobécourt.) — M. Guili-oN. De quelques
résultats de néphrectomies dans la tuberculose rénale
(MM, Quénu, président ; Pozzi, Chauffard et Nobécourt.)
— M. LarozierE. Dé la bénignité de la pneumonie fibri¬
neuse à pneumocoques chez l’enfant. (MM. Chauffard
président ; l®ozzi, Quénu et Nobécourt.)
- XXVIII
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE {S^nte)
TRAITEMENT NOUVEAU DES ULCÈRES VARIQUEUX ET DES PLAIES ATONES
par l’Ui,cÉRiNE Berger
(Voir dans Paris médical, 4 février, la communication de M. le Df Gastou, chef du Laboratoire central et de
Radiologie de l’Hôpital Saint- Louis).
Le traitement des plaies atones. — Parmi les affections
de la pratique courante dont la guérison donne le plus de
mal au médecin, le lassant par leur ténacité et leur résis¬
tance à tous les moyens mis en oeuvre pour en triompher,
il faut citer en première ligne les ulcérations et les plaies
atones, qu’elles aient pour origine des varices, cas le plus
fréquent, ou même qu’elles succèdent à des escarres.
L’antisepsie, qui a transformé la chirurgie moderne et
qui a permis d’obtenir, dans le traitement des lésions
ouvertes, en général, des résultats merveilleux est restée
inefficace pour la guérison des ulcères ; et après bien des
tentatives infructueuses, il a fallu en revenir aux anciennes
méthodes de traitement, à l’emploi des vieux baumes et
des antiques onguents.
A quoi tient donc cette anomalie, cette impuissance
des pansements usuels à guérir les ulcères et les plaies
atones?
D’abord à ce que ces lésions ne sont pas d’origine micro¬
bienne, c’est-à-dire entretenues par la prolifération de
bacilles ; ce n’est pas, par suite, en s’attaquant à ceux-ci,
comme dans une place suppurante, qu’on peut arriver à
la guéri.son. Sans doute il e.st important, il est même néces¬
saire de débarrasser les ulcères des infections secondaires
qui peuvent venir s’y ajouter : mais l’antisepsie ne saurait
suffire à amener leur cicatrisation, c’est-à-dire à permettre
la réparation spontanée comme cela a lieu normalement.
En effet, et sans vouloir entrer dans le détail des lésions
anatomiques, les ti.ssus qui constituent la plaie ulcéreuse,
quelle que soit d’ailleurs son orgine, ont une vitalité
amoindrie : ils sont mal nourris, et leur tuméfation est
défectueuse c’est là leur caractère principal, fondamental.
C’est au reste cette nutrition viciée qui doime aux
xilcères leur allure torjjide et leur défaut de tendance à la
cicatrisation. Il e.st donc nécessaire de lui venir en aide
par l’emploi de produits spéciaux, destinés à la favoriser,
I.,orsqu’une plaie atone, quelle qu’elle soit, ulcère vari¬
queux, escarre, une lésion en un mot n’ayant pas de ten¬
dance .spontanée à la réparation, est bien nettoyée, asep¬
tique, lorsque les infections secondaires qui avaient pu
venir s’y greffer en ont été éliminées, le rôle de l’antiseptie
est terminé, il est alors nécessaire de recourir à l’emploi de
l’ulcérine Berger.
Action de l'Ulcérine Berger. — Appliquée sur une plaie,
r Ulcérine Berger permet d’observer les phénomènes sui¬
vants : D’abord, les douleurs et les démangeaisons dispa¬
raissent immédiatement, ce qui est fort important dans un
grand nombre de cas, car le prurit tourmente beaucoup
de malades atteints d’ulcères. Les démangeaisons indi¬
quent, du reste, un état d’irritation des terminaisons ner¬
veuses qu’il y a intérêt à calmer.
En même temps, l’inflammation de la plaie s’apaise et
les sécrétions fétides et échoreuses disparaissent rapide¬
ment. La surface de l’ulcération se déterge et reprend
un aspect de bonne nature.
Puis la granulation s’établit normalement, les bour¬
geons charnus s’organisent et l’on voit la perte de sub¬
stance diminuer de jour en jour avec une rapidité souvent
surprenante. Il est utile de mentionner que l’application
prolongée, même à forte dose, de V ulcérine Berger ne déter
mine jamais d’irritation et n’a jamais aucune influence
nocive.
Mode d’emploi d’après la communication de M. le D’’
Gastou. — D’ailleurs son mode d’emploi est des plus
simples. On nettoie soigneusement la partie à traiter en
la débarrassant de ses sécrétions à l’aide d’une solution
antiseptique de permanganate de potasse à 2 p. 100 ou
d’un mélange à parties égales d’eau bouillie chaude et
d’eau oxygénée neutre à 1 2 volumes, puis on étend Vulcé-
rine Berger sur la gaze hydrophile stérilisée que l’on main¬
tient bien en contact avec la surface malade. Le panse¬
ment est renouvelé une ou deux fois par jour, tous les deux
ou trois jours selon l’abondance des sécrétions.
Dans les vastes ulcères, lorsqu’il existera un bour¬
geonnement exhubérant on le cautérisera ati thermo¬
cautère.
Envoi d’échantillons et de littérature aux lecteurs de
Paris médical sur demande à IVI. Berger, chimiste à la
V arenne-Sainte-Hilaire (Seine) .
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DES SCIENCES MÉDICALES
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Académie de médecine. — Saciété de chiru^e. — Société de psychiatrie
Libres propos : Le mouvement médico-social, par le D' Cornet .
Chronique professionnelle : Renseignements pratiques sur les œuvres medico-sociales, par le U'
Plaquettes médicales : La médaille du Professeur Gosselin .
L'héroïsme médical . . .
Art et médecine : Une consultation a 1 hôpital, par I-lorane .
Diététique . .
Formules thérapeutiques .
Les origines des oeurres médico-sociales .
Nouvelles . .
La Vie médicale .
Cours. — Actes de la Faculté de Pans .
Thérapeutique pratique : La méthode recalcihante dans la tuberculose. — tomothérapie, doses c
343
3.S3
354
357
359
360
111
rnet.. V à XI
. Xlll
. Xlll
. XVll
. XIX
. XIX
XXI et XXlll
. XXV
\\V et XXVll
. XXVll
i\Li.. XXVlll
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADEl
à riODURE de CAFEINE
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PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lo^de chaque mois.
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
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Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août...... — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrlcr.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic. fectieuscs.
Mars . — Dermatologie; — syphilis;— maladies véné- Septembre. — Maladies des oreiiies, du nez, du
riennes. larynx; — des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition; — Eaux miné- Novembre. — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué-
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
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- PRIMES DE PARIS MÉDICAL -
Le Succès de nos Primes est tel, que nous avons décidé de les continuer.
Les abonnés d'une année seront remboursés par des primes représentant S fois
le prix de l’abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù ces cinq prlmesi :
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante irancs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cuias, à Paris.
2® Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C'“, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
3® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
2g, rue Cotte, à Paris.
4° Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), otfens par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à celle prime, il faut
joindre au prix de Vabonnement la somme de 2 fr. 5o. ptu.i 5o centimes pour le porl).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonaé a droit ù une seule de ces treize primes) :
i» Règles plates en glace de Saint-Qobaln verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2" Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’anaiyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5» Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6® Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. .so). {Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port.)
7® Un colis-postal de IS rosiers de la maison Gemen et Bourq, de Luxembourg. {Joindre i fr. 5o
pour l'embal âge et le port du colis des rosiers).
8“ Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Bréligny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’emballage et le port.
9“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison SAaiET, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1 » Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C'«,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michei, à Paris.
12“ Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la mais"n Ah«ico.ste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3“ Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Fougues St-Léger, offerte par la C‘« de Poi gues Si-Léger.
Envoyer avec le montdnt de l'abonnement la liste des primes dins l'ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
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— III —
LIBRES PROPOS
LE MOUVEMENT|MÉDICO-SOCIAL
ïîi l’on saisit, à vol d’aéroplane, l’ensemble du
mouvement professionnel, on voit que, dans la région
parisiemie, tout est calme. Les ruches professiomielles
travaillent en paix à l’amélioration du sort conmimi.
Il semble que le sol, naguère bouleversé par des
tempêtes, au point que des sillons arbitraires et
profonds séparèrent pendant quelque temps des îlots
de même nature, soit maintenant égalise. Et déjà,
J près les saines méditations de l’iiiver, le prin¬
temps s’amionce comme devant être bienveillant ;
et nul doute qu’un labour méthodique et savant
n’apporte à la profession médicale, en igir, des
récoltes plus abondantes et plus mûres.
Ce n’est pas que les dernières secousses aient
jonché le sol de cadavres. Il serait même inexact, ou
peu charitable, ou imprudent, de prétendre cme
dans le clioc d’éléments contraires il y ait eu des
vainqueurs et des vaincus. Admettons simplement
que la concorde ait été fortement ébranlée par un de
ces oragespériodiques, comme il en éclate (quand ce ne
sont pas des bombes) dans les milieux parlementaires.
Il existe d’ailleurs mie forte analogie de polymor¬
phisme entre les opinions professiotmelles et les
oijinions politiques. I^es unes coimne lès autres
peuvent être conservatrices, progressives, radicales.
On prétend même qu’il y a, parmi nous, des
extrémistes de droite et de gauche, et qu’avec une
bomie vue on pourrait voir s’agiter quelques
ombres de « socialistes Unifiés » intransigeants. En
tout cas on distingue, dit-oli, des syndicats rouges et
des syndicats jaunes, et nous avons sûrement nos
Commis-sions extraparlementaires (ex ; le Comité de
vigilance du Congrès des Praticiens), ainsi qu’inter¬
parlementaires, coimne la Fédération permanente
des médecins de la région parisienne.
Cette dernière Pêdération rê.süme d’ailleurs toutes
les opinions. A ce seul point dé vile elle mérite
l’attention et tous les soutiens car, elle est mi mer¬
veilleux exemple de représentation proportiomielle
et d’union raisonnable. Avouerai-je que cette Fédé¬
ration présente à mes .souvenirs un charme
Iiarticulier ? Oh ! ce n’est pas que je revendique
e privilège, aujourd’hui démodé, de la paternité ; il
n’est d’ailleurs pas toujours facile de prouver qu’on
est le vrai père d’un enfant. Tout ce que je sais c’e.st
qu’il y a eu publication de naissance de l’idée
d’une Fédération, dans le numéro du 24 avril 1909
du Progrès médical (i), oi\ l’on peut lire :
« Pour assurer d'une façon permanente, véritable et
« active, la représentation du corps médical parisien,
« il conviendrait d’instituer une sorte de Commission
« fédérative des Praticiens de la Seine où siégeraient
<- les délégués des syndicats médicaux et ceux des
« grandes sociétés confraternelles non syndicales ■>.
Sans doute les conditions faites actuellement à la
Fédération parisienne ne sont pas encore ce qu’elles
devraient être. Celle-ci paraît porter ombrage à nos
syndicats, et on ne lui pennet l’existence qu’à la
condition de restreindre son but à l’étude de l’uniqiie,
quoique très importante question des mutualités.
Mais c’est un commencement et il convient d’es¬
pérer mieux.
Revenons à nos luttes professionnelles. 11 est une
morale, de nature immuable, qui s’en dégage ; c’est
que chaque fois qu’il y a eu fau.sse manœuvre ou
mésentente préalable, on a compté plusieurs échecs,
tandis que la métliode réfléchie, accompagnée de
.sacrifices inévitables pour la plus large entente, a
toujours doimé des fruits. J e ne iireniurai que deux
exemples pour essayer de démontrer ces deux
propositions.
(i) P. Cornet, Les Syndicats médicaux. (Progrès médical,
1909, p. 286).
Pour obtenir une réforme des études médicales, la
« manière forte » n’a pas réussi, du moins en ce sens
qu’un ministre qui se trouve pris entre des in¬
fluences contraires ne bouge jamais et que, dans
l’espèce, il n’a pas bougé. Si par contre on avait pu
causer au préalable avec le corps enseignant, il n’est
pas défendu d’admettre que l’accord et les efforts
d’ensemble auraient pu porter victorieusement sur
certaines questions, celles concernant par exemple
la pénurie des laboratoires, la réfonne du stage, etc.,
où les uns et les autres, d’accord en principe, ont
échoué par la divergence des efforts, devant cet ogre
brouillon; le budget public. Et poiutant nous
.sommes à une époque où les conversations préalables,
même entre parties inégales, sont nécessaires et
po.ssibles. 11 y a seulement quelque vingt ans la
situation n’était pas la même, et je crois bien que ma
plmne, alors plus jeune et plus ardente, a écrit, je ne
sais plus où, que la profession médicale avait conservé
le système féodal : d’un côté les Praticiens, de l’autre,
tout un Corps constitué et fermé, échelonné^ siu
plusieurs gradins depuis l’iiiternat jusqu’à l’Académie
des Sciences, et dont les membres étaient reliés entre
eux par des liens exclusifs. Conséquemmeiit les
rapports entre les Praticiens et les... autres (j’avais
eu l’insolertce d’écrire ; « les mandarins ») n’étaient
pas toujours, faute de préparation, ce qu’ils devaient
etre; et les effets des rencontres étaient quelque¬
fois plutôt rétroactifs que radioactifs.
Mais depuis, sans doute Sous la pomssée de la
grande évolution sociale qui a changé le monde,
de nouveaux liens de solidarité plus élargie, voire
de sentiments réciproques, ont rapproché et uni,
sur le terrain confraternel, tous les membres, appa¬
remment disparates, de la corporation médicale.
Il est encore une autre question sur laquelle tous
peuvent s’entendre, c’est a propos de Vencomhrc-
menl médical, et il semble, en résumé, qu’on puisse
atteindre par des efforts combinés, le principal
remède ; la sévérité avant l’entrée dans les Facultés
de médecine, en exigeant par une loi le baccalaïuéat
latin-grec-sciences. Cet autre remède proposé, la
limitation du nombre des médecins, e.st un leurre ;
oti ne l’obtiendra jamais, sauf peut-être .sous un
autre régime politique, et encore convieiidrait-il
de couuiiencer, à titre d’essai, par la limitation plus
urgente et plus facile du nombre des pharmaciens.
La sévérité aux examens de Médecine est égale¬
ment mi leurre en tant que remède à l’encombre¬
ment. Quand mi élève est entré à la Faculté, il faut
bien qu’il en sorte. Et puis, la sévérité n’est qu’un
tenne rel itif, qui dépend à la fois du juge, du candi¬
dat, et des questions posées; la sévérité est insaisis¬
sable, on ne l’impose pas. Tout au plus pourrions
nous inviter les étudiants à ne plus « chahuter •>
les professeurs « ro.sses », mais à « cornspuer »
ceux qui se montrent trop « bons types » .
Je ne voudrais pas revenir sur les erreurs de
tactique, erreurs suivies d’échecs, qui ont été
commises, pour avoir voulu obtenir d’un seul coup
et partout, le libre choix, .sur lequel principe nous
sommes tous d’accord.
Au contraire, pour toutes les questions ralliant
d’avance le plus gralid nombre, les Praticiens ont
obtenu plusieurs succès qui pennetteiit, si l’on obscm
toujours la même sage.sse, d’en escompter bier
d’autres. Ces résultats positifs concernent : le
ventent des honoraires, le libre choix, là oii il s«
peut, V arbitrage entre praticiens et assureurs, etc. lîl
s?iiis jjarler de toutes les œuvres de solidariti
médicale dont on peut admirer la floraison dans c»
numéro même de Paris médical, et qui ne peuvein
qu’xmir plus étroitement.
Conclusions sommaires: re.ster unis et travailler.
CoRNKT.
— 397 —
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- V -
CHRONIQUE PROFESSIONNELLE
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
SUR LES ŒUVRES iïlÉDICO-SOCIALES (1)
1. — ŒUVRES DE SECOURS IMMÉDIATS
Œuore parisienne de Secours immédiat et d'assistance à
la famitle médicaie. — Siège social à Paris, i8, rite Bona¬
parte, chez le Dr Granjux, secrétaire général. Président,
Dr I,ucas Championnière; trésorier, Dr p. Butte.
L’Œuvre a pour but de
secourir toides les misères
survenant dans une ia-
mille niidicale française de
la région dite parisienne,
qu’il s’agisse du médecin
lui-mPme ou de sa veuve,
ou de ses orphelins, ou de
ses ascendants. Cette zone,
dite parisienne, comprend
les départements suivants :
Seine, Seine - et - M arne,
Seine-et-Oise.
L’Œuvre agit par un
secours 'immédiat, mais
temporaire, destiné à
prendre fin quand
l’assistance est réalisée, soit par le travail s’il s’agit
d’adultes, soit par le placement s’il s’agit de malades,
d’infirmes, de vieillards ou d’enfants.
Association générais des médecins de France. — (Détails
p. XIX).
Caisse de Secours immédiats du Syndicat des médecins
de la Seine. — Siège social à Paris, 28, rue Serpente,
Secrétaire général du syndicat, D' Tourtourat ; prési¬
dent, D^ Beilkncontrë.
Secours et prêts d’honneur aux membres du syndicat.
Cinq mille francs ont été distribués en igio, au moment
des inondations.
L'Œuore confraterneiie. — Élle a été fondée en igoq par
le regretté D' Henri PIuchard, pour venir en aide à des
confrères nécessiteux et particulièrement à la famille
médicale du Journal des Praticiens. Président, D^ Albert
Robin.
Œuore de Caen pour l’assistance par le travail. —
Dans la dernière assemblée générale de l’Association des
médecins de la Seine-Inférieure, le président, le D' CERNÉ,
a annoncé la formation d’un comité de Dames pour
ras,sistance par le travail en attendant la création, plus
difficile, d’une caisse de secours immédiats.
Ce comité est actuellement composé de : Mesdames
Debout, présidente ; Erunon, secrétaire ; CERNÉ, tréso-
rière ; Cauchois, Douvre, Gargan, Hai,ipré, Houde-
Vll.EE, Laeond, Mlle Marie ROUSSEE, membres.
II. — SECOURS, ALLOCATIONS ET PENSIONS
VIAGÈRES
Association des médecins du département de la Seine. —
(Voyez également pagexix) Fondée en 1833. Siège social
à la Faculté de médecine de Paris. Secrétaire général,
D' Henri BarTii, 2, rue Saint-Thomas-d’Aquin; président,
Di Guyon ; trésorier, D^ G. Lacaze.
11 faut adhérer à l’association (20 francs par an, plus
■un droit d’entrée de 12 francs).
Le but de l’Association est de distribuer des secours
aux sociétaires tombés dans le malheur par suite de
maladies ou d’mfirmités, à leurs veuves et à leurs enfants.
Elle pourra également accorder des secours dans le même
cas à des médecins pauvres, étrangers à l’Association.
(i) La classification adoptée ici, sépare, dans un but pra¬
tique, les diverses mcdalités d’assistance ou de prévoyance.
Comme plusieurs sociétés pratiquent l’assistance sous plu¬
sieurs formes, et que d’autres sont à la fois des sociétés de
prévoyance et de défense, on verra figurer les unes ou les
autres dans plusieurs catégories.
Association générale de préooyance et de secours mutuels
des médecins de France (Voyez pagexix). Fondée en 1858.
Elle comprend une société centrale, pour Paris, et
93 sociétés locales pour les départements.
III. — SECOURS AUX VEUVES ET
AUX ORPHELINS
Œ uore parisienne d'assistance à la famille médicale. —
Secrétaire général, Dr Gr.anj'üx, 18, rue Bonaparte,
à Paris ; président, Dr Lucas Cn amfionnière ; trésorier,
Dr L. Butte.
Elle est organisée en vue d’apporter le Secours immédiat
et de réaliser ultérieurement, non seulement l’assistance
par le travail, qui met, soit le médecin, soit les membres
de sa famille, à même de gagner leur existence, mais aussi
toute autre forme d’assistance.
Elle fait appel au concours de tous les médecins, mais
s’adresse aussi à leur famille : femmes, enfants, ascen¬
dants. Cotisation minima ; un franc ; le titre et les droits
du sociétaire demeurant les mêmes quelle que soit la
Comité d’assistance et de placement des veuves et orphe¬
lines de médecins. — Présidente d’honneur : Mme L. LERE-
boueeet. — Présidente .-Mme Deeigand, néeEucquoy. —
Secrétaire ; Mme Berruyer, née Granjux. — Membres ;
Mmes Barbier (Henri), Beaumé, Brauet, Brincourt,
née Blache, Champeaetx (de), née Blache, Cha'üEFArd,
née Bucquoy, Coudray, DaechÉ, Du Castee, Dueeocq,
FEUEARD, f'eEURY (de), GieEE (Mlle), GuiEEON (Paul),
Hontang, Josias, Massary Jde), Née-aton, Richar-
DIÈRE, Sauenier, née Blache, Emile SERGENT, Souques,
Tiiibierge.
MM. Bucquoy, Président de la Société Centrale. —
Boui.oumié, membre du Conseil Général. — ■ Darras,
Trésorier Général de l’Association et trésorier de la
Société Centrale.
Caisses des Veuoes et des Orphelins ou section III
(Combinaison V) de la Mutuelle familiale, 23, rue de
Dunkerque, à Paris.
La famille médicale ou caisse des veuves et orphelins du
corps médical français. — Siège social à Paris, 30, rue
de Londres, mais s’adresser de préférence à l’Adminis¬
trateur, le D' de ViEEEPOix, 9, iilace Notre-Dame, à
Amiens (Somme). Le secrétaire général de l’œuvre est
Madame L. Butte, femme de notre confrère.
Pour en faire partie il
faut : 1“ Être médecin
français ; 2° produire un
certificat de santé signé
par un médecin adhérent
de la FamieeE Médicaee
ou, à défaut, par un mé¬
decin désigné par le Con¬
seil d’administration ; 3"
verser 100 .francs la pre¬
mière année et chaque
année suivante autant de
francs qu’on a d’années
révolues au l'”' janvier.
Exemple : à trente-deux Secrétaircgén(!raldclaF««i;fc»i<iifc«&.
ans, on verse trente-deux
francs ; à cinquante ans, on verse cinquante francs, etc.
Après soixante ans jusqu’à soixante-deux ans, le droit
d’entrée est porté à deux cents francs. Au-dessus de
soixante-deux ans, on paie pour droit d’entrée autant de
fois cent francs qu’on a d’années au-dessus de soixante
ans. Exemple : à .soixante-six ans, on paie un droit d’en¬
trée de six cents francs, le versement annuel restant fixé
comme ci-dessus, c’est-à-dire un franc par année d’âge.
Il y a en caisse, actuellement, 82 000 francs. Dix veuves
touchent de 150 à 350 francs par an, La société ne date
que de quelques amiées.
La Mutuelle Assurance-Vie des médecins de France. —
Df LUCAS CHAMPIONNIÈRE
Président de VŒuvre parisienne
de Secours.
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CHRONIQUE PROFESSIONNELLE {Stute)
Siège social, à Paris, 3, avenue de l’Opéra, Pour être
membre delà société, il faut ne pas avoir plus de cinquante
ans, verser un droit d’entrée de cinq francs, plus un droit
d’entrée proportionnel de un franc par année révolue,
à iJartir de trente ans ; la cotisation annuelle est de
trente francs. Au décès du sociétaire, il est versé mille
francs à ses héritiers.
Association eonfraterneiie des médecins français. — Siège
social, 34 boulevard de Clichy, à Paris. Elle a pour but
d’assurer immédiatement la somme de dix miÛe francs
à la veuve ou aux héritiers, eu cas de décès du sociétaire.
Ijindte d’âge : cinquante-cinq ans.
Le deooir médical de Bordeaux. — Siège social à Bor¬
deaux, à l'Athénée mtmicipal, rue des 3 Conils. Même
assurance en cas de décès. Limite d’âge : soixante ans.
Les femmes des médecins sont admises dans les mêmes
conditions.
La Mutuelle médicale française. — Df Terrien à
Varenne. Voyez plus loin à ; retraite de droit.
Association des médecins de colonisation. — Siège social à
Alger. Droit d’entrée : trois francs ; cotisation annuelle ;
six francs ; versement spécial de quinze francs pour venir
en aide à la famille du sociétaire en cas de décès. En cas
de décès d’un des sociétaires, il sera adressé h sa veuve
autant de fois quinze francs qu’il y aura de membres adhé¬
rents au moment du décès. Cette somme devra toujours
être en caisse de façon à pouvoir être envoyée immédia¬
tement aux héritiers directs (femmes et enfants) et, en
leur absence, aux mandants (père et mère).
IV. - INDEMNITÉ EN CAS DE MALADIE
OU D’ACCIDENT
Fondation Lagoguey. — Siège social, 1 1, rue Rambuteau,
Paris. Elle a pour but de
venir en aide aux con¬
frères que la maladie, ou
un accident, a mis dans
l’impossibilité d’exercer la
profession médicale ; en
faire partie c’est avoir le
droit de toucher une in¬
demnité de dix francs par
jour tant que dure l’inca¬
pacité professionnelle,
cette incapacité dût-elle
durer des aimées ; ainsi les
confrères malades ont pu
toucher, par suite de la
chronicité de leur affec¬
tion, des sommes s’élevant à plus de vingt mille francs.
Indemnité maladie-accident, ou section l (Combinai¬
son M. A.) de la Mutuelle familiale. — Siège social,
23, rue de Dimkerque, à Paris. Elle a pour but d’allouer
une indemnité pécuniaire à ses membres qui, par accident
ou par maladie, sont dans l’impossibilité d’exercer leur
profession d’une manière temporaire ou définitive.
L’indemnité quotidienne de maladie est de dix francs
par jour, pendant soixante jours à partir du cinquième
jour de ia maladie, puis de cent francs pendant les mois
qui suivent, quelle que soit la durée.
Faculté est donnée de souscrire demi-prime pour rece¬
voir demi-indemnité.
Il y a diverses combinaisons. L’une d’elles permet de
toucher une indemnité journalière en cas de maladie
ou d’accident, et une retraite variable, à soixante ou
soixante-cinq ans.
La Male maladie. — Siège social, 30, rue de Londres,
à Paris. C’est une société coopérative de consommation,
<Ute « société de produits diététiques ». Elle est en voie
d’organisation et de prochaine réalisation,
Garantie accidents-maladies, branche spéciale de l'Ancre
mldicalc. — Siège social à Lyon. Cette société couvre
les Membres de la Société des conséquences des accidents
de quelque nature qu’ils soient, professionnels ou autres,
et des conséquences des maladies quelconques qui peu¬
vent les atteindre. Elle leur donne ;
i" Un capital en cas de mort ou d’infirmité permanente
ré îiütant d’accidents.
2“ Une indeilmité quotidienne en cas d’incapacité tem¬
poraire provenant soit d'accident, soit de maladie.
L’Ancre Individuelle ne vise i>as à concurrencer le.s
œuvres de solidarité professionnelle ; elle veut seulement
les compléter et, surtout, permettre aux médecins d’être
leurs propres assureurs en mutualité.
V. — RETRAITE DE DROIT
Caisse des pensions de retraites, ou section II (Combi¬
naison P. et R. de la Mutuelle familiale). — Siège social,
23, rue de Dunkerque, à Paris. Filiale autonome de la
<< Mutualité familiale ». — Les retraites sont constituées
par parts de cent vingts francs jusqu’à uu maximum de
2 .400 francs. I,es femmes des sociétaires sont admises.
La Préooyance médicale. — Siège social, 30, rue de
Londres, à Paris. Association mutuelle assurant :
I" Une retraite à ses adhérents ; 2° une pension aux
veuves des médecins ; 3" une allocation aux orphelins du
corjxs médical jusqu’à leur majorité ; 4“ une indemnité
maladie (filiale nouvelle).
Il suffit de prendre soit utic action, soit une part de jouis¬
sance pour avoir droit, après quinze ans de participation
et à soixante ans d’âge, à une retraite.
Mutuelle médicale française. — Elle a été fondée par le
Syndicat médical de l’arrondissement de Saumur, et
patronnée par l'Association des médecins de Maine-et-
Loire.
Elle s’étend à tous les médecins de France et à leur.s
femmes. Elle donne à ses adhérents une retraite de
droit (après cinquante ans d’âge et vingt ans de partici¬
pation) .
Au l'r mars dernier, le nombre des Sociétaires (hommes
et femmes) s’élevait à O33 ; l’avoir .social, à 1 59 443 fr. 61 .
I,a veuve d’un Sociétaire (y ayant droit) est retraitée
à 373 francs pour l’année 1910, un Sociétaire infirme à
450 francs et une autre veuve à 600 francs.
S’adresser au secrétaire, Dr Te;rrien, à Varenne, pour
tous renseignements, ou président de la section pari¬
sienne, D D.vrdei,in, à Montrouge (Seine).
VI. — MAISON DE RETRAITE.
La Maison du Médecin. — Siège social de l’œuvre :
32, rue N.-D. des Victoires, à Paris. Président D'' CouR-
t.KVlX ; secrétaire général, D^ Lucien Nass.
La Maison du Médecin a déjà une première fondation,
la Maison de Brézollcs.
VU. - DÉFENSE PROFESSIONNELLE
Le concours médcal, 23, rue de Dunkerque, à Paris,
fondé par le D'- A. CÉzilev.
Fédération des médecins de
ia région parisienne. — Prési¬
dent, Dr Cayea, 31, avenue
de Neuilly, à Keuilly.
Sociétés médicales d’arron¬
dissements, avec un Conseil
général qui siège à la mai¬
rie du Louvre. Secrétaire
général Dr Paul DucoR, 87,
avenue de Villiers, Paris.
Union des Synaicats mé¬
dicaux, siège social, 28, rue
Serpente, à Paris. Le premier
des syndicats médicaux de
France à été fondé par le
Dr MiGNEN.
Dr LAGOGUEY
Plaque tAsde Tripe '•
Fondai -urdu Concours mJilical.
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— IX —
CHRONIQUE PROFESSIONNELLE [Suite)
Syndicat médlcai de Paris.
— Siège social, 120, avenue
Emile Zola (D' de Pradel,
secrétaire général).
Office central de l'exercice
Illégal. — C’est une commis¬
sion, présidée par le Df Eere-
boullet, président de l’Asso¬
ciation générale et chargée
de réunir tous renseigne¬
ments relatifs à l’exercice
illégal de la médecine par les
charlatans, etc I<e directeur
de cet office est le Ch. EEVASSOM, 2, place des
Vosges, Paris.
Le sou wériicnl. — Siège social : 23, rue de Dunker¬
que. Paris. — Son but est de
fournir un appui à ceux de
ses membres dont le droit ou
les intérêts se trouveraient
lésés ou menacés dans l’exer¬
cice de leur profession. Elle
couvre chacun de ses adhérents
contre les actions civiles en
responsabilité ‘qui pourraient
lui être intentées pour des
actes cliniques et thérapeu¬
tiques accomplis par lui, jus¬
qu’à concurrence de la som-
D' cAYLA uia de 2 000 francs au maxi-
Syndicat des médecins
de la Seine, 2S, rue Serpente,
Paris, fondé par le D'' G. DE
Baron.
muni, et ce, au moyen,
d’une caisse constituée à cet
effet.
L'Ancre ou Mutuelle médicale contre la responsabilité
professionnelle. — Siège social : i, quai de la Pêcherie,
Dyon, Elle a été constituée le 13 juillet igog pour com¬
pléter l’œuvre du Sou mé-
TTii certain nombre de
médecins, en effet, avaient
craint que la garantie en cas
de responsabilité civile assu¬
rée par le Sou médical, seule¬
ment jusqu’à concurrence de
2 000 francs, ne fût insuffi¬
sante et avaient réclamé une
organisation complémentaire
qui pût leur assurer toute
tranquillité d’esprit.
Zi’-'lncre médicale leur don¬
ne entière satisfaction puis-
tlu’EIAË AS.SURE EE MEDECIN
POUR ’TOüTE SOMME DEPAS¬
SANT 2.000 francs moyennant une prime annuelle.
Pour renseignements on peut s’adresser soit au siège
social du .Sou médical, 23, rue de Dunkerque, Paris, soit
au siège social de y.4ncre, i, quai de la Pêcherie. Dyon.
VMI. — ASSURANCES DIVERSES
fitsgiies des locomotions. — L’Ancre ou mutuelle médi¬
cale à primes fixes, siège social, 12, rue de la Pêcherie, à
Dyon. Cette Société garantit st;s membres contre toutes
les conséquences des accidents qu’ils peuvent causer aux
tiers (personnes, animaux ou choses), avec ou sans con¬
tact, par leurs véliicules ; contre les conséquences des
accidents qui peuvent atteindre leurs propres véhicules,
par suite de contact avec les véhicules des tiers ; contre les
conséquences des accidents dont peuvent être victimes
l.es tierces personnes transportées dans leurs véhicules ;
contre les conséquences de l’incendie déterminé dans ou
par leurs voitures automobiles.
Conseil d' admimdration — Président'. D' J. DEpine,
à Belleville-sur-Saône.
Administrateurs : D' Aei.Emand, à Cours; D' Bertoye,
à Villeurbanne ; Bonnet, à Neuville-sur-Saône ;
Dr Fayard, à Péage-de-Roussillon ; Dr Monin, à Dyon.
Tarifications pour les accidents causés aux tiers, cor¬
porels ou matériels, avec ou sans contact :
Ces tarifs sont augmentés de 50 p. 100 pour Paris, et de
25 p. 100 pour l,yon et Marseille.
Cette garantie comprend autant de véhicules que le
titulaire en possède, et, moyennant engagement de sa
part de n’utiliser à la fois qu’un seul véhicule, le paiement
de la cotisation afférente au risque le plus fort, [couvre
gratuitement l’usage de tous les autres véhicules.
Risques d’incendie. — 1/ Ancre médicale, même adresse
que ci-dessus. Cette branche de l’Ancre médicale a été
créée pour permettre aux médecins de garantir, en com¬
mun, tous les risques d’incendie, qu’ils peuvent avoir
intérêt à assurer, et concernant les immeubles, meubles,
automobiles, appartenant eu propre au médecin, ou à la
protection desquels il est tenu de veiller spécialement,
comme biens appartenant à sa femme ou à ses enfants.
Des statuts ont été particulièrement étudiés dans
l’esprit le plus libéral.
Conseil d'administration : De Dr MadiniER, prési¬
dent, à Dyon ; les D'" BEC, à Fleurie, Bertoye, à Villeur¬
banne ; Bonnet, à Neuville-sur-Saône ; CasaTi, à Au-
levère ; ChaumiëR, Grobon, Vigne, Vioeet, à Dyon ;
Fayard, à Péage-de-Roussillou ; MëREEAU, à I.andivy.
Tarifications. — Actuelles ; Tarifs des Compagnies du
Syndicat Français, diminués de 20 p. 100.
Des réassurances importantes, actuellement indis¬
pensables, n’ont pas pennis l’adoption d’un tarif plus ré¬
duit ; son abaissement ultérieur est prévu.
Vie, Incendie, accident, etc. — De Syndical médical de
Paris (120 avenue Emile-Zola) annonce à ses membres
les conditions les plus avantageuses en s’adressant à un
assureur que cette société recommande.
Assurances sur la oie. — Renseignements. — i» Il y
a intérêt à s’assurer jeune, ce qui vous permet de faire
courir le plus long terme possible à votre assurance,
condition indispensable au payement d’ime prime
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— Xi -
CHRONIQUE PROFESSIONNELLE [Suiie)
2“ Il y a intérêt à souscrire dès le début une assurance
d’un capital, le plus fort possible, malgré la charge qu’il
peut eu résulter dans le conunencement ; car on ne
pourra dans la suite aixginenter ce capital que d’une
façon plus onéreuse ;
3" Comme il existe, avec des variantes même, bien
plus de vingt combinaisons d’assurances sur la vie,
avant de se décider pour l’une d’elle, il faut savoir le
but que l’on veut poursuivre.
IvC plus souvent notre prévoyance s’oriente vers
une des deux voies suivantes.
A. On ne pense uniquement qu’aux siens. On désire
leur garantir un capital en cas de décès. A cet effet on
doit s’adresser à Vassumnce vie entière. Dans cette com¬
binaison, la compagnie d’assurance ne paie jamais qu’aux
ayants droit et qu’ après votre décès ; mais vous pouvez
vous libérer de deux façons; ou bien, par une prime
annuelle viagère qui ne cesse d’être due qu’à votre
décès, ou bien par une prime annuelle temporaire,
payable seulement pendant un nombre d’années
déterminé. Vous cessez de payer ensuite, mais toujours
tant que vous vivez, vos héritiers ne touchent rien.
I^es deux façons ont leur pour et leur contre. Payer
toute sa vie durant quand on vit vieux, c’est risquer de
débourser beaucoup ; plus même que la somme qu’on
léguera ; d’un autre côté, en cas d’accident prématuré
on assure, à peu de frais, un bon capital à ses héritiers.
Avec la prime à terme limité, chaque prime coûte plus
cher, mais on est sûr qu’on ne paiera pas au delà d’un
maximum connu.
D’assurance vie entière convient au cas où l’on n’a pas
besoin de capital ni pour soi ni pour les siens, sa vie durant.
B. 'l'out en pensant aux siens, ou désire aussi pouvoir
bénéficier soi-même de son assurance à un certain âge.
On souscrit alors une assttravee mixte, c’est-à-dire que
vous vous engagez à payer une prime annuelle pendant
im nombre déterminé d’années. En cas de décès, avant
le ternie de votre engagement, vos héritiers on la per¬
sonne désignée à cet effet comme bénéficiaire, recevront
le capital convenu de la Compagnie d'assurance. Au con¬
traire, ce sera vous qui le recevrez, si vous êtes vivant
lorsque vous aurez, atteint le terme fixé par le contrat.
D’assurance mixte s’adresse à ceux qui veulent avoir
un capital à une date déterminée, en dehors de la con¬
dition de décès. C’est en somme autour de ces deux com¬
binaisons types que s’agrègent toutes les autres combi¬
naisons qui n’en figurent que de variantes.
VIE lîN'l'IÈRE
l‘RI.MK TKMI>ORAIRlC
15 primes 20 primes 25 primes
sans part cipation aux bénéfice-.
MIXTE
livre p»rliri|ial;
aui bcnrrirrs
A titre d’exemple voici le coût d’une assurance de
10 000 francs.
Pour plus amples infonnations, JD le Df H. Gillet
(de Paris) se met à l’entière disposition de ses confrères.
IX. — INSTITUTIONS MÉDICALES BELGES
DE PRÉVOYANCE ET D’ASSURANCES
_ Ces œuvres sont parfois peu connues même des pra¬
ticiens belges — assez individualistes par tempérament
national — et cette li.ste s-era consultée avec profit en
Prance et en Belgique.
I. Caisse de préooyance et de secours du corps médicil
belge fondée en 1875. Réserve ; i million de francs.
Secourt les invalides, les veuves et orphelins, pen¬
sionne à soixante-cinq ans. Secrétaire ; Dr Martin, rue
Archimède, Bruxelles.
II. Mutuelle médicale de Mans. IK Ci.KRi'.AYn à Mous.
III. Caisses de pensions de la prooince d'Ancers. I>r De
Bie à Anvers.
IV. La fraternité d'Anoers. — IP Dantermon à
.ànvers. Cais.se de retraite affiliée à la caisse de l’État.
V. Mutuelle médicale namuroise. — iP Min à Bolinnes.
VI. La confraternité médicale (œuvre de retraite) à
Bruxelles. Secrétaire : Dr Dootzetis, rue des Foulons, à
Bruxelles.
VII. La Mutuelle médico-pharmaceutique liégeoise dont
nous donnons ailleurs le mode de fonctionnement. Pré¬
sident : Dr Walle à Herstal.
VIII. La confraternité médicale à Diège, œuvre de
retraite.
IX. La Balthazar à Charleroi, Mutuelle accident et
maladie.
X. Association médicale de préooyance à Gand (pro¬
fesseur Vau Bombeke, président).
XI. La Médicale, société d'assurances fondée par les
médecins. A.ssurances accidents, incendie, risques pro¬
fessionnels. etc. Boulevard militaire à Bruxelles.
Assurances-maladies. — De corps médical belge possède
une Caisse de prévoyance et de secours, fondée il y a plus
de 35 ans et riche d’un million qui pensionne à soixante-
quatre ans, soutient les invalides, les veuves et les orphe¬
lins. Da cotisation est de 50 francs de vingt-six à
quarante ans, de 100 francs par an de quarante à
soixante-quatre ans. I^e recrutement des membres est
actuellement à peu près nul et l’âge de la pension nous
paraît devoir être avancé si l’on veut donner une nou¬
velle vigueur à cette œuvre importante. (Renseigne¬
ments ; D' Dambiron, rue des Meuniers, à Diège.)
Quelques œuvres : Da Balthazar à Charleroi, Mutuelle
médicale à Namur, Mons, Gand, Fraternité d’Anvers,
Confraternité à Bruxelles, à Diège, assurent des secours
divers en cas de maladie et d’accident, des pensions de
retraite. I<eurs cotisations restent bien en dessous des
primes demandées par les quelques rares compagnies
d’assurances qui ont organisé un service maladie en Bel¬
gique. Une compagnie anglaise et une allemande ont à ce
sujet des tarifs élevés et pleins de restriction.
Une organisation récente, datant de ujoq, paraît
devoir retenir l’attention : c'est la Mutuelle médico-
pharmaceutique liégeoise qui a réuni d’emblée 250 méde¬
cins, pharmaciens, vétérinaires et accoucheuses de la
province de Diège.
Cette œuvre groupe tous les professionnels de l’art de
guérir ; elle est reconnue par l’Éltat ; actuellement elle
indenmi.se tout chimiage de 3 jours par accident ou
maladie. Chaque membre reçoit pendant 3 mois une
indemnité journalière double de sa cotisation mensuelle
(exemple 5 francs mensuel donne droit à 10 francs par
jour), pendant les trois mois suivants l’indemnité journa¬
lière est égale à la cotisation mensuelle. 11 existe de plus
des secours extraordinaires, pour les couches, pour les
funérailles. En deux ans, une réserve de iiooo francs
s’est établie. Secrétaire: Dr René I<edeut, Kinkempois,
Augleur. Un bulletin officiel paraît quatre fois par au et
renseigne les intéressés.
lînfin La médicale, Cie d’assurances fondée en 1901 par
le corps médical, assure les accidents, les risques pro¬
fessionnels et vient de créer une mutuelle qui protégera
médecins et pharmaciens contre la maladie. Cette mutuelle
■ médicale belge est à la période d’organisation (Renseigne¬
ments au Dr Henrard, rue Washington, Bruxelles).
- 405 —
C^raiiulesdeCatillon
C'est «Teo oes granules qu’ont ôtô faites les observations discutées & l’Académie en 1889; e
prouvent queaa i par jour donnent une diurèse rapide, relèvent vite le cœur affaibli, dissip
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— Xlll -
LES PLAQUETTES MEDICALES
LA MÉDAILLE DU PROFESSEUR GOSSELIN
PAR ROTY
Léon Gosseijn 0815-1887), chirurgien des Hôpitaux de Paris, a professé avec éclat, à l’hôpital delà Charité
Sa clinique chirureicale a été longtemps entre les mains de tous. Gosselin a laissé en outre différents articles dans
le Dictionnaire de Jaccoud, notamment sur l’anus, la blépharite, la conjonctivite, l’érysipèle, l’ophtalmie, les os,
le rectum.
L’Héroïsme médical
ha mort du D‘' Mesny est ime perte non seulement pour
les siens, non seulement pour le corps médical, mais en¬
core pour la France entière, car il avait une influence
considérable sur les Chinois. Ses avis étaient écoutés.
Il jouait non seulement un rôle médical en Chine, mais
presque un rôle diplomatique. Puisse son frère aîné, en
ce moment en Mandchourie, arriver à le remplacer et à
conserver l’influence française.
Gérald Mesny avait déjà affronté la
peste en 1903-1904-1905-1908 dans le
Petchili. n en avait déjà ressenti les
atteintes. Des mesures prises par lui
empêchèrent des poussées successives
d’aboutir au triste dénouement.
M, le médecin principal Clarac, direc¬
teur de l’École d’application du service
de santé des troupes coloniales, vient
d’adresser aux élèves de cette École
l’ordre du jourysuivant :
« Le médecin principal de première
classe, directeur de l’École d’application,
porte à la connaissance de MM. les ofli-
ciers-élèves la mort héroïque du méde¬
cin-major de deuxième classe des troupes
coloniales Géraid Mesny, survenue, à la
S^de janvier, à Foudsiadian (Mandchourie).
* Gérald Mesny, de la promotion de Bordeaux 1893,
eTait à Tieu-Tsin, professeur de l’École de médecine
chinoise, lorsque éclata la peste qui décime aujourd’hui
la Mandchourie. Ayant depuis longtemps apprécié sa
science et son dévouement, les autorités mandarinales
lui demandent d’organiser et de_diriger les mesures de
défense, Mesny estime que son devoir est de marcher
pour ce pays, qu’il sert depuis douze ans, et, sans hésiter,
laissant femme et enfants, il va braver la mort et se mettre
à la tête des médecins chinois, ses élèves, qui ont placé
en lui toute leur confiance.
« Da peste qu’il voulait faire reculer prend sa revanche.
Mesny est atteint à son tour : il diagnostique son mal et,
dès lors, n’a qu’un souci ; éviter d’être
une cause de contaciou. Etiveloppé d’un
drap imbibé de sublimé, il se rend lui-
même au jquartier des pestiférés, inter¬
dit aux Européens qui l’entourent
de lui donner des soins et. sentant «-a
fin prochaine, il attend stoïquement la
mort au milieu de ceux qu’il voulait
« Le médecin-major de deuxième
classe , Mesny est mort en héros et le
corps de santé des troupes coloniales
peut être fier de lui.
« Le médecin principal de première
classe, directeur de l’École d’applica-
, désireux de perpétuer sa mémoire,
décide que son nom .sera inscrit sur les
tables de marbre de l’École :
Aux officiers du corps de santé des troupes coloniales
morts victimes du devoir
et le présent ordre sera transcrit sur le livre d’or de
l’École. »
Marseille, le 14 février 191 1.
Le médecin principal de première classe, directeur.
Signé ; Ct,arac.
— 407 —
— \v —
1 LABORATOIRES CLIN 1
COMPOSITION
Le smop d’AUBERGIER est à base de lactU- 1 tenir un lactucarium constant et actif, riche
curium d’AUüergne, fourni par la laitue géante, en lactucine et lactucérine (Inscril an Codex.
seule espèce de laitue fixée qui permette d’ob- I Communication à l'Académie de Médecine).
PROPRIÉTÉS
L’étude des principes actifs du lactucarium et mouvements volontaires et de la sensihililé, sans
principalement de la Lactucérine, de la Lac- phase préalable d’e.rcitation, sans <pic la circu-
tucine et de l’Acide Lactucique a été faite laiion soit accélérée, ni par conséquent qu'il se
par Krom/Vyi:ii, Ludwio, Fhonmuller, qui ont produise d'engorgement capillaire, sans action
reconnu à chacun de ces corps, des iiropriélés fâcheuse pour te tube digestif u (Poüchkt).
hypnotiques réelles mais moins constantes et lactucarium étant en outre un correctif
moins puissantCvS que celles présentées par le lac- des inconvénients de l’opium s’associe lieureuse-
tucarium qui les réunit tous. ment à ce dernier, selon la remarque de I’occhet:
Le LACTUCARIUM Ü’AUBERGIER possède les ((...Siceiiainementlelactncariumscmbleagirlui-
propriétés sédatives et calmantes de l’opium même comme calmant, il présente ta propriété,
sans en avoir les inconvénients. 11 ne produit en plus remarquable encore peut-être, de factliler chez
particulier ni congestion cérébrale, ni consti- les enfants ta tolérance de petites doses d'opium;
pation opiniâtre, ni inappétence. 11 doit être c'est ainsi que le .sirop de lactucarium opiacé est
employé toutes les fols que l’on veut obtenir une un médicament très préciemv dans ht thérapeutique
action sédative sans intéresser le cer- infantile et il est incontestablement mieu.v su/)-
veau. << Sous l'influence du lactucarium on ob- porté que ne l'est le sirop diacode à dose égale
serve une diminution de l'excitabilité réflexe, des d'extrait d'ooium. » (Pouchet.)
APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES
Le SIROP d’AUBERGIER est principalement système nerveux, dans l’insomnie, les né-
employé dans les affections des voies respi- vralgies intestinales.
ratoires (rhumes, bronchites, toux convul- Il convient particulièrement dans la méde-
sives); dans tous les cas de surexcitation du cine infantile.
DOSES
Le SIROP d'A UBERGIER au LACTUCARIUM, préparé avec l’extrait alcoolique et dosé à 0 gr. 10 de prin¬
cipe actif de lactucarium et 0 gr. 0012 d’alcaloïcle thébaïcjue par cuillerée à soui)e se prend à la dose de ;
Adultes ; 2 à 4 cuillerées à soupe par jour. Enfants .• 1 à 3 cuillerées à café par jour.
PATE D’AUBERGIER
Adjuvant du traitement par le SIROP d’AUBERGIER, dont elle possède les propriétés,
10 à 12 morceaux par jour.
nota. — Les PRÉPARATIONS d’AUBBRGlER, universellement connues, doivent être exigées d’une
authenticité absolue. Les lactucariums commerciaux, simples extraits aqueux de feuilles et de tiges de laitues
dont l’origine botanique est douteuse, ne présentent ni composition constante, ni propriétés thérapeutiques.
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* turle, dans la neurasthénie, dans le rachitisme, dans les attec ions des bronches.
I e LlOdOtaninea irnstÆnr irs degré (elU e
— XVII
ART ET MÉDECINE
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par FLORANE
(dessin original)
^Du reste, Messieui's, v:
Mais m’sieu, suis pa: h
'etrouverei chez la mire, les mêmes stigira es de dégémiresceace.
>re... suis la concierge !
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- XIX —
RÉGIME ANTICONSTIPANT
Soupe à la rhubarbe.
I tige de rhubarbe ;
I cuillerée à café de jus de citron :
. I morceau de zeste de citron ;
50 grammes de sucre ;
Racler la tige de rhubarbe, a
C(niper en petits morceaux et la faire
bouillir en vase clos pendant une
heure, jusqu’à ce qu’elle soit bien
ramollie. Ajouter le zeste, le ju.s
de citron et le sucre, et passer au
ün peut ajouter 3 ou 4 cuillerées
à soupe de crème de lait.
Soupe au lait de beurre.
in grammes de farine de blé :
.5 grammes de sucre ;
I petit morceau de zeste de citron ;
I griunme de sel ;
250 c. c. de lait de beurre.
Délayer convenablement la farine
dans le babeurre avec la crème ; y
ajouter le sel, le zeste de citron et
le sucre ; porter le tout à l’ébullitiou
en agitant vivement.
Soupe au babeurre avec pruneaux
10 pruneaux ;
10 grammes de farine de blé i
I cuillerée à soupe de sucre ;
I gramme de sel ;
125 c. c. d’eau ;
250 c. c. de babeurre.
DIÉTÉTIQUE
Laver les pruneaux, en enlevant
les noyaux et faire cuire avec l’eau
et le sucre. Délayer d’autre part la
farine dans le babeurre avec le sel,
verser ce mélange sur les pruneaux
et faire bouillir le tout.
Au lieu de pruneaux, on peut
employer des raisins de Corinthe
ou des /’oiiiiiics.
Soupe de salade
I tête de salade ;
1/2 litre d’eau ;
3 grammes de sel ;
250 c. c. de bouillon.
Faire cuire les salades avec l'eau
salée, bien exprimer pour priver d’eau
le plus possible. Verser le bouillon
et porter le tout à l’ébullition.
POTAGES POUR ENFANTS
DIABÉTIQUES
Potage aux pommes de terre et
aux laitues.
Ajouter une laitue coupée en gros
dés et cuite dans i décilitre de bouil¬
lon à quatre décilitres de potage
purée de pommes de terre. Lier avec
un jaune d’œuf. Ajouter un peu de
beurre frais pour servir.
Potage julienne.
Même préparation que pour le po
tage julienne au gras ; remplacer le
bouillon par de l’eau ; ajouter quel¬
ques cuillerées de crème fraîche et
un peu de beurre frais au moment
de servir.
Potage cressonnière.
Préparer 4 décilitres de potage
purée de pommes de terre, ajouter
une poignée de cresson. Après cuis¬
son, passer au t.amis ; ajouter un
jaune d’œuf au moment de servir et
quelques feuilles de cresson blanchies
à l’eau bouillante salée et égouttées.
Potage purée de poireaux et de
pommes de terre.
Faire cuire 250 grammes de pom¬
mes de terre, coupées en tranches,
d.ans 3 décilitres de bouillon ; ajouter
un blanc de poireau émincé et un peu
de sel. Après cuisson, passer au tamis;
ajouter un peu de beurre frais pour
Potage purée de chicorée (au maigre).
Même préparation que pour le po¬
tage purée de chicorée au gras : rem¬
placer le bouillon par de l’caïf ; ajou¬
ter queltiues cuillerées de crème
fraîche et un peu de beurre frais nu
moment de servir.
Potage purée d’endives, d’épinards.
Même préparation que pour le po¬
tage purée de chicorée au maigre.
(H. LEGRaxij).
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
PATES DENTIFRICES
Les pâtes doivent avoir la préférence .sur les poudres.
L’une d’elles, appelée Pcbcco, a, d’après Richter, la
composition suivante :
Chlorate de potasse pur . i»r,200
Savon médicinal pulvérise . 08^,400
C.arbonate de chaux précipité (pour usage externe) . . . oer.Soo
Glycérine . i8',200
Eau distillée . o8'',36o
Essence de menthe pip . 081,032
Essence de girofle . 0*1,007
Tamiser séparément au tamis n" V le chlorate de po¬
tasse et le savon. '1 murer les essences avec un peu de
carbonate de chaux, ajouter le reste de carbonate de
chaux, le chlorate de potasse, puis, un peu plus tard,
le savon et le mélange de glycérine et d’eau.
D’après Unna, la pâte dentifrice au chlorate de potasse
a pour formule :
Chlorate de potasse . 5 gr.
C.arbonatc de chaux .
Racine d’iris . ^ aa 25 gr
Savon médicinal . i
Glycérine . '
Hulin, d’après le IF Jacques lionnes, qui a étudié
spécialement la question des préparations dentifrices, il
faut préférer la formule suivante :
Menthol . 5 grammes.
Formol . C gouttes.
Talc pulvérisé . loo grammes
Glycérine . Q. s. pour faire une pâte.
Conserver dans des tubes en, étain.
Cette formule n’est pas immuable. Hile n’est donnée
qu’à titre d’indication de la nature des composants ;
c’est dire qu’il est possible d’en modifier les do.ses.
On pourra ajouter un parfum quelconque ; le plus
simple et le moins coûteux est encore la vanilline. Le
mélange suivant donne une odeur très agréable :
Essence d’anis vert . o'r.so
Héliotropine amorphe . o'Mo
Il faut remarciuer que le formol joint une action anti¬
septique deux fois plus puissante que celle du sublimé
à un pouvoir très marqué de durcissement des gencives.
A la dose de i p. 1000, il tue les microbes salivaires en
moins de deux heures. Dans les décollements des gen¬
cives, il est supérieur au tanin. Dessirier l’a préconisé
dans le traitement des aphtes. Sous l’influence d’appli¬
cations locales, la douleur ce.sse instantanément et les
ulcérations perdent très rapidement leur caractère
L’addition de menthol permet de masquer l’odeur irri¬
tante et la saveur âcre du formol (i).
(i) Union Pharmaceutique, 13 janvier igii.
— 413 —
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
r Analyse des Urines
profit aux malades eux-mêmes, <]ui pourronl do la sorte se
rendre compte, aussi souvent iiu’il conviendra, des varia¬
tions do composition de leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible de surveiller do très près leur alimentation,
de contrôler rinlluence do tel ou tel mets sur le tau.x de
leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appel aux
soins médicaux dès que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors do l’exactitude absolue de leurs ré.siil-
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix : chaque analyse revient à environ 0 l’r. 25.
Ces trousses existent sous trois modèles différents ;
1* TRO’ÜSSE INDEX “ La Dosurine", destinée ii
rechercher si Turine renferme ou non de ratbuiuine ou du
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ”, destinée à doser
l’albumine contenue dans Turine';
3» TROUSSE D “ La Dosurinet ” destinée à doser
la quantité de sucre (glucose).
Le prix do chaque trousse est do 5 francs (franco 5 fr. 30).
— Ampoules de renouvellement : la boîte de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la hotte do 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
— Remise do 15 p. 100 à, MM. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes do renseigne¬
ments à la Société LA DOSURINE, 16, rue Charlemagne,
Paris.
i forme d’élégants portefeuille.s, pou-
mis dans la ])Oche, ces trousses ren-
ampoules ii réactifs nécessaires pour
l’analyse. Elles permettent, en deux
les gouttes d’urine, d’être très cxacte-
ilecins qui en ont essayé l’emploi ont
Téloge de leur commodité et de leurs
'fout d’abord, au cours d’une visite ou
elles donnent au praticien la facilité
nt renseigné sur la composition de
instituer, sans plus attendre, la thé-
ivient. En outi’e, elles lui rendent
lies les analyses urologiques, demeu-
lopole des pharmaciens,
lison de leur utilisation extrêmement
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iii™
- XXI -
LES ORIGINES DES ŒUVRES MÉDICO=SOCIALES
Dans ce numéro de Paris médical, consacré à la
médecine sociale, il y a lieu d’honorer d’une place à part
nos deux plus anciennes sociétés médicales d’assistance
confraternelle; V Association des médecins de la Seine,
fondée en 1833, et V Association générale des médecins de
France, fondée en 1858.
I. - ASSOCIATION DES MÉDECINS
DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE
Fondée en 1833
Reconnue comme établissement d’utilité publique
Par décret du 16 mars 1851
Bureau de l’Association. — Président : M. Guyon ;
Vice-Présidents : MM. Fernet, Néeaton ; Secrétaire géné¬
ral : M. H. Barth ; Se¬
crétaire général adjoint :
M. Desné ; Trésorier :
M. Dacaze (Gaston) ;
Conseil judiciaire :
MM. Julien LavoeeÉE,
avocat à la Cour d’ap¬
pel ; GOSSET, avocat
au conseil d’Etat, Do-
non, notaire.
Commission générale :
MM . D’Arbois de
J ubainvieee, Banzet,
Bayrac, Bernard,
Beechmann, Cornet
(Paul), COURTADE (A.),
Darras , Depierris ,
Desnos, Eudeitz, Fo-
VEAU DE Courmeeees,
Froger, Froussard,
Genouvieee, Gerst , ■
Goizet, Grumberg
Guieeemonat, Hugunein, Dabbé (Donatien), Dabey,.
Eacaieee, De Coin, Le Fieiatre, Legros, Michaux
(Georges), Monsarrat, NoEE,NoGuf;s, Péciiin, PéGOT,
Peyré, Pissavy, Poeak, Récamier, Rosentiiae,
UOSENWAED, ?OUJiEES, tr/lïz DE MENDOZA, TiSON,
Traverse, Verchére.
Le siège de l'Association est à l'École de Médecine.
On peut adresser les lettres à : M. le docteur B ARTII, rue
Saint-Tliomas-d'Aquin, n“ 2, à Paris; M. le docteur
Gaston Lacaze, 17, rue du Colisée, à Paris.
Extraits des statuts.
ArticeE premier. — Il est établi pour les médecins du
département de la Seine qui adhéreront aux présents sta¬
tuts une Caisse de Prévoyance.
Le but de l'Association est de distribuer des secours aux
sociétaires tombés dans le malheur par suite de maladies
ou d'infirmités), à leurs veuves et à leurs enfants. Elle
pourra également accorder des secours, dans le même cas,
à des médecins pauvres, étrangers à l’Association.
Art. 2 . — Sont aptes à faire partie de l'Association les
docteurs en médecine ou en chirurgie reçus dans une des
Facultés de médecine de France, et habitant dans le dé¬
partement de la Seine. La cotisation est de 20 francs.
Totitcfois les docteurs qui auront souscrit pendant dix
années consécutives pourront continuer de faire partie de
l'Association, lors même qu’ils viendraient à quitter le
département de la Seine.
Les veuves, enfants, ascendants et frères et soeurs des
sociétaires peuvent aussi obtenir des secours.
Art. 25. — Un sixième du fonds de secours peut être
distribué en secours à des docteurs en médecine non socié¬
taires, à des officiers de santé, à leurs veuves et à leurs
enfants. Les cinq autres sixièmes de ce fonds sont exclu¬
sivement destinés aux sociétaires, à leurs veuves et à
leurs enfants.
Art. 26. — L’Association distribue: i® des secours tem¬
poraires qui peuvent être renouvelés, mais qui ne peuvent
engager l’exercice suivant ; 2“ des pensions viagères.
Les pensions viagères peuvent être accordées : 1° aux
sociétaires sexagénaires ayant acquitté au moins quinze
cotisations consécutives ou inscrits depuis deux ans au
moins sur la liste des Bienfaiteurs ; 2“ aux sociétaires
atteints de maladies ou d’infirmités incurables qui les
mettent dans l’impossibliité de se livrer à l’exercice de la
médecine, ayant acquitté douze cotisations consécutives
ou inscrits depuis deux atis sur la liste des Bienfaiteurs.
Le taux des pensions estfixé actuellement à 1.200 francs.
Donation Moulin. — I, 'Association possède une inscrip¬
tion de 1,500 francs de rente 3 p. loo, donnée par M. le
Dr Moulin et affectée, selon scs intentions, à une bourse
d’internat dans un lycée de Paris au profit du fils d’un
médecin français sans fortune.
11. - ASSOCIATION GÉNÉRALE
DES MÉDECINS DE FRANCE
Fondée en 1858.
A. Définition et fonctionnement. — L’A.ssociation
générale de Prévoyance et de Secours mutuels des méde¬
cins de France, fondée en 1858, est la réunion de 93 So¬
ciétés locales qui existent sur le territoire français et
compte 10.026 membres.
Les Sociétés locales possèdent leur autonomie et sont
administrées par un Bu¬
reau et une Commission
élus par la Société. Elles
ont leur budget spécial à
l’aide duquel elles distri¬
buent des allocations à
leurs membres, à leurs
veuves et à leurs orphe¬
lins ; lorsque leurs res¬
sources sont insuffisantes,
elles ont recours à la cais.se
de l’Association générale
qui peut leur donner une
subvention.
La Société centrale se
compose : \
De docteurs en médecine établis dans le département
de la Seine ;
De docteurs en médecine établis dans les arrondisse¬
ments, les départements et les colonies françaises où il
n’existe pas de Société locale agrégée à l’Association ;
De médecins appartenant aux corps de santé de la
Guerre, de la Marine et des Colonies et de médecins qui,
par la nature de leur service, n’ont pas de résidence fixe
ou résident hors de France ;
Des internes en médecine des hôpitaux et ho.spices civils
de l’Administration générale de l’Assistance publique à
Paris et des internes des asiles publics d’aliénés et des
Établissements ptiblics, nommés au concours, pourvus
de .seize inscriptions et appartenant à un établissement
où les fonctions d’intcnies sont incompatibles avec le
litre de docteur en médecine.
B. Conditions d’admission. — Le médecin qui veut
entrer dans l’Association générale doit demander à faire
partie de la Société de sa résidence. Pour faire partie de
l’Association il faut :
Etre Français ou naturalisé Français ;
Etre docteur en médecine ou officier de santé ;
Payer un droit d’entrée de 12 francs ;
Payer une cotisation annuelle de 12 francs au moins ;
Etre présenté par deux parrains, membres de l’Asso¬
ciation. (Les femmes de médecins membres de l’Asso¬
ciation peuvent être admises comme sociétaires).
C. But. — Le but de l’Association générale est ;
De secourir : 1“ les sociétaires que l'âge, les infirmités
— 415
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96 pages avec 22 fig ires, cartonne . 1 Ir. 50
Traitement de la Syphilis, par le D' Emery.
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M. le profes.seur Fournier, 2® édition, igoS, i vol. in-i6,
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Syphilis et Cancer, par R. Horanu. 190.1, i vol. in-16,
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Syphilis de la Moelle, par le professeur Gilbert et
le Dr Lion, 1908, t vol. in-16 de 114 pages, c.irt. 1 fr. O
Les Myélites syphilitiques, par le D' Gilles de la
Toiîrette. .899. I vol. in-i6 de 96 pages, cart. 1 fr 50
Leçons sur les vlaladies vénériennes, p.ir le
D' Mau iac. Syphilis primitive et secondaire. i883,
I vol. in-8 de 1072 pages . 18 fr.
Nouvelles l-çons sur les Maladies vénerie mes,
par le D' Mauriac. Syphids tertiaire et héréditaire.
1890, I vol. in-8 de 1 1(18 pages. . 20 fr.
Syphilis du Système nerveux, par Uajkiewicz.
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Syphilis et Santé publique, par T. Barthêieuv,
médecin de Saint-Lazare. 1890, i vol. in-16 de SSa pages,
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Police des Mœurs, par Lévêque. 1906, i vol. gf- 'n-8
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L’Hérédo-Syphilis, par le D' Jullien. 1901, in 8.
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- XXIII —
LES ORIGINES DES ŒUVRES MÉDICO-SOCIALES {Suite)
la maladie mettent dans l’impossibilité d'exercer leur pro-
2“ Les veuves, enfants et ascendants laissés sans res¬
sources par les sociétaires décédés ;
De servir aux sociétaires, à leurs veuves et à leurs orplie-
lins des pensions, allocations et indemnités dans les con¬
ditions prévues par les statuts ;
De préparer et fonder toutes les institutions propres à
compléter et jjerfectionner son oeuvre de prévoyance ;
De contribuer éventuellement à la création ou au déve¬
loppement de sociétés indépendantes de l’Association,
mais exclusivement recrutées parmi ses membres et qui
auraient pour objet une œuvre de prévoyance, telle que
l’allocation d’indemnités en cas de maladie, le service de
pensions de retraite garanties, etc. ;
De donner aide et proteetion aux membres des Soeiétés
agrégées ;
De maintenir, par son influence moralisatrice, l’exer¬
cice de l’art dans les voies utiles au bien public et con¬
formes à la dignité de la profession.
D. Distribution des allocations. — Pour la distribution
des allocations, l’Association générale possède deux
caisses distinctes qui sont alimentées par les versements
des sociétés locales et par des dons et legs.
i" Caisse des pensions viagères. — Cette caisse, fondée
en 1863, a commencé à fonctionner en 1874. Depuis
trente-huit ans, l’Association a distribué à 443 pension¬
naires plus d’un million et demi. Le nombre des pensions
en cours est de 75 ; dix-sept nouvelles pensions seront de¬
mandées à la prochaine assemblée générale ; le taux de
la pension e.st actuellement de Soo francs et pour les
sociétaires ayant soixante-dix ans d’âge et trente-cinq
ans de participation, ainsi que pour les nonagénaires, de
l.ooo francs.
'l'out sociétaire privé de ressources ou que l’âge, les
infirmités ou la maladie mettent dans l’impossibilité
d’exercer la profession médicale peut demander un secours
renouvelable à la Société à laquelle il appartient. S'il a
chiquante ans d’â^e et s’il a acquitté sa cotisation depuis
quhize ans au moins, il peut être proposé pour une pen¬
sion viagère. I,a demande en doit être faite par écrit à
la Commission administrative de sa Société locale qui
la transmet au Conseil général, avec pièces à l’appui,
avant le 31 décembre de chaque année. L’Assemblée
générale annuelle statue en séance sur les demandes de
pensions qui lui sont présentées sans toutefois que le nom
du sociétaire soit publié. La pension une fois votée, le
titulaire n'est plus tenu à aucune démarche ; sa pension
lui est payée par quart et d’avance au commencement de
chaque trimestre; elle lui est adressée accompagnée
d’un reçu que le titulaire n’a qu’à signer et à renvoyer
au Trésorier général. La pension lui est ainsi servie régu¬
lièrement jusqu’à son décès.
2^ Caisse des veuves et orphelins. — Les veuves, enfants
et ascendants laissés sans ressources par les sociétaires
peuvent obtenir des secours annuels renouvelables. La
demande en doit être adressée à la Société à laquelle
appartenait le sociétaire décédé, lîn cas de gêne momen¬
tanée de la Société, il est alloué, aux Sociétés qui le de¬
mandent, des subventions destinées à augmenter les
allocations attribuées aux veuves et orjihelins de socié¬
taires.
Outre les subventions accordées aux Sociétés locales,
la Caisse des veuves et orphelins pourra exceptionnelle¬
ment contribuer aux frais que nécessiteraient les études
des orphelins de sociétaires (bourses d’études, droits
d’examen, etc.), et assure- ainsi l’existence de Pupilles
de l’Association. '
Secours immédiat. — Ihi dehors de cette aide pécu¬
niaire accordée d’une manière réglementaire aux socié¬
taires on à leurs familles qui en ont besoin, l’Association
générale accorde des secours immtdials à ceux de ses
membres qui tombent dans la détresse et aux familles
qui restent sans aucune ressource après la disparition du
Sociétaire : il suffit pour cela que le bureau de la Société
locale, après avoir voté une premier secours d’urgence,
demande l’appui pécuniaire de l’Association générale.
Le Bureau du Conseil général en délibère d'urgence et
fait parvenir immédiatement le secours voté.
E. Situation finanoière. — An 31 aofit 1910, l’avoir
total des trois caisses de l’Association se résumait dans
les ehiffres suivants :
Caisse des Fonds généraux . fr. 162.256,34
Caisse des pensions viagères . 2.525. 743,39
Caisse des veuves et orphelins . 422.071,77
Soit mi total de . fr. 3.110.071,50
auquel il faut joindre le don de Jllle Cille, les nues pro¬
priétés et les immeubles provenant du legs Jlarjolin qui
peuvent être évalués à 132.700 francs. Si on ajoute à
l’avoir de ces trois caisses les fonds appartenant aux
93 sociétés locales, la fortune de l’Association générale
des Médecins de France atteint la somme de 5.685.000
francs environ.
F. Administration. — L’Association générale des
Médecins de France est dirigée et administrée par un
Conseil général qui est actuellement ainsi composé ;
Président de l’Association ; M. L. LHREUotji,i,iîT,
44, rue de Lille, Paris. Vice-Présidents : MM. Eucquoy ;
Gross ; Léon IvABBft; Lande. Secrétaire général : M. LK-
PAGE. Secrétaire des séances : M. de Ma.ssary. Trésorier
général ; M. Darras. ARCHIVISTE : ,M. Perier, et trente
conseillers.
Le Président de l’Association est élu tous les cinq ans
par le suffrage direct de tous les membres de l’Association.
Les autres membres du Bureau et les conseillers sont élus
par l’Assemblée générale, à la majorité absolue des suf¬
frages, pour une période de cinq années et sont immédia¬
tement rééligibles. Les conseillers sont renouvelés tous
les ans par cinquième.
Le Conseil général se réunit une fois par mois.
I/Association se réunit tous les ans en AsscmlUc ghic~
raie le second dimanche après Pâques.
Pour tous renseignements complémentaires et envoi de
statuts, s'adresser <1 M. le Dr Darras, trésorier général,
S, rue de. Surine, Paris (VHP).
Caisses annexes. — A côté de l’Association générale
des médecins de France, dans laquelle les droits du socié¬
taire sont subordonnés à sa situation matérielle, il fallait
grouper deux autres œuvres, l’une assurant le sociétaire
contre la MALADIE, l’autre lui donnant le droit à une re¬
traite pour la VIEILLESSE.
Afin de ne pas créer de nouveaux organismes, l’Asso¬
ciation générale décida, en 1902, d’établir une entente
entre elle et deux œuvres déjà existantes, qui fusionnant
avec elle, deviendraient en quelque sorte ses filiales. Ces
deux oeuvres, fondées par leD'’A. Cézilly,sous les auspices
du Concours »«(!ific«/,sont l’ri ssociation .4 micale des médecins
français pour l'indemnité en cas de maladie et la Caisse
des Pensions de Retraite du Corps médical français
Hiles forment aujourd’hui deux des trois branches auto¬
nomes de la Mutuelle faml laie du corps médical français
(voyez p. ’vn) ou société de secours mutuels libre,
régie par la loi du i” avril 1898.
Conoluslons. — En résumé, c’est un devoir pour tout
médecin qui peut craindre, eu un moment donné, de
tomber dans la détresse ou de laisser sa famille sans res¬
sources suffisantes pour vivre, de faire partie de l’Asso¬
ciation générale ; 1“ parce qu’en cas de besoin il recevra
des secours, une pension, et, s’il fait partie de la Mutua¬
lité familiale du corps médical français, des indemnités
en cas de maladie ou d’accident et xme pension de re¬
traite de droit; 2“ parce que, après sa mort, tous les siens
seront, en cas de gêne, secourus par 1 Association géné¬
rale ; 3® parce que, en cas de difficultés ou de procès,
ses intérêts moraux et matériels seront défendus par le
Conseil général de l’Association. ,
417 —
- XXIV —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Formulaire des Médicaments
nouveaux pour 19il, 23» édi¬
tion par H, liocQiJiiÆON- Limou¬
sin, avec une introduction par le
D-- H. Huciiard, 1911, I vol.
in-i8, 300 pages, cartonné, 3 fr.
iJ.-B. Baillière et fils, éditeurs,
Paris).
La sciatique et son traitement
thermal à Dax, par le Dr J. L.
Lavieile. Gr. in-8, 106 pages,
[J. -B. Baillière et fils, éditeurs à
Paris).
la maladie du sommeil et les
trypanosomiases animales au
Sénégal, parlesD" A. Thirodx
et L.d’Anerevieee deeaSaeee.
Préface du D'A. Laveran, 1911,
I vol. gr. in-8, de 200 pages, avec
17 figures. Broché 7 francs (J. -B.
Baillière et fils, éditeurs à Paris).
Contribution à l’étude des Ary¬
thmies. L’ Extra-systole, par
le Dr Marc Leconte. Paris, 1911,
I vol. gr. in-8, de 230 pages, avec
42 figures, broché 6 fr. (J. -B Bail¬
lière et fils, éditeurs à Paris).
Formulaire des Médications
nouvelles pour 1911, par
leD'H. Gieeet. Paris, 1911, i vol.
iu-i8, 325 pages, cartonné, 3 fr.
{J.-B Baillière et fils, éditeurs à
Paris).
Allgemeine Mikrobiologie die
Lehre vom Stoff-und Kraît-
wechsel der Kleinwesen, par
le Dr Waiaer Kruse, 1910, 1 vol.
gr. in-8, de 1185 pages, avec
figures, broché Mark 30; cartonné,
Mark 32 50 (F. C. W. Vogel, édi¬
teur à Leipzig).
La Régénération physique et
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- XXV —
NOUVELLES
Commerce et pharmacie- — 11 aurait été triste que le
beau morceau d’éloquence qu’on va lire ne passât pas
à la postérité; grâce au Monde Pharmaceutique
qui l’a péché, « dans un prix courant, intéressant à
divers autres points de vue» (encore!) il est parvenu
jusquà nous, qui le transmettons à nos petits-neveux ;
Ouvriers blessés ! accidentés du travail !
Avez-vous une ordonnance à faire exécuter}
Venez à la pharmacie mutuelle.
Vous touclierez de suite, « en espèces », lo p. loo sur le
montant de votre ordonnance, qui sera exécutée avec le plus
grand soin.
Ifl. PHARMACIE mutuelle ne prélève aucun bénéfice sur les
Ordonnances d’Accidents du Travail, lille abandonne ce
bénéfice aux blessés.
Ia PHARMACIE MUTUELLE est la Seule, à Paris, qui donne de
l’argent aux malades.
Et à la fin de l’opuscule on lit :
Au moment de mettre sous presse, je suis heureux de
signaler au public un fait nouveau qui sera la meilleure réponse
à mes détracteurs qui prétendent qu’il faut vendre très dier
pour vendre bon.
Une loi nouvelle ne permet plus â tous les plmrmaciens
d’avoir chez eux les étudiants stagiaires destinés à devenir
eux-mêmes pharmaciens.
Seuls sont autorisés à recevoir ces étudiants stagiaires, les
pharmaciens qui sont jugés aptes à faire leur instruction et dont
la bonne tenue de leur maison et l’installation de leur labo¬
ratoire donnent toutes les garanties à cet égard.
Or, je viens d’être autorisé à recevoir des stagiaires.
Cette décision très flatteuse, prise par l’École supérieure de
Pharmacie à mon égard compense largement tous les sacri¬
fices que je me suis imposés pour faire de la Pharmacie mu¬
tuelle une des premières et des plus appréciées de Paris, et se
passe de commentaires.
I,e public comprendra. X....
^ Pharmacien de i" classe
Il e.st bien certain que, grâce à la « décision très
flatteuse prise par l’École supérieure de Pharmacie »,
les jeunes stagiaires recevront un enseignement vrai¬
ment de première classe au point de vue commercial.
Association générale des médecins de France.
Société centrale. — On nous communique la note sui¬
vante :
Les Président et Vice-Président de la Société Centrale
et les Membres de la Commission administrative, sous¬
signés :
Considérant :
I » Que, par le référendum du 20 décembre 1909, la ma¬
jorité des membres de la Société centrale avait nettement
condamné le principe de l’entrée des médecins dans une
Société commerciale, telle que la Prévoyance médicale •
2" Que, dans l’Assemblée générale du 5 mars 1911, la
majorité des membres présents (ny, alors que la Société
compte^ 754 membres), par ses paroles et par ses votes,
a blâmé les actes de la Commission administrative, con¬
formes aux indications de ce referendum;
3° Que les soussignés ne peuvent s’associer à l’orien¬
tation nouvelle que les dernières élections ont indiquée,
en consacrant un principe antérieurement condamné.
Donnent leur démission de membres du bureau et de
la Commission administrative.
Et demandent à M. Darras de conserver, dans l’inté¬
rêt de la Société, ses fonctions de trésorier.
Paris, le 6 mars 19:1.
Signé : Bucquoy, président. — Paul-Boncour, vice-
président. — Beaumé. — Stéphane Bonnet. — Chan-
debois. — Costilbes. — Delion. — Devis. — Doubre.
— Furet. — Gougelet. — - De Grandmaison. — Grossard.
— Jamain. — Jomier. — Le Coin. — Lelongt. — Le
Sourd. — Mauban. — Emile Sergent. — Gustave Weil.
Le méd xin de campagne. — Ce qui caractérise essen¬
tiellement la situation du médecin de campagne, c’est .
VùiHmité sociale de celui-ci avec sa clientèle, dont il est
le conseiller d’hygiène et souvent le conseiller juridique,
dont il est le confesseur un peu redouté, au courant de
tous les secrets de famille ; il débarque dans la vie d’affreux
petits êtres qu’il aide à devenir des hommes, et ferme
avec émotion les yeux du travailleur qui a fini sa tâche ;
il encourage et console, et souvent grossit la voix pour
gronder ; il soulage les douleurs physiques et calme les
peines morales ; l’œil au guet, l’oreille tendue, il reste
constamment armé pour voler au secours de ces grands
enfants, dont il a assumé la garde, et dont la seule véné¬
ration soutient sou dévouement. Car cette communion
de sentiments, que je voudrais pouvoir décrire de la
plume de Balzac, idéalise un peu cette existence faite de
labeurs et de privations, et ensoleille une atmosphère
souvent embrumée par de mesquines jalousies et des
inimitiés tenaces. D' DE Bie (i), d’Anvers.
Le monument Cornil à Paris. — Dans le dernier nu¬
méro de Paris médical on a pu voir, avant même qu’il
fût inauguré, le monument érigé à la mémoire du Pi Cor¬
nil, à la Faculté de médecine. L’inauguration a eu lieu
dimanche dernier 5 mars, sous les auspices de M. le Pré¬
sident de la République qu’accompagnait M. Ramondou,
secrétaiie général. Le chef de l’État fut reçu par M. Laii-
douzy, doyen de la Faculté de médecine, encouré de tous
les professeurs. Il fut immédiatement salué par M. Mes-
simy, le nouveau ministre des colonies qui, ne s’étant
pas encore présenté devant la Cliambre, assistait à la
solennité seulement à titre personnel, comme gendre du
P' Comil... Sur l’estrade prirent place aux côtés de M. Fal-
lières, MM. Antonin Dubost, président du Sénat, Loubet,
ancien président de la République, Dujardin-Beaumetz
sous-secrétaire d’État aux beaux-arts ; Mme Veuve
Cornil ; MM. de Selves, Lépine, Galli, Bellan, Mesureur ;
les P''» Landouzy, Pozzi, Chauffard, Lannelongue, etc.
(1) Tiré du di.'scours
le D' de Bie à la séance
cale d'Anvers, 1910.
Légion d’honneur. — Le Di Mul¬
ler (de Saint-Quentin) et le D"" Tho¬
mas (du Raincy) sont nommés che¬
valiers de la Légion d’honneur.
Mérite ag icole. — Au grade d'of¬
ficier. — M. le docteur Magnin (P.-
L.-F.) (de Pari.s).
Au grade de chevalier. — , MM. les
Dr» Auveray (de Dives-sur-Mer),
Bernard (de Juvisy), Christen (d.e
Vensailles), Demonchy et Gardette
(de Paris), Lebron (de Mayet-de-
Moiitague), Miquel et Paul [de Paris),
Petit (de Château-Thierry), Podevin
LA VIE MÉDICALE
(de Paris), Savornin, médeciii-major
a l’école de J oinville.
Officiers de i'instruction publique.
— MM. les Dr» Fmmusan et Large
(de Paris), Ivcpaître (de Bessancourt),
Rosenthai (de Paris).
Officiers d’académie. — MM. les
Dr* Gorse (de Villiers-sur-Manie),
Léard (de Montrouge), Lucius et
Maurice (de Paris), Mazière (d’Au-
rillac), Noulette-Graiigée (de Chain-
pigny-siir-Beauce),Ozaniie(de Paris),
Pallegoix (de Saint-Mandé), Puech
(d’Aurillac), Robin (de Paris), Tour¬
nier de (Vic-sur-Cère).
Banquet de l’as-soclation générale
des étudiants de Paris. — Ce ban¬
quet a eu lieu sous la présidence de
M. de Porto Riche, à la salle Hoche.
Pour la première fois assistaient â ce
banquet des étudiants.
Victime des rayons X. — Un nou¬
veau nom vient de s’inscrire au mar¬
tyrologe de la radiographie : c’est
celui du Dr Wilson, qui fut pen¬
dant douze ans opérateur des hôpi¬
taux de Londres.
— A19 —
- XXVI —
SOMMAIRE du N“ 13
JosiiÊ . — Le syndrome surréno-vasculaire . 287
S4LIMBENI . — La pneumonie pesteuse . . 293
Papin . — Diagnostic du cancer de ia prostate . 299
MiliaN . — Les doses de 6o3 . . . 3oo
Actualités médicales . — Traitement des états asphyxiques par les injections sous-cutanées d’oxygène.
— Obésité infantile hypophysaire par hydrocéphalie. — Perforations et
pseudo-perforations intestinales dans la fièvre typhoïde . . 3o2
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Socié'é de biologie. — Académie des
sciences. — Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société de
neurologie. — Société de psychiatrie . 3o4
La vie médicale a l’étranger. — . 3oo
Libres provos : Médecine et littérature, par le D' Jean Camus . . . III
Choses du jour : Napoléon a-t-il fait assassiner lord Dathurst . 111
C/inoiîçMe ar/isfïç’ie : La Peste par l’image . V et VU
L intermédiaire des médecins . IX
Curiosités . XI
Leçon d'anatomie i Leçon d’anatomie du Prof. Ruïscii .
médicales : Lechirurgen de province parle D^Pierre Maurei . .
XIIl
Xlll
Wll
XIX
XIX
XXI
Silhouc' _
Art et médecine : Les malades ^
Diététia <e : l'réparat ons diététiqi _ __
Formules thérapeutiques : La teinture d’iode décolorée.
La médecine au palais . ' . .
Chronique des livres : La pratique des Maladies des enfants, fasc. IV, maladies du cœur, des bronch s.
des poumons . XXI
Nouvelles . XXIIl
La vie médicale . XXV
Cours. Congrès. ~ Actes de la Faculté de Pans . XXVIl
Théi apeutique pratique : Des substances alimentaires en général et de l extrait de viande en particulier. —
Valeur des sucs de viande . ° . ^ . XXVllI
SOMMAIRE du N“ 14
307
3i3
322
324
33o
335
338
342
342
III
III
Chronique scientifique : Les couperies de poils et le secrétage, par Marcel h rois . V et Vil
Les cérémonies médicales : L’inauguration du monument du P' CorNil, a la Faculté de médecine de Pans. . . IX et > I
Nécrologie : pr van Cauwenberohe . XlII
Diagnostic artistique . XIII
Curiosités . XIII
Art et médecine : Ricord, portrait-charge, par Oill . XVII
Diét-tique . XIX
Formules thérapeutiques . XIX
Ch'onique des Livres : i raitement de la syphilis par l'hectinc et l’hectargyre, par le Dr Dive . XXI
Variétés . XXI
Nouvelles . XXI et XXIII
La vie médicale . XXV
Cours. — Actes de la Faculté . . XXV et XXVIl
Thérapeutique pratique : Traitement des ulcérés variqueux et des plaies atones par l'ulcérine Berger. XXVIl et X-X VIII
Gaucher et Cougerot. — L’hôpital Saint-Louis .
Milian . — La dermatologie et la syphiligraphie en 191 1 (Revue annuelle] . . . . .
I RocQ . — Une nouvelie méthode d’exploration des dermatoses : le grattage méthodique.
Darier . — De la biopsie .
Dubreuilh et Petoes.. — Les engelures .
Jacquet . — Le mass-ige plastique à double action dans le traitement des dermatoses .
Bi'Diw . — 1-e traitement actuel des teignes du cuir chevelu .
Actualités médicales : L’arsénoi enzol français, par le D' L. Fournier . .
.'ociÉTÉs SAVANTES..., — Société médicale des hôpitaux .
Libres propos : La violence, par G. Linossier .
Choses du jour : La terreur du pacha, par Milian.
Malgré tous tes soins apportés par nos services de
départ, it se produit quelquefois des irrégularités
dans ta distribution du Paris Médical. Nous prions
nos lecteurs de nous tes signaler sans retard, pour
nous permettre d’ÿ remédier.
- MEDICATION - AT/^TVI
ANlIBACtLLAIRE PAR L' §\Æm\J I T La
(en ampoules et pilules gtutlaistes)
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTERIN £ , GOMENOL et C AM PHRE
- XXVII —
LA VIE MÉDICALE [Suite)
Bn igo6 déjà, M. Wilson dut subir
deux opérations de la main gauche.
Peu après, on dut lui amputer un
doigt de la main droite.
Concours de l’internat en phar¬
macie. — Le jury est provisoirement
composé de MM. Bonrqnelot, Béhal,
Meillère, Villejean, Duinénil, Tha-
buis et Carette.
Concours de médecin de l’assis¬
tance médicale. — Le jury est com¬
posé de Mme Peltier, MM. Saintu,
Guillier, Biard et Redit.
Hôpitaux de Province. — Lyon.
Concours bb chirurgien des
HÔPITAUX. — Le concours pour une
place de chirurgien des liôpitaux
s’est terminé par la nomination de
M. Patel, professeur agrégé à la
P'aculté de Lyon. Ce n’est pour lui
Sue la confirmation d'une situation
éjà acquise dans le milieu médical
Lvonnais.
'Bordeaux. — Une place de mé¬
decin adjoint des hôpitaux de Bor¬
deaux sera mise au concours le
20 juin igi I à huit heures du matin.
Académie de médecine. — Le De
Prenant, professeur à la Faculté de
médecine de Paris a été élu membre
de l’Académie dans la section d’ana¬
tomie. Nous lui consacrerons un ar¬
ticle biographique dans le prochain
numéro.
Mariages. — D^ Paul Goupillât et
Mme Duriot. — M. André Siegel et
Mlle May Davenport, fille du docteur.
— M. Alphonse Grosjean, externe des
hôpitaux et Mlle Madeleine Colliard.
M. Gustave Yvon, lieutenant d’artil¬
lerie, fils du D'' et Mlle Simone Jobiu.
— M. Coutière, professeur à l’École
de Pharmacie de Paris et Madame
Nécrologie. — D' Sigmund Lust-
garten, professeur de dermatologie à
New-York. — Professeur G.V. Braun,
professeur d’obstétrique à Vienne. — -
Le Df Innocencio-Félix-Louis Or-
KII,A, doyen des agrégés de la Faculté
de médecine de Paris, neveu du pro¬
fesseur Oreiea qui a illustré ladite
Faculté. I.e défunt, né à Madrid en
1S27, s’était Lait naturaliser Français
et avait épousé la fille de Bérard,
doyen de la Faculté de Montpellier.
Agrégé de chimie en i852-!;3, Louis
Orfîla a publié plusieurs ouvrages,
entre autres un Mémoire sur Véli-
mination des poisons et les Leçons de
toxicologie qu’il a professées à Paris,
■ — ■ I.e !)'■ Alexis Chavanne, am ieii
interne et médecin des hôpitaux de
I.yon, ancien député du Rhône. — ^
Le lE Fernand Delislc, préparateur
(Vanthropologie au muséum, qui a
été incinéré la semaine dernière. —
Mme Kmile Baillière, fcmmi! de
M. Binile Baillière, éditeur de livres
de médecine. Le comité de rédaction
de Paris médical s’associe au d uil
qui frappe MM. Baillière et expiime
à la famtlle éprouvée sa douloureuse
sympathie.
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur Gilbert. — Samedi,
25 février à loh. 1/2. Leçon clinique
sur quelques cas de gangrène symé¬
trique des extrémités, — Les mer¬
credis à 10 h. 1/2, présentation de
malades. Rédaction 'et correction
d^ ordonnances. - Samedi 18 mars. Lc-
çon clinique sur la Tuberculose, Jiy-
pertrophu des ganglions.
I ! mars à 1 1 heures. — Hôpital
COURS
Saint-Antoine 20, rue de Citeaux.
— M. le Docteur Jean-Charles
Roux : Les périgastrites douloureuses.
13 mars à 10 heures. — Asile
SAINTE-.àNNE. — Dr LaIGNEL-La-
VASTINE, professeur agrégé. — Les
réactions antisociales des délirants
systématisés non hallucinés.
13 mars /S// à 5 heures. — HôTel-
DlBU. — D'’ Montiius. Conférences
pratiques sur les Maladies des Yeux
(Lundis. Mercredis. Vendredis).
16 mars. ■ — Hôpital des acci¬
dents DU TRAV.m. (136, rue Cham¬
pionnat). — - Cataractes traumatiques
par le Dr Terrien.
n mars. — sociBtiî d’encoura¬
gement {rue de Rennes, 44). — L’aé¬
ronautique en igio, par M. le
commaudaiit Renard.
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 13 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Kinni.sson, Nicolas et Rou¬
vière.
l'r (oral) : MM. Delbet, Branca et Mulon. — 3” (oral,
2® partie) ; MM. Blanchard, Marcel Labbé et Sicard ; — -
M. Brumpt, suppléant. — 5® (chirurgie, tr® partie), Untel-
Dicu (ir® série) : MM. Reclus, Aug. Broca et Proust ; —
(2® série) ; MM. Segond, Pierre Duval et Ombrédanue ;
— M. André Jousset, suppléant.
Mardi 14 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Nicolas, Grégoire et Che-
i®r (oral), (ir® série) : MM. Pozri, Retterer^etMorestin ; --
(2® série) : MM. Prenant, Rémy et Terrien ; — (3® série) :
MM. Qitéim, Thiéry et I,euomiant ; • — M. Langlois, sup-
Mercredi 1 5 mars, h une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique ; MM. Segond, Branca et Rou¬
vière. — 3® (2® partie), Laboratoire des travaux pratiques
d'anatomie pathologique, épreuve pratique : MM. Blan¬
chard, De.sgrez et Gougerot.
i®® (oral) : MM. Kinnisson, Nicolas et Jlulon. — 3®
(oral, U® partie) : MM. Hartmann, Retterer et Couve-
laire. — 4® ; 51M. Zimmeni, Macaigne et Laignel-Lavas-
tiiie ; — M. Brumpt, suppléant. — 5® (chirurgie, U® par¬
tie), Laënnec : MM. Delbet, Legueu et Pierre Duval. —
5® (2® partie) : Laënnec (U® série) : MM. Roger, Marcel
I.abbé et Lœpcr ; — (2® .série) ; MM. Jlarlan, Guillain
et L. Bernard ; — M. Sicard, suppléant.
_ Jeudi 16 ttrars, à une heure. — Dis.seçtion, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique MM. Poz/.i, Morestin et Gré¬
goire. — 3® (2® partie), laboratoire des travaux pratiques
d anatomie pathologique, épreuve pratique : MM. Cliasse-
vaut, Brumpt et Roussy.
I®' (oral) (i®® .série) ; MM. Prenant, Thiéry et Chevassu ;
— (2® série) : MM. Nicolas, Rémy et GU'inczyc, — 4® :
MM. Chantemcs.se, Thoinot et Tiffeneau ; — M. .André
Broca, suppléant.
Vendredi 17 mars, à une heure. — Di.ssection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique ; MM. Reclus, Nicolas et Branca.
i®® (oral) : MM. Hartmann, I.egueu et Rouvière. —
2®: MM. Gautier, Mulon et Jean Camus. — 3® (oral,
2" partie) ; MM. Blanchard, Widal et Guillain ; —
M. Brumpt, .suppléant. — 5® (chirurgie, i®® partie),
Necker (i®® série) : JIM. Kinni.sson, Mauclaire et Gmbré-
danne ; — 2® série) : MM. Delbet, Pierre Duval et l'roust ;
. — M. A. Léri, suppléant. — 5® (obstétrique, i®® partie).
Clinique Baudelocque : MM, Mnard, Couvelaire et Gue-
iiiot ; — M. Zimmem, suppléant.
Samedi 18 mars, à une heure. — Dissection, Ecole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Quéiiu, Morestin et Gkin-
czyc ;
I®® (oral) (i®» série) : MM. de Lnpcrsotine, Retterer et
Grégoire ; — (2® série) ; MM. Prenant, Rémy et A.
Schwartz. — (3® série) : MM. Nicolas, Thiéry et Lenor-
inant;—M. Langlois, .suppléant. — 5® (obstétrique, i®® par¬
tie), Clinique Tarnier : MM. Bar, Brindeau et Jeauiiiu ;
“- M. André Broca, suppléant.
THESES
Jeudi 16 mars, à une heure. — M"® .Abramovitch. L’ic¬
tère et le rôle du foie dans, le syndrome : Vomissements à
répétition de l’enfance. (JIM. Hutinel, président ; Ribe-
inont-Dessaignes, Nobécourt et Jeapniii). — JL Dui.AC.
Des tumeurs congénitales de la région antérolatérale du
con du fœtus dans leurs rapports avec l’accouchement,
(JL Ribemont- Dessaignes, président ; Hutinel, Nobé¬
court et Jeannin). — JL Roviteau. Saint-Lazare. Hôpi¬
tal-Prison. (MJI. Gilbert Ballet, président ; Chauffard,
Achard et Gougerot). — - JL JlELJAC. De la kleptomanie
daiisla paralysie génér.ale progre.ssive. (JIJI, Gilbert Ballet,
président ; Chauffard Achard et Gougerot). — JL LH
Roy, .Sur une épidémie de varicelle anormale. (JIJI. Chauf¬
fard, président ; Gilbert Ballet, Achard et Gougerot). — -
JL BrehER. Éléphantiasis et inyxocrlème. (JIJI. Achard,
pré.sideiit ; Gilbert Ballet, Chauffard et Gougerot).
— 4SI —
— xxvm —
THERAPEUTIQUE PRATIQUE
LA MÉTHODE RÉCALCIFIANTE
DANS LA TUBERCULOSE
Le docteur Perrier applique au traitement à domicile
des tuberculeux une méthode dont les résultats semblent
fort encourageants.
Le D' M. Letulle, vivement frappé par les améliorations
obtenues chez des patients traités chez eux et dont plu¬
sieurs se livraient encore à un travail pénible, a accordé
son patronage particulièrement compétent à une méthode
simple et facilement applicable pour les praticiens.
Perrier a déjà publié de nombreuses observations de
malades ouvriers, débarrassés de leur fièvre et fiers de
pouvoir gagner leur pain. C’est la méthode dite de recal¬
cification qui permet de conserver au tuberculeux encore
valide une valeur sociale et dont l’avenir décidera de la
valeur thérapeutique.
Mme le Silder applique actuellement ce traitement
à sa clinique de l’avenue de Clichy, à Paris, et vient de
donner les résultats favorables obtenus chez 105 malades
qui ont été suivis pendant deux ans.
Nous trouvons, dans la Presse médicale, du 19 no¬
vembre, un article sur la méthode de recalcification par
le D' Sergent, et nous en donnons l’analyse empruntée
à la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale. Les prin¬
cipes de la méthode sont les suivants :
Suppression absolue des boissons alcooliques.
Éviter le beurre, les graisses (acides gras) et les sauces,
ou tout au moins les remplacer par la crème de lait.
Ne pas dépasser par jour 200 à 300 grammes de pain.
Espacer largement les repas.
Bannir les mets vinaigrés, oranges, citrons les fro¬
mages mous.
User des pommes de terre, carottes, pois cassés, pâtes,
œufs, viandes maigres (300 à 400 grammes par jour), pois¬
sons (saut le maquereau, le saumon et le hareng), fruits
cuits, confitures non acides.
Comme médication, boire (le matin de bonne heure
et une demi-heure avant chaque repas) une eau minérale
bicarbonatée calcique telle que Pougues et prendre trois
fois par jour la poudre dont la formule est donnée si-
dessous.
Sergent a appliqué, depuis six ans, cette méthode et
donne aujourd’hui les résultats de sa pratique. On sait
que, pour l’inventeur de la méthode, il faut avant tout
combattre la production des fermentations acides dans le
tube digestif, en supprimant la suralimentation, en aug¬
mentant les intervalles entre les repas, et en chosisissant
exactement les aliments. Sergent conseille les aliments
snivants :
S’alimenter avec des potages épais, des laitages, des
œufs, des rognons, ris de veau, des poissons bouillis, des
viandes grillées ou rôties, sans sauce, des légumes en
purée (de préférence pommes de terre, pois cassés, hari¬
cots), des pâtes, du riz, des entremets, des fruits cuits et
des confitures.
Supprimer les aliments gras (graisse, fritures, beurre en
excès, le faire fondre à l’anglaise) , le bouillon non dégraissé,
les aliments acides (salades, vinaigre, cornichons, oscille,
citrons, oranges), les aliments fermentés (fromages faits,
gibier).
Ne manger que du pain grillé ou très cuit (la croûte
seulement) .
Supprimer toutes les boissons alcooliques.
Boire de l’eau de Pougues, un verre et demi au maxi¬
mum pendant le repas, mais en boire un verre environ une
heure avant chaque repas (avoir soin de déboucher d’avance
les bouteilles pour dégager l’acide carbonique libre).
Manger suffisamment, sans chercher à faire de lasu ra-
limentation.
Ne jamais rien prendre, sauf un verre d’eau de Pougues
entre les repas, qui devront être pris à des heures régu¬
lières.
Petit déjeuner entre sept et huit heures (un potage,
du lait, deux œufs, 50 grammes de pain).
Déjeuner à midi ou midi et demi.
Dîner à sept heures ou sept heures et demie.
Dans le milieu de chacun de ces trois repas, prendre
un des cachets suivants (dose adulte) :
Carbonate de chaux . 0.30 ceiitigr.
Phosphate tricalcique . 0.50 —
Chlorure de sodium . 0.15 —
Magnésie calcinée . 0.05 à o.io — •
pour un cachet, ou uue cuillère -mesure ou un comprimé
de Tricalcine.
L’influence de ce traitement, qui n’exclut pas, mais
réclame au contraire l’aide de procédés thérapeutiques
s’adressant au bacille même est constamment favorable
sur l’état général et les troubles fonctionnels. Les fonc¬
tions digestives s’améliorent en premier lieu. I/action
sur les lésions locales est moins constante.
Ce traitement doit être suivi avec la plus rigoureuse
exactitude et constitue certainement celui qui donne
le moins de déceptions et le plus de succès.
ZOMOTHÉRAPIE — DOSES CURATIVES
La zomothérapie ne devrait pas compter d’insuccès
si on indiquait en détail aux malades comment le suc
musculaire doit être préparé et à quelles doses il doit être
administré.
Le suc de la viande crue doit être préparé uniquement
par pression à froid et au mo¬
ment du besoin.
Il doit être administré à la
dose de 250 grammes en deux
ou trois fois dans la journée.
On doit le faire absorber
séance tenante, dès son extrac¬
tion, à cause de sa grande alté¬
rabilité.
La Presse A. Petit est le seul ,,
appareil vraiment pratique pour
retirer à froid et sans effort
250 grammes de suc frais de
500 grammes de viande crue, dose journalière indispen¬
sable pour la bonne réussite de la zomothérapie.
Lors de sa présentation à la Société des sciences médi¬
cales de Lyon, cet appareil a reçu l’approbation unanime
du corps médical.
CONNAISSANCES PRATIQUES
Comment conserver le parfum des violettes. — On sait
combien est fugace l’odeur des violettes, et combien il est
difficile de la conserver dès que les fleurs de violettes ne
sont plus fraîches. La Revue scientifique indique pour¬
tant le moyeu de conservation suivant :
Il consiste à détacher les fleurs fraîches de leur pé¬
doncule, puis à les placer dans un flacon très propre. On
les y dispose en un lit de faible épaisseur, que l'on re¬
couvre d’une couche de sel ordinaire pulvéri.sé et l’on
place alternativement une couche de fleurs et une couche
de sel. Le bocal doit être fermé hermétiquement et à
l’émeri de préférence.
Ou le dépose dans un endroit tempéré, et, après quinze
jours le parfum est prêt ; chaque fois que Ton voudra en
jouir dans ime chambre, ou ouvre le bocal pendant
quelques instants, et Ton pourra ainsi conserver pendant
plusieurs mois Todeur suave des violettes fraîchement
cueillies. (Union pharm., 1911).
SOMMAIRE :
CouRCoi-x . — Les albuminuries orthostatiques [Revue générale) .
Sacquépée..-. . — L’alimentation des typhiques .
Brisset . — Appareil d’immobilisation dans les fractures compliquée
Dausset . — Les cliniques hydrothérapiques de Vienne et de Berlin.
Actualités médicales. — Troubles psychiques dans la maladie du sommeil. —
nourrisson. — Le diagnostic r.adioscopique du cœur gras .
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie
Société de chirurgie. — Société de thérapeutique. — Société de pédiatrie .
Libres propos : La réforme des études médicales, par le D"' Lisossier .
Choses du jour : L’attirance du danger.. . • .
Chronique scientifique : Les progrès de l’aviation au point de vue des applications
Chronique des livres: Traité de physiopathologie clinique par le P' Grasset.—
nouvelles, par le Dr Gillet. — Les fonctions digestives, par le Dr Bardier.
traitement, parle Dr Leclerc .
Les cérémonies médicales: La leçon d’ouverture du Pr W idai. par le D' Paul C
Les grands médecins : E. Bouchut, par le D‘ Horn .
Curiosttês .
Art et médecine : Emotions parisiennes, par Daumier .
Diététique . .
Formules thérapeutiques . .
La Médecine au Palais : Responsabilité ophtalmologique .
Connaissances pratiques : Constitution d un bien de lamille .
Nouvelles .
La vie médicale .
Cours. — Congrès. — Actes de ta Faculté de Parts .
Thérapeutique pratique : L’électrargol dans la bronchopneumonie des entants. .
363
lactose dans l’alimentation du
Académie de médecine. —
374
375
379
ratiques, par Sevarus
’ormulaire des médit
■ Les albuminuries i
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADEI
à TIODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'/ntotérâncB ni d’Àocldents d’/odlsme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i» de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/" Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sz pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrlcr.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic. fectieuses.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx; —des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mai . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre . — Thérapeutique.
raies, climatbthérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; •— Pué-
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
PRIMES DE PAjR/S MfîD/CAJL, (voir le détail au verso page II)
Aliment de Régimes: LAIT BULGARE “SOUREN”
L’ÉLÉPHANT
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abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à ces cinq primes) ;
i” Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, _G. Mathieu fils et G'“, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J. -B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris,
5° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CquDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port),
JI. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù une seule de ces treize primes) :
i® Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéoldu D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer), à Carentan.
3» Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5® Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6® Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). (Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l'abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus .‘>0 centimes pour le port.)
7" Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bouru, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8® Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre / fr. pour l'emballage et le port.
9® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C®,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12" Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
■ ou 9() francs) de la maison Auricoste, horloger, 10. rue La Boétie, à Paris.
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LIBRES
LA RÉFORME DES ÉTUDES MÉDICALES
Depuis de longues aimées, les membres du corps
enseignant des Facultés de médecine sollicitaient des
pouvoirs publics mie réfonne des études médicales,
les règlements actuels n’étant plus en hannonie
avec Tétat de la science, après l’adinirable envolée
qui a marqué la fin du dernier siècle. lîn 1907-1908,
une conimission était chargée de la préparer.
En janvier 1909, paraissaient à VOfficiel deux
décrets réformant les études médicales et le stage
hospitalier. Immédiatement les Facultés met¬
taient à l’étude les procédés pratiques de réalisation
de la réforme, et précisaient les dépenses qu’entraî¬
nerait pour elles la mise en vigueur .des décrets. Il ne
restait plus au Ministre qu’à demander aux Chambres
les crédits nécessaires. Or, deux ans se sont écoulés,
et ni dans le budget de 1910, ni dans celui de 1911,
ne figure la moindre proposition du ministre de
l’Instruction publique relative à ces crédits.
A la dernière assemblée de l'association des membres
du corps enseignant des ï'acultés de médecine, le
très distingué et très dévoué inésident. de l’associa¬
tion, le. Dr J. Courmoiit, a fait entendre à ce sujet
de mélancoliques doléances :
« Kos eutrevue.s avec M. Douiucrgue nous ont lais.sé
l'impression très nette que le IMini.stre ne se rendait pas
un compte exact de rurgenee des réformes médicales.
Nous lui avons fait remarquer que les choses ne pou¬
vaient pas continuer ainsi, que la santé publique était
en jeu, que nos étudiants ne recevaient pas, actuelle¬
ment, la culture iiulispensable à de futurs praticiens.
Nous avons insisté sur l’intérêt économique qu'avait la
France à attirer les étudiants étrangers, à ne pas se lais¬
ser distancer par l’Allemagne et par bien d’autres pays
dans l’organisation matérielle des laboratoires et des
cliniques ; nous avons montré ces étudiants nous déser¬
tant fatalement devant la ijauvreté de notre outillage, et
conservant pendant toute leur vie l’empreinte de leur
patrie scientifique qui ne sera plus la France. Nous avons
parlé du rayonnement de la science française qui doit
rester un de nos moyens d'influence mondiale, et qui ira
s’affaiblissant ,si les outils les plus indispensables lui font
défaut. Nous avons dit tout ce qui nous paraissait devoir
entraîner la conviction. M. Doumergue nous a simple¬
ment répondu que nous jugions les crédits d’une impor
tance de iwemier ordre, parce qu’ils nous intéressaient,
parce que nous étions médecins, mais que d’autres tenaient
le même raisonnement pour les leurs, et que le total des
augmentations de crédits nécessaires à l’Instruction
publique avait été présenté et repoussé. Bref, les sommes
nécessaires à la réforme n’ont pas été réclamées au rang
que l’intérêt bien compris de la nation leur assignait.
PROPOS
L’enseignement supérieur ne tient pas, au ilinistère de
riustructiou publique français, la place qu’il occupe dans
les pays étrangers, alors que le génie de notre race devrait
le mettre au premier plan. C’est profondément triste.
Nous avions la sensation, iiendant nos entrevues minis¬
térielles, de parler une langue différente.
« Bref, Messieurs, nous n'obtiendrons rien par de nou¬
velles conversations. >>
Et M. J. Counuout ajoute :
« On peut se rendre compte aujourd’hui que l’inter¬
pellation parlementaire est le seul moyen qui nous reste
d’obtenir satisfaction, /.a piriode de pcrsmisiim est ter-
Quelle éloquente illustration des réflexions que
je consacrais ici-niêine, il y a deux semaines, à l’uti¬
lité de la violence !
I/action parlementaire, invoquée par M. Cour-
mont, s’est produite sous la forme d’une question
de M. IMolle à l’occusion de la discussion du budget
de l’Instruction publique, et voici textuellement la
réponse (lu’elle a provoquée de la part du ministre
des Finances :
« J 'ai formellement refusé d’inscrire de ce chef un
crédit dans le budget actuel : un décret engageant les
finances publiques aurait dit être revêtu du contre-seing
du ministre des Finances, dr, il ne l’a pas été... j’ai à
défendre les intérêts des contribuables d’une façon géné¬
rale, et à faire respecter la loi. »
On croit rêver ! Ainsi ces décrets de 1909, obtenus
au jirix de tant d’efforts, sont inexistants ! Par une
infraction voulue à la loi, le Ministre en a fait des
mort-nés ! Je dis infraction voulue, car, s’il est très
admissible que le Ministre ait pu ignorer la loi. il
ne l’est pas que les bureaux du Ministère, que le
Conseil d’Etat, qui ont eu à préparer les décrets,
aient partagé cette ignorance ! On nous a joué une
comédie, grâce à laquelle les réclamations se sont
tues deux ans. Et, quand nous commençons à perdre
patience, le Ministre nous réiiond, sans rire, que
non seulement il ne se sent pas lié par les décrets
de 1909, mais qu’il considère comme de .son devoir de
les ignorer. Il a bien soin de ffiire remarquer d’ail¬
leurs que r « infraction >> n’est pas imputable au
ministre de l’Instruction pulflique actuel, si bien que
personne n’est responsable pour le passé et personne
n’est engagé pour l’avenir !
Et alors?
Et alors le ministre invite M. Molle à déposer
« une proposition pour le prochain budget! >
'l'out est à recommencer ! G. Linossikr.
CHOSES DU JOUR
L’ATTIRANCE DU DANGER
Parmi le récit des événements qui remplissent les jour¬
naux de cette année, une grande partie des articles est
consacrée au sport le plus récent ; l'aviation.
Or, ces essors merveilleux, qu’on eût qualifiés d'impos¬
sibles il y a encore très peu d’années, ont causé la mort
d’un nombre relativement élevé d’aviateurs. Cependant,
constate un journal anglais (The Hospital, Janvier 1911)
la chute fatale de Daniel Khiet, en Belgique, n’empê¬
cha pas son frère de continuer à voler après l’accident ;
le meeting de Bornemouth <• ne fut pas interrompu par la
mort de Airs. C. S. Rolls qui y concourait, et c'est ainsi
que les jours suivants Rawlinson et Alan Boyle y péri¬
rent également. Les accidents successifs n’effrayent pas
les pilotes ; ils sont jilus nombreux chaque jour.
N’y a-t-il pas dans ce fait, à côté du plaisir nouveau ;
voler, la survivance d’un instinct primitif, aimant le
danger pour lui-même, avide de réaliser l’impossible?
Une sorte de fascination .semble pousser les hommes les
plus courageux à risquer, les uns après les autres, leur vie,
pour tenter ce qu’ils considéraient jusque-là comme au-
dessus de leur pouvoir. Il y a là autre chose que de la
vanité, de la folio, et de l’ambition, c’est un instinct
irraisonné. L’homme a l’alternative de remporter la vic¬
toire ou de mourir, il accepte froidement l’une ou l’autre.
Notre civilisation ignore les risques, les daugeis maté¬
riels que comportait la vie primitive, peut-être un» esprit
de lutte V survivant se crée-t-il un risque pour le plaisir,
imagine-t-il de nouveaux records, eh même temps qu’il
rend chaque jour plus élevé le degré de cette civilisation ?
Suzanne Dejust-Defioi,.
— 426 —
-KiTMini^îl^ïüah-
EXTRAITS"»"-CHOÂf
équivalentauxORGANes frais
DESSICCATION RAPIDE
VERS O?
NI AUTOLYSE
NI CHALEUR
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CÉLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
_ V -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LES PROGRÈS DE L’AVIATION AU POINT
DE VUE DES APPLICATIONS PRATIQUES
Iv’aviation a surtout été considérée jusqu’ici comme
un sport et, à ce point de vue, les progrès réalisés ont
été très rapides : aussi bien pour la vitesse que pour la
hauteur, la durée et la distance, les performances se sont
succédé sans interruption pendant rannéc igio, alter¬
nant malheureusement avec les accidents tragiques.
Mais là ne doit pas se borner le rôle de i'aéroplane,
qui semble appelé, dans un délai que nous voulons espé¬
rer rapproché, à jouer un rôle comme moyen de trans¬
port rapide.
liC circuit de l’Est est venu montrer, ce que le grand
re, que les aviateur.s étaient
nombreuses ont
étédepuis lors les
prouesses, que la
réussite de cette
première course
d'aéroplanes ap--
paraît mainte- ,
liant comme tout Appareil Wright n
à fait normale.
Il s’agis.sait d’ailleurs de pilotes habiles, montant des
appareils de choix et soigneusement surveillés, voya¬
geant seuls, presque toujours suivis par des automobiles,
prenant leur vol et atterrissant, au moins en principe,
sur des aérodromes spécialement établis. Ces conditions
sont très différentes de celles qui pourraient être réali¬
sées en pratique si l’aéroplane devenait d’un usage cou¬
rant ; mais les aviateurs se sont bien vite chargés de
démontrer qu’elles ne sont nullement indispensables.
Tout d’abord, on a vu des pilotes s’arrêter en pleine
campagne, dans un champ, après avoir eux-mêmes
choisi leur point d’atterrissage : on en a vu repartir par
leurs propres moyens, seuls ou aidés de quelques paysans
rencontrés par hasard et Ignorants de la manœuvre.
D’autres ont atterri et se sont envolés au milieu d’une
rue, sur une place, sur le pont d’un navire. Il n’est donc
pas besoin de vastes emplacements spéciaux.'
Les officiers aviateurs se sont des premiers préoccupé.s
d’emmener avec eux des voyageurs : c’est une nécessité
au point de vue militaire, car l’obfiervateur a besoin de
toute sa liberté d’action pour regarder attentivement
le terrain, consulter sa carte, prendre des notes, et le
pilote ne peut se laisser distraire de la conduite de son
appareil, qui exige une grande habileté, beaucoup d’atten¬
tion, de prudence et de sang-froid.
Aussi les aéroplanes militaires sont-ils à deux places
au moins; ils n’ont d’autre inconvénient que d’être un
peu plus lourds que ceux ù une place, mais l’expérience
prouve qu’ils se comportent parfaitement.
On ne s’est pas borné djailleurs à deux voyageurs.
Tout récemment des aéroplanes se sont enlevés et ont
effectué des voyages d’une certaine durée avec 3 et avec
5 passagers; un monoplan Bléribt, de 12 mètres de lon¬
gueur et 40 mètres carrés de .surface portante, piloté par
I<eniartin, a même enlevé S personnes. C’est un premier
pas vers 1’ « aérobus qui remplacera peut être quelque
jour l’autobus, pour les voyages de ville à ville. La réa¬
lisation d’appareils pouvant enlever de lourds poids
utiles n’est d’ailleurs qu’une question de surface portante
qui ne paraît pas devoir présenter de difficulté sérieuse.
Le vent n’est pas un obstacle, pour les pilotes expéri¬
mentés. On l’a bien vu, pendant le circuit de l’Est notam¬
ment. L’expérience faite pendant les grandes manœu¬
vres de Picardie e,st plus concluante encore. En- pra¬
tique cinq jours sur dix, malgré un vent violent, les avia¬
teurs militaires ont pu sortir, presque toujours à l’heure
fixée, et parcourir la région indiquée ou l’itinéraire fixé.
Mais le pilote doit lutter continuellement contre les
causes qui tendent à renverser l’appareil, ne jamais se
laisser surprendre. C’est une escrime continuelle, 'et
lorsque le veut est fort, très fatigante.
La sécurité des
passagers dépend
donc presque ex¬
clusivement de
l’habileté, de la
prudence et de la
présence d’esprit_
du pilote. Un ma¬
laise, un instant
d’inattention,
suffisent à la
compromettre,et
la li.ste des victi¬
mes de l’aviation
monlrelagravité
des accidents qui
eu sont la con¬
séquence.
Il y aurait un
grami intérêt à
■ des
stabilisateur automatique Etèvè.
les
de
l’atmosphère n’aient qu’une action limitée, et qui n<
dent pas à se renverser sur l’avant, sur l’arrière ou sur
les côtés, dès que l’action du pilote cesse de se faire sentir.
Eu un mot, il serait très désirable de réali.scr la stabilité
automatique des aéroplanes.
Stabilité automatique. — Diverses solutions ont été
essayées, basées sur l’emploi de gyroscopes, de ressorts ou
de plans orientables. Nous indiquerons en particulier le
stabilisateur étudié par le capitaine du génie ïîtévé,
d’après la description qu'il eu a donnée lui-même dans
une causerie .sur l’aviation militaire faite au groupe Pari¬
sien des Anciens élèves de l’École Polytechnique (i).
La surface AB est un gouvernail de profondeur, hori¬
zontal compensé, placé à l’arrière de l’aéroplane et mobile
autour d’un axe C passant sensiblement par le centre de
poussée de l’air
irle plan AB :
il suffit d’n
effort très faible
pour faire tour¬
ner le plan AB
autour de son
axe. La surface S'’’' „
EF est un plan
mobile autour de l’axe D, situé en avant ; le plan EF
s’oriente comme une girouette sous l’action du vent.
AG est une bielle réunissant l’avant du gouveniail au bras
de la girouette?; en régime normal, le plan EF immobilise
la surface .AB.
>Si les plans AB et EF étaient tôujours fixes, dans le cas
d’une variation de l’angle d’attaque, l’appareil .se compor¬
terait comme un empennage fixe. Mais si les plans sont
libres, la girouette continuant à s’orienter fait tourner le
— 427 —
^MALADIES nerveuses:
♦ ÉPILEPSIE - HYSTÉRIE - ÉCLAMPSIE ♦
♦ CONVULSIONS des ENFANTS - CHORÉE P
- vrr -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {Suiie)
plan AB d’un angle dexxx, trois, quatre fois plus grand
suivant la grandeur du rapport et l’angle d’attaque
du gouveiiail AB est trois, quatre, cinq fois plus grand
Appareil Wright avec stabilisateur automatiqui
que dans le cas où le plan AB serait resté imiuoblle. Pour
redresser l’aéroplaite, le pilote aurait agi sur le gottvernail
de la mêtne façon qite la girouette.
D’ailleurs le stabilisateur est disposé de manière que
le pilote pitisse s’en servir contnte gouvernail de profon¬
deur stabilisant l’aéroplane sur la trajectoire désirée.
Dans ce but, la girouette est
articulée en D avec une mani¬
velle DU que l’aviateur peut
faire tourner autour de son
axe H. Tout déplacement de
l’axe D a pour effet de changer
la position d’équilibre du plan
AB et par suite l’angle d’at¬
taque de l’aéroplane.
Ce stabilisateur a été placé
sttr deux aéroplanes Wright,
appareils très instables par
eux-mêmes : il a été expéri¬
menté par des vents violents
et a donné de bons résultats ;
le pilote a même pu sans
inconvénient abandonner pen¬
dant plusieurs minutes le
levier de commande du gou¬
vernail de profondeur.
Il ne paraît donc pas impos-
.sible de . réaliser la stabilité
automatique des aéroplanes
et il faut espérer que les re¬
cherches entreprises dans ce
but aboutiront à des résultats
définitifs, ce qui réduirait
l’importance du rôle person¬
nel du pilote, au grand avan¬
tage de la sécurité.
Vitesse variable. — Une autre question importante au
point de vue de la séctirité est la réalLsation d’eugitis
capables de voler à vitesse variable, de manière à per¬
mettre de diminuer beaucoup la vitesse à l’atterrissage,
comme les oiseaux : beaucoup d’accidents pourraient
ainsi être évités.
En raison de l’importance de cette question, le journal
l'A iito, à l’instigation du marquis de Dion, a créé pour i g 1 1
ttne épreuve dotée de prix, pour engins pouvattt réaliser
un « même parcours avec le plus grand écart de temps. »
Pour obtenir avec le même
I engin des vites.ses différentes
faut :
I “ Qtteles surfaces portantes
soient à inclinaison variable ;
2" Que le poids par mètre
carré de surface soit très
3“ Que l’hélice donne son
rendement maximum et la
pleine utilisation du moteur à
toutes les vitesses de l’engin.
Le Génie Civil a décrit ré¬
cemment (n» du 24 décembre
1910) quelques appareils réa¬
lisant ces desiderata.
Celui proposé par M. Riester
Picard comprend quatre sur¬
faces de sustentation pouvant
osciller autour d’axes hori¬
zontaux et réunies par une
poutre entretoise, de manière
à former ttne sorte de biplan
double, avec dispositif d’équi¬
librage à l’avant et gouver¬
nail de direction à l’arrière.
L’inclinaison de la voilure
peut varier de o« à 30“. Au
démarrage, l’inclinaison d’a¬
bord très faible pour réaliser
une grande vitesse pourra être portée à 1 5" pour l’envol.
A l’atterrissage, l’inclinaison,’normalement voisine de 7»,
sera progressivement augmentée en diminuant la pttis-
satice du moteur jusque vers 1 5" '. vile sera portée au
itiaximtttn 30" en coupant l’allumage au montent de
preitdre coitl act avec le sol.
Hélice à pas variable et à réglage automatique du
maximum de poussée. — Il est très important au point
de vtte de la bonne- utilisation des moteurs d’avoir des
hélices dont les ailes soient maintenues automatiquement
dans une inclinaison donnant le maximum de poussée
correspondant à la vitesse de l’aéroplane. Diverses
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Editeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
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Bezançon, Boinet, Boulloche, P. Carnot, Cartaz, Castex, Chauffard, P. Claisse, Claude,
Courmont, Cruohet, Dejerine, Deschamps, Dupré, L. Fournier, Gaillard, Gallois, M. Garnier,
Gauciier, Gilbert, Gouget, Grasset, Gulart, Hallopeau, Hayem, Herscher, Hudelo,
Hutinel, Jacquet, Jeanselme, Klippel, M. Labbé, Lancereaux, L. Landouzy, Lannois,
Laveran, Le Fiir, Le Noir, Lereboullet, Letuile, L. LevI, Lion, Marfan, Marie, Marinesoo,
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3 . Fièvre typhoïde, 5® tirage (240 pages, 16 figures) . 4 »
4. Maladies parasitaires communes à l’Homme et aux Animaux (Tuberculose, morve, charbon, »
rage, etc.). Nouveau tirage (566 pages, 81 ligures) . 10 »
5. Paludisme et Trypanosomiase, 4® tirage (124 pages, 13 figures) . 2 50
6. Maladies exotiques, 3® tirage (440 pages, 29 figures) . 8 »
7. Ma/adfes péiténeMiies, 4® tirage (318 pages, 20 ligures) . 6 »
8. Rhumatismes et Pseudo-Rhumatismes, Wxage 'çages, 18 figures) . 3 50
9. Grippe, Coqueluche, Oreillons, Diphtérie, iirage (l'ji -pages, 6 bgme^ . 3 50
10. Streptococcie, Staphylococcie, Pneumococcie, Colibacillose, etc., y tirage . 3 50
11. /«loiTîco/îOws, 2® tirage (352 pages, 6 figures) . 6 »
12. Ma/adî«s de la «idnlto» (diabète, goutte, obésité), 2® tirage (378 pages, 15 ligures) . 7 »
13. Caticer (662 pages, 1 14 ligures) . 12 »
14 . Maladies de la Peau (508 pages, 180 lig) . 10 »
15- Maladies de la Bouche, du Pharynx, etc., 2® tirage
(276 pages, avec figures) . 5 »
t6. Maladies de l’Estorhac.
17. Maladies de l'Intestin, 2® tirage (501 pages,
79 ligures) . 9 »
18. Ma/adî'es d« PériVoitie (324 pages, lig.). 5 »
19. Maladies du Foie et de la Rate.
20. Maladies des Glandes salivaires et du Pancréas
(342 pages, avec 60 ligures) . 7 »
21. M Radies des Reins (462 pages, 76 lig.). 9 »
. 12 » 26. Maladies du Sang.
80 lig). 10 » 27. Maladies du Nez et du Larynx (277 pages,
ar, etc., 2® tirage ^ 65 figures) . . . . . . .,. .... 5 »
. e ), 28. Sémiologie de l Appareil respiratoire (iqb çagcs,
93.figures) . . 4 »
„ , 29. Maladies des Poumons et des Bronches {S60 pages,
le (501 pages ^ . \ ;
■' fie i s » 3°' P^^tires et du Médiastin.
’’ ' 31. Sémiologie nerveuse {620 pages, 122 üg.) . X2 «
, _ ^ 32 . Maladies de l’Encéphale,
et du Pancréas 3^ . Maladies mentales.
...... 7 » . Maladies de la Moelle épinière (839 pages,
ofig.). 9 » ,^2o figures) . 16 «
’2. Maladies des Organes génito-urinaires, 3® tirage 35. Maladies des Méninges.
(458 pages, 67 figures) . 8 » 36 . Maladies des Nerfs périphériques.
23. Maladies du Cœur . 37. Névroses.
24. Maladies des Artères et de l’Aorte (472 pages, 38. Maladies des Muscles (170 pages) . 5 *
63 ligures) . 8 » 39. Maladies des Os.
25 . Maladies des Veines et des Lymphatiques. 40 . Mal. du Corps thyroïde et des Capsules surrénales.
Le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique est le premier ouvrage français qui paraisse en fascicules
séparés, formant chacun un tout complet, et constituant ainsi en même temps que te livre de médecine complet du
savant, le guide journalier du praticien. Le succès considérable qui a accueilli cette innovation a obligé les éditeurs
à faire mieux encore; aussi chaque nouveau fascicule est-il en progrès sur les précédents par ses qualités pratiques,
sa mise au point exacte de la science actuelle et aussi par sa forme, notamment par son illustration toujours plus
développée.
MM. Gilbert et Thoinot ont voulu que le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique soit le Traité de
Médecine perpétuel du XX‘ siècle ; aussi grAce à la haute compétence des collaborateurs, suivant l’énorme mouve¬
ment scientifique actuel, le Nouveau Traité de médecine est perpétuellement mis au courant. A chaque tirage
les fascicules sont revus en tenant compte des derniers progrès scientifiques.
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27 fascicules étaient en vente au i®® octobre 1910.
isi en même temps que le livre de médecine complet du
rable qui a accueilli cette innovation a obligé les éditeurs
en progrès sur les précédents par ses qualités pratiques,
sa forme, notamment par son illustration toujours plus
- IX -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {SuiU)
solutions ont été proposées : 1° Le système des hélices
flexibles, de M. Louis Bréguet.
Les ailes sont formées de toile caoutchoutée tendue
sur des côtes flexibles en acier à ressort. Ces ressorts sont
établis de manière que, sous l’effet combiné de l’effort
du moteur et de la résistance de l’engin, ils fléchissent
d’une quantité telle qu’aux différentes vitesses, l’angle
d’attaque de l’hélice soit celui qui donne le maximum de
poussée.
Dans un nouveau dispositif d’héliee à trois branches, le
même résultat est obtenu en rendant chaque pôle mobile
autour de trois axes avec articulations élastiques.
Ou ne peut, bien entendu, obtenir ainsi que des solu¬
tions approchées du problème ;
2“ Le système des hélices à régulateur à force centri¬
fuge de M. Capon.
Les ailes .sont mobiles et leur inclinaison est réglée par
im régulateur à force centrifuge. Ce système est simple,
mais le réglage se fait d’après la vitesse du moteur et non
d’après celle de l’engin ;
3“ Le système des hélices à régulateur électrique, de
M. Riester Picard.
L’inclinaison des pales de l’hélice est variable et main¬
tenue automatiquement par un régulateur éleetrique
dans la position correspondant au maximum de poussée
réel de l'hélice mesuré dans un pot de compression placé
an palier de l’hélice. En réalité il y a oscillation continue
du régulateur et par suite de l’inclinaison des ailes autour
de la position qui correspond au maximum de poussée,
mais cette oscillation est à amplitude et à périodes très
courtes. Ce système donne donc une solution théorique¬
ment parfaite du problème. Sevarus.
CHRONIQUE DES LIVRES
Traité élémentaire de physio¬
pathologie clinique, par le
professeur J. Grasset, 2 vol. gr.
in-8 de 750 et 1010 pages. Couîet
et fils, édit., à Montpellier. 1910-
1911.
Ces deux volumes sont la publi¬
cation du cours de pathologie géné¬
rale fait par le professeur Grasset
à la Faculté de Montpellier pendant
les années 1909 et 1910. I,e titre
même indique nettement le plan et
la tendance générale de l’ouvrage :
c’est l’étude des processus morbides
d’après les bases physiologiques.
Plus exactement, c’est l’étude si¬
multanée de l’homme sain et de
l’homme malade ; la physiologie et
la pathologie se prêtant aide et
assistance pour la compréhension
plus nette des phénomènes de la
vie soit normale, soit déviée par la
maladie. Et cette phrase de Claude
Bernard que le professeur Grasset
inscrit au début de son livre ne sou-
ligne-t-elle pas magistralement ce
programme : « Il n’existe qu’une
science en médecine et cette science
est la physiologie appliquée à l’état
sain comme à l’état morbide ».
Le professeur Grasset proclame
l’avènement du penser physiologique
en médecine « qui doit remplacer le
penser anatomique comme base de
la science de l’homme ». AvecMeige,
il déclare « que la tyrannie du
cadavre est fortement ébranlée... *
La définition de la pathologie gé¬
nérale proposée par Grasset montre
l’ampleur du .sujet : « c’est la syn¬
thèse de la médecine ; basée exclusi¬
vement sur les classifications et les
principes physiologiques, elle étudie
le fonctionnement de l’homme à
l’état normal et pathologique ; elle
se confond avec la physiopathologie
de l’homme ».
L’auteur reste fidèle à cette
conception élevée. Dans le premier
volume, il traite des fonctions diges¬
tives, respiratoires, circulatoires et
de leurs modifications morbides, des
maladies de la nutrition, des troubles
des sécrétions.
Dans le second volume sont envi¬
sagées les défenses de l’organisme,
les injures qui lui sont faites par les
agents extérieurs : la chaleur, la
lumière électrique et les poisons, les
microbes, etc., et les réactions de nos
cellules en face de ces agents nocifs.
Les grands problèmes de l’infection,
de l’immunité, de l’anaphylaxie, de
la régulation thermique, de l’iu-
flaramation, des tumeurs sont large¬
ment exposés dans ce volume.
Chacune de ces études est faite
d’après les travaux les plus récents.
Dans ce travail, le professeur
Grasset fait oeuvre de médecin érudit
mais il fait plus : son livre est celui
d’un penseur qui a largement réflé¬
chi aux phénomènes de la vie et
aux perturbations que leur apporte
la maladie. Jean Camus.
Formulaii'e des médications
nouvelles pour 1911, par le
Dr H. Gieeet, ancien interne des
hôpitaux de Paris, 0‘' édition,
I vol. in- 18 de 300 pages, avec
figures, cartonné : 3 francs. J. -B.
Baillière et fils, à Paris, 1911.
M. Gillet nous donne une nou¬
velle édition du Formulaire des
médications nouvelles. C’est un nou¬
veau succès apprécié d’avance par
les praticiens qui tirent profit de ce
petit manuel si commode à consul¬
ter. Il s’agit cette fois d’une refonte
complète, de façon à répondre à
l’actualité en thérapeutique. L’ordre
alphabétique est observé, et la
lettre A nous fournit toutes les
inédic.atious : anticancéreusc, anti¬
diabétique, antigoutteuse, antiué-
vralgique, antiscléreuse, antituber¬
culeuse, etc.
Compliments à l’auteur et à l’édi¬
teur. Cornet.
Les fonctions digestives, par
le D' Bardier, professeur agrégé
à la Faculté de médecine de Tou¬
louse. 1 vol. in-i8 de 300 pages,
S fr. Encyclopédie scientifique. O.
Doin et fils, édit., à Paris, ign.
Le Df Bardier, bien connu par une
série de travaux intéressants, vient
de résumer, sous forme didactique,
l’ensemble des recherches récentes
qui ont eu pour but l’étude des
fonctions digestives. Il décrit suc¬
cessivement les fonctions chimiques
(aliments, ferments solubles, organes
et sucs salivaire, gastrique, intestinal,
pancréatique, biliaire) ; puis les fonc¬
tions motrices (déglutition, mouve¬
ments de brassage et de traversée
gastrique ; mouvements intestinaux,
défécation) ; enfin les fonctions d’ab¬
sorption vis-à-vis de l’eau et des
sels, des hydrates de carbone, des
protéiqxtes et des graisses. A propos
de ces diverses parties, il met en relief
les faits nouveaux et importants et
permet ainsi au lecteur de se mettre
au courant des travaux les plus
récents. P. Carnot.
Les albuminuries et leur trai¬
tement, par le D' Arthur Le-
CEERCQ. 1 vol. in- 18 de 264 pages.
0. Doin et fils, édit., à Paris, 1911.
Ce volume est le quatrième d’une
série .dans laquelle l’auteur. a réuni
les affections qui selon lui résument
les maladies de la cinquantaine, c’est-
à-dire l’artériosclérose, les maladies
du coeur, le diabète, les albuminuries.
Dans cet ouvrage, tout en exposant
la plupart des notions actuellement
acquises sur la question coiniilexe
des idbuminuries, le Dr Leclercq fait
œuvre personnelle en mettant en
relief des idées qui lui sont chères et
qu’il a déjà défendues dans ses pré¬
cédents ouvrages. Il discute notam¬
ment à maintes reprises l’influence
du foie dans la production de cer¬
taines albummunes. dans la genèse
de l’artériosclérose et expose sa
conception du rôle de l’urémie et de
l’hypertension artérielle dans la pro¬
duction des diverses complications
des néphrites. Toute la seconde partie
du volume est consacrée au traite¬
ment et l’auteur y a rassemblé
nombre d’utiles données soit sur les
réglementations du régime des albu¬
minuriques, soit sur le traitement
médicamenteux à instituer.
P. Lereboui,i,eï
— 431 —
— X —
— XI —
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES
LA LEÇON D’OUVERTURE DU P' WIDAL
Vendredi lo mars, à cinq heures, la Faculté de mcdeciiie
avait pris un air de fête pour l’inauguration du cours du
professeur Widal, iinpatienimcnt attendue depuis long-
' Aussi, bien avant l’heure, se pressait à la porte la file
des autos ronflants ; les maîtres, les amis, les élèves
s’entassaient dans un amphithéâtre déjà comble et s’y
casaient tant bien que mal ; lorsque le jeune maître
apparut, il fut reçu par des acclamations enthousiastes
et nourries :
« Messieurs, je suis profondément ému par cet accueil,
il témoigne d’une approbation sans laquelle il n’y a pas
de réelle investiture.... » Ainsi, commença le nouveau
])rofesseur qui, presque immédiatement aborda l’éloge
de son prédéees.seur, le si sympathique et si regretté
Brissaud ; il le campa, de main de maitre, tel que
chacun de nous l’a aimé ; « Le veston boutonnant haut,
en forme de vareuse à la manière des artistes, les longs plis
d’une lavallière qui s’échappaient d’un col largement
rabattu contribuaient à donner à sou allure cette sim¬
plicité et cette pointe de fantaisie qui
étaient parmi les raisons de son
charme. Doué d’une intelligence uni¬
verselle, il était instruit eu tout ; il
n’est pas un domaine de la médecine
qu’il n’ait exploré ; il n’est pas un
problème scientifique ou social qui ne
l’ait tenté, pas une manifestation de
l’art ou de la pensée qui ne l’ait fait
Après avoir passé eu revue l’œuvre
de Brissaud, le professeur Widal en¬
tama l’éloge de son Maître, le pro¬
fesseur Dieulafoy, qui a récemment
quitté l’École et qui, avant d’occuper
la Clinique de l’Hôtcl-Dieu, avait,
longtemps et avec un immense succès, illustré la chaire
de pathologie interne. Il sut mettre dans ses paroles avec
une grande chaleur affectueuse, un réel bonheur d’expres¬
sion, et l’amphithéâtre tout entier, par scs applaudisse¬
ments ininterrompus s’associa si bien à cet éloge, qu’il
en fit une véritable apothéo.se en l’honneur du maître
descendu hier de sa chaire, en pleine vigueur, eu plein
talent. La leçon d’adieu que Dieulafoy n’avait pas voulu
faire, ce fut son élève Widal qui la lui fit ; mais ce fut
surtout le public qui la contresigna et qui lui donna sa
signification émue et reconnaissante.
« Personne n’a, plus que Dieulafoy, l’éloquence de
l’enseignement. Il possède au suprême degré l’art do
donner le relief aux choses, de dégager la formule qui sai¬
sit, de présenter l’image qui fascine....
« Ici, au cours de pathologie interne, les malades n’é¬
taient pas présentés, comme plus tard à la clinique de
l’Hôtel-Dieu ; mais, grâce à sou prodigieux talent, on les
connaissait aussi bien que si ou les avait vus. Il évoquait
leur aspect eu des images si impressionnantes qu’on avait
l’illusion d’avoir constaté soi-même les symptômes
qu’il décrivait ; il les faisait dialoguer en des termes si
saisissants qu’on croyait avoir recueilli leurs plaintes ;
leur souvenir ne pouvait plus sortir de la mémoire ».
Telle est bien, eu effet, l’impression qu’ont gardée tous
ceux qui ont assisté aVix cours de Dieulafoy.
Puis le professeur a exposé, eu quelques phrases,
l’utilité du cours de pathologie interne qu’il est chargé
de faire : il l’a fait en terme,s heureux, ce qui n’était pas
superflu, étant données les idées actuelles sur l’inu¬
tilité des enseignements théoriques.
(I I.es livres de pathologie sont des sources de rensei¬
gnements où vous pouvez trouver réponse aux questions
de détail que soulève l’étude théorique des maladies.
Mais, ici, ce qu’il faut, avant tout, c’est mettre en pleine
lumière les parties saillantes d’une question et en faire
ressortir la portée générale; c’est insister sur certains
faits qui éclairent toute l’histoire d’une affection et qui en
sont comme les notions fondamentales : enseigner, c’est,
avant tout, choisir et simplifier. I,e livre ne parle pas, et,
sur les pages que vous retournez, la pensée est figée dans
une expression immuable ; le livre est inanimé : la leçon,
c’est la vie ; tout doit être mis eu œuvre jusqu’à ce
qu’ait pénétré dans votre pensée l’idée qui doit s’y fixer....
J e ferai de mon mieux pour vous donner de ehaque mala¬
die une vision d’ensemble claire et préeise, et je m’effor¬
cerai sans cesse de vous faire suivre le mouvement gran¬
diose qui entraîne la médecine vers des destinées toujours
plus élevées. Nul spectacle n’est mieux
fait pour susciter en vous cet éveil qui.
suivant la parole de Renan, est ce (pii
importe le plus dans l’éducation. »
Et, pour susciter d’ores et déjà
cet éveil, le Maître décrit, en une
vision large et élevée, ce qu’est deve¬
nue la Médecine en ces denjiéres an- :
nées. Il la montre empruntant à toutes
les seiences leurs méthodes et leurs
progrès, étudiant successivement la
structure et le fonctionnement des
organes, puis des cellules, puis des
organites intracellulaires, jusque dans
le domaine des actes moléculaires.
Il la montre empruntant à la bacté,
riologie ses méthodes, expliquant par la physico-chimie
les affinités des substanees toxiques et médicamen¬
teuses. « C’est dans le domaine des actes élémentaires
de la vie, dans le monde de la chimie moléculaire et de la
chimie physique que la médecine trouvera l’explication
dernière des phénomènes pathologiques. Tout, en nous,
.se réduit aux réactions des molécules ou de leurs agré¬
gats ; rien ne se produit dans notre organisme qui n’ait
pour fondement une mutation de matières, une transfor¬
mation d’énergie, un acte de nutrition.... C’est parce
qu’elle s’attaque au problème de la vie et s’efforce d’en
pénétrer le mystère que la médecine est, de toutes les
.sciences, la plus passionnante.
« Elle n’en serait pas la plus noble si elle ne cherchait,
dans toute découverte, un moyeu de .soulager la souf¬
france humaine. »
Telle est la belle conclusion de cette magistrale leçon :
elle agite, en termes élevés, les plus nobles problèmes
de la Médecine: elle emprunte une portée particulière à
la personnalité même du Savant qui l’a prononcée, à sa
méthode, à sa discipline et à sa rigueur scientifiques, à
sa vision des faits toujours exacte et heureuse, toutes
qualités qui ont abouti à tant de belles et utiles décou-
— 433 —
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— XII
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- XIII -
LES GRANDS MÉDECINS
E. BOUCHUT (181 SH 891)
Eugène Bouchuï a laissé les traces impérissables
d’une grande activité médicale et scientifique. Né à
• Paris le i8 mai i8i8, il fut interne et médaille d’or des
Hôpitaux (1842), chef de clinique à l’Hôtel-Dieu {1848),
médecin du Bureau Central en 1849, agrégé de la Faculté
de médecine en 1853. Il fut deux fois lauréat delà Faculté,
trois fois lauréat de l’Institut. Plus tard il devint médecin
en chef de la maison d’Éducation de la Légion d’honneur,
de même qu’il reçut la cravate
de Commandeur de la Légion
d’honneur.
BouciiuT se confina de bonne
heure dans la Pédiatrie. Après
avoir été à la Pitié, comme méde¬
cin des Hôpitaux, il s’affirma
surtout, comme médecin d’en¬
fants, à l’hôpital Sainte-Eugénie,
(devenu depuis l’Hôpital Trous¬
seau) et à l’Hôpital des Enfants-
Malades. Les nombreux tra¬
vaux ou mémoires qu’il a laissés
(on en compte plus de 100)
portent sur des sujets de Pédia¬
trie ; Traité des maladies des
nouveau-nés, des enfants à la
mamelle, et de la seconde enfance
(7' édition en 1879), Hygiène de
la première enfance. Nouvelles
recherches sur les lois de la mor¬
talité des enfants. Traité de dia¬
gnostic des maladies du système
nerveux des enfants par l’opthal-
moscope. Mémoire sur la trans¬
mission de la syphilis constitu¬
tionnelle des nouveau-nés aux
nourrices. Mémoire sur l’hygiène et l’éducation physique
des enfants, etc., en taisant, faute de place, des travaux
sur l’hygiène publique et la pathologie générale.
Citons encore, toutefois, le Dictionnaire de théra¬
peutique médicale et chirurgicale (en collaboration avec
Desprès), ainsi que la Clinique de l’Hôpital des Enfants-
Malades (1883). Car BoEchut eut la passion de l’ensei¬
gnement. Il fit un cours de Pathologie Interne, à la
Faculté, en remplacement du professeur Duméril (en
1857 et 1860), et de nombreux cours libres, tant à
l’Ecole pratique, sur la l’athologie interne, la Patho¬
logie générale, et l’histoire de la Médecine, que dans les
Hôpitaux de la Pitié, des Enfants-Malades et Sainte-
Eugénie, où ses leçons cliniques sur les maladies de
l’Enfance étaient des plus suivies.
C’est assez montrer, pensons-nous, que Boucnu’r
était un de ces esprits de haute et forte culture dont
l’activité ainsi que la curiosité scientifiques sont, pour
ainsi dire, sans hmites. On en saisit une nouvelle preuve
dans cet ouvrage philosophique publié en 1876 par Bou-
chut, sur la Vie et ses attributs, où l’auteur ne cache pas
ses idées nettement spiritualistes,
et s’efforce, en opposant Platon
à Épicure, Hippocrate et Galien
à Asclépiade, Buffon à Lucrèce,
Pasteur à Claude Bernard, de
résoudre la fusion délicate et dif¬
ficile, du vitalisme et de l’organi¬
cisme. Ce livre est destiné surtout
aux élèves << qui doivent commen¬
cer leur carrière médicale par l’é¬
tude approfondie de la nature de
l’homme ».
Hélas, si Boucnu’r vivait
encore, il aurait peine à consta¬
ter combien nos étudiants sont
mal préparés, par l’insuffisance
des études prémédicales actuelles,
à commencer leur scolarité par
des spéculations philosophiques.
Dr HoRn.
N. B. — Il nous est agréable
de rappeler ici qu’il y a plus de
trente ans existait un journal
ayant pour titre Paris Médical,
et que dirigeait BoucHUT (i).
(i) Cet ancien Paris Médical, qui disparut ù la mort de
Bouchut, fut fondé en octobre 1875 par le D' J. A. Fort,
professeur libre d’anatomie. J. A. Fort en fut le rédacteur en
chef jusqu’en 1879, époque à laquelle le journal, alors d'un
format réduit (petit in-8), passa entre les mains de Bouchut.
On lit en effet dans le numéro du 5 juin 1879, sons la signature
de ce dernier : « A partir de ce jour, je prends la direction de
« Paris Médical en lieu et place de mon ami « M. le D' Fort,
complètement absorbé par la préparation de s ses excellents
conrs d’anatomie ».
CURIOSITÉS
Le prix d’un homme. — Un médecin berlinois vient de
calculer la somme quisuffiraitpourreconstruiro un homme,
d’après les dernières données delà science et de l’industrie.
Une paire de bras de bonne qualité coûte environ 350 fr.
La même paire de bras avec mains articulées revient ù
875 francs. Une paire de jambes vaut 700 francs,. Le prix
d’un nez convenable varie entre 400 et 500 francs. Il est
possible de livrer une paire d’oreilles avec résonnateurs
pour une bagatelle de 700 francs environ, et un dentiste
vous fournira pour 300 francs un excellent râtelier. Deux
yeux artificiels perfectionnés ne peuvent être vendus au-
dessous de 150 francs. ,
Bref, pour avoir un homme au complet, il faüt débour¬
ser quelque 3 000 francs. Le docteur allemand ne garan¬
tit pas d’ailleurs que le tout réuni puisse réaliser cette
chose mystérieuse : la vie.
tÙM [Eevue internationale illustrée).
Préceptes d’hygiène musulmane. — On trouve dans les
Archives de thérapeutique des préceptes arabes, tirés du
philosophe Sim Khalii. (mort en 767 de l’héçire).
Il faut par exemple, que, chaque vendredi, l’homme
accomplisse les dix choses révélées ù notre Seigneur Ibra¬
him, ou quelque.s-unes du moins, s’il ne peut les accom¬
plir toutes.
Ces dix prescriptions sont :
1“ Subir la circoncision ;
2“ Faire la grande ablution pour l’homme ;
3“ Faire la grande ablution pour la femme ;
40 Faire usage du koheul pour les yeux ;
5“ Faire usage du henné pour la peau ;
6“ Faire usage du souaq pour la bouche ;
7“ Se couper les ongles ;
8“ Se raser les parties que la nature a voilées ;
9“ S’arracher les poils des aisselles ;
1 0“ Se couper les moustaches à là hauteur de la lèvre
supérieure.
435 —
Dissout 92 /o des Composés
de l’Acide urique
Réduit les Déchets uraliques
(en stimulant l’activité hépatique)
par la Citrate de Soude à l’état naissant.
VARIÉTÉS
Inscription entourant ie médaillon : Gaspar Bauliiii,
lie Bâle, docteur, arclilâtre de cette, république et pro¬
fesseur ordinaire à l’académie, la cinquante-quatrième
décrite par Varole, qui mourut en isyCi. « I^our
cher, dit en substance Varole, le reflux des matiè
gros intestin dans le grêle, éviter les perturbatic
l'absorption du chyle et les vomissements sterco
qui pourraient se produire à la suite de violentes
pressions abdominales, il existe, au niveau de rab(
ment de l’iléon dans le côlon et marquant la termii
de celui-là, une certaine membrane, qiiain ego cj
inveutor oi>icucur,uii Ji
pcllo ».
Gaspar Bauhin est d'a
loin d’être originale ; i
compose de larges eni]
faits à \'ésale, à Em
à Fabrice d’Aquapen
dont il a reproduit les
IyO recueil publié j
fameux graveur Jean
dore de Tory, de Frai
sous le titre de Vivœ im
partiuHi..., renferme les
res de la seeonde éditi
Théâtre anatomique, qi
posés les instruments de l’opé¬
rateur : mailles et ciseaux à froid, scie, tenailles coupantes,
pinces porte-fils à ligatures, couteaux, scalp :;ls et rasoirs
de dimensions et d’ formes variées, ciseaux à branches
droites, sonde, stylet, écarteur, et une éponge pour étan¬
cher les liquides.
Le nom de Bauhin est associé dans la mémoire des étu¬
diants et des médecins à la valvule iléo-cœcale. Bien que
cet observateur, au lâvre i de son théâtre anatomique,
chapitre XVII, de Intestiuis, prétende l’avoir décou¬
verte en ispg, elle avait été vue déjà et minutieusement
le volume.
Ga.spar Bauhin éta
d’un médecin d’Amiens
Bauhin, qui, s’étant r
la Réforme, dut fuir i:
les persécutions religiei
se réfugier à Bâle.
d.. «..«/.ÙMfigurê 0. “
d’exercer le métier de c
teur de la célèbre imprimerie de Froben. Il nenéglig
néanmoins l’exercice de sa profession _et_acqult..uni
réputation qu’il devint doyen du Collège des méi
de la ville.
Né en i.;5o, à Bâle, so i fils Gaspar'alla étudicr la
cine à l’adoue, à Montpellier et à l’aris.]
De retour dats sa ville natale, il y enseigna succ(
ment la médeci le, l'anato nie et la botanique. Il n
en 1624.
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XIX —
DIÉTÉTIQUE
RÉGIME DES ENFANTS
ARTHRITIQUES
{H. Legrand, d’Aniiciis)
Menu hcbdomadair -, Dininnc/w :
IJÉJKUNER ( T 2 heures). I côtelette
de mouton grillée (6o gr. ) ; Ho grammes
purée de pommes de terre; .;o gram¬
mes crème renversée à la vanille,
5 O grammes pain grillé ; eau : i verre.
— Dineu (7 heures). loo grammes
potage purée de carottes ; i œuf en
cocotte à l’eau; 6ü grammes laitues
à la crème ; l grappe de raisin ;
50 grammes pain grillé ; eau ou
infusion : i verre.
r.tindi : Déjeuner. 60 grammes
1)lanc de poulet rôti; l artichaut
.sauce mou.sseline; 50 grammes char¬
lotte aux pommes ; 50 grammes
pain grillé ; eau ; : verre. — DinER.
100 grammes potage crème d’orge;
I œuf poché à la chicorée ; 50 gram¬
mes compote de cerises ; 50 gram¬
mes pain grillé ; eau : i verre.
Mardi : IJÉjEUNER. 60 grammes
sole houillie à la sauce blanche ;
50 grammes nouilles au beurre;
1 grappe de raisin; 50 grammes
pain grillé ; eau : i verre. — Dîner.
100 grammes potage purée de pom¬
mes de terre ; 60 grammes soufflé de
cardons; 50 grammes maimelade de
poires ; 50 grammes pain grillé ; eau :
Mercredi : DEjeunER. Omelette
(3 œufs) aux laitues ; 60 grammes
choux-fleurs à la sauce blanche;
I tartelette aux fruits ; 50 grammes
pain grillé ; eau : i verre. — Dîner :
100 grammes bouillon de poule;
50 grammes grenouilles au naturel;
I pomme de terre au four; i pêche
bien mûre ; 50 grammes pain grillé ;
Jeudi ; DEjEUNER. 60 grammes filet
de bœuf rôti ; 60 grammes endives an
jus ; 50 grammes compote de reincs-
claude; 50 grammes pain grillé;
eau : i verre. — Dîner, i 00 grammes
potage crème de laitues; 50 grammes
ri/, au lait; 40 grammes gelée de
pommes; 50 grammes pain grillé;
Vendredi : DEjei^ner, 60 gram¬
mes perche bouillie à la sauce blan¬
che; 60 grammes purée de concom¬
bres ; 1 pot de crème à la vanille ;
50 grammes pain grillé ; eau : i verre.
— Dîner, ioo grammes potage
purée de potiron ; 50 grammes soufflé
à l’arrow-root ; 50 grammes fromage
frais à la crème ; 50 grammes pain
grillé ; eau ; i verre.
Samedi : DEjeuner. 60 grammes
escalope de veau grillée ; 60 grammes
salsifis eu purée; ^ogrammes compote
de pommes; 50 grammes pain grillé;
eau : i verre. — Dîner, i 00 grammes
potage crème de laitues; no grammes
pudding de sagou ; i banane ; 50
grammes pain grillé; eau : i verre.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
inhalations prophylactiques.
Dans la phtisie pulmonaire, le
DI ConE’Toux conseille : Fumiga¬
tions fréquentes des locaux occupés
par des agglomérations, avec la mix¬
ture suivante que l’on fait brûler
dans une cuillère de fer, une seule
cuillerée le soir pour une chambre
ordinaire ;
Créosote de hêtre . 10 grammes.
Essence d’eucalyptus . . 5 —
Formol . 5 —
Alcool à 95“ . 150 —
Lorsque cette médication, par sa
répétition, entraîne la sécheresse de
la toux, on la remplace par la mix¬
ture suivante :
.\cide lactique .
Acide acétique.
.A.cide benzoïque
Alcool û 95°. . . .
Mixture expectorante :
Essence d’année. . . i gr. 60.
— de genièvre 3 grammes.
— de sauge . . I gramme.
•■Ucool à 95" . Q. S. p. 130 c. c.
Mixture balsamique : '
Essence d’eucalyptus 4 grammes.
— de serpolet. . 3 —
— d’hj’sopp ... 2 —
— de cubèbe. . . 2 —
Alcool à 95“ . Q. S. p. 120 c. c.
10 grammes.
150 —
Mixture sédative :
Essence de s.auge . . 2 grammes.
— marjolaine. 2 —
. o«.4o
Alcool à 95“ . Q. S. p. 130 c. c.
Contre les vomissements des
tuberculeux.
Prendre 5 à 6 gouttes de la solu¬
tion suivante, au commencement
du repas :
.Alcool rectifié . 1
Teinture d’iode . ( ââ 5 grammes.
Acide phéniciue pur.. . . )
ou bien 5 à 6 gouttes également de :
Menthol . o»',25
Alcool rectifié . 10 grammes.
ou encore, dans une plus grande
quantité d’eau :
.Alcool rectifié . 10 grammes.
C.aïacol synthétique. .. . 2 —
(Professeur Marf.AN.)
Contre la sciatique.
Donner après chaque repas, ainsi
qu’au coucher, une des capsules :
Acide arséiiiqiic . oeqoa
Pyrosphosphate de fer so¬
luble . 4 gr.ammes.
Salicvlate üe quinine - 2 —
Aloïne . . . . . ow.io
Soufre précipité. . 4 grammes,
M. f. ,s. a. 30 capsules.
(J. SlIOEMAKEH.)
Contre la fissure à l’anus.
T oucher légèrement avec un crayon
de sulfate de cuivre ou de nitrate
d’argent mitigé : suppositoire avec ;
1“ Extrait de rataiihia. . . ow.so
Beurre de cacao - - 2 grammes.
Beurre de cacao . 2 grammes.
On peut encore faire des onctions
intra-anales avec :
1" Extrait de rataiihia. . i grammes.
Vaseline . 15 _
2“ Chlorhydrate de co¬
caïne . OW,20
Vaseline . lo grammes
Si ces moyens échouent, on aura
recours à la dilatation forcée avec le
doigt.
(DI COMBY.)
Contre la bronchite fétide.
-Acide thymique . I gramme.
— iihéiiiqiie . 5 grammes
-Alcool à 50 . 20 —
Eau disiillée . loo _
F. s. a. pour inhalations.
Otite moyenne aiguë
Késorcine . o'biS
Stovaïne . o«i.2o
Glycérine . 30 grammes..
F. s. a. VI à VIII gouttes tiède
dans l’oreille toutes les deux heures.
Laurens.
441
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1) autre part, en raison de leur utilisation e.\treineineiit
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V Analyse des Urines
simple, l'achat du ces trousses sera conseillé avec grand
prolit aux inalailes eux-mêmes, qui pourront de la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu'il conviendra, des varia¬
tions de composilion de leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible do surveiller de très près leur .arniienlation,
de contrôler l’inlluence de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appel aux
soins médicaux dès ([ue ce taux aura subi une idévation.
Ces Trousses urolo'dques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collatiorateurs pour le
médecin. Kn deliors do l'exaelilude absolue de leurs rèsiil-
liils, elles présentent encore ravanlagc d'une grande inodi-
cilé du prix : chaque analyse revient à environ 0 fr. i5.
Ces trousses exisicnt sous trois modèles dill'érents ;
f TROUSSE INDEX “ La Dosurine ", deslinée à
rechercher si Turino renferme ou non de l'albumine ou du
2" TROUSSE A “ La Dosurine ", destinée à doser
Talhumine contenue dans l'urine ;
3" TROUSSE D “ La Dosurinet ” de.stinéc h doser
la ([uantité du sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est de !1 francs (franco .'î l'r. 30).
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Responsabilité ophtalmologique
Je vous ai parlé du procès intenté par un médecin à
, son confrère professeur d’oculistique dans une très grande
ville de France au sujet d’une opération qu'il aurait subie
malgré lui. Cette opération était la sclérectomie avec
iridectomie périphérique que le plaignant qualifiait
d’opération trop nouvelle. Voici un extrait du jugement
rendu qui déboute le demandeur de sa demande en
150.000 francs de dommages-intérêts et refuse d’accorder
d’autre part à la partie assignée le franc de dommages
intérêts sollicité.
« Attendu que le demandeur se borne à vouloir faire
nommer des experts pour rechercher quel était sou état
actuel, quelle intervention chirurgicale il a subie et
quelle en était la raison d’étre et d’autre part faire or¬
donner une enquête.
« Attendu que ni l’une ni l’autre des mesures sollicitées
ne pourraient dans les mesures limitatives où elles .sont
proposées faire apparaître l’élément qui e.st essentiel, à
savoir que le L... eu procédant autrement à l’égard
de X, lui aurait maintenu ou rendu une vision meilleure ;
que cela manquant, c’est-à-dire le moyen de découvrir
le préjudice n’étant pas présenté, l’action serait vaine,
y eût-il eu faute ; que du reste ceci également ne ressor¬
tirait pas suffisamment, que tout d’abord le reproche
de défaut de soins ii’est pas visé avec la précision qui
serait pertinente, que d’un autre côté celui de vice opé¬
ratoire n’est pas articulé de la façon qui conviendrait au
cas où il ne s’agirait ni d’une maladresse commise ni
d’une contre-indication prétendument négligée et où
seulement l’opérateur optant entre deux modes en
aurait pris un, après avoir promis de recourir à l’autre.
« Attendu que les deux méthodes .sont trouvées dans
les ouvrages d'enseignement, que même celle dont l’em¬
ploi est critiqué par le demandeur en ce qui le concerne
est plus particulièrement vantée et conseillée, que le
demandeur avait ainsi en principe le droit de la choisir,
qu’on ne peut douter ni de la haute conscience de ce .spé¬
cialiste, ni de sa connai.ssance profonde de la matière, ni
de son habileté de praticien, ni de son désir de bien faire.
« One partant sa seule faute aurait con.sisté à ne pas
respecter la volonté du malade ; qu’on ne peut admettre
sa .soumission à un ordre, qu’elle eût été coupable de sa
part si tout au moins elle avait été sans réserves. Qu’en
effet ne pouvant prévoir les conséquences il ne pouvait
honnêtement subir les conditions imposées par sou client
qui en somme s’offrait à lui pour être guéri non pour être
obéi ; que au surplus les documents contradictoirement
versés au débat le font apparaître parmi les glaucoma-
teux de moins en moins nombreux, etc. Par ces motifs
rejette la demande ».
Ce jugement est intérc.ssaut au point de vue de la di¬
rection et de la détermination appartenant en totalité
au médecin fait pour « guérir mais non pour obéir ».
D’autre part la question d’opération nouvelle qui semblait
le noeud du procès est écartée puisqu’à la demande en
nomination d’expert chargé entre autres choses de déter¬
miner « quelle opération avait été subie » le tribunal
répond médicalement « que la méthode est plus parti¬
culièrement vantée ».
Des avocats des parties étaient M'‘ Dagoutte et le
bâtonnier Bertin qui se retrouveront vraisemblablement
devant la Cour. ^Iaitre-Onomk.
CONNAISSANCES PRATIQUES
CONSTITUTION D’UN BIEN DE FAMILLE
Définition du bien de famille.
Le bien de famille, prévu par la loi
du 12 juillet 1909, est un immeuble
insaisissable servant d’habitation
à une famille.
Le bien, qui peut être rural ou ur¬
bain, doit comprendre une mai.son
ou portion divise de maison et, fa¬
cultativement, des terres attenantes
ou voisines exploitées par la famille,
des cheptels et immeubles par desti¬
nation, jusqu’à concurrence d’une
valeur globale de 8.000 francs.
Constituant et bénéficiaire. —
Tout chef de famille peut, en prin¬
cipe, constituer un bien insaisissable
à son profit et à celui de ses enfants.
La même faculté appartient à un
tiers, capable de disposer et désireux
de constituer un bien dé famille au
profit d’une autre personne réunis¬
sant elle-même les conditions exi¬
gées par la loi pour le constituer.
La constitution du bien exige l’inter¬
vention d’un notaire.
Acte notarié de constitution.
— Renseignements et pièces à four¬
nir au notaire chargé de la rédaction
de l’acte de constitution du bien ;
I" lîtat civil du constituant, et
s’il y a lieu, du bénéficiaire ;
2" Désignation de l’immeuble,
non indivis, par nom, nature, conte¬
nance, avec références au cadastre ;
3" Estimation de l’immeuble, des
cheptels et immeubles par destina¬
tion affectés par le constituant au
service et à l’exploitation du fonds ;
4“ Indication sommaire de l’ori¬
gine de la propriété ;
.■)“ Police d’assurance contre l’in¬
cendie.
Instruction de la demande.
Procédure. — Le notaire instruit
la demande, s’assure qu’il n’existe
sur l’immeuble ni privilège, ni hy¬
pothèque conventionnelle ou judi¬
ciaire, et dresse l’acte de constitu¬
tion, dont un extrait sommaire
devra rester affiché pendant deux
mois à la justice de paix du canton
et à la mairie de la commune où la
maison est située. Un avis sera, en
outre, inséré deux fois, à quinze
jours d’intervalle, dans un même
journal du département recevant les
annonces légales.
l’expiration du délai de deux
mois, réservé aux tiers, aux créan¬
ciers pour former opposition, le no¬
toire saisi transmet au juge de paix
l’expédition de l’acte de constitu¬
tion à homologuer, accompagnée des
pièces exigées par la loi et le rè¬
glement du 26 mars 1910.
Homologation et transcrip¬
tion. — L’expédition, revêtue de la
mention d’homologation du juge de
paix, doit être transcrite au bureau
des hypothèques ; cette formalité
est indispensable pour la validité de
la constitution. A partir de la trans¬
cription, le bien est insaisissable.
Renonciation et aliénation. —
I.e projiriétoire du bien peut renon¬
cer, à toute époque, à la constitu¬
tion, ou vendre le bien,’ en tout ou
en partie ; mais il doit obtenir, s’il
est marié, le consentement préalable
de sa femme, donné devant le juge
de paix, ou l’autorisation du conseil
de famille s’il a des enfants mineurs.
Différents modes de constitu-
dehors de la constitution du bien
de famille par un acte spécial no¬
tarié, la constitution peut encore
ré.sulter d’un contrat de mariage,
d’une donation ou d’un testament
{olographe, mystique, authentique);
si cet acte ne contient pas les indi¬
cations prescrites par la loi, le bé¬
néficiaire sera tenu de les produire
dans une déclaration faite devant
notaire dans le mois qui suivra l’ou¬
verture du testament. Si l’héritier
ne procède pas à l’affichage d’un ex¬
trait sommaire du testament, le
notaire dépo.sitaire de l’acte sera
tenu d’y faire procéder. Lorsque la
constitution d’un bien de famille
est faite dans un contrat de mariage
ou dans un acte de donation, les
constituants ou les bénéficiaires sont
également tenus de procéder, dans
les fonnes prescrites, à l’affichage
de la partie du contrat ou de la do-
nation relative à la constitution.
Frais. — Les frais de constitution
varieront en général de 60 à 80 fr.
suivant la forme de l’acte, la valeur
du bien et les incidents de la procé-
tlure (expertise, opposition, etc.).
Ils comprennent les honoraires du
notaire et du greffier, le salaire du
conser\’ateur des hypothèques, l’in-
ilemnité allouée à l’expert s’il y a
lieu à expertise, les frais de publicité
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ment et le papier timbré.
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NOUVELLES
Le pr Prenant est élu membre de l’Académie de méde¬
cine. — Né le 6 novembre iSfii, le nouvel ac.-idémicien,
sans être originaire de Nancy, s’y est assis successivement
sur les bancs du lycée, parfois trop peu mobiles à son gré,
sur ceux de la Faculté de médecine et de la Faculté des
sciences dont les maîtres ont laissé en lui un fidèle et
respectueux souvenir, en 1894 enfin dans la chaire d'histo¬
logie de la Faculté de médecine dont les élèves ont toujours
suivi l’enseignement avec une exceptionnelle assiduité,
lîn Hj.'iy, U mort du distingué savant et de l’éminent
professeur Jlathias-Duval ouvrait la vacance de la chaire
d’histologie de la Faculté de médecine de Paris. M. Pre¬
nant, malgré ses préférences natives pour le calme de son
laboratoire et de son amphithé.ître de province, et bien
qu’il eût déjà écarté antérieurement l’idée de sa candida¬
ture éventuelle à la chaire de Paris, ,se sentit cette fois
l’ambition de réussir dans cette succession et eut le bon¬
heur d’être nommé. Il faut dire que sou déracinement
lui fut rendu moins pénible par la sollicitation plus qu’ai¬
mable et flatteuse de plusieurs de ses collègues parisiens,
et qu’aussi sa nomination fut facilitée par des circon¬
stances particulières qui indiquaient nettement au
Conseil de la Faculté le choix d’un professeur se consa¬
crant tout entier à sou enseignement et à sou laboratoire.
Le professeur Pren.\st dans son laboratoire.
(I licho obligcammcnl oimmuniqut par notre confrère ■•/i.vcWsior").
Le Professeur Prenant en effet, selon l’expression
même du rapporteur qui l’a présenté à l’Académie de
médecine, est un « pur », ^uniquement adonné au travail
•scientifique. Il y a entraîné de nombreux élèves, français
et étrangers, qui ont fréquenté .son laboratoire tant à
Nancy qu’à Paris, et dont plusieurs sont aujourd’hui
devenus ses collègues et des histologistes réputés. Fm-
bryologLste et histologiste tour à tour, et même pendant
plusieurs années chef des travaux anatomiques à la Fa¬
culté de Nancy, il a publié un certain nombre de mémoires
d’histologie et d’embryologie, deux tomes d’un traité
d’embryologie, et en collaboration avec MM. Bouin et
Maillard un gros traité de cytologie et d’histologie en
deux volumes. C’est la cytologie qui a été le champ pré¬
féré de .ses investigations ; dans ce domaine il a publié
une série de travaux sur le corpuscule central et le corpus,-
cule intennédiaire, les cellules séminales, les cellules
ciliées, les cellules trachéales, etc.
M. Prenant aime l’enseignement, soit théorique, soit
pratique. Il s’occupe personnellement des travaux pra¬
tiques d’histologie où il se plaît à entrer en contact direct
et cordial avec les étudiants. Il a créé comme complé¬
ment aux travaux pratiques ordinaires un laboratoire
de perfectionnement technique, dirigé par M. Mulon,
agrégé, dans lequel fréquentent en bon nombre des étu-
<liauts et des docleur.s français et étrangers. Estimant
que d’une part l’enseignement théorique de l’histologie,
bien que fondamental, doit être réduit pour les étudiants
en médecine au strict minimum, mais que d’autre part
à côté de l’instruction élémentaire et professionnelle
qu’elle doit aux étudiants, une grande Faculté est ténue
de donner un enseignement scientifique supérieur, il a
fait deux parts de sou cours magistral, et l’a divisé en
cours élémentaire et cours supérieur. Dans ce dernier il
traite des questions telles, que de la mêlée des faits con¬
crets et précis se dégagent des idées générales ayant force
de loi et valeur éducative : telles les « mitochondries et
l’ergastoplasme », les « théories physiques de la mitose »,
le « substratum cellulaire de l’hérédité », les « problèmes
cytologiques généraux soulevés par l’étude des cellules
musculaires ».
Médecins des asiles. Le Conseil municipal de Paris
a pris la résolution suivante :
« I,e Préfet de la Seine est invité à prendre les disposi
tions nécessaires pour que les médecins des asiles de la
Seine actuellement en exercice puissent faire décompter
pour le calcul de liquidation de leur pension de retraite
les années passées par eux dans ces établÊssements en
qualité d’internes. »
De même, <1 le Préfet de la Seine est invité à engager
des pourparlers avec M. le ministre de l’Intérieur pour
que, dans les asiles de la Seine, les fonctions de directeur
et de médecin .soient réunies.
« Les directeurs médecins seront désignés par le Préfet
de la Seine, sous le contrôle du Conseil général, parmi les
médecins en chef des asiles de ce Département, au fur et
à mesure des vacances qui se produisent dans les postes de
directeurs admini.stratifs.
« Pour prévenir tout événement, les crédits néces¬
saires au paiement des traitements des directeurs admi¬
nistratifs ne seront inscrits aux budgets de 1911 des
asiles que pour une période de six mois. »
Salon médical. — Le. deuxième salon médical ; Salon des
A scUpiades s’ouvrira du 26 mars au 9 avril prochain inclus
de neuf heures du matin à six heures du soir, à l’Institut
Berlitz, $ i , boulevard des Italiens. Sont admises à ce salon
toutes les oeuvres artistiques de médecins, internes et
étudiants en médecine, inédites ou ayant déjà été expo¬
sées (peinture, sculpture, pastel ; gravure, art décoratif).
De plus une section de ce Salon sera exclusivement consa¬
crée à une exposition de médailles et d’objets d’art ayant
trait à la médecine (La médecine dans l’Art), f^n appel
tout particulier est adressé à ce propos à nos confrères
collectionneurs pour rehausser de leurs richessses cette
curieuse exposition.
ComiU- d'Honneur : Garikl, professeur à la Faculté de
médecine, membre de l’Académie de médecine. — Gir,-
bkrT, professeur de clinique médicale à la Faculté, mem¬
bre de l’Académie de médecine. — Henneguy, profes¬
seur au Collège de France. Membre de l’Institut. —
WlDAL, professeur à la Faculté, membre de l’Académie de
médecine. — RicheloT, professeur agrégé à la Faculté,
membre de l’Académie de médecine. -- Labbé, profes¬
seur agrégé à la Faculté. - ■ Cabanes, directeur de la
Chronique médicale.
Membres fondateurs ; M. le baron, docteur Henri de
Rot.sschii,d,MM. Girard, Rogier, Galbrun, Mariani.
Bureau : M. le professeur R. Blanchard, de l’Acadé¬
mie de médecine, président de la section de la médecine
dans l’art. M. le professeur agrégé F. Bezançon, président
de la section peinture, sculpture et gravure. Vice-prési¬
dents; MM. Dehérain, Barbillon, Delmont-Bebet,
anciens internes. Secrétaire : Paul Rabibr. Membres du
Comité : MM. Cocqfelet, Sassier, Ferrand.
Pour tous les renseignements s’adresser à Monsieur le
Docteur P. Rabier, .4, rue Saint-lA>uis-en-l’Ile. Paris.
445 —
- XXIV -
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Diabète d'origine digestive et
diabète infectieux. Leur trai¬
tement, par le D' Dei<15age.
1911, in-8, 48 pages. {A. Maloine,
éditeur, Paris.)
La Médecine préventive du
premier âge, -par leD-’ P. Inonde.
1911, I vol. in-i8, de 320 pages,
cartonné 4 francs. {F. Alcan, édi-
Aspects of death and their
effects on the living, as illus-
trated by minor works ofart,
especially medals, engraved
gems, jewels, etc. 1>yF. I’arkes
WEBER, M. A., M. D., 1910, I vol.
in-8, cart. de 160 pages avec
figures. {T. Fisher Unwin, éAitmi,
I/Ondres et Leipzig.)
La morale de l’honneur, par
L. JEUDON, professeur au collège
de Vannes. 1911, i vol. gr. in-8,
de 250 pages, broché, 5 francs.
(F. -ilcan, éditeur, Paris).
L’artériosclérose (évolution, cli¬
nique et traitement), par le
D' Arthur Leceercq, i volume
in-8 de 335 pages, 6 fr.
(Octave Dnin et fils, éditeurs à
Paris.)
Les Arythmies (Leçons recueillies
par le Df Cn. lîSMEiN), par le
D' Vaquez. 1911. i vol. gr. in-8,
de437 pages, avec 48 figures; cart.,
15 fr. (J.-n. liaillière et fils, édi¬
teurs, Paris,)
Précis de médecine légale,
s- édition, par le Dr Cn. Vibert,
avec une introduction par le Prof.
P. llRotTARDEE. igir. I vol. in-8
de 978 pages avec 104 figures,
12 fr. (J.-Ii. BailUhe et fils, édi¬
teurs, Paris.)
CORRESPONDANCE
Le Dr Roxtssee, 84, boulevard des Batignolles, ayant produit du nom « d’Hêmatol » qui serait l’application
appris que des représentants en pharmacie se servaient thérapeutique de ses exposés scientifiques, informe ses
de son nom et de ses travaux surlessénunshémopoiétiques confrères qu'il est complètement étranger au lancement
pour pénétrer chez les médecins et leur recommander un de cette spécialité.
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
Docteur CLOITRE et PATIN. — Téléphone 830-43 — 7, PU ce St-Mlchel, Paris.
Ceaaton de Clientàlee Médicalee, Cabinaia Dentaires, Maisons de Santé, etc. — Remplaoements gratuits
- XXV -
LA VIE MÉDICALE
Concours de médecin adjoint des
asiles d’aiiénés. — Un concours s’ou¬
vrira à Paris, au ministère de l'Inté¬
rieur, le lundi i''!" mai lyii, tant
pour l’admission aux emplois de
médecin adjoint des asiles publics
d’aliénés que pour l’aptitude aux
fonctions de médecin d’asile privé.
Ue nombre des postes de médecin-
adjoint des asiles publics mis au con¬
cours est fixé à cinq.
Ues candidats qui désirent parti¬
ciper au concours doivent adresser
au ministère de l’Intérieur une de¬
mande accompagnée de leur acte de
naissance, de leurs états de services,
d'un exposé de leurs titres, d’un
ré,sumé succinct de leurs travaux, du
dépôt de leurs publications, ainsi
que des pièces établissant leixr stage
et l’accomplissement de leurs obli¬
gations militaires.
Ues candidatures seront inscrites
ati ministère del’Intérieur (i“''bureati
de la direction de l’Assistance et de
l’itygiène publiques, 7, rue Camba¬
cérès), du 1 5 mars au i" avril inclus.
Facultés de province. — Mont-
l'Ki.iJER. — M. Marques est nommé
jusqu’à la fin de l’année scolaire
1 910-19! I chef des travaux pra¬
tiques de physique.
Ai,gkk. — M. Ilérail, professeur
de matière médicale, est chargé, du
!« janvier au 31 octobre, d’un cours
complémentaire de thérapeutique.
Uyon. — Un congé, du i'"' mars
au 30 juin 1911, est accordé, sur sa
demande, à M. Poucet, professeur
de clinique chirurgicale.
M. I,eriche, agrégé, est chargé, eu
outre, du U' mars au 30 juin 1911
(durée du congé accordé à M. Poucet),
d’un cours de clinique chirurgicale.
C.tKN. - Un congé, du lo février
demande, à M. Noury, professeur
de clinique obstétricale.
Ecoles de médecine de province.
— Marseii,i,e. — Un congé jusqu’au
30 juin lyii est accordé sur sa de¬
mande et pour raisons de santé à
M. Gauthier, chargé d’un cours com¬
plémentaire de pathologie et bac¬
tériologie des maladies exotiques.
M. Raybaud est chargé d’uu cours
pendant le congé de M. Gauthier.
Besançon. — M. Prieur, profes¬
seur d’histologie, est nommé direc¬
teur pour trois ans.
Hôpitaux de Paris. ~ Oto-rhino-
EARYNGOEOGISTE DES HOPITAUX. —
CompüsHion écrite. — Séance du
5 mars 1911. Trachée. — Causes,
symptômes et diagnostic des para-
ly.sies du récurrent.
Lecture des copies. — Séances
des 8, ioeti3mars;MM.Blanluet, 28;
Baldeuweck, 27 ; Paul Uaurens, 26 ;
Grivot, 30 ; Hautant, 29 ; Balden-
week, 18; Paul Laurens, 15.
Concours de chirurgien des
iiôPlT.^ux. — Le jury est provisoi¬
rement composé de MM. Routier,
Jalaguier, Bazy, Sébileau, Hart¬
mann, Launay et Achard.
Concours de ea mèdailee d'or.
— Chirurgie et accouchements. —
Mémoires : MM. Barbet, 28 ; Basset,
26 ; Berger, 28 ; Cadenat, 26 ;
Cruet, 29 ; Houdard, 27 ; Metzger,
26 ; Moek et Pascalis, 27 ; Toupet, 28
Séance du 9 mars. — Oral :
« Péritonite tuberculeuse » : MM.
Basset, Cruet et Toupet, 17.
Séance du 13 mars. — Oral :
« Hémothorax traumatique » .
MM. Berger, 17; Cadenat, lû;
Barbet, 1 7.
Concours de i.a miïdailee
d’or. — • Médecine. — Séance du
13 mars. — Oral : « Données four¬
nies par l’examen macroscopique et
microscopique des matières fécales » ,
MM. Lagane, 18 ; Touraine et
Paillard, 19; Laroche, 17.
Académie des sciences. — L’Aca¬
demie vient d’élire deux corres¬
pondants :
M. Pavlof, l’éminent physiologiste
de Saint-Pétersbourg, a été élu au
premier tour.
Pour le second siège, M. Arrhénius,
le physicien suédois bien connu, a été
élu au premier tour.
Ministère de l’intérieur. — M. le
docteur Delamare, ancien interne
des hôpitaux de Paris, est nommé
médecin sanitaire de France à Cons¬
tantinople.
Le XVII'" Congrès international
de médecine. — Il se réunira à
Londres en été 1913. La date exacte
sera fixée par la Comniis.sion per¬
manente internationalequiseréunira
à Londres les 21 et 22 avril prochain
sous la présidence de ^1. le Docteur
F. W. Pavv.
Vœux et propositions relatives à
la répartition des Sections pourront
être envoyés avant le U*' avril an
Secrétaire général de la Commission
permanente, M. le professeur H.
Burcer, Vondelstraat i, Amster
dam, ou à l’adresse du Bureau de
ladite Commission : Hugo de Groot-
straat, to, La Haye.
Réunion du comité permanent
de l’Office international d’hygiène.
— Pour répondre à la demande que
le gouvernement français lui a adres¬
sée, le comité permanent de l’Office
International d’hygiène publique
vient de se réunir en session extra¬
ordinaire, pour préparer les travaux
de la conférence internationale
sanitaire convoquée à Paris par la
France, pour le mois de mai pro¬
chain, eu vue de la révision de la
Convention sanitaire internationale
du 3 décembre 1903.
Le comité examinera, dans cette
session, quelles peuvent être, d’après
les progrès effectués par la science
et la prophylaxie depuis 1907, les
bases sur lesquelles les administra¬
tions sanitaires des divers Etats ont
intérêt à s’appuyer pour lutter con¬
tre l’introduction et la propagation
du choléra, de la peste et de la fièvre
jaune, en apportant le minimum
possible d’entraves et de perturba¬
tions à la navigation, aux relations
commerciales et aux transports des
voyageurs de toutes catégories.
Vingt-six Etats, représentés par
leurs délégués permanents dans le
comité de l’Office international
d'hygiène publique, ou par des dé¬
légués spéciaux, prennent part à
cette réunion sanitaire.
Dès que les conclusions du comité
permanent auront été arrêtées, elle.s
seront communiciuées à tous les
gouvernements invités à la confé¬
rence de Paris.
L’Office d’hygiène aura rempli
ainsi, en fait, une fonction analogue
à celle qui est attribuée, dans la
préparation des conférences inter¬
nationales, aux bureaux que les
gouvernements intéressés entre¬
tiennent à Berne en vue de la pro¬
tection de la propriété littéraire,
artistique et industrielle.
Epidémies. —On signale des épi¬
démies de rtiugeole à Chambéry et
à Toulon, dans le milieu militaire ;
de méningite cérébro-spinale, ù
Angoidême (5 décès militaires) et à
Rennes.
La médaille d’honneur des épi¬
démies a été remise à sœur Joseph
(de riiôpital de Cosnc), par le géné¬
ral commandant le S*' corps, pour
son dévouement durant l'épidémie
qui règne au 85" d’infanterie.
Médaille militaire. — La médaille
militaire a été remise au cavalier
Steinhelmer, étudiant en méde¬
cine, qui venait de subir l’amputa¬
tion du bras droit à la suite d’une
infection contractée en soignant des
malades.
Nécrologie. — M. Leiuercier de
Jauvelle, beau-père de M. le Pro-
fe.sseur Thoinot, professeur à la Fa¬
culté de médecine de Paris. Nous
adressons à M. Thoinot nos bien
douloureuses sympathies. — Le pro¬
fesseur Escherich (de Vienne), bien
connu par ses multiples travaux sur
les maladies des enfants. — Df Albert
Poujade. — D ' Maillard (de Duclair) .
— D' Pouchiii, profe.sseur à l’Ecole
de médecine de Rouen.
— 447 —
- XXVJt -
SOMMAIRE du N“ 14
consacré à la Dermatologie et à la Syphiligraphie
Gaucher et Gouüerot. — L’hôpital Saint-Louis . .
Milian . — La dermatologie et la syphiligraphie en 191 1 {Revue annuelle) .
Brocq . — Une nouvelle méthode d’exploration des dermatoses : le grattage méthodique. .
Dabier . — De la biopsie .
Dübreuilh et Petges.. — Les engelures .
Jacquet . — Le massage plastique à double action dans le traitement des dermatoses .
Bodin . — Le traitement actuel des teignes du cuir chevelu . . . . .
Actualilés médicales : L’arsénobenzol fran;ais, par le D' L. Fournier .
Sociétés savantes _ — Société médicale des hôpitaux .
Libres propos : La violence, par G. Linossier .
Choses du four : La terreur du pacha, par Milian . . .
Chronique scientifique : Les couperies de poils et le secrétage, par Marcel h rois .
Les cérémonies médicales : L’inauguration du monument du P-’ Cornil, à la Faculté de medecine de Pans. .
Nécrologie : P' van Cauwenbergiie . . .
Diagnostic artistique .
Curiosités . .
Art et médecine : Ricord, portrait- .'lurge, par Gili . .
Diététique . .
Formules thérapeutiques . .
Chronique des Livres : '1 raitement de la syphilis par l’hectine et l’hectargyre, par le D‘' Uive .
Variétés .
Nouvelles . . XXI e
La vie médicale .
Cours. — Actes de la Faculté . . XXV et
Thérapeutique pratique ■.’XraSx.eme'o.t. des ulcères variqueux et des plaies atones par l’ulcérine Berger. XXVlIet
SOMMAIRE du N“ 15
Capitant . — L’assurance contre la maladie en France . 343
Levassort . — La répression de l’exercice illégal est-elle un leurre? . 353
Gillet . — La médecine d’assurances sur la vie . 354
Butte . — Les œuvres d’assistance et de prévoyance professionnelles . ... , 35/
Dufestei . — Le médecin scolaire . 359
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des scénees. —
Académie de médecine. ~ Société de chirurgie. — Société de psychiatrie . 36o
Libres propos : Le mouvement médico-social, par le D' Cornet . III
Chronique professionnelle : Renseignements pratiques sur les œuvres médico-sociales, par le D' Cornet. . V à XI
Plaquettes médicales •. La médaille du Professeur Gosselin . Xlll
L'héroïsme médical . XIII
.‘Irf et médecine : Une consultation à l’hôpital, par Florane . . XVII
Diététique . XIX
Formules thérapeutiques . XIX
Les origines des œuvres médico-sociales . XXI et XXIII
Nouvelles . XXV
La Vie médicale . XXV et XXVII
Cours. — Actes de la Faculté de Paris . XXVII
Thérapeutique pratique : La méthode récalciliante dans la tuberculose. — Zomothérapie, doses curatives.. XXVIII
BROUAROEL. CHANTEMESSE, et MOSNY Mise en oente le 22 mars
TRAITÉ D’HYülÈNE
Égouts et Vidanges - Ordures ménagères - Cimetières
Par les D» CALMETTE, IMBEAUX, PO’TTEVIN
1911. I vol, gr. inS. 568 pages avec 268 figures. Broché. ... 14 fr. Cartonné. ... 15 fr. 50
— XXVII -
COURS — CONGRÈS
COURS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur Gir.BERT. — Samedi
l8 mars. Lcçoti clinique sur la tuber¬
culose hypertrophique des ganglions.
Samedi 25 mars à 10 li. 1/2. Leçon
clinique sur l'ictère chronique simple
splcnomégalique. — Les Mercredis à
10 11. 1/2, Présentation de malades.
Rédaction d’ordonnances.
Clinique médicaie de l’Hôtei-Dieu.
— Enseignement clinique com-
PLIÎMENTAIRE, par MM. les chefs de
clinique HERSCIiER, LH’I’Mann et
J OMIER.
I. Sémiologie. Tous les matins, de
neuf heures à neuf heures et demie au
lit du malade. M. Hersciier. Appa¬
reil respiratoire. Foie, Reins. —
M. Lippmann. Appareil circulatoire.
Tube digestif. — M. J OMiER. Système
II. Technique de petite chirurgie
médicale. Un jeudi . sur deux, de
onze heures à onze heures trois quarts
M. Hersciier. Révulsion, réfrigéra¬
tion, bains. Thoracentèse. Paracen¬
tèse du péricarde. — M. Lippmann.
Injections sous-cutanées, iiitra-nius-
culaires et veineuses. Injections épi¬
durales et intra-rachidiennes. Para¬
centèse de l'abdomen. — M. J OMIER.
Lavages. Emissions sanguines.
Hémostase. Vaccination. Respira¬
tion artificielle.
Hôpital Cochln (consultation de
médecine). — M. Paul RibiERRE,
médecin des hôpitaux, fait les
.samedis à onze heures une confé¬
rence sur les affections cardio¬
vasculaires (.sémiologie, diagnostic
et thérapeutique).
A partir du i8 mars, une série
de ces conférences sera consacrée à
l’étude des cardiopathies d'origine
traumatique et aux applications de
ces notions à ta médecine légale des
accidents du travail.
18 mars, à 10 h. 3/4. — Hôpital
Saint-Antoine (20, me de Citeaux).
— Dr Mathieu, Les crises gas¬
triques tabétiques.
19 mars, à 10 heures. — Clinique
Baudelocquc. — M. le U' Couve-
LAIRE, agrégé à la Faculté de méde¬
cine. Traitement chirurgical des
hémorragies par insertion vicieuse
du placenta.
90 Mars, à 5 heures. — Clinique
Tarnier. — M. ÙEvraigne, Diagnos¬
tic des présentations et des posi¬
tions par le palper.
20 mars, a 10 heures. — Asile
Sainte-Anne. - D' Laignel-Lavas-
TINE, professeur agrégé à la Faculté
de médecine de Paris. Les réactions
rasthéniques.
21 Mars, à 5 heures. — Clinique
Tarnier. — M. Lemelanii, L’auscul¬
tation en obstétrique.
22 Mars, à 5 heures. — Clinique
Tarnier. — M. ClllRlÉ, Le toucher
en obstétrique.
23, 24 et 25 Mars, à 5 heures. —
Clinique Tarnier. — M. Uevraigne,
Forceps sur le sommet.
23 Mars, à 5 heures. — Hôpital des
accidents du travaii. — D'' Liînoir,
Syphilis et traumatisme.
23 mars, à 10 heures. — Asile
Sainte-Anne. — D' Laignel- Lavas
TiNE. — Les réactions antisociales
des épileptiques.
24 Mars, à 8 heures et demie du
soir. — Société d’encouragement
(rue de Rennes, 44). — M. Trillat.
Le formol et la désinfection.
25 mars, à 10 h. 3/4. - Hôpital
Saint-Antoine (20 me de Citeaux).
- Df Jean-Charles Roux, Dou¬
leurs épigastriques d’origine hépa¬
tique et colique vésiculaire.
gie. Secrétaire du Congrès : D^ Im-
MELMAN, Lutzowstrasse, à Ber¬
lin, AV.
30 août. - Berlin. — Congrès
international de laryngo-rhinologie.
— Il aura lieu sous la présidence de
M. B. Frankel Au congrès .‘■era rat¬
tachée une exposition scientifique
qui doit illustrer les rapports de la
phonétique avec la laryngologie,
ainsi r|ue les progrès de la broncho et
de l'œsophagoscopie.
Questions à l’ordre du jour :
Relations de la phonétique avec
la laryngologie (Guzman, Strigken)
— Bronchoscopie et œsophagosco-
pie (KiLIAN, KaLHER, J.tCKSON). —
L’appareil lymphatique du nez
(Broîckaert, Poli, Turner). —
Polvpes fibreux du nez (Jacques
Hellat).
Secrétaire du Congrès : D'' Rosen¬
berg, 26, Schiffbauerdanim, à Ber¬
lin N. AV.
25 septembre. — Rome. — Con¬
grès international de dermatologie
et syphiligraphie. — Les questions
mises à l’ordre du jour sont les sui-
1“ Quelle influence ont exercée les
nouvelles recherches étiologiques,
diagnostiques et expérimentales sur
la direction de la thérapie de la
syphilis et sur la po.ssibilité de
rimmunisatiou et d’un traitement
radical ou abortif de l’infection ;
3" Résultats de la pliysicOthéra-
pie dans les maladies de l’a peau ;
3“ Blastomycose, sporotrichose et
rapports avec les processus ana¬
logues.
Les adhésions au Congrès peuvent
être adressées soit à M. Gaetano
Ciarrocchi, secrétaire général, Rome,
Piazza Grazioli, 5, soit à l’un des
secrétaires étrangers au Congrès ;
la cotisation de 2? francs par man¬
dat ou chèque à l’ordre du trésorier
M. Lxûgi Silvestri, 13, ATa délia
ACTES DE LA FACULTE DE MEDECINE DE PARIS
du 20 MARS AU
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 20 mars, à une heure. — Dis.sectiou, licole pra¬
tique, épreuve pratique : MM. Nicolas, Pierre Duval et
Rouvière. — partie). Laboratoire des travaux pra-
timws d' anatomie Mhologique, épreuve pratique :
MM. Pierre Marie, De.sgrez et Brumpt.
U'f (oral), (U'' série) : MM. Blanchard, Mauclaire, et
Mulon. — (2" série) : MM. Reclus, Retterer et Braiica ; —
M. Zimmern, sujipléant. — 5“ (chirurgie, DP partie),
Hôtel-Dieu : MM. Kirmisson, Aug. Broca et Gmbredanne.
— .V (2>’ partie) Hôtel-Dieu ; MM. Gaucher, Marcel Labbé
et Sicard ; — M. Laignel-Lavastinc, suppléant.
Mardi 21 mars, à une heure. — Dissection, Ecole
pratique, épreuve pratique ; MM. Quénu, Grégoire et
Cheva.ssu. — 3» (2» partie). Laboratoire des travaux pra¬
tique d'anatomie pathologique, épreuve pratique : MM.
Achard, Maillard et Brumpt.
l» (oral), (U'’ série) : MM. Prenant, Rémy et zVuvray. —
(2” série) : MM. Nicolas, Thiéry et Morestin. — • 4” : MM.
Chantemesse, Balthazard et Tiffeneau ; — M. André
Broca, suppléant, —s® (chirurgie, U® partie), Laënnec
( j '■® .série) : MM. Pozz’i, Lenormant et 'Terrien ; — {2® sé¬
rie) : MM. de Lapersoune, Okinczyc et Anselme Schwartz ;
— M. Castaigne, suppléant. — 5® (2® partie) Hôtel-Dieu'
( I x® .série) ; MM. Gilbert, Carnot êt Rathery ; — (2® série) :
MM. Chauffard, Claude' et Roussy ; — M. Nobécourt,
suppléant.
Mercredi 22 mars, à une heure. Dissection, /iVo/c
pratique, épreuve pratiipie : MM. Kirmisson, Lejars et
Rouvière. — -3® (2® partie), (U® série). Laboratoire, des tra¬
vaux pratiques d'anatomie pathologique, épreuve pratique :
MM. Gautier, Brumpt et Gougerot ; - - (2® série) :
MM. Gaucher, André Joussel et 'Tiffeneau.
25 MARS igii
i®r (oral), (U® série) : MM. Nicolas, Mauclaire et Braiica.
— (2® série) : MM. Retterer, Ombrédanne et Mulon. —
2®: MM. Gariel, Macaigiie et Jean Camus. — 3® (oral),
(2® partie) : MM. AATdal, Marcel Labbé et Lceper ; —
M. Guillam, suppléant.
Vendredi 24 mars, a une heure. — 3® (2® partie). Labo¬
ratoire des travaux pratiques d'anatomie pathologique,
épreuve pratique : MM. Gautier, Blanchard et lAuper.
i“® (oral), (U® série) : MM. Reclus, Retterer , et Branca.
— (2“ .série) : MM. Nicolas, Aug. Broca et Rouvière. — ■
(3® série) ; MM. Hartmann, Macaigne et IMulon. — 3® (oral,
2® partie) : MM. AA’idal, Brumpt et L. Bernard ; —
M. Zimmem, suppléant. — 5® (chirurgie, U® partie),
Nccker (1®® série) : MM. Kirmisson, Proust et Ombré¬
danne. — (2® série) : MM. Segond, Lejars et Pierre
Duval ; — M. A. Léri, suppléant. — 5® (obstétrique,
I®® partie), Clinique Baudelocquc : MM. Pinard, Couve-
laire et Lequeux ; — M. Sicard, suppléant.
Samedi 25 mars, il une heure. — 3® (2® partie), (i®® série),
Laboratoire des travaux pratiques d'anatomie patholo-
gi que, épreuve pratique : MM. Letulle, Brumpt et Nicloux.
— (2® série) : MM. Desgrez, Balthazard et Roussy.
1®® (oral), (i®® série) : MM. de Lapersoniie, Rémy et
Morestin. — (2® série) : MM. Quénu, Thiéry et Terrien.
— (3® série) ; MM. Nicolas, Grégoire et A. Schwartz. —
2® : MM. l’reiiaiit, Langlois et Maillard. — 3® (oral,
I®® partie) : MM. Bar, Retterer et Okinczyc. — 4“ :
JIM. Chantemesse, Dupré et Tiffeneau ; — ' M. André
Broca, suppléant. — 5® (2® partie), Bcauion (i®® série) :
JIM. Hutinel, Claude et Castaigne. — (2® série) : MJI. Gil¬
bert Ballet, Carnot et Gougerot. — 5® (obstétrique,
I®® partie), Keaujon : JIJI. Ribeiuont-D’essalgiies, Briii-
deau et J eauniu ; — JI. Rathery, suppléant.
- xxvin —
ACTES DE LA FACULTE DE MEDECINE DE PARIS {Suite)
THÈSES
Meycredi nuits, à une heure. — JI. DucroTov; Coii-
tributiou à l'étude des hémorragies du système nerveux
eentral des nouveau-nés causées par le forceps. Président,
M. Pinard ; MM. Reclus, Segond, Couvelaire. — M. I/.\-
voiNE : De la grossesse dite prolongée. Président, M. Pi¬
nard ; MM. Reclus, Segond, Couvelaire. — M. Diougoa.S ;
lîssai de traitement pratique des plaies de la main. Pré-
.sident, M. Reclus ; MM. Pinard, Segond, Couvelaire. —
M. CArilAPii: Radium et cancer de la prostate. Président,
M. Reclus; MM. Pinard, Segond, Couvelaire. — M. Petki. :
Contribution à l'étude des fractures du Calcanéum.
Président, M. Segond ; MM. Pinard, Reclus, Couvelaire.
— M. Ramamonjisoa : Des maladies les irlus répandues
à Madagascar et l’accroissement des malgaches. Président
M. Blanchard ; MM. Roger, Marfaii, Richaud. — M“‘' DK-
VIN : Contribution à l’étude de l’emploi du chlorure de
calcium dans les néphrites. (Action sur la diurèse). Pré¬
sident, M. Roger ; MM. Blanchard, Marfan, Richaud. —
M. LES'Trat: Contribution à l’étude du gui comme hypo¬
tenseur. Sa comparaison avec le nitrite de soude et la
trinitrine. Président M. Marfan ; MM. Blanchard, Roger,
Richaud.
Samedi, 25 mats, à une heure. — M. Vieeroy : Des
rétrécissements de l’urètre chez la femme. l’résideut,
M. Pozzi ; MM. Chauffard, Nobécourt, Cheva.ssu. ■ —
M. Bouean: Quelques notes sur l’histoire de l’allaitement.
(Antiquité-Renais.sance). Président : M. Chauffard ;
MM. Pozzi, Nobécourt, Chevassu. — M. TroTAIn; Contri¬
bution à l’étude des propriétés thérapeutiques de l’opium
et de ses nouvelles préparations. l’résident, M. Alb.
Robin ; MM. Widal, Achard, Richaud. — M. Gazaguaire :
Contribution au diagnostic et au traitement des ptoses gas¬
triques. Président, M. Widal ; MM. Alb. Robin, Achard,
Richaud. — M. GAirj,ARD : De la syphilis veineuse, et parti¬
culièrement de la phlébite syphilitique précoce des veines
superficielles des membres. Président, M. Achard ;
MM. Alb. Robin, Widal, Richaud.
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
L’ÉLECTRARGOL DANS LA
BRONCHOPNEUMONIE
DES ENFANTS
M. H. PerriER (Thèse de Lau¬
sanne) a tenté l’emploi systématique
de l’èlectrargol dans la broncho¬
pneumonie infantile, <• écartant avec-
soin la pneumonie franche : cette
dernière maladie fait, en effet, une
crise spontanée qu’il aurait été
téméraire d’attribuer à l'Électrargol
si l’on avait eu la chance de faire la
veille une injection du médicament.
La bronchopneumonie, au contraire,
présente une courbe de température
irrégulière dans laquelle il est plus
facile de discenier l’effet de la médi¬
cation du caprice de la nature ».
C’est sur 47 observations que
porte le travail critique auquel se
Uvre l’auteur.
, La mortalité dans les cas de
bronchopneumonie traités par
l’ftlectrargol a été de 1 1 , ce qui donne
une moyenne de ^4,4 p. 100. Or,
l’auteur, rapprochant ces résultats
de ceux obtenus couramment dans
les hôpitaux, constate (jue c’est en
général entre Oo p. 100 et yo p. 100
qu’ascille la mortalité par la même
maladie ; l’année où l’épidémie fut
trouvée la moins grave, dans les
archives hospitalières, donne encore
une mortalité de 45 p. 100, chiffre
double de celui obtenu avec le trai¬
tement par l’Électrargol,
M. Perrier, d’ailleurs, examinant
ceux de ses cas qui se sont terminés
par la mort, signale que, pour la
plupart, ils concernaient des enfants
atteints de complications graves —
abcès, pleurésies purulentes, affec¬
tions thyroïdiennes, péritonites,
syphilis héréditaire — contre les¬
quelles l’Électrargol n’avait pas la
même activité que pour la broncho¬
pneumonie.
L’auteur examine ensuite l’étio¬
logie de la maladie traitée et ajoute :
« Même dans des bronchopneu-
mouies secondaires à la rougeole et
à la coqueluche, toujours très graves,
la mortalité reste de beaucoup infé¬
rieure à ce qu’elle était aupara¬
vant. »
L’étude de la marche, de la durée
et des symptômes ne se montre pas
moins intéressante.
On sait qu’en général, la durée de
la bronchopneumonie varie entre
deux et trois semaines, pour atteindre
parfois plus d’un mois.
« Avec l’Électrargol, dit M. Per¬
rier, après une période fébrile de
quelques jours, six, sept ou même
moins, la fièvre tombe, la guérison
définitive survient sans rechute et
cela même dans des cas où les signes
physiques et les symptômes obser¬
vés avaient été intenses et alar¬
mants. La marche de la maladie
rappelle beaucoup celle de la pneu¬
monie franche : durée relativement
courte, chute de la fièvre souvent
brusque et définitive. »
Les symptômes physiques
s’amendent rapidement, il faut
signaler que les rcâles et le souffle
subsistent parfois un jour ou deux
après la chute de la fièvre.
Chose importante, le poids des
petits malades se ressent heureuse¬
ment du traitement.
Mais c’est encore sur la tempéra¬
ture que l’Électrargol agit de la
façon la plus franche, la plus déci¬
sive. Ce n’est pas une action pure¬
ment antithermique analogue à
celle transitoire et spéciale de l’anti¬
pyrine par exemple, mais TÉlec-
trargol agit comme microbicide et
stimulant de la résistance de l’orga¬
nisme. L’abaissement de la tempé¬
rature est la conséquence de cette
action ; ce n’est pa's un fait passa¬
ger, l’atténuation simple du symp¬
tôme fièvre, mais bien l’indice d’une
prochaine guérison.
Dans quelques cas, assez rares
d’ailleurs, la chute de la fièvre s’est
faite d’une manière brusque et com¬
plète, nous donnant le tableau d’une
véritable crise de pneumonie. Le
plus souvent, ce n’est qu’après deux
ou trois injections que nous voyons
la défervescence se faire peu à peu
et en quelques jours.
M. Perrier a traité des enfants
âgés de deux mois et demi. Or, on
sait que la bronchopneumonie est
fort grave chez des sujets aussi
jeunes ; nous constatons cependant
que la statistique reste aussi bonne
pour ces cas que pour les autres.
Aussi l’auteur ajoute-t-il ;
« Ces guéri.sous obtenues à un âge
si peu avancé oii les défenses de
l’organisme sont encore si minimes,
nous montrent combien l’Électrar¬
gol peut suppléer à une défense
absente ou la stimuler quand elle est
insuffisante. »
Touchant les doses, l’auteur donne
les indications suivantes, les injec¬
tions étant intrà-musculaires ;
« Nous avons toujours commencé
par une dose de 5 centimètres cubes
même chez des enfants âgés de
quelques mois seulement. Tant que
la fièvre subsiste, nous répétons
l’injection chaque jour et il est
nécessaire de refaire une ou deux
injections à deux ou trois jours
d’intervalle après la chute de la
température. Éu agissant ainsi ou
a toutes les chances d’éviter des
récidives.
« Dans quelques cas graves, à
syiiiptômes inquiétants et où la
défervescence tardait à se produire,
nous avons employé double dose,
soit 10 centimètres cubes d’Élec-
trargol ; nous nous en sommes tou¬
jours bien trouvés.
« Chez l’adulte on peut toujours
facilement atteindre 30-40 centi¬
mètres cubes par injection. »
Concluant enfin, l’auteur remarque
que l’Électrargol « augmente la
résistance de l’organisme et exalte
ses moyens de défense. Les résultats
obtenus dans la bronchopneumonie
des enfants sont excellents ; ils
améliorent d’une manière considé¬
rable la pronostic de cette mala¬
die. »
SOMMAIRE
P^Marfan. . — Traitement du rachitisme, médications pharmaceutiques et médications
Ed. JOLTBAIN . — Valeur sémiologique de la réaction de Wassermann .
Maurice Ségard . — Un institut sérotherapique au Brésil, les serpents et le sérum aiuivenimeux i
Actualités médicales. — Cyanose entérogéne et sulf-hémoglobinémie. — Le signe angulo-scapulairi
et le symptôme acromial de Ruthy. — Nouveau traitement des fractures
et extension. — Inoculations de la scarlatine aux singes inférieurs .
Sociétés savantes - — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de n
. Société de chirurgie. — Société de neurologie. — Société de psychiatrie
Libres propos : La propreté française, par le Df Milian . . .
Chronique médico-littéraire : Faust à Châtel-Guyon, à-propos-feerie. par le D'' Duchesne . -
Les cérémonies médicales : Hommage au professeur Junglleisch . .
Variétés : La ligue française de l’éducation physique .
Les leçons d'anatomie: Leçon d’anatomie de KEMBRANor .
Nécrologie : Le Professeur Arloing . .
Art et médecine : Les plus beaux Tours de la vie, par Dau.mieh .
Diététique . .
Formules thérapeutiques . . . . . . . - .
Chronique des livres : Les sécrétions internes, par le P*’ Biedl. — formulaire des médicament-s ni
pour igi I, par Bocquillon-Limousin. — Les Maladies du Pentome, par le D'' Pissavy .
La médecine au théâtre : Au Grand Guignol : Dichotomie. — Alcide Pepet.. .
Nouvelles . . .
La vie médicale . . .
Cours. — Actes de la Faculté de Paris .
Thérapeutique pratique : Les idées nouvelles sur
pation et de l’entéro-coliie muco-membraneuse.. ,
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
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Pas d’/ntolérance ni d’ Accidents d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du le^de chaque mois.
Prix de l’abonnement (/" Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rué
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sa pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMEROS SPÉCIAUX (48 pages)
Février _ — Physiothérapie; — physiodiagnostic. fectieuses.
Mars . — Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
Tiennes. larynx; — des yeux.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre — — Maladies nerveuses et mentales ; — méde*
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — Maladies de la nutrition; — Eaux miné- -Novembre. — Thérapeutique.
raies, climatothéraple ; — diététique. Décembre. . — Médecine et Chirurgie infantiles ; •— Pué*
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
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abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à ces cinq primes) ;
1° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
20 Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C'®, Mobilier medical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4° Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J,-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5' Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAV, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. {Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù une seule de ces treize primes) :
I» Règles plates en glace de Saint-Qobaln verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogler et un Agenda médical offert par le Lactéol du D® Boucard
(ces deux primes ensemble).
2° Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletler homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan,
3® Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosubine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6® Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). {Pour avoir droit à cette prime, il faut j'oindreau
prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port.)
7" Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. {Joindre 1 fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8° Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’emballage et le port.
9° Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
10® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1 ° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C'*,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 -francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3° Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Fougues St-Léger, off erte par la C>® de Pougues St-LÉGER.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune des primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
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LIBRES PROPOS
LA PROPRETÉ FRANÇAISE
D’Après nos grands quotidiens, l’Angleterre use
chaque année 20 livres de savon par tête d’individu,
la France 15 livres, l’Allemagne 10, la'Ruæie.2.
La Ih’ance qui occupe le 4" rang pour la marine,
occuperait le second pour la propreté individiiélla !
C’èçt là évidenunent mie compensation !
Mais que doivent être les nations qui détiennent
le sixième rang ?
Malgré leur place avantageuse dans la consomma¬
tion du savon, les Français sont sales. Les Japonais,
qui malgré leur propreté proverbiale, ne sont pas visés
dans cette statistique, trouvent que les gens de France
sentent l’aigre et ils attribuent cela au vin que nous
buvons, lequel s’exhalerait par les pores de la peau
sous forme d’acide acétique. Il est possible que cette
odeur « suigeneris » relève en partie d’une telle expli¬
cation ; dès qu’on se trouve dans un endroit confiné
où la foule est quelque peu compacte, dans les wagons
du métropohtain par exemple, cette odeur aigre
prend à la gorge d’une manière particulièrement
désagréable. Elle nous gênerait moins si les gens pre¬
naient plus de soin de leur corps.
Les ouvriers considèrent le lavage du corps comme
un luxe ou mi «genre » ; il en est à peu près de même
des petits employés, des petits commerçants, etc.
Aucun n’abdique pourtant la coquetterie et ils arbo¬
rent des cravates de couleur agrémentées d’épingles,
des gilets de velours, et des souliers vernis sur un
corps malpropre et des pieds sales. Cet état de choses
est d’ailleurs consacré par la chanson ; j’ai reçu d’un
de mes maîtres en chirurgie, qui devait l’avoir appris
par elle, cet enseignement, que c’est à la propreté des
genoux qu’on distingue la' femme honnête de l’autre.
Et j'ai cru remarquer, au nombre de genoux rugueux
de la ville comme de l’hôpital, qu’il y a beaucoup
de femmes homiêtes en France.
Il faut dire à la défense des descendants des Gau- '
lois que bien des circonstances atténuent leiur
responsabilité. . .
La conquête romaine leur apporta les therme,s,
en même temps que lechristianisme.mais leur cerveau
plein d’idéal en même temps que la température
réfrigérante du pays, leiur fit adopter celui-ci plutôt
que ceux-là et la religion chrétieime à toujours porté
si haut le culte de l’âme et si bjis celui du corps, que
c’était d’avance la victoire à l’indifférence corporelle.
Les moines et les ermites crasseux du moyen âge
ne devaient pas changer cela, non plus que le château
féodal dressé à mille pieds au-dessus de la vallée et
où l’effort des hommes consentait à monter l’eau poiur
la soif ünpérieuse, mais non pour le lavage facultatif.
La France chrétiemre a conservé cette négligence
du corps, qui est même une obligation dans les ordres
religieux : les sœurs de l’hôpital Saint-I<ouis avaient
vingt minutes le matin au réveil potur faire le lit,
s’habiller, repasser et ajuster leurs cornettes aux
multiples éphigles, et faire leur toilette.
L’éducation de l’adolescence n’a rien fait poiu ré-
fonner ces habitudes ataviques : tandis que les ani¬
maux voient dès leur naissance leur mère se lécher
le poil et se plonger dans Teau dès qu’elle en rencon¬
tre quelque part, les jeunes potaches, futures classes
dirigeantes du pays, sont élevés dans l’ignorance de
le propreté. On leur fait souvent, eu rhétorique, un
cours d’hygiène, mais jusqu’au baccalauréat, c’e.st-à-
dire tant qu’ils sont internes, on ne leur montre pas
une baignoire. Dans notre collège, on nous faisait
prendre un b:iin de pieds par mois, et certains obte¬
naient d’être dispensés !... Il doit en être encore ainsi
de nos jours, car en vingt ans des réformes aussi
profondes ne peuvent s’accomplir. Il n’y a d’ailleurs
pas encore de sous-secrétaire d’état au ministère de
rimstruction publique !
Si les enfants des bourgeois, futurs bourgeois eux-
mêmes, sont aussi mal appris que dire du.peuple !
A lui manque non seulement l’idée, mais surtout
la possibilité. Visitez quelques vieilles mai.soiis
(et Dieu sait s’il y en a I) du quartier Saint-
Louis, de Montmartre, ou de Belleville et vous
verrez ^ quelle population malheureuse s’entasse
pêle-mêle dans ces chambres sordides, poussié¬
reuses, sans air et sans lumière. Le père, la mère, les.
enfants végètent dans une seule pièce qui sert à la
fois de chambre, de.salle à manger, de cuisine, quand
encore un coin n’est pas réservé aii métier du père...
On se demande où couchent ces garçons et filles,
ce vieux et cette vieille ; il n’y a qu’un lit dans là
chambre. Où voulez-vous (Qu’ils se lavent le mâtin
dans cette effrayante promiscuité?
11 y a beaucoup d’argent dépensé à Paris pour la
Charité. Au lieu de distribuer de la main à la m.iîti
ces millions inutiles, car demain le problème de l’exis¬
tence se dre.ssera semblable pour le malheureux se¬
couru, qu’on élève donc des habitations à bon mar¬
ché spacieuses où les gens du peuple pourront habi¬
ter proprement, laver leur corps et prendre goût à la
vie, pour eux si pénible.
. Malheureusement, les idées de charité ne s’orientent
pas dans ce sens. Construire des maisons ne paraît
pas aux dames du monde un sacrifice persoimel suf¬
fisant : il faut qu’elles tdlleiit voir leurs pau-vres,
qu’elles en reçoivent les actions de grâce... Ces « hon-
nestes» personnes n’ont d’ailleurs pas toutes les bras
blancs de Nausicaa, fussent-elles de la plus authen¬
tique noblesse, et ne sont pas inthiiement convain¬
cues du bonheur qu’il y a de se sentir vivre sous
une peau lavée...
Un de mes amis, cliirurgien, m’eu a fourni la
preuve. Il était appelé un jour chez une marquise du
noble faubourg. Elle s’était foulé le pie<l en descen¬
dant de sa voiture, attelée d’un cheval impatient.
Le chirurgien examina, suspecta des affaires
compliquées, bref désira comparer le côté droit au
côté gauche.
— Marquise, dit-il, montrez-moi l’autre pied.
— Mais je n’ai rien à l’autre pied !
— Je le sais, mais il faut que je le voie par com¬
paraison.
— Oh, que vous êtes ennuyeux,
— Les chirurgiens le sont souvent, niais pour le
bien de leur malade I Montrez-moi patte blanche !
— Mais vous auriez dû me prévenir !
— Conuuent ? Je ne vous demandï pas la lune I
— Mais si... c’est très gênant ! je me suis lavé le
pied blessé, mais je n’ai pas lavé l’autre...
Le chirurgi n repa,ssa dans la soirée.
MitlAN.
453 —
_ V —
CHRONIQUE MÉDICO-LITTÉRAIRE
FAUST A CHATEL-GUYON
A-rropos-Féerie en l Acte et 2 Tableaux, en vers
Par Gaston Duchesne
Docteur en mOdeoine, Scerdtaire gOni'ral de la SuciéliS
des Eaux inin6ralcs de Chatel-Guyon.
Représenté pour la première fois sur le Théâtre de Châtcl-Guyon,
le Dimanche 21 août 1910
Premier Tableau
LE CABINET DE FAUST
Vn cabinet moderne. A droite au premier plan, table
garnie d’accessoires de bureau, de fioles de pharmacie, de
boîtes, etc. En évidence, tine coupe en cristal remplie d'un
liquide coloré. Devant la table, mais de trois quarts, vaste
fauteuil garni de coussins. A gauche, porte latérale. Dans
le fond, panneau qui s'éclairera au moment de l’appa¬
rition. Meubles, sièges, bibliothèque, tableaux, etc.
Il ne fait pas encore pur. Une lampe placée sttr la table
éclaire la scène en demi-teinte.
Au lever du rideau, Faust est assis dans le fauteuil,
accoudé sur la table, la tête dans les mains. Il a 2$ ans,
mais il en porte 50. Cheveux gris, traits fatigués. Il est
vêtu d'une robe de chambre, le chef coiffé d'une calotte,
SCÈNE I.
Faust {Découragé).
Fini, c’est bien fini ! Vainement j’ai lutté.
De l’automne à l’hiver, du printemps à l’été,
Vainement j’ai porté ma sombre hypocondrie
Dans tous les coins du monde où l’on joue, où l’on rie.
Vieux avant l’âge, usé, fatigué, décrépit.
Souffrant, peinant, geignant sans cesse ni répit.
Je n’ai plus, je le vois, en suprême ressource.
De mes jours trop nombreux qu’à terminer la course.
{Il se lève.)
Mourir.... Oui, c’est cela.... D’une lame en plein cœur
Ou d’une corde au cou.... Sortir enfin vainqueur
Des maux et des tourments que ma pauvre carcasse
Supporta sans compter... Passer de guerre la.sse
Du monde, où je me traîne en sinistre railleur
De ma propre infortune, en un monde meilleur.
{Lyrique.)
Ah I Qui dira jamais de la Neurasthénie,
Da morsure secrète et l’âpre tyrannie,
De lourd martèlement de la tête à l’envers.
De casque douloureux et les troubles divers !
{Plus concentré.)
Mais qui dira surtout, du ventre à la torture,
ly’angoissc desséchante et la sourde brûlure.
Des spasmes inféconds, les stériles efforts.
Où s’use en s’épuisant la vigueur des plus forts 1
{A ffirmatif.)
Toute porte doit être ouverte ou bien fermée.
{Impuissant.)
Que de fois j’ai tenté, d’une ardeur ranimée,
D’ouvrir ma porte close inéluctablement,
^ans jamais parvenir, ô cruel châtiment !
À trouver une clef qui force la serrure
Dont une rouille épaisse a rongé la ferrure !
{En récit. Progressivement ironique et amer.)
D’an passé, je consulte un chirurgien fameux.
— Ce n’est rien, me dit-il d’un ton facétieux.
— Rien? Mais encore? — Rien... Rien qu’une appendicite.
Daissez-vous opérer. Da chose nécessite
Une simple coupure. Un trait de bistouri,
Et vous serez, mon cher, à tout jamais guéri.
Un autre me parla d’Entérocolitisme.
Un troisième me dit : « Monsieur, c’est l’Arthritisme. *
Au macaroni seul, fadement cuisiné.
A Dausanne je fus pour toujours condamné.
« Plus de truffes, d’amour, ô supplice suprême I
Rien que du lait caillé, » prescrit le pénultième.
« Purée, eau claire, veau, de l’huile de ricin, »
Tel fut hier l’avis du dernier médecin.
Tant et si bien qu’avec ces étranges cunsines,
Ces aliments sans goût, ces luttes... intestines,
J e ne vis plus. Ce mal suffisamment dura ;
Bienvenue est la mort qui m’en délivrera.
Plus de chère, d’amour, et partant plus de joie.
Un jour mou estomac, le lendemain mon foie
Trahissent leur présence inopportunément.
Et leurs coups répétés redoublent mon tourment.
C’en est assez. Mieux vaut renoncer. Je déserte.
Et je trouve aujourd’hui mon bonheur dans ma perte,
{Décidé.)
Mourons...
{Lyrique.)
Je te salue, ô mon dernier matin,
A cette heure je suis maître de mon destin.
J’arrive sans terreur au terme du voyage.
{Désignant la coupe.)
Un geste, un seul, et grâce à ce puissant breuvage,
J e vais quitter la terre, et sans bruit ni fracas.
M’ouvrir sur le néant la porte du trépas.
{Furieux et montrant le poing.)
O médecins damnés ! Que le diable m’emporte
Si je vous...
SCÈNE II.
Faust, Mîîphisto (Costume classique).
Mi';puiSTo. (Il est entré à l’improviste par la porte de
gauche. Il apparaît subitement à Faust qui recule, plus
surpris qu’effrayé.)
Me voici. Derrière cette porte
Je passais en flânant. Tu prononças mon nom.
J ’entre. J e viens, étant un Diable de bon ton.
Te dire en un parler dénué d’artifice :
J e suis entièrement, mon cher, à ton service.
Faust.
Qui?... Vous I... Que je... Moi... Non... Non, je n’ai pas
[besoin
Que de moi vous preniez. Seigneur, un si grand soin.
Vraiment, je suis confus et vous rends mille grâces.
Mais souffrez que de vos offices je me passe.
MÉPHISTO.
Ai-je mal entendu? N’as-tu pas appelé?
Faust {Aimable et convaincu).
Je reste confondu 1 Vous ai-je interpellé?
Ma foi, sans le savoir, la chose est bien possible.
Mais ne m’en souviens point, j’en jure par la Bible.
MfiPUiSTo {Grimaeant).
Aie Aïe ! Ne jure pas par ce Divre chenu.
Je sens rien qu’à ce mot pâlir mon front cornu.
Avec les Divres saints je fais mauvais ménage.
Et ne m’en point parler, vois-tn, c’est le plus sage.
{Insinuant.)
Rappelle-toi plutôt... — Que le Diable m’emporte I —
J e ne l’ai i)as rêvé, tu parlais de la sorte.
Eh bien 1 me voilà prêt. Où dois-je t’emporter ?
Faust {Géné, mais essayant de faire bonne contenance).
Mais je suis bien ici. Je désire y rester.
Quand je suis seul parfois, je ris et je plaisante...
Méphisto {Irrité).
Vrai diable ! Que voilà belle affaire et plaisante !
Crois-tu qu’impunément ou puisse m’invoquer.
Et quand soudain j’accours, du Diable se moquer?
Tout Diable que je sois, j’ai l’humeur chatouilleuse
Et ne souffrirai point... ...
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— VII —
CHRONIQUE MÊDICO=LITTÉRAIRE [Suite)
Faust (Qui est revenu progressivement au premier plan,
d'un ton calme et décidé).
Votre ardeur belliqueuse
A s’exercer sur moi, Seipieur, perdrait son temps.
S’il ne faut rien céler, si je dois à Satan
Confier les secrets de mon âme en détresse,
Sachez-le donc :
(Plus âpre.)
Je souffre. Une douleur traître.sse
Nuit et jour sans arrêt me lacère le flanc.
Je vis en malheureux, haletant et soufflant.
J e réclame en tous lieux la clé libératrice
Des germes malfaisants, de l’humeur corruptrice
Dont je suis infesté. Mon cri n’a pas d’écho.
Je suis désespéré. J’ai payé mon écot
Partout où le conseil me fut donné de faire
Une cure annoncée en cure salutaire.
Vaine attente 1 Partout, oui, partout pour mes frais,
J ’en fus et largement. J e crois que je souffrais
Un peu plus durement à chaque tentative.
(Avec désespoir.)
Ah ! c’en est trop enfin ! Voulez-vous que je vive
lîn un pareil état si longtemps supporté?
MAphisto.
Certes 1 J’en fais l’aveu, ça manque de gaîté.
Et je m’explique ainsi ton visage sévère.
Ta mine renfrognée à mettre Diable en terre.
PauST (Résigné).
Vous comprenez dès lors pourquoi je ne crains pas
Vos menaces. Seigneur. I<a vie et ses appâts
N’ont pour moi plus d’attraits. Avant votre venue,
J ’allais sans plus tarder, c’est la vérité nue,
(Désignant du geste la coupe de cristal)
J ’allais de ce poison secouer mon fardeau
Et chercher dans la mort le repos du tombeau.
Vous savez tout, Seigneur, je n’ai plus qu’à me taire.
MfiPHiSTo (Bon enfant).
P'i 1 le geste vilain ! Il y a mieux à faire.
(Une pause.)
Si je te l’indiquais, le remède à tes maux !
Si je m’ingéniais à formuler les mots
Qui consolent I Si, faisant luire l’e.spéraiice,
A tes yeux, je mettais un terme à ta souffrance?
PausT (Surpris et avec élan).
Eh quoi 1 De ma misère auriez-vous donc souci?
Quoi ! Vous, me secourir? Ah ! pour ce mot, merci !
(Méfiant.)
Mais qui pour moi vous rend à ce point pitoyable?
Vous désintéressé, cela n’est pas croyable ;
Et je suis anxieux de connaître le prix
Que vous me demandez pour calmer mes esprits.
Parlez, Seigneur, parlez. Que faut-il eu échange?
MlîPHiSTo (Avec autorité.)
Rien !...
(Une pause.)
Ah I cela t’étonne, et de ce mauvais ange.
Tu ne soupçonnais pas le don d’apitoiement ?
Eh bien ! pour une fois, — j’en fais mon grand serment, —
I/ange mauvais se veut transformer en bon Diable,
lît montrer qu’il peut être au besoin charitable.
Pourquoi je le ferai? Potjr rien. Pour le plaisir
De te faire plaisir. Vois-tu, j’ai le désir
De me payer au moins imc' fois en ma vie
Un service gratis. C’est une fantaisie
Qui ne me prendra pas sans doute de si tôt.
Aussi, profites-en, et pendant qu’il est chaud.
Bats le fer. C’est, mon cher, occasion unique.
Profites-en, te dis-je, et sans plus de réplique.
Regarde i
(Le panneau du fond s'éclaire et laisse apercevoir dans
un cadre de verdure la .Source Marguerite de Châtel-Guyon
personnifiée par une jeune femme vêtue à l'antique : tunique
blanche, péplum de couleur drapé, coif fure àla grecque, etc.).
De voilà, le remède promis.
Dont l’accès à tes maux est aujourd’hui permis.
Regarde ; la voilà, cette Source de vie.
De t’en désaltérer, contente ton envie.
A celui qui l’approche elle donne en retour
La joie et la vigueur, la jeunesse et l’amour.
Plus d’un, j’en fus témoin, en apaisa ses fièvres.
Qui d’un élan de foi vint y tremper les lèvres,
(Confidentiellement .)
Et j’en sais qui, déchus dans leur virilité.
Près d’elle ont recouvré puissance et... fermeté.
Qui, pour s’être trempés dans sou eau de Jouvence,
Ont retrouvé le fil d’une vaste éloquence.
Paust (Tourné vers l'apparition dans une attitude admi-
rative. Avec un enthousiasme qui ira croissant.)
O miracle I O magie ! O douce vision !
Grâce et beauté 1 Splendeur 1 Quelle séduction
S’exerce en cet instant sur mou être en délire !
Quel charme opère en moi ! Quelle force m’attire !
De cette onde limpide et pure me griser
Et revivre ardemment sous sou brûlant baiser.
Oui, je le veux. J e vois renaître l’espérance.
Et je vais de ce pas...
(Il va pour s'élancer vers la vision qui disparaît à ce mo¬
ment ; Méphisto le retient.)
Mftpm.sTo,
Un peu de patience 1
Paust (Il revient sur le devant de la scène en chancelant
et se laisse tomber dans le fauteuil). (Navré).
Disparue ! Ah ! pourquoi me laissai-je duper?
Dans l’abîme sans fond d’où j’allais m’échapper.
Pourquoi me rejeter? Trahison I Diablerie I
Ce n’est, tout compte fait, qu’une supercherie.
De moi vous vous jouez, et j’aurais dû prévoir...
Méphisto (Menaçant).
N’ajoute pas un mot 1 Tu parles sans savoir.
Voilà bien des humains la belle ingratitude.
Et tu mériterais que dans ta solitude
Je te...
(Radouci).
Mais j’ai promis et ne m’en dédis point.
J ’irai jusques au bout, sans négliger un point
De la tâche de bien que près de toi j’assume.
Le flambeau que tu crois éteint, je le rallume.
Flambeau d’espoir fécond, flambeau de vérité.
Qui du rêve entrevu fait la réalité.
Sache-le donc, ami ; la Source Marguerite
Que je fis apparaître à tes yeux, je t’invite
A venir avec moi de près la contempler.
Paust (Il a relevé la tète. Il se redresse). (Suppliant.)
Serait-il vrai. Seigneur? Pourrais-je un jour combler
Mes vœux et la revoir?... Mais quand?
MÉPHISTO.
Hé ! tout de suite !
Je t’emmène. Je veux te faire la conduite
Vers elle. C’est là-bas, aux pieds des grands volcans.
Au pays des Gaulois, ces superbes géants.
Je connais le chemin, c’est un peu mon domaine.
Quelques monts à franchir. Aux confins de la plaine.
Un frais vallon. C’est.là.
Faust..
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CHRONIQUE MÊDICO=LITTÉRAIRE {Suite)
MÉPUlSïo [Ironique).
Tudiable, quelle ardeur ! J'ai peine à recomiaître
Le découragement que tu faisais paraître.
N’es-tu plus las de vivre et plus prêt à mourir?
Faust (Avec un enthousiasme progressif).
Momir, quand maintenant je suis sûr de guérir 1
Quand le terme fatal fixé par moi recule !
En ines veines je sens comme un feu qui me brûle,
EiLmou être s’éveille et le cœur et les sens,
I<es désirs amoureux et les instincts puissants.
Pour te reconquérir, radieuse jeunesse,
l’our vous aimer encore, enivrante maîtressse,
La_Source va m’offrir son aide et son soutien.
Partons ! Attendre plus longtemps ne sert de rien.
{Anxieu.x.)
Mais comment ferons-nous un aussi grand voyage?
MiCPHiSTo.
Point de préparatifs ! Point d’encombrant bagage !
[Désignant la coupe.)
Cette'coupe devait servir à t’évader ;
C’est_moi_qui désormais t’invite à la vider.
Mais !...
Faust (Hésitant).
Méphisto.
Hésiterais-tu? Bois, te dis-je.
crainte.
Faust (Résolu. Il prend la coupe).
Ah I qu’importe après tout. Si ce n’est qu’une feinte
Pour m’abuser encore et si j’en dois périr.
Béni soit le poison qui me permet de fuir
I/a vie, en emportant dans ma froide retraite
La douce illusion que mon âme inquiète
(Il lève la coupe)
Un instant caressa... Coupe de mes aïeux
Qui si souvent fut pleine, et qui devant mes yeux
Chatoie aux doux reflets de la liqueur dorée.
Je te lève et je bois à la Source sacrée.
(Il boit.)
MÉPHISTO.
Bravo, mon cher, bravo. Ta main n’a pas tremblé.
Faust (La voix peu à peu sombrée).
Certes... Mais qu’est ceci ? Mon regard est troublé !
Je n’y vois plus... Je sens qu’il me pousse des ailes...
J e viens de revêtir une forme nouvelle...
Je suis léger... léger... Je plane... Je...
(Il tombe endormi dans le fauteuil.)
3IÉPHISTO.
Parfait,
Parfait ; le philtre opère et tout marche à souhait.
Puisque tu crus eu moi, voilà ta récompense :
(.Ivec un geste d'incantation.)
Tu vas te réveiller aux Sources de Jouvence !
Fin du premier tableau.
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES
HOMMAGE AU PROFESSEUR JUNGFLEISCH
Ces jours-ci se réunissaient au Collège de France, dans
l’amphithéâtre de chimie, les amis et
les élèves du professeur Jungfleiscli
à l’occasion de
chaire de Berthelot dans cet établis¬
sement, et de son entrée à l’Acadé¬
mie des Sciences. M. Armand Gautirr,
président de l'Académie des sciences,
présidait. Il a ouvert la séance en
faisant l’éloge de M. J UNGKl<F,iScn et
de ses importants travaux. Ont pris
successivement la parole : MM. Bou-
CILtRDAT, GAI,IPPE, LÉGER, BRUNEL.
Puis une très belle médaille gravée par
le C Paul RiciiER, de l’Académie des
Beaux-Arts et de l’Académie de méde¬
cine, a été remise à M. juNGFi,EiSCH.
Parmi les notabilités qui assistaient à cette réunion,
citons MM. Levasseur,, administrateur du Collège de
France, d’Arsonval, Gley, Georges Renard, Bordas,
professeurs dans cet établissement, MM. Caventou,
Guinochet, etc.
On connaît toute la vie de labeur
du professeur J ungfi.eisch, qui, élève
de Berthelot, a d’abord été pro¬
fesseur de chimie organique à l’École
•supérieure de pharmacie de Paris
{1877). Il a été président de la
Société chimique, président de la
.Société de pharmacie, etc.
Ses nombreux travaux portent sur
la chimie pure : sur le galium, sur les
dérivés alcooliques du thymol, l’inuline,
l'acétylène, la lévulose, les dérivés chlo¬
rés de la benzine, les anilines, la dis¬
symétrie moléculaire, etc.
Signalons en outre deux ouvrages
du professeur JUNGFLEISCH : un Traité
élémentaire de chimie organique (en collaboration avec
Berthelot), et des Manipulations de chimie.
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VARIÉTÉS
LA LIGUE FRANÇAISE
DE L’ÉDUCATION PHYSIQUE
L’éducation physique est une question capitale
d’hygiène dont on a souvent rcjjroché aux méde¬
cins de se désintéresser. Ceux qui s’en occupaient
étaient en tout cas le petit nombre et, de plus,
restaient isolés. Le besoin d’un groupement scien¬
tifique, en même temps que pratique, a créé, il y a un
an, la section de la Seine de la Ligue française de
l'éducation physique. De nombreuses notabilités
politiques, littéraires, médicales et sportives se sont
groupées autour du professeur Gilbert dont l’auto¬
rité a fait le succès du mouvement. Sous la
direction méthodique et scientifique de ce pré¬
sident, il était tout naturel que la section de la Seine
de la Ligue s’occupât d’abord d’enseignement et
de recherches.
Certes, il faut tenir grand compte des acquisitions
antérieures. Mais à notre époque, si tout le monde
conçoit l’importance d’une renaissance des exercices
physiques et des sports, on est loin d’être d’accord
sur la méthode à employer; la lutte est chaude dans
le monde de l’éducation physique.
Partisans de la g3nniiastiqiie suédoise, do la
gymnastique aux agrès, des poids lourds, des poids
légers, de l’éclectisme, des sports spéoiaux, se dis¬
putent la vérité, avec une vivacité parfois excessive.
Il est désirable de voir la fin de cet état, préju¬
diciable à la cause que défend la Ligue. Le pro¬
fesseur Gilbert et son comité se sont placés au-
dessus de toutes ces luttes, dans lesquelles il est
parfois difficile de démêler ce qui appartient à l’intérêt
ou à la science. Cette attitude n’a pas été sans
provoquer quelques attaques ironiques de certains
professionnels.
I-a section de la Seine de la Ligue française de
l’éducation physique n’a d’autre but que la recherche
de la vérité scientifique. Il suffit pour le prouver de
citer les membres de son comité.
Président d’honneur-, Professeur Charles Richet.
Président actif : Professeur Gilbert.
Vice-présidents : D' C.\staigne, agrégé ; Ludovic
X’AUDEAU.
Secrétaire-général : D' Henri Dausset.
ï résorier : D^ Lagarde.
Assesseurs : M'"® Pauline Kergomard, inspec¬
trice générale des écoles maternelles ; D” Carnot,
agrégé ; lieutenant Dubreuil ; M. Messimv,
député ; Dr Pachon, agrégé ; Dr Vincent, agrégé,
membre de l’Académie de Médecine ; Dr Weiss,
agrégé, membre de l’Académie de Médecine.
Répandre le goût de la culture physique en France,
tel est le but principal de la Ligue de l’éducation
physique.
La section de la Seine a tâché de remplir son pro¬
gramme de plusieurs façons :
D’abord par la conférence : pendant l’année 1910,
le Dr Charles Richet en a inauguré brillamment
la série à la Sorbonne.
Le Pr Tissié, président fondateur de la Ligue,
est venu porter aux Parisiens sa parole imagée
d’apôtre méridional. M. Marcel Dubois, M^e Blan¬
che Chauveau ont aussi apporté leur concours,
enfin le secrétaire général, devant les 400 jeunes
filles de l’Institut professionnel féminin, a traité de
l’éducation physique de la jeune fille.
La Ligue a jirésenté des vœux aux Congrès de
physiothérapie, au Congrès des praticiens, des com¬
munications au Congrès d’hygiène scolaire, ne
laissant pas échapper une occasion, de propagande.
Il a été établi une fiche type de recherches, afin
de pouvoir faire à des époques successives des
comparaisons de données semblables, prises sur des
individus éduqués physiquement, de différentes
façons. Grâce à la collaboration de nombreux
médecins, on pourra peut-être étudier expéri¬
mentalement les qualités ou les défauts de telle ou
telle méthode. Il est désirable que cette ciupiête
prenne do vastes proportions ; le secrétaire général
tient des fiches à la disposition de tous ceux qui
voudront bien y collaborer.
La section de la Seine s’efforce aussi de créer des
associations de culture physique. Elle a commencé
par les femmes dont on a jusqu’à présent à peu près
complètement négligé l’éducation sportive.
Un groupe formé d’abord au gymnase Japy a été
bientôt transféré au préau de l’école Edgard-
Quinet mis à la dis])osition de la Ligue par la dis¬
tinguée directrice M™'’ Jeannin; deux cours ont lieu
le mercredi et le samedi, l’un à cinq heures et demie,
l’autre à huit heures et demie du soir. Les adhé¬
rentes y sont venues ferventes et l’on espère pouvoir
étendre cette œuvre si nécessaire. On y professe la
gymnasticjue, la callisthénic, les jeux, la mime
musicale; on fera de la natation et des excursions.
Un groupe semblable fonctionne aussi à Ville-
monble, sous l’iiitelligeute direction de Mademoiselle
Chauveau.
Tel est le bilan annuel de la section de la Seine
de la Ligue française de l’éducation physique.
L’action continuera en 1911, par la propagande par
la parole, par les écrits et par les faits ; on déve¬
loppera les sections déjà formées, on en créera de
nouvelles, selon les re.ssources de la Ligue, qui fait
appel dans ce but à toutes les personnes s’inté¬
ressant à l’éducation phj’-sique. Le nombre des
adhérents permettra seul de faire face à toutes les
obligations que la section s’est imposées. On voit par
ce qui précède l’intérêt de l’œuvre entreprise par le
professeur Gilbert et par la lûgue française de
l’éducation physique. De plus, la section de la Seine
vient d’accepter la très grosse tâche d’organiser
à Paris en 1913 un Congrès inteniational d’Educa-
tion Physique, et déjà le Président et le Secrétaire
général du comité d’organisation, le profe.sseur Gil¬
bert et le profe.sseur agrégé Weiss, ont obtenu le
haut patronage de M. le Pré.sident de la République,
de M. I<oubet, ancien Président de la République,
ainsi que la collaboration de toutes les grandes
organisations sportives, en particulier de l’Académie
des sports. Sous de tels auspices, il est à croire
que ce Congrès aura un grand retentissement et
marquera peut-être la fin des querelles et des
inimitiés stériles qui empêchent, en France du moins,
l’évolution franche et libre d’une méthode vraie
d’Éducation Physique. Aussi est-il nécessaire que
tous ceux que ces questions vitales intéressent
apportent au comité leur collaboration et leur appui,
afin que de ces Congrès sortent, non pas des vœux
stériles, mais des résultats pratiques.
Les adhésions sont reçues chez le D He.vri Dausset,
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Cette “ Leçon d’Aiiatoniie, ” la plus célèbre de toutes les toiles traitant le même sujet, peintes vers cette
époque par les Flamands, — et elles ne sont pas rares, — date de 1632 : Rembrandt avait donc 25 ans! Cette
oeuvre est trop classique pour qu'il soit besoin d’aucun commentaire ; elle fut commandée à l’artiste par la
Guilde des chirurgiens d’Amsterdam. Le personnage principal est Nicolas Tulp ; l’auditoire est _ composé _ de
maîtres- jurés de la Guilde.
L’original est conservé au Musée de La Haye.
NÉCROLOGIE
LE PROFESSEUR ARLOING qui entraînèrent la conviction de tous dans ses dernières
: années il s’occupa surtout de la sérothérapie, de la vacci-
Une triste nouvelle afflige cette semaine le corps médi- nation antituberculeuse. Citons encore ses recherches
cal. M. Arloing vient de mourir, en pleine activité scien- avec Paul Courmont sur le séro-diagiiostic de la même
tifique. Nous n’avons pas à rappeler ici sa brillante car- maladie.
riêre. Né à Cusset, le 3 janvier 1846, Arloing fut à l’F.cole II a publié plusieurs ouvrages de librairie, notamment,
vétérinaire de Lyon l’élève de Chauveau, avec Chauveau, une Anatomie comparée
puis son chef de laboratoire. Quand se ■. ■ -■ — 7 — ^ 4'. . 1 des animaux domestiques restée classique,
créa la Faculté de médecine de Lyon, il ' ^ un Traité des virus dans lequel il s’efforça
prit le titre de docteur, pour prendre part i-"'' de montrer le rôle important de l’École
au premier concours d’agrégation en 1878. ■ ^ ^ Lyonnaise et en particulier de Chauveau
Dans la suite, il abandonna momentané- ' dans l’évolution de la question, des leçons
ment la Faculté de médecine pour prendre “ sur la tuberculose et quelques septicémies,
possession à la Faculté des sciences de la ; : ■ . . etc. Ses travaux lui valurent les titres
chaire de Physiologie qui était créée pour d’associé de l’Académie de médecine et de
lui. Quand Chauveau fut nommé professeur correspondant de l’Institut,
au Muséum, il y revint comme professeur Arloing était un merveilleux professeur ;
de médecine expérimentale ; il était nommé il avait le don d’exposer avec une parfaite
en même temps directeur de l’École vété- clarté et dans une langue d’une élégance
rinaire. Nous ne pouvons faire ici l’énumé- Le Professeur Arloing irréprochable les questions les plus ardues,
ration de ses nombreux et importants tra- Parmi ses collègues, ses élèves, il ne comptait
vaux qui ont trait principalement à la physiologie, à la que des amis. Le Pans médical exprime à sou fils, le
bactériologie et à la médecine expérimentale. Tout le Dr Fernand Arloing, professeur agrégé à la Faculté de
monde connaît ses recherches sur le charbon symptoma- Lyon, qui entre brillamment dans la carrière scientifique
tique, et surtout sur la tuberculose. Il soutint dans plu- sur les traces de son père, l’expression de ses sentiments
sieurs congrès, contre Koch, la doctrine de l’identité de de profonde tristesse en présence du deuil irréparable
la tuberculose bovine et de la tuberculose humaine ; il qui vient de frapper la science française,
apporta à l’appui de sa thèse d’importantes expériences G. Linossiek.
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- XVIII -
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- XIX -
DIÉTÉTIQUE
RÉGIME DES ENFANTS
DIABÉTIGLUES
(H. Legrand, d’Aniieus)
Menu hebdomadaire. Lundi ;
BEjeüNER. I sardine à l'huile, l côte¬
lette de mouton grillée, loo grammes
de haricots verts an beurre, i pêche,
I petit suisse. Pain : grammes,
eau vineuse : 2 verres. — Dîner.
1 assiette de potage gras à la purée
de chicorée, 2 œufs sur le plat à la
crème, 100 grammes de purée de
pommes de terre, 60 grammes com¬
pote de framboises .r l'étuvée, pain :
20 grammes, eau vineuse ; i verre.
Mardi : DEjeitner. Crevettes
grises avec beurre. 100 grammes de
riz de veau aitx épinards, 8 amandes
fraîches, 2 cuillerées de groseilles.
Pain : 100 grammes, eau vineuse ;
2 verres. — Dîner, i assiette de
bouillie de farine d’avoine au bouil¬
lon. 100 grammes de jambon à la
purée d’endives. 15 grammes fro¬
mage de Hollande, i orange bien
mûre. Pain : 20 grammes, eau vi-
Mercredi : Déjeuner, i petit ma¬
quereau à l’huile, 80 grammes filet de
bœuf grillé, 80 grammes de pommes
de terre soufflées, 6 noix fraîches,
60 grammes compote de pommes à
la vapeur. Pain : 30 grammes, eau
vineuse : 2 verres. — Dîner, i as¬
siette de potage aux œufs pochés,
I escalope de veau grillée, So gram¬
mes laitues à la crème, 1 5 grammes
de gruj’ère, 1 orange. Pain : 20 gram¬
mes, eau vineuse : i verre.
Vendredi : DÉJEUNER. Olives avec
beurre, l sole grillée, 100 grammes
épinards à la crème, 6 amandes fraî-
che.s, I orange. — DinER : i assiette
de potage cressonnière, i œuf à la
coque, 50 grammes grenouilles sau¬
tées au beurre, i pomme de terre au
four, 2 cuillerées de groseilles à
grappe. Pain : 20 grammes, eau vi-
Samedi : Déjeuner, i tranche de
thon à l’huile, i aile de poulet rôti,
100 grammes chicorée au naturel,
6 noix fraîches, 1 5 grammes fromage
de Brie. Pain : 30 grammes, eau vi¬
neuse ; 2 verres. — Diner. i assiette
de potage julienne au gras, So gram¬
mes gigot rôti, 80 grammes épinards
au jus, 1 5 grammes fromage de Neuf-
châtel. i orange. Pain : 20 grammes,
eau vineuse ; l verre.
Dimanche : Déjeuner. Tranches
de langue fumée, So grammes de
blanquette de veau, So grammes sal¬
sifis au beurre, 50 grammes compote
de fruits à l’étuvée, 13 granunes de
gruyère. Pain : 30 grammes, eau vi¬
neuse : 2 verres. — Dîner, i assiette
de potage purée pommes de terre et
laitues, 2 œufs en cocotte à la purée
de cervelle de veau, Co grammes
haricots verts à la crème, i pomme
au four, 15 grammes fromage de
Pont- Lévêque, Pain ; 20 grammes,
eau vineuse ; i verre.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
Convulsions des enfants. Coque¬
luche. — J. Simon.
Teinture de belladone | gouttes
Alcoolature de racine t ‘
d’aconit .
Eau de laurier-cerise . 10 gr.
— tilleul . 60 —
— fleurs d’oranger . 10 —
Sirop de lactucarium . 30 —
Par cuillerées à café.
Ou bien :
prendre quotidiennement une cuil¬
lerée à soupe, et pendant les dix
jours suivants, deux cuillerées à
Suspendre la médication après
vingt jours de traitement, puis pen¬
dant deux semaines administrer de
nouveau et de la même façon le
sirop ci-dessus formulé. Locale¬
ment se borner à l'usage d’une pom¬
made nasale anodine.
Sucre pulvérisé, quantité suffi¬
sante pour faire une pâte dont l’en¬
fant prendra 2 cuillerées à café, le
matin à jeun, de manière à faire
prendre le tout en deux ou trois
jours.
Traitement des ulcérations sim¬
ples du col utérin. — Applications de
tampons de gaze aseptique imbibés
de :
Teinture de belladone .
Alcoolature de racine / , „ „
d’aconit . grammes.
X gouttes matin et soir.
IIUCIIARD.
Bromoforme . de 4 à 20 gouttes.
par jour en 6 ou 8 fois, très diluées
dans une potion ou une infusion
chaude.
Moizard.
Sulfate de quinine . i gr.
Poudre de benjoin . 5 gi-
Salicylate de bismnth ... S ?*■-
Pour insufllations nasales.
Contre l’hydrorrhée nasale. —
Ler-moyëz.
Sulfate d’atropine . 0^,005
— de strychnine . or', 005
Sp. écorce oranges amères . . '400 gr.
P. s. a. — A prendre: une ou deux
cuillerées à soupe par jour, au moment
des repas.
Pendant les dix premiers jours, eu
Contre l’hyperhydrose plantaire. —
Brocq.
Pendant deux jours, prendre des
bains froids avec de l’eau de feuilles
de noyer. Le troisième jour, faire,
matin et soir, un badigeonnage
Pcrchlorure de fer . 3° gr.
Glycérine . 10 —
Vin toni-cardiaque
Teinture kola .
— de coca .
— de scille .
— de digitale . . .
Sirop de cerises .
Vin de Lunel .
2 à 3 cuillerées à soupe par jour
durant 8 à 10 jours dans les cas d’hy-
posystolie. (Huchard.)
Pâte vermifuge pour enfants ;
Santouine... . 10 centigrammes.
Huile de ricin . 30 grammes.
Huile d'anis . i goutte.
40 gr.
30 —
Thigénol .
Eau distillée .
Teinture d iode . .
Alcool rectifie. . .
Glycérine neutre.
Traitement des vomissements des
nourrissons.. — Donner une cuille-
ée à soupe de la solution suivante
soit avant la tétée au sein, soit
ajoutée au biberon de lait.
Eau . 125 grammes.
Sirop simple . 25 —
Citrate de soude . 2 gr. 50
Chaque cuillerée à soupe contient
25 centigrammes de citrate.
Ou ne craindra pas de donner six
à sept cuillerées à soupe de cette
solutiou en vingt-quatre heures.
L’échec de la médication est dû
fréquemment à rinsuffisance des
doses employées.
(Variot).
— 469 —
— XX —
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
l’ Analyse des Urines
I‘iV‘seiiti''CS sous la forme d’élii^ants portefeuilles, pou¬
vant Être faeilement mis dans la jioclie, ces trousses ren¬
ferment les tulles et ampoules à rdactifs nécessaires pour
cliaiiue opération d’analyse. Klles permettent, en ueuï
minutes, avec quelques gouttes d'urine, d’ôtre très exacte-
Les nombreuï médecins qui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes à faire l’éloge do leur commodité et de leurs
rigoureu.v résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être immédiatement renseigné sur la composition de
l’urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique ([ui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu’ici le monopole des pharmaciens.
■» D’autre jiart, en raison du leur utilisation extrêmement
conseillé avec grand
profit aux malades eux-mêmes, qui pourront do la sorte se
rendre compte, aussi souvent iju’il conviendra, des varia¬
tions de composition de leurs urines. Il leur sera dés lors
loisible de surveiller de très près leur alimentation,
do contrôler l’inlluenco de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appel aux
soins médicaux dés que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques aiiparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors do l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d'une grande modi¬
cité de prix : chaque analyse revient à environ 0 fr. 25.
Ces trousses existent sous trois modèles dilféreiits :
1* TROUSSE INOEX “ La Dosurine”, destinée à,
rechercher si l’urine renferme ou non de l’albumine ou
2» TROUSSE A “ La Dosurine ", destinée à doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3» TROUSSE D “ Lx Dosurinet ” destinée il doser
la quantité de sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est de 5 francs (Iranco 5 fr. 30).
— Ampoules do renouvellement : la bnito de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite de 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
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- XXI -
CHRONIQUE DES LIVRES
Les sécrétions internes : leurs
bases physiologiques et leur im¬
portance eu pathologie, par le
Professeur BIBDI, (de Vienne)
(avec une préface du Professeur
Paltauf). 1910. I vol. in-8. Urban
et Schwarjsenberg, édit, à Vienne et
Berlin,
Le travail de Biedl qui comprend
plus de 400 pages, est relatif aux
sécrétions internes des différents
tissus : il est remarquable, notam¬
ment, par une extraordinaire docu¬
mentation, puisque l’index biblio¬
graphique ne comprend pas moins
de 126 pages ayant en moyenne
40 indications par pages, soit un
total de plus de 5000 travaux cités,
tous relatifs aux sécrétions internes
et la plupart parus dans ces dernières
années. C’est dire combien chaque
jour apporte une nouvelle moisson
de travaux, souvent intéressants,
parfois contradictoires, mais dont
chacun ne représente qu’une pierre
de l’édifice qui s’élève.
C’est dire aussi toute la difficulté
d’un travail d’ensemble sur ces ques¬
tions : le pirofesseur Biedl s’en est
tiré avec honneur, et .son livre sera
précieux pour tous ceux qui s’inté-
re.ssent à ces questions, c’est-à-dire
aujourd’hui pour tous les médecins,
lîn dehors de la mise au point des
diverses questions, on retrouve d’ail¬
leurs sur les surrénales et l’adrénaline
notamment, une série de recherches
originales, bien connues, de l’auteur.
Enfin, contrairement à ce qui se
passe presque toujours en Allema¬
gne, les travaux français y sont con¬
nus et mis en bonne place : le fait
est si rare que nous devons en Être
particulièrement reconnaissants au
professeur Biedl.
P. Carnot.
Formulaire des médicaments
nouveaux pour i9H, par H.
Bocquiblon - Limousin, docteur
en pharmacie, pharmacien de
II' classe, 23“ édition, 1 vol. in-i8,
cartonné, 3 francs, J.-B. Bail¬
lière et fils, édit, à Paris.
L’ancienneté de ce formulaire
( 23 éditions) en indique la valeur.
Il a été consacré par le temps et il
n’y a plus à en faire l’éloge. On
trouvera dans la nouvelle édition de
nombreuses et importantes addi¬
tions, telles les suivantes :
Abanon, adrénochrome, octhrisine,
alboferrine, aményl, antiléprol, ar-
sacétine - quinine, arsinosalicylique
(acide), asiphyl, astroline, asurol,
boroforme, carbemine, carnogène, cho-
late de cotarnine, comatne, combrétine,
cusol, digistrophane, émétique d'ani¬
line, frigusine, gastrosan, gélonide,
glycoléane, hectine, hexaméthylèneté-
traminegaïacol, kharsin, mercochinol,
morphosan, mttcusan, nêopyrine,
néraltéine, neutralon, 606, novocol,
noviodine, nucléines, orsudan, oxyn-
tine, pantopon, pergénol, péristaltine,
pléjapyrineparapyrétol, scharlachrot,
scorogène, tanargentane, thilavène,
thyrésol, tomaqua, trichloracétylsali-
cylique (acide), tyramine, valisan,
xaxaquine, sincopyrine, xincoquinol.
Le Formulaire des Médicaments
nouveaux est le complément néces¬
saire du Formulaire des Médications
nouvelles, par le D' H. Gillet. Nous
les recommandons en conséquence
tous les deux, bien que le public
médical les connaisse déjà.
Cornet.
Les maladies du péritoine,
par Pissa VY, médecin des hôpitaux
de Paris. 1911. i vol. in-i8, cart.
5 fr. O. Doin et fils édit, à Paris.
Ce volume e.st le premier de l’en¬
cyclopédie de Toulouse, consacré
sous la direction de Klippel, à la
pathologie médicale. Pissavy y
étudie, avec un grand sens clinique
et une grande clarté, les maladies
du péritoine : il étudie successive¬
ment les péritonites appendiculaires,
typhiques, les péritonites consécu¬
tives aux perforations gastriques
et duodénales, les péritonites d’ori¬
gine biliaire, les péritonites génitales
etc., et il en discute d’autres plus
contestables telle que les péritonites
alcooliques et brightiques. Il étudie
enfin l’échinococcose, les tumeurs, et
l’ascite en général. Ce petit livre fort
bien fait rendra service au praticien.
P. Carnot.
LA MÉDECINE AU THEATRE
AU GRAND-GUIGNOL:
DICHOTOMIE. — ALCIDE PEPET
Le Graud-Guignol dont le spectacle comporte toujours
des scènes « effroyables » donne en ce moment « Dicho¬
tomie » de MM. Mouzey-Eon et Georges Jubin.
« Dichotomie » est une pièce médicale, chirurgicale
même, pourrait-on dire. On l’a déjà signalé, une opération,
les instruments qu’elle réclame, ses apprêts constituent
im excellent moyen d’émonvoir le public.
Les auteurs ne se sont cependant pas contentés d’ef¬
frayer ; ils ont aufssi soutenu une thèse. Ils ont voulu
stigmatiser certaines coutumes possibles et leur drame
est un réquisitoire contre certains abus, également
possibles, du moins au théâtre.
Voici le sujet : Durtal est médecin. C’est un honnête
hottune, trop honnête au gré de sa femme, ambitieu,se,
volontaire, désirant la fortune à n’importe quelle condition.
Elle lui reproche cette médiocrité bête de « jeune
docteur * dans laquelle ils se débattent, elle l’incite à
profiter de la bonne aubaine, celle qui, d’un seul coup,
peut agumenter de quinze mille francs leur maigre budget.
Une riche cliente, Mme Vignerole, souffre d’une tumeur
au sein. L’illustre chirurgien Précigné touchera trente
mille francs s’il l’opère, et Durtal recevra la moitié de
cette somme s’il ♦ rabat » l’affaire au maître.
L’analyse histologique n’a nullement prouvé la nature
cancéreuse de l’affection. Durtal sait que l’intervention
est inutile, qu’importe ! Excédé, il conseille à M. Vignerole
de recourir à Précigné.
C’est alors l’opération, les préparatifs, les instruments
qu’on flambe, la malade qu’on apporte. Les spectateurs
entendent ses gémissements sous le chloroforme, ses
hurlements. Précigné rentre en scène, du sang sur les
bras. Mme Vignerole est morte au cours de l’intervention.
Malgré cette fin atroce, il semble -que le public soit en¬
core plus impressionné par le crime moral de Durtal, que
par les effets de la mise en scène.
àlais le Grand-Guignol fait alterner les spectacles. A
côté de ces médecins tragiqnes, il montre ensuite dans
« Alcide Pepet » (Armand Massard et Alfred Vercourt)
un docteur épisodique et grotesque.
Pepet est un ivrogne invétéré. Un de ses amis. Biche,
l’emmène chez lui, et, pour le dégriser, lui plonge la tête
dans de l’eau froide. Pepet a une syncope. Biche le
croit mort, il appelle., un défilé burlesque commence, un
journaliste, la maîtresse de Pepet... le médecin... Ce der¬
nier est un singulier bonhomme. Il n’ose rester chez lui
parce que sa femme est atteinte de la scarlatine ; la vue
du sang lui est odieuse, le prétendu cadavre le fait tomber
en pâmoison. C’est un fantoche de groîîse comédie.
Du reste Pepet n’est pas mort, il se relève au moment
oà le concierge vient pour aider à l’emporter.
Peut-être cette bouffonnerie était-elle nécessaire à
côté de l’impression violente et ♦ théâtrale » provoquée
par « Dichotomie? »
Suzanne Dejust-Dbfioi,.
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Par E. GAUCHER
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Maladies Cutanées et Vénériennes
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1909. I vol. in-8 de 700 pages avec i5o fig., cart. 12 fr.
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Cartonné . 17 fr. 60
Maladies Chirurgicales de la Peau
Par J.-L. FAURE
Professeur agrégé à la F’aculté de Médecine de Paris,
1907. I vol. grand in-8 avec fig. Br. 3fr. Cart. 4fr. 60
Diagnostic et Traitement
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Hygiène du Visage par le D' P. Gastou. 1910,
I vol. in-i6 avec 14 fig., cartonné . 1 fr. 60
Hygiène de la Peau et du Cuir chevelu,
par J. Nicolas, professeur de clinique dermatologique à
l’Université de Lyon, et Jambon. 1911, i vol. in-i6 de
96 pages, cartonné . 1 fr. 60
Les Maladies du cuir chevelu, par le D' P. Gas¬
tou, 2» édition. 1907, i vol. in-i6 de g6 pages, avec
19 figures, cart . 1 fr. 60
Traité des Maladies delà Peau, parle professeur
Alfred Hardy. 1886, i vol. in-8 de 1228 pages.. 18 fr.
Iconographie photographique des Maladies de
la Peau, par G.-H. Fox. 1882, i vol. in-4, avec 48 pi.
coloriées, cart . . 100 fr.
Les Psoriasis anormaux, par le D' Bonnet, igoo,
in-8, 160 pages . 4 fr.
Les Erythèmes infectieux, par le D' E. Detot.
1904, gr. in-8, 39 pages . 2 fr.
Traitement des Dermatoses par le Radium^
p.tr le D' Masotti. 1910, i vol. in-i6 de 94 pages
avec 44 figures . 2 fr. 60
Le Xéroderma pigmentosum, par le D» Rou
vikBE. 1910, gr. in-8, i38 pages, avec tableaux... 3 fr.
Aide-mémoire de Dermatologie, par P. Lefebt.
1899, I vol. in-18, cartonné . 3 fr.
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DES MALADIES DE LA PEAU
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Deuxlèma édition tranealse, par le D' L HUDELO
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de Médecine I Saint-Louis
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MALADIES VÉNÉRIENNES
Par le D"- F. BALZBR
Médecin de l’hôpital St-Louis, Membre de l'Académie de Médecine
1909, I vol. gr. in-8 de 33o pages, avec 20 fig. Br. 6 fr.
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Précis des Maladies Vénériennes
Par le Df Ch. AUDRY
Professeur à la Faculté de médecine de Toulouse
I vol. in-16 de 342 pages, cartonné . 6 fr.
TRAITÉ DE LA SYPHILIS
PAR I.ES D'<
HALLOPEAU . CH. FOUQUET
Membre de l’Académie Ancien chef de clinique à la
de Médecine | FacultédeMédecinc de Paris
1910. I vol. in-8 de 460 pages . 12 fr.
Guide pratique du diagnostic de la S^fphilis,
par P. Gastou et A. Giraud, 1910, i vol. in-16 de
96 pages avec 22 figures, cartonne. . 1 fr. 60
Traitement de la Syphilis, par le D' Éhery,
ancien chef clinique à l’hôpital Saint-Louis. Préface de
M. le professeur Fournier, 2“ édition, igoS, i vol. in-16,
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Syphilis et Cancer, par R. Horand. 1908, i vol. in-16,
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Syphilis de la Moelle, par le professeur Gilbert et
le Dr Lion, 1908, i vol. in-16 de 94 pages, cart. 1 fr. 60
Les Myélites syphilitiques, par le D' Gilles de la
Tourette. 189g. I vol. in-16 de 96 pages, cart. 1 fr. 60
Leçons sur les Maladies vénériennes, par le
D' Maubiac. Syphilis primitive et secondaire. i883,
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Police des Mœurs, par Lêvêque. 1906, i vol. gr. in-8
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L’Hérédo-Syphilis, par le D' Jullien. 1901, in-8,
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Syphilis et des Maladies vénériennes
Par le Professeur Fr. MRACEK
Deuxième édition fraafalse, par le EMEDY
Chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris
1904, I vol. in-16 de 420 pages, avec 71 planches coloriées
et t2 planches noires, relié en maroquin souple, tête
dorée . 80 fr>
- XXIII -
NOUVELLES
Le P' Lannols élu membre correspondant de l’Aca¬
démie de médecine. — Le D' Maxjricb Lannois, né à
Clichy-la-Garenne en novembre 1856, débuta dans la
carrière médicale par la médecine militaire et sortit du
Val-de-Grâce avec la promotion de 1880. Il avait eu
.•uirtout pour maîtres dans les hôpitaux de Paris, R. I<é-
pine, Straus et Raymond. Reçu à l’agrégation pour
Lyon au concours de 1886, il fut médecin des hôpitaux en
1889, puis successivement chargé de cours- en 1898 et, en
1907, professeur adjoint d’oto-rhino-larjmgologie.
De bonne heure en-effet il s’était consacré à la spécialité
oto-rhiuo-laryngologique, surtout aux maladies , de
l’oreille : dans cet ordre d’idées il a publié dé très nom¬
breux travaux qui l’ont
placé au premier rang des
otologistes français. Tout
récemment l’Académie de
Médecine lui accordait le
prix Meynet poür un très
important Précis des mala¬
dies de Toreille, du ttez et du
larynx en collaboration avec
Chavanne et Ferran.
De plus il dirige depuis
quinze ans l’important ser¬
vice des maladies nerveuses
ce fait, a publié de nombreux
travaux concernant la pathologie nerveuse vers laquelle
il avait été orienté par sa thèse de doctorat sur VEry-
thromélalgîe, par sa thèse d’agrégation sur la Nosographie
des chorées et récemment encore il a publié les thérapeu¬
tiques récentes dans les maladies nerveuses (eu collabo¬
ration avec M. Porot). Nombreux sont les mémoires qu’il
a consacrés à cette branche de. la science dans la Eevue
de médecine, la lievuc neurologique, la Nouvelle icono¬
graphie de la Salpétrière, le Lyon médical, etc.
Rappelons aussi que c’est à lui, en collaboration avec
Linossier, qu’on doit l’introduction de salicylate de
méthyle en thérapeutique comme conséquence de leurs
travaux sur l’absorption des gaz par la peau. L’Académie
avait reconnu l’intérêt de ces recherches en leur attribuant
le prix Desportes.
Le Dr Lannois est chevalier de la Légion d’honneur.
Inspecteur général adjoint des services administratifs
du ministère de l’intérieur. — Un arrêté vient de déter¬
miner le règlement et les matières d’un concours pour
l’emploi d’inspecteur général adjoint des services admi¬
nistratifs du ministère de l’Intérieur, docteur en médecine
ou technicien d’une compétence spéciale en matière
d’hygiène publique ou de service sanitaire.
Ce concours aura lieu dans le courant du mois de mai.
Pour renseignements, s’adresser au secrétariat de la
Direction du contrôle du ministère de l’Intérieur (13, rue
Cambacérès, de l o heures à midi et de 3 heures à 5 heures).
Le Professeur
des hôpitaux de Lyon el
Le professeur von Noorden. — S’il faut en croire la
Gazette de Francfort, le professeur von Noorden, de
Francfort, récemment nommé profeiîseur à Vienne, ne
se plairait pas, dans cette dernière ville et reprendrait
la direction de la clinique de la rue Schiffer, ù Francfort.
Pour la science française. — On a lu la nouvelle des legs
princiers faits par un Français, M. Auguste Loutreuil.
Il est bon de rappeler cette libéralité.
100.000 francs sont légués à l'Institut Pasteur, un
million à la Caisse des recherches scientifiques, 2.500.000
francs à l'Université de Paris, 3.500.000 francs à l'Aca¬
démie des sciences.
M. I/3utreuil, fils d’im cultivateur de Neuville, près de
Sées, dans l’Orne, était parti de son village à l’âge de
vingt-quatre ans, en 1857, comme simple comptable
dans la grande Société des chemins de fer rus.ses. Il arriva
à une position considérable, petit à petit.
Philanthrope dévoué, [il soutint en Russie et en France
un grand nombre d’œuvres de bienfaisance.
Fondation Brezolles. — L’œuvre de la Maison du mé¬
decin informe que sa fondation est parfaitement amé¬
nagée en maison de retraite et que les prix de pension
fixés par les statuts sont des prix dé principe. La pénurie
ne doit pas empêcher les médecins infortunés à demander
leur admission. Il sera pourvu à l’insuffisance partielle —
ou totale — de leurs ressources par lesbourses dont dispose
l’association, ou par les subventions des Sociétés simil.-iires.
Dévouement médical. — Le docteur Théroude, attaché
à l’institut Pasteur, a contracté la diphtérie en soignant
un jeune enfant. Grâce aux soins empressés de son émi¬
nent chef et ami le docteur Louis Martin, il est aujour¬
d’hui hors de danger. L’avant-veille du jour où il tomba
malade avaient eu lieu les fiançailles de M. Théroude
avecMlle Madeleine Bélières, fille du médecin de la Chambre
des députés. Le mariage est fixé au mois de mai prochain.
Pour la famille d’un héros. — Le comité de la fondation
Lucien de Reinach a mis une somme de 3,000 francs à la
disposition de la veuve du docteur Mesny, mort à Mouk-
den en cherchant à entraver la marche de la peste et dans
des conditions d’héroïsme qu’on n’a pas oubliées.
La veuve du docteur Mesny, mère de deux enfants en
bas âge, était demeurée sans ressources à Tien-Tsin.
Honorarlat. — Les docteurs Dieulafoy, Lacombe,
Tapret, Muselier sont nommés médecins honoraires des
hôpitaux. — Le docteur Maygrier est nommé accoucheur
honoraire des hôpitaux de Paris. — Les docteurs Gallppe
et Cruet sont nommés dentistes honoraires des hôpitaux.
— M. Portes est nommé pharmacien honoraire des hôpitaux.
L'tudiants en médecine de Lyon. - Les étudiants eu
médecine, après avoir di.scuté sur les incidents qui ont
amené la suspension du cours de chimie biologique pro¬
fessé par le doyen Ilugounencq, ont décidé de demander
à l’autorité supérieure de régler définitivement les ques¬
tions d’ordre intérieur pendantes depuis des années et
qui font l’objet de leurs revendications.
Prix de la prophylaxie de l’infection charbonneuse . —
Le gouvernement italien a décidé de décerner un prix de
10 000 lires à l’auteur du travail sur la prophylaxie de
l’infection charbonneuse d’origine professionnelle, qui
sera jugé digne de cette récompense. Les mémoires, rédigés
en italien ou en français, devront parvenir au ministèts
italien de l’Agriculture avant le i« décembre 1911.
Académie de Médecine de Belgique. — On annonce
la nomination du Pr Mai.voz, de Liège, bien connu pur
ses dispensaires contre la tuberculose et ses -études ses
l’ankylostomiase comme membre titulaire. I<e P' Noi.f,
chargé de cours à l’Université de Liège, est nommé
membre correspondant.
Une doctoresse non admise comme privât docente. —
Malgré l’unanime proposition des membres de la Faculté
de Bonn, la Comtesse -Marie von Linden, professeur et
première assistante à l’Institut d’hygiène de Bonn, n’a
pas obtenu l’approbation du Ministre, pour être admise
comme privât docente.
XXIV -
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Egouts et vidanges, ordures
ménagères, cimetières, par
les docteurs A. Cai,mette, Im-
BEAUx et H. Poitevin, fascicule
XV du Traité d’hygiène de
CiiANTEMESSE et MoSNY. Paris,
igii, I vol. gr. in-8 de 568 pages
avec 268 figures. Broché, 14 fr.;
cart., is fr. 50. (J. -B. Baillière
et Fils, éditeurs, Paris.)
Annuaire et Guide pratique
d’hygiène, par un Comité d’hy¬
giénistes, sous la directioü du
docteur P. Lassabmère, chef de
laboratoire à la Faculté de méde¬
cine de Paris, lauréat delà Faculté
de médecine (1909) et de l’Acadé¬
mie de médecine (1910). i vol.
in-8, cart., de 488 pages, 2 fr. 50.
(Jouve et C'*', éditeurs, Paris.)
Loxton’s Medical Directory oi
Australia, Tasmania, New-
Zeland, Pacific Islande, Ma-
lay States, China, Japan,
Hong-Kong, etc. 1910, i vol.
gr. in-8 de 534 pages, cartonné.
(F. ir. Loxton, Sydney.)
Annuario sanitario d’Italia,
anno IX. Edizione 1911. 1 vol. gr.
in-8 de 584 pages, cartonné.
(Casa éditrice delV annuario sani¬
tario d’Italia, Milano.)
Précis d’auscultation et de per¬
cussion du poumon et du
cœur, signes physiques, par les
docteurs J. VIRES et P. PagêS,
2" édition. 1911, i vol. in-i8 de
194 pages, cartonné, 3 fr. 50.
(Coulet et Fils, éditeurs à Mont¬
pellier.)
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Professeur k la FacuIU | Médecin
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- XXV -
Faculté de médecine de Paris. —
Un congé, pour le second semestre
de l’année scolaire 1910-1911, est
accordé, sur sa demande et pour rai¬
sons de santé, à M. Albarran, pro¬
fesseur de clinique des maladies des
voies urinaires.
M. Clievassu, agrégé, est chargé,
pendant le second semestre de
1910-1911 (durée du congé accordé
à M. Albarran), d’un cours de clini¬
que des maladies des voies urinaires.
Facultés de médecine. — MonX-
PEWER. — M. Uagriffoul, agrégé,
est chargé, du ler janvier au 31 oc¬
tobre 1911 (durée du congé accordé
à M. Rodet), d’un cours de micro¬
biologie.
Ai,ger. — Le concours pour un
emploi de chef de clinique obstétri¬
cale s’est terminé par la nomination
de M. Amédée Lafont.
Académie de médecine. — MM.
Desplas, Charles Dcloncle et Chail-
ley ont déposé l’article additionnel
suivant à la loi de finances :
<f A partir de la promulgation de
la présenté loi, l’Académie de méde¬
cine sera investie de la personnalité
civile. »
Ministère de l’Intérieur. — Des
médailles sont attribuées pour
services exceptionnels rendus à
l'Assistance publique ;
Médaille d argent. — MM. les
docteurs Adam (de Bourg) ; Buisson
(du Nord), Launois, médecin de
l’hôpital Lariboisière.
Hôpitaux de Paris. — Concours
UE CHIRURGIEN DES HOPITAUX. —
Le jury est provisoirement composé
de MM. Routier, Jalaguier, Reynier,
Sébileau, Hartmann, Launay et Rist.
Concours d’oïo-rhino-laryn-
GOWGISTE des HOPITAUX. — Epreu¬
ve clinique. — Séances des 15. 18 et
20 mars. — MM. Hautant, 19; Blan-
luet, 1 8 ; Grivot, 20.
Concours de d’internat en
PHARMACIE. - Le jury est défini¬
tivement. composé de MM. Bou-
gault. Léger, Meillère, Villejeau,
Duménil, Thabuis et Carette.
Concours d’ophtadmodogisie
DES HOPITAUX. — Un concours
pour la nomination à luie place
d’ophtalmologiste des hôpitaux de
Paris sera ouvert le jeudi 27 avril
1911, à midi, dans la salle des con¬
cours de l’administration, 49, rue
des Saints-Pères.
Cette séance sera consacrée à la
composition écrite.
MM. les docteurs en médecine qui
désireront concourir seront admis
à se faire inscrire au service du per¬
sonnel de l’administration, de dix
hemes à trois heures, du lundi
27 mars 1911 au mardi ii avril
inclusivement.
Concours de Brévannes et
Hendaye. — Un concours sera ou¬
vert le vendredi 21 avril 1911, à midi
LA VIE MÉDICALE
dans la salle des concours de l’admi¬
nistration, rue des Saints-Pères,
n" 49, pour la nomination; 1“ à
trois places d’interne eu médecine à
l’hospice de Brévannes (Seine-et-
Oise) ; 2“ .à une place d'interne en
médecine aux fondations Chardon-
Lagache et Rossini ; 3" à deux
places d’interne en médecine au sa¬
natorium de Hendaye (Basses-Py¬
rénées), [pour entrer en fonctions le
mai 1911].
Les candidats qui désireront con¬
courir se feront inscrire à l’admi¬
nistration centrale (service du per¬
sonnel), à partir du jeudi 23 mars
jusqu’au mercredi 5 avril, de dix heu¬
res à trois heures.
MfîD AIDEE D’or (chirurgie et
accouchements).' — GRAD. • —
Séance du 13 mars. — Hémothorax
traumatique. — MM. Berger, 17 ;
Cadeuat, 16 ; Barbet, 17.
Composition écrite. — Séance
du 16 mars. — Trompes utérines
(Anatomie et physiologie). Diagnostic
et complications dos grossesses extra¬
utérines.
Séance du 18 mars. — MM. Cruet,
27 ; Berger, 28 ; Toupet, 27 ; Bar¬
bet, 26 ; Basset, 27.
Le concours se termine ainsi : Mé¬
daille d’or; M. Berger; Médaille
d’argent ; M. Cniet.
Concours de médaidde d’or
(Médecine) — M. Touraine. —
■Médaille d’argent : M. Paillard. —
Accessit ; M. Laroche.
Concours de médecin de l’Assis¬
tance médicale. — Composition écrite.
— Question donnée : « Conduite à
tenir dans-les cas d’hémorragie post
partum.— Delirium tremens. Causes,
signes, diagnostic et traitement. »
Lecture. — Séance du 16 mars. —
MM. Streiff, 10 -f 14 = 24 ; Lafont,
13 -f 16 = 29; Jamin, 9 + 14= 23;
Guerche, 8 -f 1 2 = 20.
Séance du 18 mars. — MM. Mogier,
11-1-13 = 24; Carret, 13-1-16 = 29;
Chazal; 84-11= 19; Vérmôrèl, 12
-b 14 = 26.
• Séance du 2 1 mars. --MM. Cabesse,
13 + 17 = 30; Rouyé (fimile), i2-J-i3'-
= 2 5 ; Gessen, I O -b 1 1 = 2 1 ; Lasnier,
14-4-19 = 33-
Hôpitaux de province. — Saint-
ÊTIENNE. — M. le Dr Henri Étienne
a été nommé cliirurgien des hôpitaux.
Angers. — M. le docteur Mârcau,.
chirurgien de l’Hôtel-Dieu, a été
nommé chirurgien honoraire. —
M. le docteur H. Brin a été nommé
chirurgien à l’Hôtel- Dieu.
Toudon. — Le samedi 8 avril i g 1 1 ,
à huit heures du matin, sera ouvert
aux hospices civils de Toulon un
concours pour trois places d’interne
en médecine et en chirurgie.
Les internes sont nommés pour
deux ans. Ils reçoivent un traitement
annuel de 300 francs. Ils sont logés
et nourris.
Oran. — Un concours pour l'em¬
ploi de chef du service de radiologie
et d’électrologie de l’hôpital civil
d'Oraii sera ouvert le 2g mai 1911
à la Faculté mixte de médecine et
de pharmacie d’Alger .
Conditions ordinaires d’inscription
pour les concours. Mais en plus, les
candidats doivent justifier qu’ils
sont chefs de clinique ou anciens
chefs de clinique d’une Faculté de
médecine française.
S’adresser au Gouvernement gé¬
néral pour tous renseigiiements.
Ehriieh hofiieferant. — L’illustre
auteur du 606 étant juif de nais¬
sance, l’Bmpereur allemand était
bien gêné pour le récompenser
de sa découverte. La loi prussienne,
ch effet, ne permet pas de décorer
les israélites ou de leur conférer des
titres de noblesse.
Toujours ingénieux l’Empereur
' t-ient de nommer Ehrlicli Hotliefe-
rant, c’est-à-dire fournisseur de la
cour... Honni soit qui mal y pense I
[L’actualité médicale.)
Concours pour l’admission à sept
places d’interne, à la Maison dépar¬
tementale de Nanterre (médecine et
chirurgie). — Places éventuelles
d’interne provisoire. — Un concours
pour l’admission à sept places
d’interne titulaire en médecine et
en chirurgie à la Maison départe¬
mentale de Nanterre sera ouvert le
8 mai igii.
Pour tous renseignements, s’adres¬
ser à la Préfecture de police (secré¬
tariat général. Personnel), quai du
Marché-Neuf, n“ 2, jusqu’au 13 avril.
Mariages. — Lundi 27 mars, à
deux heures et demie, à la mairie du
VIII“ arrondissement (rue d’Anjou),
sera célébré le mariage de M. le
Di André Léri, professeur agrégé à
la Faculté de médecine de Paris,
avec Mlle Aline Aghion. Nos meil-
leiurs souhaits.
Nécrologie. — Mme Félix Guyon,
femme du professeur Guyon. Nos
bien douloureuses sympathies au
professeur Guyon. — D>’ Alphonse
Galland (de Méru). — Le P’ Arloing,
professeur à la Faculté de médecine
de Lyon, ilirecteur de l’École vété¬
rinaire de Lyon, membre correspon¬
dant de l’Académie de médecine. —
Le IF P, de Chapelle, médecin de
l’hôpital ’St-Jean, à Bordeaux. —
Le Dr Mnselli (de Mérignac). — Le
Dr Mazet (de Marseille). — Le
Dr Rossel (de Zernetz). — ^M. Pe-
trini Galatz, étudiant en médecine,
à Montpellier. — Mlle Louise La-
borde, en religion soeur Mathilde,
est décédée à Beauvais, à l’âge de
83 ans. Chargée du service de
l’hôpital militaire de Beauvais de¬
puis 1859, sœur Mathilde fut décorée
de la Légion d’honneur en 1886, en
récompense de ses services hospita¬
liers et de son dévouement envers les
blessés pendant la guerre de 1870.
— 47S —
*- XXVI.—
SOMMAIRE du N“ 15
- L’assurance contre la maladie ei
Levassort . — La répression de l’ex
Butte . — Les œuvres d’assistance et de prévoyance professionnelles . ■ .
Dufestel . — Le médecin scolaire .
Sociétés SAVANTES. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie des sc enccf
Académie de médecine. — Société de chirurgie. — Société de psychiatrie .
Libres propos : Le mouvement médico-social, par le D' Cornet .
Chronique professionnelle : Renseignements pratiques sur les œuvres médico-sociales, par le D' Cornet. .
Plaquettes médicales : La médaille du- Professeur Gosselin .
L’héroïsme médical . . . . .
Art et médecine : Une consultation à l’hôpital, par Florane . .
Formules thérapeutiques .
Les origines des auprès médict
Nouvelles . . .
La Vie médicale . . XXV efXXVlI
Cours. — Actes de la Faculté de Paris .
Thérapeutique pratique : La méthode récalcilii
e dans la tuberculose. — Zomothérapie, doses c
SOMMAIRE du N° 16
CouRCOux . — Les albuminuries orthostatiques (/ieiiue g’énéra/e) .
Sacquépée . — L’alimentation des typhiques . . . . .
Brisset . — Appareil d’immobilisation dans les fractures compliquées . . .
Dausset . — Les cliniques hydrothérapiques de Vienne et de Berlin .
Actualités .méuicales. — Troubles psychiques dans la maladie du sommeil. — Le lactose dans 1 alimentation d
nourrisson. — Le diagnostic radioscopique du cœur gras .
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. -
Société de chirurgie. — Société de thérapeutique. — Société de pédiatrie .
Libres propos : La réforme des études médicales, par le D' Linossier .
Choses du jour : L’attirance du danger .
Chronique scientifique : Les progrésde l’aviation au point de vue des applications pratiques, par Sevarus . V
Chronique des livres: Traité de physiopathologie clinique par le P' Grasset. — Formulaire des médications
nouvelles, par le D' Gillet. — Les fonctions digestives, par le Dr Bardier. — Les albuminuries et leur
traitement, par le D' Leclerc .
Les cérémonies médicales : La leçon d’ouverture du Pr Widal, par le Dr Paul Carnot .
Les grands médecins : E. Bouchut, par le Dr Horn . . . .
Curiosités . . . . .
Art et médecine : Emotions parisiennes, par DAti.\iiER .
Diététique . . . ... . .
Formules thérapeutiques .
La Médecine au Palais : Responsabilité ophtalmologique .
Connaissances pratiques : Constitution d’un bien de famille . . .
Nouvelles . . . .
La vie médicale .
Cours. — Congrès.— Actes de ta Facuité de Paris . . . -
Thérapeutique pratique t L’électrargol dans lu bronchopneumonie des enfants . >
Guide clinique et thérapeutique
DU PRATICIEN
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CHOLESTÉRINE, GOMENOL •« CAMPHRE
— XXVII
. Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur Ghbert. — Samedi,
2$ mars à lo h. 1/2. Leçon clinique
sur la iubei culose hypertrophiante des
ganglions. — Les mercredis à
10 h. 1/2, présentation de malades.
Rédaction et correction d’ordonnances.
Samedi i"^ avril. Leçon sur Victète
chronique simple splénomégalique.
Physiothérapie (cours de va¬
cances). — La 6'' session du Cours de
pliysiotliérapie organisé par MM. Al-
oert-Weil, Degrais, Dominici, Durey,
Cautru, Sandor, Leroy, Wetterwald,
Kouindiy, Bardet, Martinet, aura
lieu à l’éeole des Hautes-Études
sociales, 16, rue de la Sorbonne, du
24 avril au 16 mai, de 5 à 7 heures.
Ce cours est divisé en deux séries
Série Â. — Électro, radio, radium,
photo et hydrothérapie ;
Série B. — Massage gymnastique,
rééducation (méthode dé Bier).
Il est essentiellement pratique et
est complété par des démonstrations
et des manipulations.
On peut s’inscrire pour une ou
deux séries. Le droit d’inscription
pour chaque série est de i fr. to.
On peut s’inscrire chez MM. Vi-
got frères, 23, place de l’École-de-
Médecine, ou chez le D'' I)urey,
ifi, rue Logelbach.
25 mars, à 10 h. 3/4. — Hopitai,
Saint- Antoine (20, rue de Citeaux).
— D' Ïsan-Ohailes Eoux : Douleurs
épigastriques d’origine hépatique et
coliques vésiculaires.
28 Mars, à 10 heures. — Clinique
BAUDEEoepuE. — D' Couvelaire ,
agrégé : Diagnostic et traitement de
la dystocie par viciation pelvienne.
27 mars, à 10 heures. — Clinique
Sainte- Anne. — D Iiaignel-Lavastine,
COURS
professeur agrégé à la Faculté de
Paris: Les réactions antisociales des
hystériques.
28 mars, à 5 heures. — Hôpital
DES Accidents du travail. —
Tourey-Fiallat : Les incapacités
inappréciables et l’accoutumance.
30 mars, à 10 heures. — Clinique
Sainte-Anne. — D'- Laignel-Lavas-
tine : Les réactions antisociales des
débiles.
31 Mars à 10 heures. — .Salpé¬
trière. — P'' Deieiine, Profes.seur.
— Leçon d’ouverture de l’enseigne¬
ment clinique des maladies du sys¬
tème nerveux. (Mardis, Vendredis) .
31 mars, à 5 heures. — Hôpital
DES Accidents du travail. — D ' Œt-
tinger : Ulcères de l’estomac consé¬
cutifs aux traumatismes externes.
aoril, 10 h. 3/4. — Hôpital
Saint- Antoine (20, rue de Citeaux).
— D' Mathieu : Les indigestions.
/>’r aoril, à 5 heures. — École de
Puériculture, Fondation Budin.
— D'' Terrien : Alimentation du nour¬
risson atteint d’intolérance lactée.
Médecine légale. — Professeur
M. TiioinoT : i” Conférences de
Médecine légale pratique ; elles seront
faites en mars et avril par M. Bal-
TIIA7.AUD, agrégé, en mai et juin par
M. Descoust, chef des travaux.
Lundis, mercredis, vendredis. —
2° Conférences pratiques d’ Anatomie
pathologique et de Chimie appli¬
quées à la Médecine légale et à la
Toxicologie. Mardis, jeudis, samedis.
— 3“ Conférences de Médecine légale
psychiatrique. M. DuprÉ, agrégé.
Samedis.
Association d’enseignement mé¬
dical professionnel. — Cours de
VACANCE.S (dixième année) . — L ’-\sso-
ciation organise, chaque année, deux
séries de cours de vacances. Les
deux séries ont lieu : l’une à Pâques
(quinzaine de Pâques), l’autre a la
fin des grandes vacances (deux der¬
nières semaines de septembre).
La prochaine série aura lieu du
lundi 10 avril 1911 au samedi
22 avril avec le programme suivant :
M. LEREDde. Thérapeutique der¬
matologique et s:TOhiligraphique. —
M. Perruciiet. (Biirurgie générale,
fractures, autoplasties, hernies, ap¬
pendicites, etc. — M. d’HERBECOURT
Examen, diagnostic et traitement des
affections gynécologiques. — M. Av-
DISTÈRE. Étude clinique des mala¬
dies du coeur et du poumon. —
M. Caboche. Examen, diagnostic et
thérapeutique des maladies du nez.
du larynx et de l’oreille. — M. Pas¬
teau ou LavENANT. Sémiologie des
urines. Urétrites, cystites, affections
du rein. Les différents cathétérismes.
— M. Rousseau-DECELLE. stoma¬
tologie. — M. De'lhERM. Électro¬
thérapie, radiothérapie, thermothé¬
rapie. . — M. Paul Barbarin ou
JUDET. Clinique chirurgicale des
maladies infantiles, orthopédie pra¬
tique. — M. Dubrisay. Pré.sentations
et po.sitions. Hémorragies, infection,
operations et manœuvres obstétri¬
cales. — M. DE Font- Reaulx.
Méthodes de diagnostic et de trai¬
tement des principales affections
oculaires. — • M. E. àgasse-Lakont,
Maladies de l’appareil digestif. — ■
M. MENIER. Examen, diagnostic et
thérapeutique des maladies du nez,
du larynx et de l’oreille.
Pour tous renseignements s’adres¬
ser à M. Mouly, 28, rue Sen)entes
envoi du programme détaillé sur
demande.
ACTES DE LA FACULTE DE MEDECINE DE PARIS
DU 27 MARS AU l»r AVRIL I
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 27 mars, â une heure. — 3*= {2» partie), Labora¬
toire des travaux pratiques d'anatomiepathologique, épreuves
pratiques (i™ série) : MM. Blanchard, Pierre Marie et ^ _ „ . _ ^ _ „ _
Richaud ; — (2® série) : MM. Déjerine, Brumpt et Tiffeneau. totre des travaux pratiques d’anatomie patologique, épreuv»
i®r (oral), (E® série) ; MM. Reclus, Nicolas et Retterer ; pratiques (E® série): MM, Pierre Marie, Balthazar
— (2® série) : MM. Delbet, Mulon et Rouvière. — 2® : et Nicloux ; — (2" série) : MM. Chassevant, Brumpt «
MM. Gâriel, Branca et Jean Camus. — 3® (oral, 2® partie) : ” -
MM. Gaucher, Sicard et André Jousset ; — M. Zimmem,
suppléant. — 5“ (chirurgie, E® partie), Hôtel-Dieu (E®
série) : MM. Kimiisson, Lejars et Ombrédanne ; — (2®
série) : MM. Segond, Pierre Duval et Proust ; — M. Mar¬
cel Labbé, suppléant.
Mardi 28 «lars, àuneheure. — ^® (2® partie). Laboratoire
des travaux pratiques d'anatomie pathologique, épreuves
pratiques (i*® série) : MM. Achard, Maillard et Brumpt ;
— (2® série) : MM. Desgrez, Balthazard et Roussy,
inr (oral), (E® série) :MM. Prenant, Rémy et Terrien; —
(2® série) ; MM. Quénu, Morestin et Chevassu ; —
(3® série) : MM. Nicolas, Thiéry et Grégoire. — 3® (oral,
2® partie) : MM. Widal, Guillaîn et L. Bernard. — - 4“ :
MM. Chantemesse, Thoinot et Tiffeneau ; — M. Langlois,
suppléant. — 5“ (chinirgie,E“ partie), Laënnec (E® série) :
MSi. Pozzi, Auvray et Lenormant ; — (2® série) : MM. de
Lapersonne, Okinczyc et Anselme Schwartz ; — M.
Claude, suppléant. — 5“ (E® nartie), Hôtel-Dieu (E® série) :
mm. Hutinel. Dupré et Nobécourt ; — (2“ série) : MM.
Gilbert, Lctulle et Carnot , — M, Rathery, suppléant.
Mercredi 29 mars, à une heure. — 3® (2® partie). Labo¬
ratoire des travaux pratiques d’anatomie pathologique,
épreuves pratiques (E® série) : MM. Gaucher, André
Jousset et Tiffeneau — (2® série) : îkIM. Roger, Desgrez
et Loeper.
i®' (oral) (E® série) :MM. Kirmisson, Retterer et Mulon;
~ (2® série) : MM, Segond, Macaigne et Branca ; — (3®
série) : MM. Nicolas. Proust et Rouvière ; — M. Gougerot,
suppléant.
foujli 30 mars, à une heure. — 3® (2® partie), Labora-
liazard
, , , . -, Brumpt et
Roussy.
I®® (oral), (E® série) : MM. de Lapersonne, Retterer et
Morestin ; — (2® série) : MM. Nicolas, Terrien et
Grégoire ; — (3® série) : MM. Rémy, Tlüéry et I.enor-
maut. — 3“ (oral, 2® partie) : MM. Chauffard, Gougerot
et Ratliery. — 4® : MM. Chantemesse, Thoinot et Carnot ;
— M. A. Léri, suppléant.
Vendredi 31 mars, à une heure. — 3® (2® partie). Labo¬
ratoire des travaux pratiques d’anatomie pathologique,
épreuves pratiques (E® sérié) : MM. Blanchard, Pierre
Marie et Desgrez ; — (2® série) : MM. Gaucher, Richaud
et Brumpt.
I®® (oral), (E® série) : MM. Reclus, Retterer et Macai¬
gne ; — (2® série) : MM. Nicolas, l’roust et Rouvière ; —
(3® série) : MM. Hartmann, Branca et Mulon. — 3® (oral,
2® partie) : MM. Widal, Sicard et Lœper. — 4® : MM. Pou-
chet, Zimmem et Laignel-Lavastine ; — M. Marcel Labbé
suppléant. — 5® (chirurgie, E® partie), Necher (E® série) :
Mil. Kirmisson, Àug. Broca et Ombrédanne ; — (2® série):
MM. Segond, Lejars et Pierre Duval ; — M. André
Jousset, suppléant. — 5® (obstétrique, E® partie). Cli¬
nique Baudelocque : MM. Pinard, Couvelaire et Guéniot ;
— M. A. Léri, suppléant.
Samedi i“® avril, à une heure. — 3® (2® partie), Labo¬
ratoire des travaux pratiques d'anatomie pathologique,
épreuves pratiques (E® série) : MM. Widal, Desgrez et
- 477 —
— XXVIII -
ACTES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS {Suite)
Balthazard ; — {2“ série) : MM. Achard, Maillard et
Brumpt.
(oral), (i'® série) : MM. de Bapcrsonne, Rémy et
Thiéry ; — (2“ série) ; MM. Prenant, Retterer et Terrien ;
— (3>! série) : MM. Quénu, Morestm et Lenormant ; —
(4'^ série) ; MM. Nicolas, Grégoire et Chevassu ; — M. Ban-
glois, suppléant. — 5“ (2“ partie), Bcanjon série) :
MM. Hutinel, Nobécourt et Roussy ; — (2» sérié) : MM.
Gilbert, Carnot et Gotrgcrot ; — (3® série) : MM. Alb.
Robin, Claude et Castaigne. — 5“ (obstétrique, ir» partie)
Beaitjon : MM. Ribemont-Dessaignes, Brindeau et
J eannin ; — M. Nicloux, suppléant.
THÈSES
Mercredi 29 mars, à une heure. — M. RegniER. Le
mal de montagne. Étude expérimentale faite aux obser¬
vatoires du Mont-Blanc. (MM. Gautier, président ; Blan¬
chard, Mauclaire et Brumpt). — M. Bauprand. L’accrois¬
sement. Ses caractères normaux et anormaux chez le
nourrisson. Ses rapports avec l’hérédité, puis spéciale¬
ment dans les états morbides: Syphilis, alcoolisme et
tuberculose. Essai de théorie ontogenitique. (MM. Gau¬
tier, président ; Blanchard, Mauclaire et Brumpt). —
M. Bertrand. Les parasites pigmentés endoglobulaires
des vertébrés. (MM. Blanchard, président ; Gautier,
Mauclaire et Brumpt). — M. Guieeaume. De la grossesse
développée dans une eome utérine rudimentaire. (MM. Pi¬
nard, président ; Reclus, Ombrédanne et Couvelaire). —
M. Lesca. Des amygdales palatines infectées. De la
nécessité de leur exérèse totale. (MM. Reclus, président ;
Pinard, Ombrédanne et Couvelaire).
Jeudi 30 mars, à i heure. — M. SaigeT : Étude radio¬
graphique de la luxation congénitale de la hanche ;
MM. Pozzi, Quénu, Prenant, André Broca. — M. BobEau:
Re cherches cytologiques sur les glandules parathyroïdes
du eheval : MM. Prenant, Pozzi, Quénu, André Broca. —
Mlle Koseofe : Contribution à l’étude de la luxation réci¬
divante de l’épaule ; MM. Quénu, Pozzi, Prenant, André
Broca. — M. Perchev'AE : Des manœuvres abortives chez
les femmes qui ne sont pas enceintes ; MM. Bar, Achard,
Castaigne, Jeannin. — M. Baudson ; Contribution à
l’étude des déchirures du col propagées au segment infé¬
rieur ; MM. Bar, Achard, Castaigne, Jeannin. — M. Fou-
VREY : Traitement des infections puerpérales par les
injections de mercure ; MM. Bar, Achard, Castaigne,
Jeannin. — M. CouruT : Nouvelles méthodes de traite¬
ment des pleurésies séreuses aiguës. Plasmothérapie,
Injections gazeuses. Kinésithérapie ; MM. Achard, Bar,
Ca.staigne, J eannin.
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
LES IDÉES NOUVELLES SUR LA PHYSIOLOGIE
PATHOLOGIQUE ET LE TRAITEMENT DE LA
CONSTIPATION ET DE L’ENTÉROCOLITE
MUCO-MEMBRANEUSE.
Les travaux de Schmidt (i) complétés et vulgarisés en
France par Paul Carnot (2), Bardet (3), Martinet (4) et
Nepper (5), ont démontré que la constipation habituelle
n’est le plus souvent que le résultat d’un trouble dans la
digestion intestinale consistant essentiellement : i‘> en une
déshydratation plus ou moins complète du bol fécal dont
la progression ou l’expulsion se trouvent ainsi plus ou
moins entravées ; 2“ en une insuffisance plus ou moins mar¬
quée de la .sécrétion de la bile qui est l’excitomoteur phy¬
siologique du péristaltisme intestinal.
Cette conception nouvelle de la constipation a eu pour
effet d’entraîner une modification complète dans les habi¬
tudes du praticien, qui a, pour ainsi dire, touché du
doigt l’erreur qu’il commettait en prescrivant à ses ma¬
lades un laxatif ou purgatif, méthode dont il avait du reste
aperçu, depuis longtemps, les inconvénients.
I/exonération une fois obtenue, le comstipé non seu¬
lement n’était pas guéri, mais souvent aggravé, quelque
ingéniosité que pouvait mettre son médecin à varier les
fonnules.
Les recherches de Schmidt,en même temps qu’elles éclai¬
raient d’un journouveau la pathogénie de la constipation
indiquaient en même temps la voie à suivre. Il fallait trou¬
ver un produit capable d’augmenter le volume des fèces
et de les hydrater sans exercer aucune action irritante
sur la muqueuse intestinale. Ces indications se trouvent
réalisées par les mucilagineux dont le type le plus com¬
mode est celui qui est connu sous le nom de « Thaolaxine ».
La <■ Thaolaxine » n’est, eu effet, autre chose que de
Tagar-agar soigneusement sélectionné, auquel il a été
combiné, par un artifice ingénieux de préparation, une
très faible proportion d’extrait de diverse.s rliamnées. Très
avide d’eau dont elle absorbe quinze ou seize fois son
poids, cette substance gonfle aisément, augmentant ainsi
le volume des fèces auxquelles elle communique sa mol-
les,se et son onctuosité, rendant en même temps efficaces
les contractions intestinales. Sous sou action, on voit, au
bout de quelques jours, les garde-robes redevenir faciles et
(i) Au. SCHMtDT. Atunch. mediz. W,och., i9o.*i, n» 41. —
(2) 1*. Carnot. Progrès médical, 17 oct. 1908. — (3) Bardet.
BuH. gèn. thérapeutique. — (4) A. Martinet. Presse
médicale, 5 déc. 1908 et 30 murs 1910. — (5) Nepper. Thèse
de Paris 1900. — (6) L. Renon. Bull, de thérapeutique
24 juhi 1908. — (7) P. le Gendre. Journal des Praticiens,
8 mai 1909. — Bull, médical, déc. 190g. — (8) J.-Cii. Roux.
Les consultations métlicales françaises, fasc. XIV (Poinat,
édit.). — (9) K. Roger. Alimentation et digestion, Paris
1907 (Masson êciit.). — (10) Tremoukres et Riva. C. R.
Soc. Biologie, 7 avril 1906. — (ii). Hallion et Nepper.
C. C. Soc, de Biologie. 20 et 27 juillet 1907.
régulières, et après un temps variable, l’intestin récupérer
son péristaltisme normal.
Malgré la très faible proportion de rhainuées que con¬
tient la « Thaolaxine », quelques intestins très irrités par
l’abus des purgatifs réclament un agar sans addition. Ce
produit, connu sous le nom de « Laxagarine », a été pré¬
paré sur les indications du docteur A.' Mathieu, médecin
de l’hôpital St- Antoine, qui l’emploie pur ou mélangé en
proportions variables à la « Thaolaxine ».
Quoi qu’il en soit, la « Thaolaxine » expérimentée
aujourd’hui dans tous les hôpitaux de Paris, est consi¬
dérée par la plupart des auteurs : Paul Carnot, Louis
Renon (6), Paul Le Gendre (7), Martinet, J. Ch. Roux (8),
etc., comme le moyeu le plus pratique d’administrer la gé¬
lose aux constipés et de les guérir.
Mais la a Thaolaxine » ne guérit que le constipé habituel,
n’ayant ni douleurs intestinales, ni productions normales
dans ses matières. L’apparition de glaires (mucus coa¬
gulé), de fausses membranes ou de sable intestinal, ac¬
compagnée ou suivie de grosses douleurs, avec alternatives
de constipation opiniâtre et de débâcles diarrhéiques,
caractérise la transformation d’un symptôme banal en
une maladie pénible entre toutes ; nous avons nommé
l’entérocolite muco-membraneuse.
On sait aujourd’hui [Professeur Roger (9), Trémo-
lières et Riva (10), Hallion et Nepper (ii)], que cette
affection et les symptômes qui l’accompagnent sont dus
à l’insuffisance de la sécrétion biliaire. Seule en effet la
bile peut s’opposer à l’action coagulante qu’exerce sur
le mucus intestinal le fermentisolé par Roger et qu’il a
appelé « mucinase », ferment qui existe eu abondance
dans l’intestin même et dans le sang des malades atteints
d’entérocolite. Nous avons vu en outre que la bile étant
l’excito-moteur physiologique du péristaltisme, sou
imsuffisance entretient la constipation, circonstance qui
favorise encore l’action coagulante de la mucinase.
A ces malades la 4 Thaolaxine « ne convient que comme
adjuvant, ilfaudra lui préférer ou lui associer un extrait
de bile capable de restaurer la fonction compromise.
L’une des meilleures préparations de ce genre (M. de
Langeuhagen) est la « choléokinase », qui est constituée
par l’association des principes essentiels de la bile, isolés
par un procédé spécial, avec des traces de kinase active.
Én l’employant aux doses convenables, 6 à 1 2 ovoïdes
et inêmé plus par jour — nous avons vu se réaliser cons¬
tamment les heureux effets annoncés par le professeur
Roger lorsqu’il a écrit : « Prescrivez aux personnes qui
rendent des membranes de l’extrait de fiel de bœuf vous
verrez les douleurs s’apaiser, les fausses membranes dis¬
paraître... »
Toute la thérapeutique intestinale se trouve ainsi heu-
reu.semeiit résumée én deux produits : « thaolaxine » et
« choléokinase» — qui se recommandent par leurs effets
réguliers à l’attention du praticien.
SOMMAIRE
A. Schwartz . — La gynécologie en 1911 (revue annuelle) .
Hartmann et Metzger . — Les métastases ovariques des cancers digesiils- . .
TuFn.iR et de Rouville. — Cancer de l’utérus. Résultats éloignes des operations et traitement du
Sauvé . — La sécrétion interne de l’ovaire . .
Funck-Brentano . — L’obstétrique en igii (revue annuelle). ... . .
Fabre . — Le séjour au lit des accouchées . . .
R0SSIE8 . — L’éclampsie . . . . . .
Sociétés savantes . —Société médicale des hôpitaux .
Libres propos : Les privilèges sociaux des improductifs, par le D"' Paul CiRNor .
Chronique scientifique-. Les nouveaux wagons-ambulance des chemins de fer fédéraux suisses,
Congrès des Journalistes médicaux français . . . .
Les Cérémonies médicales : Le P»' Rocha Faria . . .
Silhouettes médicales : Le médecin homme politique, par le D' Pierre Maiirei .
L’intermédiaire des médecins . .
La Médecine dans l'Art : Le médecin de villag;, par Teniers .
Nécrologie : Le graveur Roty, par le D>' Jean Cimiis . .
La Médecine humoristique . . . .
Diététique et formules thérapeutiques . . .
Curiosités . .
Nouvelles . . .
La vie médicale . . . . .
Cours. Actes delà Faculté de médecine de Pans . .
. -103
. 409
cancer inopérable 414
428
432
434
436
111
7 et VH
IX
IX
XI
XI
Xlll
Xlll
XVll
XIX
XXI
\X111
XXV
XXVll
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à riODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d' Accidents d'iodisme
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PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du 1*1 de chaque mois.
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— Abonnement d’essai d’un mois : I franc.
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 40 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DBS NUMÉROS SPÉCIAUX (48 pages)
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné-
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin ..... — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux.
Octobre.... — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — ■ Pué¬
riculture.
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précédents et suivants)
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— III —
LIBRES
LES PRIVILÈGES SOCIAUX DES IMPRODUCTIFS
Le numéro de Gynécologie et d’Obstétriqiie se
doit de débuter par un hymne à la Fécondité.
Au surplus, l’abaissement de la natalité dans notre
pays est devenu tellement inquiétant qu’on ne
saturait trop s’en préoccuper : alors qu’en 1870, la
densité de la population était, à peu près, la même
en France et en Allemagne, elle est aujourd’hui,
au kilomètre carré, de 116 habitants de l’autre côté
du Rhin, et de 73 seulement en France ; malgré la plus
grande richesse de notre sol. La moyenne annuelle
des naissances est tombée d’un million il y a qua¬
rante a,ns à jjo.ooo en igog, chiffre le plus bas qui
ait 'été enregistré !
A quelles causes peut-on attribuer cet abais¬
sement de la natalité française ?
lît tout d’abord, s’agit-il d’une évolution inéluc¬
table? Comme les individus, les Sociétés humaines
ont-elles un cycle de développement, avec leurs
périodes initiales de croissance et de fécondité, avec
leurs périodes tenuinales de stérilité et de sénes¬
cence? Amsi auraient évolué les Civilisations passées,
aujourd’hui disparues, celles d’Athènes et de Rome;
ainsi agoniserait encore la Civilisation arabe, si belle
en son efflorescence de Grenade et de Cordoue. Pour
certains prophètes, notre Civilisation occidentale
aurait, elle aussi, tenniiié sa période féconde : elle
.serait parvenue à la ménopause, et >sa nervmsité,
son instabilité mentale, ses bouffées congestives
seraient autant de témoins de son retour d’âge.
Pareille déduction ne semble pas justifiée, et
notre race ne paraît ni dégénérée ni stérile, puisqu’il
.suffit de la transplanter dans un pays neuf, au
Canada, en Algérie, partout ailleurs que chez nous,
pour qu’elle retrouve sa belle ardeur et son énergie,
pour qu’elle se propage, et s’épanouisse magnifi¬
quement. Ce sont donc nos conditions telluriques ou
sociales qui doivent être tenues pour responsables de
l’infécondité d’une race encore voureuse.
Doit-on incriminer notre milieu? A cet égard cer¬
tains faits apparaissent particulièrement troublants et
obscurs : j’ai entendu soutenir, par certains éleveurs,
que la diminution de la natalité, dans notre pays,
s’étendait également à plusieurs de nos anhnaux
domestiques, et qu’il y avait, depuis quelques
années, un fléchtssement marqué dans la fécondité
de notre bétail : nos confrères cmnpagnards pour¬
raient, peut-être, nous renseigner sur ce point et
nous transmettre des observations intéressantes.
Mais ce sont, surtout, notre milieu .social, les lois
et les moeurs de notre pays, qui expliquent l’infécon¬
dité volontaire de ses habitants.
Comme le dit fort bien M. Clémentel, rapporteur
du budget de la guerre à la Chambre des Députés,
l’enfant est devenu, dans notre Société, une charge
accablante, et il faut un réel courage civique ou de
puissants mstüicts de paternité pour fonder aujour¬
d’hui une nombreuse famille.
Fn premier lieu, les enfants cofitent cher à nourrir
et à élever. Tel ménage d’ouvriers, qui vivrait
assez confortablement, peut y renoncer s’il doit sub¬
venir aux charges d’mie nombreuse famille : la
nourriture, le logement, l’impôt, contribuent à
l'accabler, proportioimelkmeut au nombre des
enfants. I^e ménagé productif, le seul utile à la
Société, achète chèrement le bonheur de se sur¬
vivre dans sa descendance et de remplir la .seule
fonction qui soit notre raison d’être ici-bas.
PROPOS
En l’état actuel des choses, on peut admettre,
avec Jayle, que les trois millions de ménages ayant
plus de trois enfants .supportent, à eux senÈ, les deux
tiers des charges sociales, bien qu’ils portent avec
eux la fortune pré.sente et future de la F'rance. D’où
le projet fort ingénieux de Jayle, ciu’il appelle l’impôt
du sang transmis, et qui repose sur le principe suivant :
tout père de famille, en elevant ses enfants, fait un
don a la Société dont elle lui est redevable : tout
citoyen, qui n’acquitte passa dette .sociale de repro¬
duction, reste, par contre, redevable envers la
Société d’une charge équivalente. I,es improductifs
doivent donc payer, proportionnellement à leur
re.ssources, un impôt représentant les frais des
enfants qu’ils devraient avoir et qu’ils n’ont pas.
impôt destiné à soulager les productifs au prorata
du nombre de leurs enfants.
Il y a, dans cet impôt de compensation, une idée
très philosophique et très sociale qui s’incrustera
peut-être un jour dans les lois de la Cité future, mais
qui semble bien loin de sa réalisation.
Au point de vue fiscal, le privilège des improductifs
est plus flagnmt encore ; car tout notre système
d’impôts tend à accabler le père de famille au profit
du célibataire. Les impôts de consommation sont,
naturellement, projiortionnels au nombre de petites
têtes à nourrir : les impôts directs, qui prennent pour
base le loyer, les patentes, les portes et fenêtres,
sont, également, proportionneLs au nombre des
habitants. Les uns et les autres sont d’autant plus
lourds que le chef de famille a plus d’enfauts à
nourrir et à loger; le célibataire, par contre, .se
soustrait en majeure partie à cet impôt.
Il ne semble pas, d^ailleurs, que les projets d’impôt
sur le revemi aient sérieusement tenté de modifier
cette manière de faire; car les dégrèvements projetés
sont trop insignifiants pour compenser l’inégalité des
charges résultant du nombre des enfants. C’est ce
que viennent d’affinner les professeurs de la Faculté
des Lettres de Paris, dtms une lettre à la Commission
sénatoriale chargée d’étudier les remèdes à la dépopu¬
lation, afin d’attirer son attention sur la charge singu¬
lièrement injuste que le projet de loi imposerait aux
familles nombreuse.®. « Cette surcharge provient de
ce que l’impôt progre.ssif .sur l’eusemble des revenus
y e.st établi, en principe, par famille et non par tête ;
comme si le superflu d’un revenu donné était le même
quand il est entre les mains d’une personne seule
ou quand il en fait vivre quatre ou cinq . Le seul
principe équitable pour déterminer le taux d’uu
impôt progre.ssif est que le revenu soit taxé par
tête ; en sorte, fiar exemple, qu’un revenu de douze
mille francs .soit taxé comme deux revenus de six
mille francs,' s’il fait vivre deux personnes, comme trois
revenus de quatre mille s’il en fait vivre trois, etc... »
En réalité, pour que la partie jiroductive de la
nation cesse d’être exploitée par la partie impro¬
ductive, il faudrait que le bulletin de vote du Chef
de famille compte pour autant de voix qu’il repré-
.seiite de membres : il faudrait, par exemple, que le
chef d’un ménage aymnt dix enfants de mineurs
ait onze voix, . tandis que le célibataire n’en aurait
qu’une.
Mais, en ce temps où chacun à .son petit système
de Représentation Proportionnelle, personnelle s’est
encore avisé qu’une famille de onze personnes vaut,
socialement, plus qu’un célibataire.
P. Carno’t.
-- 481 —
HFTJiliïmîlJaig
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BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LES NOUVEAUX WAGONS-AMBULANCES
DES CHEMINS DE FER FÉDÉRAUX SUISSES
I,es chemins de fer fédéraux Suisses viennent de pren¬
dre une très loualde initiative en faisant eoiistruire quatre
voitures-ambulances de première classe, qui permettent
de faire voyager les malades dans des conditions parfaites
au point de vue du confort et de l’hygiène.
Cette question intéresse particulièrement la Suisse,
fréquentée par une nombreuse clientèle de malades riches,
qui viennent souvent de fort loin dans ses nombreux sana¬
toriums, dont beaucoup sont des modèles, notamment à
Davos, Deysin, etc. C'est là toute une catégorie de malades
pour lesquels il est très important de pouvoir voyager
avec le maximum de confort et le minimum de fatigue,
la question de dépenses passant au second plan. Les
breux appareils, nécessités par cette multiplicité des or¬
ganes, sept tuyaux d'accouplement de frem, appareils
d'intercommunication électriques différents pour le
réseau du Nord français et les réseaux allemands et
autrichiens, dix supports de lanterne différents.
La caisse a i8 mètres de longueur et 2 in. 85 de largeur.
A chaque extrémité se trouvent des plates-formes à souf¬
flets pour permettre l'intercommunicatioii et avec portes
latérales. ITn couloir règne sur toute la longueur de la.
Sur ce couloir ouvrent les huit compartiments qui
sont successivement, en allant d’une extrémité à l’autre :
Le compartiment à bagages ;
Tfn compartiment ..à voyageurs à deux banquettes ;
ITn cabinet de toilette avec v ater-closets ;
I.a chambre de malade ;
Ije compartiment du méde:'in ;
Chambre de malade du wagon-ambulance.
wagons-lits et autres compartiments lits n’olïrent pas
toutes les commodités désirables ; les couchettes sont tou¬
jours relativement peu confortables, d’nu accès peu facile
pour les malades qui doivent être transportés couchés, et
le contact inévitable avec d’autres voyageurs laisse à dé¬
sirer au point de vue de l’hygiène.
Les nouvelles voitures-ambulances des chemins de fer
fédéraux viennent donc combler une lacune. Hiles ont été
construites par la Société industrielle suisse, de Neuhau-
sen sur le Rhin, qui a bien voulu mettre à notre dispo¬
sition les photographies qui illustrent cet article.
Les voitures sont à deux bogies, ont 19 m. ,35 de lon¬
gueur entre tampons et pèsent .42 tonnes. Elles ont été
construites de manière à pouvoir être intercalées dans
tous les grands express européens, ce qui n’a pas été sans
obliger à une assez grande complication, en raison de la
multiplicité des appareils qui ont été nécessaires.
Les freins sont doubles ; il y a un frein Westinghouse
automatique et modérable-et un frein à vide LIardy, qui
peut fonctionner automatiquement ou non, selon le train
dont la voiture fait partie.
Des signaux d’alarme sont placés dans le couloir et dans
les compartiments : ils sont organisés dû manière à action¬
ner toujours le frein en service.
L’extrémité de chaque voiture est munie de très noni-
Uu compartiment à voyageurs à une banquette ;
La cuisine ;
Un second cabinet de toilette avec water-closets.
I,a partie la plus importante est, bien entendu, la
chambre de malade, qui a ; mètres de longueur sur 2 mè¬
tres de largeur. Elle est établie dans les conditions les
plus satisfaisantes au point de vue de l’hygiène, avec
parois peintes au ripolin, à angles arrondis sans joints
apparents, parquet en linoléum.
Tout est entièrement laval le, même le mobilier, qui
est garni de cuir lavable et comprend :
Lhi lit métallique avec dispositif pour .soulever le
malade ;
L'ne table de nuit ;
Une table mobile pour le lit ;
Un fauteuil ;
Un divan-lit pour la personne de garde ;
1,’éclairage est assuré par des lampes fixes au plafond,
une lampe mobile avec mise en veilleuse. Une chaufferette
électrique permet de réchauffer le lit, et un ventilateur
électrique de rafraîchir l’air.
Des sonnettes placées au lit du malade communiquent
avec les autres compartiments.
I,a chambre est chauffée par un radiateur à vapeur avec
régulateur spécial pour maintenir la température cons-
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- VII -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE [Suite)
tante. Un calorifère à air chaud placé sous la voiture per¬
met d’assurer le chauffage quand la vapeur manque.
Au droit de la chambre de malade, de chaque côté du
wagon et au milieu de sa longueur, s’ouvrent des portes à
deux battants, par lesquelles on peut introduire un
brancard, à armature métallique et garniture de cuir
lavable comme le reste du mobilier.
Ce brancard est rangé dans le compartiment à ba, gages.
I,’éuergie électrique pour l’éclairage, le chauffage et la
cuisine est fournie par huit batteries d’accumulateurs de
1 ,6 kilowatt-heure chacun, qui sont chargées par .ime
dynamo actionnée par un des essieux.
On voit que les malades trouvent réunies dans ces wa¬
gons toutes les conditions de confort, de propreté, d’hy-
giéne, et toutes les facilités pour recevoir les soins qui leur
sont nécessaires, comuie ils pourraient le faire dans une
Manœuvre pour la descente du malade.
qui comprend en outre une armoire renfermant ilne
réserve de linge.
Le cabinet de toilette voisin de la chambre est égale¬
ment organisé avec le plus grand confort : siège fixe et
siège mobile avec protection contre les courants d’air ;
table de toilette avec eau froide et eau chaude, fournie
exactement à la température de 40" par un appareil élec¬
trique avec régulateitr.
'fous les compartiments sont munis de banquettes avec
couchettes, élégamment décorés, avec ferrures nickelées
■•maison de santé des plus moderne et des mieux orga-
I.es dunensions de la chambre (5 mètres sur 2 mètres)
sont celles d’une pièce normale et même assez spacieuse,
ou tout au moins assez longue.
I, 'entrée et la sortie du wagon sont rendues très sim¬
ples, la largeur de la porte à double battant donnant toute
facilité pour l’introduction directe du brancard.
Dans ces conditions, le voyage ne saurait effrayer les
malades qui ne sont pas arrêtés par des considérations
Plan du wagon-ambulance.
A, Bagages. — B, armoire. — C et G, compartiments pour les voyageurs accompagnant le malade. — D, toilette du malade.
E, chambre du malade. — F, compartiment du médecin. — II, cuisine. — J, toilette.
et chauffés par des radiateurs ou par le calorifère de
•secours à air chaud.
Le compartiment du médecin comprend en outre une
table mobile et des armoirîs à kistruments et à médica¬
ments.
La cuisine n’est pas moins luxueuse : ses parois sont
ripolinées, son parquet est en xylolithe aggloméré. On y
trouve table de marbre, évier, placards à linge, glacière,
etc. Pour préparer les mets, on dispose de réchauds élec¬
triques .suspendus à la cardan.
financières; il ne coûte d’ailleurs sur le réseau Suls.se que
le prix de quatorze billets de première classe pour un
premier grottpe indivisible de trois personnes et un billet
supplémentaire par personne en sus de trois.
Ces nouvelles facilités données par les chemins de fer
fédéraux Suisses contribueront certainement à augmenter
la clientèle riche des" sanatoriums admirablement orga¬
nisés, dans lesquels on vient de toute l’Rurope chercher la
santé en respirant l’air pur des montagnes.
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— IX —
CONGRÈS DES JOURNALISTES MÉDICAUX FRANÇAIS
La semaine dernière a eu lieu à la Faculté de méde¬
cine de Paris, sous la présidence d’honneur de M. le doyen
Landouzy, l'ouverture du 1“'' Congrès des journalistes
médicaux français, congrès auquel prirent part, d’ail¬
leurs, plusieurs confrères étrangers.
Le président effectif du Congrès fut le professeur
PoncET (de Lyon), assisté de MM. CaTT.\nE<) (de Parme),
Lucas-Chaxipionniêre et Ricard (de Paris), comme
vice-présidents; de M. Cabanès, secrétaire général; de
M. Lesourd, auquel revient une si grande part dans
l’organisation de ce congrès. — Un peu plus, nous allions
oublier M. Maurice de Feeury, l’aimable et dévoué pré¬
sident de l’Association des journalistes médicaux.
Les travaux du Congrès n’ont duré qu’un jour. C’était
d’ailleurs suffisant pour une première tentative, et le pro¬
chain congrès que V Association des journalistes médicaux
français fera, de concert avec V Association de la Presse
médicale, c’est-à-dire par la collaboration des « ouvriers »
et des « patrons », sera nécessairement plus fructueux.
Je trouve d’ailleurs un peu nouvelle cette distinction
qu’on paraît vouloir lancer dans le langage médical entre
« ouvriers » et « patrons » . Habituons-nous à ne voir dans
le journalisme médical que des collaborateurs à titres
divers et reliés entre eux par des liens d’étroite solidarité.
On a discuté le rapport de M. AusSEï' (de Lille) sur les
Rapports de la presse médicale avec les Congrès et autres
manifestations intéressant l'art et la pratique de la méde¬
cine, puis le rapport de M. DiEupart sur V Usurpation
du titre de docteur et enfin celui de M. VlToux sur le Droit
de reproduction des articles médicaux.
Le Congrès s’est terminé par un dîner que présida le
très dévoué doyen, le Pr Landouzy, et auquel prirent
part de nombreux convives français et étrangers parmi
lesquels, MM. Crocq (de Bruxelles), PoxcEï (de Lyon),
Pi':debidou, sénateur ; MM. Lucas-Ciiampionnière,
Pozzi, Albert Robin, Mii,ian, Maurice de Fi.eury, Cab.v-
NÈs, Bieiiaut, Foveau de Courmeeee-s, Aebert-Weie,
Lucien Nass, Courtauet, I.aumonier, Lesourd, Bi':rie-
EON, P. Guieeon, Cruchet (de Bordeaux), Brochin,
Bueesteeee, Natier, Oranjux, Virox, etc.
Le professeur Landouzy a terminé la courte série des
toasts, de l’heureuse façon qui lui est coutumière, -àprès
avoir rendu un hommage mérité aux plus anciens jour¬
naux médicaux représentés au festin, il rappela que si
le doyen Guy-P.\Tin n’était pas tendre pour le fonda¬
teur du journalisme, Théophraste RENaudoT, par contre
la Faculté de médecine actuelle, cette « vieille mégère >
très libérale, avait été heureuse de donner l’hospitalité
au B'r congrès des Journalistes médicaux.
Pour résumer, le congrès a réussi complètement,
depuis le début jusqu’à la fin, et il convient de com¬
plimenter sans réserves les organisateurs, en particulier
MM. Cabanes, Lesourd et Laumonier.
H.
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES
LE PROFESSEUR ROCHA-FARIA
Un écho nous arrive de la République du Brésil.
Tout récemment, les col¬
lègues, les élèves et les
amis du D'" Rociia-Faria,
ont fêté le vingt-cinquième
anniversaire de sou profes¬
sorat, en lui offrant et en
inaugurant son portrait, à
la clinique qu’il dirige
encore.
Le D'' Rociia-Faria est
professeur d’hygiène à la
Faculté de médecine de Rio
de Janeiro. C’est un des
esprits les plus cultivés du
Brésil, en même temps qu’un
fervent de la science médi¬
cale fraiiçai.se. Né le 9 avril
1851 à Rio Grande del Sul,
Rocha - Faria soutint sa
thèse de doctorat en mé¬
decine en 1875, devant
S. M. Dom Pedro, dernier
empereur du Brésil. Il fuv^
nommé professeur d’hygiè¬
ne, en 1885, après un brillant
•concours qui n’eût pas réussi toutefois à le faire nom¬
mer, sans l’intervention de l’lîmpereur, lequel dut vaincre
des influences politiques.
Aussi, lorsque la République
fut proclamée, le professeur
servant sa chaire d’hygiène,
démissionna-t-il des divers
autres postes de confiance
qu’il occupait auprès du
Gouvernement, en parti¬
culier comme directeur gé¬
néral d’hygiène publique.
La clinique dont le pro¬
fesseur Roch.a-Faria est le
médecin en chef, et où a eu
lieu la cérémonie qu’on nous
signale, constitue un des
services de l’hôpital Santa
Casa de Misericordia, hôpital
entretenu par une commu¬
nauté religieuse du Brésil, et
desservi par des Sœurs de
Saint-Vincent-de-Paul, qui
sont presque toutes françai¬
ses. C’est dans cet établisse¬
ment que le professeur, aimé
de ses élèves, distribue un enseignement très apprécié.
— 487 —
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— XI —
SILHOUETTES MÉDICALES
LE MÉDECIN HOMME POLITIQUE
Il y en a de plusieurs sortes. D’abord le médecin à
grosse situation. Celui-là se laisse porter comme can¬
didat dans son pays où il a de l’influence et des intérêts .
Plutôt sénateur (c’est de son âge), il continue à par¬
ticiper à la vie médicale. Il a voulu tâter de la poli¬
tique mais avec réserve. Pour lui c’est une fantaisie,
son violon d’Ingres ! Aussi cela ne dure pas. Dégoûté
ou non réélu, l’infidèle reprend sa place au foyer
médical. On l’accueille avec un léger sourire et on
n’en parle plus. Quelques-uns ayant abandonné
presque toute clientèle et n’ayant rien mieux à faire,
s’arrangent pour continuer cette vie qui pennet de
somnoler les après-midi au Sénat connue à l’Aca¬
démie.
De second groupe comprend les médecins poli¬
ticiens. Ils sont légion. Des uns se lancent dans la
lutte pour satisfaire leur ardeur politique ou occuper
les loisirs forcés de la clientèle. Des autres sont des
ambitieux, à l’étroit dans leurs sous-préfectures
et qid rêvent de la « grande vie parisienne ». Ivlus
ils mènent à Paris une vie médiocre. Ils se consacrent
aux « intérêts du Pays ■>, en passant les matinées
dans les ministères. Des journées sont prises par les
commissions... des électeurs. Blackboulés, ils consta¬
tent qu’ils ont perdu toute clientèle médicale et
politique. Ils sollicitent alors, en compensation, de
se retirer dans un asile... comme directeurs. vS’ils
gardent « la confiance de leurs concitoyens », ils
deviennent bientôt des politiciens purs comme ceux
du troisième groupe.
Ceux-là ont i^assé leurs thèses mais n’ont jamais
exercé ou si peu ! Destés de cette culture qui, par ces
temps de pathologie sociale, vaut bien celle du
Droit, ils se font vite une place et parfois des plus
belles dans le monde parlementaire.
Dn période électorale, les concurrents prétendent
que ces confrères font de plus mauvaise politique que
d’autres. Dst-ce possible ?... Dr Piiîrric Maurei^.
L’INTERMÉDIAIRE DES MÉDECINS
La jeune malade et son médecin
l’ar Kasp.\r Netscher
( Réponse)
Ce tableau, qui est une réplique de celui de Gérard
Dow, à Buckingham Palace, est reproduit dans les articles
qu’a publiés le D'Henry Steige en iSoç, dans la nouvelle
Iconographie de la Salpêtrière, sous le titre : Le mal
Voici comment s’exprime, sur ce sujet, le Dr Meige,
dont la compétence comme critique médical des oeuvres
d'art est universellement reconnue (i) :
« C’est encore un fameux urologue que le jeune docteur
appelé par Gérard Dow auprès de la jolie malade d'amour,
dont le portrait se trouve à BuckinghamPalace (PI. XDII),
tableau charmant, plein de délicatesse, d’élégance et de
distinction. On y retrouve toutes les qualités du maître
hollandais : le choix judicieux du sujet, la belle ordon¬
nance des personnages, une grande finesse de coloris,
une transparence et une profondeur sans égales.
l’our M. Meige, la maladie dont indubitablement est
atteinte cette jeune femme est ce mystérieux mal d'amour,
qui fit sou apparition dans les Pays-Bas vers le milieu du
xvil“ siècle, sous forme d’une épidémie qui ne frappa
guère que les femmes riches et jeunes, sinon jqlies.
Mais j’ai émis l’hypothèse, en iqos, dans une communi¬
cation que j’ai faite à la Société obstétricale de France (2),
communication qui avait pour titre : Nouvelles recherches
sur la grossesse dans l’art, qu’on se trouvait ici en présence
d’une scène d’uroscopie ayant trait au diagnostic de la
grossesse. Il s’agirait toujours du mal d'amour, mais au
point de vue de ses suites. Ou sait en eflet que les no¬
tions populaires sur la disposition anatomique des organes
génito-urinaires de la femme ont conduit pendant des
siècles les cerveaux simplistes, à penser que l’examen des
urines avait le privilège de déceler une conception à ses
débuts. On a même été plus loin dans les essais de dia¬
gnostic de la grosses.se par l’uromancie, en recherchant
dans l’urinal le principe même de la vie, en un mot
l'homuiiculus. Da fabrication de l’homme in vitro n’a-t-ellc
pas été une des chimères du moyen âge au même titre
(1) Le Mal d'amour, Mas;on et Cic, édit., iggii, p. ^3.
(2) Annales de la Société Obstétricale de France, igob. O. Doin,
éJiteur, p, 2it.
que la poursuite de la pierre philo.sophale? Atis.si un cer¬
tain nombre de peintres n’ont-ils pas hésité à figurer
V homunculus dans l’uriual, à côté du vivant creuset dans
lequel s’est élaborée la matière vivante. Tel David Byckaert
dans le tableau de la galerie de Mannheim qui est intitulé :
un savant ; tel au.ssi Godfried Schalken, élève de Gérard
Dow, dans la Consultation indiscrète, du musée de La
Haye et dans Empirique, peinture qui se trouve à
Bruxelles, dans la collection du prince d'Areuberg.
Si dans le tableau de Netscher, le ballon aitx urines ne
contient aucun fœtus apparent, les trois personnages
qui y sont représentés expriment des sentiments liieu
divers, qui font penser que la même idée de diagnostic
possible de grossesse traverse leur esprit : le médecin,
dont le visage exprime à la fois l’attention et l’ironie,
a l'air de n’être nullement inquiet du pronostic de la
maladie ; quant à la malade, la crainte et l’anxiété se
reflètent sur sa figure, tandis que sa main droite semble
comprimer les battements de son cœur qui est prêt à
éclater dans l’attente du résultat de l’examen microsco¬
pique ; le troisième personnage, mère, belle-nu' re ou
femme de confiance, a un air qui est à la fois mécontent,
soupçonneux et préoccupé. Mais dans la façon dont le
médecin serre dans sa main droite le poignet gauche de sa
cliente, tout en faisant mine de lui tâter le pouls, on peut
préjuger que le secret professionnel ne sera pas trahi ; la
malade aurait tout de même tort de croire que Turologue
a été .sa dupe. Dr Lùox Bouchacourt.
La jeune malade et son médecin
Par Kaspar Netscher
(Réponse)
A l’examen de ce tableau [Paris médical du 4 février),
il semble que cette jeune femme ressente, au début d’une
grossesse, les premiers symptômes et malaises qui carac¬
térisent cet état : palpitations nerveuses, état nauséeux.
Da position de la main droite indique une douleur, une
gêne au moins, située sur le côté gauche du thorax et
correspondant à la région du cœur; enfin s’il était per¬
mis, autant qu’une gravure peut le laisser supposer, de
penser que la face est pâle, légèrement bouffie, je ne serais
pas éloigné de croire que le confrère soupçonne la pré¬
sence de l’albumine. D' MieueET.
— 489 —
- XII —
r COMPOSITION
Acide Salicyliqoe, Tbym^
Bicarbonate
Borate de Soudy^^|
formaldéhyd^^^^^H
EFFEBI^^
METRITOLS
Ar.. ASTRIKGENTS
ANTISEl’t'^
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se guenssent sûrement et complètement
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LA MÉDECINE DANS L’ART
TÉNIERS. — LE MÉDECIN DE VILLAGE
(Musée de. Bruxelles)
David Ti
en 1604. Il
bien avant
Bnixell
ERS, dit le Jeune pour le distinguer de
complut dans l’étude de scènes village
création du mot.
, naquit à Anvers en i(
populaires qu'il rendit
NECROLOGIE
LE GRAVEUR ROTY
D’illustre graveur Roty vient de succomber
longue affection qui depuis quelques années avi
laborieux, desqueb
re. Je n’oublierai pas ces essai
alade sortait épuisé et désespé;
la beauté des formes, mais
; il fallait effacer, recoin-
Dans cet effort stérile, la
pensée elle-même
s’obscurcissait, et
devant son rêve
ébauché ce grand
artiste pleurait.
franco poignante
«traduisait l'inten-
il obtint successiven
1 1875, 1^* médaille cV
la main inhabile obéissait
mencer, effacer de nouveî
de Rome de gravu
Salon, le Grand
prix aux exposi¬
tions de i88g et
de 1900. Il était
commandeur de la
Légion d’honneur
et membre de
l’Institut depuis
1888. Ses œuvres
sont connues de
tous : la Semeuse
de notre monnaie
et de nos timbres,
les médailles de
Victor Hugo, de
Chevreul, de la
mort du Président
Des désespoirs
de l’artiste, ses
moments de dé¬
mieux la mesure
de son idéal que
ses tressaillements
de joie devant
Médaille
Farateuf)
_ ! doit à Roty cl’ avoir
fixé les traits de
autres médecins prenons plusieurs de ses maîtres : Pasteur, Gosselin, Parabeuf,
a renommée a chéris. Brouardel, Dépine, Perier.
ais de longs mois renoncé De Paris Médical, avec l’assentiment de Roty, a déjà
xercices méthodiques aux- reproduit les médailles de Gosselin et de Brouardel, et se
e semblèrent lui procurer propose de publier bientôt les autres. '
main devint plus assurée C’est un devoir pour nous de nous incliner devant la
•s crayons, son ardoise et sa tombe de cet incomparable artiste. JEAN Camus.
ai!
f
i il ^
1
r
il» ^
lii
■ :
XIV -
lODALOSE
6ALBRUN
— XV —
L’ASSOCIATION SCOPOLAMINE=MORPHINE
IiOrsque, aii cours (les affections canc(*rcuses, et d’une
façon générale, au cours de toutes les affections doulou¬
reuses chroniques, la souffrance devient intolérable, les
injections de morphine apparaissent comme la suprême
ressource : la crainte des désordres graves que peut occa¬
sionner la morphine disparaît devant la nécessité d'adou¬
cir des souffrances insupportables.
Il peut arriver cependant (pie cette suprême ressource
soit inapplicable ou insuffisante :
Chez certains malades dont le cœur est en mauvais
état, le ralentissement des battements cardiaques causé
par la morphine constitue un danger grave permanent.
Dans certaines localisations de l'affection cancéreuse,
la morphine peut, tout eu calmant la douleur, exagérer
certaines manifestations spasmodiques (par exemple,
les vomissements dans le cancer de l'estomac). Dans
d'autres localisations, la morphine peut se montrer
tout à fait insuilisante : par exemple, dans les irradia¬
tions douloureuses du cancer de la langue ou du larynx.
Mnfin, et surtout, l'accoutumance à la morphine peut
devenir, telle cpxe des doses énormes et dangereuses ne
parviennent plus à réaliser la sédation des phénomènes
douloureux.
Ponr restreindre, sinon supprimer les principaux in¬
convénients de la morphine et de ses succédanés
(Héroïne ou Dioniue) on a eu recours à diverses
associations médicamenteuses, dont la plus rati(mnelle
semble être l'asswiation sropolaminc-moyphinr.
Da scopolamine (eu hyescine) pc.ssidc, tn effet, les
propriétés antagonistes de celles qui constituent les
défauts de la moxphine, en même temps qu’elle est
synergique de cette devniire substance au point de vue
hypnotique. lîlle exerce une action paralysante sur l’en¬
semble du système nerveux, et diminue l’excitabilité
de l’écorce cérébrale.
Il en résulte que, bien loin de posséder, comme la mor¬
phine seule, au début de son action, des propriétés exci¬
tantes et émétiques, l’association scopolamine-morphine
est , au contraire, un antispasmodique et uii antiémétique
énergique.
Ajoutons que l’action toni-cardiaque reiiforçatrice des
battements du cœur, caractéristique, de la scopolamine,
permettra d’étendre l’emploi de la scopolamine-morphine
à tous les cas où l’adynamie neuro-cardiaque paraît
constituer une contre-indication à l’administration de la
morphine seule (cardiaques, vieillards, obèses, etc.).
Enfin, dans les traitements de longue durée (cancer
inopérable), l’association scopolamine-morphine permet
de réduire, de façon considérable, la dose active de morphine,
par suite de l’action hypnotique synergique de la scopo-
laniine. I/action de deux narcotiques administrés en
même temps, n'éciuivaut pas à la somme des actions sé¬
parées de chacun des deux narcotiques, mais est très
supérieure à cette somme. En sorte que l’expérience
clinique a démontré, par exemple, qu’un i 2 c*'' de chlo¬
rhydrate de morphine, associé à i/io» de milligr. de
scopolamine a un pouvoir hypnoticjue et sédatif très
supérieur h celui de ces deux substances administrées
séparément. Pratiquement on peut admettre que ces
doses associées ont un effet hypnotique supérieur à
I centigramme de chlorhydrate de morphine.
On saisit immédiatement les conséquences cliniques
de ce fait. Par l'emploi de doses plus faibles de morphine, on
atténue et même on supprime l'action dépressive neuro-
cardiaque de la morphine.
L'usage de la scopolamine-morphine permet, d’autre
part, d'éviter l'augmentation fatale de la dose de morphine,
rendue nécessaire par V accoutumance progressive qui con¬
duit éi la morphinomanie. On pourra, eu effet, au moment
où l’accoutumance tend à s’établir, continuer d’obtenir
l’effet hypnosédatif recherché non seulement sans aug¬
menter les doses de morphine, mais même eu les diminuant,
à la condition d’augmenter d’une façon parallèle la dose
de scopolamine. Ce résultat est d’autant plus précieux
que l’expérience clinique démontre que l’accoutumance
de l’organisme d la scopolamine est faible.
Ee Sédol réalise l'association scopolamine-morphine
telle qu’elle doit être rationnellement établie :
I" Dose faible de bromhydrate de scopolamine (i /S de
milligramme par centimètre cube) :
2° Pureté absolue dxi produit contréilé par le point de
fusion (i(j2‘’) ;
3" Dose faible de morixhine (4 milligrammes par cen¬
timètre cube),
On injecte i à 2 centimètres cubes par vingt-quatre
En pratique, grâce à l’usage du Sédol, ou pourra :
I " Si le malade est accoutumé à la moqjhine, obtenir
une période de rémission pendant laquelle la morphine
récupérera son activité.
2" Si le malade n’a pas encore été traité par la mor¬
phine, arriver beaucoup plus lentement aux doses élevées
et dangereuses d’alcaloïdes ;
3” Dans les cas de maladies chroniques douloureuses
susceptibles de guérison, éviter la morphinomanie, en
supprimant lentement et pnrgressivement la morjxhiue
associée à la scopolamine, et même tenter la démorphi¬
nisation chez, des malades déjà intoxiqués. D ’ A. Hesse.
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Alimentation eu principe surabon¬
dante, riche en matières albuminoï¬
des et en sels. Aliments peu volu¬
mineux et digestibles, surtout au
début de la grossesse.
S’il y a vomissements ; mets et bois¬
sons glacés ou froids, sucs de viande ;
quelquefois, lavements alimentaires.
S’il y a albuminurie : régime
lacto-végétarien décliloruré.
Si Vappétit est normal : cacao dé¬
graissé, thé léger, bouillon, œufs, lait
(s’il est bien toléré), bœuf maigre,
jambon maigre, veau, mouton, vo¬
laille, pain blanc, choux-fleurs, as¬
perges, riz, épinards (contiennent
de 35 à 45 milligrammes de fer pour
cent grammes d’épinards, d’après
Moune5'rat). Fruits bien mûrs. Com¬
me boisson : bière ou vin léger cou¬
pé d’eau minérale.
A une époque plus avancée de la
grossesse, tous aliments en général,
en évitant les légumineuses, les
choux et les carottes.
Aliments spécialement défendus
pendant la grossesse ; aliments irri¬
tants, acides, gras ; condiments,
épices, persil ; champignons ; thé
tort, café ; vins et bières alcooli-
DIÊTÊTIQUE
Régime de la femme en couches.—
Dans les premiers jours, grandes pré¬
cautions sans exagérer la diète ; les
trois à quatre premiers jours,
régime liquide (lait tiède stérilisé,
soupes au lait, soupes au pain.
Des jours suivants : soupes au
lait maigre, au bouillon dégraissé,
avec viandes (poulet, pigeon, veau) ;
potages à l’orge, au sagou, au gruau,
au riz, aux farines maltées, au blé
vert, aux nouilles ; pulpe de viande,
jambon maigre, jus de viande, gelée
de viandes, œufs, riz au lait.
Idus tard : beafteack, côtelettes
(non panées), gibier, poissons mai¬
gres : purée de pommes de terre ;
salade ; cresson, choux-fleurs.
Entremets farineux, fruits cuits.
Comme boissons ; eau et vin rouge,
lait, infusés chauds (camomille,
menthe), eaux minérales.
Sont défendus dans les quatre pre¬
mières semaines : tous mets lourds
ou constipants, excitants ; porc,
oie, anguille, sauces grasses, choux,
betteraves, radis, carottes, asperges,
lentilles, haricots, champignons, oi¬
gnons, épices, café fort, liqueurs.
Régime de la femme qui allaite. —
Alimentation surabondante, sans
excès. Soit :
150-160 gr. . . d’âlbumine.
100 — .. dégraissé
400 — • • d’hydrates de carbone.
Eviter l’insuffisance des albumi¬
noïdes et des graisses.
Prescrire : soupes au lait, et aux
farines d’avoine, de sagou, de gruau,
de riz, de maïs, de blé vert, avec
jaunes d’œufs. Viandes, jambon,
œufs ; carottes, pissenlit, chicorée,
persil, laitue ; purée de pommes de
terre : entremets farineux. Fruits
cuits. Pain blanc. Biscuits.
Système des petits repas : six à
sept par jour. Après les repas :
infusé chaud d’auis, ou de fenouil.
Comme boisson : boire plus que
d’habitude : bière, bière de malt, ex¬
trait de malt coupé d’eau. Ou
bien : décocté d’avoine torréfiée ou
d’orge maltée ou de cacao.
Sont interdits aux Jiourrices : ali¬
ments lourds ou excitants. Choux,
cresson, asperges ; viandes faisan¬
dées ; poissons de mer ; épices, ail, oi¬
gnon, poireau ; fromages fermentés ;
fruits non mûrs ; excès de pommes de
terre et de légumes verts. Cidre, eaux-
de-vie, liqueurs ; vins alcooliques.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
DYSMÉNORRHÉE
Contre les crise.». — RI. Siredey conseille de calmer
d’abord la douleur, avant la crise, par des bains chauds
prolongés (37-38-40"), i, 2, 3 fois dans les vingt-quatre
heures.
Onctions avec :
Huile de camomille amiphrèe. ... j
Huile de jusquiame . ) “ ^
Teinture d’opium . 10 grammes.
Chlorolorme . I2 ■ —
F. s. a. un liniment.
Petits lavements d’eau bouillie, chaude à 50”, à laquelle
ou ajoutera XX à XXX gouttes de :
Temture de belladone . ) . ,
Teinture de cannabis indien . j ® grammes.
Eaudanuui de Sydenham . la —
P. S. a. une mixture.
Ou bien, ajouter au lavement un'des paquets :
Analgèsine .. . . i gramme.
Pour un paquet n" q. s.
On peut encore remplacer les lavements par les suppo¬
sitoires suivants :
Chlorhj drate de morphine . 3 centigr.
Extrait de belladone . 1 , .
Exlrail de cannabis indicti . ) '*
Antipjrinc . 50 —
Beurre de cacao . 3 grammes.
F. s. a, un suppositoire, ii” 12.
Dans la dysménorrhée nerveuse. — Traitement général
ad hoc.
Valérianate de zinc . os’,05
Extrait de jusquiame . o«',o3
— de belladone . 0^,0 1
P. s. a. une pilule ; u° 20.
Trois à quatre par jour.
(D’après Herzen.)
Ou bien donner 305 fois par jour, une cuillerée à soupe
de la potion :
Acétate d’ammoniaque . 5 à 10 grammes.
Hydrolat d’oranger . 40 —
— de mélisse . 80 —
Sirop de Sîilran . 30 —
F. s. a. une potion.
Ou bien, toutes les demi-heures, une cuillerée à soupe
de :
Infusion de fleurs de sureau . 130 grammes.
Acétate d’ammoniaque . 15 —
Sirop d’opium . ) .
— de fleurs d'oranger . ) ‘*
P. s. a. une potion.
Pour régulariser les règles chez les femmes qui ont un
flux menstruel trop abondant, on ordonnera à la malade
de prendre au moment des deux principaux repas, huit
jours avant l’époque présumée des règles, i à 3 cuillerées
à café de la potion suivante :
Elixir de Garus . 100 grammes.
Extrait fluide d’hydrastis . 1
— de vibnnnun pni- ( .
nifolium . ( ^
Gross} pium hcrbaccum . J
F. s. a. un élixir.
(Al,. Robin.)
En cas d’intolérance donner 4 à 6 par jour des pilules :
Ergotine Bonjean . osi,]o
Poudre de Siuig-dragou . o5',io
F. S. a. une pilule ; n” 20.
497 —
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CURIOSITÉS
Les grandes fécondités. — Ménage, cité par le Centre
MMical, rapporte quelque part, [Mênagiana 1693, p. 389- .^oo),
le fait suivant:
« M. D... me conta, avant-hier, qu’un petit bourgeois
(le son quartier, nommé Blunet, avait fait à sa femme
vingt et un enfants en sept fois de suite. Que ces enfants
trijumeaux avaient non seulement été baptisés, mais
qu’ils avaient vécu, les uns plusieurs jours, les autres
plusieurs mois, et qu’il en était resté douze des plus forts
qui étaient tous grands présentement et en bonne santé.
Il nous ajouta que comme on aurait pu douter lequel des
deux, de sa femme ou de lid, contribuait le plus dans cette
espèce de prodiges, il abusa d’une jeune servante qu’il
avait, laquelle, au bout de neuf mois, accoucha de trois
enfants mâles, qui, malgré la faiblesse et le jeune âge de
leur mère, ne laissèrent pas de vivre quinze jours ou trois
semaines. Il n’y a peut-être pas d’exemple d’une pareille
chose dans l’antiquité. »
Il n’y a pas besoin de remonter si loin, dans la « nuit
des temps », pour trouver des exemples analogues, et
si, probablement, il n’en existe plus en France, malgré
M. Piot, il y en a au Transvaal.
Dans le district de Kroustad, la veuve Van Wyk a
dépassé soixante-dix-huit ans, mais sa vieillesse n’a pas à
redouter la misère. En effet voici quelles furent les
péripéties de sa vie conjugale :
A dix-huit ans, elle épouse Pierre Lube ; au
bout de deux ans, elle reste veuve avec un en¬
fant, ci . I enfant.
Dix mois après Prétorio devient son mari et
lui apporte en dot quatre enfants qu’il avait
Mais, il mourut au bout de. dix-sept mois
sans avoir fécondé sa nouvelle femme.
Après cinq mois de deuil, elle épouse Pié-
tresse qui avait lui-même sept enfants, ci ... . 7 —
Pour rétablir l’équilibre, sans doute, Pié-
tresse lui donna, à elle-même, sept autres ma¬
ternités en onze ans de mariage, ci . 7 —
et mourut.
Un quatrième mari, dont le nom ne nous
parvient pas, avait déjà huit enfants, ci . S —
lorsqu’il l’épousa ; il en ajouta quatre autres à
la collection en onze ans, ci . 4 —
De deuil de Mme veuve X... faillit demeurer
étemel : elle ne se remaria qu’au bout de cinq
ans, avec M. Klopper qui n’avait pas encore
d’enfant mais se rattrapa, car il lui en donna
dix en onze ans de ménage, ci . 10
Deux ans après la mort de M. Klopper, M.
Van Wyk prit la succession apportant lui-
même cinq entants d’un mariage antérieur, ci .5
et ne mourut qu’après en avoir donné quatre
autres, ci . 4 —
Enfin M. Van Wyk mourut à son tour, laissant une
veuve avec cinquante enfants. 11 est vrai que beaucoup
de ceux qui appellent Mme Van Wyk « mère » ne sont
ses fils que par le jeu de l’état civil. En revanche, cette
vénérable transvaalienne a deux cent soixante-dix ne¬
veux bien authentiques. Dieu bénit...
Dames seules. — Le Médecin- Pharmacien raconte
ce qui suit : l’excellent ' Paul Mounet (lequel est
docteur en médecine, on le sait) prenait un jour le
train pour aller jouer la comédie dans les environs
de Paris. 11 faisait très chaud, très lourd. L’artiste
élait décidé à faire un bon somme jusqu’à la gare
d’arrivée. 11 cherche un wagon désert, en trouve un.
et y pénètre sans hésiter, encore qu’il ait eu le temps
de lire au flanc du wagon la mention : Dames seules.
Il referme la portière, s’installe dans un coin,
s’allonge commodément, et tôt s’assoupit.
Soudain, la portière s’ouvre, et une petite vieille
dame toute timide va pour gravir le marchepied. Paul
Mounet, réveillé brusquement, bondit, furieux, et de
cette belle voix de lion qu’on lui connaît, il rugit :
— Dames seules, X.. de D... 1
La pauvre petite vieille dame court encore.
Le rire au Palais. — Au Palais, un avocat demandait
au Président la remise d’une cause, son collègue, une Dame-
avocat, étant souffrante momentanément. — un mois,
dit le Président. — Ah ! c’est que voilà, M. le juge, reprit
alors le demandeur, dans un mois,ma collègue risqueencore
d’avoir des affaires qui la retiendront loin du Palais. —
Maître Untel, interrompit le Président, moitié riant moi¬
tié bougon, possible que votre collègue ait des affaires,
mais nous, nous avons nos règles. Donc, à un mois !
{Revue moderne de médecine et de chirurgie).
Nos sages-femmes. — Voici une annonce qui n’est pas
banale parmi tant d’autres du même genre :
Madame X...
Sage-femme de ic” chasse.
Professeur d’accouchement.
A l’avantage d’informer son aimable clientèle qu'en cas de
besoin elle peut redonner tous les symptômes de la virginité, sans
opération et très discrètement.
Sans commentaires !
Tire-lait ancien. — Dans l'ouvrage : “ Guide des .4ccou-
cheurs ”, par Jacques Mesn.akd, chirurgien-juré, ancien
prévôt de la comimmauté des chirurgiens de la ville de Rouen
et accoucheur, Paris 1743, on trouve la curieuse figure que
nous repreduisous ici et qui montre les formes auee.strales de
nos tire-lait modernes.
Ejcptuatuxir.
A . chAjé'Uèxtt
\ éfUÙiÇ (twe Uqutl i4-it
FtéiXKfM. peut cUe ^tUfntL \
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c . c . D eux petitr chu
pi féaux Janj fueiéa, et
feree'e propt fj à nettre
•tiir lit mammelont'
c c
eicrcfvj pour ter
; fit
tér des Gÿurej exétrixcr.
Le lait de femme conservé. — Il est beaucotip question
du lait de femme conservé. Deux médecins de Vienne
(Autriche) constatant que, daus les crèches, le lait de
mère tantôt était surabondant et tantôt faisait défaut,
que pourtant il était très utile aux enfants malades et
débiles, ont eu l’idée de le conserver. Ils se sont servis
pour cela d’un mélange d’eau oxygénée et chauffage à
50 degrés. Les résultats ont été si satisfaisants, que,
désormais, à Vienne, il est possible de se procurer ce
lait contrôlé en s’adressant aux maternités et aux bureaux
de nourrices. {La mère et l'enfant.)
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— XXIII —
NOUVELLES
Le D' Brault élu membre de l’Académie de médecine.
— Le Dr A. Brault que l'Académie de médecine vient
d’accueillir dans sa section d’anatomie pathologique
par 68 voix sur 74 votants, est né le mai 1S52 à Mont-
fort -l’Amaury (Seiue-et-Oise).
Externe des hôpitaux eu 1875, interne eu 1S77, il
était reçu docteur en 1881 avec une thèse «Contribution
à l’étude des néphrites » où s’affirmait, dès sou entrée
dans la carrière, son goût pour les recherches anatomo¬
pathologiques. Sa nomination au poste de préparateur
de Cornil eu 1883 l’orienta définitivement dans cette
voie. Eu 1887, il devient chef des travaux, et pendant
plus de vingt ans consacre à l’enseignement pratique
de l’anatomie pathologique toute son activité. En 1908
Cornil meurt, et A. Brault se voit retirer, avec ses
modestes fonctions, la joui.ssance du laboratoire dans
lequel il a dépensé, dans l’intérêt de l’enseignement, ses
plus belles années. Monstrueuse ingratitude dont l’Uni¬
versité est trop coutumière, qui n’a pas peu contribué
à créer à Brault des sympathies à l’Académie, et qui
donne un peu à son élection d’hier le caractère d’une
réparation.
Entre temps {1885), Brault avait été nommé méde¬
cin des hôpitaux, dans la même promotion que Ballet
et Talamon. Après un assez long séjour à Tenon, il s’est
fixé à Lariboisière où il continue, en dehors de la Faculté,
les études d’anatomie pathologique auxquelles il doit
sa notoriété scientifique. Nous ne pouvons dans cette
rapide notice résumer l’œuvre de Brault. Nous nous con¬
tentons d’en signaler les parties les plus saillantes. C’est
d’abord une belle série d’études sur le relu et les né¬
phrites, commencée par sa thèse, continuée par une suite
de recherches en collaboration avec V. Cornil, recher¬
ches résumées en un volume : Étude sur la pathologie du
r<u'îj, (1884). Plus récemment Brault a condensé ses idées
sur la pathologie rénale, dans un rapport au congrès de
Moscou sur la Classification des néphrites, et surtout dans
le très bel article Maladies du rein et des capsules surré¬
nales du Traité de médecine Charcot, Bouchard.
A citer ensuite une étude sur l’inflammation (l888),
deux volumes de la collection Léauté. Les artérites, leur
rôle en pathologie {i8g6), Artérites cf sc/éroses (1897), d’im¬
portants travaux sur les tumeurs dont ou trouvera
l’exposé dans l’excellent article Tumeurs du Manuel
d’histologie de Cornil et Raiivier (1901), et enfin toute
une série de recherches sur la glycogenèse, réparties dans
un grand nombre de mémoires, et dont l’auteur a
tiré des conclusions fort intéressantes au multiple point
de vue de la physiologie, de la pathologie générale, de
la clinique, et même de la médecine légale.
Tous ces travaux, aujourd’hui classiques, justifient
amplement la distinction dont M. A. Brault vient d’être
l’objet, et à laquelle applaudira le corps médical tout
dans son existence même. La Faculté des sciences est la
plus éprouvée. Pour la P'aculté de médecine, -sans compter
le professeur Minakow (méd. légale), mis en disponiln-
lité, il faut noter les démissions suivantes :
FocH't (prof. hou. pathol. gén.), ScuERVINSKy (prof,
lion, clinique interne), Roth (prof. lion. clin, nerveuse),
Sekbsav (prof. ord. cl. mentale). Rein (prof. ord. méd.
opératoire), Ai-ESINSKY (prof, extraord. path. externe).
Agrégés ■. SCHATERNIKOW UuixE (physiol.), Marzi-
NOWSKY, FarassEviTCh (patli. géll.), Wla-SSoi-'F (aiiat.
path.), Peetnew, Kaban’ow (clin, tliérap.), KissEr,
(mal. d’enfants), Tchkrnikovsky (gynéc.), Osciiman,
Gag.man (chirurgie), Ros.solinEo (mal. nerveuses), Gox-
NouscHKiNE (mal. ment.), Stei’ANOkf, Sverjevsky (mal.
du nez et des oreilles), SIoeTCHANOef (mal. nerveuses).
Le pr Maurel (de Toulouse), a été élu membre corres¬
pondant de l’Académie de médecine. — Le Dr E. Maurel,
que l’Académie de médecine vient d’inscrire au nombre
de ses correspondants nationaux, a commencé sa carrière
dans la médecine navale.
Mis à la retraite avec le grade de médecin ]iriucipal,
il fut attaché à la Faculté de médecine de Toulouse, où
il occupe actuellenieiit la chaire de médecine expérimen¬
tale. En souvenir de sa première carrière, et pour le dis¬
tinguer de sou homonyme, le professeur Morel, les étu¬
diants, auprès de qui il est très populaire, le désignent
encore familièrement sous le nom de « l’amiral », et cette
appellation qui évoque auprès de l’homme de laboratoire
d'aujourd’hui, le souvenir d’une jeunesse consacrée aux
longs voyages à travers le monde, n’est pas pour déplaire
au nouvel académicien.
Maurel possède plus que
personne l'amour de la re¬
cherche scientifique. A la
Guyane, où la chaleur tropi¬
cale dompte toutes les acti¬
vités, il écrit son premier
ouvrage. Traité des maladies
paludéennes à la Guyane,
puis ce fut l'Hénudimétrie
normale et pathologique des
pays chauds. Depuis qu’il
s’est adonné à l’enseigne¬
ment, ses ouvrages et ses
communications se succè¬
dent en si grand nombre
qu’il faut renoncer à les citer tous. Mentionnons ses
liecherches expérimentales sur les leucocytes, un Traité des
maladies de la bouche. Mais ce qui a rendu le nom de Maurel
populaire, ce sont ses études sur l’alimentation. Com¬
mencées en 1897, par une étude sur le Traitement du
diabète par le dosage de V alimentation, continuées par une
importante étude sur l'Influence des climats et des saisons
sur les dépenses de l'organisme, elles ont été condensées
Démissions en masse des professeurs des Universités
Russes. — Les dernières circulaires du ministre de l’Ins¬
truction publique et du Conseil des ministres ayant pour
but d’anéantir les dernières traces de l’autonomie mii-
versitaire, ont provoqué des troubles et la cessation
d'études dans la plupart des Universités et des écoles
supérieures, russes. Les mesures draconuiennes prises
par le gouvernement (pendant un mois plus de i 000 étu¬
diants exclus avec interdiction de séjour dans les villes
universitaires, plusieurs centaines d’arrestations, etc.),
n’ont fait qu’aggraver la situation, et maintenant la
vacance des cours est presque complète dans les univer¬
sités de Pétersbourg et de Moscou ; la crise s’étend en
province. A Moscou, le recteur, le vice-recteur ont été
mis en disponibilité par or dre ministériel.
La position absolument intenable et honteuse dans
laquelle se trouve l’Université a provoqué la démission
d’un grand nombre de profe.sseurs et d’agrégés. De
nouvelles démissions arrivent chaque jour ; la plus
vieille et la plus grande université de Russie, celle de
Moscou, qui compte plus de 10000 étudiants, est menacée
de 1906 à 1909 en un beau Traité de l'alimentation et de
la nutrition en trois volumes. Entre temps, comme
rapporteur au Congrès de médecine, il écrivait un inté¬
ressant rapport sur l'Obésité. Dans ces différents travaux,
Maurel a été un des premiers à s’élever contre les méfaits
de la suralimentation, et à proclamer que la ration con¬
sidérée il y a quelques années comme ration d’entretien,
est en réalité fort exagérée. Très combattu au début de
ses recherches, il a la satisfaction d’avoir vu triompher
ses idées, et au Congrès de physiothérapie de 1910, les
membres de la Section de diététique rendirent un boni*
mage unanime à ses laborieux, persévérants et heureux
Maurel est en même temps qu’un homme de science,
un professeur éloquent, et jouit dans le monde scienti¬
fique d’une univer.selle sympathie.
Pharmaclers des hôpitaux de Paris. — Par arrêté en
date du 21 mars 1911-: M. Leroux (Henri-Louis-Pierre),
ancien interne des hôpitaux, est nommé pharmacien de
l’hôpital Bretonneau. M. Couroux (Paul), ancien interne
des hôpitaux, est nommé pharmacien de l’hôpital Hérold.
— 601
- XXIV —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Contribution à l’étude de cer¬
taines facultés cérébrales
méconnues, par le D'' W. C. de
Sermyn-, Paris, 1911, i vol. gr.
in-8 de 610 pages, broché, 7 fr. 50.
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toire, par II. le D"- Marcei,
Surdité et nutrition. Rééduca¬
tion méthodique de l’oreille par
des exercices acoutisques au
moyen de diapasons, par M, le
D‘- Marcei, Natier. 1910, in-8,
1 2 pages, Paris.
Bibliographie des sciences mé¬
dicales, classant par ordre de
matières tous les ouvrage.s impor¬
tants sur un sujet donné, i vo¬
lume iu-8 de 192 pages, publié au
prix de i fr., sera envoyé gratis aux
lecteurs qui en feront la demande
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frais de port, en timbres-poste
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lière et fils, édit, à Paris.)
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
DESINFECTION INTESTINALE par le
LACTOCHOL
^MALADIES NERVEUSESi
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LA VIE MÉDICALE
Convention entre la Belgique et
rAIIemagne à propos de la rage
canine. — I<e gouvernement belge
et le gouvernement allemand se sont
mis d’accord pour conclure une
entente relativement à la notifi¬
cation des cas de rage canine cons¬
tatés dans les communes limi¬
trophes des deux pays. L’entente
s’est établie sur les bases suivantes :
Chaque fois qu’un cas ou un cas
suspect de rage canine aura été
constaté dans une commune belge
limitrophe ou située à une distance
de moins de lo kilomètres du
royaume de Prusse, le bourgmestre
de cette commune en donnera im¬
médiatement avis aux bourgmestres
de chaque commune et réciproque¬
ment pour les cas signalés sur le ter¬
ritoire de la Prusse.
Imprévoyance d’une infirmière. —
A Lorient une infirmière ayant
oublié sur une table, dans mie salle
de l’hôpital Bodelio, un flacon de
morphine, un malade, âgé de qua¬
rante ans, camionneur, marié et père
de famille, s’est emparé de la fiole,
et croyant boire du kirsch, eu a
entièrement absorbé le contenu. Il
est mort peu après.
Assistance médicale- — M. Pru-
vost est nommé médecin honoraire
' de l’assistance médicale de Paris.
Concours de d’assistance médi-
CADË — LECTURE DES COPIES. —
Séance du 21 Mars. — MM. Cabesse,
13 + 17 = 30; Rouyé (H.), 12 +
13 25 ; Gessen, 10 -)- ii = 21 ;
Lamier, 14 -f 19 = 33-
Séance du 25 mars. — MM. Mon-
tignac, 9 -l- 12 = 21 ; Lehmann, ii
-f 1 1 - 22 ; Rouyer (Henri), 12 -j- 14
= 26; Morin, 12 -f 15 = 27.
Séance du 28 mars. — MM. Dupuy ,
10 -b 13 = 23 ; Coriat, 14 -b 19 =
33; Biétrix, 12 -p 16 = 28.^
La première séance d’épreuves
cliniques aura lieu le samedi i'”' avril,
à trois heures et demie, à l’Hôtel-
Dieu.
Faculté de médecine. — MonT-
pEDDIER. — M. Pleig, docteur en
médecine, préparateur de physio¬
logie, est nommé, du i®' mars au
31 octobre 1911, chef des travaux
pratiques de physiologie, eu rem¬
placement de M. Poujol, appelé à
d’autres fonctions.
M. Fleig, chef des travaux pra¬
tiques de physiologie, est chargé, en
outre, du i®' mars au 31 octobre
1911, des fonctions d’agrégé (sec¬
tion de physiologie).
■ — Un concours sera ouvert le
lundi 24 Avril 191 1, pour la place de
prosecteur vacante à la Faculté de
médecine de Montpellier.
La durée des fonctions de prosec¬
teur est de trois années ; Ae titu¬
laire entrera en fonctions le i®' No¬
vembre 19H.
Le registre d’inscription sera clos
le vendredi, 21 Avril 1911, à quatre
heures du soir.
— Toulouse. — Un congé, du
i«® mars au 31 mai 191 1, est accordé,
sur sa demande et pour raisons de
santé, à M. Frébault, professeur de
chimie et toxicologie.
Congrès des praticiens. — Le
Comité de vigilance du Congrès de.s
praticiens a décidé d’adresser aux
syndicats médicaux le questionnaire
suivant :
Nombre des médecins dans votre
circonscription médicale. — Augmen¬
tation depuis vingt ans. — Bimi-
nution depuis vingt ans.
Population. — Augmentation de¬
puis vingt ans. — Diminution de
depuis vingt ans.
Y a-t-il pléthore médicale dans
votre circonscription syndicale ?
Etes-vous pour la limitation ?
Comment la réaliser? — Concours
à l’entrée. — Examens au début. —
Examens pendant les études. —
Examens avant les études. Quels
baccalauréats ?
Observations personnelles.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE CHIRURGIEN DES HOPITAUX. — -
Le jury est définitivement composé
de MM. Routier, J alaguier, Reynier,
Sébileau, Hartmann, Launay et Rist.
Sujet de la composition écrite ;
Anatomie du voile du palais (sans
histologie). — Pseudarthrose.
Concours de médecin des hôpi¬
taux. ■ — Liste des candidats admis
à subir l’épreuve clinique : MM. Le-
niière et Gougerot, 26 1/2 ; Weill
24 1/2 ; Harvier, Ribadeau-Dumas
et Ramond, 24 ; Aubertin et Mal-
loizel, 23 1/2 ; Courcoux, Faure-
Beaulieu, Chiray et Moutier, 23 ;
Nattau-Larrier, Géraudel, Boidin,
Paisseau et Fiessinger, 22 1/2 ;
Babonneix, Darré, Trémolières et
Loederich, 22 ; Armand Delille, Au-
distère et Halbron, 21 1/2 ; Dreyfus-
Rose, Louste, Agasse- Lafont, Beau¬
doin et Sézary, 21 ; Froin, Gaultier,
Voisin, Rivet et Esmem, 20 1/2 ;
Salomon, Lemaire (Henry), Bloch
et Nathan, 20.
Oto-rhino-laryngologiste des
HOPITAUX. — Le concours s’est tër-
miné par la nomination de M. le
D® Grivot.
Monument Rabelais à Montpellier.
Un Comité a été formé à Montpellier
afin d’élever un monument à Rabe¬
lais, médecin et professeur. L’exé¬
cution en a été confiée au sculpteur
J acques Villeneuve. Les souscriptions
sont reçues par le trésorier général,
M. TaiciiEIRE, pharmacien à Mont¬
pellier, 20, rue Nationale.
Médecin sénateur. — M. le Pro¬
fesseur Debierre (de Lille) a été élu
sénateur du département du Nord.
Fête de bienfaisance de la_ Jeu¬
nesse médicale. — Hier a eu lieu la
fête de bienfaisance de la Jeunesse
médicale où on a joué une revue
fort applaudie de MM. Bordier et
Chapelain : « Si j’en veux du sé¬
rum... 11. Nous en donnerons le
compte rendu la semaine prochaine.
Hommage au professeur Qrasset.
— M. le Professeur Grasset vient
d’accomplir la trentième année de
son enseignement magi.stral.
Ses collègues, ses élèves et ses amis
ont pensé qu’il convenait de lui
donner un éclatant témoignage de
leur estime affectueuse et de leur
profonde gratitude.
L’admiration sans limites que
suscitent l’œuvre scientifique et la
carrière professionnelle du maître
paraît être un sûr garant de l’accueil
favorable que rencontrera ce projet.
Un Comité d’organisation et un
Comité d’honneur se sont constitués,
et une souscription est ouverte, en
vue d’offrir à M. le professeur Grasset
son buste et une médaille commémo¬
rative à son effigie. L’exécution en a
été confiée à M. Injalbert, l’éminent
sculpteur, membre de l’Institut.
Toutes les souscriptions devront
être adressées, le plus tôt possible,
à M. le docteur L. Rimbaud, 18, rue
Nationale, Montpellier. A celles qui
atteindront ou dépasseront la som¬
me de 25 francs sera réservé un
exemplaire de la médaille.
Syndicat médical de Paris. —
I,’assemblée générale a eu lieu der¬
nièrement. On y a, discuté la ques¬
tion très intéressante des Cliniques
des accidents du Tra- vail. Les
vœux suivants ont été votés :
« Le racolage des accidentés du tra¬
vail et, à plus forte raison, le détoume-
inent de clientèle, sont des procédés
blâmables.
Ils sont incompatibles avec la dignité
médicale et constituent uu acte .anti.
confraternel. Les médecins qui le
pratiqueraient se mettraient eux-mêmes
hors des relations professionnelles.
Est considéré comme racolage et
détournement de clientèle, le fait d’at¬
tirer les accidentés ou les clients par
l’appât d’une rémunération directe ou
par intermédiaire, ou par toute autre
promesse.
Nécrologie. — M. le D® Louis-
J oseph J anvier, membre de la Socié¬
té d’anthropologie, conseiller de
la légation d’Haïti, à Paris. —
M. Roty, membre de l’Institut, com¬
mandeur de la Légion d’honneur. —
D® Armand (de Denicé). — D® Ed¬
mond Batigne (de Montpellier). —
D® Gronssin (de Bellevue) . — Madame
Dumont, femme du D® Dumont,
secrétaire général du Journal de Chi-
tmgie ; nous adressons au D® Dumont
l’assurance de nos bien douloureuses
sympathies.
Mariages. — D® Joseph Augé,
médecin-major de 2" classe des
troupes coloniales, fils de l’ancien
directeur des hospices de Narbonne,
et M“® Lucienne-J canne Faret, fille
du chef de bureau de l’assistance
médicale de l’Aude. — D® Abel
Bichon et Mlle Madeleine Delarue
(d’Angers).
— 503 —
— XXVI
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
coiHouse ^la
(lualilativeel
(jiianlitativo
(les âlL'ments
do Turine (sucra ot albumine), tel est le but dos Trousses
Dosurines, dont on signale, d’autre part, rinldrossanto.
cn'aliou.
lerninnt les tubes et ampoules ii niaelifs nécessaires pour
eluKjue opération d’analyse. ICIIes permettent, en dou.’:
minutes, avec quelques gouttes d'urine, d’être très exacte¬
ment lixé.
Les nombreux médecins qui en ont essayé l'emploi ont
été unanimes à faire l’éloge de leur commodité et de laurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours (l’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d'étre immédiatement renseigné sur la composition de
J’urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. Kn outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu’ici le monopole des pliarmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
simple, l’achat de cos trousses .sera coi
profit aux malades eux-mêmes, qui pourront de la -
rendre compte, aussi souvent (pi’il conviendra, des varia¬
tions do composition do leurs urines. 11 leur sera dés lors
loisible de surveiller de très prés leur alimentation,
de contrôler l’inlluence de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin de faire appei aux
soins médicaux dès que ce taux aura subi une élévation.
Cos Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. Kn dehors do l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix : chaque analyse revient à environ 0 fr. 2.ï.
Gos trousses existent sous trois modèles ditréronts :
1* TROUSSE INDEX “ La Dosurine", destinée il
rechercher si Turino renferme ou non du ralbumino ou du
2" TROUSSE A “ La Dosurine ”, destinée à doser
Talbumino contenue dans l’urine ;
3» TROUSSE D “ La Dosuriaet ” de.stini.e i. doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix du chaque trousse est do H francs (Iranco S fr. 30).
— Ampoule.s do renouvellement : la boîte de 10, 2 fr. îiO
(franco 2 fr. 7.0) : la botte de 20, i fr. 73 (franco : S francs).
— Uemiso de 13 p. 100 à .\1.VL les médecins.
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COURS — CONGRÈS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dleu.
— Professeur Gilbert. — Samedi
!<•' avril. Lc(on clinique sur l'ictère
chronique simple spléncnnégalique.
Samedi 8 avril à lo li. 1/2. Les
rayons X dans l'appareil digestif.
Radiographies, projections pxes et
cinématographiques, par le 1)'’ Koi,-
BÉ. — Ces Mercredis à 10 h. 1/2.
Présentation de malades. Rédaction
d'ordonnances.
Congrès d’hygiène coloniale. —
A l'occasion de l’Iîxposition d'hy¬
giène de Tunis, il sera tenu, en cette
ville, du 18 au 21 avril, sous la pré¬
sidence du Dr Cou.seil, directeur du
Ilureau d'Hygiène de Tunis, un
Congrès d'Hygiène Coloniale.
_I<es Docteurs eu médecine qui
désirent faire des communications,
des conférences, doivent adresser
une demande d'inscription au
Dr Froussard, Président du Comité
Parisien, 55, rue Cardinet, Paris.
P'c aorlf, à I O heures 4 s. — Hopitai,
Saint-Antoine (20, rué de Citeaux).
— Dr Aebert Mathieu. Les indiges-
2 aoril, à 10 heures. — Ceinique
BAUDIÎEOCQUE. — Dr Couveeaire,
professeur agrégé à la Faculté.
3 aoril, à 10 heures. — Clinique
Saintë-.A-nne. — Dr Laignei,-I<a-
VASTiNE, professeur agrégé à la
F'aculté de Paris : Les réactions anti¬
sociales des dysgénésiques et pervers
instinctifs.
B aoril, à ? heures. — HoI’ITAE
IlES ACCIHENTS DU TRAVAIL. —
Dr Dagron. — Massothérapie dans
les fractures de l'extrémité supé¬
rieure de l'humérus.
6 aoril, à 10 heures. — Clini¬
que Sainte-Anne. — Dr Laignel-
Lavastine : Les vols des psvcho-
pathes.
6 aoril, à 10 heures. — Hôpital
liEAUjoN (Service du pr Robin).
Dr Foveau de Courmëlles : Leçon
sur les courants de haute fréquence
en thérapeutique, sous leurs formes
variées : d'Arsonvalisation, effluves,
étincelles, fulgurations, diathermie,
électrocoagulation. . .
ACTES DE LA FACULTÉ
EXAMENS DE DOCTORAT
Lundi 3 Avril igi i. — 3r (Deuxième partie) {ir» série).
Laboratoire des travaux pratiques d'anatomie patholo¬
gique : MM. Illauchard, Loeper, Tiffeneau.— 3» (Deuxième
partie) (2“ série) : MM. Dejerine, Desgrez, André Jousset.
— 3r, Oral (Deuxième partie) (pr série) : MM. Gaucher,
Letulle, Sicard. — jji-' Oral (Première partie) (2'' série) :
MM. Roger, Guillalu, Léon Bernard ; — M. Ziniinern, sup¬
pléant. . — 56, Chirurgie (Première partie) (pe série),
Hôtel-Dieu : MM. Reclus, Lejars, Proust. — 5“, Chirur¬
gie (Première partie) (2» série), Hôtel-Dieu : MM. Se-
gond, Legueu, Pierre Duval. — S" (Deuxième par¬
tie), Hôtel-Dieu : MM. Jlarfan, Marcel Labbé, Laigiiel-
Lavastine. — M. Jean Camus, suppléant.
AI ardi 4 A vrit 1 9 1 1 . — Médecine opératoire. Ecole pra¬
tique : MM. Quénu, Auvray, Chevassu. — 3» (Deuxième
Sartie) (P" sériel. Laboratoire des travaux pratiques
'anatomie pathologiciue : MM. Achard, Desgrez, Roussy.
. — 3'' (Deuxième partie) (2’' série), MM. Letulle, Maillard,
Castaigue. — 4'' : MM. Chanteuiesse, Gilb. Ballet, Ri¬
chaud. M. André Broca, suppléant. — ■ 5e, Chirurgie (Pre¬
mière partie) (P» série), Laennec : MM. Pozzi, Lenormant,
Terrien. — 5'', Chirnrgie (Première partie) (z*-’ .série),
I/aennec : JIM. de Lapersonne, Okinezyc, Anselme
vSchivartz ; — JL Nobécourt, suppléant. — 5' (Deuxième
partie) (P“ série), Hôtel-Dieu : JIJI. Gilbert,' Carnot, Bal-
thazard. — 5“ (Deuxième partie) (2' série), Hôtel-Dieu :
JIJI. Chauffard, Claude, Ratherj'. — 5', Chirurgie (Pre¬
mière partie). Clinique Tamier : JIJ’I. Bar, Brindeau,
Jeanniu. — JI Grégoire, suppléant.
Mercredi .3 Avril 1911. — Jlédeciiie opératoire. Ecole
pratique : JIJI. Hartmann, Aug. Broca, Rouvière. —
3" (Deuxième partie) (P‘' série), Laboratoire des travaux
pratiques d'anatomie pathologique : JIJI. Gautier,
Jlacaigue, André Jousset. — 3" (Deuxième partie)
(2'' série), JIJI. Blanchard, Desgrez, Loeper. — 2'' ; JIJI.
Gariel, Branca, Jean Camus. — JL Zimniem, suppléant.
— S’’, Chirurgie (Première partie) (P'' série), I<aennec :
JIJI. Reclus, Legueu, Proust. • — 5'', Chirurgie (Pre¬
mière partie) (2’‘ série), Laennec : ’JIJI. Delbet, Jlau-
claire, Pierre Duval. — (Deuxième partie) (pr série),
Laennec : JIJI. Roger, Sicard, Gougerot. — 5” (Deuxiè¬
me partie) (2‘‘ série), Laennec : JIJI. jvidal, Guillain,
Léon Bernard; — JI. Laignel-I,avastine, suppléant.
Jeudi Cl A vril 1 9 1 1 . — Jlédecine opératoire. Ecole pra¬
tique : JIJI. Auvraj’, Jlorestin, Anselme Schwartz. —
3‘> (Deuxième partie) (P"' série). Laboratoire des travaux
pratiques d'anatomie pathologique : JIJI. Clia.sscvaut,
Balthazard, Roussy. — 3*' (Deuxième partie) (2’' série),
-JIJI, Richaud, Castaigne, Gougerot. — 4’' : JIJI. Pou-
chet, Chanteuiesse, Claude. — JI. Jlaillard, suppléant.
Vendredi 7 /I m 1/ 1 9 1 1 .— 3’’ ( Deuxième partie) ( 1 série) ;
Laboratoire des travaux pratiques d’anatomie patho¬
logique : MJI. Blanchard, I<oeper, Tiffeneau. — • 3’'
2' partie) (2e série) : JIJI. Jlarfan, Desgrez, André Jousse't.
— a» : JIJI. Gariel, Branca, Jean Camus. — • 3<', Orcl
(Première partie) ; JIJVI. Kirmissoii, Guéniot, Rouvière.
— 3» (Deuxième partie) (P« série) JIJI. Dejerine,
Jlarcel Labbé, Jlacaigue. — ‘ 3® Oral (Deuxième partie)
(3" série) ; JIM. Roger, Sicard, Laignel-Lavastine. — 3>‘,
Oral (Deuxième partie) (3" série) : JIJI. Widal, Guil¬
lain, Léon Bcniard. — JI. Ziminem, suppléant. — 5', Chi¬
rurgie (Première jmrtic) (P® série), Necker ; JI&L Se-
gond, Aug. Broca, Ombrédanne. — 5®, Chirurgie (Pre¬
mière partie) (2® série), Necker JIJI'. Delbet, Le^teu,
DE MÉDECINE DE PARIS
Proust. — ^JI. Jlulon, suppléant. — 5® Obstétrique (Pre¬
mière partie) ; Clinque Baudeloeque : JUI. Pinard,
Couvelaire, Lequeux. JI. Richaud, suppléant.
Samedis Avril 19H. — 3® (Deuxième partie) (P® .série).
Laboratoire des travaux pratiques d’anatomie patholo¬
gique : JIJI. Letulle, Richaud, Rathery. — 3® (Deuxième
partie) (2® série), JIJI. Desgrez, Balthazard, Roussy.
— 4® : JIJI. Chanteinesse, Gilbert, Dtipré. — JI. André
Broca, suppléant. — 5® (Deuxième partie) (P® série),
Beaujoii : JIJI. Alb. Robiii, Achard, Castaigne. — ■ 5®
(Deuxième partie) (2® série), Beaujon : JIJI. Gilb. Bal¬
let, Carnot, Claude. — 5® (Deuxième partie) (3® série),
Beaujon: JIJI. Widal, Nobécourt, Gougerot. — '5®, Obs¬
tétrique (Première partie) Beaujon : JIJI. Rib'emoiit-
Dessaignes, Brindeau, Jeannin. — JI. Terrien, suppléant.
THÈSES DE DOCTORAT
Mereredi 5 Avril, à i heure. — JI. .\bramovskv : Des
diverses formes du placenta dans les gros.sesses gémel¬
laires et en particulier dans les grossesses biovulaires.
(Etude statistique et clinique) ; JlJI. Pinard, Segond,
Ombrédanne, Couvelaire. — M. Allart : Etudes cliniques
sur les fractures du bassin ; JIJI. Segond, Pinard, Ombré¬
danne, Couvelaire. — JI. Blanco : Etude d’anatomie
médico-chirurgicale de l’attique ; JIJI. Segond, Pinard,
Ombrédanne, Couvelaire. — JI. SiMERAY : De la forme
fruste de la coxalgie ; JIJI. Segond, Pinard, Ombrédanne,
Couvelaire. . — JI. .Tchohadjitcii : Contribution à l’étude
de l’utérus fibromateux ; JIJI. Segond, Pinard, Ombré¬
danne, Couvelaire. — Mlle ZouiTOREKK : La névralgie
« Zoster ». (Les zonas sans éruption ou avec éruption
minime) ; JIJI. Dejerine, Gaucher, Jlarfan, Jlarcel Labbé.
— JL Gouin ; Acné chéloïdienne de la nuque ; JIJI. Gau¬
cher, Dejerine, Jlarfan, Jlarcel Labbé. — JL Regnauet :
La coqueluche. Essais sur la contagion, la durée normale
et l'évolution possible vers le tic coqueluchoïde ; JIJI. Jlar¬
fan, Dejerine, Gaucher, Jlarcel Labbé. — JI. BoiviN : La
cure physiologique de l’obésité ; JIJI. Jlarfan, Dcjerini,
Gaucher, Jlarcei Labbé.
Jeudi 6 Avril, à i heure. — JI»'® Piotrovska : Con¬
tribution a 1 étude anatomique de lu paralysie infantile ;
JIJI. Hutinel. Chauffard, Nobécourt, Rathery. — JI. La-
VAi.i.içE : Des accidents abdominaux au cours des purpu¬
ras ; JIJI. Hutinel, Chauffard, Nobécourt, Rathery. —
JI. JlANKNS ; Les pyélonéphrites de la fièvre typhoïde ;
JIJI. Hutmel. Chauffard, Nobécourt, Rathery.— JI. Laeon:
l'iieiimonie des vieillards. Traitement par l’injection soiis-
cutaiiee d huile camphrée à haute dose ; JIJI. Chauffard,
Hutinel. Nobécourt, Rathery. — JI. CotTi,ON : Contri-
mition a 1 étude du sarcome primitif du vagin chez
l’adùltc ; JIJI. Pozzi, De Lapersonne, .^cliard, -André
Broca. — JI. SauTY ; Contribution à l’étnde des colobomts
du nerf optique ; JIJI. de Lapersonne, Pozzi, Achard,
•André Broca. — JL Ardu-eier : Diagnostic du cancer
de l’estomac et radioscopie ; JIJI. Achard, Pozzi, de Laper-
soiine, André Broca. — JI. Oudar : Etude de l’urtica-
tirciis (Ortie grièche) ; MJI. Alb. Robin, Gilb. Ballet,
Widal, Tiffeneau. — JL Benoist : Erytliromélalgie ;
JIJI. Gilb. Ballet, Alb. Robin, Widal. Tiffeneau. —
JL Strochein ; Les syncinésies. Leurs rapjwrts avec les
fonctions d’inhibition motrice • JIJI. Gilb. Ballet, Alb.
Robin, Widal, Tiffeneau. — M. 'ThSsy : De la p.sychiatrie
d’urgence ; JIJI. Widal, Alb. Robin, Gilb. Ballet, Tiffe¬
neau.
— 505 —
— XXVIII -
BAILLIÈRE et FILS, Editeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
Gynécologie — Obstétrique
Précis d’Obstétrique, par le D' Faube, prof, à la Faculté de
Mé leciiie de Lyon, accoucheur des Hôpitaux de Lyon,
igio, I vo'. in-8de 764 pages, avec 466 ng., cait. lü fr.
Atlas-Manuel d’Obstétrique, par Schaeffer. Edition fran¬
çaise, par le Potocki, professeur agrégé à la Faculté
de Médecine de Paris. 1901. i vol. in-i6 de 472 pages,
avec 55 pl. color., iH pl. noires, i8tîg , relié _ 20 fr.
Atlas-Manuel de Gynécologie, par O. Schaeffer. Edition
française, par le D''J. Boeglé. chirurgien des hôpitaux
de Paris. igoS, i vol. in-i6 de 3.^3 pages, avec 90 pl. col.
contenant 207 fig. et 72 dans le texte, relié . 20 fr.
Atlas-Manuel de Technique gynécologique, par les
I)'» SciiAFFER, P. Second, professeur à la Faculté de
Médecine de Paris, et O. Lenoib, ancien interne des
hôpitaux, igoâ, 1 vol. in-iC de 122 pages, avec 42 pl.
coloriées et 36 lig., relié . i5 fr.
Consultations de Qynécologie, par le Dr de Roevii.ee,
professeur adjoint à la Faculté de Médecine de Mont¬
pellier. igo2, I vol. in-8 de 247 pages, avec 72 tig. 5 fr.
Traité pratique de Gynécologie, par les Drs S. Bonnet,
ancien interne des hôpitaux de Paris, et P. Petit.
1894, I vol. in-8 de 804 p., avec 207 lig., dont go col. i5 fr.
La Chirurgie enseignée par la Stéréoscopie, par les
Dr- Camescasse et Leh.mann.
Hysîérectomia oaglnale, 29 vues (45x107), avec teste
explicatif . 32 fr.
24 vues (45x107), avec lextcexplicalif. 26 fr.
Hystéropexle abdominale, 28 vues (.(5x107), avec
texte explicatif . 32 fr.
Amputation du sein, 20 vues (45x107), avec texte
explicatif . 22 fr.
Leçons cliniques sur la Menstruation et ses troubles, par
'P. ÜAI.1.ARD, 1885, 1 vol. in-8 de 325 p., avec 37fig. 6 fr.
Leçons cliniques sur les Maladies des Ovaires, par T. Gal-
LARD. 1886, I vol. in-8 de 463 pages, avec 47 fig.. 8 fr.
La Pratique gynécologique dans les Hôpitaux de Paris,
par P. Lefert, i8g6, i vol in-i8 de 288 p., cart. 3 fr.
Aide-mémoire de Gynécoiogie, par P. Lefert. 1900, i vol.
iii-i8 de 276 pages, cartonné . 3 fr.
La Pratique des Maladies des Femmes, par Tii.-A. K.m.met.
1887, I vol. gr. in-8 de 860 pages, avec figures.. i5 fr.
Traité des Maladies de la Grossesse et des Suites de
Couches, par le D' Vinay, professeur agrégé à la Faculté
de Médecine de Lyon. 1894. ' vol.gr. in-8 de 836 pages,
avec 91 figures . 16 fr.
Blectrothérapie gynécologique, par Apostoli et Laqi er-
BiÈRE. 1902, I vol. gr. in-8 de 629 p., avec fig... 7 fr.
Hémorragies utérines. Traitement électrique, par A. Zim-
MERN. 1901, I vol. gr. in-8 de 255 pages, avec fig. 8 fr.
Guide pratique d'Electrothérapie gynécologique, par
Aebert-Weiel. 1900. I vol. in-.'8 de 292 pages, avec
34 figures, cartonné . 3 fr.
Kinésithérapie gynécologique, par Ro.mano. i8g5, 1 vol.
gr. in-8 de 23o p.tges . 5 fr.
L’Electricité en Gynécologie, par J. Hoi-dart. 1894, gr.
in-8, 1 36 pages . 3'fr. 5o
L'Opothérapie ovarienne, par P. Mossé. 1899, gr. in-8,
1 35 pages . ^ 3 fr, 5o
Guide pratique de l’Accoucheur et de la Sage-Femme, par
L Pénard et Abelin. 9' édition. 1906, i vol. in-j8 de
701 p., avec 229 fig., cart . 6 fr.
Manuel complet des Sages-Femmes, par G. Fournier, pro¬
fesseur à l’Hcole de médecine d’Amiens. 1895-1896,
4 vol. in-i8 de 1260 p.ages, avec 260 fig., cart _ 12 fr.
1. Anatomie, Physiologie et Pathologie élémentaires.
1895, I vol. in-i8 de 3oo pages, avec 104 fig.,
cartonné . . 3 Ir.
IL Accouchement normal. 1895, i vol. in-i8 de
279 pages, avec 84 fig., cartonné . 3 fr.
ni. Accouchement pathologique. 1896, i vol. in-i8 de
322 pages, avec 36 fig., cart . 3 fr.
IV. Pouoelles Accouchées et Nouoeau-Nés. 1896, i vol.
in- 18 de 3o8 pages., avec 36 lig., cart. ... 3 fr.
Les Médications nouvelles en Obstétrique, par le
Dv G. K.E1.V1. 1908, I vol. in-i6 de 84 pages, cart. i fr. 5o
Précis de Médecine opératoire obstétricale, par S. Remy,
professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Nancy.
1893, I vol, in-i8 de 460 pages, avec i85 fig., cart. 6 fr.
Tableaux synoptiques d’Obstétrique, par Saülieu et Leiiief.
iQQo, I vol. gr. in-8 de 220 pages, avec 200 photogra¬
phies et 1 14 lig., cart . 5 fr.
Aide-Mémoire d’ Accouchements, par Lefert. 2» édition.
189S. I vol. in-i8 de 228 pages, cartonné . 3 ir.
Traité pratique des Accouchements, par le D' Charpen¬
tier. professeur agrégé à la Faculté de Médecine de
Paris. 2' édition. i8go, 2 vol. gr. in-8 de 1100 pages,
avec 93ü fig. et 2 pl. color . 3o fr.
Traité pratique de l’Art des Accouchements, par Naegf.i.é
et Grenser. 1880, i vol. in-8 de 816 p., avec 22g fig. 12 fr.
Cours d’Accouchements, par N. Charles, professeur
d’obstétrique à l'Ecole de Médecine de Lié,.,e. 4' édition.
1903-1904, 2 vol. gr. in-8, avec 3g8 figures . i5 fr.
La Pratique Obstétricale dans les Hôpitaux de Paris, par
R. Lefert. i8g6, i vol. in-i8 de 288 piges, cart.. 3 fr.
Traité de l’Art des Accouchements, par le Dr Ciiailly-
Honoré. 6« édition. 1878, i vol. in-8 de io36 pages avec
282 ligur-s . . IC Ir.
Pouvoir ocytocique du Sucre, par E. Marquis. 1904, gr.
in-8, 93 pages . 2 fr. 5o
L’ergot de Seigle en Obstétrique, par G. Df.svignes. igoo,
gr. in-8, iii pages . . 3 fr.
De l’accommodation en Obstétrique, par le Dr J. Martel.
1878. gr. in-8, i5o pages . 3 fr. 3o
L’Art des Accouchements, par E.-C. Siebold. i vol. in-16
de 268 pages . 2 fr.
La, Pratique des Accouchements chez les peuples primitifs.
Etude d’ethnographie et d'obstétrique, par Enüelmann.
i885, I vol. in-8 de xvi-388 p., avec 83 fig . 7 fr.
L’Obstétrique au XVIF et au XVIIP siècle, par E. Placet.
1892. gr. in-8, 198 pages, avec 8 planches . 6 fr.
L’Obstétrique en Occident pendant le Moyen-Age et la
Renaissance, par le Dr Audureau. 1892, gr. in-8, 194 p ,
avec planches et figures . . . . . . 7 Ir. 5o
Atlas d’Anatomie obstétricale, par le professeur J. Carbo-
NELLi, accoucheur de la Maternité de Turi 1. Préface de
M. P. Bar, professeur à la Faculté de Médecine de Paris.
1905, I vol. in-4avec 20 pl. col . i5 fr.
A propos d’un très jeune œuf humain « in situ », par
G. Léopold. 1907, i vol. gr. in-8 de 74 pages, avec
16 planches coloriées . 12 Ir. 5o
Ulcères Variqueux Radiodermites
ULCÉRINE BERGER
EmptoDée dans les Hôpitaux de Taris.
SOMMAIRE
Ch. Achard . — La séméiologie, son objet, sa technique . q3g
Klippel et Chabrol. — Les complications pancréatiques de l’ulcère du duodénum . q44
Bjtoi et PETGES _ — La diphtérie spasmogène sans e.xtériorisation membraneuse . 45o
Jacoulet . — Un cas de fracture de l’omoplate chez l’enfant . 451
Actualités médicales. — Diabète surrénal et pancréas. — Psychothérapie. — Colotyphus et iléus paraly¬
tique. — Le traitement du typhus pétéchial par le sérum des convalescents de
cettj infection . . . 453
Sociétés savantes.. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. —
Académie des sciences. — Société de chirurgie . . . 455
Libres propos : Les chasses d’une heure, par le Dr Albert-Weil . III
Choses du jour : La présence des médecins aux duels . 111
Chronique médico-artistique : Le salon des médecins, par Grey . V et VII
La Médecine au Théâtre ; Kète de bienfaisance de la Jeunesse médicale . IX
Les cérémonies médicales : Leçon d’ouverture du Professeur Dejerine, par le D'' Jean Camus . XI
Les plaquettes médicales ; Les médailles de Pasteur, par Roty et par Priidhomme, par le D'- Uéry . XIII
La médecine humoristique . XVII
Diététique : Diététique comparée et pratique, pur le D-' Derecq et Cjallois . XIX et XXI
Formules thérapeutiques : Anesthésie locale . . . . XXI
Chronique des Livres . XXIII
Nouvelles . . . . XXV
La vie médicale . XXVII
Cours. — Thèses de la Faculté de Paris . , . XXVIII
Thérapeutique pratique : Un instrument nouveau . XXVIII
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni ü' Accidents d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du lerde chaque mois.
Prix de l’abonnement (/'”^Z)ece»i^»re aw .?o A^omnère) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont 32 pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février _ — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis;— maladies véné¬
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du doeur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux ; des dents.
Octobre — — Maladies nerveuses et mentales ; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
PRIMES DE PARIS MÉDICAL
. . . . . . . ■ - ■ au verso page II.
DIGITALINE CRISTALLISÉE
NATIVELLE
EXIGER la Marque NATIVELLE
Ihe^ÎnÏectargy^
Benzosullone paraaminophënylarsinate de soude).
PILULES (0,10 d’IIectine par pilule).
Une à deuas pitulva par Jour pendant 10 à IS jours.
CIOUTTES (20 gouttes équivalent k 0,05 d’ilectine).
20 et tOO gouttes par jour pendant tO à 15 Jours.
AMPOULES A (0,10 d’Hectine par ampoule)
AMPOULES B (0,20 d’ilectine par ampoule).
Injecter une ampoule par Jour pendant 10 à 15 Jours
INJECTIONS INDOLORES
(Combinaison d'Heotine et de Mercure),
PILULES (Par pilule ; llectine 0,10, Protoiodure Ilg 0,05 ;1 Durée dn
Ext. Op. 0.01). — Une à 2 pilules par jour, ( traitement
GOUTTES (Pur 20 gouttes . Heotine 0,05; Ilg 0,01). l «o à w
20 à 100 gouttes par jour J Jourg.
AMPOULES A (Par ampoule. Hectine 0,10; Ilg 0,005).) Une ampoule par Jour
\ pendant 10 à 15 Jours,
AMPOULES B (Par ampoule 'Hectine 0,20, Hg 0,01). S injections indolores
^ Echantillons et Litteraturb ^'Heotine et (CHectagyre, KABORATOZaB de l’HBCXXXTB, 12, R. du Chemin-Vert, VILLENEUVE-LA-GARENNE (Sei»)
l
- PRIMES DE PARIS MBÙICAL -
Le Succès de nos Primes est tel, que nous avons décidé de les continuer.
Les abonnés d'une année seront remboursés par des primes représentant 5 fois
le prix de l’abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
J. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù ces oing primes) :
I ° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
20 Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et G'", Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’ilygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue liautefeuille, Paris.
5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs^ offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, ii faut
joindre au prix de (abonnement ia somme de 2 fr. 5o, pius 5o centimes pour ie port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit â une seute do cos treize primes) ;
I® Règles plates en glace de Saint-Gobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2° Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),à Carentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5® Seringues en verre, offertes par ia maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. SO). (Pour avoir droit à cette prime, ii faut joindre au
prix de (abonnement ia somme de 2 fr. 5o, pius bo centimes pour ie port.)
7“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre 1 fr. 5o
pour (embattage et te port du coiis des rosiers).
8® Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre 1 fr. pour t’embaltage et ie port.
9® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, k Paris.
lo» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C®,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12® Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
i3° Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par la C» de Poi-gues St-LÉusR.
Envoyer avec ie montant de (abonnement la iiste des primes dans (ordre de préférence. —
Joindre 5o centimes pour les frais d’expédition de chacune pies primes. — Les primes seront
expédiées dans un délai de i5 jours.
LAIT FRAIS ÊCRËMË
LAITERIE MEDICALE. Fermes de Claire et de la Pommeraye
79, Rue üe la Cfiapelle, 79, paris (18” Arronülssement) — Tôlépltone 440-52
ÉCHANTILLONS SUR LA DEMANDE DE MM. LES DOCTEURS
- III -
LIBRES
LES CLASSES D’UNE HEURE
Nos lycéens écrivent, paraît-il, fort médiocrement
le doux parler de France, et leur style dénote trop-Sou-
vent mie culture rien moins que suffisante : Il est mie
crise du français. Aussi les pédagogues se concertent
pour, en leurs parlottes, décider d’où vient le mal et
préparer les remèdes qui doivent en triompher.
Ivn cette période de préparation qui aura sans
doute son épilogue dans la refonte des progranunes,
im chacun peut donner son avis ; et pour ne point
céler le mien, je dirai .• la grande coupable en l’occur¬
rence est la classe d’une heure.
Ceux qui ont composé les programmes de 1902
qui sont en vigueur à l’heure actuelle ont voulu
concilier deux tendances ennemies, étendre le
nombre des matières enseignées et en même temps
éviter le sunnenage des jeunes enfants en variant
le plus possible les sujets proposés à leur attention ;
« Ayez grand soin de ne pas consacrer plus d’mie
heure à la même matière », disent avec insistance
toutes les circulaires mmistérielles. Aussi il est deve¬
nu habituel que pour les quatre heures de classe quo¬
tidienne il y a quatre professeurs différents.
Or ceci est mauvais pour le cerveau de l’enfant.
«Quel est l’état d’âme, dit Maurice de Fleury, (juelle
est la psychologie de ces cerveaux d’enfants légers,
mais non sans bon vouloir, qui font le gros de la plu¬
part des classes? Essentiellement ils consistent en im
faible pouvoir d’abstraction, en une pauvreté de
l’attention, soit qu’il s’agisse d’assimiler ce qu’on
enseigne, soit qu’il faille le créer au cours d’mi devoir
Ijersoimel. Chez eux, l’attention s’émeut avec len¬
teur ; il leur faut une mise eu tram, un échaufîement
progressif de l’esprit, si bien que leur attention n’est
pleinement captivée qu’au moment où la cloche
somie l’heure d’un nouvel effort dans une autre direc¬
tion et sous une autre impulsion. Or il est actuelle¬
ment démontré que, pour les hoiimies conuue pour
les bêtes, la soumie de fatigue est proportioimelle
au nombre des mises en train. Ce qui éreinte et rend
vite foiubus les attelages de nos compagnies d’omni¬
bus, ce n’est point de tramer sur le rude pavé des
voitures pesantes chargées de voyageurs, mais ce
sont les arrêts fréquents et les efforts souvent réité¬
rés, pour la remise en route. CoiMaraison dont on
s’étomiera mais qui demeure juste, le travail étant im
PROPOS
dans toute la nature et ses lois identiques, qu’il s’agisse
d’efforts musculaires ou d’efforts intellectuels ».
ha classe d’une heure nuit aussi à la solidité des
connaissances acquises. Mosso a dit avec justesse :
« la continuité de la pensée sur un seul objet multiplie
smgulièrement la valeur du temps ». Dans la classe
d’une heure, si l’on défalque les temps nécessaires à
l’installation, à la récitation des leçons, l’on voit qu’il
reste souvent à peine au maître viiigt-cmq à trente
minutes iiour procéder à des explications nouvelles.
Si au contraire le maître pouvait enseigner, deux
heures durant, les mêmes matières, il lui serait facile,
en donnant à ses auditeurs dix mmutes de récréation
après la première heure de graduer les difficultés, de
différencier les exercices. Il lui serait facile de créer
la variété tout en veillant à la continuité de la pen¬
sée ; et en particulier pour l’étude du latin et du fran¬
çais, il ferait de façon plus sûre oeuvre utile.
Il est d’ailleurs des matières, l’histoire, la géogra¬
phie, qui s’accommodent de la classe d’une heure ; il
faut dire aussi qu’il est absurde de traiter un cers'eau
d’enfant de dix ans, comme un cerveau d’adolescent
de seize. Un horaire morcelé peut convenir à cer-
tams, alors que d’autres sont plus mûrs pour un
travail suivi.
Mais nos pédagogues ne sont pas encore affranchis
de remineinte scholastique des éducateurs d’au¬
trefois et rmiifonuité des méthodes et des pratiques
reste pour eux ime règle qu’on ne peut éluder. De
nouveaux progranunes ne marqueront mi jirogrès
sur les programmes d’aujourd’hui que s’ils sont rédi¬
gés par ime conmiLssion où place sera faite à des mé-
uecms avertis ; les médecms qui ont étudié le déve¬
loppement du corps et de l’e.sprit de l’enfant ne sont-
ils pas en effet les seuls à pouvoir faire aboutir des
méthodes qui s’adaptent à la résistance et à la récep¬
tivité de son cerveau?
Je ne me dissimule pas que c’est d’ailleurs beau-
couj) demander ; on a maintes fois porté la main sm
l’arche sainte universitaire, on a fait des révolutions,
on n’a pu modifier des habitudes séculaires : faire
■participer des médecms à l’élaboration d’un pro¬
gramme d'enseignement, c’est-à-dire à l’élaboration
a’une hygiène et d’ime thérapeutique de l’esprit vrai¬
ment rationnelles, c’est la logique même. Mais
l’heure du triomphe de la logique n’a pas encore
somié. Ai,BERT-Wiîih.
CHOSES DU JOUR
LA PRÉSENCE DES MÉDECINS AUX DUELS
La chambre des médecins de Gallcie (Autriche) a eu
récemment à juger un cas assez curieux ; une malheu¬
reuse veuve, dont le fils avait été tué en duel, portait
plainte contre le médecin qui avait assisté les combat¬
tants, prétendant qu’il avait manqué à ses devoirs, non
seulement par sa présence à la rencontre, mais encore en
n'avertissant pas à l’avance et les autorités et les
parents des duellistes. La chambre médicale exprima
l’opinion qu’il y aurait un réel danger à laisser les
combattants sans soins immédiats en cas ,de blessures
graves ; que, d’autre part, le médecin, averti confiden¬
tiellement qu’un duel doit avoir }ieu, n’a pas à révéler le
secret qui lui a été confié.
A ce sujet, une enquête internationale est ouverte
sur les points suivants :
1® Le médecin ne manque-t-il pas à son devoir en
acceptant d’assister à un duel?
a® Le médecin, non scuicmeut peut-il, mais doit-il
toujours accepter, ou seulement, clails certains cas ?
3® Doit-il, au contraire, toujours refuser, ou seulement
dans certains cas ?
4" Le médecin, prévenu d’une rencontre, doit-il s’en¬
tremettre pour l’empêcher?
5° Est-il désirable que la loi soit modifiée et établisse
l’impunité des médecins qui assistent à un duel? (On
sait que légalement les médecins sont punissables au
même titre que les témoins).
6“ S’il y a des cas où la présence du médecin est
indiscutable, une consultation avec un confrère ne
s’impose-t-elle pas alors d’une façon absolue ?
7“ La présence de deux médecins dans chaque due
n’est-elle pas toujours désirable, les deux combattiints
pouvant être gravement blessés?
8® Nos associations . professionnelles ne devraient-
elles pas discuter ces diverses questions ?
9° Avez-vous des remarques à faire basées sur votre
expérience irersonnelle ?
— 609 —
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et la clarté de l’atinosplière provençale. Trois pastels de
Ou. VllÆADNRK sont des portraits fort vivants et run
d'eux (n<> 183) exprime toute la grâce d’une jolie femme.
De Gaston Triiaeau, nous avions pu apprécier déjà le
spirituel « cortège des muscles » et surtout sa « Chanson
J. Oberthur, montrent de belles qualités qu’on ne
rouve pas dans ses grandes toiles.
Mous ne pouvons terminér cette revue rapide et forcé-
■nt inconiplôte des peintures, œuvres de médecins, sans
re mention des intéressants paysages de deux agrégés
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de la Facujté de Paris, cjiii ont souvent collaboré ensemble
jjour leurs travaux scientifiques et qui tous deux pren¬
nent plaisir à manier le pinceau, à leurs heures de va¬
cances, ce sont les Dr» P. Bezançon et Marcel Dabbé.
Da sciil/?litre n’est représentée qu’en petite quantité :
Dans ses bijoux de corne, surtout sou pendentif, le
Dr Lucas a montré un sens avisé de décorateur.
Enfin l’exposition est heureusement complétée par
une petite « Rétrospective ». L’Institut de vaccine
animale et le Dr Chaumier (de Tours) ont prêté d'assez
Statuette, par le D' Sabouraud.
les bous portraits du Dr Borrei,, les statuettes de plâtre
du Dr Sabouraud. Le IP Fernand Landodt a réuni en
une vitrine les personnages de la Comedia deU'Arte en
bois tourné décoré ; chacun d’eux est amusant au pos¬
sible, obtenu par des procédés très simples, mais traité
avec une verve fort spirituelle et une documentation sûre.
nombreuses estampes concernant la vaccine, pour la
plupart satiriques, d’un grand intérêt documentaire. Le
professeur R. Bdanciiard a tiré de sa collection de
4000 médailles, j i pièces conceniant la peste, et c’est une
rétrospective bien d’actualité.
L.-A. GrEY.
(ïranulesdeCatillonl
A 0,001 EXTRAIT TITRÉ d<
C’est areo oes granules qu’ont étô laites les observations disi
prouvent que 3 S t par Jour donnent une diurèse rapide, relèvent
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— IX —
LA MÉDECINE AU THÉÂTRE
FÊTE DE BIENFAISANCE DE LA JEUNESSE MÉDICALE
SI J’EN VEUX DU SÉRUM?
Revue en 2 actes et 2 tableaux.
Par MM.
Marcel BORDIER et Robert CHAPELAIN
Musique de M. CHARLET-REYJAL
Les étudiantes et étudiants en Médecine ont
offert le 3i mars, à l’hôtel des Ingénieurs civils,
une fête de bienfaisance.
Cette fête fut pleinement réussie : la franche
gaîté n’a cessé de régner dans la salle, comble
bien avant le lever du rideau.
La famille médicale y était au complet, et les
taches claires des élégantes toilettes féminines
coupaient avec grâce le morne des habits noirs.
Une revue en deu.v actes de MM. Marcel Bor-
dier et Robert Chapelain, avec musique de
M. Albert Charlet-Reyjal, nous a agréablement
divertis pendant toute la soirée, et de nombreux
passages pleins de sel et de malice ont été
chaleureusement applaudis.
Tous les acteurs ont joué avec entrain : la com¬
mère Mariette, Mlle Andrée Lambell, du Vaude¬
ville, était une aimable doctoresse. Le ressuscité,
le compère Loriot (André Cortot), a eu la réplique
alerte.
Enfin tous nos compliments aux auteurs, orga¬
nisateurs et acteurs de celte charmante fête.
Revue : Si j'en veux du sérum!
Le premier tableau représente un pavillon de dissection
moderne dans les jardins da Vésinct.
Les étudiants en médecine, heureux de pou¬
voir disséquer en plein air, écoutent avec humour
les recommandations du prosecteur :
Quand on veut bien disséquer un bras
On enlèv' la peau et puis le gras
Avec douceur et doigté,
N’ pas l’oublier.
Puis alors tout doucement on o.se
Dégager de son aponévrose.
Le beau muscle qui est en d’sous
Rouge caoutchouc.
Mais voilà où le difticil’ vient
Si l’on n’ connaît pas bien.
Dans la graiss’, c’est un vrai fouillis
Où les nerfs se trouvent enfouis.
11 faut alors avec soin,
A la sonde dégager b en...
C’est possible, — mais il faut
Que l’on fasse place nette,
Et si vous appliquez ma recette,
Vous verrez très clair’ment les vaisseaux
Et disséq’rez tout comm’ Sebileau.
Mais une femme-docceur se querelle avec un
étudiant, se disputant la cuisse du macchabée;
celui-ci se réveille, prend le parti de l’étudiante
qui devient la commère; ils se racontent les nou¬
velles, elle de la terre, lui du ciel.
Là-haut, on parle des femmes académiciennes,
ici-bas de politique.
A la Marin’, M’sieur Delcassé,
A tout progrès toujours sensible
Va, paraît-il, nous proposer
Des sous-marins insubmersibles :
Car pour éviter le coulement,
Les f’ra construire en bois d' santal.
Not’ marin’ s’ra sauvée sùr’ment
Si l’on agrée c’ nouveau métal ?
Puis on parle de la Maison de retraite des
médecins sans clientèle, du Théâtre Médical, où
Gémier et Gratsschild font des projets extra¬
vagants ;
Mon jeune premier sera «.< Segond »,
« Ballet » nous f’ra des danses en rond,
« Richet»... ; Hans, joueur de Ilûte.
« Reclus » cess’ra d’être renfermé.
« Chaufl'drJ » sera très enflammé.
» Chantemesse » fera 1’ plein chant.
Ça s’ra « Prenant ».
Le ressuscité est très faible, la doctoresse lui
offre une petite injection de sérum reconstituant.
Rendez-vous est pris pour le lendemain au
cabinet de la doctoresse : l’assistant de celle-ci,
le D’’ Machin, célèbre inventeur, a convoqué les
journalistes et la Faculté pour constater cette
résurrection.
Le deuxième tableau représente le cabinet
de la Doctoresse.
On voit défiler la publicité medicale. Les spé¬
cialistes de la Faculté vantent leurs méthodes.
On va faire l’injection. Un ballet réglé par
Mme Coschel, de l’Opéra, nous montre les glo¬
bules rouges qui vont succomber aux entreprises
de la séduction. Le Tréponème pâle surgit, les
domine et rit de sa conquête.
SoNNKT DU « Tréponème pale ».
Gracile et serpentin, je suis le spirochète.
Le plasma vicié ; voilà mon habitat.
Tu voudrais m’en chasser, ô Japonais Hatta,
Des maints palais muqueux où calme je végète.
— Je le sais, le mercure ou l’hectine me guette.
Le six cent six d’Ehrlich qui toujours me rata
Je m’en fiche? Croyez, jamais on ne m’ôta
Toute velléité de faire la dînette.
— Sur votre corps lubrique... humains, pâles humains.
Employez le phénol et lavez-vous les mains,
Mais je suis bien en vous, étant héréditaire.
— Je suis prince du sang et j’échappe à vos lois
Eternel parasite, étant protozoaire.
J’ai tué bien des gueux, mais aussi quelques rois!...
Mais le sérum surgit et le terrible Tréponème
est détruit.
Enfin, l’injection est donnée; la vie renaît dans
le corps du confrère enthousiasmé par ses effets;
il demande à la commère Mariette de rester
auprès de lui. Accepté. Quelle belle fête! Machin
va les unir; ainsi le sérum qui leur a donné la
vie les marie. J. B.
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- XI -
LES CÉRÉMONIES MÉDICALES
LA LEÇON D’OUVERTURE DU PROFESSEUR DEJERINE
Dans cette ville morte de la Salpêtrière, par ce clair
soleil de mars qui, égayant cours et jardins, 'apportait un
printemps de plus aux octogénaires du vieil asile, ce
furent quelques moments d’agitation et de fête.
Maîtres et élèves, étudiants et étudiantes se pressaient
au premier cours du professeur Dejerine appelé à succéder
à Charcot et à Raymond dans la chaire de neurologie.
Un peu p.ile, la voix grave, le maître que J nies ,Soury
dans un ouvrage célèbre n’hésitait pas à classer il y a déjà
plusieurs années parmi les premiers neurologistes du
monde, nous dit son émotion en prenant possession de
« cette chaire de la Salpêtrière qui fut l’ambition de toute
Avant de nous parler des maîtres illustres auxtiuels
.son labeur et sa science l’ont rendu digne de succéder,
le Montagnard, de forte race, se retourne vers sou passé :
« Comment ne serais-je pas étreint d’une intense et cepen¬
dant réconfortante émotion en .songeant aux années de
mon enfance modeste? Comment ne pas dire que tout ce
que je puis être et à quoi ma naissance ne semblait pasni’a-
voir destiné, je le dois aux sacrifices, à l’énergie de parents
vers lesquels se reporte
aujourd’hui ma pensée
reconnaissante ? * Puis,
vient l’éloge de Ray¬
mond : << Il mourut en
travaillant. . . si m p 1 e •
apparat».. «Tlfutlerude
ouvrier d’art qui passe
une existence à faire un
chef-d’œuvre dont la
réelle valeur ne s’aper¬
çoit que lorsqu’il est
terminé et aussi peut
être quand la patine du
temps lui a donné son
défiixitif aspect ».
I/œuvre immense de
Charcotnous est en.suite
montrée ; Cet homme
dont la renommée fut
mondiale qui fut le
Maître des Maîtres, au¬
près duquel accourait
tout ce que la science
médicale comportait de
talents, cet homme dont
l’esprit s’envola si souvent jusque sur les hauts som¬
mets, trouvait sans cesse insuffisante l’expression de sa
pensée. Charcot fut un génie, mais un génie au service
d ’une conscience et ce fut là la caractéristique de .son œuvre.
« Vulpian, mon illustre Maître, fut, pendant dix ans
associé aux travaux de Charcot et fonda avec lui cette
l^eole de la .Salpêtrière qui a jeté tant d’éclat sur notre
pays. » J’ai suivi quatorze ans son enseignement, j’ai eit
son affection, j’ai admiré son caractère. Il a été pour inoi
un guide et un exemple, et je suis heureux aujourd’hui de
pouvoir lui rendre un pieux hommage. »
I/œuvre physiologique de Vulpian fut considérable, et le
professeur Dejerine nous montre après Charcot « le mou
veinent qui conduit à la rénovation scientifique de la
médecine par la physiologie. » « Si j’insiste sur le rôle joué
par la physiologie expérimentale dans le développement
de la neurologie, c’est que j’estime que les médecins n’ont
pas toujours aijprécié à leur juste valeur les immenses
services qu’elle nous a rendus. »
« En cinquante ans, la neurologie s’est donc constitiiée. ■
Et l’on peut dire qu’il n’est pas actuellement de branche
de la médecine qui soit plus florissante, plus riche en tra¬
vaux de tout ordre, venant chaque jour enrichir le do¬
maine Scientifique. Si, actuellement, la neurologie se dé¬
veloppe dans tous les pays du monde, ce n’est pas cepen-
. dant pour nous une petite satisfaction que de penser
qu’originellement elle a été une science purement fran¬
çaise, et que, même à l’heure actuelle, c’est la direction
donnée par des Maîtres tels que Charcot. Vulpian, Dn-
chenne (de Boidogne) qui est encore suivie. »
<< J e voudrais encore vous montrer quelle est la place
exacte que la nenrologie doit tenir dans renseignement
médical... »
« Donnant aux esprits, de la préci.sion, de la méthode et
le goût de la recherche des causes, la neurologie me paraît
donc pouvoir être considérée, à juste titre, comme la meil¬
leure des éducations parmi les diiïércntes branches des
V \’ous apjireudrc/. ainsi à pénétrer dans le.s personna¬
lités, à concevoir dans .ses intincts le niéc.ani.sme de l’es¬
prit humain. \’ous en tirerez de saines et réconfortantes
notions. Vents aimerez votre métier, parce qu'il vous aura
appris à comprendre et à aimer les hommes.
A cette clinique-là, vous laisserez bien vite déferler et
mourir la vague de scepticisme qui tend à submerger cha¬
cun des sujets de nos générations modernes. Vous verrez,
à interroger vos malades, que l’humanité est meilleure
qu’on ne le pense, et
ne vropathes,c’est peut-
être qu’il y a beaucoup
de liraves gens tlédai-
gneux des philosophies
suT'tiles, mais qui, parce
beaucoup souffrir.'
Enfin à cette éduca-
Hon voiis gagnerez cette
laquelle, croyez-m’en, le
médecin s’impose beau¬
coup plus à ses malades
que même par l’autorité
de .son intelligence ou
L’étude de la neurolo¬
gie « vous apprendra.. . et
dre rôle, à savoir manier
les hommes parce que
ci obéissent quelquefois
au raisonnement, ils
cèdent plus volontiers et sans contrainte aux actions sen¬
timentales exercées par ceux ejui savent se faire aimer. »
Le premier cours du professeur Dejerine se termine sur
ces paroles simples et belles, et c’est vers lui un coudoie¬
ment de Maîtres et d’élèves : médecins des hôpitaux,
professeurs, membres de l’Académie de Médecine, mem
lires de l’Institut, qui tous veulent serrer la main du
Jlaître ou de l’ami.
Leur foule mêlée de quelques toilettes claires, s’égrenne
hors de l’amphithé.âtrc, et les vieilles attirées par le bruit
des autos se demandent en chuchotant ce que tous ces
gens .sont venus faire chez elles.
— lionnes vieilles, ils sont venus, par vos cours et vos
jardins, apporter un encouragement à un homme qu’ils
aiment, et qui assume une grande tâche, ils .sont venus
attiser d’un souffle de sympathie le foyer de science que
naguère Charcot alluma chez vous.
Et maintenant les grilles de la Salpêtrière se sont fer¬
mées sur les derniers .".utos, le silence a repris possession
du Grand Asile, les vieilles encore un peu étonnées se sont
remises à trottiner par les cours, et là-bas, tout au fond
du vénérable hospice, l’enseignement s’organise, les labo¬
ratoires s’installent, le travail patient recommence pour
les recherches nouvelles, pour les découvertes futures...
Nous les attendons avec confiance, désireux d’en entre¬
tenir souvent nos lecteurs. JKAN CAMUS.
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— XIII -
PLAQUETTES MÉDICALES
LES MÉDAILLES DE PASTEUR
Voici, réunies ici, deux plaquettes de Pasteur. La pre¬
mière est du grand médailliste qui vient de mourir,
O. RoTY. C'est la médaille jubilaire qui fut offerte à
Pasteur, le jour de ses 70 ans. Rn mai 1889, la section de
médecine et de chirurgie de l’Académie des sciences se
blicaine. Les cinq classes de l’Institut de France avaient
envoyé des délégations officielles, toutes les grandes
Sociétés savantes étaient représentées.
L’État commanda la seconde plaquette au bon nié-
dailli.ste G. H. PRiiniiOMME (i). Son inspiration fut
La médaille de Pasteur, par Roly.
constitua en comité de souscription. Une médaille avait
été commencée par Roty, tout naturellement on s’adressa
à lui. Pasteur y est représenté dans la tenue qu’il avait
tous les jours, calotte sur la tête, une pèlerine sur les
épaules ; la tête est admirable d’expression et de vie :
« l’oeil prolonge au loin .son regard contemplatif ; tout
toute différente de celle de Roty : il a « déiuaté-
rialisé » le profil de Pasteur ; c’est Pasteur non plus à
70 ans, mais dans la force do l’âge, en pleine activité de
son génie ; aucun détail de costume ne vient distraire
l’oeil, accaparé tout entier par la contemplation de la
tête.
La médaille de Pasteur,
le visage reflète à la fois l’énejgie et la méditation. » Roty,
pressé par le temps, ne put pas faire un revers comme il
l’eût souhaité. La médaille fut remise à Pasteur, le 27 dé¬
cembre 1892, dans le grand amphithéâtre de la Sorboniie,
au cours d’une séance solennelle : l’asteur entra, appuyé
au bras du président de la République, Sadi-Carnot, au
son d’une marche triomphale., jouéepar la Garde Répu-
par Prudlicmme.
Le revers représente une figure de fenune drapée à
l’antique et symbolisant la bactériologie.
Loüls Gery.
(i) Cette plaquette, éditée par l’État a été frappée à l'Hôtel
de la Monnaie où tous les admirateurs de Pasteur pourront
se la procurer.
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l’apparition d’un véritable spécifique des ma¬
ladies des veines ^Varices, Phlébites, Ulcères
variqueux, Varicocèles ou Hémorroïdes^? Com¬
bien de fois n’avez-vous pas désiré connaître
un traitement actif de tous les malaises qui
accompagnent une circulation troublée, la
JVfénopause, en particulier P
Faute de mieux, vous avez souvent pres¬
crit l’hamamélis virffinica, et pourtant, vous
savez que des maîtres comme Fieclus, Fticard,
Flanchon, Faul Carnot, Colin, CEttinffer, sont
d’accord pour constater son inefficacité l
Vous n’avez plus à tomber en un si cruel
embarras, -2e ||1 n||t||n|r 11 A DP 1#
vous avez maintenant VAIlluUliC IVIAtlblV|
un médicament véritablement curatif, en nom¬
bre de cas devant lesquels vous étiez désarmé.
De traitement formé des principes actifs (tan-
noïdes, fflucosides, etc.) de Ftubiacées et Foly-
ffonées exotiques traitées par notre procédé
spécial, consiste : 1° En un décocté ou tous les
sucs des plantes conservent leurs propriétés
particulières et qui, partant, est bien plus actif
que tous les extraits (même de plantes fraîches)
si pauvres en substances efficaces; S° D’une
pommade à base des mêmes principes, topique
vraiment spécifique.
Expérimentez-le, de préférence, sur des
sujets porteurs de lésions anciennes, profondes
et douloureuses, vous serez étonné de la rapi¬
dité des résultats.
Veuillez agréer, lÆonsieur le Docteur, l’ex¬
pression de mes meilleurs sentiments,
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turle, dans la neurasthénie, dans le rachitisme, dans les affec tons des bronches. ■
„ f ’Va<1 A fait disparaître les Kanglions, les adénites et les lésions bacillaires au i"' degré (elle est I
« A. loaoranine » les lésions secondaires avancées). ■
- XIX -
DIÉTÉTIQUE
DIÉTÉTIQUE COMPARÉE ET PRATIQUE
Rien ii’étaut de nature plus relative que les éléments
dont se compose la diététique pratique, leur exposé ne
saurait se faire utilement, qu’en les plaçant dans le
cadre qui leur est propre ; le menu.
Les modes culinaires différents, l’emploi, la fréquence
de l’emploi, la valeur nutritive, les indications thérapeu¬
tiques d'un aliment, constituant autant de facteurs
importants dans l’exposé de tout régime, il est indiqué de
les faire valoir simultanément, de le tenter tout au
moins.
Pour y réussir, l’expérience m’a démontré combien il
est aisé de faire ressortir les formules générales et parti¬
culières des régimes curatifs de troubles pathologiques
déterminés, en les plaçant en regard des formules
hygiéno-diététiques propres à des non malades soucieux
d’un bon équilibre organique, par une nutrition saine et
un régime éclectique à la fois.
IPun essai de diététique comparée doit se dégager
comment peuvent être conçues, et ordonnancées des séries
alimentaires utiles, sans qu’elles soient fastidieuses.
On ne saurait nier qu’en outre de leurs avantages, de
leurs propriétés particulières, les aliments peuvent avoir
leurs places indiquées dans les menus, tout comme dans
une partie de musique les notes prennent une valeur de
par la place qu’elles y occupent.
D’un autre côté, il est acquis pour les hygiénistes,
qu’aux non malades une diététique s’impose par éduca'
tiou. Pas plus à eux qu’aux mal portants, les voies diges¬
tives ne doivent obéissance et tolérance. Caprices culi¬
naires, excès gastronomiques mettent tôt ou tard les uns
et les autres en danger. Dans les deux cas, la diététique
pratique doit viser à une rééducation véritable, qui a
pour but de détruire les légendes, les habitudes nui¬
sibles, les dégoûts par prév'ention ignorante, les craintes,
les phobies même, aussi bien que le fanatisme de cer¬
tains, consommant avec excès et. Sans cesse, leurs mets
préférés, bien entendu.
I.a diététique et la rééducation « sont vécues » , avec de
constants succès, depuis quelques années en Prance,
plus élégamment que partout ailleurs, c’est-à-dire avec
une perfection culinaire indiscutée, même au delà des
frontières, et avec une science plus soucieuse de libérer
les sujets soignés de leurs régimes d’exception, régimes
ayant le grand tort de rendre la vie sociable inaccessible,
quand leur formule dominante n’est pas d’assurer un
retour progressif à une alimentation se rapprochant de
la normale rationnelle.
La relation fidèle des journées alimentaires de malades
effectuant eu commun des régimes différents peut seule
fixer les données pratiques de la diététique par l’hygiène,
et de la diététique-thérapie.
La gamme des aliments simples et précieux, dans les
cures des voies gatriques, est si variée, si étendue, quand
ou la sait manier, qu’on ne saisit pas comment l’emploi
abusif et exclusif des pâtes alimentaires, des oeufs, des
bouillons sans saveur, pour toute diététique a pu leur¬
rer si longtemps la confiance et les e.spérances de ceux
qui n’ont cru qu’à leurs uniques vertus.
Quelques journées alimentaires, concernant des cas
pathologiques déterminés, l’établiront. Nous réunirons
pour cela les cas suivants :
a. Une malade convalescente d’un ulcus de l’estomac
réparé par le régime lacté ;
b. Une anorexique dyspeptique nerveuse ;
c. Une convalescente d’entérite hémorragique fébrile ;
d. Un obèse avec auto -intoxication gastro-intestinale
et hépatique ;
c. Un paludique, convalescent d’une longue crise
d’entérite chronique.
Ces malades étant désignés comme suit : Dysf). clir.,
.tnor., I-ntéri., Ohé., Paltid., leurs menus suivront ceux
des non malades dont les mets seront précédés d'un
numéro d’ordre : celui-ci sera employé pour désigner le
même mets dans les menus des régimes.
Dimanche.... Janvier nji .
Non malades : huit heures matin.
Potages variés, cacao au lait, lait additionné de café ;
beurre frais, pain bis, pain blanc, miel.
Malades au régime
Repas de midi. Non maiades
I" l’iperlans brocliette ;
2" Grenadins de veau sauteuse ;
3" Pommes de terre Maître d’Hôtel ;
4" Coulommiers ;
5" Poires et pommes.
Maiades au régime
Potage à la farine de blé vert. Minutieusement cuit,
peut être savoureux. Délayer la farine de blé vert avec
du lait froid, chauffer à feu doux et ajouter, par fractions,
quantité nécessaire de lait bouillant, sans cesser de
remuer le mélange. lïbullition six à sept minutes. Saler et
ajouter beurre fin, cinq à dix grammes pour une per-
Éperlans au court bouillon avec beurre maître d’hôtel.
Choisir des éperlans de forte taille. De chair légère et fine,
demandent une préparation soignée. Les gratter, vider,
laver à l'eau courante, essuyer l’intérieur à plu.sieurs
reprises, avec des linges bien propres. Cuisson parfaite
dans un court-bouillon d’eau, de vin blanc ou citron, de
légumes, d’un bouquet et du sel.
Les éperlans ainsi cuits .sont servis dans un beurre,
fondu au bain-marie très chaud, additionné de jus de
citron, notablement.
Éperlans sauteuse. Tremper un instant chaque pièce
dans du lait chaud, égoutter, rouler dans A peine de farine,
et placer à cuire l’éperlan dans du beurre bouillant auquel
aura été ajouté un cinquième environ d’huile d’olive.
Dorés par la cuisson, les éperlans sont servis dans du
— 625
- XX -
Un Nouveau procédé très simple et très précis
Pri'Henti’cs sous la rorini! irrlilf-aiiLs portefeuilles, pou¬
vant être faeilennnit mis dans la poelie, ces trousses ren-
rrrnient les tubes et ampoules h niactifs nécessaires pour
rtiai|ue opération d’analyse, lilles permettent, on deux
nnnules, avec ([ueli|ues gouttes d'urino, d’ôtro très exacto-
Les nombreux médecins cpii en ont essayé l’emploi ont
élé unanimes à faire l'éloge do leur commodité et de leurs
rigouieux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
il'une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d'étre immédiatement renseigné sur la composition do
rurine et île pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé-
rapeutiiiuo ijui convient. Kn outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiijues, demeu¬
rées jiisiiu’ici le monoiiole des pliarmaciens.
D’autre part, on raison de leur utilisation extrêmement
r Analyse des Urines
profit aux malades eux-mémes, qui pourront de la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions do composition de leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible de surveiller do très près leur alimcniation,
do contrôler l’inlluenco de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux dés que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, il tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors de l’exactitude absolue do leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix ; chaque analysa revient à environ 0 fr. 25.
Ces trousses existent sous trois modèles différents : .
!• TROUSSE INDEX “ La Dosurine ”, destinée à,
rechercher si l’urine renferme ou non de l’albumine ou du
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ”, destinée à doser
ralbùmino contenue dans l’urine ;
3» TROUSSE D " La Dosurinet ” destinée il doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est do 5 francs (franco 5 fr. 30).
— Ampoules do renouvellement : la boite do 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite do 20, 4 fr. 75 (franco : S francs).
— Remise de 15 p. 100 h MM. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes do renseigne¬
ments à la Société LA DOSURINE, 10, rue Charlemagne,
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- XXI -
DIÉTÉTIQUE {Suite)
beurre chaud non cuit, avec une pincée d’herbes finement
hachées.
Potage ans laitues perlé. Disposer dans une casserole
une laitue émincée, une pomme de terre pelée, mouiller
avec de l’eau et saler. Maintenir au feu, durant une
heure d’ébullition, passer par une fine passoire. Dans la
cuisson ainsi séparée, mettre à cuire une cuillerée à bouche
de perles du J apon — par personne, — allonger avec du
lait bouillant.
S’il s’agit de malades offrant des troubles localisés
aux intestins, user d’un tamis de crin, pour passer la lai¬
tue et les pommes de terre, avant de les remettre dans la
cuisson. Servir et beurrer dans la soupière.
Velouté crème d’orge. Préparer avec soin comme le potage
à la farine de blé vert, mais moins épaissi, faire une liai¬
son avec un jaune d’œuf ajouté dans la soupière et deux
cuillerées à bouche de crème double, s’il s’agit d’un potage
d’une personne.
Sauce mousseline. Deux cuillerées de crème de riz, deux
décilitres de lait pour délayer à froid, saler, mettre sur
un feu doux, sans cesser de remuer, quinze minutes, puis
fouetter vivement en incorporant un jaune d’œuf et
loo grammes de beurre divisé en petits morceaux, une
ou deux cuillerées de crème fouettée, et finir en ajoutant
le jus d’un citron bien exprimé.
Orenadins de veau cocotte. 8o à loo grammes de sous-
noix de veau taillée en triangle, et 2 ou 3 centimètres
d’épaisseur. Piquer grassement d’un côté.
Disposer dans le fond d’une casserole, carottes, 2 ;
navets, 2 ; oignon, i ; en tranches, un bouquet bien
garni, sur le tout poser le grenadin, les lardons reposant
sur les légumes. Mouiller d’eau, juste assez pour couvrir
la viande.
Mettre au feu, la casserole avec couvercle, quarante à
cinquante minutes.
Séparer le grenadin en le dressant sur un plat très
chaud, l’accompagner de beurre fondu, salé légèrement,
avec un quartier de citron.
Toute purée de légumes peut être servie en même
temps que ce plat.
Parée de pommes de terre. De choix se portera de préfé¬
rence sur la pomme de terre de Hollande. Pelée, coupée
en quartiers, culte à l’eau, égoutter sur un tamis,
pas.ser à travers ce tamis avec un pilon de bois.
Mouiller avec du lait bouilli à part. Dans une casserole
russe, c’est-à-dire, à bords élevés, travailler la purée, en
y incorporant de petites fractions de beurre fin. Finir en
ramollissant un peu avec du lait bouillant.
Marmelade de pommes (au tamis de soie). Cuire des
quartiers de reinettes choisies pelées et vidées, dans
un léger sirop de sucre, à parfaite cuisson, lentement
obtenue, retirer du feu, ajouter miel de fine qualité,
quantité suffisante, pour édulcorer sans goût prononcé, et
passer .soigneusement en utilisant un tamis de soie.
Pommes à la coque. Vider et peler nne reinette, en la
laissant entière. La plonger dans un sirop de sucre très
faible, et bouillant, et entretenir l’ébullition dix minutes.
La pomme re.stée intacte est servie sur un compotier
chauffé à l’avance, et au dernier moment, elle est addi¬
tionnée de .sucre en poudre parfumé de vanille.
D’’ Léon DerEcq.
M. G. Gaeems.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
ANESTHÉSIE LOCALE
Novocaïne. — La novocaïne e.st,
à l’heure actuelle, le plus recom¬
mandable des anesthé.siques locaux ;
sa toxicité extrêmement faible per¬
met d’injecter, sans inconvénient, des
doses considérables, et d’entrepren¬
dre ainsi des opérations complexes
qui n’auraient pu se faire que dif¬
ficilement à la cocaïne ; son pouvoir
auesthé.sique est considérable et, de
plus, la novocaïne n’est ni irritante,
ni va.so-dilatntrice. Le seul reproche
qu’on puisse lui faire, est la durée un
peu courte de l'anesthésie, mais cet
inconvénient disparaît par l’adjonc¬
tion d’une petite quantité d’adréna¬
line qui, sans aggraver sensiblement
la toxicité, augmente considérable¬
ment la durée et même le degré de
l’anesthésie (i).
Opérations faites à la novocaïne.
— On peut opérer l’anesthésie
locale par la novocaïne : petites et
grosses tumeurs cutanées et sous-
cutanées, ouverture d’abcès) suture
des tendons, ténotomies, suture des
nerfs, élongation des nerfs et névro-
(i) L'anesthésie locale, méthode du
profe.sseur Reclus, par G. Piquand,
chef de clinique à l'Hôtel- Dieu de Paris
J 911 (0. Dohi et Fils, édit, à Paris.)
tripsie, ligatures artérielles, ligature
et résection de varices ; ablation
d’un cancer de la lèvre, de la langue ;
goitres, empyème, tumeurs béni¬
gnes du sein ; ga.strotomie, anus ilia¬
que ; cure de la hernie inguinale,
crurale, ombilicale ; appendicites ;
laparotomies pour péritonite tuber¬
culeuse ; kystes de l’ovaire, du foie ;
dilatation de l’anus, hémorroïdes ;
circoncision ; résection du scrotum
pour varicocèle ; cure radicale d’hy¬
drocèle ; castration et épidydecto-
mie ; extirpation d’un liygroma pré-
rotulien, d’un ky.ste creux poplité ;
arthrotomie du genou, amputation ;
ablation d’une exostose sous-cal-
canéenne ; ouverture d’un panaris ;
désarticulation d’une phalange ;
exostose sous-unguéale, ongle in¬
carné ; hallus valgus ; trépanation
de l’apophyse mastoïde ; anesthé¬
sie de la membrane du tympan et de
l’oreille moyenne ; a des fosses nasa¬
les, des sinus, du larynx.
Dose et solution. — La meilleure
solution est la suivante, adoptée par
le professeur Receus :
Novocaïne . o'r.so
Adrénaline à 1 p. 1000.. XXV gouttes
Sérum physiologique .. 100 grammes.
F, s. a, «ne solution, dont deux
centimètres cubes (soit une seringue
de M. Receus, spéciale pour ces
injections) = oi!r,oi de novocaïne
et une demi-goutte d’adrénaline au
millième. On peut aller, comme
dose niaxima, jusqu’à 60 seringues
(à 2 centimètres cubes) du mélange
ci-dessus.
Conservation du mélange. — La
solution précédente se conserve dif¬
ficilement, et il faut la préparer au
moment de s’en servir. Par contre,
les .solutions isolées de novocaïne
à I p. 200 et d’adrénaline à i p. 1000,
se conservent plusieurs mois sans
s’altérer. Aussi, dans le service du
professeur Reclus, procède-t-on de
la manière suivante (Piquand) : On
prépare à l’avance, d’une part, une
solution d’adrénaline à i p. 1000 dans
de l’eau stérilisée, et d’autre part un
certain nombre de bouteilles renfer¬
mant chacune :oo centimètres cubes
de sérum et oi!r,5o de novocaïne.
Ces bouteilles sont stérilisées à l’au¬
toclave, puis conservées pour servir
à mesure des besoins. Au moment de
l’opération on débouche une bou-
Iteille, on y ajoute XXV gouttes
f d’adrénaline à i p. 1000, on agite
■légèrement, et le mélange est prêt à
■Hre employé.
— 627 —
- XXIII
CHRONIQUE DES LIVRES
La cure solaire de la Tuber¬
culose, -pat ïe Dr Mai^oat. 1911,
I vol. iii-i6 (le 388 pages, avec fig.
J.-Ii. Baillih'r et Fils, édit, il Paris.
La question de la cure solaire de
la tuberculose est toute d'actua¬
lité et M. Malgat est parmi ceux
qui ont le plus contribué à démon¬
trer son efficacité. Aussi lira-t-on
avec un intérêt particulier le livre
dans lequel, après dix ans de travail,
il <1 apporte la preuve certaine que
la tuberculose guérit à tous les de¬
grés par les bains de soleil méthodi¬
quement appliqués. La seule con¬
dition de guérison est de pouvoir em¬
ployer une lumière suffisamment
inten,se » Les recherches de M. Rol-
lier publiées ici même ont mis en
évidence l’action de l’héliothérapie
dans les tuberculoses chirurgicales ;
celles que résume dans son livre
M. Malgat montrent l’influence favo¬
rable qu’elle exerce également sur la
tuberculose pulmonaire chronique,
eu fixent nettement les indications et
la teelmique et établissentles ressour¬
ces qu’offre pour cette cure solaire
le littoral méditerranéen.
P. LEREB0UI,I,ET.
Quelques idées en thérapeu¬
tique, par le D' G. P. Widman.
1911, I vol. de 186 pages avec
fig. O. Doin et fils, édit, à Paris.
L’auteur de ce petit livre est un
médecin sanitaire maritime qui a
trouvé dans sa pratique médicale sur
les navires des idées personnelles en
thérapeutique. Toutes les maladies
constatées se rapportent à des
troubles locaux ou généraux de la
circulation. Pt les moyens qu’il
emploie pour combattre les troubles
circulatoires sont rangés ainsi :
Médicaments ; Massages ; Mouve¬
ments divers ; Sudation ; Marche et
travaux ; Hydrothérapie ; Cata¬
plasmes ; Réfrigération ; Bains lo¬
caux ; Bains généraux ; Bains d’ex¬
trémités ; Bains de pieds froids. Bains
de mains froids ; Faradisation ; Ven¬
touses sèches ; Sangsues ; Saignée
générale ; Lavements évacuateurs :
Lavements à garder ; Appareil à per¬
cussion périphérique.
Ht M. Widman décrit par la suite la
façon dont il comprend l’application
de ces divers procédés. CoRNBT.
Contribution à l'étude des anes¬
thésiques locaux employés en
chirurgie dentaire, par le
D' Lavocat. Thèse de Lyon, 1910.
Après avoir fait l’historique de
l’anesthésie et de l’anesthésie locale,
en particulier, le D' Lavocat a exa¬
miné les produits provoquant l’anes¬
thésie par réfrigération (chlorure
d’éthyle, chlorure de méthyle, e'tc.)
mais son étude a porté presque exclu¬
sivement sur les auesthésitjues par
infediott, et après avoir rappelé le
rôle considérable joué par la Cocaïne,
1 aborde l’étude de tous les succé¬
danés qui ont été conseillés pour
remédier à la toxicité de la Cocaïne ;
il examine tour à tour l’holocaïne,
l’acoïne, la nirvanine, l’anesthésine,
la stovaïne, l’alypine et autres, pour
s’arrêter beaucoup plus longuement
sur la Novocaïne-Suprarénine qui
a donné d’excellents résultats en
odontologie, en permettant l’anes¬
thésie péridentaire et intradentaire.
Elle est recommandée dans l’extrac¬
tion des dents, l’ouverture de la
chambre pulpaire, l’extraction ex¬
temporanée de la pulpe, l’ouverture et
le curettage du sinus maxillaire, la
résection du rebord alvéolaire... ou
peut également l’associer aux pâtes
arsénicales pour la destruction de
la pulpe.
Le D'' Lavocat conclut que l’anes¬
thésie locale obtenue par voie intra-
gingivale est celle à laquelle on doit
avoir presque toujours recours, et que
les injections de cocaïne doivent être
de plus en plus abandonnées, la chimie
nous ayant donné des succédanés
aussi actifs et moins dangereux.
Cornet.
L’Aliéné, l'Asile, l'Infirmier,
par le Dr Th. Simon. 1911, i vol.
in- 12, 406 pages. Bougault, édit.
à Paris.
L’ouvrage de M. Th. Simon vise
un but essentiellement pratique. Il
nous indique les modes d’interne¬
ment d’un aliéné, la manière dont il
doit être reçu à l’asile, les soins qui
doivent lui être donnés suivant les
troubles qu’il présente. L’auteur
expose les avantages du séjour au
lit, les moyens de le rendre efficace, il
indique les procédés de surveillance
des aliénés dangereux, il envisage les
différents cas (le suicide et les pro¬
cédés pour les éviter. L’hygiène de
l’aliéné est traitée en détail ; .sa
toilette, ses vêtements, son alimen¬
tation, ses occupatioms, ses distrac¬
tions sont l’objet de plusieurs cha¬
pitres. Les soins généraux et spé¬
ciaux à donner aux galeux, aux épi¬
leptiques, aux hystériques, aux en¬
fants sont également étudiés.
Les questions si importantes et si
souvent négligées de la situation
matérielle des infirmières, des con¬
ditions de leur recrutement, de leur
enseignement, de leurs rapports'avec
les malades, ont pris dans l’ouvrage
la place qu’elles méritent réellementi
Le livre de M. Th. Simon rendra
des services importants à tous ceux
qu’intéresse le traitement des ma¬
ladies mentales. Jean Camus.
La médecine préventive du pre¬
mier âge, par le D^ P. Londe.
1911, I vol in-i6 de 320 pages.
Félix Alcan, édit, à Paris.
L’auteur de ce petit volume a
voulu être utile et y a réussi en grou¬
pant tous les principes d’hygiène
infantile qui permettent chez le nou¬
veau-né et le nourrisson de prévenir
les maladies, dont l’origine est le plus
souvent au niveau du tube digestif.’
Après avoir rappelé les maladies du
premier âge, les signes qui traduisent
l’imminence morbide, les caractères
des infections intestinales et bron¬
chiques susceptibles de survenir,
il analyse avec détail les principes
d’élevage au sein et au biberon qu’il
faut mettre en pratique, les moyens
prophylactiques à opposer aux mala¬
dies non spécifiques et aux maladies
spécifiques, enfin les avantages et les
imperfections de la loi Roussel. Pour
lui, « dans toute maladie non spéci¬
fique il faut penser au point de dé¬
part alimentaire ou digestif, dans
toute maladie spécifique il faut pen¬
ser à cette même cause en présence
des complications : instituer la diète
puis la demi-diète, éviter les maladies
banales et les complications des
maladies contagieuses, par une dié¬
tétique préventive, fondée sur la ra¬
tion minime ou restreinte, telles
sont les deux lois fondamentales de
l’hygiène alimentaire du premier
âge ». On voit, par ce bref résumé,
que M. Londe est loin de s’associer à
ceux qui actuellement insistent sur
les dangers de l’hypoalimentation
chez le nourrisson ; mais si ces dan¬
gers sont pour nous réels, ceux de
l’alimentation excessive ou mal ré¬
glée sont plus importants encore et,
à cet égard, le livre de M. Londe
donne nombre d’excellents conseils.
P. Lereboueeet.
Jahreskurse für arztlicheFort-
bildung. N» de janvier 1911.
Lehmann. édit. München.
Ce numéro comprend deux par¬
ties. Dans la première sont étudiées
par le professeur Johannès Millier,
de Dusseldorf, plusieurs questions
de physiologie touchant le fonction¬
nement du cœur.
Dans la seconde partie le profes¬
seur Lubar.sch envisage plusieurs
que.stions de pathologie générale,
entre autres les phénomènes d’in¬
suffisance cardiaque, la pathogénie
du diabète, la valeur de la réaction
de Wassermann.
589 —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Recherches épidémiologiques
cliniques et thérapeutiques
sur ta méningite céréJbro-
spinale, par le Dr Robert DebrIÏ.
igii, in-8, 120 pages et figures.
(Félix Alcan, éditeur à Paris).
Le rôle de l'électricité dans les
accidents du travail, par le
Dr J. DaborderiE. Paris, 1911,
I vol. in-i2 de 158 pages avec
figures, broché 3 fr. 50. (Maloine,
éditeur, Paris).
Revue des médicaments nou.
veaux et de quelques médica.
tiens nouvelles, par C. Crinon,
pliarmacieu de P” cla.sse, ex-
iiitenie lauréat des Hôpitaux de
Paris, directeur du Répertoire de
pharmacie et des Annales de chi¬
mie analytique, i vol. iii-i8, cart.
i8‘ édition (1911). 4 francs. (Vigot
frères, éditeurs, Paris.)
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
Docteur CLOITRE et PATIN. — TéUphont 830-43 — 7, Place St>Michel, Paris,
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520,000
6 6.000
510,000
et henn
Principaux lots :
M 300,000
200,000
1 00,000
60,000
40,000
4 5,000
50,000
I tout t8405 lots pnyubiei
„ _ tent de lir.ige en liinge; ie „
(lit i«r tirage est év. de marks B'iOOO,
7' tirage lie iiinrUs 6000' 0. .l'e.'ipédi ■
iir le 1»' lirage, au pri.x ufllciel de :
milel entier
iinTt de^iille
■s des tirages
;r les divers 11
itiiB ottlciel U
en liiiil la tieinunde. (.Iianne parlieipam recuit ne
nioi, imniédinlenient après le tirage, la liste cinii ielle
is lots sont pnmiplemenls paves tons garantie
Sir*
sir Tcln
(Iliaque commande peiilse fuir
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1911, I volume in 8 de bqS pages, .avec 552 figures.
Cartonné . 15 fr.
Librairie J.-B. BAILLIÈRE et PILS
19. rue Hautefeuille, 19, PARIS
OPOTHÉRAPIE
Par le Df Paul CARNOT
Pr.af .sscur agrégé à la F..culté de médecine de Par s,
Médecin des hépitaux de Paris.
1911, I volume petit in-8 de 600 pages avec figures.
Cartonné . 12 fr.
Bibliothèque de Thérapeutique GILBER T et CAR NO T
_ _ _ _
FORMULAIRE DES MÉDICAMENTS
= NOUVEAUX POUR 1911 =
Par H. BOCQUILLON-LIMOUSIN
aSsédition, 1911. t vol. in-i8, 33o pages. Cartonné . 3/r.
XXV -
NOUVELLES
Un nouvel hôpital privé. — Dimanche dernier a été
inauguré à Paris, un hôpital privé médico-chirurgical, sis
19, rue Antoine-Chantiii (49, rue des Plantes, XIV“ ar¬
rondissement). Ce nouvel établissement se propose de
prendre place entre les hôpitaux et les maisons de santé aux
prix élevés, et de se mettre mieux à la portée des diverses
■ classes de la société. Il a été fondé par une Société civile
au capital de 800 000 francs, divisé eu 32 parts de
25 000 francs chacune, avec obligation pour ladite Société
de rémunérer le capital versé, parades journées gratuites
de traitement en chambre.
Il contient 86 lits, dont 40 tant en chambres qu’cn
petits dortoirs pour la chirurgie, 26 pour la médecine, et
20 chambres d'isolement pour les maladies infectieuses.
Un service complet de radioscopie et radiographie sera
mis à la disposition des malades, internes et externes,
moyennant des prix très modérés, aussitôt que les crédits
nécessaires auront été couverts par une souscription actuel¬
lement ouverte.
De Conseil d' administration est ainsi composé : présidente,
Mlle Louise Chaptai, ; secrétaire, M. Max-DKCI,Erc ;
membres, Mme la Comtesse uE jglÏAUN et M. Edm.
Fouret.
Le service médical est assuré par les Df’ Léon Bernard,
et Richardiêre, médecins des hôpitaux ; le service chi¬
rurgical, par le D' GossET, chirurgien des hôpitaux.
’L,’ inauguration a eu lieu sous la présidence de M. Félix
Voisin, président honoraire du Conseil de surveillance de
l'Assistance publique ; et malgré le vilain temps, les visi¬
teurs furent nombreux qui vinrent admirer cette simple,
mais bonne et confortable installation. Reconnu dans
la foule : M. G. Mesureur, [directeur général de l’Assis¬
tance publique, et M. GaeLEY, secrétaire général ; le
professeur Landouzy, les Dr* Roux, Léon Bernard,
Gossex, Barth, Pierre LEREboueeet, Baraduc ;
M. André LEEÈvRE, ancien sous-secrétaire d’État ;
M. Ambroise Rendu, conseiller municipal ; M. JuieeERAT,
chef administratif du Bureau d’hygiène de la Ville de
Paris, etc., pour ne citer que quelques noms parmi une
affluence de personnalités appartenant au monde de la
philanthropie et au corps médical. H.
Société nationale de médecine de Lyon. — M. J abou-
lay a pris le fauteuil de la présidence en remplacement
de M. Leclerc.
Le nouveau président a rappelé en termes heureux,
dans son allocution, le but et le rôle de la Société, décidée
♦ à accueillir les contributions scientifiques les plus
diverses, à grouper et à réunir les efforts des uns et des
autres, à traiter ces questions mixtes qui touchent aux
différentes branches de notre art, à définir l’exacte valeur
des opérations suivies dans leurs effets et complétées dans
leur action à travers les asiles de médecine, à offrir en
retour quelque moyen thérapeutique à des affections qui
sont regardées ailleurs comme de simples curiosités. »
Élection du Professeur Jacob (du Val-de-Qrâce) à la
Société de Chirurgie. — Une élection qui n’a surpris
personne, c’est celle du Professeur J acob. Né à Toulouse
en 1867, il était stagiaire au Val-de-Grâce eu i8go. Après
un court séjour dans les régiments, il fit la campagne de
Madagascar, fut nommé en 1900 répétiteur de Chirurgie
à l’École du service de santé militaire de Lyon. Un an
après, un brillant concours le faisait désigner pour remplir
au Val-de-Grâce les fonctions d’Agrégé de Chirurgie de
Guerre. Son temx>s d’agrégation terminé, il fut appelé
aussitôt à exercer ses hautes qualités chirurgicales au
moment de la campagne du Maroc, sur la frontière algéro-
marocaine. Enfin, en 1908, il revenait au Val-de-Grâce
en qualité de Professeur. Ces pérégrinations multiples ne
'empêchèrent pas de s’adonner aux travaux scientifiquesl
les plus importants : en 1901 , il publiait avec le Professeur
Sieur des recherches anatomo-cliniques sur les fosses
nasales et leurs sinus. Inutile d’insi.ster sur l’œuvre admi¬
rable qu’il a entreprise avec le Professeur 'restut:le traité
d 'Anatomie topographique est connu de tous, et est
actuellement classique. Le succès qu’il a obtenu est un
témoignage éloquent des qualités maîtresses de l’homme
et du chirurgien. A ces titres, joignons encore la l>ubli-
cation d’un Précis d’Anatomie topograjihique dans la
collection Testut, sans oublier d’intéressantes commu¬
nications à la Société de Chirurgie. En désignant le Pro¬
fesseur J acob pour prendre rang parmi ses membres titu¬
laires, celle-ci ne jjouvait faire un choix plus heureux.
Le D'' Orivot a été nommé cto-rhino-Iaryngologlstc
des hôpitaux de Paris. — Le D' Grivot, né à Paris en
avril 1874, fit ses études
médicales à Paris. Dès sa no¬
mination à l’Internat en 1899,
il se consacre à la spécialité
oto-rhino-laryngologique.
Elève de Lubet-Barbon, puis
interne de Lermoyez, enfin in¬
terne de Sebileau dans le service
oto-rhino-laryngologique de
l’hôpital Lariboisière qu’il con¬
tinue à suivre comme assistant.
Il est, en outre, assistant d’oto-
rhino-laryngologie à la clinique
médicale de l’Hôtel-Dieu, que dirige le Professeur Gilbert.
Il a été reçu docteur eu 1 903 en présentant une thèse
sur la jiaralysie faciale otitique.
Société d’études scientifiques sur la tuberculose. —
La Sociétié d’Études scientifiques sur la tuberculose fondée
il y a cinq ans, vient de modifier ses statuts et de se
transformer en une Société ouverte, analogue à la Société
de Pédiatrie et à la Société de Dermatologie. Chacun peut
dorénavant présenter, devant cette société, ses travaux,
à la condition qu’ils soient d’ordre scientifique, et que le
communicateur, comme à la Société médicale des hôpi¬
taux, soit présenté par un des membres de la société.
En outre des communications, la Société charge quel¬
ques-uns de ses membres de faire tm rapport sur un certain
nombre de questions dont l’étude est à l’ordre du jour.
Ces rapports sont discutés eu séance.
Les séances qui sont publiques ont lieu à la Faculté
de Médecine le deuxième jeudi de chaque mois à cinq
heures très exactement, (i).
Le Bureau de la nouvelle Société est ainsi constitué :
Président : Professeur Landouzy.
Vice-Président : Professeur VaeeÉE (Alfort).
Secrétaire général : Dr Fernand BEZANÇON.
Trésorier : Dr NobECOurt.
Secrétaires des séances : Dr Léon Bernard, Dr PARIS.
La Société est composée de Membres titulaires au
nombre de 30, qui sont les membres de l’ancienne société ;
elle va s’adjoindre 30 membres adjoints et des membres
correspondants.
Les membres adjoints doivent présenter, à l’appui de
leur candidature un travail original, qui sera lu en séance
et fera l’objet d’un rapport.
Le premier syndicat médical fondé en France. — Ré¬
ponse à notre aimable confrère, la Gazette médicale de
Toulouse ; Le D' MiGUEN fonda le vr Syndicat médical
de France à Moutaigu (Vendée), le 16 mai 1881.
Nous devons ce renseignement à l’obligeance du
D» Julien Noir.
(0 Par exception ù cause des vac nccs de Pâques, l,i séance
d’avril a eu lieu le jeudi 6 avril.
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Éditeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
NOUVEAU
TRAITÉ de CHIRURGIE
Publié en fascicules sous la direction de
A. LE DENTU
Pierre DELBET
Avec la collaboration de MM.
Albappan, Auvpay, Cahlop, Cunéo, Faupe, P. Duval, Legueu, Mèuclalpe, Mopestin,
Ombpédanne, Sebileau, Castex,
Professeurs et agrégés à la Faculté de Médecine de Paris.
Appou, Bpodlep, Chevassu, Dujaplep, Fpedet, Gulnapd, Labey, Launay,
Lubet-Bapbon, MIchon, Mouohet, Schwaptz, Soullgoux, Topson, Veau,
Chirurgiens des Hôpitaux et Anciens Chefs de clinique à la Faculté de Médecine de Paris.
Bépapd, Chavannaz, Gangolphe, Guyot, Jaboulay, Patel,
Professeurs et agrégés aux Facultés de Médecine de Lyon et Bordeaux.
1 . Grands processus morbides (traumatismes, infections, etc.) (Pierre Delbet, Chevassu, Schwartz,
Veau) (588 pages, 53 figures) . .
2. Afiîop/fliswes (Pierre Delbet).
3 . Malades chirurgicales de la peau (J.-L. Faure) (144 pages, 8 figures) . .
4 . Fractures (Tanton).
5 . Maladies des Os (P. Mauclaire) (318 pages, 161 figures) . .
6. Lésions traumatiques des Articulations (plaies, entorses, luxations) (Cahier) (332 p., 136 fig.) ....
7. Maladies des Articulations (lésions inflammatoires, ankylosés et néoplasmes) (P. Mauclaire);
(Troubles trophiques et corps étrangers (Duj arrier) (288 p., 88 figures) .
8. Arthrites tuberculeuses (Gangolphe) (235 pages, 76 figures) .
9. Maladies des muscles, Tendons, Tissus piritendinewe, Bourses séreuses (Ombrédanne) (198 pages,
45 figures) .
10. Maladies des Nerfs (Cunéo) (174 pages, 50 figures) . . .
11. Maladies des Artères {PrE,a.vœ,irE-LBr,T).
12 . Maladies des Veines (I.aunay). Maladies des Lymphatiques (Brodier) . .
13 . Maladies du Crâne et de l'Encéphale (Auvray) (510 pages, 12 1 figures) . . . .
14 . Maladies du Rachis et de la Moelle (.A.uvray).
15. Maladies chirurgicales de la Face (Le Dentu, MoreSïin). Névralgies faciales (P. Delbet).
16. Maladies des Mâchoires (Ombrédanne) (198 pages, 102 figures) .
17. Maladies de VŒU (A. Terson) (400 pages, 142 figures) .
18. Oto-Rhino-Laryngologie (Castex et I.ubet-Barbon) (601 pages, 215 figures) .
19. Maladies de la Bouche, du Pharynx et des Glandes salivaires (Morestin). Maladies de l'Œsophage
(Gangolphe).
20. Maladies du Corps thyroïde. Goitres (BérArd) (407 pages, 112 figures) .
21. dw Cou (Arrou et Fredet).
22. Maladies de ta Poitrine {SovLiGOVX).
23. Maladies de la Mamelle (Chavannaz)
24. Maladies de V Abdomen (A. Guinard) (582 pages, 115 figures) .
25. Hernies (Jaboulay et Patel) (426 pages, 128 figures) .
26. Maladies du Mésentère, du Pancréas et de la Rate (Chavannaz et Guyot).
27 . Maladies du Foie et des Voies biliaires (J.-L. Faure et Labey) (308 pages, 39 figures) .
28. Maladies de l’Anus et du Rectum (Pierre Delbet).
29. Maladies du Rein et de l’Uretère (Aluarrau).
30. Maladies de la Vessie (F. Legueu).
31 . Maladies de l’Urètre, de la Prostate et du Pénis (Albarran et Legueu).
32. Maladies des Bourses et du Testicule (P. SÉBiLEAv).
33 . Maladies des Membres (P. Mauclaire).
CHAQUE FASCICULE 8E VEND SÉPARÉMENT
Chaque fascicule se vend également oartonM avec une augmentation de 1 fr, 50 par fascicule.
- XXVII -
LA VIE MÉDICALE
Faculté de médecine de Paris. —
Le conseil de la Faculté a décidé
qu’à partir du 2 avril, les noms des
examinateurs pour les différents
examens de la Faculté seraient tenus
secrets; il ne sera donc plus publié
de tableau des actes de la Faculté.
Les étudiants se montrent mé¬
contents de cette décision.
Le prix Chateauvillard (2000 fr.)
est décerné à M. Clunet pour ses
Recherches expérimentales sur les
tumeurs malignes.
Chirurgien-dentiste. — Une ses¬
sion d’examens pour le diplôme de
chirurgien-dentiste s’ouvrira à la
Faculté de médecine de Paris, le
3 juillet 1911.
Écoles de Médecine. — Caen. —
M. Guerbet, suppléant de la chaire
de pharmacie et matière médicale,
est chargé jusqu’à la fin de l’année
scolaire 1910-1911, d’un cours de
Ijliarmacie et matière médicale.
Limoges. — Un concours s’ou¬
vrira, le 6 novembre 1911, devant
la F'aculté mixte de médecine et de
pharmacie de l’Université de Bor¬
deaux, pour l’emploi de suppléant
de la chaire de pharmacie et matière
médicale à l’école préparatoire de
médecine et de pharmacie de Li¬
moges. Le registre d’inscription sera
clos un mois avant le concours.
M. Raymond, suppléant des
chaires d’anatomie et de physiologie,
est chargé pendant le deuxième se¬
mestre de l’année scolaire 1910-191 1,
d’un cours d’histologie.
M. Eymeri, professeur de physio¬
logie, estj chargé pendant le deu¬
xième semestre de. l’ann.ée scolaire
igio-ign, des fonctions de chef
des travaux de physiologie.
Marseille. — Un congé, du
16 mars au 31 octobre 1911' est
accordé sur sa demande et pour rai¬
sons de santé, à M. Heckel, pro¬
fesseur d’histoire naturelle.
Rouen. — M. Bonvalet, pharma¬
cien de U® classe, est institué, pour
une période de neuf ans, suppléant
de la chaire d’histoire naturelle.
RENNES. — Un congé, du
UT avril au 30 septembre 1911, est
accordé, sur sa demande à M. Ber-
theux, professeur de clinique médi¬
cale.
M. Chevrel, suppléant des chaires
de pathologie et de clinique médi-
• cale, est chargé du 1“ avril au
30 septembre 1911 (durée du congé
de M. Bertheux), d’un cours de cliui-
que médicale.
Un congé de trois mois, à partir
du 15 mars 1911, est accordé, sur
sa demande à M. Seyot, suppléant
des chaires de pharmacie et de ma¬
tière médicale.
Reims. — Un concours s’ouvrira,
le 4 juillet 19U, devant l’École pré¬
paratoire de médecine et de phar¬
macie de Reims, pour l’emploi de
chef des travaux de physiologie à
ladite École. Le registre d’inscription
sera clos un mois avant le concours.
Ci.ERMon'T. — Un congé, du
1“ mars au 31 octobre 1911, est
accordé, sur sa demande à M. Girod,
professeur d’histoire naturelle.
M. Bruyant, suppléant de la
chaire d’histoire naturelle, est chargé
du l ‘T mars au 3 1 octobre 1 9 1 1 (durée
du congé accordé à M. Girod), d’un
cours d’histoire naturelle.
Grenoble. — Un congé de
six mois, du 1” avril au 30 septem¬
bre 1 9 1 1 , est accordé sur sa demande
à M. Verne, professeur de pharma¬
cie et matière médicale.
ME*-’ Barrier, suppléante de la
chaire de pharmacie et matière
médicale, est chargée du i" avril
au 30 septembre 1911 (durée du
cojjgé accordé à M. Verne), d’un cours
de pharmacie et matière médicale.
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE mEdecin des HOPI'TAUX. —
Epreuve clinique. Séance du 31
Mars. — MM. Harvier, 16; Bloch, 15 ;
Darré, 15.
Séance du avril. — JIM. Au-
distère, 15; Nathan, 16; Ksnieiu, 15.
Séance du 4 avril. — MM. Gérau-
del, 17; Armaud-Delille et Salomon,'
17 1/3.
Concours de chirurgien des
HOPI'TAUX. — Lecture des copies.
Séance du 29 mars. — MM. Mathieu,
37 ; Grégoire, 37 ; Marcille, 23.
Séance du 3 1 mars. — MM. Des-
marets, 28 ; Gasne, 25 ; Français, 23 ;
Muret, 30.
Séance du 3 avril. — MM. Fiquand,
25 ; Mercadé, 24 ; Bréchot, 22.
Assistance médicale. — Lecture
des copies. — Séance du 21 mars. :
MM. Montiguac, 21 ; Lehmann, 22 ;
Rouyer (Henri), 26 ; Morin, 27.
Séance du 28 mars : MM. Dupuy,
23 ; Biétrix, 28 ; Coriat, 33.
Séance du ut avril 1 MM. Bié¬
trix, 19; Rongé, 18 ; Morin, 22.
Séance du 4 avril. — MM. Las-
nier, 25 ; Lafont, 23 ; Cabessa, 18.
Monument nu D» Qérald Mesny.
— Un comité vient de se constituer
en vue de l’érection d’un monument
au D' Gérald Mesny victime de son
dévouement à la science, décédé le
14 janvier 1911 à Foudziadian.
Ce comité est ainsi constitué.
Président : M. Griffon, médecin des
hôpitaux de Paris; vice-présidents,
M. Guépin, chirurgien de l’hôpital
Péan, M. Etienne Chichet, rédacteur
en chef de Paris-Journal ; secrétaire
général, M. Antoine Bot, directeur
de la Bretagne nouvelle; trésorier,
Armand Guillou, docteur en droit.
Les souscriptions sont reçues chez
M. Armand Guillou, 9, rue du Poissy,
Paris, V'. Le Comité a déjà recueilli
les sommes suivantes :
MM. Griffon, 50 francs ; J uppet,
50 francs ; Guépin, 20 francs ;
Antoine Bot, 20 francs ; Armand
Guillou, 10 francs ; R. Yve-Plessis,
5 francs ; Henri Macé, 5 francs ;
Chichet, 10 francs.
Au laboratoire municipal. — On
annonce la retraite prochaine de
M. Girard, directeur du Laboratoire
municipal de Paris.
Il est question d'instituer un
concours pour désigner celui qui le
remplacera.
Banquet offert au professeur
Moure. — Lé samedi 25 mars un
banquet a été offert, à Bordeaux, à
M. le professeur Moure à l’occasion
de son élévation au grade d’officier
de la Légion d’honneur.
Hommage au D'' Wickham. — Le
D' Wickham est bien connu pour ses
recherches sur l’action physiolo¬
gique et thérapeutique du radium ;
il est l’auteur de nombreux travaux
sur le radium dans le traitement
des maladies et eu particulier d’un
important ouvrage eu collaboration
avec le D' Degrais : Radiumthù-
rapie, traduit en. anglais et en
allemand. Il a été le conseil pour la
fondation de l’Institut royal du
radium à Londres, et il vient de
recevoir, du roi d’Angleterre, l’ordre
de Victoria à l’occasion de l’inaugu¬
ration de cet Institut.
Association des Dames françaises.
— En remplacement de la comtesse
Foucher de Careil, décédée récem¬
ment, madame l’amirale Jaurès a
été élu présidente, et M”»-’ Ernest
Carnot vice-présidente. M™» l’ami¬
rale J aurès est depuis vingt ans vice-
présidente de cette œuvre...
Mariages. — Dr Laurent Gaidex,
médecin major de ir» classe et ME“
Alice Ede. — Le Dr .\lbcrt-Weil,
chef du laboratoire de radiologie de
l’hôpital Trousseau, et Mlle Olga
Segall. Nous adressons nos meilleurs
souhaits et vœux à notre aimable
collègue du Comité de Paris médical.
Le mariage aura lieu le 12 avril à
Il h. 1/2 à la mairie du VUE arron¬
dissement.
Le Dr Frédéric I.etaiiiturier de la
Chapelle, médecin-major de 2» classe,
et Louise Lafuente. • — M. Henri
Balmary, et Mlle Marie-Louise Mar¬
tin, fille du Dr Martin.
Aujourd’hui a lieu à Metz le
mariage du D‘ Kuss, prosecteur à la
Faculté de médecine de Paris avec
Mlle Jeanne Amos.
Nécrologie. — Dr Kapsammer (de
Vienne). ■ — Dr Drasch, professeur
d’histologie à Gratz. — DrMya, pro¬
fesseur de clinique infantile à Flo¬
rence. — Dr Fargucs (de Paris). —
Dr Feyen (de llamond).
- 633 —
- -
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
APPAREIL NOUVEAU
Si la zomôthérapie n’a
pas pris, dès le début,
tout le développement au¬
quel elle avait droit, cela
tient surtout au rendement
déplorable des presses à
viande ordinaires du com¬
merce qui restaient impuis¬
santes à vaincre la texture
élastique de la viande crue.
C’est pourquoi on devait se
contenter d’administrer
cette viande crue aux ma¬
lades sous forme de pulpe, à la dose de 5 à 600 gram¬
mes par jour. Malheureusement les résultats étaient
loin d’être en rapport avec la répugnance qu’elle pro¬
voquait.
Cette apparente impossibilité de la méthode « zomô-
thérapique » a enfin reçu sa solution : un appareil nouveau
breveté, la presse A. Petit, rend la Zomôthérapie acces¬
sible à toutes les classes, sans qu’intervienne la question
de dégoût de la part des malades ou de dépense de la part
de l’entourage.
On obtient, en effet, avec la presse A. Petit, sans effort
et à froid un suc rosé, clair, vivant et abondant ( 50 p. 100
environ). C’est là le moyen le plus sûr et le plus économique
qui s’offre aux malades pour la stricte exécution de la
zomôthérapie.
COURS
Clinique médicaie de i’HÔtel-Dieu.
— Professeur Gir,BERT. — Samedi,
8 avril à 10 h. i /z. Les rayons X
dans l'appareil digestif. Radiogra¬
phies, projections fixes et cinémato¬
graphiques, par le Koebé. — Les
mercredis à 10 h. 1/2, présentation
de malades. Rédaction et correction
d’ordonnances.
9 ÀOlil, à 10 heures. — Hôpitae
Saint-An'Toine. — Enseignement
DE i,A Radiologie médicale. —
Cours de vacances.
l’ar le Dr A. Béclère, médecin de
l’Hôpital Saint-Antoine, tous les
jours de la semaine avant Pâques, du
dimanche 9 au samedi i $ avril.
Matin : 10 heures. — Enseigne¬
ment des notions théoriques et
techniques indispensables à la pra¬
tique de la Radioscopie, de la Radio¬
graphie et de la Radiothérapie.
Matin: ii heures. — Exercices
pratiques de Radioscopie, particu¬
lièrement appliqués à l’exploration
des organes thoraciques et abdomi-
Soir ; 3 heures. — Exercices pra¬
tiques de Radiographie, simple et
stéréoscopique, des diverses régions.
Le cours théorique est librement
ouvert à tous les Etudiants et Doc¬
teurs en médecine ; il commencera
le Dimanche g avril, à 10 heurei'4u
matin, dans le laboratoire de Radio¬
logie médicale du D" Béclère, à
l’Hôpital Saint-Antoine.
Le droit d’inscription pour les
exercices pratiques de Radioscopie
et de Radiographie est de 100 francs ;
ils auront lieu à partir du Lundi
lo avril. (En raison du nombre for¬
cément restreint des personnes qui
pourront y participer simultanément
on est prié de s’inscrire le plus tôt
possible.)
fO Aoril. — Service de M. le
professeur Pinard. Cours pratique
d' accouchements, par MM. Wallioh et
Convelaire, agrégés.
Le matin de dix heures à midi.
L’après-midi, de deux heures à
quatre heures.
Tous les jours jusqu’au 22 avril.
10 Aoril, à 10 h. 3/4. — M. le
Professeur Huiinel et le D' Nobécourt
agrégé. Cours de perfectionnement
de clinique médicale infantile.
Jusqu’au 29 avril 1911.
10 Aoril, à 10 h. 3/4. — Clinique
médicale infantile {149, rue de
Sèvres). — Lemaire : Les laits
utilisés chez;,les nourrissons.
10 Aoril, à 4 heures. — Darré :
Diagnostic des angines aigues.
Ilaoril, à 10 h. 1/3. — lixier; Hy¬
pertrophie chronique du tissu lym¬
phoïde du pharynx.
// Aoril, à 4 heures. — Lemaire :
Allaitement.
12 Aoril, à 10 h. 1/2 . — Nobécourt :
Rhumatisme articulaire aigu et
endocardites aiguës.
12 Aoril, à 4 heures. — Merklen :
Coqueluche.
13 Aoril, à 10 h. 1/2. — Tixier :
Colites.
13 Aoril, à 4 heures. — Voisin : Dia¬
gnostic clinique des ménmgites.
14 Aoril, à 10 h. 1/2. — Nobécourt ;
Lésions chroniques des orifices du
14 Aoril, à 4 heures. — Merklen :
Adénopathies trachéo-bronchiques.
IB Aoril, è. 10 h. 1/2. — Tixier:Dia-
gnostic de la tuberculose du nour¬
risson.
15 Aoril, à 4 heures. — Voisin :
Ponction lombaire et traitement
des méningites.
18 aoril, le matin de 9 heures à
Il h. 1/3, l’après-midi de 2 h. 1/2
à s h. 1/2. — MM. Landonzy, pro¬
fesseur, Léon Bernard, Oougerot et
Læderich : Leçons sur la Tuber¬
culose. Tous les jours jusqu’au
24 avril 1911.
ACTES DE LA FACULTÉ
THÈSES
Mercredi 26 avril, à une heure. — Mme Long-Landry.
La maladie de Little. Étude anatomique et pathogénique.
(Travail du laboratoire de M. le professeur Dejerine, à la
Salpêtrière). (MM. Dejerine, président ; Gaucher, Segond
et Dupré). — M. Dubosc. Les accidents de la sérothérapie
antiméningococcique. (MM. Gaucher, président; Deje¬
rine, Segond et Dupré). - M. CUNY. Traitement des throm¬
boses du membre inférieur. (MM. Segond, président ;
Dejerüie, Gaucher et Dupré).
DE MÉDECINE DE PARIS
Jeudi 37 avril, à une heure. — M. DEbertrand. Etude
histo-bactériologiquc d’un cas de rhumatisme articulaire
aigu terminé par mort subite. (MM. Hutinel, président ;
Chauffard, Widal et Nobécourt). — M. DucilEZ. De la
gangrène pulmonaire par perforation d’un diverticule
de traction de l’oesophage. (MM. Chauffard, président;
Hutinel, Widal et Nobécourt). — M. GrosgEorgE. La
poliomyélite épidémique en Anjou. Contribution à l’étude
de la maladie de Heine-Médiu. (MM. Widal, président ;
Hutmcl, Chauffard et Nobécourt).
SOMMAIRE :
Gougürot . ; — La question des Blastomycoses (Reime généralei. . . qSu
Jean-Charles Roux. — Les gastrites chroniques et leur traitement . 466
Ueitz Boyer . — L’aspiration vésicale, 'rait ment d’urgence des hématuries . 468
La.my . — Traitement chirurgical du pied bot varus équi 1 chez l entant . 471
Actualités Médicales. — Recherche de l’amylase pour le diag ostic des troubles pancréatiques. — Comment
l’on vomit. — Le s m neil et rhypothvroidisme chr nique . . 476
Sociétés Savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. — Société
de chirurgie. — Société de pédiatrie . . . 470
Libres propos : A propos d’une décision du Conseil de la Faculté . 111 .
Choses du Jour : La taxe sur les automobiles . III
Chronique médico-littéraire : Faust à Chate -Guvon, par le !)■• ( jasion Diichesne . V à XI
Chronique des Livres : L’immunité, par le D» Hans Mucii. — Conférences d’hygieiie pratique, par le
D'' Roger Hyvert . XI
Curiosités . . . .. .. XI
Les grands médecins : Corvisart, par le Dr Hohn . Xlll
La médecine humoristique . XVII
Diététique : Boissons antidiarrhéiques. . . XIX
Formules thérapeutiques : Préparations de caféine . XIX
La Thérapeutique d'hier et celle de demain, par A. Buisson . . XXI
Nouvelles . XXI et XXlll
La vie médicale . XXY
Cours. — Congrès . XXVII
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
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LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
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PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du le^de chaque mois.
Prix de l’abonnement {/"■ Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Sa pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d!actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMEROS SPÉCIAUX
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février _ — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du .sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux ; des dents.
Octobre.... — Maladies nerveuses etmentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
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Voir le détail des primes
au verso page II.
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— &36
- III —
LIBRES
A PROPOS D’UNE DÉCISION DU CONSEIL
DE LA FACULTÉ
Une grave décLsion vient d’être prise par le con¬
seil de la Faculté de médecine : les jurys d’examen
qui étaient jusqu’alors affichés, ne seront plus désor¬
mais publiés ! Il n’eu fallait pas moins pour boule¬
verser la quiétude des étudiants, car, parmi eux,
bien des mines se sont rembrunies depuis la promul¬
gation de cette mesure. Cette dernière va en effet
modifier sérieusement les conditions dans lesquelles
s’effectuait la préparation aux examens. Il faut bien
l’avouer en toute franchise, dans la grande majorité
des cas, l’étudiant commençait à travailler son exa¬
men du jour où il connaissait le nom de ceux qui
l’interrogeraient, et une grande partie de la prépara¬
tion consistait à étudier les « colles » favorites de
chaque membre du jury ; on négligeait complète¬
ment le reste, et le plus grand malheur qui pouvait
arriver à lui candidat était qu’au dernier moment
im examinateur était remplacé par un autre ; alors
c’était le désarroi complet.
Ce n’était pas tout; une fois la fameuse liste
affichée, une autre préoccupation primait certaine¬
ment la précédente ; chacun remuait ciel et terre
pour se faire recommander, directement ou indirec¬
tement, aux membres du jury ; c’était la course aux
appuis à acquérir pour passer « brillamment » une
épreuve qui devenait ainsi pour beaucoup une sim¬
ple fonnalité, et consistait en un simple acte de pré¬
sence. Combien de jeunes gens ont ainsi obtenu leur
grade de docteur en médecine !
Maintenant, dans l’ignorance de la composition
PROPOS
des jurys, quelles questions travailler? faudra- t-il
alors connaître tout le programme? puis, adieu le
« piston», la principale planche de salut, à niohis de
se faire recommander, travail plus écrasant que l’au¬
tre, à toute la Faculté !
Quand on a agité la question de la réforme des
études médicales, on a fait souvent allusion aux con¬
ditions illusoires des examens, destinés, mais en
théorie seulement, à passer au crible nos futurs pra¬
ticiens. Aussi la décision du conseil de la Faculté me
l)araît-elle constituer un progrès déjà important, car
elle permettra d’obtenir des étudiants un travail plus
égal, plus .suivi, et des connaissances certes plus
étendues. Ils en bénéficieront pour eux-mêmes, et les
malades n’en pâtiront pas.
Mais par contre, oserai-je demander à certains
examinateurs un peu moins d’exclu.sivisme dans
leurs mterrogations ? Un candidat à un examen
n’est qu’un élève, et il lui est impossible, même au
plus zélé, au plus studieux, de connaître les finesses de
la branche que vous, spécialiste, vous avez appro¬
fondie depuis de longues années. Faites un retour en
arrière, et rappelez-vous le tenqw où, de l’autre côté
du tapis vert, vous avez peut-être pâli devant des
questions un peu.., osées. A cette époque vous n’avez
certes pas ménagé vos critiques, et que diriez-vous
si les murs des salles de garde, qui ont enregistré vos
quolibets et vos railleries à l’égard de certains maî¬
tres, vous en rendaient un jour l’écho fidèle? Dai¬
gnez donc descendre un instant au niveau de l’étu¬
diant, et n’exigez pas qu’il soit comme vous un
savant ; il ne peut l’être encore.
D()I>TKK.
CHOSES DU JOUR
LA TAXE SUR LES AUTOMOBILES
Le Recueil dis Arrêts du Conseil d'êtat est souvent ins¬
tructif à consulter et parmi les nombreuses chicanes
de l’Administration que l’Furope nous envie, il nous
est agréable de constater de temps à autre que de coura¬
geux citoyens ont gain de cause dans les poursuites
qu’ils intentent à cette hydre aux cent têtes.
Témoin la requête d’un chauffeur parisien déférant
au Conseil de Préfecture divers textes (circulaires des
ministres des Idnances et Travaux publies) sur lesquels
est basée la taxe sur les automobiles.
be Conseil de Préfecture déclara illégales ces circulaires,
le ministre des Finances en appela au Conseil d’État, qui
par un arrêt en date du 22 décembre 1909 donna tort au
ministre.
Cet arrêt intéresse tous les chauffeurs, et en particulier
le corjjs médical où la pratique de l’automobile est d’un
usage courant.
Voici ce dont il s’agissait : Les voitures automobiles
sont assujetties à un double impôt : i« à une taxe fixe
par voiture, 2“ à une taxe proportionnelle à la puissance
du moteur, 5 francs par cheval.
Une voiture c.st vendue en général avec une double
appellation, on dit une 14-20 H. I’., une 20-30 H. P., le
second terme indique la puissance maximum du moteur
nu banc d’essai; mais le fabricant ne vous garantit qu’un
rendement normal, égal au premier nombre. Or le fisc
taxait toujours sur le rendement maximum et très sou¬
vent quand la voiture n’était vendue qu’avec une esti¬
mation unique, les agents des contributions majoraient
de 20 à 30 p. 100 cette estimation.
C’est cette base d’appréciation qne le requérant déféra
au Conseil de Préfecture et que le Conseil d’fvtat solutionna
dans un esprit d’équité en posant dans ses considérants :
« Que la force maximum correspond à la force que
le moteur peut donner au banc d’essai et que le ministre
des Finances n’établit pas que la force réelle de la voiture
appartenant au sieur X... n’est pas égale h. cette force
maximum ». ' '
Chauffeurs, vérifiez donc votre feuille d’imposition et
réclamez si vous êtes taxés injustement. B. J am.
— B37 —
EXTRAITS "«CHOSfl
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_ V —
CHRONIQUE MÊDICO=HTTÊRAIRE
FAUST A CHATEL-GUYON (i)]
A- Propos-Féerie par le D' Gaston DuchESne
Deuxième Tableau
LE PARC DE CHATEL-aUYON
Un coin du Paye, vers la Buvette Marguerite. A droite,
ntl premier plan, un banc rustique. Au second plan, un
petit pont sur le ruisseau.
A U lever du rideau, Faust est assis sur le banc. Méphisto
est un peu en arriirc, hors de la vue de Faust. Celui-ci se
réveille et, dépaysé, regarde de tous côtés. C'est l’aurore. Le
jour succède peu à peu au crépuscule, et est complètement
venu au commencement de la Scène II.
FAUST, jiF;phisïo.
Faust (vêtu comme au premier tableau).
Où suis-je... En quel pays?... En quel site inconnu
Me trouvé-je .soutlain sans y être venu?...
Suis-je encore endormi?... N’est-ce pas un vain .songe
Qui leurre mes esprits d’un séduisant mensonge?...
(Il se lève et fait quelques pas vers les objets qu'il désigne).
Et pourtant, ces rochers, ces arbres, je les vois...
Je me tftte et me sens ; j’entends ma propre voix.
Rappelons-nous. . .
... Et Faust, à qui les souvenirs reviennent en foule,
en même temps qu’il .aperçoit Méphisto qui se tenait un
peu à l’écart, se rejouit de lu certitude qu’il a de bientôt
revoir Marguerite.
Mais voici précisément les < uatre sources, Yvonne,
Louise, Germaine et Marguerite qui se rejoignent dans le
Parc où elles doivent, eu cette aube du i''' Mai, jaillir
des vasques restées inoccupées pendant l'hiver. Chacune
d’elles s’éloigne pour regagner sa Buvette, sauf Jlargue-
rite qui demeure en scène où Faust l’aperçoit. A sa vue,
il est timide, tremblant, hésitant, et il faut que Méphisto
l’encourage :
Méphisto.
Va, te dis-je, poltron. Elle n’est pas farouche.
Et tu peux hardiment la baiser sur la bouche...
Faust.
Sur la bouche... La... Je...
Mftp'iisio.
Mais va donc, indécis.
Maroueuite.
Evidemment c’est un timide, un imprécis.
De la race que nous nommons neurasthénique...
Que dis-je ? Un aboulique, un parfait abouUque,
Et si je ne fais pas la moitié du chemin,
J amais il ne pourra vers moi tendre la main.
(Elle sort de la Buvette et vient vers le milieu de la scène).
Elle vient par ici... Que devrai-je lui dire?
MÙPniSTo.
Ah ! tu me fais pitié...
(Le poussant).
Va, mais aies le sourire.
Moi. je te .soufflerai les mots. Répète-les
Fidèlement. Je te garantis le succès,
y sommes-nous?...
Faust.
(Il s’avance vers Marguerite, s’incline devant elle, et com¬
mence à débiter lentement, en hésitant, comme s’il répétait,
ce que Méphisto semble lui souffler, jusqu’au troisième
vers. A partir de ; La richesse est cachée... il a repris de
l’assurance. Il fait signe de la main à Méphisto qu il peut
continuer tout seul).
Salut... ô Source chaste et pure...
Au sourire enchanteur... à l’enivrant murmure...
La richesse est cachée en ton sein agité,
La force et l’énergie en ta thennalité.
Salut, ô Source pure en laquelle on devine
La présence d’une onde et puissante et divine...
(I) Voir le n» if.
MarguKUITK (Charmée. .4 pari).
Eh mais ! Le compliment est ma foi bien tounié,
Galant, plein d’à-propos... Le mal qu’il s’est donné.
Certes, pauvre garçon, vaut que je l’encourage...
(S’adressant à Faust).
Fit qu’es-tu donc venu chercher en ces parages?
J e ty vois aujourd’hui pour la première fois."
Qu’y veux-tu faire, dis?
F'au.st,
Me soumettre à tes lois.
JlARGUERITK.
Fit qu’attends-tu de moi?
Faust (S’c.xaltant de plus en plus).
La fin de ma tri.stesse.
J ’en attends la santé, j’en attends la jeuue.sse.
MEPHISTO (A part).
Cola va bien, très bien. Moi, je vais faire un tour.
Laissons-lc roucouler sa romance d’amour.
J’ai praint, j’en fais l’aveu, que cette symphonie
Dégénère, et ne soit qu’une cac... .ophonie...
Sec en bas, sec en haut, sec, hélas ! de partout,
l’ourrait-il s’en tirer?... Jlais il tient le bon bout.
11 est en bon chemin et de moi n’a que faire...
(Il sort).
SCENE V
Marguerite, Faust
Marguerite.
Et qui l’a suggéré qu’il était nécessaire
De t’adresser a moi?... Parle...
Faust (Enthousiaste) .
Qui me l’a dit !
Où? Comment et pourquoi? Qu’importe! 11 me suffit
D’ardemment respirer cet air que tu respires.
Pour entrevoir enfin un terme a mon martyre...
(Audacieu.x).
Mais si tu me vmulais accorder ton baiser.
Je sentirais mes maux à l’instant s’apaiser...
Margupirite (Légèrement ironique).
Un baiser !... Le gaillard n’y va pas de main morte,
A la bonne heure. Au moins, si la chose est trop forte.
Tu ne perds pas de temps à me la proposer.
Et tu vas droit au but... Cependant un baiser.
C’est grave, cutends-tu bien... C’est plus qu’une promesse.
Un aquiescement...
(Coquette).
Et quand on est déesse.
N’est-ce pas eu besogne un peu trop vite aller?...
Faust (Lyrique).
Non, non. Car le donner, ce baiser, c’est voler
Au secours généreux de celui qui se noie...
C’est, quand il va périr, le mettre sur la voie
Du salut... Un baiser, au minable égrotant
Que je suis, — pauvre moi ! — c’est peu compromettant...
Un geste charitable, un acte méritoire.
Et qui pour ta vertu n’a rieu d’attentatoire...
Ah ! tu peux le donner, va, tu ne risques rien...
11 te coûtera peu...
Marguerite (Troublée).
Vraiment tu plaides bien
Ta cause. Et me voici, j’en conviens, toute émue...
Tou verbe éloquemment me trouble et me remue...
(Une pause. Puis décidée.)
Eh bien 1 pour ta franchise et ton acte de foi.
Ce baiser, viens, ami, le prendre, il est à toi...
(Enlacement. A ce moment, changement à vue du costume
de Faust. La perruque, la calotte et la robe de chambre dis¬
paraissent, et Faust apparaît en jeune homme vêtu à la mode
romantique : maillot noir, gilet largement ouvert sur une
chemise à jabot, habit à la française. Longs chevcu.x bruns
bouclés).
Faust (Enthousiaste).
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- VII -
CHRONIQUE MÊDICG=LITTÊRAIRE {Suite)
Kn amoureux du monde. Ah ! qui ()ue tu sois, femme,
Source ou Déesse, amie au regard plein de flamme.
Sois mille foie bénie ! lin me transfigurant.
Ton baiser fit passer cette flamme en mon sang.
Je suis régénéré, je revis, je palpite,
Et la reconnaissance, ô pure Marguerite,
M’incline devant toi, fidèle adorateur.
Dévot fervent, qui rend hommage à .son sauveur...
[Il met un l’cnou à terre et incline son front sur la main
que Marguerite lui abandonne. Une pause).
Reléve-toi, dit Marguerite, je n’ai fait <jue ce à quoi
mes sœurs et moi somines tenues, de par le rôle que notre
Destin nous force à faire dans ce pays.
Ce pays, riposte Faust, je ne le connais pas. Quel
est-il ? Etonnement de Marguerite (jui taxe de barbare
qui peut ignorer encore Chritcl-duyon.
Eaust.
Châtel-Guyon !... C’est là que nous sommes ?
Sans doute !
Apprends donc de ma bouche à le conuaitre... Écoute !
BALLADE CH ATEL-QUYONNAISE (i)
C’est le l’aradis sur la terre ;
Tout y rc.spire la gaîté.
Ici point de joie éphémère ;
C’est le Paradis sur la terre.
Tantôt gracieuse ou sévère,
I^a Nature est toute en beauté,
Dans ce J’aradis de la terre
Où tout respire la gaîté.
P'rais bosquets, somptueux parterres.
Verts gazons, tapis velouté
Dérident les mines austères.
Frais bosquets, somptueux parterres,
J aillis eu gerbes florifères.
Proclament la fécondité.
Frais bosquets, somptueux parterres.
Verts gazons, tapis velouté.
Des Sources le divin mystère
Apaise pour l’éternité.
Toute peine lourde ou légère.
Des Sources le divin mystère.
Aux êtres contristés naguère
Apporte la félicité.
Des Sources le divin mystère
.S’accomplit poiir l’éternité.
C’est le Paradis sur la terre.
C’est le Temple de la Santé;.
Sur son seuil meurt toute misère ;
C’est le l’aradis sur la terre.
Il s’ouvre, et la douleur amère
Y fait place à la volupté.
C’est le Paradis sur la terre,
C’est le Temple de la Sauté.
Fax^ST.
Et de ce Paradis, quelle est la bonne fée ?
Toi, u’est-cc pas? Eh bien 1 mon âme est assoiffée
D’en savoir plus encor. Complète mon bonheur...
MARC.flîRI’l'K.
Comment le puis-je faire?...
Eu faisant les honneurs
A ton hôte ignorant de tou vaste domaine.
Allons le visiter...
JlARC.UKRI’riî.
C’est dit... Viens, je t’emmène.
Faust.
Et d’abord ici même?...
MarguKRITK {Avec charme et poésie).
Un coin du Parc ombreux.
Des fleurs, des arbres verts et feuillus, où nombreux,
(I) Mise en musique par M. le docteur I.ouis Dssiofciirs. — ■
Voir la musique pape SqS.
Des oiseaux dans leurs nids font l'amour à toute heure,
I/ibres, insouciants... Si peu (pie tu demeures.
Jlésaiigcs, rossignols, fauvettes et piinsons.
Charmeront ton oreille au bruit de leurs chansons.
Aimes-tu les oiseaux, dis-moi?
Faust.
Je les adore...
Marguiîriïe.
Ici, ce ruisselet dont la rive se dore.
Aux reflets de Phtebus met comme une blancheur
Vaporisée, et tu goûteras sa fraîcheur.
Puis, par d’étroits sentiers tpie tapisse la mousse.
Tu gagneras des coins discrets où Fombre est douce
Pour rêver et dormir...
Pour rêver et dormir...
Perspective oubliée, et qui me fait frémir...
MAROt'KRiïE (Même jeu).
Mollement caressé par le confus murmure
Qu’émettent sourdement les voix de la Nature,
'l'u percevras, bercé d’étranges oraisons.
De doux bruissement des vertes frondaisons
Qui vibrent sous les doigts de la brise câline...
Faust {[.yrique).
Ah ! parle, parle encor. Ta parole est divine...
Dépeins-moi les plaisirs que je puis escompter...
Marc.uuritiî (.1 ffirmativc).
Tous, et plus cpi’il n’en faut pour te bien contenter...
Pas un jour qui ne soit marqué par une fête...
Kermesse, Gynikanma, lumineuse retraite.
Cortèges amusants, concerts haniiOniéilx.
Faust.
Ah I rien qu’eu t’écoutant, je me sens tout joyeux...
Marguerite.
Et ce n’est pas fini. Si la dame de pique
A pour toi (les attraits tout comme la musique.
Tu pourras à loisir lui taire un doigt de cour.
Un doigt?... Toute une main...
Marguerite.
Mais prends garde en retour
Qu’elle soit avec toi rude et capricieuse
Et calme d’un seul coup ton ardeur amoureuse.
Je saurai la séduire...
Marguerite.
oh ! ne te vante point...
Faust {F.ntendu).
Nous verrous bien... J’espère... et je connais un joint...
Marguerite.
A de fougueux coursiers si plutôt tu préfère
Confier liardiment ta fortune contraire.
Tout près d’ici, je sais un lieu discret et clcis
Où courent sans arrêt de beaux petits chevaux...
P'aust.
Faites vos jeux, Me.ssieurs... Rien ne va plus ...Je gagne...
Marguerite (Maternelle).
Entant, ne construis pas de châteaux en Espagne...
Faust.
Mais, en fait de château, quel est donc ce Palais
Que j’aperçois là-bas, blanc tout comme du lait?...
Marguerite.
Ce Palais, c’est, inoii cher, un bijou de Théâtre,
Coquet, où tour à tour, sérieux ou folâtres.
Des spectacles divers sont donnés... Fédora,
Romeo, Faust, Carmen, Mireille et cictera...
Faust.
Le Théâtre !... Je suis comblé, car j’en raffole.
Et pour un peu je danserais...
Marguerite.
I<a farandole...
Tu sauras y goûter le plaisir hors de pair
Qu’offre à ses spectateurs un Directeur expert,
Musicien fameux, et maestro célèbre...
— 641 —
J.-B. BAILLIÈRE et FILS, Editeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
BROUARDEL et GILBERT
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TRAITÉ de MÉDECINE
de Thérapeutique
Publié en fascicules sous la direction de MM.
A. GILBERT
PHOFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
MEMBRE DE L’ACADÉMIE DE MÉDECINE
ET
L. THOINOT
FROFESSEUR A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
MEMBRE DE l'aCADÉMIE DE MÉDECINE
Avec la collaboration de MM.
Achard, Aubertin, Auché, Aviragnet, Babonneix, Ballet, Baizep, Barbier, Barth, L. Bernard,
Bezançon, Boinet, Boulloche, P. Carnot, Cartaz, Castex, Chauffard, P. Claisse, Claude,
Courmont, Cruchet, Dejerine, Deschamps, Dupré, L. Fournier, Gaillard, Gallois, M. Garnier,
Gaucher, Gilbert, Gcuget, Grasset, Gulart, Hallcpeau, Hayem, Herscher, Hudelo,
Hutinel, Jacquet, Jeanselme, Klippel, M. Labbé, Lancereaux, L. Landouzy, Lannois,
Laveran, Le -Fur, Le Noir, Lereboullet, Letulle, L. LevI, Lion, Marfan, Marie, Marinesoo,
Menetrier, Méry, Mlllan, Mosny, Netter, Parmentier, Pitres, Rauzier, Raymond,
Richardlère, Roger, Roque, Sainton, Sérieux, SIcard, A. SIredey, Surmont, J Teissler,
Thoinot, A. Thomas, Triboulet, Vaillard, Vaquez, E. WetI, Wldal, R. Wurtz.
1 . Maladies microbiennes en général, 6® tirage (272 pages, 75 figures noires et coloriées) .
2 . Fièvres éruptives, 4e tirage (255 pages, 8 figures) .
3 . Fièvre typhoïde, 5® tirage (240 pages, 16 figures) .
4 . Maladies parasitaires communes à l’Homme et aux Animaux (Tuberculose, morve, charbon,
rage, etc.). Nouveau tirage (566 pages, 81 figures) .
5 . Paludisme et trypanosomiase, 4® tirage {124 pages, 13 figures) . .
6. Maladies exotiques, 3® tirage (440 pages, 29 figures) . . .
7. Maladies vénériennes, 4® tirage (318 pages, 20 figures) . i .
8. Rhumatismes et Pseudo-Rhumatismes, 5® tirage (164 pages, 18 figures) _ - . l .
9. Grippe, Coqueluche, Oreillons, Diphtérie, 4® tirage (172 pages, 6 figures) . . .
10. Strepiococcie, Staphylococcie, Pneumococcie, Colibacillose, etc., 3® tirage .
1 1 . Intoxications, 2® tirage (352 pages, 6 figures) . . . .
12 . Maladies de la nutrition (diabète, goutte, obésité), 2® tirage (378 pages, 15 figures). . . . .
3 50
3 50
3 50
13. CaMCfiF (662 pages, 1 14 figures) . 12 »
14. Mo/adt'es de /aPeaw (508 pages, 180 fig). 10 »
15 Maladies de la Boucle, du Pharynx, etc., 2® tirage
(276 pages, avec figures) . 5 »
[6. Maladies de l'Estomac.
17. Maladies de l’Intestin, 2® tirage (501 pages,
79 figures) . 9 »
18. Maladiesdu Péritoine (324 pages, ûg.). 5 »
19. Maladies du Foie et de la Rate.
20. Maladies des Glandes salivaires et dit Pancréas
(342 pages, avec 60 figures) . 7 »
21. Maladies des Reins (462 pages, ytiiig.). 9 »
22. Maladies des Organes génito-urinaires, 3® tirage
23. Mal
24. Maladies des Artères et de l’Aorte (472 pages,
63 figures) . 8 »
25 . Maladies des Veines et des Lymphatiques. 4 »
Le Nouveau Traité de Médecine et de Thérapeutique
séparés, lormant chacun un tout complet, et constituant
26. Maladies du Sang.
27. Maladies du Nés et du Larynx (277 pages,
65 figures) . 5 »
28. Sémiologie de l’Appareil respiratoire (176 pages,
93 figures) . 4 B
29 . Maladies des Poumons et des Bronches (860 pages,
50 figures) . 16 »
30. Maladies des Plèvres et du Médiastin.
31. Sémiologie nerveuse (620 pages, 122 &g.). 12 b
32 . Maladies de l’Encéphale.
33 . Maladies mentales.
34 . Maladies de la Moelle épinière (839 pages,
420 figures) . 16 B
35. Maladies des Méninges.
36 . Maladies des Nerfs périphériques.
37. Névroses.
38. Maladies des Mttscles (170 pages) . 5 i
39. Maladies des Os.
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— IX —
CHRONIQUE MÉDICO-LITTÉRAIRE [Stiite)
BALLADE CHATEL-GUYONNAISE
l’oi-siE DU nr Gaston Duciiesne— Musique du d^ I<ouis
Wjnt.iw _ ^
Destouches Ah ! pour le coup, je sens, le long de ma
[vertèbre,
'->1^ f Passer comme un eourant de doux fris-
-■iv- J [somiemeiits...
Marguerite
ïu ne soupçonnais pas de tels amuse-
d „ [ments?...
J- Ci Jtaiht Jt
œ. . . .3.
- ^ ^ — >
_ ,
_ -r-rt.
ÏÏr~r-
- - J ?..
4 - -^ - ■ 2 c
=!':1^î;77A.t .“V
1/:^; 1-“
'î^i n ^ :7:^ :
:lj ly
li . ^
r ' li 1 ^fr)
^■- ;; - r:^r^— ir^ - ■
Je ne soupçonnais pas... Je l'avoue à ni
Je reste abasourdi... Je crois entendre u
De fée...
Où Fée et .Source ne sont cppune, où la
Des choses et des lieux n’a rien d’imagi-
Où grâce à la vertu de l’onde tutélaire.
Tout renaît à lu vie, à la joie, à l’amour...
• Ail ! cette onde, je veux m’en griser chaque
baisse-moi, laisse-moi déguster tou breu¬
vage.
Qui répara des ans l'irréparable outrage.
Cette chaude liciucur dont la limpidité,
Des vapeurs et les sels redonnent la santé,
Marguerite.
Abreuve-toi sans crainte et sans parcimo[
Des Sources la réserve est loin d’être tarie>
Kt voici justement mes sœurs cpii vers ces
Tes sœurs? Ft combien donc en as-tu,
[justes cieux !
Marguiîrite.
Des foules ! Sans compter la vénérable
[aïeule,
GUIlbKR, qui fît le tour du monde (c’e,st
[la seule
Qui voyage et trésloin porte notre renom),
Voici ï.ouise, Germaine, Yvonne, — c’est
[leur nom, --
Des mêmes, bonsE, Yvonne, Germaine.
entreui eu seine far la gauche
’à Vinoncé de leur nom).
(Continuant sans interruption).
Qui partagent ici ma tâche saisonnière
lît donnent aux humains leur âme tout
[entière.
P'aust.
Germaine...
Germaine
(S'inclinant comme pour une présentation).
Fraîche et douce au cœur des vieux
[Me.ssieurs.
bonite...
bouiSE (Même jeu).
Oui des enfants va ranimer les jeux.
Faust.
Yvonne...
Yvonne (Même ieu).
Vin mousseux qui frémit et pétille...
Marguerite (Triomphante).
Eh bien ! qu’en penses-tu? Sommes-nous
[bonnes filles?
Faust- (Admiratii).
Bonnes !... C’est trop peu dire, et veux-tu
[mon avis?
Tu n’exagéras point... Je suis au Paradis..^
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CHRONIQUE MÊDICO- LITTÉRAIRE {Suite)
SCÈNE VII
Ees mêmes, Méphisto.
SIkphisto {Descendant en scène).
Un Paradis complet, puisque même le Diable
Y tient son rôle...
PausT.
Et quel?...
MfCPHiSTo.
Un rôle indispensable,
Un principal emploi...
Maroueritr.
C’est notre founiis.seur.
De clients...
Faust.
Fournisseur?...
MÉPIIISTO.
Je suis le tentateur
Qui suggère aux humains les bonnes gourmandises
Des plantureux r^as, l'abus des friandi.ses.
Grâce <à <juoi s’enflamma leur tube intestinal.
Satan mène la danse et dirige le bal
Des Ventres obstrués et des Entéropathes...
Faust {Heconnaissant).
Mais il les sait aussi remettre sur leurs pattes...
J 'en sais bien quelque chose et je puis en parler
Certe, et je sms heureux de l’en congratuler,
Puisque c’est par ses soins que me fut révélée
Ea Source Jlarguerite et son onde salée.
llfPHiSTo {Ironique et gouailleur).
Oui, mais c’est là, mon cher, — fait exceptionnel, —
Une chose inouïe, un acte solennel,
Unique, et tel, vois-tu, qu’un Diable dans sa vie.
Ne peut recommencer, quoiqu’il en ait envie.
Sans avoir compromis sa réputation...
Margukwtiî {l'ièrement).
Qu'importe, et ipCa besoin vraiment Châtel-Guyon
Qidon le vante et le loue. Est-il un être au monde
Qui l’ignore aujourd’hui?...
{.lu t>uhlic).
J 'interroge à la ronde.
Allons, répondez-moi, Mesdames et Messieurs,
Qui ce soir accordez vos rires à nos jeux...
Votre présence ici le prouve ou... l’insinue...
I.aissez-nous vous y souhaiter la bienvenue...
De vœu que nous formons à votre intention
C’est que chacun de vous trouve à Châtel-Guyon
Ce que trouva le Faust de notre allégorie...
Ea jeunesse éternelle et la forte énergie...
Si ce vœu s’accomplit, vous nous applaudirez.
Et comme Marguerite, en partant, vous direz :
Marguerite.
C’est le Paradis sur la terre,
C’est le 'l'emple de la sauté.
Sur son seuil meurt toute misère.
C’est le Paradis sur la terre ;
Il s’ouvre, et la douleur amère
Y fait place à la volupté.
C’est le Paradis sur la terre,
C'est le Temple de la santé !
Rideau
CHRONIQUE DES LIVRES
L’Immunité, parle D'Hans Mucii.
(/ mmun itdtsvisse nscha ft) . tViirtz-
bourg, 1911.
Dans ce livre, l’auteur envisage
les différentes méthodes pour obte¬
nir l’immunisation active et pa,ssive
dans la plupart des infections. Des
développements théoriques .sont con¬
sacrés à l’étude des anticorps ; mais
ce qui contribuera le plus à assurer
le succès de l’ouvrage, ce sont les
applications de ces données au dia¬
gnostic des infections. On retrouve
ici la technique et les résultats des
réactions agglutinante, précipitante,
de la déviation du complément, etc.
réactions dont le praticien ne saurait
se dé.siutéresser aujourd’hui. De nom¬
breuses figures explicatives illus¬
trent le texte, et en facilitent la com¬
préhension.
C. DopTER.
Conférences d’hygiène prati¬
que et d’hygiène scolaire, par
le D' Roger HyverT. lyu,
2“ édition, Maloinc, édit, à Paris.
Ee D' R. Hyvert publie sous ce
titre une série de chapitres du plus
haut intérêt conceniant l’hygiène
scolaire et la préservation contre
les affections es plus réimndues. Il
a fait œuvre utile pour les médecins,
les chefs d’institution et aussi pour
les chefs de famille qui doivent tous
collaborer à la santé de la collecti¬
vité. Ils trouveront dans ce livre
toutes les indications et les rensei¬
gnements indispensables dont ils
pourront avoir besoin.
C. Dopter.
CURIOSITÉS
« Chaque peuple a les charlatans qu’il mérite ». —
Telle est la réflexion qu’inspire à la Tlierap. Runds-
schau, l’histoire suivante qu’elle raconte :
Un rebouteur très en vogue en Allemagne avait été
condamné à quatorze mois de prison pour avoir fait de
l’exercice illégal de la médecine, de connivence avec un
peintre eu bâtiment. Or, une pétition couverte de plus de
trois mille .signatures a été adressée à S. M. l’Empereur,
pour lui demander la grâce du délinquant. Une «mserip-
tion ouverte en faveur de celui-ci a produit, en peu de
temps, plus d’un millier de francs.
Cette histoire n’a rien pour surprendre, pour qui connaît
tant soit peu l'Allemagne où le charlatanisme est encore
plus répandu qu’en France et plus difficile à réprimer,
en attendant qu’une loi, actuellement en projet, vienne
rendre aux médecins allemands la lutte plus facile.
Dans notre pays, cependant, on a constaté, à l’occasion
de l’affaire de l’Institut Jlaun {Paris Médical y a fait
allusion), que le charlatanisme peut trouver des sympa¬
thies, même parmi les « intellectuels ».
Un mot de Rabelais. — Un jour Rabelais a.ssistait au
dîner du cardinal du Bellay comme conseiller. On servit
une caille rôtie sur laquelle l’Eminence allait se pré¬
cipiter mais le médecin frappant .sur le bord du plat du
bout d’une baguette : « Durissinnr digestionis » , dit-il. Ee
cardinal qui aimait sa santé et qui avait pleine foi aux
assertions de son médecin, fit promptement enlever le
plat. Rabelais se le fit ensuite servir, alors le prélat :
« Comment, Rabelais, vous m’avez dit que la caille est
d’une digestion difficile et vous eu mangez? — ■ Pardon,
Jlonscigneur, je n’ai nullement parlé de la caille, mais du
plat sur Icqxiel j’ai frappé. »
— 545 —
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- XIII -
LES GRANDS MÉDECINS
CORVISART (1755-1821)
CoRViSART ! Ce nom seul a comme une résonance de
gloire, d’une gloire qu’ii ne faudrait pas prendre tout
d’abord pour le simple écho, quoique toujours vibrant,
de la gloire enveloppante de notre premier lîmpereur,
dont CORVISART fut le premier médecin. Car Jean-Nicolas
Corvisart-Desmarets fut grand par lui-même, avec
séparait pas la clinique de l’anatomie pathologique; De
sedibus et causis morborum pey signa diagnostica inves-
tigaiis, et per anatomen confirmatis (ilémoire à l’Institut)'
S’il ne tut pas l’inventeur de la méthode de percussion,
qu’il tenait d’AvENBRUGGER (i722-i8o9),_de Vienne, par
contre il la perfectionna au plus haut point ; de même qu’il
s'eu fallut de peu qu’il ne découvrît l’auscultation dont
le père fut son illustre élève LaënxEC.
cette particularité, c’est qu’il le fut doublement, et Les cours faits par CoRviSART à la Charité, dans l’ani-
comme médecin et comme homme. phithéâtre tel qu’il existe encore et qu’il obtint et inau-
Son enfance n’a rien d'extraordinaire ; elle n’offre pas gura en 1799, attiraient une foule d’auditeurs. Sa parole
cette précocité brillante qui étonne, et qui promet un peu était entraînante, au point que DupuyTREn disait de
plus souvent qu’elle ne tient. Le jeune ardennais, né lui : « Quand il s’élève à des considérations générales on
à Driancourt (près Vouzier.s) , croirait entendre parler par
sa bouche le Dieu même de
la médecine ».
CORVISART a laissé un livre
(pii est le premier ouvrage
important sur la matière :
lissai sur les maladies-ct les
lésions organiques du cœur et
des gros vaisseaux (1806). On
lui doit en outre des traduc¬
tions, d’AvExlîRUGGER (sur
la percussion), et de ST01.E
(1742-1788) {aphorismes).
En 1797, il fut nommé pro¬
fesseur au Collège de France,
puis devint médecin du Gou¬
vernement (1799) et enfin
médecin de l’Empereur, lequel
le fit baron eu 1805. Cette
même année CorvisarT, dé¬
bordé par ses obligations de
toutes sortes, démissionna
comme professeur de Clinique,
en abandonnant pour la fon¬
dation d’un prix sou traite¬
ment de professeur qui lui
était maintenu comme indem¬
nité de retraite. Il fut élu
membre de l’Institut en 181 1.
Sous une enveloppe plutét
mélancolique et rude, bien
que clairsemée çà et là d’ac¬
cès de bonne humeur où pé¬
tillait un esprit prompt et
incisif, CoRViSART laisse le
.souvenir d’un grand et beau
caractère. FERRUS raconte,
qu’appelé pour la première
deux hommes supérieurs dont fois auprès du premier Cou-
il devint l’ami : ce furent N. Gorvisaiit. sul, CorvisarT dit avec tris-
DESAUET et Antoine PETIT. Collection du D’ Courcoux (ij. tesse au cours de route, à
DëSAUET voulut attirer CoR-
VI.SART vers la chirurgie, mais celui-ci préféra la médecine,
et sa renommée déjà bien assise le fit choisir pour suc¬
céder à DESbois de RociiEFORT à l’hôpital de la Charité,
puis pour y occuper la première chaire de clinique interne,
l’année même où, après la suppres.sion de l’ancienne
Faculté par l’A.ssemblée législative (1792), la Convention
décida de créer à Paris une « l^cole centrale de Santé »
(■795)-
CorvisarT, qui s’était préparé à l’enseignement cli¬
nique depuis 1789, monta vite à une grande réputation.
Ce n’était pas à proprement parler un doctrinaire, bien
qu’on doive considérer CorvisarT comme le promoteur
de l'organicisme dont Rostan nous a laissé les articles
de foi. Mais quel inerveillepx technicien 1 II mit sur pied
la sémiologie qu’il perfectionna par l’affinement des sens,
celui qui l’accompagnait : « Je
ne sais pas ce que je gagnerai à cette visite, mais j’y
perdrai assurément ie plus précieux des biens, la liberté ».
Plus tard, NapoeIcon ayant voulu offrir une faveur à un
mèmbre peu fortuné de la famille de son médecin,
celui-ci refusa, ajoutant qu’il « mangerait son dernier
écu plutôt que d’accepter pour .son parent une place
dont il le connaissait peu propre à remplir les devoirs ».
Napoléon fut interloqué : « En connaissez-vous beau¬
coup comme celui-là î » dit-il à son Ministre.
Après la chute de l’Empire, CorvisarT, fidèle à ses opi¬
nions et à ses amitiés, se retira à la campagne, dans une
sorte de captivité volontaire, isolé de tout et de tous,
attendant philosophiquement la mort do t il avait i éjà
senti plusieurs fois l’étreinte, Eile le délivra le 18 sep¬
tembre 1821, comme elle délivra cette même année
au point d’obtenir par la seule percussion, des diagnostics l’autre captif, Napoléon.
surprenants, et vérifiés par l’autopsie. CorvisarT ne Df Horn
(1) Tous nos rcmerciemer.ts au Dr Courcoux qui a bien voulu mettre à notre disposition ce portrait de Corvisart.
— 547 —
Dissout 92 /o des Composés
de l’Acide urique
Réduit tes Déchets uratiques
(en stimulant l’activité hépatique)
par l3 Citrate de Soude à l’ètat naissant.
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aOUTTE8(âOgoutteséquivaientftO,05d’Heotine). ««.«i— — .. „ l-
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Injecter une ampoule par jour pendant 10 à 15 jours ( pendant 10 à 15 jours.
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— XIX —
DIÉTÉTIQUE
BOISSONS
ANTIDIARRHÉIQUES
Ou boissons constipantes, ou d’une
façon générale, boissons qui ména¬
gent l’intestin. Ces boissons sont
également nutritives, et si je les note
comme antidiarrhéiques, c’est que,
par leur emploi, le médecin se pro¬
pose d’abord de calmer l’intestin.
Eau albumineuse. — Boisson ali¬
mentaire qui ménage l’intestin. On
la prépare avec de l’eau bouillie,
refroidie et aérée, soit :
I tasse ou 250 centimètres cubes d’eau.
I blanc d’œuf.
Battre lentement pendant 10 mi¬
nutes et passer à travers tm linge.
Aromatiser, suivant l’avis du méde¬
cin, avec une cuillerée à bouche de
sucre en poudre, ou 2 cuillerées à
café (10 centimètres cubes) de co¬
gnac, vin, jus de citron, ou avec de¬
là saccharine.
Eau de riz {grains de riz).
150 grammes grains de riz.
1 litre d’eîiu.
Baver d’abord le riz. eu le mettant
dans 1/4 de litre d’eau froide qu’on
porte lentement à une température
voisine de l’ébullition. Décanter et
faire égoutter. Renverser un litre
d’eau sur le riz ainsi lavé et gonflé,
et faire bouillir lentement et en vase
clos. Ajouter de l’eau, au besoin,
pour maintenir le volume de un litre.
Passer à travers un linge préalable¬
ment lavé à l’eau bouillante. Admi¬
nistrer cette boisson chaude ou
froide, suivant l’avis du médecin.
Eau de riz (farine de riz).
20 grammes de farine de riz.
I litre d’eau.
Délayer d’abord la farine dans
1/4 de litre d’eau froide, et verser le
mélange dans les trois autres quarts
de litre d’eau qui bout. Maintenir
l’ébullition lente pendant 10 mi¬
nutes en ajoutant d’autre eau, s’il
y a lieu, pour avoir la totalité d’un
litre.
Décocté de myrtilles.
125 grammes de baies de myrtilles.
50 — de sucre.
I litre j/4 d’eau.
On connaît ces petites baies bleu-
pourpre, d’une saveur acidulée agréa¬
ble, et qui sont les fruits d’un petit
arbuste à feuilles de buis ou de
Baver les baies et les faire macé¬
rer une heure dans l’eau froide.
Ensuite faire bouillir lentement
pendant une heure. Ajouter le sucre
et passer au tamis le crin. Sur avis
du médecin on peut augmenter
l’action astringente de cette bois¬
son par l’addition de 3 à 4 cuil¬
lerées à soupe de vin rouge (contient
du tanin).
Décocté de myrtilles au riz.
100 grammes de baies do myrtilles.
20 — de grains de riz.
50 grammes de sucre.
Baisser macérer les l)aies dans l'eau
froide pendant une heure. Baver
et faire gonfler le riz avec un pen
d’eau qu’on déverse. Verser le riz
lavé et égoutté, dans le macéré de
myrtilles. Faire bouillir le tout,
lentement, pendant ime demi-heure
et ajouter le sucre. Passer au tamis
de crin.
Décocté d’orge ou de sagou.
50 gr. de gruaux d’orge ou de sagou.
I litre 1/2 d’eau.
Baver les grains avec un peu d’eau
tiède, puis les verser dans l’eau
froide qu’on porte peu à peu à l’ébul¬
lition, laisser bouillir lentement
pendant deux heures pour un litre
de boisson. Passer. .
Décocté d’arrow-root ou de salep.
50 grammes d’arrow-root ou de salep.
I litre 1/2 d’eau.
Baisser l’arrow-root ou le salep
en contact pendant 10 minutes avec
un peu d’eau froide. Faire bouillir
lentement pendant une demi-heure
avec le reste de l'eau. Ou peut, sur
avis du médecin, ajouter à cette bois¬
son du sucre ou du vin.
Décocté de graines de lin.
I aiilleréx- à soupe de graines de lin,
I litre d’eau.
Bien laveries semences qu’on sèche
bien avec un linge pour les écraser
ensuite, un peu, à l’aide d’un rou¬
leau de bois. Faire bouillir lente¬
ment pendant une demi-heure et
passer. Aromatiser au besoin avec
jus de citron ou cognac ou sucre, sur
avis dii médecin.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
PRÉPARATIONS DECAFÉINE(i)
Cachets.
Caféine . o«,io
Exalgine . o'^io
Phénacétine . o‘f.20
Bichlorhydratedeipiininc .. o“'',3o
Antipyrine . oit',40
Pour I cachet, i ou 2 dans les
vingt-quatre heures, dans les grippes
algides.
Potions.
Caféine .
Beuzoate de soude
Vanilhne .
Sirop de tulu .
Eau .
(i) Alfred MaiiTiNiîT, m Les MMica-
ments usuels.
F. s. a. une potion pour enfants ;
o«r,i5 centigrammes p.ir cuiller à
.soupe, I à 2 par jour siiiv.ant l’âge.
Ou bien :
Sulfate de strychnine . o”,o2
Caféine . \
Benzoate de soude . ( iîn 2 gr.
lodure de potassium . )
.Sirop de polygala . 60 —
Eau distillée : q. s. pour 150 centimètres
Deux milligrammes de strychnine,
0,20 centigrammes de caféine, de
benzoate de soude, d’iodure de potasr
.sium par cuiller à soupe ; 2 à .4 cuil¬
lers il soupe dans les vingt quatre
heures.
Cette potion peut convenir aux
bronchitiques, einphysémnteuy, pré¬
sentant (les ]>hénomènes de défail¬
lance cardiaque.
Solution.
Caféine . 2 '■'■',05
Beuzoate de soude. . 3 gr.
Jian distillé-e bouillie et refroidie, q. s.
(environ 8 gr.)
F. s. a. Pour obtenir 10 grammes
de solution pour injections hypo¬
dermiques (à 25 centigrammes par
centimètre cube).
(Codex.)
— 553 —
tii(;s sous la forme d’éltigants portefeuilles, pou-
faoilcment mis dans la poche, cos trousses ren¬
ies tubes et ampoules à, réactifs nécessaires pour
opération d’analyse. Elles permettent, on deux
avec quelques gouttes d’urine, d’être très exacte-
imes à faire l'éloge de leur commodité et do leurs
£ résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
nsultation, elles donnent au praticien la facilité
imédiatement renseigné sur la composition de
de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé-
10 qui convient. En outre, elles lui rendent
généralisables les analyses urologiques, domou-
u’ici le monopole des pharmaciens,
nart, on raison de leur utilisation extrêmement
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
simple, l’achat do cos trousses sera consedle avec grand
profit aux malades eux-mêmes, qui pourront de la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, dos varia¬
tions do composition do leurs urines. Il leur sera dès lors
loisible de surveiller do très près leur alimentation,
de contrôler l’inlluenco de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux dès que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à tous
égards, comme de très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors do l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix: chaque analyse revient à environ 0 fr. 25.
Ces trousses existent sous trois modèles dilféronts :
1* TROUSSE INDEX “ L,a Oosurine”, destinée h
rechercher si l’urine renferme ou non de l’albumine ou du
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ”, destinée à doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3» TROUSSE O •• La Oosuriaet ’’ destinée à doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix do chaque trousse est do 5 francs (franoo 5 fr. 30).
— Ampoules do renouvellement : la boite de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite do 20, 4 fr. 75 (franco : 5 francs).
— Remise do 15 p. 100 à MM. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes do renseigne¬
ments à, la Société LA DOSURINE, 10, rue Charlemagne,
— XXI —
LA THÉRAPEUTIQUE D’HIER ET CELLE DE DEMAIN
Par A. BUISSON _
Docteur en Pharmacie, lauréat de l'Académie de médecine.
I/a thérapeutique n’a pa.s écliappé à cette fièvre de
nouveautés qui se fait sentir dans toutes les branches des
sciences médicales.
Chaqâe jour la synthèse crée tm produit nouveau dont
les propriétés physiologiques ont été entrevues avant'
.son obtention, chaque jour la matière médicale s’augmente
de végétaux exotiques aux nombreuses vertus.
Aussi le temps ne suffit plus à la sélection, le médecin,
le tliérapeute, doit lui-même séparer le bon grain de
l’ivraie. Un eréserve absolue pour les nouveautés peut le
faire déchoir quelquefois auprès de sa clientèle, et le priver
souvent d’agents utiles, mais il doit cependant être très
prudent dans l’augmentation de son arsenal thérapeu¬
tique, d’autant plus qu’il ne la fait le plus souvent qu’en
remplaçant im médicament qui a conquis ses lettres de
noblesse, par un autre dont on ne connaît guère que les
avantages.
Ue récent Codex, qui à un autre point de vue sur lequel
nous reviendrons prochainement a été critiqué, a en cela
gardé la juste mesure. Supprimant quelques préparations
véritablement tombées en désuétude et ne répondant
plus à un véritable besoin, il a donné par contre son es¬
tampille officielle à quelques nouveaux produits ayant
fait vraiment leurs preuves.
Quelquefois il s’est contenté de moderniser, soit la pré¬
paration, soit la composition du médicament, donnant
ainsi satisfaction aux amis du progrès sans priver le mé¬
decin d’un remède auquel il est habitué.
Il en a été ainsi pour une de nos plus anciennes pré¬
parations galéniques, le << Baume Tranquille », dont la
création remonte au xvil" siècle.
Non seulement dans notre nouvelle pharmacopée la
formule et le procédé de préparation du « Baume Tran-
qitille » sont complètement modifiés (substitution des
plantes sèches aux plantes fraîches), suppression des
feuilles de nicotiane, etc.), mais encore l’état civil de ce
produit a été changé. Dans le Codex de 1884, le
« Baume Tranquille » était en effet désigné sous le nom
de « Balsamum Tranquillans», et il figure maintenant au
Codex de 1908, sous l’appellation de Huile de jusquiame
composée (oléum hyoscyami compositum) avec en sous-
titre « Baume Tranqijille ».
C’est que la nouvelle édition du Codex, sans contester
le moins du monde les propriétés calmantes de cette pré¬
paration, a voulu rappeler le nom de .son inventeur : le
Père Tranquille.
Le Père Aigiian, en religion l’ère Tranquille, faisait
partie des fameux « Capucins du Louvre », que Dionis
dans son « Cours d’opérations de chirurgie » traitait
dédaigneusement d ’empiriques.
David, pharmacien à Angers, cependant conteste cette
paternité et revendique pour l’abbé Rousseaxi « capucin
et médecin de Sa Majesté », la création du Baume Trau-
Pour cet auteur, le Père Rousseau, sa théologie faite chez
les capucins de Vendôme, fut envoyé comme missionnaire
dans les pays du Levant où il connut le Père Tranquille.
Tous deux gagnèrent à leur retour la confiance du Prince
de Coudé qui les présenta au Roi, et obtint pour eux une
pension de 1 500 livres, puis un appartement et un labo¬
ratoire au Louvre.
De cette collaboration naquit sans doute outre le
Baume Tranquille, lu Laudanum de Rousseau, l’Klixir de
propriété, l’Eau de la Reine de Hongrie, etc, remèdes
dont la vogue fut immense ainsi que le témoigne haute¬
ment pour le Baume Tranquille, Madame de Sévigné, qui
le 15 Décembre 1684, écrivait à sa fille ;
<< Je vous envoie ce que j’ai de plus précieux qui est
ma demi-bouteille de Baume Tranquille, je ne pus
jamais l’avoir entière, les capucins n’eu font plus ».
Les différentes et successives modifications apportées
à la composition du « Baume Tranquille » , entre autres la
suppression des crapauds dans sa préparation, ont sans
doute amoindri la valeur de ce remède « admirable
contre la peste et toutes les maladies vénéneuses et conta¬
gieuses », car il n’a pas conservé le succès d’autrefois.
Il reste employé cependant encore comme sédatif
externe de certaines manifestations douloureuses, associé
le plus souvent à une médication interne analgésique’
NOUVELLES
La « Maison du Médecin >>, • — L'œuvre de la « Maison
du médecin » a tenu son assemblée générale. Les
comptes ont été approuvés. La situation est prospère
et pleine d’espérance.
Ont été nommés membres du Conseil d’administration :
M. le Df PftDEBiDOU, sénatenr ; le Dr P. Revnier, chi¬
rurgien des Hôpitaux ; le Dr Mieian, médecin des Hôpi¬
taux ; les Dr- Cazin, Bé;Rir,i,oN, Laumonier, Bernard
(de Juvisy).
La « Maison du Dentiste » . — Nous avons la « Mai¬
son du Médecin », nous aurons la « Maison du Dentiste ».
C’est ce que nous apprend VA H dentaire, en précisant
que l’œuvre est fondée depuis novembre dernier, et a
pour but de créer, diriger et administrer une ou plu¬
sieurs maisons de retraite, de repos ou de santé, pour les
cliirurgiens-dentistes et les dentistes patentés, exerçant
légalement en France, et dans les Colonies.
— On signale de Berlin qu’un comité s’est fonné pour
ériger « la Maison des Dentistes allemands. »
Société française des espaces libres et des terrains de
jeux. — Tous ceux qu’intéressent à la fois la beauté et la
salubrité de nos grandes villes ainsi que l’avenir de notre
race apprendront avec plaisir la fondation d’une «Société
française des e.spaces libres et des terrains de jeux ».
Cette nouvelle. Société a pour but non seulement de
sauver où de créer, dans chaque ville, le plus d’espaces
libres possible, parcs, squares, etc., mais encore d’y
encourager par tous les moyens les jeux de plein air, si
nécessaires aux enfants et aux jeunes gens des grandes
agglomérations.
Son comité provisoire est ainsi composé. Présidents
d’honneur ; MM. J ules Siegfried, député, et d’Estour-
nelles de Constant, sénateur. Pré.sident, M. Hébrard de
Villeneuve, conseiller d’fîtat, président de l’Acadé¬
mie des sports ; vice-pré.sidents, MM. Georges Kislcr,
membre du Conseil supérieur des Habitations à bon
marché, et Ambroise Rendu, conseiller municipal ;
secrétaire général, Georges Rozet ; Secrétaire, M. Gaston
Ernest ; trésorier, M. Blais-Mousseron,
— 665 —
— XXII —
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- XXIII -
NOUVELLES {S^^ite)
Le recensement en Autriche-Hongrie. Les résul¬
tats définitifs du recensement du 31 décembre 191O)
effectué simultanément eu Autriche, en Hongrie et eu
Bosnie-Herzégovine, sont maintenant connus. La popu¬
lation totale civile pour la monarchie austro-hongroise
e.st de SI 314 271 habitants.
Autriche ; 28 567 8g8 habitants, en augmentation de
2417 igo, soit de g, 2 p. 100 sur les résultats du 31 décem¬
bre igoo ;
Hongrie : 20 850 700 habitants, en augmentation de
I sgô 000, soit de 8,3 p. 100 sur les résultats du 31 décem¬
bre igoo ;
Bôsnie-Herzégoviue : i 895 673, en augmentation de
327 581, soit de 30,8g p. 100 sur les résultats de 1895,
dernier recensement.
Le prix de Jeanne Qrunbaum pour les infirmières. —
C’est à l’hôpital Lariboisière, sous la présidence de M. Me¬
sureur, directeur de l’assistance publique qu’a été
décerné le prix annuel Jeanne Grunbaum destiné à récom¬
penser trois surveillantes et cinq infirmières dont le dé¬
vouement aux malades a été particulièrement remarqué.
Nous donnons, grâce à l’obligeance de notre confrère
« Excelsior » qui a bien voulu mettre à notre disposition
ses documents, les photographies des infirmières lau¬
réates :
Au premier rang, les trois surveillantes :
Mmes Brabender, Lhomnie et Pelletier.
Au second rang, les cinq infirmières : Mmes Gendre,
Van Rhyn, Tricot, Pizaine et Bouriaux.
Une Ecole de médecine féministe aux Etats-Unis. —
Les États-Unis sont plus avancés que la France sous
le rapport des études médicales féminines. A Philadelphie
existe une École de Médecine et de Chirurgie d'où les
hommes sont soigneusement bannis.
Société de chirurgie. — Prix à décerner en 1911. —
Pkix Marjoun-Duvai.. — A nnuel (300 francs). — A l’au¬
teur (ancien interne des hôpitaux ou ayant un grade
analogue dans l’année ou la marine) de la meilleure thèse
de chirurgie publiée dans le courant de l’année 19 ii.
Prix Labokië. — Annuel [1.200 francs). — A l’auteur
d’un travail inédit .sur un sujet quelconque de chirurgie.
Prix Dubreuh. — A nnuel (400 francs). — Prix destiné
à récompenser un travail sur un sujet d’orthopédie.
Prix Ricord. — Bisannuel (300 fraiic.s). — A l’auteur
d’un travail inédit sur un sujet quelconque de chirurgie,
• ou d’un mémoire publié dans le courant de l’année et
n’ayant pas été l’objet d’une récompense dans une autre
société. Les manuscrits peuvent être signés.
Prix Demarquay. ■ — Bisannuel (700 frauc.s). — Sujet
à traiter. De la transplantation ou anastomose des nerfs,
manuel opératoire et résultat.
Prix Gerdy. — Bisannuel (2.000 francs). — Sujet à
traiter ; De la sporotrichose au point de vue chirurgical.
Les manuscrits destinés au prix Laborie, au prix Gerdy
et au prix Demarquay doivent être anonymes et accom¬
pagnés d’une épigraphe reproduite sur la souscription
d’une enveloppe renfermant le nom, l’adresse et les titres
du candidat. Les travaux des concurrents devront être
.adressés au secrétaire général de la société nationale de
chirurgie, 12, rue de Seine, Paris, avant le P'' novembre
igii.
Un conflit à Bruxelles. — Un conflit entre la Com¬
mission des Hospices et le corps universitaire (professeurs
et agrégés)s’est élevé, depuis quelques semaines, au sujet
des nominations de chefs de service des hôpitaux. Une
question mal interprétée par l’administration a amené
la suspension de leurs fonctions de praticiens éminents.
Et comme toujours la politique s’en mêle, les malades en
pâtissent largement.
Les stomatologistes belges. • — Ils se proposent d’a.ssistcr
nombreux au prochain congrès français (juillet-août 191 1).
Ils out constitué un comité spécial sous la présidence du
D'' Oury, de Liège. Le secrétaire général eu est le D’’ Al-
laeys, rue Neuve, à Anvers.
Les nouveaux statuts de la Société de biologie. —
I.a Société de biologie vient de modifier ses statuts.
Ou sait que, par une combinaison très ingénieuse,
fhacuu de ses quarante membres devient au bout de
neuf ans membre honoraire, et est remplacé comme titu¬
laire par un membre nouveau. Cette disposition assure
un minimum de quatre à cinq élections par an, et permet
à la Société de rester, tout en comptant parmi ses
membres les plus assidus des vétérans de la science, une
Société essentiellement jeune. Malheureusement, depuis
un demi-siècle, le nombre des biologistes s’est tellement
accru que la Société s’est trouvée en face d’un excès de
candidats de valeur ; elle a dû leur faire attendre plus
longtemps qu’elle n’aurait voulu leur admission, et s’est
trouvée dans l’impossibilité d’accueillir les jeunes dès
le moment où des travaux d’une certaine envergure les
lui signalaient. C’est ponr éviter à ces candidats une
longue et parfois décourageante attente que la Société a
décidé de porter à cinquante le nombre de ses membres
titulaires.
Il y a ainsi à prévoir un minimum de cinq ù six élec¬
tions par an. Dans un même esprit, le nombre des corres¬
pondants a été aussi augmenté.
La Société a modifié en même temps le règlement des
élections. Avec una commission de présentation de
six membres, tirée au sort, il arrivait que certaines bran¬
ches de la biologie se trouvaient pas momentanément
représentées. Avec le renouvellement par moitié, ou se
plaignait de trop peu d’esprit de suite dans les commis¬
sions successives. Ces inconvénients diminueront avec
des commissions de neuf membres, renouvelables par tiers.
On ne peut que féliciter la Société de biologie de ces
efforts pour conserver, après plus de soixante ans d’exis¬
tence, la plus précieuse de ses qualités : la J eunesse.
— 657
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- XXV -
Hôpitaux de Paris. — Concours
lE MÉDECIN DES HOPITAUX. —
iprcuve clinique. — Séance du 5
•vril. — MM. Auberthi, 15 1/2;
ioidin, 18 1/2 ; Ribadeau-Dumas,
9 i/a.
Séance du 8 avril. — MM. Ra-
iiond, 17 1/2 ; Dreyfus-Rose, 18 ;
Éœdericli, 17.
Concours de chirurgien des
HOPITAUX. — Lecture. — Séance du
5 avril. — MM. Kendirdjy et Heitz-
lîoyer, 23 ; Hallopeau, 25.
Séance du 7 avril. — MM. Moc-
quot, 27; Capette, 25; Okinczyc, 27.
Séance du 10 avril. — MM. Sau¬
vé, 27 ; Cernez, 25 ; Martin, 23 ;
Cauchoix, 26.
Da première séance d’épreuve cli¬
nique est fixée au lundi 24 avril, à
cinq heures, à l’hôpital Xecker.
MM. les candidats admis à subir
l’épreuve clinique .sont prévenus que
les hôpitaux : Hôtel-Dieu, Necker,
Beaujon, Dariboisière, leur sont con¬
signés pendant la durée du concour.s.
Sont déclarés admissibles :
MM. Desmarest, Grégoire, Mathieu
(Paul), Sauvé, Okinczyc, Mocquot,
Cauchoix, Hallopeau, Cernez, Pi-
quand, Capelle, Gasue, Mercadé,
Martin, Marcille, François (Ray¬
mond), Kendirdjy, Heitz-Boycr.
Concours d’opiitalmoi.ogiste
DES HÔPITAUX. — De jury est pro¬
visoirement composé de MM. de
Dapersonne, Morax, Rochon -Duvi-
gnaud. Terrien, Rieffel. Jlichon et
Variot.
Concours d’accoucheur des hô¬
pitaux DE Paris. ■— l’n concours
pour la nomination à une place d’ac¬
coucheur des hôpitaux de Paris sera
ouvert le lundi 1 1; mai 191 1 à midi.
Des candidats se feront inscrire
au service du personnel de l’admi¬
nistration (Bureau du Pensonnel
médical) de dix heures à trois heures
du iij avril au 29 avril 1911.
Concours de dentiste adjoint
DES HOPITAUX DE PARIS. — Ull con¬
cours pour la nomination à deux
places de dentiste adjoint des hôpi¬
taux de Paris sera ouvert le lundi
22 mai 191 1, à midi.
Des candidats se feront inscrire
au service du personnel de l’admi¬
nistration de l’assistance publique
de dix heures à troi.s Iietires du
19 avril au 8 mai 1911.
Concours de Médecin de J’assis
tance médicale. — Epuuve clinique.
— Séance du 6 avril. — .MM Carret]
24; Coriat, 20; Jaiiiu. 24.
Séance du 8 avril. — MM. Streiff,
lô; Vermorcl, 21; Impuy, 26.
LA VIE MEDICALE
Séance du 1 1 avril. — MM. Rouj-er
(Émile), 28; Nogier, 25; Cesseu, 25.
Hôpitaux de Province. — Dvon.
— De concours pour une place de
médecin des hôpitaux s’est terminé
par la nomination de M. le Dr Fro-
Dyon. — De lundi 26 juin 1911,
à huit heures du matin, il sera
ouvert un concours public pour la
nomination àlextcrncs des hôpitaux.
De nombre des externes à nom¬
mer sera fixé, à la fin du concours.
Ce concours aura lieu à l’Hôtel-
Dieu, devant un jury médical, pré¬
sidé par un membre du conseil
d’administration des hospices. Il
comprendra trois épreuves :
Première épreuve : question d’ana¬
tomie topographique et descriptive
et de physiologie élémentaire à trai¬
ter par écrit ;
Deuxième épreuve : description
des symptômes essentiels d’une mala¬
die de chirurgie et de médecine à
exposer de vive voix ;
Troisième épreuve : épreuve orale
et épreuve pratique de petite chi¬
ites candidats devront se faire
inscrire à l’administration centrale
des hospices, passage de l’Hôtel-
Dieu, n" 56, tous les jours non férié-s,
de neuf heures à onze heures, et de
trois heures heures à cinq heures. De
registre d’inscription sera clos le
I O juin 1 9 1 1 , à onze heures du matin.
VerSAIDDES. — De 10 mai 191 1, à
neuf heures du matin, il sera ouvert
un concours public pour la nomina¬
tion de deux internes en médecine.
Des intenies sont nourris, logés,
chauffés et éclairés ; ils reçoivent,
en outre, un traitement annuel de
360 francs pour la première et la
deuxième année ; de 500 francs pour
la troisième et la quatrième année.
Un prix annuel de 100 francs
(fondation de Bizy) et un prix bien¬
nal de 600 francs (fondation Des¬
pagne) ont été institués eu faveur
des internes les plus méritants.
Des élèves de troisième et qua-
jrième année d’études médicales
peuvent faire, comme internes à
Versailles, le stage hospitalier exigé
par la l^aculté de médecine.
De registre d’inscription .sera clos
le samedi 6 mai 191 1.
Anger.s. — M. Brin, chirurgien-
adjoint des hôpitaux, est nommé
chirurgien de THôtel-Dieu.
M. Mârcau, chirurgien de l’Hôtel-
Dieu d’Angers atteint par la limite
d’âge, e.st nommé chirurgien hono¬
raire.
— 659 —
Nantes. — De concours de l’in-
temat s’est terminé par les no¬
minations suivantes :
Intenies titulaires : MM. Delibes,
Codet, Martin.
Intenie provisoire ; JD fsaffray.
Ministère de l’intérieur. — I,a
médaille d’honneur des épidémies a
été décernée aux personnes ci-après
désignées, en récompense du dé¬
vouement dont elles ont fait preuve à
l’occasion de maladies épidémiques :
Médailles d'argent. — JD le doc¬
teur Grivot (de Pari.s) ; JI. Cléret,
interne des hôpitaux de Paris.
Médailles de brome. — JIJl. les
docteurs Tocheport (d’Fxcideuil).
Arnal (de Saint-Mathieu-de-Tré-
viers) ; MJI. Villette, interne des
hôpitaux de Paris, et Curtil, interne
des hôpitaux de Dyon ; JIM. •ô.chard,
Bideaux, Cheyron, Parent et 'feisset,
externes des hôpitaux de Paris ;
Jllle Jlouret, MM. Rouvier, Gillet
et Jlartin, extenies des hôpitaux
de Dyon.
Facultés de médecine. — I.yon. —
JD le Dr Villard a été présenté,
en première ligne, par le conseil de
rUniversité, pour le cours de chi¬
rurgie expérimentale créé àlaFaculté.
Adger. — JD Amédée Fafont est
nommé, chef de clinique obstétricale.
Médecin inspecteur des écoles. —
JD Jlercereau est nommé médecin
inspecteur des écoles de la ville de
Paris et est affecté à la lo» circon¬
scription du XI X” arrondissement.
Banquet de l’internat. — De Ban¬
quet annuel des anciens Internes et
Internes en médecine des hôpi¬
taux de Paris aura lieu le >Samedi
29 avril à sept heures et demie, à
l’Hôtel Dutétia, 43, boulevard Ras-
pail, sous la présidence de JI. le
D' JIONPROFIT (d’Angers).
De prix de la souscription est fixé
à quinze francs pour les anciens
internes et à douze francs pour les
internes en exercice. Pour s’inscrire,
envoyer son adhésion fi JI. le Dr Ver-
chère, rue du Bac, loi, Paris.
Mariages. — Dr Pierre Déveque
médecin aide-major de pt' classe 1
Constantine et Jllle Andrée Girardat
fille du général. — Jllle Jladeleim
Chrétien, fille du professeur agrégi
à la Faculté de médecine de Nancy
et JI. Henry D'idiet, lieutenant d’ar
tillerie. — De Dr J ules Duranton, mé
decin-consultant à Vichy, et JI"
Odette Sorcel, sœur de l’interne de
hôpitaux de Paris. — JI. I,éopoh
Bermondy, fils du docteur, et JI'
Jeanne Osmont. — Le Dr Fernan
De Cointe, chef de clinique adjoint
la Faculté, et JI*'<‘ Suzanne Thére
Nécrologie. — JD le Dr Fre
Veuesœn, conseiller communal d’Ai
vers, décédé subitement au Gram
Hôtel. Il faisait partie de la délég
lion des édiles belges.
- XXVI —
SOMMAIRE du N° 18
A. Schwartz . — La gynécologie en 1911 {repue annuelle) . ^o3
Hartmann et Metzuer . — Les métastases ovariques des cancers digestifs . 409
Tlkh. r et de Rouville. — Cancer de l’utérus. Résultats éloignés des opérations et traitement du cancer inopér.ible 414
Sauvé . — La sécrétion interne de l’ovaire . . 422
Funck-Brentano . — L’obstétrique en 191 1 (/•et'ue annuelle) . 428
Faure . — Le séjour au lit des accouchées . . 432
Rossier . — L’éclampsie . 434
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpÿaux . 430
Libres propos : Les privilèges sociaux des improductifs, par le Dr PAULCAUNor . 111
Chronique scientifique : Les nouveaux wagons-ambulance des chemins de fer fédéraux suisses, par Sevarus. . V et Vil
Congrès des Journalistes médicaux français . IX
Les Cérémonies médicales : Le P"' Rocha Faria . IX
Silhouettes medicales : Le médecin homme politique, par le D' Pierre Maurel .
L'intermédiaire des médecins .
La Médecine dans l’Art : Le médecin de village, parlENiEBS .
Nécrologie : Le graveur Roty, par le D'' Jean Camus .
La Médecine humoristique .
Diététique et formules thérapeutiques .
Curiosités . .
Nouvelles .
La vie médicale . . .
Cours. Actes de la Faculté de médecine de Paris .
XI
XI
. XIII
. XllI
. XVII
. XIX
. XXI
\XIII
XXV
XXVII
SOMMAIRE du N° 19
Ch. Achard . — La séméiologie, son objet, sa technique . 439
Klippel et Chabrol. — Les complications pancréatiques de l’ulcère du duodénum . 444
Bitot et Petües _ — La diphtérie spasraogène sans extériorisation membraneuse . qSo
Jacoulet . — Un cas de fracture de l’omoplate chez l’enfant . 45 1
AcTUALtTÉs MÉDICALES. — Diabète surrénal et pancréas. — Psychothérapie. — Colotyphus et iléus paraly¬
tique. — Le traitement du typhus pétéchial par le sérum des convalescents de
cette infection . 453
Sociétés savantes.. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. —
Académie des sciences. — Société de chirurgie . 455
Libres propos : Les classes d’une heure, p.ar le Dr Aldert-Weil . III
Choses du jour : La présence des médecins aux duels . III
Chronique médico-artistique : Le salon des médecins, par Grey . V et Vil
La Médecine au Théâtre : F'ète de bienfaisance de la Jeunesse médicale . IX
Les cérémonies médicales : Leçon d’ouverture du Professeur Dejerine, par le D'' Jean Camus . XI
Les plaquettes médicales : Les médailles de Pasteur, par Roty et par Prudhomme, par le Dr Géry . XIII
La médecine humoristique . XVll
Diététique : Diététique comparée et pratique, par le D*' Derecq et Gallois . XIX et XXI
Formules thérapeutiques : Anesthésie locale . XXI
Chronique des Livres . XXIII
Nouvelles . XXV
La vie médicale . XXVII
Cours. — Thèses de la Faculté de Paris . XXVIII
Thérapeutique pratique : Un instrument nouveau . XXVIll
BROUARDEL, CHANTEMESSE, et MOSNY Misa en oente le 22 mars
TRAITÉ D’HYGIÈNE
Égouts et Vidanges - Ordures ménagères - Cimetières
Par les D'» CALMETTE, IMBEAUX, POTTEVIN
1911. I vol. gr. in-8. 568 pages avec 268 figures. Broché. ... 14 fr. Cartonné. ... 15 fr. 50
— XXVII —
COURS — CONGRÈS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur GubiîRT. — Samedis
15 et 22 mars. Il n’y aura pas de
leçons.
Samedi 29 mars à to h. i /2. Leçon
clinique sur l’ictère chronique splé-
nomégalique. — Les Mercredis à
10 h. 1/2, à partir du 26 avril pré¬
sentation de malades. Rédaction d’or¬
donnances.
15 Aoril, à 10 II. 1/2. — CuNiQUK
Ml'£DICAI.E INFANTILE (HoPITAI, DES
ENFANTS MALADES). — M. le Dr
Tixif:r. Diagnostic de la tuberculose
du nourrisson.
A quatre heures. — Le D‘' Voi¬
sin : Ponction lombaire et traite¬
ment des méningites.
18 Aoril, à 10 heures il 2. — cli¬
nique médicale infantile. —
M. le Dr ïixiER : Diagnostic et
traitement de la fièvre typhoïde.
A 4 heures. — M. le Dr Darré :
Diagnostic des laryngites aiguës.
18 Aoril, de 2 h. 1/4 à 3 h. 1/4 et
de 3 h. 1/2 à 4 h. 1J2.
Hôpital Saint-Antoine. — M. le
professeur Hayem, assisté de
MM. Bensamde, médecin des hôpi¬
taux, G. Rosenthal, Pater et
Agasse-LafonT, chefs de clinique
et de laboratoire.
Cours de technique clinique et
thérapeutique avec applications des
méthodes spéciales et nouvelles.
Tous les jours jusqu’au 2g avril.
19 Aoril, à 10 heures 1/2. — cli¬
nique médicale infantile. — M.
le Dr Paisseau : Rachitisme.
A 4 heures. — M. le Dr Mer-
klEN : Diagnostic et traitement des
pleurésies.
20 Aoril, à 10 heures 1/2. —
CLINIQUE Médicale infantile. —
ÜI. le Dr Nobécourt : Péricardites.
A 4 heures. — M. le Dr Voisin ;
Maladies de Hein-Médin,
2! Aoril, à 10 h. 1/2. — clinique
médicale infantile. — M. le Dr
Paisseau ; Purpuras. — Maladie
de Barlow.
A 4 heures. — M. le Dr MerklEn :
Pneumonie et broncho-pneumonies.
22 Aoril, à 10 heures 1/2. —
clinique médicale infantile. —
Le Dr NobéColtrt : Traitement des
cardiopathies.
A 4 heures. — Le Dr Voisin :
Diagnostic des tumeurs cérébrales.
111° Congrès de physiothérapie
des médecins de langue française. —
Ce congrès qui doit se réunir à Paris
à la Faculté de médecine, les '18, 19
et 20 avril sous la présidence de M.
Béclère, médecin de l’hôpital Saint-
Antoine, s’annonce comme devant
être une importante manifestation
scientifique.
Le volume qui contient les rap¬
ports sur les divers traitements
physiothérapiques du pied plat
douloureux, du fibrome utérin, de
l’entéro-colite muco-membraneusc,
de la syriugomyélie, va paraître et
sera incessamment envoyé aux
adhérents.
Une exposition qui comprendra
des radiographies, des photogra¬
phies, des planches histologiques,
et un bon nombre d’appareils, se
tiendra à la Faculté pendant la durée
du Congrès.
XIF Congrès français de médecine.
— Ce Congrès se tiendra à Lyon les
22-25 octobre 1911.
I. — Bureau du Congrès.
Président : M. le professeur Teis-
sier, associé national de l’Académie
de médecine.
Vice-présidents : JIM. le médecin-
inspecteur Polin, directeur de l’École
du service de santé militaire ; le pro¬
fesseur Weill, ex-pré.sident de la So¬
ciété médicale des hôpitaux de Lyon;
le doteur J. Audry, médecin hono¬
raire des hôpitaux, président de la So¬
ciété médicale des hôpitauxde Lyon.
Secrétaire général : Docteur Paul
Courmont, professeur à la Faculté
de médeciue, médecin des hôpitaux.
Secrétaire général adjoint : Doc¬
teur Fernand Arloing, agrégé à la
Faculté de médecine.
Trésorier ; Docteur A. Cade,
Rggiègé à la Faculté, médecin des
hôpitaux.
II. — Programme.
Dimanche 22 octobre. — Séance
d’ouverture du Congrès et réunion
des membres souscripteurs appelés
à voter les statuts de l’Association
des médecins de langue française.
Lundi 23 octobre, à 9 heures du
matin, première séance générale et
discussion de la première question.
Première question : Du coma dia¬
bétique.
Rapporteurs : MM. le professeur
R. I,épiue (Lyon), Introduction . à
l’histoire du coma diabétique ; les
professeurs Hugounenq et Morel
(Lyon), Chimie du coma diabétique ;
le professeur agrégé Marcel Labbé
(Paris), le docteur L. Blum, assistant
à la Clinique médicale de M. le pro¬
fesseur Moritz (Strasbourg), Histoire
clinique et thérapeutique du coma
diabétique.
Deuxième question : Du rôle des
hcmolysincs en pathologie.
Rapporteurs ; MM. le professeur
agrégé Georges Guillain et le .docteur
Jean Troisier (Paris), Exposé géné¬
ral du sujet; le professeur Nolf (Liège,
Les hémolysiues au point de vue
expérimental ; le profc.sseur Fer¬
nand IVidal et le docteur Pierre
Abrami, Les ictères hémolytiques
acquis. Rapports de l’hémolyse avec
la biligéuie extra-hépatique ; M. le
professeur Bar (Paris), Les hémoly-
lysiues de la femme enceinte.
Troisième question : Des diuré¬
tiques.
Rapporteurs ; MM. les professeurs
Henrijean (Liège), le professeur
Mayor (Genève), La diurèse et
les agents diurétiques ; le professeur
Pie (Lyon), Les médicaments diuré¬
tiques; le professeur Aniozan (Bor¬
deaux), Les régimes diurétiques.
Quatrième question : Epidémio¬
logie et prophyla.\-ie de la méningite
cérébro-spinale épidémique.
Rapporteur : JL le médecin-prin¬
cipal Rouget, professeur au Val-de-
N.-B. — JIJI. les membres du
Congrès, qui désireraient prendre la
parole sur les questions mises eu dis¬
cussion, ou faire une communi¬
cation sur un sujet original, mais ne
faisant pas l’objet d’un rapport
spécial, sont priés d’en informer le
plus tôt possible le secrétariat.
Adresser les communications à
M. Paul Courmont, secrétaire général,
33, rue Sainte-Hélène, Lyon.
V.-E.-M. 1911. — Le onzième
voyage d’études médicales aura lieu
du 28 août au ii septembre 1911
sous la présidence effective du pro¬
fesseur Landouzv.
Il comprendra les stations du Sud-
Est de la France : Vais, Montmi-
rail, Lamalou, Alct, I.a Pou-Saint-
Paul de-Fenouillet, Prats-dc-Mollo,
La Preste, .dmélie-lcs-Bains, Le
Boulon, Banyuls-sur-Mer, Molitg,
Le i’ernet, Thuès, Mont-Louis,
Pont-Romeu, Les Escaldes, Ax-les-
Thermes, Ussat, Aulus, Salies-dii-
Salat.
Réduction de moitié prix sur tous
les Chemins de fer pour se rendre
de .son lieu de résidence, au point
de concentration : Lyon.
Les médecins étrangers bénéficient
de cette réduction à partir de la gare
d'accès sur le territoire français.
Jlême réduction est accordée au
retour, de Toulouse à la gare qui
a servi de point de départ.
De Lyon à Toulouse, prix à for¬
fait : 350 francs, pour tous les frais ;
chemins de fer classe), voitures,
hôtels, transport des bagages.
Pour les Inscriptions et Rensei¬
gnements, s’adresser au Docteur
CARRON DE LA CARRIÈRE, 2,
rue Lincoln, ou bien au Docteur
JOUAUST, 4, rue Frèdéric-Bastiat,
PARIS.
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transmissibles par la peau, i vol. gr. iu-8 de 750 pages.
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deChirurgie oculaire. 30 planclu-s (45x107) avec texte. 8 »
Bocqitillon-Uimousin (II.). — Formulaire des Médicaments
nouveaux pour 1911. i vol. in-i8 de 352 pages, cart. 3 »
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miciue. — Machines de Récolte, i vol. in-i8 de 540 p., avec
300 fig. (Encyclopédie agricole). Broché, 5 fr. Cart... 6 »
Cousin et Serrp:s, profes.seurs à TKcole dentaire de Paris. —
Notions de Chimie, de Physique, de Mécaniqne et de Métal¬
lurgie dentaires. i vol. in- 18 de 300 pages avec figures^ car¬
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CuNÉo, profes-scur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris. —
Maladies des nerfs (Nouveau traité de chirurgie). 1 vol. gr.
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IJECKx et Van Perre. — Manuel de l’Infirmière, i vol. in-8
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Denaifpe. — La Cuscute. In.8, 114 pages . 2 »
UiEULAFfe, Merpin, BAUDET, DuvAL et Beéchoi'. — Maladies
chirurgicales de la Bouche et des Maxillaires (Traité de
stomatologie), i vol. gr. in-S de 444 p. avec 266 fig. Broché,
12 fr. Oirtonné . 13 50
iJiFFi-oTu (P.). — Agriculture généiule. Semailles et Récoltes.
3' édition, i vol. in-i8 de 530 pages avec 210 figures (Ency¬
clopédie agricole). ïlxaAiiih.Cxaionnt . 6 >
lisPANFrr. — La pratique de l'Homceopathie simplifiée. — Nou¬
velle édition, i vol. de in-i6 400 pages, cart . 4 »
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race bovine normande. In-8, 190 pages avec figures. . . e 50
Garoia (C.-V.). — Engrais, i vol. ln-18 de 500 pages avec
35 fig. (Encyclopédie Agricole). Br. 5 fr., Cart. 6 »
Gillet (H.). — Formulaire des Médications nouvelles pour
1911. 1 vol. in-i8 de 320 pages, cartonné . 3 »
Ginestous (K.). (R.). — Hygiène des Accidents oculaires du
travail. ln-8, 36 pages . i 25
Gley (K.), professeur au Collège de France, ineinbre de
l’Académie de Médecine. — Traité élémentaire de Physio¬
logie. I vol, gr. in-8 de 1190 pages avec 29S fig. 20 »
Gobekt (H.-J.) et Cagny (P.). — Le Cheval de Course. Éle¬
vage, hygiène, entraînement, maladies, i vol. in-8 de
5 10 ixigrâ avec 3g figures . 10 »
Grau. (Ch.) et Clarac. — Parapalndisme et Fièvres des Pays
chauds. (Traité de Pathologie exotique), i vol. in-8 de 340 pages
avec 25 figures. Broché, 8 fr. Cartonné . g 50
Guhxin (R.), directeur du laboratoire de la Société des Agri¬
culteurs de France. Analyses alimentaires. 1 vol. in-i8 de
480 pages avec 190 figures (Encyclopédie agricole). Brodié
5 fr. Cartonné . 6 *
IlALLopiCAU (II.), meinlire de l’Académie de Médecine et
Fol’üuet (Cu.). — Traité de la Syphilis. 1 vol. gr. ln-8 de
43(1 pages . 12 »
llBKzEN (V.). — Guide-Formulaire de Thérapeutique. 6» édition
mise en concordance avec le Codex de 1908. i vol. in-i8 de
1012 pages, relié maroquin souple . 10 »
JouziER (E.), profcsseiu: à l’École d’agriculture de Rennes.
— Registre de Comptabilité agricole. Registre in-folio oblong
de 52 feuilles, avec modèle cartonné . 10 »
— Législation rurale. 2° élf/f/o/I. i vol. in-i8 de 502 pages.
(Encyclopédie Agricole). UTociié, sfr. Cartemné . 6 *
Klein (P.), ingénieur agronome. — Météorologie agricole et
Prévision du Temps, i vol. in-i8 de 540 pages avec 105 figtures
(Encyclopédie agricole). liioché, sir. C&rtotmé . 6 »
I.ARUE. — Géologie, Hydrologie et Agronomie appliquées.
Lavallée de Beaulche (Yonne), gr. in-8, 197 pages. 5 »
I,ECENE (P.), professeur agrégé à la Faculté de médecine de
Paris. — Précis de Médecine opératoire. (Bibliothèque du
doctorat en médecine), i vol. in-8 de 315 p., avec 321 fig.,
cartomié . 10 »
Leclerc du Sablon, professeur à l’ Université de Totüouse.
— Traité de Physiologie végétale et agricole, i vol. in-8 de
610 pages avec 136 figures . 10 »
I,ÉGKAND. — Physiothérapie infantile. Menus et recettes de
cuisine diététique. Préface du professeur I,andouzy. i vol.
in-8 de 374 pages . 6 »
Leconte (M.). — Etude des Arythmies. L’Extra-Systole, i vol.
gr. in-B de 230 pages avec 42 figures . 6 »
Macaigne, .professeur agrégé à la Faculté de Médecine de
Paris. — Précis d’Hygiéne. 1 vol. m-8 de 427 pages avec
121 figures, cartonné (Bibliothèque du Doctorat) . 10 »
Malgat (J.). — La Cure solaire de la Tuberculose chronique.
I vol. ln-8 de 400 pages avec figures . 6 »
Marfan (A.-B.), professeur à la Faculté de médecine de Paris.
— Le Rachitisme et sa pathogénie, i vol. in-i6 de 94 p.,
cart. (Actualités médicales) . i 50
MFtuNiER (L.). — Histoire de la Médecine, depuis ses origines
jusqu’à nos jours. Préface par le professeur Gilbert Ballet,
I vol. in-8 de 642 pages . 12 »
Moussous, H. Barbier, Guinon, J. IIallé, Zuber, Armand
Deulle, Audéoud, Bourdillon. — Maladies du Cœur et
des Vaisseaux, du Nez, du Larynx, des Bronches et des Pou¬
mons, des Plèvres, du Médiastin (La Pratique des maladies
des enfants), i vol. gr. in-8 de 700 pages avec loi figures.
Broché, 16 fr. Cartonné . 17 50
Nicoias (J.), professeur à la Faculté de médecine de Lyon. —
Hygiène de la Peau et du cuir chevelu, r vol. In-i6 de 96 p.,
cart. (Actualités médicales) . i 50
Pauchet (V.), professeur à l’Éade de médecine d’Amiens,
et IIUCROQUET, chargé du service d’orthopéiiie à la Poli¬
clinique Rothscliild. — Technique thérapeutique chirurgi¬
cale. I vol. in-8 de 543 pages avec 552 figures, cartonné
(Bibliothèque de Thérapeutique Gilbert-Carnot) . 15 t
PoüTlERS (A.), professeur à l’École des Arts et Métiers d’An¬
gers. — La Menuiserie. 2“ édition, i vol. in-i8 de 401 liages
avec 132 figiures, cartonné (Encyclopédie industrielle) . 5 »
Ricard (J.-II.), ingénieur agronome. — Au Pays Landais.
Exploitation dss forêts réstneusss. x vol. in-8 de 232 pages
avec 20 figures et i carte . 6 *
Rougier (L.) et Perret (C.). — L’Agriculture à l'Ecole supé¬
rieure. I vol. in-i8 de 432 pages avec 310 fig., cart. 3 >
Rouviere (G.). — Le Xéroderma pigmentosum. Gr. in-8,
140 pages, avec tableaux . 3 »
Saulieu et DUBOIS. Nouvelles Conférences pour rintemat
des Hôpitaux de Paris. 4 fascicules gr. iu-8 . 4 »
SELTFaîsPERGEH (Cii.), ingénieur agronome, prof, d’agriailture
à Bayeux. — Dictionnaire d' Agriculture et de Viticulture.
T. I (A.-H.). — I vol. in-8 de 464 ixiges avec 450 fig. 6 »
— Lwtures agricoles. 1 vol. in- 18 de 576 pages avec 200 figures
( Encyclopédie agricole). Broché, 5 fr. Cartonné . 6 >
Suarez de Msuhioza. — OatécUsme de prophylaxie sanitaire
et morale, i vol. gr. iu-8 de 360 pages . 10 »
Thiroux, médecin-major des Troupes coloniales, et L. d’An-
FHEVIU.E DE I4V SALLE. — La Maladie du Sommeil et les
Trypanosomiases animales. Préface du D' A. Laveran,
membredel’lnst.i vol.in-8de20op,avcci7fig.cart. 6 »
Van den IIbede. — Culture des Dahlias. ln-8. i 50
Vaquez (IL), professeur agrégé à la Faailté de Médecine de
Paris. — Les Arythmies, i vol. gr. in-8 de 500 p., cart. 15 *
ViBERT, chef des travaux de médedne légale de la Faculté de
médedne de l*aris. — Précis de médecine légale, 8» édition,
I vol. in-8 de 978 pages avec 104 fig. et 6 pl. coloriées. 12 *
SOMMAIRE
. — La forme anémique du cancer de l’estomac. .
. — Une épidémie de paralysie infantile en An|oi
. — Prostatectomie sus-pubienne (résultats de tro
. — L'air chaud, sa puissance analgésique .
. — Tuberculoses humaine et bovine. — Lpiden
par des.ustensiles de cuisine contaminés. — La nature syphilitique des dilatations bronchiques
Sociétés savantes . — Société de chiruruie. — Société de théraneiitiatie . .
Libres propos: L’influence morale du médecin, par le D' IhEimi; Li:ni:iiori.i i
Choses du jour : La sonnette de nuit .
Chronique scientifique : La stérilisation des eaux potables p jr les rayons ultra
Chronique des Livres : La lièvre méditerranéenne, par le D"' Lk.manski. — Th
diseases, par Bernard Uoli.ander. — Effluvation bipolaire de haute Irequei
par le D‘' Thiellé. — Physiopatholoftie du corps thyroïde, par les 1)'» Leoroi.d
Curiosités . ’ . .
Leçon d'anatomie . .
La médecine humoristique : La salle de garde de la Charité, par Bei.i.ery-1)esk
Diététique : Diététique comparée et pratique, par les I)'» Dereco et (jai.eois.. .
formules thérapeutiques .
La médecine au palais . .
Nouvelles . ' . . .
La vie médicale .
Cours. — Congrès . .
iiolets. par-Si.vAHDs . V
mental symptoms of brains
ce et tuberculose pulmonaire.
l.Eviet Henri de Bothsciiii.d.
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureau.x de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages,
Tous les autres numéros ont Sa pages. ,
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité,
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier.,.. — Maladies des voies respiratoires; — tuber- Juillet . — Maladies du coeur, du sang, des vaisseaux.
culose. Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
Févrler. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic. fectieuses.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladies véné- Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
riennes. larynx; — des yeux ; des dents.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre - — Maladies nerveuses etmentales; — méde-
des reins et des voies urinaires. cine légale.
Mal . — .Maladies de la nutrition; — Eaux miné- Novembre. — Thérapeutique.
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué '
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. riculture.
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(Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
I» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
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Dupont fils, G. Mathieu fils et C”, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
3° Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
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5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à celle prime, ii faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, pius 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit â une seuie de ces treize primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
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(ces deux primes ensemble).
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4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, rue Charlemagne,
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5® Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Appareils Talisman, pour injections vaginales, oflerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). (Pour avoir droit à cette prime, ii faut joindre au
prix de i’abonnement ta somme de 2 fr. 5o, pius 5o centimes pour le port.)
7® Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5 0
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III —
LIBRES
L’INFLUENCE MORALE DU MÉDECIN
« Souvent c’e.st le cœur du médecin qui doit marcher,
et beaucoup plus que sa raison », disait récemment le
professeur Dejerine et les fortes paroles par lesquelles
il précisait le rôle moral du méaecin seraient toutes
à retenir. Ce qu’il a dit à propos de la cure des psy¬
cho-névroses peut s’appliquer en effet d’une manière
glus générale à toute P action thérapeutique du mé-
ecin gui doit « apprendre à pénétrer dans les per-
soimahtés, à concevoir dans son üitmiité le méca¬
nisme de l’esprit huniam... gui ne doit pas se borner
à pratiquer des examens physiques et à écrire des
ordonnances; la sphère morale rentre dans son do¬
maine, parce que c’est dans celle-là qu’avec un peu de
bonté et de pitié, il peut faire le plus de bien ».
En entendant exposer si justement le rôle du mé¬
decin, je me remémorais les paroles, écrites il y a un
siècle, par un autre spécialiste des « rapports du phy¬
sique et du moral », par Cabanis dans un petit livre
sur le Degré de certitude de la médecine ; presque
dans les mêmes tenues, il exprimait les mêmes idées :
« Des malades, disait-il, ont droit d’attendre du mé¬
decin tous les soins, toutes les consolations. C’est peu
qu’il sache médicamenter, il faut qu’il sache guérir.
Et pour cela, il n’a pas moins besoin de connaître
les divers effets des impressions morales, que ceux
des remèdes ou des almients. Il faut qu’il soit initié
dans tous les secrets du cœur, qu’il sache en remuer
à propos toutes les fibres sensibles. Observez les mé¬
decins qui guérissent le plus, vous verrez que ce sont
presque tous des hommes habiles à manier, à tour¬
ner en quelque sorte, à leur gré, l’âme humaine, à
ranhner l’espérance, à porter le calme dans les hna-
gmations troublées ».
Pour que l’autorité salutaire du médecin s’exerce
ainsi, il faut toufefois que rien ne vienne altérer la
signification de ses paroles et de ses actes. Il faut
que la confiance qu’il inspire ati malade soit entière.
PROPOS
Et malheureusement, surtout depuis ces dernières
années, l’état d’esprit du public à l’égard du médecin
n’est pas toujours fait pour faciliter cette confiance.
Récemment, dans ixn remarquable rapport sur le
malaise de la profession médicale, M. H. Barbier met¬
tait bien en relief le changement ainsi survenu et ses
conséquences, {^i les ridicules extérieurs du médecin
étaient bafoués au temps de Molière, parfois avec
quelque raison, combien plus sévères encore .sont à
notre égard certains de nos contemporains, trop
portés (comme déjà ceux de Cabanis) à s’occuper des
choses de la médecme et à les systématiquement dé¬
nigrer. vSans insister ici sur toutes les raisons qui ex¬
pliquent, sans les justifier, ces critiques, il en est une
qu’il dépend du médecin d’éviter. I<e bruit de no;;
discussions professionnelles se répand trop aisément
au dehors et est trop volontiers dénaturé. Plus que
jamais, il serait n&essaire que les médecins, unis
certes dans la défense légitime de leurs droits, le
soient aus.si dans l’afiimiatioii de leurs devoirs, évi¬
tant ainsi de donner prise à des critiques qui dimi¬
nuent leur mfluence morale. Nous sommes hélas !
bien loin d’une telle union ; des événements récents
montrent combien a été mal comprise l’attitude
de ceux qui s’efforcaient de défendre les vieux prin¬
cipes de liberté et de dignité professionnelles. Sou¬
cieux de l’intérêt général du corps médical, ils
e.stimaient que, pour obtenir et garder la confiance
de son malade, le médecin doit n’avoir exclusivement
en vue, dans ses prescriptions et .ses conseils, que
la santé de celui-ci. D’autres pensent autrement.
Puisse le bruit de ces divisions ne pas sortir du milieu
médical et l’union se refaire bientôt, plus féconde,
penuettant à l’action morale du médecin de s’exer¬
cer, d’autant plus que celui-ci comprendra mieux,
comme dit Cabanis, « toute la grandeur et toute la
sévérit&de ses devoirs » et qu’il sera, par suite, plus
unaimnement respecté et écouté.
CHOSES DU JOUR
LA SONNETTE DE NUIT
ha sonnette de nuit ! .\insi que le signalait dernièrement
unerevue anglaise, cet épisodedela pratique médicale four¬
nirait un amusant essai de psychologie : « De l’état d’âme
du médecin réveillé pour une urgence ». A l’hôpital, il y
a un interne de garde ; celui-là est averti qu’il dormira
mal. Bah ! il se rattrapera la nuit suivante. C’est un bon
sommeil compromis à peu près une fois par semaine.
Mais en clientèle, c’est différent. En clientèle, chaque nuit
est menacée d’un appel, chaque nuit cette menace peut
s’exécuter.
A minuit, à une heure, à’ n'importe quelle heure, la
somiette retentit, et « médecin de quartier » faisant les
visites à pied, son parapluie sous le bras, fourbu d’avoir
grimpé des escaliers fantasques, « médecin de campagne »
cahoté plus ou moins bien, tout le jour, par la « 6-che-
vaux » devenue classique, bondissent à son appel.
On hésite à réveiller un professeur de la Faculté, on le
consulte, on ne l’appelle pas pour une indisposition subite
dont la nuit exaspère les symptômes ; sa haute .situation
lui confère le droit au sommeil. De repos du petit médecin
est moins sacré.
Alors, le docteur se lève à la hâte, s'habille de travers,
ha rue est pleine de boue, les becs de gaz clignotent au
travers du brouillard... Allons, la vhsitc est payée dix
francs I
Tristan Bernard retraçait fort bien, il y a quelques
années, ces pénibles « Visites de nuit ». Une famille de
petit bourgeois, dont « l'enfant respirait mal », a fuit lever
un médecin. Ce dernier examine l’enfant, il affirme qu’il
n’a rien, il veut partir. Mais les parents tiennent à n’avoir
pas fait une dépense inutile ; à une heure du matin, ils
consultent pour eux, pour leurs cheveiix qui tombent,
pour leur bonne enrhumée... et le pauvre diable se sauve,
bienheureux d’être payé !
A la campagne, autres scènes. I,æ médecin du pays ne
dort jamais les jours de frairie. « Drin ! M’sieu c’e.st pour
le marié de tantôt, il a une barre sur l’estomac » « Drin!
« M’sieu, ça tortille le beau-père, venez vite! » «Drin!
« C’est un accouchement à Vauxelles où la .sage-femme
dit qu’elle ne comprend rien. »
Et cependant, ce dernier esclave de la sonnette de nuit
est moins à plaindre que l’autre. Il achève de se réveiller
sous le plein ciel, dans la campagne d’été, dans la cam¬
pagne d’automne où les arbres sont toujours vivants.
Ce plaisir artistique, il ne le goûte peut-être pas tout de
suite ; sans -qu’il s’en rende compte, le spectacle reposant
agit sur lui. C’est pourquoi un médecin anglais souhaite¬
rait toujours d’être réveillé à l’aurore, « le plus doux
moment ». (The Hospital, janvier ujn).
A propos, à quelle heure vaut-il mieux entendre la son¬
nette de nuit? 11 y aurait là un intéressant referendum à
faire, SuzAXXE Dejusï-Devioi,.
565 —
IV -
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avec ILM. de Recklitighauseii, lleuri et Ilelbrouucr, et rpii
Les effets luicrobioides de.s rayons ultra violets out a fait l’objet d’une oounuuiiieatiou présentée par JI. Das-
donné lieu à diverses applications pour la stérilisation du tre à l'Académie des .Sciences dans sa séance du 17 oc-
lait et de l’eau, l’iu.sienrs appareils out été étudiés en tobre dernier.
vue de leur utilisation pour l’épuration des eaux potables. Lue lampe à vapeur de mercure Silica 'W’esting-
l’our la production industrielle des rayons ultra-violets, house (fig. i, ],) de 220 volts 3 ampères .est placée dans
on emploie généralement des lampes à vapeur de mercure une boîte rectangulaire O dont trois faces parallèles a>i
en quartz ou silice fondue, ce, corps ayant la propriété tube lumineux sont formées par des pl.-niucs de quartz,
de lai.s.ser pas.ser les rayons ultra-violets, que le verre au La boîte est munie de deux joues, reiiosaut .sur un joint
contraire absorbe complètement. de caoutclmuc ; elle entre à force, an inov.ni de r|natie
Dans une communication faite le ii avril igioàl’Aca- écrous à oreilles, dans un bac en fonte demi-circulaire,
démie des sciences, MIL Victor Henri, A. Helbronner et à l’intérieur duquel se trouvent cinq chicanes: l'eau .suit
Max de Recklingliausen ont décrit un appareil dans ainsi un chemin compliqué, et subit plusietirs fois l’action
lequel les lampes étaient placées sur des flotteurs au- des rayons ultra-violets.
dessus de l’eau, et qui permettait de .stériliser jusqu’à A l’appareil est adjointe une .soupape de sûreté, action-
Cmipc schéiimtique de l'appareil.
125 mètres cubes à l’heure, avec une dépemse en énergie
de 36 watts-heure par mètre cube.
Avec cette disposition, on n’utilise que le tiers environ
des radiations émises par les lampes.
lin vue d’une meilleure utilisation, d'autres expérimen¬
tateurs, MM. Courmont et Nogier, ont construit des appa¬
reils, dans lesquels la lampe en quartz est plongée dans
l’eau. Mais si, dans ces conditions, il y a moins de radia¬
tions perdues, le rendement final n’est pas meilleur, car
les lampes refroidies par l’eau ont un mauvais rendement
lumineux et, pour obtenir la même quantité de rayons
ultra-violets, il faut doubler l'ampérage. De plus il .se
forme sur la lampe un dépôt calcaire qui arrête une partie
des radiations.
Pour que la .stérilisation .soit obtenue dans les conditions
les plus économiques, il faut ;
Que les lampes soient placées de manière à utiliser la
plus grande proportion possible des radiations émises,
Ou'elles puissent prendre leur température normale
de fonctionnement qui est d'environ 8oo'>,
Oue l'eau soit .soumise à un brassage énergique.
Que l'eau soit tran.sparen te.-
I,es trois premières conditions soiit remplies d’nne
née par un électro-aimant en série avec la lampe : si
celle ci vient à s’éteindre, l’aimant lâche le noyau, et
un levier fait ouvrir le clapet par leciuel l’eau s’écoule
directement à l’égout, au lieu de passer par le stérili-
Cet appareil vient d’être soumis à des essais pratiques
à Marseille où la municipalité a ouvert un concours pour
l’épuration des eaux d’alimentation de la ville.
Les concurrents devaient établir à leurs trais une instal¬
lation de leur système, de nature à épurer 200 mètres
cubes par vingt-(piatre heures.
L'eau qui sert à l'alimentation de Marseille provient
de la Durance : comme elle est ff)rtemcnt chargée de
limon au moment des pluies et de la fonte des neiges, on a
construit sur le parcours plusieurs bassins de décantation,
le bassin de Saint-Christophe (contenance 2 millions <le
mètres cubes), le bassin de Réaltort (contenance 4 millions
de mètres cubes), le bassin de Sainte-Marthe (contenance
350.000 mètres cubes), et le bassin de Saint-Barnabé
(contenance 125.000 mètres cubes).
Malgré cela, les eaux restent toujours un peu limo¬
neuses, .surtout pendant la durée des chômages (une quin¬
zaine de jours en mars et une quinzaine en octobre) pen-
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>6, Hue de Boulaiavillifre
Pane
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {Suite)
dant lesquels ce sont les conduites de fond qui sont en ser¬
vice aux bassins de Sainte-Marthe et de Saint-Barnabé.
Ainsi, pour l’installation d’essai qu’ils ont faite à Mar¬
seille à l’oceasion du concours, MM. Puech et Chabal ont
jugé nécessaire d’effectuer une clarification préalable, dans
le but d’obtenir une
eau claire et limpide.
Cette clarification s’ef-
. fectue en deux opéra¬
tions, le dégrossissage
et la préfiltration.
I<e dégrossissage s’o¬
père dans trois bassins
successifs, dans lesquels
l’eau traverse une cou¬
che de graviers calibrés
de dimensions décrois¬
santes d’un bassin au
suivant, la surface fil¬
trante variant en rai¬
son inverse de la gros¬
seur des graviers qui
la compo.seiit. Be net¬
toyage est fait à l’air
comprimé : l’air est
refoulé par un ventila¬
teur à travers le plan¬
cher des dégrossisseurs
qui est constitué par
des dalles perforées en
béton armé, supportées
par des solives creuses.
On produit en même
temps un courant d’eau
ascendant ; il se forme
un bouillonnement vio¬
lent qui agite et rince
les graviers : les boues
s’écoulent au fur et à
mesure par une vidan¬
ge superficielle. On ter¬
mine le nettoyage après
arrêt du soufflage, par
de fortes chasses à la
surface des graviers et
dans le double fond.
La préfiltration des¬
tinée à retenir les ma¬
tières fines qui ont tra¬
versé les couches de
gravier, se fait dans des bassins filtrants garnis de sable
grossier, reposant sur une couche de gravier supportée par
un drainage en briques. A Marseille, les préfiltres sont au
nombre de quatre, fonctionnant en parallèle. I,e nettoyage
se fait eu décroûtant la surface du sable sur 2 ou 3 centimè¬
tres cubes d’épaisseur.
L’installation faite
à Marseille par MM.
Puech et Chabal com¬
prend trois appareils
présentés simultané¬
ment au concours : un
filtre submergé, un fil¬
tre non submergé et
un appareil de .stérili¬
sation par les rayons
ultra-violets, des.servis
par un même groupe
d:; dégrossisseurs et de
préfiltres. Ce groupe
peut débiter 600 mètres
cubes par vingt-quatre
heures, de sorte que
chaque appareil reçoit
200 mètres cubes par
vingt- quatre heures,
conformément aux
prescriptions du pro¬
gramme du concours.
Cette disposition per¬
met de porter à 600
mètres cubes par vingt
quatre heures le débit
du stérilisateur :
I,e tableau ci-eontre
donne les ré'sultats des
essais effectués avec
l’appareil de .stérilisa¬
tion de l’eau par les
rayons \iltra-violets de
la Westinghouse Coo-
per Hewitt C“ Ld (pro¬
cédés V. Henri, Hel-
bronner, de Ueckling-
hausen).
Ces résultats sont
très satisfaisants : l’eau
qui a traversé l’appa
reil ne contient, dans
la moitié des cas, aucun
germe : on a constaté au maximum 10 germes par cen¬
timètre cube. On n’a jamais trouvé le bacille coli.
I(’augmentation du nombre des moisissures paraît
pouvoir être attribuée à ce que le bas.sin de prise à la sortie
de l’appareil est moins protégé contre le vent et les pous¬
sières que le robinet de prise à l’entrée.
Quant à la dépense d’énergie, avec le débit de 600
mètres cubes par vingt-quatre heures, elle est inférieure
à 26 watts-heure par mètre cube (o fr. 0026 en comptant
le kilowatt à o fr. :o).
La commission officielle de contrôle du concours de
Marseille s’est montrée favorable au système Puech
Chabal pour la clarification préalable dont elle a reconnu
la néce.ssité, et elle a conclu que les rayons ultra- violets
permettent d’obtenir une purification aussi complète
que les procédés à l’ozone.
Ces premiers résultats pennettent de bien augurer de
l’avenir d’un système encore à ses débuts. Skvarus.
Il
Volume
traitée par
24 heures
(mètres
Cunsonniatlon
mètre cube
(watts-
heure).
^ J
Il|
^ 8
li
P
i
il
iS
IS.
i
11
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I
plus de 600
moins de 26
160
0,8
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plus de 600
moins de 2fi
100 a 200
7
plus de 600
moins de 26
2
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plus de 600
moins de 2()
500
37
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plus de 600
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plus de 600
moins de 26
50
23
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plus de 600
moins de 26
200
29
2 .
18
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CHRONIQUE DES LIVRES
La fièvre méditerranéenne
(fièvre de Halte), par le D'' I,E-
MANSKi, lyii. I vol. iii-iS (Stcin-
ticil, éditeur à Paris).
Voici un petit livre écrit dan.s de
■saines idées cliniques. D'un bout à
l’autre, on sent que l’auteur a vu et
suivi pendant des années, de nom¬
breux malades atteints de l’alïection
qu’il décrit.
Après avoir défini la maladie, eu
avoir fait l’historique et montré la
distribution géographique, le Dr I,e-
manski entre au cœur de son sujet.
Sans se perdre dans les détails
d’une affection aussi changeante que
la fièvre méditerranéenne, il nous la
schématise sous sa forme classique,
habituelle, par ce qu’il appelle le
syndrome de Bruce : fièvre ondu¬
lante et capricieuse (ce qui rappelle
■son origine caprine), troubles géné¬
raux communs aux infections,
troubles digestifs (constipation sur¬
tout), sueurs profuses, algies di-
Telle est la base, le principe fon¬
damental de cette pyrexie. Mais à
côté du syndrome de Bruce, quel
polymorphisme I que de formes di-
Iv’affection se présente souvent
avec ini état typhoïde très grave ;
d’autres fois, l’apparition d’nne des
nombreuses complications possibles
vient en obscurcir l’aspect clinique.
Ces divers épiphénomènes, surajoutés
au syndrome de Bruce sont classés
en signes très fréquents, rares et
Voilà le fil d’Ariane qui permet
de retrouver la bonne voie dans ce
dédale qu’est la fièvre de Malte.
Chaque symptôme observé se trouve
ainsi mis en valeur, et néanmoins la
description est complète.
Toutes les données récentes du
laboratoire, pathogénie, formes as.so-
ciées, bactériologie, .séro-diagiiostic,
point dans des chapitres spéciaux.
I/un d’eux cependant mérite d’arrê¬
ter le lecteur : c’est celui où le Dr De-
maiiski nous indique la façon dont il
conçoit les grandes pyrexies. Il s’y
révèle clinicien de l’Kcole de Breton¬
neau et de Trousseau. Il adopte
entièrement les idées de Cruchet et
de Castaigne, en admettant que ce qui
fait l’état typhoïde, ce n’est pas le
bacille d’Iîberth, mais un ensemble
de .signes cliniques (stupeur, hébé¬
tude, phénomènes généraux gra¬
ves, etc.). Aussi admet-il des états
typhoïdes à bacille d’Eberth, à
micrococcus melitensis, à hémato¬
zoaires, etc. « Eln pratique, dit-il,
tant que la sérothérapie pu la bacté-
riothérapie ne nous aura pas fourni
les moyens pour ainsi dire mathéma¬
tiques de guérison, il y aura toujours
intérêt à faire, au lit du malade, un
diagnostic clinique symptomatique.
ITn état typhoïde grave, d’origine
éberthienne, ou mélitetiséenue, se
soigne toujours autrement qu’une
atteinte légère de l’une ou l’autre
infection. >>
Signalons encore le chapitre de la
prophylaxie, où l'auteur, s’appuyant
sur les données actuelle.s de la patho-
génie, nous montre tout ce qu’on
devrait faire pour enrayer cette nou¬
velle maladie qui, des bords de la
Méditerranée, menace aujourd’hui
tous les points du globe. ( )n y trouve
les décrets du gouverneur de
l’Algérie, du bej- de Tunis et du gou¬
verneur général de Malte pour c.m-
pêcher la diffusion de cette infection
si contagieuse. Ce dernier décret est
certainement une œuvre parfaite de
réglementation administrative au
point de vue de l’hygiène.
Malheureusement, si le traitement
prophylactique peut beaucoup
contre la fièvre de Malte, le traite¬
ment vraiment spécifique n’existe
pas encore, Ea thérapeutique doit
être .symptomatique et hygiénique.
Cela ne veut pas dire, affirme
l’auteur, que le médecin soit dé¬
sarmé ; bien au contraire, par l’em¬
ploi judicieux de ces divers moyens,
il peut <■ lutter presque toujours avec
avantage. »
Enfin, dans un dernier chapitre,
on trouvera la bibliographie très
complète de tout ce qui a été écrit,
soit en Erance, soit à l'étranger, sur
la fièvre méditerranéenne.
Ce petit livre est un travail très
consciencieux qui met au point une
question embrouillée, tout à fait
d’actualité, depuis que cette maladie
tend à devenir endémique en E'rance.
Braqi-Kiiaye.
The mental symptôme oî brain
disease, par Bernard Hc)i,i„an-
DER, iqio. I vol. (à lyondres).
Dans ce petit livre, dont le plan,
fort simple, est bien exposé, l’auteur
voudrait établir les localisations corti¬
cales des fonctions psychiques, et uti¬
liser ces notions pour la thérapeutique
chirurgicale des troubles mentaux.
Des deux premiers chapitres sont
consacrés à justifier la théorie des
localisations, et se terminent par
cette affirmation : toutes les opéra¬
tions mentales prennent place à la
surface de la substance grise de
l’écorce cérébrale, et le cortex n’est
pas un organe homogène, mais com¬
prend une multiplicité de centres.
Au cours des chapitres suivants,
Hollander expose successivement
les fonctions spéciales des lobes fron¬
taux, temporaux, pariétaux, occipi¬
taux, et celles du cervelet. Il utilise,
pour justifier les eonclu.sions aux¬
quelles il aboutit, un grand nombre
de travaux d’anatomie comparée,
de physiologie, de neurologie et de
métaphysique.
Des attributions spéciales cpie
Hollander affecte à chaque zone
corticale, nous rappellerons particu¬
lièrement : les troubles des fonctions
sexuelles en relation avec les lésions
du cervelet ; la manie secondaire à
l’excitation des cellules des lobes fron¬
taux ; la mélancolie produite par
l’anémie des lobes pariétaux.
M. Eong-Landrv.
Effluvation bipolaire de haute
fréquence et de haute tension
et tuberculose pulmonaire à
différentes périodes, par le
Dr TiiiEU,f;, iqio. I vol. gr. in-8
(Camille liobbe, éditeur, à Bille).
Le Dr 'riiiellé, depuis de longues
aimées, préconise l'effluvation bipo¬
laire du thorax comme un procédé
des plus efficaces pour guérir nom¬
bre de tuberculeux au premier ou au
deuxième degré, et pour améliorer
l'état général de ceux qui sont très
profondément atteints.
Pour étayer .ses affirmations,
M. Thiellé mesure l’activité des
échanges et les caractéristiques au
chimisme re.spiratoire avant et après
les applications. Son livre prouve un
énorme labeur ; je ne crois pourtant
pas qu’il doive entraîner la vulgari¬
sation du traitement qu’il a pour but
de faire connaître. Ai,bERT-M'eii..
Nouvelles études sur la Physio¬
pathologie du corps thyroïde
et des autres glandes endo¬
crines (al"'' série) par les D’’- Lffo-
POED-Lffvi et Henri de RoTiis-
CIIII.D. lyii, I vol. de 558 pages
avec 26 figures et 18 planches.
(Doit! et fils, éditeurs à Paris).
Ce travail fait suite à un premier
ouvrage publié par les auteurs il y
a trois ans. Il continue la suite de
leurs recherches sur la fonction thy¬
roïdienne et les perturbations pa¬
thologiques de cette fonction.
Ils étudient succe.ssivement le
rhumatisme chronique thyroïdien,
les rapports du système pileux et de
la glande thyroïde, ainsi que l’in¬
fluence de cette glande sur le déve¬
loppement des ongles et des dents.
Un chapitre est consacré à des
troubles morbides que les auteurs
fout dépendre de l’instabilité thy¬
roïdienne.
Les liens du corps thyroïde avec
la nutrition, l’asthme, le sys¬
tème nerveux, les affections de la
peau, la .sénilité, fout l’objet de plu-
•sieurs chapitres. L’ouvrage se ter¬
mine par une étude de la médication
thyroïdienne basée sur son emploi
chez un millier de sujets ; les au¬
teurs y insistent sur les avantages
des petites doses.
Ce livre bien édité et illustré est
une contribution à la science nou¬
velle de l’Endoerinologie ; l’avenir
modifiera certainement dans ses
différents chapitres nombre de don¬
nées actuellement acceptées; mais
comme le disent . (après Bouveret)
MM. lÂ'opold-Leyi et H. de Roths¬
child, « le devoir n’est pas de par¬
venir au but, mais d’être en marcïie. »
J. Camus.
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— XI —
CURIOSITÉS
La révocation d’un professeur de chirurgie au XVIII''
siècle. ■ — En l’année 1758, le sieur Le Mercier du (Juesnay
fut nommé « démonstrateur en chirurgie " à l’Univer.sité
<le Nantes « pour la physiologie, l’hygiène, la pathologie
et la thérapeu tique ou les principes ». 11 devait le rester
pendant près de trente ans. 11 fut longtemiis un professeur
émérite. Puis l’âge vint refroidir son zèle, et ses étudiants
de 1787 n'avaient plus que les restes d’une voix qui tombe
et d’une ardeur qui s’éteint. Les États de Bretagne, (jui
subventionnaient ce cours, furent saisis de jdaintes
nombreuses, et nous en retrouvons l’écho dans les procès-
verbaux des séances du « Bureau diocésain de la commis¬
sion intermédiaire des États de Bretagne an déjuirtement
de Nantes » qui remplissent aux archives de la Loire-
Inférieure, quatre registres in-folio (C., .(62 à 466).
En vertu [de la délibération des États et de l’invitation
faite à la commission intermédiaire par M. de Botherel,
procureur général .syndic des États, MM. le chevalier de
Kerpoisson, de l’ordre de la noble.sse, et Kouaud de la
Villemartin, de l’ordre du tiers-état, se transportèrent
à l’École de chirurgie ])Our assister au cours du sieur
Le Mercier du Quesnay. Étant entrés dans l’amijlii-
théàtre, ils trouvèrent le professeur donnant sa troisième
leçon aux élèves, qui étaient en assez grand nombre, en
présence de plusieurs maîtres en chirurgie et de M. Des¬
plantes, médecin. Ils furent surpris désagréablement de
plusieurs principes contraires aux bonnes mœurs, dont
il entretenait ses élèves, du système de la « métem-
psychose », (lu’il enseignait, et des injures qu’il proférait
contre les médecins, ne respectant j)as même sa pro¬
fession. Ces leçons ne leur ont paru convenir (ju’à dé¬
goûter les élèves de leur état et à leur inspirer du mépris
pour la médecine.
Ce singulier professeur, remarquèrent les commissaires,
avait négligé d’annoncer son cours sous les auspices des
États, conformément à l’usage, ainsi <]ue d’avertir les
élèves d’entrer à l’École sans épées, cannes ni bâtons,
pour respecter les règlements de la Communauté des
chirurgiens. Sur l’observation qu’ils lui en adressèrent,
il répondit que, s’il était à recommencer, il ferait encore
de même. Il avait supprimé une de ses leçons par .semaine
et au lieu de trois il n’en tenait que deux. Sur le reproche
qui lui en fut fait, il répondit que son grand âge ne lui
jiermettait plus d’en donner trois et que, si l’on exigeait
davantage de lui, il préférerait envoyer sa démission.
Les commissaires lui répliquèrent (jue son cours étant payé
par la Province, il devait répondre à ses vues, et que l’état
ciu’il professait avait pour but de fournir à la société des
élèves dont la profession devait concourir au soulagement
du genre humain. Le sieur du Quesnay persista à répondre
(pCil ne ferait rien de plus.
En conséquence,les commissaires présentèrent au bureau
diocésain de Nantes, dans sa séance du 25 avril 1787,
un rapport sévère, et concluant à la révocation de Le Mer¬
cier, lequel, « dangereux dans ses principes, affaibli par
l’âge, était dans l’impossibilité d’enseigner les étudiants
et ne répondait plus à la confiance de la Province ».
Le g mai suivant, le sieur Chizeau, l’un des prévôts
en charge des maîtres en chirurgie de Nantes, déposa
devant le bureau diocésain une requête des élèves en
liturgie contre les leçons bizarres^ de Le Mercier. Elle
lut jointe au rapport des deux délégués de la commission
intermédiaire, et le tout fut transmis à M. de Bothere,
par les soins de l’évêque de Nantes. On faisait remar-
‘l'ier qu’il serait désirable de conlier à deux professeurs
les deux cours dont était chargé du Quesnay ; celui-ci
«'était plus en état de remplir les vues de la Provinco,
et il était à propos de suspendre la délivrance de ses
appointements.
Enfin, le II août 1787, le sieur Godebart, maître en
chirurgie, fut nommé professeur en remplacement de
I.e Mercier qui, faute de payement, abandonna ses
leçons (Les Débats).
Accidents du travail. — D'après la statistique du
ministère du Travail, le nombre des accidents du travail
signalés l'an dernier, et ayant donné lieu à une incapa¬
cité de travail de plus de quatre jours, a été de 383 2411,
au lieu de 359,027 durant l'année précédente. Cette aug¬
mentation de 8 p. 100 se manifeste dans toutes les caté¬
gories professionnelles, sauf deux : celle de la taille des
pierres précieuses et celle de la manutention.
Au point de vue des professions, il est établi que la
métallurgie est l'industrie où la proportion des accidents
est la plus grande : 277 accidents pour i 000 ouvriers.
Les autres industries où les accidents sont le plus nom¬
breux sont : la construction eu pierre, où la proportion
est de 1 56 accidents pour i 000 ouvriers ; le travail des
métaux ordinaires, 14g p. i 000 ; les indu.stries chimiciucs,
143 P- I <^00.
Pensées d’un vieux médecin. — i. Soigne comme tu
voudrais qu'on te soignât.
2. Un bon médecin est celui qui sait individualiser.
3. Ne manifeste jamais de colère contre un enfant.
4. Montre au patient que tu comprends la cause do sa
souffrance, mais ne le ren ls pas si savant que toi.
5. Va si le malade te réclame, mais ne devance pas .ses
ô. Soigne la que.stion de détail : on mesurera parfois
un massage à la quantité de talc que tu auras répandue.
7. Un médecin en voiture n’a jamais l'air d'un imbécile.
8. Souviens-toi, chez le client, que tu as déjà soigné
un cas .semblable et que tu as su soulager ton patient.
g. Tout homme a be.soin d’un peu de merveilleux, le
malade surtout.
10. Pais souvent comprendre aux gens que tu as de ta
profe.ssion une conception autre que la leur.
11. Accepte toujours si on offre de te payer de suite.
C’est la coutume eu Angleterre, et les Anglais passent
pour être des gens pratiques.
12. lîn fait d’honoraires, souviens-toi que l’on pèsera
.souvent ta science eu rapport avec le nombre de pièces
de cent sous réclamées.
13. Il n’est jamais permis au médecin d’être pressé,
sauf dans une opération et quand le malade dort.
14. N’explique rien à un malade instruit ; tu pourrais
contrecarrer ses idées, ses théories et son traitement à lui.
15. Celui qui réclame peu passe pour un imbécile et
un ingrat ; celui qui demande trop n’est qu’un vil com¬
merçant.
K). Méfie-toi des femmes et de leurs racontars : la
luxation de la mâchoire est plus fréquente chez, elle et
1 7. Si vous voyez clair chez votre malade, celui-ci verra
clair chez vous. IP R. L. (Le Scaîbcl).
Coquille. — Dans une édition populaire du chef-d’œuvre
d’Octave Mirbeati, une coquille malheureuse vient inter¬
rompre d’un sourire intempestif l’émotion de la lecture.
Ou peut lire :
« Durant toute la scène avec riuteudaut, Geriiuiine s’est
montrée plus agitée... Tantôt de la gêne... tantôt de la révolte..
Toujours une sorte iV irrigation douloureuse... »
Vous employez sans doute l'instrumentation d’Eygtii-
sier, mademoiselle ; adoptez celle d’Esmarch et l’opéra¬
tion ne sera plus douloureuse.
— 673 —
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turle, dans la neurasthénie, dans le rachitisme, dans les affec ions des bronches.
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« Li loaoranine » action sur les lésions secondaires avancées).
— XVII -
LA MÉDECINE HUMORISTIQUE
LA SALLE DE GARDE DE LA CHARITÉ
Par BELLERY-DESFONTAINES
Bellery-Desfontaiiies, le peintre regretté dont le talent est bien connu, était un hôte assidu des internes de la
Charité, aux envin ns de 1892-1899. Il a orné de fresques la salle de garde de cet hôpital. Le panneau du haut de
la page représente le laboratoire de la clinique chirurgicale où le Di Cazin opère un lapin, assisté du D' Claisse.
Les deux panneaux du bas de la page représentent, l’im le Marcel Sée et le D' Cheron, l’autre les Dr* Coquelet,
Mouchet et Gouget.
Nous publierons ultérieurement une suite pour donner une idée plus complète de l’ensemble de ces fresques.
-- 579 —
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- XIX -
DIETETIQUE
DIÉTÉTIQUE COMPARÉE ET PRATIQUE
Dîner des non malades.
I» Velouté aux lentilles ;
2» Truite saumonée sauce verte ;
,r Faisans bourrés (rôtis) ;
4° Macédoine Majesté ;
5» Camembert ;
<)” Tarton normand.
Malades au régime (i)
Garnir d'une barde, et dans le plat ajouter du beurre,
et un bouquet bien fourni.
Pour conserver à ce mets tonte sa saveur, le cuire au
four avec un dispositif le protégeant contre l’ardeur
extrême de la plaque du four sur laquelle reposera le plat.
Pour cela, le fond sera garni d’un plateau contenant
assez d’eau pour baigner le plat du rôti, pendant toute
la durée de la cuisson.
On obtiendra de cette façon un rôti qui n’aura pas été
desséché, et dans la lèchefrite les graisses fondues, non
brûlées, décantées ne .seront pas indigestes, consommées
en petites quantités, et utilisées pour aromatiser la
chair et sa garniture.
Peuvent être bourrés et cuits de cette manière, poulet,
pigeon, pintade, dindonneau, canard, faisan.
Faisan bourré rôti. — I.a volaille et le gibier à plumes
peuvent être considérés comme les aliments carnés les
plus indiqués et recherchés, pour la composition des
menus des repas du soir. Néanmoins, pour des raisons
hygiéniques ou cliniques, il est parfois nécessaire d’en
rationner la consommation, car elle peut entraîner les
accidents imputables aux aliments carnés.
Garnir ces mets de végétaux de choix est un procédé
pratique et de bon goût << qui trompant la faim » la dé¬
tourne de l’aliment le plus suspect dans les régimes des
sédentaires, des nerveux, des surmenés.
Les végétaux qui se désignent au choix, par leur saveur
agréable, dès l’automne et pendant l’hiver, sont la châ¬
taigne, le cerfeuil bulbeux et le céleri-rave.
Une première cuisson leur est nécessaire avant que
d’être employés à garnir l’intérieur des volailles ou du
gibier à plume.
La châtaigne devra subir une première cuisson à
l’êtoufïé, après avoir été débarrassée de son écorce.
Le cerfeuil bulbeux et le céleri-rave auront été épluchés,
et coupés en morceaux gros comme des noix, puis cuits à la
sauteuse, dorés dans du beurre chaud avec un peu de sel.
La pièce à rôtir ou à braiser, débarrassée de son foie et
bien vidée, sera remplie, par exemple, de cerfeuil bul¬
beux, d’un bouquet et d’un peu de beurre, puis recousue
soigneusement.
(i) Voir Paris Jlédical, 8 Av'ril igii, p. XIX.
Tarton normand. — L'entremets qui couronne le repas
des régimes un peu sévères, doit varier de fonne et de
composition, sans admettre les ingrédients indigestes, ni
les e.xcès de farine.
L’excellence des puddings, et, des crèmes permises, ne
les protège pas contre la lassitude, que leur témoigneiit
vite certains malades soumis aiix régimes.
Les puddings et les crèmes ne sont pas sans trouver des
critiques aussi, surtout dans des régimes faits pour com¬
battre un degré d’atonie gastro-inte.stinale, ou de
constipation.
Leur sont supérieurs les entremets comportant des
fruits bien cuits.
Le tarton aux fruits est, pour ainsi dire, une formule
imitant la tarte. Mais tandis que la pâte de la tarte est
indigeste ou du moins d'une élaboration digestive pénible,
le tarton fait avec une pâte à sablé est plus supporté,
plus subdivisible à la mastication, à la salivation.
Pour douze rations d’une personne, 125 grammes de
farine, disposée en puits, dans lequel on met 75 grammes
de beurre, 50 grammes de sucre en poudre, 2 cuillerées
à café d’eau de fleur d’oranger, et deux jaunes d’oeufs.
Pétrir convenablement avant d’étaler au rouleau, et
former une forme de tarte ronde ou rectangulaire.
D’autre part faire une crème avec : sucre 75 grammes,
dans 50Ü grammes de lait bouilli, puis délayer 4 à
6 jaunes d’œufs, crème de riz, 125 grammes, cuis-son
cinq minutes.
Foncer le tarton avec la pâte à sablé, et garnir avec la
crème cuite. Mettre au four jusqu’à cuisson complète.
Laisser refroidir, puis étendre sur la crème une marme¬
lade de pommes, décorer avec des tranches de pommes
cuites au sirop, saupoudrer de sucre au besoin.
Le tarton peut être fait avec une marmelade de poires,
d’oranges, de citron, d’abricots, ou autres fruits bien
cuits. Sa désignation différera. Cet entremets mi-partie
fruits et mi-partie pâtisserie non feuilletée et crème à
base de farine de riz, est à la fois nourrissant et d’une
digestibilité parfaite. D' DERECO. G. G.ti,i.ois.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
HÉMOGLOBINURIE
Traiter la maladie générale (syphi¬
lis. nnpaludisme. aiiemie). Kepos.
Eviter le froid. Supprimer l’alcool.
Interdire les aliments oxaliques,
ceux qui contiennent beaucoup de
matières extractives, ceux qui
exercent une action spéciale sur le
Chez les atilmiques, faire prendre
au milieu du repas une pilule de :
Glycérophosphate de fer . o«,io
Poudre de rhubarbe . osqos
Extrait de quinquina . o=qio
Chez les malades à excès de désas¬
similation azotée, faire prendre pen¬
dant 1 5 jours, au réveil et un quart
d’heure avant la nuit, une grande
cuillerée de ;
.àrséniatc de soude. 5 centigrainines
liau distillée . 300 grammes.
Trois heures après le déjeuner,
prendre dans une tasse d’infusion
de spirœa ulniaria, une cuillerée à
soupe de :
Benzoate de soude . 3 grammes.
Sirop de fleurs d’oran-
Eau de tilleul . 90 —
Au bout de 15 jours, prendre,
pendant 3 jours, une heure avant
les repas, un paquet de :
-Antipyrine . ok^jo
Bicarbonate de soude .
dissous dans de l’eau de Seltz.
-Après une semaine de repos,
reprendre la première série du trai¬
tement, et ainsi de suite.
Dans les cas où il y a démiiuia-
lisation plasmatique, donner, au
début ou au milieu du repas, un
cachet de :
L'Iilorure de sodiuin . 27 grammes.
Pliosphate de soude .... 4*',50
— dépotasse.. 12 grammes.
Glycérophosphate de
chaux . 2 grammes.
Glycérophosphate de
magnésie .
Sulfate de potasse . 2 grammes.
Glj-cérophosphate de
fer . 1 gramme.
Poudre d’hémoglobine.. 5 grammes.
Pour So cachets. (.Albert Robin.)
— 581 —
— XX
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
siinjile, l’achut de ces truusses seni conseillé avec
l)i’ont aus malades oux-m6iiies, f(ui poucronl do la s
l'imdce complc, aussi souvent qu'il conviendra, des
lions de eoinposilion de leurs urines. Il leur sera dès lors
loisible do surveiller do très près leur alimentation,
de contrôler l’inlluonee de tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux dès que ce taux dura subi une élévation.
Ces Troussies iirolu"i([ues apparaissent donc, à tous
égards, comme do très précieux collaborateurs pour bs
médecin. Kn dehors de l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avanlage d'une grande modi¬
cité de prix : chaque analyse revient à environ 0 fr. 23.
fies trousses existent sous trois modèles dilfércnls :
!• TROUSSE INDEX “ La Dosurine ’, destinée il
rechercher si Turine renferme ou non de l'albumine ou du
2“ TROUSSE A “ La Dosurine ”, destinée à doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3» TROUSSE D “ La Dosurinet ” destinée îi doser
la quantité de sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est do 5 francs (Iranco 5 fr. 30).
— Ampoules de renouvellement ; la boîte de tO, 2 fr. SO
(franco 2 fr. 73) ; la boite do 20, 4 fr. 73 (franco : 3 francs).
— Remise do 13 p. fOO il M.M. les médecins.
Adresser les commandes et les demandes de rensciigno-
ments à la Société LA DÜSURINIÎ, dO, rue Charlemagne,
Paris.
de l'iirine (sucre et albumine), tel est le but des Trousses
Dosurines, dont on signale, d’autre [lart, rintéressante
Présentées sons la forme d’élégants iiortcfeuilles, pou¬
vant être facilement mis dans la poche, ces trousses ren¬
ferment les luhes et ampoules il réactifs nécessaires pour
chaipie opération d’analyse. Kilos permettent, en deux
niinules, avec quelques gouttes d’urine, d’étre très exacte¬
ment lixé.
Les nombreux médecins qui en ont essayé l’emidoi ont
clé unanimes ii faire l’éloge de leur commo'dité et do leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’uiK! consultation, elles donnent au nralicien la facilité
d’étro immédiatement renseigné sur la composition de
l’urine et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. Kn outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu’ici le monopole des pharmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
- XXI -•
LA MÉDECINE AU PALAIS
410 francs de frais d’hospitalisation d’un indigent
réclamés... à son médecin! — De la Province medicale : De
Dr Denarié, de Chambéry, remet à mi indigent de cette
ville un certificat médical destiné à faciliter son admission
à l’Hôtel-Dieu de Lyon.
Le malade est examiné par l’interne de garde de cet
hôpital, puis admis par le bureau des entrées, probable¬
ment par erreur, car il n’avait pas d’engagement du maire
Je Chambéry prenant en charge les frais d’hospitalisation.
Et alors se passe cette chose invraisemblable que l’Ad¬
ministration des Hospices de Lyon, ne pouvant obtenir
le paiement de ces frais du malade insolvable, la muni¬
cipalité de Chambéry, s’y refusant, les réclame... au
Dr Denarié I
On croit rêver en apprenant cela ! et cependant la
lettre adressée à notre confrère par M. Caillemer, ancien
doyen de la Faculté de droit de Lyon, président du
Conseil d’administration des Hospices civils de Lyon, est
libellée de cette façon comminatoire :
ADMINISTRATION CENTRALE HOSPICES CIVILS DE LYON
Passage de THôtel-Dleu -
n«66
Gouseil général d'administration
BUREAU
Frais D’HosniAusATioti
J'.,, de Chambéry.
Responsabilité professionnelle. — En 1907, SI. D...
se fracture l’humérus gauche. Il fait appeler le docteur
X... qui réduit la fracture par l’appareil Hennequiu, et
place dans le plâtre le membre blessé. L’appareil plâtré
ne lui paraissant pas bien fait, il le brise et en fait un
second.
SI. D. ne peut plus se servir aujourd’hui de son bras
gauche qu’avec les plus grandes difficultés ; aussi, pré¬
tendant que ce second appareil plâtré, défectueux lui aussi,
avait occasionné des plaies, des escarres, et entraîné une
paralysie du bras, a-t-il assigné le docteur X... devant la
première chambre du tribunal civil de Paris en 60,000 fr.
de dommages-’intérêts.
Les experts nommés par le tribunal, avant de faire
droit, le professeur Delbet et les docteurs Demoulin et
Claude, ont dit, dans leur rapport, que le second appareil
plâtré posé par le docteur X... avait pu, étant trop serré,
entraîner les accidents dont se plaint M. D. Mais ils ont
ajouté que la pose d’un semblable appareil est chose si
délicate, qu’il peut arriver aux chirurgiens les plus expé¬
rimentés de ne pas la réussir.
La première chambre du tribunal a débouté M. D...
Le jugement déclare que le docteur X... avait pu ne
pas s’apercevoir que son second appareil plâtré était dé¬
fectueux, et que si M. D. soutient avoir enduré de ce fait
des souffrances intolérables, le docteur X... prétend, au
contraire, que l’état de son bras, dans l’appareil, n’a
jamais cessé d’être normal.
Exposé des faits résumés ci-dessus
« I,a commission du contentieux de mon administration,
appelée à examiner cette situation dans sa séance du 2g oc¬
tobre dernier, a estimé que les frais d’hospitalisation du ma¬
lade X, ne pouvaient légalement rester à la charge des hos¬
pices de I,yon, et que, à défaut de reinboursemeut par la fa¬
mille ou par hi ville de Chambéry, il appartenait au médecin
qui avait ordonné le transfert du malade à l'Hôtel- Dieu d’assu¬
rer le paiement de la dépense.
« En conséquence, j’ai l’honneur de vous demander. Mon¬
sieur le Docteur, de vouloir bien user de votre inilucnce pour
que les frais d’hospitalisation du sieur X., que vous avez dirigé
sm: nos hôpitaux, soient remboursés à mon administration
par la famille du malade ou par la ville de Chambérj*. A leur
défaut, il vous appartiendra d’en effectuer vous-même le règle-
« Il est dû : 82 jouniées A 5 francs : 410 francs.
« Je dois vous faire connaître que le prix de journée des ma¬
lades traités dans nos services de chinirgie aux frais des familles
et des particuliers est de s francs. Ce prix est de 3 fr. 85 lonsque
les frais d’hospitalisation sont pris en charge par les communes. »
Demander à un médecin 410 francs parce que sa signa,
ture figure au bas d’un certificat strictement médical
destiné simplement à faciliter l’examen de l’intenie de
garde, et parce qu’un employé de ladite administration'
a commis la bévue de ne pas réclamer au malade les
pièces exigibles pour son admission, cela dépasse vrai¬
ment la mesure.
Et le Concours médical indique au D' Denarié la ligne
de conduite à suivre en lui conseillant « d’envoyer pure¬
ment et simplement promener l’Administfation des
Hospices civils de Lyon et de ne pas s’inquiéter des
menaces que cette administration sait bien, elle-même,
n’avoir aucune valeur juridique *.
La responsabilité chirurgicale. — Les juges de la pre¬
mière chambre se sont prononcés sur la demande d’en¬
quête et de complément d’expertise sollicités par Mlle
Faille Duboys, au sujet de son procès en 100.000 francs
de dommages-intérêts contre deux médecins urologistes,
les Dr- Paul Guillon et Verchère.
Eu ce qui concerne l’enquête :
Attendu qu’en autorisant la preuve, ce serait donner aux
témoins appelés A déjjoser dans l’enquête le droit d’apprécier
la faute qu’auraient pu conunettre les D' Guillon et Verchère
dans la pratique de leur art, de discuter la méthode adoptée
par eux, d’examiner des théories médicales, ce qui rentre dans
la seule compétence des hommes de l’art.
Mais, sans avoir recours A une enquête, le tribunal peut
cependant, au moyen d’un supplément d’expertise, établir
sa conviction sur certains points.
Aussi a-t-il chargé les docteurs Delbet, Reclus et Richar-
dière de compléter le rapport de leur première expertise
chirurgicale.
Certificat du médecin de théâtre. — I.a clause d’un
contrat d’engagement portant que le certificat du méde¬
cin de théâtre a force probante à l’exclusion de toute
autre, a été déclarée valable par la troisième chambre du
tribunal civil de la .Seine. Eû l’espèce il s’agissait d’une
jeune artiste du théâtre Péniina, qui, prétextant une
maladie, rompit brusquement son engagement. Son direc¬
teur M. Richemond l’invita A se faire examiner par le
médecin du théâtre. L’actrice n’en fit rien et partit pour
Carlsbad.
Assignée en réparation du préjudice causé, elle versa
aux débats deux certificats médicaux, le tribunal n’eu
fit pas état et condamna Mlle Dyanthis A payer
4000 francs de dommages -intérêts au directeur de
Pemina,
- XXII —
• LA PRATIQUE DES MALADIES DES ENFANTS
DIAGNOSTIC ET THÉRAPEUTIQUE
Maladies du Cœur et des Vaisseaux, du Nez, du Larynx,
des Bronches, des Poumons, des Plèvres et du Médiastin
H. BARBIER 1 GUINON
Médecin Médecin
de l'Hdpitnl Ilérold. I de lUôpitnl Trousseau.
AUDEOUD
Privai-iJocenis
à la Faculté de niéilecine de Genève.
1911. Un volume grand in-8 de 702 pages avec 103 figures. Broché, 16 fr. — Cartonné, 1 7 fr. 50
MOUSSOUS
ZUBER ARMAND DELILLE
Anciens chefs do clinique infantile
h la Faculté de médecine du Paiis.
I HALLE
Médedn
I des Ilèpitaux de Pa
BOURDILLON
BROUARDEL-QILBERT-THOINOT
VIENT DE PÀBAITRE
NOUVEAU TRAITE DE MEDECINE
Maladies des Veines et des Lymphatiques
l.e Pr WIDAL, professeur à la Faculté de médecine de Paris,
Les pr» BEZANÇON et Marcel LABBB, professeurs agrégés à la Faculté de médecine de Paris,
igii, I vol. grand in-8, de 140 pages, avec Sa figures, 4 fr. ; cartonné, 5 fr. 5o.
— XXIII —
NOUVELLES
Ordre du jour du lo avril du Conseil général des So¬
ciétés médicales d’arrondissement. — i» Le Conseil géné¬
ral des Sociétés médicales d’arrondissement,
Indigné des attaques injustifiées et violentes lancées
contre le corps médical tout entier, dans une pièce jouée
en ce moment au Grand-Guignol, félicite les médecins
de ce théâtre qui, ne pouvant tolérer par leur présence
de pareils outrages, ont donné leur démission ;
Engage tous leurs collègues à suivre cet exemple ; et
compte sur la dignité et la solidarité professionnelles, pour
que pas un confrère n’accepte de prendre la place des mé¬
decins démissionnaires.
2“ La Société médicale du XVII” arrondissement de
Considérant que l’habitude prise par les pharmaciens
de renouveler, sans l’autorisation écrite du médecin,
des ordonnances préconisant l’emploi de substances
visées par l’ordonnance du 29 octobre 1846 et par le
tableau annexé au décret du 8 juillet 1850, constitue un
grave danger pour les malades et pour le public,
Émet le vœu que les lois, ordonnances et décrets ré¬
gissant la matière soient dorénavant strictement ob¬
servés et appliqués ;
Considérant en outre l’utilisation en thérapeutique
de produits nouveaux ne figurant pas au tableau annexé
au décret de 1850, mais dont l’emploi ne saurait être trop
attentivement surveillé ;
Estime qu’il y a lieu de rechercher le moyen pratique
d’en réglementer la délivrance.
Prévoyance médicale. — L’Assemblée générale ordi¬
naire de la Prévoyance médicale, sur la proposition de son
Conseil d’administration, a décidé de faire les réparti¬
tions suivantes, pour l’exercice 1910 : 100.000 francs
à la caisse des veuves et des orphelins. — 450.000 francs
à la caisse des retraites. — Le montant de chaque re¬
traite est fixé à 1 700 francs.
De plus, une somme de 180.000 francs est versée à la
réser\’-e de la caisse des retraites, dont le montant actuel
est de 835.000 francs,
L’Institut médico-légal de Paris. — Après bien des
années et bien des péripéties, la fondation d’un institut
médico-légal qui soit digne de Paris entre enfin dans la
période de réalisation.
Un accord est intervenu entre l’État etla Ville pour le
partage des frais. Le nouvel Institut sera construit place
Mazas (Pont d’Austerlitz) et comprendra trois services
distincts ;
I® Les services administratifs : réception, reconnais¬
sance de corps, etc., installés dans des locaux infiniment
plus convenables que les réduits douteux de la Morgue
actuelle ;
2® Le service des autopsies et des opérations judiciaires
constitué par trois salles d’autopsie avec laboratoire d’exa¬
men médico-légal ;
3® Le service de l’enseignement médico-légal compre¬
nant : un amphithéâtre de cours de deux cents places, un
laboratoire de toxicologie, une installation pour les ani¬
maux d’expérience, un musée-bibliothèque.
♦ L’Institut ajoute le rapporteur, M. Escudier, devra
comprendre aussi des salles qui, avec l’autorisation du
vice-recteur, pourront être mises à la disposition des
hommes de science et de travail, désireux d’entreprendre
des recherches ou de faire des expériences.
« Le grand intérêt que l'État doit avoir à participer
à cette création ne peut vous échapper. Dans cç nouvel
institut, les élèves de la faculté, comme les candidats au
diplôme de médecin légiste, recevront, dans les meil¬
leures conditions, des indications précieuses et un enseigne¬
ment pratique dont l’influence ne peut qu’être des plus
favorable. »
Commémoration Van Beneden. — Un comité à la tête
duquel nous voyons figurer les biologistes et zoologistes
de tous pays s’est formé pour honorer la mémoire du pro¬
fesseur Ed. Van Beneden, de l’Université de Liège,
décédé l’an dernier. Un monument s’élèvera à Liège.
Les souscriptions sont reçues par le professeur Cer-
fontaiiie, institut de zoologie à Liège.
Congrès international de la Tuberculose. — Le VII” Con¬
grès international s’ouvrira à Rome le 24 septembre
prochain, sous la présidence du professeur BaccEi.i.i. I.e
secrétaire général du congrès est le D” Ascol,!. Le roi
d’Italie assistera à la séance d’ouverture.
Radium et mésothoiium. — Le professeur Hahii, de
l’Université de Berlin, a découvert dans les résidus des
manchons à gaz un nouveau composé chimique qu’il a
appelé mésothorium. Le bromate de mésothorium déve¬
loppe la même puissance radio-active que le radium lui-
même. La production annuelle de bromate de mésotho¬
rium eu Allemagne est d'à peu près 10 grammes, ce qui
égale la production du radium dans le monde entier.
Fondation Ad. von Rath, à Berlin. — La fondation
Adolphe voit Rath due à la libéralité de Madame von
Ratii qui l’a organisée en 1907, dans le but de distribuer
gratuitement de la nourriture aux tuberculeux de Berlin,
a assuré l’an passé la subsistance de 125 tuberculeux.
En tout il a été distribué jusqu’ici 45.445 portions à
i.ooi malades. Cette œuvre provient d’une première
générosité de 500.000 marks.
Accident d’automobile. — Le docteur Vannereau, mé¬
decin en chef de l’hospice d’Auxerre, qui faisait une
promenade avec sa famille, vient d’être victime d’un
accident d’automobile, près d’Arcy-sur-Cure. — La belle-
mère du D' Vannereau eut le bassin fracturé. Le doc¬
teur, sa femme et son fils n’onfreçu que des contusions.
Unions professionnelles. — Un vaste mouvement syn¬
dical s’opère actuellement chez les praticiens belges. Leurs
cercles régionaux se sont dans les dernières années trans¬
formés peu à peu en unions professionnelles reconnues
par le gouveniement. La Fédération de ces sociétés va
également solliciter la reconnaissance légale et de nou¬
velles armes seront ainsi aux mains des médecins belges
pour réussir dans leur mouvement de revendications.
Parmi les questions à l’étude nous voyons figurer le relè¬
vement des honoraires, l’amélioration de l’organisation
des services médicaux des sociétés mutuelles, des assu¬
rances-accidents, service de la bienfaisance, de l’armée,
des chemins de fer, à propos desquels les confrères belges
ont proposé des projets intéressants sur lesquels nous
reviendrons en temps utile.
Société des médecins de Vienne pour l’Indemnité mala¬
die. — Dernièrement a eu lieu l’assemblée générale de
cette Société, qui comprend actuellement 900 membre.s.
Les recettes ont été l’an passé de 58000 couronnes ; les
dépenses (frais de maladies, de sépulture, de secours) se
sont élevées à 35.000 couronnes. L’indemnité journalière
qui était de 8 couronnes a été portée à 10 couronnes. Le
président de la Société est le D” J. WEISS, Glockengasse,
2, à Vienne.
685 —
— XXIV —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MEDICAL
Maladies des reines et des lym- Maladies paradentaires, hy- Noouiï). (/.-/?. BailUhr et fils,
phatiques. par les D"* F. Widai,, giène de la bouche et des dents, édit, à Paris.)
!•'. Bkzançok et M. Labbé. lyii, parlesDr-NoGuf:, Dauguet, Far- La Démence Précoce, Hxide psy-
I vol. {>r. iii-S, 140 p. et 32 fig., gin-Fayoi,i,k, KaîNiG,MAnÉ,TER- chologique,médicalectmédico-ïégalo,
Br., 4 fr.; cart., s fr. 50 (faso. XXV SON, Lebedinsky, Gaumerais, par le D' C. Pascae, médecin
du nouveau Traité deniédeciiie de Guibaud. 1911, i vol. gr. iii-S, des Asiles publics d’aliénés, i vol.
JUr. Brouardee, GiebER-T, Thoi- 432 p. avecg4 fig., l)r. l’fr. :cart. in-i6 de la Collection médicale,
NOT). [J. -li. Baillière et fils, ééit. 1 3 fr. 50 (fasc. V du Traité de sto- cart. à l’aiigl., 4 fr. (Fédix
à Paris.) niatologie de MJI. Gaieeard et Alcan, éditeur à Paris).
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
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Oeaalon de ClieixCiloa Médicales, Cabinets Dentaires, Maisons de Santé, eto. — Bemplaoements gratuits.
- XXV —
LA VIE MEDICALE
Distinctions honorifiques. — Dra¬
gon DK 1/Annam. — A U grade de
commandeur. — MM. le docteur
Samuel Bernheim ; Caniail, médecin
principal de a'-’ classe des troupes
coloniales.
1!;toii,k Nüirk. — Au grade d’of¬
ficier. — MM. Gaillard, médecin-
major de a*! classe ; I/Helgoualc'li,
médecin de i'” classe de la marine ;
Martin, directeur de l’Institut Pas¬
teur à Brazzaville.
Au grade de chevalier. — MM.
Doumenjou, médecin-major de
a“ classe des troupes coloniales ;
Fulconis, médecin aide-major des
troupes coloniales ; Ringeiihach, mé¬
decin aide-major des troupes colo¬
niales ; le docteur Verdelet.
Cambodge. — Au grade de com¬
mandeur. — M. Bellot, médecin en
chef de 1'“ classe de la marine.
A U grade d'officier. — MM. Ahba-
tucci, médecin-major de a<‘ classe des
troupes coloniales; Arnould, médecin
major de P” classe des troupes colo¬
niales ; Bellard, médecin-major de
P" classe, directeur du service de
santé du corps d'occupation de Chine.
MfCRiTEAGRicoKE. - Sontnomuiés.
A U grade d'officier. — M. le Dr Rail-
lard (de la Charité-sur-Loire).
Au grade de chevalier. — MM. les
Dr» Bascou (de Bouisse), Dreyfus
(Isidore), Dufotirnier, Dunogier et
Gahai (de Palis), Heuriet (de liri-
eulles-sur-Bar), Jacques (de Mar¬
seille), Dacapère (de Paris), Pellet (de
Maringues), Radiguer, Silva et Vitry
(de Paris).
Légion d’honneur. — IM. le mé¬
decin principal de i'» classe Véron
et M. Draga, médecin en chef de
lu marine sont nommés officiers de
Légion d'honneur. — M. Parazoli,
médecin-major des troupes colo¬
niales, est nommé chevalier.
Augmentation du nombre des
médecins militaires. — La Cham¬
bre des députés, dans sa .séance du
6 avril 1911, a voté sans discussion
la loi suivante :
Article unique. — Le tableau
arrêté par la loi du 15 avril 1904
et portant fixation du cadre des
médecins militaires est remplacé par
le suivant :
Médecins inspecteurs géné-
Médecins inspecteurs . ^ 20
Médecins principaux cîc
P" classe. . . . 50
Médecins principaux de
Médecins-majors de classe. 370
Médecins-majors de 2® classe . 580
Médecins aides-majors de
P® et de 2® classe (y com¬
pris les élèves de l’école du
service de santé militaire). 590
Total . iTui
I<es cadres du service de santé se
trouvent donc augmentés de 235 mé¬
decins.
Il y aura lieu, cette année, de
prévoir, en didtors des vacances
ordinaires, les promotions suivantes :
Médecins inspecteurs géné-
Médecins in.specteurs . 8
Médecins principaux de
i'® classe . 16
Médecins principaux de
2“ classe . 51
Médecins-majors de i™ classe. 8 1
Médecins-majors de 2® classe . 1 5 i
L’augmentation des aides-majors
se fera en admettant un plus grand
nombre d'élèves à l’école du service
de sauté militaire.
Faculté de médecine de Paris. —
M. le professeur Hayeni, professeur
de clinique médicale à l’hôpital
Saint-.\utoine et M. le professeur
Cariel, professeur de physique à la
Faculté sont admis à faire valoir
leurs droits à la retraite.
Facultés de médecine. — Bor¬
deaux. — Un concours pour la place
de chef de clinique médicale des
maladies des enfants sera ouvert à la
Faculté de médecine et de pharma¬
cie de Bordeaux le mercredi 14 juin
1911, à neuf heures du matin. Les
candidats pourront se faire inscrire
jusqu’au 8 juin à quatre heures.
Un concours pour la place de chef
de clinique gynécologique sera ou¬
vert à la Faculté de médecine et
de pharmacie de Bordeaux le jeudi
22 juin 191 1, à dix heures et demie
du matin.
Les candidats pourront se faire ins¬
crire jusqu’au jeudi 1 5 juin, à quatre
heures, en produisant leur acte de
naissance et leur diplôme de docteur
en médecine.
Un concours pour la place de chef
de clinique des malades chirurgi¬
cales des enfants sera ouvert à la
Faculté de médecine et de pharma¬
cie de Bordeaux le lundi 26 juin 191 1
à neuf heures du matin.
Les candidats pourrontse faire ins¬
crire jusqu’au 22 juin, à quatre heures.
I,es fonctions de chef de clinique
sont incompatibles avec celles
d’agrégé de médecin et chirurgien
des hôpitaux, de médecin résidant
des hôpitaux, de chef des travaux,
de prosecteur ou d’aide d’anatomie.
Ùcoles de Médecine. — -Angers. —
M. Tesson, professeur de chimie et
toxicologie, est admis, sur sa demande
et pour cause d'ancienneté d'âge et
de .services, à faire valoir ses droits
à un.' pension de retraite à partir du
mars 1911.
M. Tesson est nommé professeur
honoraire, à partir du !•' mars 1911.
M. -Allanic, suppléant des chaires
de physique et de chimie est chargé
àpartirdu i®' mars 1911, d’un cours
de chimie et do toxicologie.
Marseii-ee. — Un concours pour
une place de chef de clinique médi¬
cale s'ouvrira à l’Iîcole de Méde¬
cine et de Pharmacie de Marseille
le lundi 3 juillet 191 1.
Les candidats devront se faire
inscrire au Secrétariat de l'iîcole
huit jours avant le Concours.
I/CS épreuves comprendront ;
1“ Une composition écrite sur un
sujet de pathologie interne.
2® lîxamen de deux malades.
3" Rédaction en une heure de
l’observation d’un troisième malade
désigné par le jury, après dix mi¬
nutes d’examen.
.4" Rpréuve pratique d’anatomie
pathologique avec microscopie et
chimie clinique, épreuve commune à
tous les candidats.
5,1 Appréciation des titres et des
travaux antérieurs des candidats.
Ministère de l’Hygiène en France.
— La création d'un ministère de
l’Hygiène vient d’être l'objet de la
part de M. Bussat, député, d’une
proposition de loi qu’il a déposée
sur le bureau de la Chambre des
députés.
Un ministère des Affaires sanitaires
et du Travail en Bulgarie. — La
Chambre des députés bulgare a
accepté le projet de la formation d’un
nouveau ministère dit des Affaires
sanitaires et du Travail, duquel dé¬
pendront : les médecins scolaires, les
hôpitaux civils et les instituts scien¬
tifiques, les médecins vétérinaires,
les pharmaciens, l’hygiène publique,
les médecins d’arrondissement et les
médecins d’épidémies, les médecins
des chemins de fer, etc.
Le prix de la journée d’hôpital
est augmenté. — Le conseil de sur¬
veillance de l’assistance publique
s’est préoccupé, à plusieurs reprises,
de la cherté des vivres. Le conseil
municipal de Paris, saisi de la ques¬
tion, a relevé le prix de la journée à
réclamer aux malades non néces¬
siteux, admis exceptionnellement
dans les hôpitaux ; il a fixé ce prix
à 4 fr. 15 pour la médecine et à
3 fr. 20 pour la chirurgie ; le prix
pour la journée des enfants et des
accouchées a été aussi auguicuté.
— 687
- XXVI —
SOMMAIRE du N" 19
Ch. Aciiabo . — I.a séméiologie, son objet, sa technique . 439
Klipi'el et Chabrol. — Les complications pancréatiques de l’ulcère du duodénum . 444
Bitot et Petges _ — La diphtérie spasmogène sans c.'ttériorisation membraneuse . 45o
Jacoulet . — Un cas de fracture de l’omoplate chez l’enfant . 461
Actualités MÉaiOALES. — Diabète surrénal et pancréas. — Psychothérapie. — Coloty, luis et iléus paraly¬
tique. — Le traitement du typhus pétéchial par le sérum des convalescents de
cette infection . 453
.'■'ociÉTÊs SAVANTES.. — Société médicale des hôp'.iau.'t. — Société de biologie. — Académie de médecine. —
Ac idémie des sciences. — Société de chirurgie . 455
Libres propos : Les classes d’une heure, parle D'’ Albert-Weil . 111
Choses du Jour : La présence des médecins aux duels . III
Chronique médico-artistique ; Le salon des médecins, par G-tey . V et VII
La Médecine au Théâtre-. Kéte de bienfaisance de la Jeunesse médicale . . IX
Les cérémonies médicales : Leçon d’ouverture du Professeur Dejerine; par le D"' Jean Ca.mus . XI
Les plaquettes médicales : Les médailles de Pasteur par Roty et par Prudhomme, par le Dr Géry . XIII
La médecine humoristique . XVII
Diététique : Diététique comparée et pratique, par le D’’ Derecq et Gallois . Xl.X et XXI
Formules thérapeuliques : Anesthésie locale . XXI
Chronique des Livres . XXIIl
Nouvelles . XXV
vie médicale . XXVII
Cours. — Thèses de la Faculté de Paris . XXVIII
Thérapeutique pratique : Un instrument nouveau . XXVIII
SOMMAIRE du N“ 20
Gouoerot . . — La question des Blastomycoies (Revue générale) . q5g
Jean-Charles Roux. — Les gastrites chroniques et leur traitement . 466
IIeitz Boyer et Sanjubjo. — L’aspiration vésicale, traitement d’urgence des hématuries . 468
Lamy . — Traitement chirurgical du pied bot varus équin chez l’enfant . 471
Actualités méihcales. — Recherche de l’amylase pour le diagnostic des troubles pancréatiques. — Comment
l’on vomit. — Le sommeil et l’hypothyroidisme chronique . 476
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. — Société
de chirurgie. — Société de pédiatrie . 476
Libres propos : A propos d’une décision du Conseil de la Faculté . IH
Choses du jour : La taxe sur les automobiles . 111
Chronique médico-littéraire : Faust à Chatel-Guy'on, par le Dr Gaston Duchesne . V à XI
Chronique des Livres : L’immunité, par le Dr Hans Müch. — Conférences d’hygiène pratique, par le
Dr Roger Hyvert . XI
Curiosités . XI
Les grands médecins : Corvisart, par le Dr Hors . . XIII
La médecine humoristique . XVII
Diététique: Boissons antidiarrhéiques . XIX
Formules thérapeutiques : Préparations de café. ne . XIX
La Thérapeutique d'hier et celle de demain, par A. Buisson . . XXI
Nouvelles . . . XXI et XXHI
La vie médicale . XXV
Cours. — Congrès . XXVI
Malgré tous les soins apportés par nos services de
départ, il se produit quelquefois des irrégularités
dans la distribution du Paris Médical. Nous prions
nos lecteurs de nous les signaler sans retard, pour
nous permettre d'y remédier.
- MÉDICATION - A
ANTIBACILLAIRE PAR L’ Ê\JL\J I T L.
(en ampoules et pilules glutlnlséesj
lipoïdes spléniques et biliaires
CHOLESTÉRINE. GOMENOL et CAMPHRE
- XXVII -
VIE MEDICALE {Suite)
LA
Association générale des médecins
de France. Société centrale. — I/as-
scmblée générale extraordinaire du
9 avril 19 ii a procédé au remplace¬
ment des président, vice-président et
de dix-neuf lucinbres de la commis-
•sion administrative démissionnaire.
Ont été élus :
JIM. Butte, président ; Piquet,
vice-président ; Angelvin, vice-secrc-
t-aire ; Biard, Déroché, Déon, Four¬
nier, Foveau de CourmeUes, Hiard,
Donatien I.abbé, Paul Dutaud,
Mouton, Paquet, Régis, Richard
d’Aulna5', Ventuejol, Deconte, Péla-
prat, Bilhaut père, Dutar, Renouard
Saltas et P yré, membres de la com¬
mission administrative.
Concours de médecins de l’assis¬
tance à domicile. — Sont nommés ;
MM. les D''8 Dasnier, Rouyer, Carret,
Coriat, Dafoiit, Montignac, Morin,
Xogier, Dupuy, Cabessa.
Médecin suppléant à la chambre
des députés. — M. le Dr Husson
vient d’être nommé pour occuper
Explosion chez le Dr Bengué. —
l’ne e.xplosion de chlorure d'éthvle
s’est produite chez M. le Docteur
Bengué, 47, rue Blanche, qui pré¬
pare plusieurs spécialités bien con¬
nues du public médic,-.!. Six per¬
sonnes ont été blessées et ont été
transportées à l’hôpital Darilxrisière.
De Dr Bengué est indemne.
faion des Beaux-Arts de Lyon. —
I,e Dr Henri Rondet (de Neuvillel
a obtenu une deuxième médaille. Il
avait exposé trois portraits : le sien
et celui des D'» Reboul et Navarre.
C’est un ancien interne des hôpi¬
taux de Dyon (1S6;:).
Bibliothèque des médecins de
Lyon. — Il est question d’organiser
.à Dyon une bibliothèque des méde¬
cins. Une commission dont font par¬
tie entre autres MM. Bériel, Cail¬
lou, Diot, Desieur, Plauchn, P. Savy,
Vignard, Vigne, étudie les voies et
moyens et prépare un projet dont
le plan général est de :
I" Créer une bibliothèque des mé¬
decins qui sera un centre de réunion.
2" Organiser des salles de confé¬
rences et des laboratoires.
3" Installer une salle de rcst.-inrant,
une salle de billard, etc. On paiera
un droit de 30 francs et une cotisa¬
tion annuelle de 20 francs.
Hommage au professeur Arloing.
— De maire de Dyon a proposé de
donner à la partie du quai de l’In¬
dustrie située sur la commune de
I.yon, le nom de quai Arloing, en
souvenir (iu regretté savant.
Mariage. — De IP Louis Oouin
et Mlle Lucie de I.alaude de Vernon .
Nécrologie. -- I)' Arragon, pro¬
fesseur suppléant à rf'cole dc méde¬
cine de Limoges.^- Dr Oroussin
(de Bellevueb -- 1)^ Paid Fournier
(de Cuers). --- M. Antoine Du-
miè‘re, le grand industriel lyonnais,
décédé à Paris. — M. le professeur
Ouisepj)o Berruti, membre de l’Aca¬
démie de Turin. — M>'" Marie-Iîugé-
nie Munier, tille de la Charité, supé¬
rieure de l’ho.spice général de .Saint-
Omer. — M. le IP Jules Keibel,
vice-président de l’Association des
médecins de Meurthe-et-Moselle.
COURS — CONGRÈS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dleu.
— Professeur Gilbert. — Samedi
22 avril. Il n’y a pas de leçon. —
Samedi 29 avril, à 10 h. 1/2. Leçon
clinique sur un cas d'icUre chronique
splénomégaliquc. — • Des mercredis,
à 10 h. 1/2, présentation de malades,
liédaction et correction d'ordonnances.
22 Aoril, à 10 heures 1/2. —
Clinique de médecine infantile.
Hôpital des enfants malades. —
M, le D^Nobécoutt, professeur agrégé.
— Traitement des cardiopathies,
A 4 heures. — M. le D^ Voisin. —
Diagnostic des tumeurs cérébrales.
24 Aorll, à 4 heures. — M. le
D' Paisseau. — Hypertrophie du
thymus. — Myxœdème.
A 5 heures. — M. le D' Lemaire.
— Troubles digestifs des nourrissons.
25 Aoril, à 10 h. 1/2, — M. le
Dr Darré. — Traitement de la
diphtérie.
A 4 heures. — M. le Dr Lemaire.
— Traitement des troubles digestifs
des nourrissons.
25 Aoril, à 3 heures. — Clinique
ophtalmologique de l’Hotel-
Dieu, — M. le pr De Lapersonne
et MM. Weiss, Terrien, professeurs
agrégés, Cerise, Contela, , Oellé,
chefs de clinique et de laboratoire.
— Cours de technique ophtalmolo¬
gique. (Tous les jours pendant six
semaines.)
25 Aorll, à 4 heures. — Faculté
DE médecine (cours libre). — M. le
Dr Léopold Lévi. — La petite
insuffisance thyroïdienne et son trai¬
tement (mardis et samedis).
25 Aorll, à 4 heures. — Faculté
DE MÉDECINE DE PARIS. — M. le
Dr Ombredanne, professeur agrégé.
— Quinze conférences sur la chirurgie
infantile.
26 Aoril, à 3 h. 1/2. — Labora¬
toire d’anatomie patiiologiqufi
du professeur Marie, a la faculté
DE médecine. — M. le Dr flougerot
professeur agrégé. — Les méthodes
de diagnostic bactériologique appli¬
quées à la clinique. — Démonstra¬
tions de technique bactériologique.
(Des lundis mercredis, v'endredis.)
26 Aorll, à 6 heures. — Faculté
DE MÉDECINE (cours libre). — M.
le Dr Foveau do CourmeUes. —
Electrothérapie et électrophysiologie.
Radio et radiumthérapie. Radiologie,
Photothérapic. Radiations nouvelles
(tous les mercredis).
2J Aorll, à 4 heures. — Faculté
DE MÉDECINE (cours libre). — M. le
Dr Facez. — La Psychopathie du
tube digestif (tous les jeudis).
27 Aorll, à 10 h. 1/2. — Cliniquk
DE MÉDECINE INFANTILE. HOPITAL DES
ENFANTS MALADES. — JI. Ic Dr Dallé.
— Scarlatine,
A 4 heures. — M. le D' Voisin. —
Hémiplégie et syndrome de Little.
29 Aoril, à 4 h. 1/2. — Clinique
DES MALADIES NERVEUSES. — HOS¬
PICE DE LA SALPÊTRIÈRE. — M. le
professeur Dejerine. — Cours com¬
plémentaire et pratique de neuro¬
logie (tous les jours).
25 Aorll, il 4 heures. - — ■ Hôpital
DES ENFANTS MALADES. — M. le
Dr Tixier. — Chorée. Epilepsie.
A 5 heures. — M. le Dr Darré. —
Rougeole.
29 Aorll, à 10 h. 1/2. — Hôpital
DE L-A Pitié. — I,e Dr Babinski re¬
prendra .ses conférences cliniques
sur les maladies du .système nerveux
et les continuera les samedis sui¬
vants' i\ la même heure.
/rr Uai, à 8 h. 1/2. — Réunion
de la Société française d’ophtalmologie.
— Rapport du Pr RollET sur la
tuberculose des voies lacrymales.
8 Mai. — P.ARis. — Congrès fran¬
çais d’oto-rhino-laryngologie (séance
annuelle de la Société française d’oto-
rhino-laryngologie. -- Ce congrès se
tiendra à l’hôte! des Société.s .sa¬
vantes, 6, rue Daiitmi, ilu S au
1 1 mai, sous la pré.sidence des
Dr» JlAiiu et Kscat. De secrétaire
général est le Dr DEPIERRIS.
Questions èi l’ordre du jour :
Complications de l'adénotomie. —
Rapporteurs ; JIM. les D’» Kauf-
iiiaiiii et Grossard.
Complications post-opératoires de
la sinusite Irontale. ■— Rapporteurs :
MM. les Dr- Sieur et Rouvillois.
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, à Paris
Bibliothèque de Thérapeutique
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT & P CARNOT
_ Professeur de clinique Proiesseur agrégé de thérapeutique
Rentes, dans lcs<|uelles sont étiuliés les agents thérapeutioues, les médications, les traitements. Chaque série
eoniiirend un certain nombre de volumes, indépendants les uns des autres et paraissant en ordre dispersé, mais dont
la place est nettement déterminée dans le plan d’ensemble de l’ouvrage.
La première Série est relative aux agents thérapeutiques. Elle comprend, comme introduction générale,
r.rlr/ f/r puis l’étude des Techniques thérapeutiques médicales et chirurgicales.
L’étude des Agents physiques a pris un développement considérable. Les diverses branches delà Physiothérapie
offrent au Praticien une série de ressources nouvelles. Qu’il s’agisse de Kinésithérapie, de Massage, A' Hydrothérapie,
ATîlectrothérapie, de liadiothérapie, etc., tout médecin doit savoir appliquer, lui-même, les méthodes usuelles.
L’étude des Médicaments chimiques a fait, elle aussi, de grands progrès. Les Médicaments minéraux ont récem¬
ment revêtu des formes nouvelles (combinai.sons organiques, métaux colloïdaux), douées de nouvelles propriétés théra-
I)cutit]ues. Quant aux Médicaments organiques, leur nombre s’accroît tous les jours. Si les Médicaments d'origine végé¬
tale sont, de plus en plus, obtenus par synthèse, de nouvelles plantes entrent, à leur tour, dans la matière médicale.
Les Médicaments d'origine animale, ioit employés jadis, puis fort oubliés, sont de nouveau étudiés. L'Opothérapie
utilise des ]îroduit.s fabriqués par l’organisme même et supplée à l’insuffisance glandulaire, en fournissant artificiellement
au malade les substances qu'd ne fabrique plus. C’e.st la base de la Thérapeutique de demain.
Les Médicaments d'origine microbienne ont métamorphosé le traitement et la projihylaxie des maladies infectieuses.
Ils peuvent conférer une iminunité active grâce aux méthodes de Vaccination, ou passive grâce aux méthodes de
Sérothérapie. On peut aussi faire de la Bactériothérapie, en opposant aux microbes nocifs' d’autres microbes, dont le
développement gêne celui des premiers.
L'étude des Agents Thénipeii tiques comprend encore la Crénothérapie (Eaux minérales), la Thalassothérapie
(Uains de mer) et la Climatothérapie. L’étude des Régimes alimentaires s’est beaucoup précisée : le régime, scientifi¬
quement établi, lait, de plus en plus, partie de l’ordonnance et du traitement.
Enfin l’étude des Agents Psychiques, la Psychothérapie a pris, elle aussi, une grande importance.
La deuxième Série de la Bibliothèque de Thérapeutique es.t relative à l’étude des médications.
litant donné un symptôme clinique, le premier problème thérapeutique qui se pose est de savoir si l’on doit agir
sur lui, le favori.ser ou le combattre. En second lieu, pour ou contre un symptôme donné, on peut utiliser plusieurs
méthocies thérapeutiques. Chacune a ses indications et ses contre-indications.
On voit, par là, toute l’importance priitique que présente l’étude des Médications Symptomatiques.
La troisième Série comprend Tétude des traitements.
Le Traitement d’une Maladie, lorsqu’il n’est pas pathogénique, est fait, le plus souvent, de la juxtaposition d’une
série cio Médications symptoniatiipies. 11 devra se modifier incessamment, en se modelant sur la marche même de
l’ailection. Beaucoup de traitements sont devenus médico-chirurgicaux. La partie médicale a donc été complétée
par une partie chirurgicale, de telle sorte que l’on puisse envisager, sous leurs différentes faces, les multiples traite¬
ments d'une même maladie. C’est dans cet esprit qu’une série de volumes sont consacrés aux 'Traitements des
Maladies Générales (Infections, Intoxications, Maladies de la Nutrition), des Maladies de chaque ogrgane (Maladies
nerveuses, digestives, circulatoires, pulmonaires, génito-urinaires), ainsi que des Spécialités (Maladies cutanées et
vénériennes ; Maladies de la bouche, du nez, du larynx, des_ oreilles et des yeux).
Série. - LES AGENTS THÉRAPEUTIQUES
L’Art de Formuler, par le professeur Gii-bert. i vol. 8 fr.
Technique thérapeutique médicale, par le U' Milian. i vnl.
• Technique thérapeutique chirurgicale, par les D" Pauciiet
et Üucroquet. i vol. 15 fr.
Physiothérapie.
* Electrothérapie, par le. D' Nogier. ï vol. 10 fr.
Radiothérapie, Radiumihérapie, Photothérapie, par les B'*
Oudin et Zimmkrn. i vol.
* Kinésithérapie 1 Massage, Gymnastique, par les D” P. Car¬
not, Bagron, BucRoQurT, Naoeotie, Cautru, Bou-
rcart. I vol. 12 fr.
* Mécanothérapie, Jeux et .Sports, Hydrothérapie, par les
B” l'RAIKIN. DE CaRDENAI.. CoNSTENSOUX, TiSSIÊ,
Beuagenière, Pariset, 1 vol. 8 fr.
• Crénothérapie (Eaux minérales). Thalassothérapie, Cil-
mathothéraple, jiar les professeurs Landouzy Gautier,
Moureu, 11e Launay, les B" Heitz, Lamarque, Lalesque,
P. Carnot, i vol. 14 fr.
Médicaments chimiques et végétaux, par le P' Pic et le
• Br Imbert. 2 vol.
• Opothérapie par le Br P. Carnot, i vol, 12 fr.
• Médicaments microbiens (Bactériothérapie, Vaccinations,
Sérothérapie), par Metchnikofk, .Sacquépée, Remeiniser,
Louis Martin, V.ui.i,ard. Hopter, Besredka, Saumbeni,
Wassermann. Bujardin-Beaumetz, C'aemette. i vol. 8 fr.
• Régimes alimentaires, par le D' .Marcel Labbé. i vol. 12 fr.
Psychothérapie, par le prof. Bejekine et le D' André Thomas.
2-’ Série. - LES MÉDICATIONS .
• Médications générales, par les B« Bouchard, H. Rorer,
Saiiuuravd, Saiirazés, I.AN01.01S, Berronié. Pinard,
Apert, Maurel, Rauzier, P. Carnot, P. Marie, Clunet,
Les volumes parus sont préoédés d’un astérisque.
Lépine, Pouchet, Balthazard, a. Robin et Coyon,
Chaupfard, Widal et Lemierre. i vol. 14 fr.
Médications symptomatiques (Mal, nerv., resp., circulât,),
par J. Lépine, Sicard, Guillain, M. de Fleury, Méné¬
trier, Mayor. i vol.
Médications symptomatiques (Mal. digest. hépat., rénales,
génit, et cutanées), par Gilbert, Castaigne, Jacquet et
M. Ferrand, i vol.
3« Série. - LES TRAITEMENTS
Thérapeutique des Maladies infectieuses, par les D'* Nobé-
COURT, Noc, Marcel Garnier, ï vol.
Thérapeutique des Maladies de la Nutrition et Intoxlca
tlons, pat les B'* Lereboullet, Lœper, i vol.
Thérapeutique des Maladies nerveuses, par les D'» Claude,
I.EjoNNE, DE .Martel, i vol.
* Thérapeutique des Maladies respiratoires et Tuber¬
culose, par les B” IIirtz, Rist, Ribadeau-Bumas, Kuss,
Tuffier, Martin, i vol, 14 fr.
Thérapeutique des Alaladies circulatoires (Cteur, Vaisseaux,
.Sang), parlesIF'JosuÉ, Vaquez et Aubertin, Wiart, i vol.
Thérapeutique des Maladies digestives. Foie. Pancréas,
par les B'» P. Carnot, Combe, Lecéne. i vol.
* Thérapeutique des Maladies urinaires (Reins, Voies
urinaires. Appareil génital de t homme), p.ar les B“ Acuard,
Marion, Paisseau. 12 fr.
Thérapeutique gynécologique et obstétricale, par les
B'* Brindeau et Jeannin. i vol.
* Thérapeutique des Maladies cutanées et vénériennes,
pat les B” Audry, Burand, Nicolas, i vol. la fr.
Thérapeutique osseuse et articulaire, par les IF* Huciiakd,
PlATOT, MoUCIIKT, MaRFAN, I Vol.
Thérapeutique des Maladies des Yeux, des Oreilles, du Ne/.,
du Larynx, de la Bouche, des Dents, par les D“ Büfoy-
Butemps, Etienne Lombard, M. Roy, i vol.
SOMMAIRE :
Dopter . — La lièvre de trois jours ou la lièvre à pappatacis . . . . . 499
Lesieur et P. Privey. — De l’albumoptysie . 504
Parisey . — Direction de la cure hydrothérapique des cardiaques . 5io
Actualités médicales. — Les dérivés salicyliques inodores pour l’usage externe. — Péritonite partielle par sta¬
gnation fécale. — Sur l’état mental consécutif à la compression des lobes frontaux du cerveau. — Les épithé-
liomas kystiques de la glande mammaire. — Les frottements sous-scapulaires . Siq
Sociétés savantes.... — Académie des sciences. — Académie de médecine. — Société de neurologie . Siy
La Vie médicale a l’Étranüeb, par le D' Henry . . 5i8
Libres propos : Le danger des compétences, par le IV Linossier . 111
Chronique médico-littéraire : Cinq semaines en EKvpte, par le D^ André Castex . V à XI
Art et médecine ■. Lilotel-Dieu de lieaune... . Xlll
I.a médecine humoristique, par Daumier {(.otlectwn llartmann\ . . XVII
Diététique : Régime des enlants arthritiques . . XIX
Formules thérapeutiques : Stomatites . . . XIX
Chronique des livres : Les arvthmies, par le D' Vaquez. — Revue des médicaments nouveaux, par
le D>' Crinon . XXI
Intérêts professionnels . XXI
Nouvelles.: . XXIII
La vie médicale . . . . . . . X.XV
Cours, — Congrès. — Thèses de la Faculté de Paris . XXVII
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
â riODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni ü' Accidents d'iedisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i®*' de chaque mois.
Prix de l’abonnement (z®’' Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
— Abonnement d’essai d’un mois : 1 franc.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Tous les autres numéros ont Se pages.
Le troisième numéro de chaque mois contient une Revue générale sur une question d’actualité.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier _ — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . ^ Dermatologie; — syphilis;— maladies véné-
, riennes.
Avril _ ’. . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal.. . — Maladies de la nutrition; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux ; des dents.
Octobre..,. — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
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Les abonnés d’une année seront remboursés par des primes représentant 5 fois
le prix de l'abonnement, primes vai'iées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à ces cinq primes) :
I» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Bi-tcyuii, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2° Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emii.e
Dupont tils, G. iMATmKn.fils et C'», Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, y, rue Cujas, à Paris.
3“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de loo francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
2g, rue Cotte, à Paris.
Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr. sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-IJ. B.mm.ikrk et ku.s, ig, rue Hautefeuillc, Paris.
5° Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de ces treize primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Gobain verre rouge à base de sels d'or (valeur 6 francs)
offertes par l’Urascptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucart
(ces deu.K primes ensemble).
.JO Trousses de poche pour l’a
e des urines, offertes par la Dosurinp;,
O Seringues en verre, offertes par la maison David, 6g, avenue des Ternes,
i" Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société nu Tai.isman, Place des
Barricades à Bru.xelles (valeur, 12 fr. 50 . (Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l'abonnement la somme de 2 fr. .^o, plus 5o centimes pour le port.)
O Un colis-postal de 1 5 rosiers de la maison Ge.men et Bourg, de Luxembourg. (Joindre i fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
O Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre 1 fr. pour l'emballape et le port.
O Bons de remboursement de 6 francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
2g, boulevard Saint-Michel, à Paris.
0 Boris de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
•> Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C*'',
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
'■ Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10. rue La Boétie, à Paris.
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— Certainement, me dit mon ami X..., votre
libre propos du i8 mars était justifié. En publiant
à VOfficiel un décret réformant les études médicales,
et en se refusant d’autre part à réclamer du Parle¬
ment les crédits indispensables à son exécution, le
ministre de l’Instruction publique s’est moqué des
Facultés de médecine, et je conçois qu’elles en aient
ressenti quelque mauvaise humeur. Pour ma part,
je me console aisément de l’aventure : le décret
de igog n’apportait en somme que des améliorations
médiocres, et nous n’en avions pas en réalité pour
l’argent qu’il aurait coûté. \’ous ne me démentirez
pas, puisque l’Association des membres du corps
enseignant des Facultés de médecine a consacré sa
dernière réunion à étudier les modifications à appor¬
ter au dit décret pour le rendre poiîsible ; de l’avis
de tous, il était absolument inapplicable. Son
moindre défaut était de créer tant d’examens au
cours des études (27 à d’après les calculs de
Regaud), que les professeurs n’eussent plus eu de
temps que pour interroger, les élèves pour répondre,
et qu’il ne fût pas resté une minute aux premiers
pour enseigner, aux seconds pour s’instniire. On
eût dû même créer un persoimer spécial, exclusive¬
ment pour faire passer des examens.,.. Vous devriez
bien, ajouta-t-il, nous expliquer un’ jour, pourquoi
dans les trois ordres d’enseignement, les révisions
de progranunes, toujours confiées à des hommes
compétents, et individuellement intelligents, abou¬
tissent le plus souvent à de si pitoyables réformes,
que l'on doit s’estimer bien heureux, après leur réali¬
sation, si l’on n’a pas à regretter le passé.
— Éh, précisément, lui répondis-je, voilà le mal !
C’est que l’on a la manie de faire appel aux hommes
compétents I
— Vous êtes paradoxal !
— J’exècre le paradoxe; ce n’est pas ma faute .si
la vérité en affecte quelquefois les allures. Dans le
cas présent, réllécliissez un peu, et vous vous ronge¬
rez à mon avis.
Quand il s’agit de réformer les études médicales
(et s’il s’agissait d’enseignement primaire ou secon¬
daire, ce serait exactement la même chose), 011 com¬
mence iiar réimir une conmiission, et on y appelle
soigneusement toutes les spécialités, ou, si vous pré¬
férez, toutes les compétences. Alors se joue au natu¬
rel la scène première du Bourgeois gentilhomme.
Chacun exalte sa science. I,e chimiste déclare que,
si l’on ne sait pas la constitution de l’antiiTyrine, on
est incapable de calmer une migraine ; le phy.sicien
n’admet pas qu’on puisse regarder dans un micros¬
cope, sans être à même de de.ssiner’la marche des
rayons lumineux ; le naturaliste, que l’on sache faire
évacuer un ténia, si ou ignore la di.spo’sition de ses
organes génitaiix ; le bactériologiste que l’on o.se
parler de tuberculose, sans comuiître l’aspect des
cultures du bacille de Koch.... Je pourrais pour¬
suivre longtemps encore cette énumération ! A chacun
on cède une partie au moins de ce (ju’il réclame, par
courtoisie d’abord, puis dans la pensée secrète d’obte¬
nir à son tour, de ses collègues satisfaits, la satisfac¬
tion de ses propres désirs, et les programmes s’enflent
démesurément.
Notez qu’en principe tout le monde a raison,
qu’aucune des comiaissauces que l’on veut imposer
aux étudiants n’est inutile. Bien heureux serait le
médecin qui pourrait les posséder toutes! I,e mal¬
heur est que le temp; des études et la capacité
d’absorption des cerveaux sont limités. Aussi,
quand les « compétents > se sont arraché les heures
disponibles des étudiants, s’aperçoit-on qu’après
cinq ans d’études, de cours, de travaux pratiques,
de stages, et d’examens, les futurs médecins sau¬
ront — ou croiront savoir — des bribes d’anatomie,
de physiologie, d’hi.stologie, de chimie, de physique,
de pharmacologie, de bactériologie, de .parasito¬
logie... il n’y a que la médecine dont ils n’auront pas
eu le temps de s’occuper. Il est vrai qu ils pourront
l’étudier sur leurs premiers clients I
— Mais, du moment que vous récusez les compé¬
tences, qui introduiriez-vous dans la commission
des réformes, si vous étiez ministre?
— Pas de suppositions désobligeantes, je vous en
prie ! Si j’avais le malheur d’être ministre, je iib
réunirais pas de commission, parce que mon expé¬
rience m’a appris que les commis.sions de plus d’un
membre font rarement de la bonne besogne. Quand
elles paraissent en avoir fait, c’e.st, le plus souvent,
parce que le rapporteur seul a travaillé, J e me gar¬
derais aussi de consulter sur chaque programme
partiel, les « compétents », c’est-à-dire le chimiste
sur la chimie, le piiy.sicien sur la physique, etc.
Je chargerais un homme intelligent de faire une
enquête auprès de quelques cliniciens d’une valeur
et d’un bon sens indiscutés. Bien entendu, je ne
m’adresserais pas à ceux qui, résistant à l’évolution
moderne, affectent de croire à un antagonisme entre
la clinique et le laboratoire, mais à ceux qui savent
apprécier les services rendus à la médecine par les
sciences dites accessoires, qui utilisent et provoquent
au besoin leur concours. A ceux-là je ferais poser la
question suivante : ^< Dans l’exercice de la jjrofession
médicale, quelles sont les notions des diverses
sciences que vous avez été heureux de posséder?
Quelles sont celles que vous avez regretté parfois de
ne pas avoir ? Par contre, quelles sont les connais¬
sances, acqxdses au cours de vos études, que vous
avez oubliées sans regret ? » 1 ’aurais, je crois, beau¬
coup de chances, pour que cette enquête m’indiquât
précisément la somme de chacune des sciences indis¬
pensables au médecin !
Je ferais appel alors aux .spécialistes, pour les
prier de retoucher et de mettre d’aplomb le pro¬
gramme ainsi esquissé ; mais je ne leur penuettrais
pas de le développer ; ils en savent trop, et, quand
ils croiront avoir réduit leurs exigences au strict
minimum, elles .seront encore excessives pour un
.simple médecin. Je coiustituerais ainsi un plan
d’études médicales modeste, mais iipplicable, dont
les élèves d’élite pourraient à leur gré développer
telle ou telle partie.
Quant aux axitres, ils ne deviendraient sans doute
pas des savants dans le sens encyclopédique, mais
ils auraient le temps d’apprendre un peu plus
de médecine, et ce ne serait peut-être pas si
fâcheux.
O. DiNüSSiita.
_ V -
CHRONIQUE MÊDICO-LITTÊRAIRE
CINGL SEMAINES EN ÉGYPTE
Par le D' Andriî Castex
Dans le train (jui récemment nie ramenait à Paris, au
retour d’uii rapide voyage en Égypte, je revoyais en
pensée l'éblouissant soleil qui dore les pyramides, et la
foule bariolée des rues du Caire, et les temples fastueux
des Pharaons...
Colonne c'e Pompée et sphinx d'.Mexandric.
'Devais-je écrire nies impressions sur l’Égypte? Quand
j’y ai passé en touriste bleu plus qu’en médecin, quand
les Maspéro, les Anatole France, les Loti, sans oublier
les Bœdecker et les Joanne, ont dit de façons si diverses
ce qui peut intéresser.
J’hésitais; mais je me suis décidé, en me souvenant
de m’être arrêté parfois, au cours de lectures scienti¬
fiques, à tel article de fantaisie que donnait un journal
de médecine.
Le voyage est décidé. Quel est le meilleur itinéraire?
On vous dira : « Passez par Marseille ». Mais il y a les
risques de la mer Tyrrhénienne, souvent inclémente.
Un autre préfère gagner Trieste pour descendre l’Adria-
'Ij’ai choisi le' moyen terme, en passant par Brindisi.
Le voyage est un peu plus court. 'Vous pouvez vous en
rendre compte en voyant laTigne presque droite qui, par
l’Italie, va de Paris à Alexandrie. Le trajet d’ailleurs est
des plus intéressant : Milan, Bologne où l’on peut faire
une halte, la rive occidentale de l’Adriatique.
A Brindisi, vous avez le choix entre deux lignes mari¬
times confortables ; la Navigation Italienne et le Lloyd
Autrichien. C’est sur un bateau de cette deuxième com¬
pagnie que j’ai pris place.
Éxccllente traversée. Lorsque la mer est calme, rien
n’est reposant comme ces journées à bord d’un grand
steamer. Que de souvenirs évoquent les îles de la mer
Ionienne. Vous passez devant Zante où vint mourir
notre André Vésale, devant Céphalonie, patrie de Panas,
devant Navarin, Ithaque qui nous apparaît aujourd’hui
comme une île déserte.
Après deux journées et trois nuits, on aborde à Alexan¬
drie. Je vous souhaite d’y arriver au matin. Vous y verrez
une aurore prestigieuse. A l’horizon, du bleu pille, de
l’orangé, toutes les merveilles de l’arc-en-ciel. C'e.st le
premier sourire de l’Orient.
Deux jours suffisent pour voir la Marseille du levant.
L’hôpital grec et l’hôpital allemand méritent surtout
une visite. Ne manquez pas d’aller à Ramleli, belle plage
où se rencontre, en été, la haute société alexandrine et
cairote, et qui est encadrée de jolies villas. Visitez le
musée. Vous y verrez nombre de momies dans leur sarco¬
phage, une belle statue de Ramsès II, qui porte sur le
socle un profil de sa fille Hout-Ma-Ba, vieille connaissance
de notre prime jeunesse. Cu nous la nommait plus sim¬
plement « la fille de Pharaon ». C’est celle qui aurait
sauvé des eaux Moïse, exposé sur le Nil. Vous y verrez
encore un joli buste d’Alexandre le Grand, à contours
émoussés comme certains bustes modernes et qu’on
attribue à Lysippe, sou sculpteur préféré.
Consacrez quelques heures aux catacombes qui con¬
tiennent de beaux caveaux. Tout à côté est la colonne
de l’ompée. Klle domine tout le panorama. Sur le large
chapiteau qui la couronne, le général Bonaparte, dit-on,
aurait fait un déjeuner en compagnie de scs officiers.
J’ai dit: deux jours pour Alexandrie, mais à la condi¬
tion que vous résisterez aux invitations aimables des
Alexandrins qui, très bienveillants pour les Français,
s’ingénient fi les retenir.
D’Alexandrie au Caire — trois heures vingt minutes
de chemin de fer - le trajet n’offre guère de sites inté¬
ressants, mais on voit passer à proximité de la ligne de
nombreuses files de chameaux compassés, des fellahs
trottinant sur la croupe de leurs vaillants petits, ânes.
Devant vous s’étendent les plaines fertilisées par le Nil
dont vous traversez successivement les deux bras. Le
mouvemeut de la population dans les gares est tout à
fait divertissant.
Ah ! les bons moments passés en flânerie dans les
rues du Caire, dans les Sharia el Mouski, ou Mohammed
Ali : petites boutiques creusées au rez-de-chaussée de
vieilles maisons : bijoutiers, parfumeurs, libraires, frui¬
tiers, tourneurs travaillant à la fois de leurs doigts et de
leurs orteils, blanchisseurs du sexe masculin qui s’ar¬
rogent le droit de repasser jupons et chemises, femmes
voilées à la démarche traînante.
_^Sans vous fatiguer, assis sur la terrasse de votre
hôtel, vous verrez passer les cortèges des pieux Musul¬
mans, revenant du Caire. C’est d’abord une musique où
les tambourins dominent, puis le pèlerin dans un palan¬
quin que supportent deux chameaux, vient après le groupe
Ne soyez pas surpris si, sur les trottoirs, on vous donne
du « Monsieur le comte » ou « Monsieur le baron ». C’est
un camelot qui veut vous vendre des cigarettes, des
cartes postales ou des écharpes argentées d’Assiout.
Un jour, au milieu d’un groupe, s’approche de moi un
jeune homme qui me tendait sa carte.
— Prenez, me dit-oii, c’est un poète qui désire faire
votre connaissance.
Jeni’informaide son genre de talent. Que chantez-vous ?
lui dis-je. La nature? Les arts? Oui, fit-il, mais je com¬
pris qu’il n’avait pas tout dit. Après un moment cle re-
l’ne rue du Caire.
cueillenieut il ajouta : ♦ J e chante aussi. .. l’amour I » Comme
toujours.
Après les pronienades daiis les rues des quartiers arabes
et européens, on doit visiter les mosquées. Je les ai très
bien vues, eu compagnie de plusieurs confrères, grâce
■surtout à l’obligeance de Bahgat Bey, membre de Tln.s-
titut égyptien et conservateur du. Musée arabe qui,
après avoir obtenu pour nous les autorisations néces¬
saires, a bien voulu nous diriger et nous montrer les plus
beaux détails. Je conserve surtout le souvenir de la
grande mosquée Mohammed-Aly, située à côté de la cita-
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jour, dans du lait ou du bouilbu. COMPLÈTEMENT ABSORBÉE
— VII —
CHRONIQUE MÉDICO=LITTÊRAIRE {Suite)
delle, et de la niosguée El-Kalaouii, une des plus an¬
ciennes. J e ne saurais décrire les belles portes de bronze,
les tombeaux d’anciens kalifes,. ces jolies lampes qui !
descendent de la voûte, ces tapis de modèle rare, ni ces
couleurs ravissantes des petits vitraux multicolores.
Certes les verrières de nos basiliques gothiques .sont plus
grandioses, mais l’éclairage eu est moins gracieux.
ha mosquée d’El-Azhar mérite surtout une visite : vaste
université où les étudiants de tout l’I.slam viennent ap¬
prendre le Coran et ses commentaires. Dans une grande
le temps vous manquera, comme au général Bonaparte,
pour aller jusqu’à ces monuments fameux. Un tramway
y conduit en une demi-heure, mais, pour peu que vous
.soyez contemplatif, allez-y au leVer ou au coucher du
soleil, et mieux encore par un beau clair de lune. C’est
le spectacle qn’il m’a été donné d’admirer .sous la con¬
duite de mes confrères, les Dr- Rousseau et Oassef.
Elles sont au nombre de trois : la plus grande de
Chéops, la deuxième de Kéfren et la plus petite de Meii-
kera. Admirez leur majesté mais n’entrez pas pour visiter
les caveaux intérieurs, vous risqueriez de vous rompre le
cour, vous verrez cette nombreuse jeunesse assise en
groupe et scandant les ' versets, tout en se balançant,
peut-être pour se défendre du sommeil. Avant cette visite,
comme après, lisez dans la « Mort de Philœ » de Loti le
chapitre qu’il a consacré à la mosquée : Un centre d’Islam,
vous en garderez une impression durable.
Ees églises Cophtes sont intéressantes au.ssi. Elles
desservent le culte chrétien jacobite d’Egypte qui se
rapproche du rite orthodoxe grec.
Ou m’a conduit dans le vieux Caire, à l’église Saint-
Serge, vieille basilique égypto-byzantine. Des colonnes
proviennent des vieux temples ptolémaïques. C’est dans
la crypte, dit la légende, que l’Enfant J ésus aurait reposé
lors de la fuite en Egj^pte.
Les musées du Caire sont d’un haut intérêt. Il faut
voir d’abord le musée des Antiquités égyptiennes, nécro¬
pole des momies. Là, vous pourrez à loisir contempler.
dans son sarcophage de verre, le valeureux Ramsès II,
qui, dans les combats, s’élançait seul sur son char dans
les rangs ennemis. La tête, dépouillée de ses bandelettes,
montre encore la peau du visage et des mèches de che¬
veux roux bien conservés.
Au musée arabe, allez voir les vieilles lampes de mos¬
quée et les manuscrits enluminés.
_ Mais le but principal d’un voyage au Caire n’est-il pas
d’aller contempler les Pyramides et le Sphinx? car vous
ne serez pas, je suppose, tellement occupé au Caire que
A côté, se voit le grand Sphinx, dont la tête et le buste
émergent seuls des sables. Son visage est énigmatique.
Le nez n’existe plus, comme pour beaucoup de statues,
mais je me refuse à croire, ce cjue disait un indigène, que
Napoléon l’avait pris pour cible de ses canons. Notre
grainl capitaine avait bien trop le respect des choses de
l’antiquité pour commettre un tel vandalisme.
A l’autre côté du Caire, se trouve Héliopolis, nouvelle
ville construite en plein désert, offrant des constructions
modernes grandioses. Là, les touristes peuvent à loisir
admirer les aurores et les crépuseules d'Orieut.
Consacrez une journée aux tombes et pyramides de
Sakkara, raiicieune Memphis. Vous y verrez les colosses
de Ramsès et le Sérapéum, tombeau du bœuf Apis, dé¬
couvert par notre Mariette Bey.
On y va de la gare de Bédrécheiii où des ânes attendent.
« Bon bandi ! (un bon baudet) Moussieu, Madame,
clament les âniers, et vous faites votre choix.
J’étais monté sur un tout petit haudi qui, à mon gré.
avançait trop lentement. Je l’incitais eu écartant mes
deux pieds pour cogner sur son bas-ventre. Ah la l la 1
la l la l exclame mon ûnier qui cheminait aux côtés de
la bête. Comme je ne comprenais pas le motif de sa pro¬
testation, il me demande de descendre et me montrant
les parties sexuelles du baudi ; « Madame », fit-il, et gon¬
flant ses joues, il m’expliquait qu’elle était en état de
grossesse. Durant toute l’excursion, pour me rappeler au
calme dont je ne me départissais plus, il exclamait :
« Madame l il est malade 1 »
Tout mon temps ne se passait pas en promenades. A la
demande des confrères qui sont venus pour leurs études
à Paris, j’ai fait une conférence à l’Université Egyp¬
tienne. Elle a porté principalement sur la question des
sourds-muets, dont on commence à s’occuper beaucoup
dans la capitale de l’Égypte. Je réitère nies remercie¬
ments à vS. A. le Président-rectenr de l’Université, qui
a bieu voulu donner l’autorisation et au distingué secré¬
taire général Abd-el-Aziz Pahny, qui, très aimablement,
s’était chargé de l’organisation. Les planches nécessaires
aux explications m’avaient été prêtées par le Dr D-.
Waaby, profes.senr d’anatomie à l’École de médecine du
Caire. Qu’il soit au-ssi remercié. ^
Le sotr même, le théâtre khédivial deJ’Ot)éra donnait
une grande soirée de gala, au profit de l’Ecole des sourd.s-
muets, récemment ouverte, grâce à la générosité d’un
grand philanthrope égyptien, Idris Bey Ragheb, dont
j’ai eu l’honneur de faire la connaissance.
Dans un entr’acte, les professeurs ont présenté sur la
scène quelques élèves fort bien instruits déjà. Les applau¬
dissements ne leur ont pas été marchandés. Ces enfants
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LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, à Paris
BIBLIOTHÈQUE
DU
Doctorat en Médecine
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
A. GILBERT
Professeur à la Faculté de médecine de Paris,
Membre de l’Académie de médecine,
ET
L. FOURNIER
Médecin des Hôpitaux de Paris,
Ancien chef de clinique de la Faculté.
Premier examen.
ANATOMIE — DISSECTION — HISTOLOGIE
Anatomie, z vol., par Grégoire, prof, agrégé à la Fao. de méd.
de Paris.
*Histologie (2' édition), par Bran’CA, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 15 fr.
Deuxième examen.
PHYSIOLOGIE — PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES
• Physique médicale, par A. Broca, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris . 12 fr.
Chimie biologique, par Desgrez, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris.
Physiologie.
Troisième examen.
I. MÉDECINE OPÉRATOIRE ET ANATOMIE TOPOGRA¬
PHIQUE— PATHOLOGIE EXTERNE ET OBSTÉTRIQUE
Anatomie topographique, pat Soulié, proi. adjoint à la Fac.
de méd. de Touiousc . 16 fr.
• Pathologie externe, 4 vol., par Faure, Ombrédanne, Che-
VASSü, Schwartz, prof, agrégés à la Fac. de méd. de
Paris, Alglave, chirurgien des hôpitaux de Paris.
Caucuoix, Mathieu, prosecteurs à la Fac. de méd. de
Paris. Chaque volume . 10 fr.
• Médecine opératoire, par Lecène, prof, agrégé à la Fac.
de méd. de Paris. . . lo fr.
• Ubstétrique, par Fabre, professeur à la Faculté do méd.
du Lyon . 16 fr,
II. PATHOLOGIE GÉNÉRALE — PARASITOLOGIE
MICROBIOLOGIE — PATHOLOGIE INTERNE- ANATOMIE
PATHOLOGIQUE
» Pathologie générale, par H. Clauoe et J. Camus, prof,
agrégés à la Fac. de méd. de Paris . . . 12 fr.
• Parasitologie, par Guiart, prof, à la Faculté de médecine
de Lyon . iz fr.
Microbiologie, par ' Dopter et Sacquépée, prof, agrégé
au Val-de-Grâce.
Pathologie interne (4 vol.), par Gilbert, Widal, prof, à
la Fac. de méd. de Paris : Castaigne, Claude, Lœper,
Ratherv, prof. agr. à la Fac. de méd. de Paris :
Garnier, Jomier, Josué, Paisseau, Ribierre, médecins
et ancien int. des hôp. de Paris ; Dopter, Rouget,
prof, agrégésau Val-de-Grâce. Chaque volume . 10 fr.
* Anatomie pathologique, par Achard et Lœper, prof,
et agrégé à la Fac. de méd. de Paris . 1 . 12 fr .
Quatrième examen.
THÉRAPEUTIQUE — HYGIENE — MÉDECINE LEGALE
MATIÈRE MEDICALE — PHARMACOLOGIE
•Thérapeutique, par Vaquez, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 10 fr.
* Hygiène, par Macaigne, prof, agrégé à la Fao. de méd. de
• Médecine légale (2' édition), par Balthazard, prof, agrégé
à la Fac. de méd. de Paris . . 12 fr.
Matière médicale et Pharmacologie.
• Cinquième examen.
I. CLINIQUE EXTERNE ET OBSTÉTRICALE
II. CLINIQUE INTERNE
Dermatologie et Syphlllgraphie, par Jeanselme, prof, grégé
à la Fac. de méd. de Paris.
* Ophtalmologie, par Terrien, prof, agrégé à la Fac. de
méd. de Paris . 12 fr.
Laryngologie, ütologie, Rhinologie, par Sebileau, prof,
agrégé h la Fac. de méd. de Paris.
Psychiatrie, par DuriiÉ, prof, agrégé à la Fac. de méd. de
Paris et Camus (P.), médecin des asiles d’aliénés.
• Maladies des Enfants, par Apert, médecin des hôpitaux de
Paris . 10 fr.
La somme des connaissances exigées de l’étudiant en médecine pour l’obtention du litre de docteur et du prati¬
cien est considérable ; elle s’accroît constamment du fait des progrès chaque jour accomplis dans le domaine médical.
Il n’existait pas, cependant, une collection d’ouvrages correspondant exactement aux programmes nouveaux
composant toutes les matières et rien que les matières du doctorat en médecine. Trop de Précis encombrent la litté¬
rature médicale; beaucoup ne sont que de lourdes compilations où l’expérience de l'auteur fait défaut.
La collection de Précis dont la librairie J.-B. Bailuere et fils entreprend la publication, sous l’habile direction
du professeur Gilbert, contraste heureusement avec ces manuels impersonnels, bons peut-être pour repasser, mais
incapables d’apprendre. Cette nouvelle colleetion est faite pour réhabiliter les Précis dans le monde médical : ce sont
en réalité des œuvres originales où ceux-là mêmes qui enseignent les diverses branches des sciences méd icales résument,
pour le plus grand proht des lecteurs, leur cours, fruit d’une expérience réfléchie et d'un enseignement travaillé. Ils
sont conçus dans un esprit utilitaire : pas d’historique ni de bibliographie, pas de théorie, beaucoup de pratique.
Après avoir dressé le plan détaille de la « Bibliothèque du Doctorat », les directeurs se sont efforcés de trouver,
pour chaque partie, le collaborateur le plus nettement désigné, celui qui, de l’aveu universel, panit le plus capable de
mettre au point la somme des connaissances que doivent posséder l’étudiant et le praticien.
Grâce à l’autorité du directeur, cette Bibliothèque formera un tout homogène répondant à un plan mûrement
réfléchi ; grâce au choix des collaborateurs, comprenant trente professeurs et professeurs agrégés de nos h acuités de méde¬
cine et vingt médecins et chirurgiens des hôpitauxnle Paris, elle reflétera exactement l’état actuel des sciences médicales,
et en particulier l’enseignement de la Faculté de Paris.
De leur côté, les éditeurs ont tout fait pour que la « Bibliothèque du Doctorat » se présentât sous un aspect capable
de satisfaire les bibliophiles les plus délicats, et pour qu’aucun reproche ne pût se justifier tant au point de vue de
l’impression du texte, imprimé en caractères neufs sur satin, que de la reproduction des figures dessinées ou photogra¬
phiées sous les yeux des auteurs et reproduites par les procédés les plus perfectionnés. Enfin, elle se présente sous un
élégant cartonnage souple, rouge et blanc.
Les volumes parus sont préoédés d’un astérisque.
— IX —
CHRONIQUE MEDICO=LITTÉRAIRE [Suite)
ont instruits en langue arabe d’abord avec des signes
es deux mains. Peu à peu on eu arrive à la méthode
orale, en les faisant lire sur les lèvres.
Le, Ministre de France au Caire, M. Defrance, a bien
voulu me présenter, en même teni ps que deux autres
Français, à S. A. le Khédive qu i m’interrogea sur le
nombre et le travail des jeunes Égyptiens qui viennent
à Paris suivre les cours de la Facu lté de médecine.
Statues trouvée.s nouvellement.
™ J’ai visité plusieurs hôpitaux et dispensaires dontjje
regrette de n’avoir pas noté les adresses, car ils sont à
vmr. Je garde surtout uue excellente impression de
l’orplielinat créé et entretenu jmr notre très^dévoué
confrère le Df Abd-Él-Aziz Nazim Bey. Un grand
nombre d’enfants des deux sexes y sont logés, nourris et
éduqués. Les filles préparent la lingerie et la cuisine de
toute la maisonnée. Les garçons confectionnent les
chaussures, une partie des vêtements, des articles de
vannerie ou de ferblanterie. Mieux encore, ils ont leur
Le couronnement.
(Temple d'Edfou).
fanfare qui joue l’iiynme égyptien. La Marseillaise est à
Il serait très regrettable d’avoir été au Caire sans
remonter le Nil jusqu’à la première cataracte d’Assouan.
Ne vous laissez pas détourner par ce que vous en diront
les Égyptiens, car la plupart d’entre eux ne connaissent
pas la Haute-Égypte. Quand arrive le moment des
vacances, la chaleur sévit et ils se dirigent vers nos con¬
trées d’Europe d’un climat plus tempéré.
TJne excursion en Haute-Égypte offre un très grand
intérêt, car c’est là qu’on trouve un ciel sans nuage et
les temples majestueux des Pharaons et des Ptolémées.
Plusieurs modes de transport s’offrent au voyageur.
II peut remonter le fleuve dans la classique dahabich,
grande barque à voile, mais à la condition de disposer
d’un temps très long.
Sinon il prendra une de ces maisons flottantes très
confortables que deux compagnies différentes (Compa
plie Cook et Compagnie Hambourg) font circuler sur
Comme je disposais de peu de temps, j’ai fait eu une
nuit de chemin de fer le trajet du Caire à Luxor. Puis,
prenant place sur le Nubia, j’ai, durant deux journées,
joui du curieux spectacle qu’offre le Nil.
Le bateau stoppe pour permettre aux touristes de visi¬
ter les temples érigés sur les deux rives.
C’est d’abord sur la rive gauche le temple d’Edfou
dégagé des sables par Mariette Bey, et parfaitement
conservé. On dit, avec raison, qu’en sou état actuel il
pourrait servir encore au culte d’Osiris;
Plus haut, sur la rive opposée, le temple de Koin-
Ombo, chef-d’œuvre des Ptolémées. Ici comuienco la race
nubienne. Les hommes vont presque nus et les femmes
mettent leur coquetterie à natter leur chevelure en petites
tresses qu’elles enduisent d’huile de ricin. Une baguette
est fichée dans ces chevelures. Vous en comprenez l’usage :
gratter les démangeaisons que déterminent les parasites ;
pojiulation de vrais sauvages.
Le surleiidemaiii soir, nous arrivions à Assouaii. Dans
ce ciel pur, les lumières de la ville scintillaient comme
des étoiles. La ville s’étend sur la rive droite du Nil très
lie de Philœ.
élargi. En face d’elle est l’Ile Éléphantine ornée d’une
luxuriante végétation en palmiers, rosiers de toutes
sortes, bougainvilliers. Le climat d’Assouan est admi¬
rable. Du matin au soir le soleil y rayonne. Il n’y pleut,
m’a-t-pn dit, que dix minutes chaque année.
Le motif principal d’aller jusqu’à Assouan est de visi¬
ter le temple de l’Ile de Philœ. Le mieux est de faire
l’excursion à dos d’i'lne. On arrive ain.si en face du temple.
Une barque vous y conduit tandis que les ânes attendent
pour vous ramener ensuite à Assouan, en traversant des
villages nubiens très intéressants.
Le joli temple de Philœ fut construit par les Ptolémées
(200 ans avant J.-C.) en l’honneur d’Isis, puis embelli
par les Empereurs romains.
On y montre la chambre où naquit Trajan. Sur les murs
se trouvent nombre d’inscriptions remontant à l’époque
romaine. Le grand barrage qui a été établi en aval de
l’Ile fait monter l’ean dans les parties basses du temple.
Les travaux de soutènement qui ont été faits pour
prévenir l’écroulement de ce temple si gracieux seront-
ils suffisants, surtout lorsque le barrage aura été élevé
de sept mètres, aiiusi qu’il est projeté pour accroître
encore la fertilité des plaines qu’inonde le Nil ?
Les rameurs qui nous conduisaient étaient dirigés par
un patron. Assis sur le bord de la barque, il chantait
une de ces mélodies sur le registre aigu que l’on entend
souvent au haut des Minarets. Les rameurs reprenaient
en un refrain qui se terminait invariablement par :
Maiiy thanks
Danke sehr.
Merci beaucoup.
Et réjouis de leur chanson, ils montraient des dents
éblouissantes de blancheur.
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XI -
CHRONIQUE MÉDICO-LITTÉRAIRE [Suite]
bazars est à Assouaii des plus amusante. Mais il faut
surtout aller au eamp des Bicharis non loin de la ville.
Ce sont des nomades du désert surveillés par les gen¬
darmes égyptiens qui leur interdisent d’approcher trop
C'est en remontant vers le Caire que j’ai visité Buxor
construit sur l’ancienne ïhèbes. Une des premières excur¬
sions doit être pour les tombeaux des rois. Dan s les hautes
Groupe d'cxcur-sionnistcs .lu camp des Bicharis.
collines granitiques qui bornent l’horizon à l’Ouest,
les monarques égyptiens avaient fait creuser leur tombe
à une grande profondeur. Elles furent découvertes et
souvent dévalisées par des invasions successives. Da
plus curieuse à voir est celle d’Aniénophis II. Après avoir
descendu un grand nombre de niîtrches, on accède dans
la chambre tunéraire où le roi, sous un couvercle en
verre, dort l’éternel sommeil. Sa peau d’un ton d’ardoise
dessine encore nettement les lignes du visage. Il ii’a
pas [été facile de découvrir ces tombeaux, car les rois
avaient fait creuser plusieurs galeries pour égarer les
profanateurs.
Non loin se voit le temple de Medinet-Habou, sorte de
temple-forteresse où les peintures antiques sont encore
on excellent état de conservation.
Sur la rive droite du fleuve se dressent les ruines du
Un Bicharis dans son camp.
temple de Luxor que reliait au grand temple de Karnak
une avenue de béliers accroupis dont un grand noilibre
existees encore. i
C’est à Luxor que vous verrez l’obélisque, sœur de la
nôtre, qui nous avait été également offerte, mais qui ne
fut pas acceptée en raison des dépenses qu’avait occa¬
sionné le transport de la première.
N’est-ce pas le cas de rappeler l’amusant dialogue que
Théophile Gautier, dans Emaux et Camées, prête aux
deux obélisques séparées :
D’obélisque de Paris :
Sur cette place je m'ennuie.
Obélisque dépareillé.
Neige, givre, bruine et pluie
Glacent mon flanc déjà rouillé.
Da sentinelle granitique.
Gardienne des énormités,
Se dresse entre un faux temple antique
Et la Chambre des députés.
D’obélisque de Duxor répond :
Nul ennui ne t’est comparable.
Spleen lumineux de l’Orient !
Que je voudrais comme mon frère
Dans ce grand Paris transporté
Auprès de lui pour me distraire
Sur une place être planté !
De temple de Karnak est le plus grandiose de tous.
C’est du haut de ses pylônes qu’il faut voir le soleil des-
Karn.ik.
cendre au lointain des sables. Promenez-vous dans les
salles hypostyles et vous aurez chance d’y rencontrer le
meilleur des cicérones, M. Deprain, le très distingué direc¬
teur des fouilles. De jour où je m’y trouvais, il était dans
la joie de son âme. « Je viens de découvrir un monsieur,
disait-il» et entouré de ses arabes il faisait laver à grande
eau un torse de granit que la pioche des ouvriers venait
de mettre au jour.
Après avoir vu Duxor, qui est certainement la partie
la plus attrayante du voyage, il fallait me hâter vers
En manière de conclusion, je dirai l’accueil particu¬
lièrement aimable que les Égyptiens réservent aux Fran¬
çais. Comnie nous aurions tort de ne pas aller vers ce
peuple dont les intellectuels^ viennent si nombreux vers
nous. - D’Égypte est une région d’influence française.
Cultivons jalousement ces sympathies qu’il nous est sî
naturel d’éprouver -en retour.
Un dernier mot. A ceux qui reviennent d’Égypte, je
transmets le conseil qui m’a été donné de lire le livre II
d’Hérodote. Il est particulièrement savoureux de voir
décrits par l’aimable conteur grec les sites et les monu¬
ments que l’on vient de, visiter.
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et sa femme, Guigone de .Salins, l'Hôtel-
ine est un magnifique spécimen de l’art
î est surmontée d’un auvent à trc
ornements et des statuettes. La
de la porte est d’un travail
I<a cour intérieure, avec ses arcades sup- ,
portées par des colonnettes, constituant
une galerie en forme de cloître, renferme, ! Ûhf'
outre un calvaire moderne, un puits du 'lÉriff
xv“ siècle. I J' N
La partie la plus remarquable est la ..Jijefl'ji
salle principale de malades. Tune des plus ;^|C|îî
vastes et des plus belles que nous aient P
léguées les temps passés. Elle est surniou- ■
tée d’un comble ogival lambrissé. Les
poussées du comble sur les murs d’appui
sont maintenues par des tirants ornés de Hcurt ir
devises, de peintures et de sculptures allé¬
goriques. Les décors sont très riches. Un
tableau attribué à Van Eyck représente le Jugement
dernier.
Nombreux sont les médecins auxquels il a été donné
de visiter ce merveilleux logis des pauvres où les Dames
hospitalières au grand hennin carré consacrent leur vie
aux malades.
Mais le temps fait son œuvre, et malgré les restau¬
rations exécutées ces dernières années, de nouvelles et
importantes réparations s’imposent.
I/’hôpital a pour revenus les vignobles célèbres qui
donnent les vins des hospices do Beaune, mais deux
années de déficit dû à l’anéantissement des
, révoltes mettent la Commission adminis-
trative de l’Hôtel-Dieu dans le plus grand
, , embarras, surtout au moment on il faut faire
\ face à des dépenses imporLantes de réfec-
' et admirateurs de l’Hôtel-Dieu de Beaune
ouvrent une souscription, sous le haut patro-
nage de M. Roujon, directeur des Beaux-
Arts, et sous la présidence de M. Sadi-Carnot,
BhB Les lecteurs de Paris médical qui voudront
contribuer, non seulement à conservei
des pauvres malades, sont priés d’adresser,
, . dans le plus bref délai possible, en raison de
e la porte. ' ‘ ,
1 urgence des travaux, leur souscription a
M. P. Rongé, trésorier du Comité d’initia¬
tive, rue Traversière, à Beaune (Côte-d’Or). Chaque
souscripteur de cent francs aura droit à un exemplaire
du Livre d'or illustré de l’Hôtel-Dieu de Beaune qui sera
édité au cours de l’exécution des travaux, spéciale¬
ment pour les souscripteurs.
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DIÉTÉTIQUE
RÉGIME
DES ENFANTS ARTHRITIQUES
(!)'■ H. IjîGRAND, d’Amiens.)
Navets à la sauce blanche. — I.es
cuire au naturel, les égoutter ; les
couvrir de quelques cuillerées de
sauce blanche pour servir.
Purée de navets. — Tamiser des
navets cuits au naturel, leur ajouter
le 1/3 de leur poids de purée de
pommes de terre.
Salsifis au naturel. — • Ratisser,
couper en tronçons une botte de
salsifis. Tes laver à l'eau acidulée
pour les empêcher de noircir.
Pélayer 4 cuillerées de farine dans
2 litres d’eau, le jus d’uli demi-
citron. Plonger les salsifis dans la
cuisson, ajouter une pincée de sel.
Faire partir en plein feu. baisser
cuire doucement pendant i heure 1/2.
Salsifis à la sauce blanche. —
Cuire les salsifis au naturel, les
égoutter, les servir avec une sauce
blanche à part.
Salsifis au jus. — Cuire les salsifis
au naturel. Tes égoutter, les servir
arrosés de bon jus de rôti bien dé¬
graissé.
Salsifis en purée. — Tes cuire au
naturel, les égoutter, les tamiser.
Ajouter à la purée un peu de beurre
frais et quelques cuillerées de
Crosnes à la sauce blanche. — Tes
faire tremper à l’eau tiède pendant
1/4 d’heure. Tes brosser soigneuse¬
ment, les laver à grande eau. I.es
sécher, les mettre cuire à l’eau salée
bouillante pendant 12 minutes. Tes
faire égoutter, et les servir arrosés
de sauce blanche.
Crème renversée à la vanille. —
Faire bouillir 1/2 litre de lait avec
too grammes de sucre, un peu de
vanille. Verser le lait tiède sur 4
jaunes d’œufs battus plus un œuf
entier. Bien mélanger et faire cuire
au bain-marie pendant 25 minutes.
I.aisser refroidir avant de démou¬
ler.
Pots de crème à la vanille. —
Faire bouillir i jz litre de lait avec
80 grammes de sucre, un peu de
vanille. Verser le lait tiède sur
4 jaunes d’œufs battus. Tamiser,
mettre en pots. Faire cuire 35 mi¬
nutes au bain-marie.
Œufs à la neige. — Faire bouillir
I '2 litre de lait avœc 1 00 grammes de
sucre, un peu de vanille ou de fleurs
d’oranger. Séparer les jaunes des
blancs de 4 œufs. Battre les blancs
en neige très ferme et les sucrer.
Prendre le mélange par cuillerées
que l’on fait tomber doucement
•dans le lait bouillant ; en mettre
autant que peut porter la .surface
du lait ; les retourner au bout d’un
instant, laisser cuire encore un peu
et les retirer avec une écumoire.
Torsque tous les blancs seront cuits,
battre les jaunes, les mêler avec le
lait passé à la fine passoire et re¬
mettre sur le feu. Remuer jusqu’à ce
<iue la crème épaississe et la verser
autour des blancs de manière à ne
pas les en recouvrir.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
stomatite de dentition.
I " I.avages fréquents avec :
Acide borûjue . 20 grammes.
I )écoction de racine de guimauve. . . . 500 — •
2" Dans l’intervalle, toucher les gencives avec un pin-
L-au imbibé de :
Chlorhydrate de cocaïne
Chlorate de soude .
(lljcérine .
I gramme.
10 grammes.
3“ S’il y a de l’insomnie, donner :
Bromure de sodium . i gramme.
.Shop d’althœa . 40 grniume.s.
Julep gommeux . 40 —
(TE Gendre.)
Stomatite diabétique.
Antisepsie buccale. Gargarismes avec :
Naphtol P . G«,20
Borate de soude . îo grammes.
biîu de menthe . 150 —
l'iiu bouillie . Q. S. pour un litre.
(A. Robin).
Stomatite ulcéreuse.
Chlorate dépotasse ou borax.
Miel rosat .
Glycérine .
2 gi animes.
2 grammes.
(CoMBV.)
Alcoolaliue de cdchléaria . 10 grammes.
Teinture de (luimiuina . 8 . —
— de cacliou . 4 —
— de lienjoin . 2 —
l'im de Botot . aoo —
Pour gargarismes ; une à deux cuillerées à bouche dans
un verre d’eau. (J. Simon.)
Stomatite urémique.
Dans le cas de stomatite crythhnatciise et pultacée,
gargarismes à l’eau de Vichy, badigeonnages répétés
Gljcérinc .
Borate de soude
grammes.
Bains de bouche fréquents avec solutions alcalines.
Quand la stomatite revêt la forme ttlcircuse, toucher
les ulcérations avec une .solution de chlorure de chaux,
ou avec du jus de citron ou le crayon de nitrate d’argent
mitigé. Te traitement le plus efficace consiste à toucher
les ulcérations avec :
.Acide salicyliiiue . 2 grammes.
Combattre la fétidité avec des gargarismes, dans les¬
quels ou ajoutera un liquide antiseptique comme l’al-
coolature d’eucalyptus ou avec :
Alcoolature d’eucalyptus . 10 grammes.
Tiqueur de Van Sivieten . !.. 40 —
l'iau distillée . 400 —
Pour collutoire.
(BariÉ.)
— XX
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
r Analyse des Urines
Pri^senliics sous la forniu d'iUûKants poi'tofeuilles, j)OU-
vanl être lacilemeiit mis dans la jioelie, ees trousses ren¬
ferment les tubes et ampoules h réactifs nécessaires pour
chaque opération d’analyse. Kllcs permettent, en deux
minules, avec quebiues gouttes d'urine, d’être très exacte¬
ment lixé.
Les nombreux miiilocins qui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes à faire l’éloge de leur commodité et de leurs
rigoureux résultats, 'fout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être immédiatement renseigné sur la composition de
l’urine et de iiouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu’ici le monopole des pharmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
profit aux malades eux-mêmes, qui pourront do la sorte se
rendre compte, aussi souvent qu’il conviendra, des varia¬
tions do composition de leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible de surveiller de très près leur alimenlation.
do contrôler l’inlluence do tel ou tel mets sur le taux de
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux dès que ce taux aura subi une élévation.
Ces 'frousses urologiques aiiparaissenf donc, à tous
égards, comme do très précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors do l’exactitudo absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix: chaque analyse revient à environ 0 fr. 25.
Ces trousses existent sous trois modèles <lifl’éronts :
1* TROUSSE INDEX “ La Dosurine”, destinée à.
rechercher si l’urine renferme ou non de l’albumine ou du
2» TROUSSE A “ La Dosurine ”, destinée à doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
30 TROUSSE D “ La. Dosurinet ” destinée ù, doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix de chaque trousse est de 5 francs (franco 5fr. 30).
— Ampoules de renouvellement : la boîte de 10, 2 fr. 50
(franco 2 fr. 75) ; la boite de 20, i fr. 75 (franco : 5 francs).
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Les arythmies, par le Dr H. Va-
QTJKZ. I.eçons recueillies par le
Dr Cn. lîSMEiN. lyii, I vol. in-8
«le 437 pages avec 48 figures dans
le texte 15 fr. {J. li. Ihiillihe
et fils, éditeurs à Paris).
Des troubles du rythme du coeur
et du pouls ont été l’objet de nom¬
breuses recherches depuis quelcpies
années, «Vantant plus nécessaires nue
la multiplicité et la variabilité de ces
troubles ont longtemps rendu leur
analyse particidièrement aride. Il a
fallu les constatations anatomiques
et physiologiques contemporaines,
et notamment la découverte capi¬
tale du faisceau de His, pour donner
à ces recherches la base précise qui
trop longtemps leur avait fait dé¬
faut. Parallèlement les progrès de la
méthode graphique la rendaient ap¬
plicable à l’étude des troubles «lu
rythme cardiaque et l’électrocardio¬
graphie notamment donnait des ré¬
sultats curieux et suggestifs. Nul
plus que M. Vaquez n’a contribué
en France à cette étude des arythmies
cardiaques, nul mieux que lui n’était
susceptible de mener à bien la tâche
d’exposer dans un livre l'ensemble
de ces questions.
I,es leçons qu’il publie aujour¬
d’hui, recueillies par son fidèle colla-
borateiir M. F.smein, ont le graufl mé¬
rite d’être tout à la fois l’exposé clair
et complet de toutes les recherches
faites (et elles sont fort nombreuses)
et la relation des con.statations et des
vues personnelles de l’auteur.
Après avoir analysé le rythme
normal du cœur, en s’inspirant de
tous les travaux anatomiques et phy¬
siologiques récents, avoir détaillé
les ressources «les méthodes graphi¬
ques, M. Vaquez aborde l'étude des
arythmies. Il expose, au cours «le ces
leçons, les modifications physiolo¬
giques du pouls, parmi lestpielles
l’arythmie respiratoire et l'arythmie
de station, le pouls extrasystolique
résultant d’un trouble de l'exci¬
tabilité cardiaque et représenté eu
clinique soit par l’extrasystole isolée
soit par l'extrasystole régulièrement
groupée qui réalise l’irrégularité
connue sous le nom de tachycardie
paroxystique ; il donne de celle-ci
une description particulièrement
neuve et précise ; il aborde ensuite
l’exposé de l’arythmie par trouble
delà conductibilité, dont l’expression
clinique est la bradycanlie paro¬
xystique ou permanente, et montre
quelle doit être la conception actuelle
«lu syndrome de Stoke.s-.â.dams.
Après avoir consacré deux leçons
au pouls alternant de Traube et à
l’arythmie perpétuelle, il termine
enfin par quelques pages qui mon¬
trent bien les progrès réalisés, grâce
à toutes ces recherches, dans le pro¬
nostic et le traitement des arythmies.
On voit, par cette rapide énumé¬
ration, à combien de questions d’ac¬
tualité touche le livre de M. Vaquez ;
sa lecture s’impose aussi bien à ceux
tpii se sont déjà familiarisés avec ces
notions nouvelles de pathologie car¬
diaque qu’à ceux qui sont désireux
de les étudier dans un travail d'en*
semble. PIERRE DEREBoui,i.et.
Revue des médicaments nou¬
veaux, 18"»’ édition, par C. Cri-
N()N, 1911, I vol. in-i8 cart., 4 fr.
( I ’igot frères, éditeurs à Paris) .
Revue bien connue et qui fait
honneur à II. Çrinon. Parmi les mé¬
dicaments nouveaux qui ont été
ajoutés dans cette dix-huitième
édition, nous mentionnerons plus
spécialement : l' A eide trichUnacc-
iyhalicyliquc, l'Acàïne, l'Aményl,
VAntodyuc, l'Asurol, le liromhy-
drate de codéine, la Digistrophane,
l'Enlatine, VHexamcthylènc-tltrami-
nc-gaiacol, le Pantopan, le Seiffénot,
le f)o6, le Tasi, le Thilavène et la
Zincopyrine.
On retrouvera un certain nombre
«le médicaments, connus depuis
quelque temps, mais qui ne figurent
point au Codex et sur lesquels les
médecins et les pharmaciens out
a.ssez souvent besoin de se renseigner
soit au point «le vue de leurs carac¬
tères ou de leur préparation, soit
au point de vue des doses auxquelles
il convient «le les prescrire ; ce sont :
VApiot, le Képhir, le Koumys, les
Sels de lithinc, la Lobélie, le Maté,
le Myrtol, le Pautlinia, le Phosphure
de sine, le Podophyllin, etc.
Des sujets traités sont présentés
par ordre alphabétique, sans trop
de détails, mais avec une concisûm
appropriée à chaque sujet, résu¬
mant eu uu style clair tous les ren¬
seignements indispensables.
Cette dix-huitième édition fera
siirement .son chemin ainsi que les
précédentes. Cornet.
INTÉRÊTS PROFESSIONNELS
Œuvre régionale de secours Immédiat. — Dans la ré¬
gion du Nord (départements du Nord, Pas-de-Calais,
.Somme, Ardennes, -àisue), .s’e.st fondée il y a seize mois
une Œuvre régionale de secours immédiat et d'assistance
à la famille médicale.
Da dernière assemblée générale s’est tenue ù Dille, cn
mars dernier, sous la présidence du IF CandrewER, de
Tourcoing. Rappelons que les vice-présidents de l’oeuvre
sont MM. Bombart et Oui ; le secrétaire général est le
Dr E. AussET (de Dille), professeur agrégé, rédacteur
en chef de la Pédiatrie pratique. Ou lit dans le rapport
du secrétaire général :
« 11 J’ a seize mois que notre Œuvre «le Secours Inunédiat
fonctionne. Nous fûmes les premiers eu France «i inaugurer
ce nouveau nuxle d’ Assistance ii la Famille Médicsile. Je inc
hâte d'ajouter que l’idée première nous en avait été donnée par
notre sympathique et dévoué confrère, le D' Granjux, qui,
dans le Bulletin medical, faisait, depuis un certain temps, tous
ses efforts pour aboutir «1 la cwâition, dans les diverses régions,
de ces œuvres appelées, comme vous le verrez tout il l’heure,
à rendre les plus grands serviex-s.
I.a. campagne de Granjtix a été très fructueuse et notre
exemple a été très largement suivi puistiue actuellement existent
eu France plusieurs Œuvres régionales de" Secours Immédiat:
à Piu-is, à Rouen, à Caen, A Bordeaux, etc., et l’on peut dire
nue, désormais, le Secours Immédiat a acquis pleinement droit
«ie cité.
Ce n’est pas «lu’au di-but les difficultés n’aient été nombreuses
et les oppositions aussi vives qu’inju.stifié<^s. Il est même à
coniîtater que les objections nous vinrent surtout de ceux t2Ui
cepcntlant avaient la mission «le secourir le médecin malheu¬
reux. Vous savez que l’objection jirmciiialc était «pie
nous allions iiour ainsi dire créer une jirime à l’imprévoyance
puisque nous comiitions secourir non seulement ceux que l’A.
G. ne pouvait suffisamment aider, mais encore et surtout ceux
pour lesquels elle ne pouvait rien, parce qu'ils no s’étaient pas
affiliés à elle.
D’arg«unent n’avait auame valeur. N’oubliez pas, cn effet
que le caractère essentiel de notre Œuvre est «le donner un
secours, fl» moment «ni le nmlhcur se prtjcluit, limitant exclusi¬
vement notre Assistance pécuniaire à ce moment précis, et ne
donnant jamais que des secours temporaires. Comment pcut-oir,
«lès lors, raisonnablement atlmeltrc «lu'un médecin se refuse à
faire acte de prévoyance parce qu’il saura que désornmis, pré¬
voyant ou non, on viendra momentanément à son secours s
lui ou les siens tombent «lans la misère? Des imprévoyants, quoi¬
qu’il advienne de bien ou «le mal, resteront toujours des impré¬
voyants ; c’est là un défaut Inhérent à certaines natures et à
certains caractères, contre lequel toutes nos objurgations res¬
teront impuissantes. Mais ce n’est pas la création d’Œuvre-s
telles que la iK'itre «pii augmentera ou diminuera le nombre des
Imprévoyants.
- 611 -
- XXII -
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— XXIII —
NOUVELLES
Le secret professionnel à Berlin. — La Commission des
liôpitaux de la Ville de Berlin a décidé de supprimer
l’indication de la maladie qui était inscrite au lit des
malades. Dans les services de chirurgie, la maladie sera
indiquée par la première syllabe du vocabulaire latin.
L’Hygiène scolaire en Autriche. — En Autriche, ou
annonce la création d’un Comité pour Vhygihie dentaire
dans les écoles sous la présidence du Dr von Haberer,
conseiller du ministère de l’Instruction publique et
avec le Dr Woep, spécialiste, comme secrétaire.
L’Hygiène scolaire en Belgique. — Le Illr Congrès
international A' Hygiène scolaire, tenu à Paris l’an dernier,
a donné une vigoureu.se impulsion aux que.stions de
l’inspection et de l’hygiène scolaire. Les médecins belges
inspecteurs d'école se sont réunis dernièrement à Bruxelles
pour fonder une association nationale dont le programme
est d’apporter un large concours à l’association intenia-
tionale des médecins inspecteurs d’école, de préparer
les congrès internationaux et de défendre les intérêts
des membres.
Petit Code professionnel. — La Fédération médicale
belge a fait éditer l’an deniier un code professionnel que
nous signalons volontiers aux associations médicales.
11 contient les règles de déontologie, des notices de légis¬
lation médicale, modèles de certificats, tarifs d’hono¬
raires, des renseignements administratifs, les oeuvres de
prévoyance. Il signale le bureau municipal de ren.seigne-
ments pour les médecins visitant Paris qui est installé à
la Sorbonne, la Maison des Médecins de Nice, le bureau
de renseignements de Berlin (Luisenplatz, 2, 4).
Tous ces renseignements condensés sont dos plus utiles
au praticien et cette brochure serait utilement prise
comme modèle par nos syndicats professioimels.
Création d’une Société médicale à Clermont-Ferrand.
— Une Société de médecine s’est fondée à Clermont-
Ferrand. M. le Dr Gautrez a été nommé président.
En 1845, une première Société de médecine avait été
fondée à Clermont-Ferrand, en même temps qu’il s’eu
fondait une à Moulins, qui ne vécut que quatre à cinq
ans, et une à Gannat, qui vit encore et prospère.
La Société de médecine de Clermont-Ferrand, après
de brillants débuts,alla déclinant pour s’éteindre vers 1 875.
Eclipses de soleil et de lune. — D’après les astronomes
il n’y aura, en tout et pour tout, que quatre éclipses ;
deux de soleil, l’une a eu lieu le 28 avril et l’autre se
produira le 22 octobre, et deux de lune, le 12 mai et
le 6 novembre. On n’apercevra presque rien des éclipses
lunaire.s, tandis que celles de soleil ne peuvent être vues
qu’en Asie, en Océanie et dans Vocéan Pacifique.
La lutte contre la Dépopulation. — Le sénateur Beall,
plus connu sous le surnom populaire de storh major of A Iton
(la grande cigogne d’Alton), vient de soumettre au Sénat
de l’Illinois un texte législatif qui a pour but d’encourager
la fécondité et de combattre le célibat. Considérant que,
malgré les dispositions paternelles du gouvernement, la
population de l’État augmente moins encore que celle de
la France et se compose pour un tiers de girls et de boys
improductifs, la loi de M. Beall dispose, dans son article 4,
que tout célibataire âgé de plus de trente-cinq ans, qui
ne pourra faire valoir une excuse sérieuse en faveur de
sa vie solitaire, devra payer chaque année une tîixe de
10 dollars, soit 50 francs.
Le produit de cet impôt sera versé dans le population
fund créé par l’article i" de la même loi et destiné à
récompenser les ménages féconds. Les mères toucheront
500 francs pour chaque enfant né après deux ans de
mariage. On a pensé sans doute que le premier méritait
moins d’encouragement. Deux jumeaux donneront droit
à une double taxe et trois à une triple. Reste à savoir
si les célibataires ne trouveront pas une économie à payer
cinquante francs.
Ligue contre la mortalité infantile. — Récemment
a eu lieu à la mairie du X» arrondissement de Paris
l’as.semblée générale de la Ligue contre la mortalité infan¬
tile, sous la présidence de M. Lannelongue, président
de l’Académie de médecine.
La séance a été ouverte par une allocution de M. Paul
Strauss, sénateur, président de la ligue. Après avoir
remercié M. Launelongue, dont il fit un grand éloge, le
docteur AviragnET, secrétaire général, annonça que le
comité français de VUnion internationale du premier âge
faisait désormais partie intégrante de la ligue ; après le
rapport du trésorier, Mme Pierre Budin, le professeur
Lannbeongue a prononcé un discours au cours duque
il a in.si.sté sur la nécessité de prévenir, dans l’intérêt du
pays, la mortalité infantile.
Esl-ce donc trop demander, a-t-il dit, à une organisation
sociale bien comprise, de prendre à sa charge la femme pauvre
sur le point d’être mère, et lorsqu’elle a accouché, la mère et
son enfant qui vivra si on ne les sépare pas ?
Gagner quelques jours, trois semaines, un mois, et l’existence
de l’enfant est sauvée. La patrie aura un ouvrier, un défenseur
et un producteur de plus. Quel gain pour elle, quel placement
n’aura-t-elle pas fait ?
Cherchons donc à imiter l’Extrême-Orient où l’enfant ne
(piitte pas la mère, où la mère ne quitte pas la famille, où la
famille a la charge et la responsabilité de tous ses membres.
Il n’est pas de sacrifices qu’oii ne doive faire pour conserver
les nouveau-nés dans le foyer de la famille pauvre, et au be¬
soin recueillir la mère et l’enfant en des oiivroirs, refuges par¬
faitement orgaiiist-s, multipliés dans les grandes villes. Au
moins pourrait-on en tenir un toujours prêt dans chiupie dé-
Iiarteniciit. Les dépenses d’entretien ne seraient pas grandes :
qiielipies millions y siiflîraient.
Les écoles de puériculture et les consultations de nourrissons
peuvent rendre ies plus signalés services. Pour cela, il faut les
faire c'onnaître en y attirant, non seulement les nouiTices de
l'Assistance et les mères seœurues, mais toutes les mères sans
attache admmistrative, celles qui sont libres ; il convient d’en
créer dans les centres importants de population, et d’y attirer
les mères à qui on apprendra l’hygiène de l’enfant, et leur
hygiène propre. C’est i>ar l’instruction des mères que l'on
arrivera à sauver des quantités de petits êtres.
Enrichir son pays d’enfants, c’est lui donner la vraie richesse,
celle ejui défie la pauvreté. C’est aussi agrandir son patrimoine
matériel, c’est augmenter sa force et sa grandeur, en lui don¬
nant ù l’intérieur une résistance et une vitalité <pi’aucun capital
ne saurait lui olïrir. et à l’extérieur une expansion et une virilité
qui viendront fournir la preuve de la valeur et des qualités de
Visites scientifiques. — Sous la conduite de M. le Pro¬
fesseur agrégé ChassEvant, les élèves du cours d’Hydro-
logie et d’Hygiène ont visité l’établissement thermal
d’Enghien, le 7 avril dernier. Ils ont pu se rendre compte
des nombreuses transformations et améliorations effec¬
tuées cette année encore dans cet établissement qui peut
mainteuaut rivaliser avec ceux des stations les plus
réputées.
Deux nouveaux héros de In peste. — Un étudiant de
l’académie de médecine militaire de Saint-Pétersbourg,
Elie Vassiliévitcli Mamontoff, l’assitant médecin Jean
Broujoumas doivent être inscrits parmi les martyrs cou¬
rageux de la pe.ste en Mandchourie. Mamontoff, après
avoir .soigné de nombreux malades, est atteint à .son tour ;
il est traité par l’injection du sérum de Hafkine mais
voyant que son état s’aggrave, il fait entourer sou lit de
fleurs... et il meurt trois tours après.
— 613 —
- XXIV -
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Médications générales, par les
î)'’’ Ch. Bouchard, H. Rooiîr,
Thérapeutique des maladies La pblébo-anesthésie par la
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(J. -B. Baillière et fils, éditeurs' à
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des enfants, par le D' A. Vieie-
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- XXV -
LA VIE MÉDICALE
Concours d’agrégation à l’École
d’application du service de santé
militaire. — Des concours seront
ouverts à l’école d’application du
service de santé militaire.
De 3 juillet 1 9 1 1 , pour les emplois
de professeur agrégé des chaires de :
Chirurgie d’armée (blessures de
guerre). Anatomie chirurgicale (opé¬
rations et appareils). Diagnostic chi¬
rurgical spécial.
De 17 juillet lyi i, pour les emplois
de professeur agrégé des chaires de :
Hygiène. Médecine légale, législa¬
tion, administration du service de
sauté militaires.
De 2 octobre 1 9 1 1 , pour les emplois
de répétiteur à l’école du service de
santé militaire, de :
Anatomie descriptive et topo-
graphitjue. Médecine opératoire et
accouchements. l’hysiologie, histolo¬
gie et anatomie pathologique.
Kt éventuellement pour les emplois
de répétiteur qui pourraient devenir
vacants par suite de la nomination
des titulaires à l’un des emplois de
professeur agrégé ci-dessus énumérés.
Des épreuves seront subies d’après
les programmes et les conditions dé¬
terminées par les notes ministérielles
insérées au Bulletin officiel, P. R.,
vol XXXn, 11-' I, p. 282 et 287.
Des demandes formulées par les
médecins-majors en vue d'obtenir
l’autorisation de prendre part à ces
motivé des chefs de chaque candidat
et adre.ssées au ministre de la guerre
(direction du service de santé, pre¬
mier bureau), avant le i'’'’ juin pour
les concours du 3 juillet ; avant le
IJ juin pour les concours du
17 juillet ; avant le i" septembre
pour les concours du 2 octobre.
Concours de médecin des troupes
coloniales. — Un concours s’ouvrira,
le 29 novembre 1911, à neuf heures
du matin, à l’hôpital militaire du
Val-de-Grâce, et le 27 novembre igi i
à neuf heures du matin, à l’école
d’application du service de santé
des troupes coloniales à Marseille,
pour l’admission de dix docteurs
en médecine et de quatre pharma¬
ciens de première classe à des emplois
de médecin et de pharmacien aides-
majors de deuxième classe des
troupes coloniales;
Des candidats devront être nés ou
naturalisés français, avoir moins
de trente-deux ansau l" janvierigi i
avoir satisfait à la loi militaire et
être aptes à servir en France et aux
colonies. Ils devront souscrire l’en¬
gagement de servir, pendant six ans
dans le corps de santé, à partir de
leur nomination au grade d’aide-
major de deuxième classe.
Facultés de médecine. — CoMm':
CONSULTATIF DK 1,’ENSKIGNKMKNT
PUBLIC. — M. Teissier, professeur
de clinique médicale à la Faculté
mixte de médecine et de phau n 1
de l’Université de Dyon, est nommé
membre du comité consultatif de
l’enseignement public (première
section). Il siégera, en cette qualité,
à la commission de médecine et de
pharmacie.
BordKaU-X. — M. Jol.vet, pro¬
fesseur, est admis à faire valoir ses
droits à une pension de retraite, à
partir du i't mai 1911. M. Joly et
est nommé professeur honoraire, à
partir du U''' novembre 1911.
Dille. — Sont admis à prendre
part au concours ([ni s’ouvrira le
25 avril 1911, devant la Faculté de
Dille, pour l’emploi de chef des tra¬
vaux anatomiques à ladite Faculté ;
MM. Debeyre, Gérard et Dooten.
MonTPEI.liKK. - M. Hamelin,
profe.sseur, est admis à faire valoir
ses droits à une pension de retraite,
à partir du 1" mai 1911. M. Hame¬
lin est nommé professeur honoraire,
à partir du U'"' novembre 1911.
M. Astruc, agrégé, chargé de cours
complémentaire de phannacie à l’é¬
cole suijérieure de phannacie, est
nommé, à partir du i" avril 1911,
professeur adjoint à ladite école.
Écoles de Médecine. — Grenoble.
■ — M. Corneloup, suppléant des
chaires d’anatomie et de physiologie,
est chargé, en outre, du U’'' mars au
31 octobre lyii, des fonctions de
chef des travaux de physiologie.
Reims. — M. Dauglet, professeur
et directeur, est admis à faire valoir
ses droits à une pension de retraite,
à partir du l 'r novembre 1 9 1 1 .
SI. Danglet est nommé professeur
et directeur honoraires, à partir du
I ‘'r novembre 1 9 1 1 .
M. Chevy, professeur de ])hysique,
est admis à faire valoir ses droits à
une pension de retraite, à partir du
I''' avril 1911. M. Chevy est nommé
professeur honoraire.
Hôpitaux de Paris. =3 Médecin
DK.S HOPITAUX. ~ Épreuve clinique.
— Séance du 25 avril. — MM. Bau¬
doin, 1 7 ; Jlalloizel, 1 5 ; Gougerot, 1 5.
Chirurgien des hôpitaux. —
Épreuve clinique. — Séance du
25 avril. — MM. Ockiiiczyc, 17 ;
Gasne, i4;ricquand, 14.
Internat de Brévannes. — Séance
du 22 avril. — MM. Achard, 27;
Drouet, 23; Flacet, 20; Jacquemin,
19; Dan, 12.
Séance du 24 avril. — MM. Beloux,
29; Burguet, 25; Sorel, 22; Haris-
toy, 17; Dujarric de la Rivière, 15;
Andrieu, 12; Bazin, 10; Fadkine, 8;
Dévouement médical. — M. le D'
H. Poullain, médecin-major de pre¬
mière classe, médecin chef de l’hô¬
pital militaire de Sétif, a reçu une
lettre de félicitations du ministre pour
son dévouement au cours d’une épi¬
démie de typhus exanthématique.
M. Stinhelmer, étudiant en méde¬
cine, actuellement sous les drapeaux
vient de subir l’amputation du bras
droit, à la suite d’un phlegmon con¬
tracté en soignant des malades à
l’infirmerie de Da Fart-Dieu à Dyon.
I,e général Guérin lui a remis la
médaille militaire.
Ecole annexe de médecine navale
de Rocliefort. - - Un concours s’ou¬
vrira à Rocliefort le 3 juillet 1911,
pour l’emploi de profe.sseur de petite
chirurgie et de sémiologie médicale
à riîcole annexe de médecine navale
de ce port.
Distinctions honorifiques. — Sont
nommés dans l'ordre de la Dégion
d’honneur :
Au uradc de (licvalicr. — M. le
médecin de ])remière classe de la
marine Olivier ; M. le major de
deuxième cla.s.se Serre; M. le docteur
Braquehaye (de 'funis).
cours de sa visite à l’hôpital de Cham¬
béry, a remis une médaille d’or à la
sœur Clorynde en lui adressant ses
félicitations.
Les Travaux dans les hôpitaux.
— De Conseil municipal vient
d’approuver une dépense de dix
millions à prélever sur les fonds
provenant du grand emprunt pour
faire des travaux dans les hôpitaux.
C’est ainsi que 1,300,000 francs
seront affectés à la reconstruction
de l’hôpital Cochin ; 300.000 francs
à l’agrandi.ssement du magasin
centrai ; 3 millions à de« grosses ré¬
parations telles que : 1.8 10.000
francs pour la transformation de
l’Hôtel-Dieu ; loo.otK) francs à
Broussais ; 20f>.ooo francs à Bicêtre ;
1 5 5 .000 francs aux Knfants-Malades,
etc. Des réserves de linge mobilier
seront augmentées de 500.000 francs;
enfin 100.000 francs seront dépensés
pour l’agrandissement du sanato¬
rium d’Hendaye et 40.000 francs
pour une salle de conférences à la
Nouvelle-Fitié.
Concours de i’Internat en phar¬
macie des hôpitaux de Paris. — De
Jury est ainsi composé : MM. VillE-
JEAN, président ; Viron, Diïgkr
Meii.LERE, pliarmacieus des hôpi¬
taux ; Thabuis, pharmacien des
a.silcs de la -Seine ; MM. CarETTE
et DumESNIL, membres de la Société
de pharmacie de Paris.
Syndicat médical de Paris. — De
conseil du Syndicat médical de
Paris a procédé au renouvellement
de sou bureau pour 1 91 1 .
Président : M. de Pradel.
Vice-présidents : MM. Chassevant
etd’Ayrenx;
Secrétaire général : M. Berruyer ;
Secrétaire général-adjoint : M. Da-
bady.
'Trésorier ; M. de Spéville.
Secrétaires des séances : MM. Achu-
ray et Carel.
R édacteur du Bulletin : JD Chapon.
Hôpitaux de province. — Saint-
ÉTiENNE. — Da commission admi¬
nistrative des hospices civils de
Saint-Étienne donne avis qu’un con¬
cours pour la nomination d’un mé¬
decin suppléant de ses établis.se-
nients, sera ouvert à l’Hôtel-Dieu
de Lyon, le lundi 20 novembre 1911.
- (315 —
- XXVI —
SOMMAIRE du N° 20
Gougerot . — La question des Blastomycoses (Revue générale) . qSq
Jean-Charles Roux. — Les gastrites chroniques et leur traitement . 466
Heitz Boyer et Sanjurjo. — L’aspiration vésicale, traitement d’urgence des hématuries . 468
Lamy . — Traitement chirurgical du pied bot varus équin chez l’enfant . 471
Actualités médicales. — Recherche de l’amylase pour le diagnostic des troubles pancréatiques. — Comment
l’on vomit. — Le sommeil et l’hypothyroidisme chronique. . 476
Sociétés savantes. — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine. — Société
de chirurgie. — Société de pédiatrie . 476
Libres propos : A propos d'une décision du Conseil de la Kaculté . III
Choses du four : La taxe sur les automobiles . 111
Chronique médico-littéraire •• Faust à Chatel-Guvon, par le !)'■ Gaston Duchesne . V à XI
Chronique des Livres ; L’immunité, par le If Hans Mucii. — Conlerences d hygiene pratique, par le
D‘' Roger Hyvert . XI
Curiosités . XI
Les grands médecins : Corvisart, par le Dr Horn . XIII
La médecine humoristique . XVII
Diététique : Boissons antidiarrhéiques . XIX
Formules thérapeutiques : VrépaTatAons àe cafüne . XIX
La Thérapeutique d’hier et celle de demain, par A. Buisson . XXI
Nouvelles . . XXI et XXI II
La vie médicale . XXV
Cours. — Congrès . ._ . XXVI
SOMMAIRE du N“ 21
Parmentier et Chabrol... — La forme anémique du cancer de l’estomac . 479
Denéciiau et Grosgeoroe. — Une épidémie de paralysie infantile en Anjou..... . 484
Marion . — Prostatectomie sus-pubienne (résultats de trois ans de pratique) . 487
Dausset . — L’air chaud, sa puissance analgésique . 498
Actualités médicales . — Tuberculoses humaine et bovine. — Epidémie de dvsenterie bacillaire provoquée
par des ustensiles de cuisine contaminés. — La nature syphilitique des dilatations bronchiques . 498
Sociétés savantes . — Société de chirurgie. — Société de thérapeutique . 496
Congrès : — Le troisième congrès de physiothérapie des médecins de langue française . 497
Libres propos-. L’influence morale du médecin, par le D' Pierre Lereboullet . ... III
Choses du jour : La sonnette de nuit . III
Chronique scientifique : La stérilisation des eaux potables par les rayons ultra-violets, par Sevarus . V et Vil
Chronique des Livres : La fièvre méditerranéenne, par le Dr Lemanski. — The mental symptoms of brains
diseases, par Bernard Hollander. — Effluvation bipolaire de haute fréquence et tuberculose pulmonaire,
par le D' Thiellé. — Physiopathologie du corps thyroVde, par les D™ Léopold Levi et Henri de Rothschild. IX
Curiosités . XI
Leçon d’anatomie . XIII
La médecine humoristique : La salle de garde de la Charité, par Bellery-Deseontaine . XVI!
Diététique : Diététique comparée et pratique, par les D'» Derecq et Gallois . XIX
I-ortnules thérapeutiques . XIX
La médecine au palais . XXI
Nouvelles . . . . . . XXIII
La vie médicale . . XXV et XXVII
Cours. — Congrès . XXVII
— XXVll -
VIE MÉDICALE {Suite)
LA
Ce concours aura lieu devant un
jury medical présidé par un membre
de la commission administrative
des hospices. Il se composera de cinq
Pour tous renseignements, s’a¬
dresser au secrétariat général des
hospices, rue de la Badouillère, à
Saint-Étienne.
Les étudiants sous les drapeaux.
— Une récente circulaire ministé¬
rielle a interdit les actes de scolarité
aux étudiants sous les drapeaux. Cette
circulaire vient d’être complétée.
L’interdiction qui précède n’at¬
teindra pas les militaires autorisés,
au début de l’année scolaire, à
prendre des inscriptions.
A titre transitoire, et sur l'avis
favorable de il. le ministre de l’Ins¬
truction publique, ces militaires
pourront compléter leurs inscrip¬
tions, de manière à pouvoir passer
leurs examens de fin d’année, mais
il est bien entendu que cette tolé¬
rance s’applique seulement à l’année
scolaire igio-igii.
Rien ne s’oppose, par contre, à ce
que chaque année les militaires nou¬
vellement incorporés se présentent
à la session d'octobre-novembre
suivant leur incorporation, à des
examens universitaires précédés
d’inscriptions, h condition qu’ils
justifient de ces inscriptions avant
leur incorporation.
Il en sera de même pour les exa¬
mens universitaires non précédés
d’inscriptions.
Les militaires sous les drapeaux
ne pourront être admis à les subir
qu’a la session d’octobre-novembre
suivant leur incorporation.
Quant aux examens et concours
autres que les examens universi¬
taires, les militaires sous les dra¬
peaux pourront être autorisés à
s’absenter pour les subir, à quelque
époque que ce soit, sous la réserve
expresse qu’ils ne bénéficieront
d’aucune faveur spéciale pour la
préparation de ces examens et con¬
cours, laquelle ne devra, d’aucune
façon, porter préjudice à leur ins¬
truction militaire. Les permissions
ainsi données devront compter dans
les trente jours de permission que
la loi permet d’accorder pendant
les deux ans de service.
— ■ Le ministre de la Guerre vient
d’inviter les généraux commandant
les corps d’armée à lui faire parvenir
d’urgence l’état nominatif des étu¬
diants en médecine, possédant huit
inscriptions au plus, faisant .actuel¬
lement leur service militaire, qui
seraient désireux d’achever leur
temps de service eu Algérie.
Les étudiants en médecine qui
sont dans les conditions requises
sont donc priés, dans leur intérêt,
de faire connaître, au plus tôt, leur
désir à qui de droit.
Mariages. — Dr Charles Giraud
et Mlle Henriette Cosson. —
Dr Maurice Le Roj des Barres
et Mlle Suzanne Tarrius, fille du mé¬
decin. — Dr Gallerand et Mlle
Marie Lombard. — M. Paul Hébrard,
interne des hôpitaux de Paris est
fiancé à Mlle Claire Sénac. —
Dr Albert Mangenot, médecin major
de iro classe et Mme Doyen, née
Juliette Galland. — M. le médecin-
major Sévérac du 135“ régiment
d’infanterie et Mlle J eanne Laurent,
fille du Dr Laurent décédé. — M.
Paul Condom, fils du directeur de
l’hôpital Trousseau, est fiancé à
Mlle Angèle Laffray. — M. le Docteur
Chabret du Rieu est fiancé à
Mlle Joséphine Gard. — M. Charles
Chevreux, sous-chef du cabinet du
ministre du Travail, et M*>‘' Renée
Bataille, fille du Dr Bataille, profes¬
seur à l’École de médecine de
Rouen, chirurgien de l’Hôtel-Dieu.
— Dr René Bellot, médecin-major
au I iqr régiment d’infanterie etM“r
Andrée-Marie Liniouzin. — Dr A.
Polack et M“'' Suzanne de Ricqlès.
Nécrologie. — Dr Adolphe Bruyère
médecin consultant à l’hôpital Roths¬
child, médecin adjoint des palais
nationaux. — M‘'r Hélène Thiriat,
étudiante en médecine, externe des
hôpitaux de Marseille. — ■ Dr J oseph
Demétrius Abela, docteur en méde¬
cine, vice-consul d’Angleterre, vice-
consul d’Espagne, décédé à Saïda
(Turquie). — i,e Dr Mariotte, aide-
major des troupes coloniales, a été
tué à l’ennemi a l’âge de vingt-huit
ans, à la bataille de Koyama
(Guinée française), le 23 novembre
1908. Son corps a été ramené à
Langres où viennent d’avoir lieu
les obsècpies. — Dr Rollin, médecin
aide-major de classe au Maroc,
victime du devoir. — Dr Gaston
Houzel (de Boulogne-, sur-Mer), père
du Dr G. Houzel et de M. Gaston
Houzel, interne des hôpitaux de
Paris. — Dr Hans Naigeli-Akerbloin,
privât docent à l’Université de
Genève, décédé à 43 ans, à la suite
d’une courte maladie.
Clinique médicale de l’Hotel-Dleu.
— Professeur Gilbert. — Samedi
29 avril à 10 h. 1/2. Leçon clinique
sur un cas d’ictère chronique spUno-
»iég«L’ç«c.— LesMercredisà loli. 1/2,
présentation de malades. Rédaction et
correction d'ordonnances.
29 Aoril, à i o h. i /2. — Hôpital pk
LA PITIE. Le Dr Babinski reprend
ses conférences cliniques sur les mala¬
dies du système nerveux et les con¬
tinuera les samedis suivants à la
même heure.
29 Aoril, ù 4 heures. — Cli.N'IQPK
DE mEdecine ini'axtile (Hôpital
DES ëneants-malades). — - M. le Dr
Ferrand. — Diagnostic de la .syphilis.
A 3 heures. — M. le Dr Nobeconrt.
— Albuminuries.
30 Aoril, à 10 heures. — Clinique
dermatologique de l’uopital
COURS
Saint- Louis. ~ M, le Pr Gaucher. —
Hérédo-syphilis tertiaire. — 'Tous les
dimanches matin. I.e mercredi de
chaque semaine, à 10 heures, pré¬
sentation de malades.
/rr mai. — Hôpital Saint-Louis.
— M. le Professeur Gaucher,, assisté
de nombreux conférenciers, fera du
irr mai au 8 juillet un cours pratique
et complet de dermatologie et de
vénéréologie. Ce cours aura lieu tous
les jours.
/" Mal, à 5 heures. — FacultE
DE mEdecine. — JL I,e Dr Lan¬
glois, professeur agrégé à la Faculté,
commencera une série de !2 confé¬
rences sur la Physiologie appliquée à
l’hygiène industrielle. Ces conféren¬
ces auront lieu tous les lundis, mer¬
credis, vendredis, à la même heure.
2 mai, h I h. il 2. — Faculté de
mEdecine. — JL le Dr Kuss, pro¬
secteur à la Faculté, commencera
son cours d’opérations sur la tête,
le cou, le thorax et le continuera
tous les jours suivants à la même
heure.
2 mai, ù 3 heures. — FACULTE
DE mEdecine. — JL le Dr Castex,
assisté de JIJI. les Dr» Oollinet,
Babé, Blanluet, reprendra son cours
et_ ses travaux pratiques d’oto-
rhino-laryngologie. Lundis, mercre¬
dis, vendredis, conférences. — Jlardis
jeudis, samedis, présentations de
malades. — Tous les jours, de trois à
cinq heures, 'fr-avaux pratiques.
5 mai, à 10 heures. — Clinique
DERMATOLOGIQUE DE L’HOPITAL
Saint-Louis. — JL le Dr Gougerot,
professeur agrégé. — Jlyeoses diver¬
ses: hémisporoses, cladioscs, acré-
nionioses.
THÈSES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
Mercredi 3 mai, à une heure. — JL I-IenRY. De la kéra¬
tose syphilitique plantaire (JIJI. Gaucher, président ;
Segond,_ Jlarfan et Pierre Duval). — JL Cuambard. L’a-
ne.sthésie lombaire (JIJI. Segond, président ; Gaucher,
Jlarfan et Pierre Duval). — JL Chardon. Envahisseinent
massif du liquide céphalo-rachidien et absence de réac¬
tion cellulaire au cours de la méningite cérébro-spinale.
(JIJI. Jlarfan, président ; Gaucher, Segond et Pierre Du¬
val).
Jeudi a mat, à une heure. — JL JIonnier. Considérations
sur les chorées chroniques, des relations cliniques et la
chorée Sydenham. (JIJI. Debove, président ; Gilbert
Ballet, Claude et Rathery). — JL SlEpian. Amnésie de
fixation. Sa valeur sémiologique et ses conséquences psy¬
chologiques. (MJL Gilbert Ballet, président ; Debove,
Claude et Rathery). — Jl”"^ Tinel-Giuy. La polionij’é-
lite épldémimie (maladie de Heine-JIédin) (JIJI. Hutinel,
président ; Clianteniesse, Albert Robin et Nobécourt). • —
JL BREGEON. La rage humaine. Fréquence des erreurs
de diagnostic (JIJI. Chatitenies.se, pré.sldent ; Hutinel,
Albert Robin et Nobécourt). — JI. Puifferrat. I,e signe
de Jelllneck dans le syndrome de Basedow. (JIJI. Al¬
bert Robin, président ; Hutinel, Chaiitemesse et Nobé¬
court).
— 617 —
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Jakob et A. Lêtienne. 5» édition, i vol. in-ib de 396 pages,
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pique, par les IJ" J. Sobotta et P. Mulon. 1903. i vol.
in-16, avec 80 pl. col. Relié . 20 fr.
Atlas Manuel des Maladies du Larynx, par les D'* L.
Gru.nwai.I) et Castex, 2' édition, i vol. in-i6, avec 44 pl.
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Bruhi-, P01.1TZER et G. I.AURENS. I vol. in-16 de 3g5 p. avec
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CEK et !.. Hudfxo. 2' édition. igoS, i vol. in-16, avec ii5 pl.
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dents, par les D’’* G jeebiewski et P. Riche, chirurgien des
hôpitaux de Paris, i vol. in-16 avec 148 planches noires et
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et Ch. Vibert, Prélace par le prof. Brouardel. 2» édition.
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Atlas Manuel d’Obstétrique, par les D« Schæffer et
Potocki. Préface de M. le professeur Pinard.'i vol. in-16,
avec 55 pl. col. et 18 lig. Relié . . . . 20 fr.
AtLis Manuel d’Ophtalmoscopie, par les D" O. Haab et
A. Terson. 3* édition, i vol. in-16 de 276 p., avec 88 pl.
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et G. Gasne, médecin des hôpitaux de Paris. 1904, i vol.
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Atlas Manuel des Maladies vénériennes, par les D”
Mracek et K.«eby. 2» édition. 1904, i vol. in-i6, avec
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Atlas Manuel de Chirurgie générale, par les I)'» Mar-
WEüEL et CiiEVAssu. 1908, I vol. in-i6 de 420 p. avec 171 lig.
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Atlas Manuel de Chirurgie des Régions, par le profes¬
seur G. Sultan et G. Kuss. 1909-1911, 2 vol. in-16 de 5oo p.,
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Chacune des 3 parties peuvent être acquises séparément au prix de 30 Ir. les deux volumes cartonnés. '
Les plus récents traités d’anatomie ne répondent pas aux besoins de la très grande majoriié des étudiants, mais s’adre.ssent
.seulement ii quelques rares élèves, candidats aux concours d’anatomie. Ceux-ci doivent savoir, dans tous ses détails, l'ana-
tumie théorique alors que ceux-là n’ont besoin desavoir que les notions qui leur .serviront dans la pratique journalière du
la médecine. II ne faut pas oublier que l’anatomie n’est et ne doit être au’iine branche acccs.soire de la médecine et que
pour indispensable qu’elle soit à connaître, ne doit pas a oiparer, au déiriincnt des autres branches de beaucoup plus
importantes, la plus grande partie des études médicales. L’anatomie normale ne doit être qu’une introduction à l’anatomie
pathologique, à la clinique et à la thérapeutique. Un médecin qui ne s’atiacherait qu’à l'étude de la première ferait un
travail stérile, puisque plus tard il ne se trouvera jamais en présence d’organes normaux, semblables à ceux qu’il aura appris
dans les livrcs. sa science ne trouvant son emploi que sur des organUnies malades.
Le livre de Sobotta, qui s’adresse aux apprentis médecins, est conçu dans cette idée; — on y trouvera simplement les
notions essentielles à connaître pour examiner et soigner nn malade. On a supprimé, de parti pris, tout ce qui n’avait pa.s
une réelle importance pratique, tandis qu’on a, par contre, donné tous les détails que le medeci,n devra savoir et retenir.
Envoi franco d’un spécimen dn texte et des planches à toute personne qui en fera la demande.
SOMMAIRE
Linossieb . — Les maladies de la nutriUon en 1911 Uieme générale).
R. Lépine . — Une cause possible d’hyperglycdraie dans le diabete —
■Gilbert et P. Lereboullet. — La glycosurie diabétique, son rythme lournal ■"
Gilbert et Baudouin . — La glycémie diabétique, ses variations sous 1’
Marcel Labbé.. . — La ration d’entretien chez les obèses .
ilANRioTet P^aTURiER . — La climatothérapie en Algérie .
Linossier. . L . — La radioactivité des eaux minérales .
Actualités médicales . — Le traitement de. la goutte et du rhumatismi
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de
Académie des sciences — Société de chirurgie. — Société de pédiatrie .
Libres propos ; Les maisons ouvrières, par le D' J. Camus .
Chronique médico-pédagogique : Les punitions chez les enfants, par le D*’ C
Chronique des Livres : Les maladies de l’estomac, par le D'' Vires. — Préci;
du poumon et du cœur, par les Dr» Vires et Paües. — Jahreskurse fur lert;
Formulaire des spécialités pharmaceutiques, par le Dr Gardeite .
La méJecine au Palais .
Les eaux minérales dans la littérature : Boileau à Bourbon-l’Archambault..
Revue rétrospective des eaux minérales par l'image .
Nécrologie : L’aide-major Mariette .
Les grands médecins : Le professeur Cii. Bouchard .
Silhouettes médicales : Le médecin d’eaux, parle Dr Pierre Maurel .
Curiosités .
La médecine humoristique .
La vie médicale . XXXV
Cours. — Thèses de la Faculté de Pans . XXXVII
Thérapeutique pratique : Le Mont-Dore et les voies respiratoires . XX.XIX
Thérapeutique pratique : La cure de diurese a Lvian . ^ _ XL
“ eSpnine vernade
Angine de Poitrine à l'IODURE de CAFÉINE
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LAITERIE MEDICALE. Fermes de Claire et de la Pommeraye
79, Rue ae la Chapelle, 79, PARIS (18^ Arrondissement) — Téléphone 440-52
ÉCHANTILLONS SUR LA DEMANDE DE MM. LES DOCTEURS
— 111 —
LIBRES
LES MAISONS OUVRIÈRES
Dans un des récents libres propos de ce journal, notre
collègue le D^ Milian, après une série de remar¬
ques intéressantes sur la « Propreté française
écrivait cette plurase : « Il y a beaucoup d’argent
dépensé à Paris pour la charité. Au lieu de distribuer
de la main à la main ces millions inutiles, car demain
le problème de l’existence se dressera semblable pour
le malhemeux secouru, qu’on élève donc des habi¬
tations à bon marché, spacieuses où les gens du peuple
pourront habiter proprement, laver lem corps et
prendre goût à la vie, pour eux si pénible. Malheu¬
reusement les idées de charité ne s’orientent pas dans
ce sens ». Il est juste de remarquer que des efforts
sérieux et couromiés de succès ont été faits récem¬
ment dans cet ordre d’idée.. Plusieurs maisons
ouvrières ont été bâties dans Paris et j’en commis
particulièrement une qui répond point pour point
au désir exprimé par M. Milian. C’est rinuneuble de
la rue de Prague (XII« Arrt.), appartenant à la
Fondation Rothschild pour l’amélioration des con¬
ditions de l’existence matérielle des travaillemrs.
Cette fondation a ceci de particulier que les millions
versés constituent un don une fois fait, assurant à
l’œuvre une durée illimitée. Fn effet cet immeuble,
malgré le prix minime des Ipyers, rapporte des inté¬
rêts et ces intérêts mis en réserve serviront à édifier
d’autres immeubles ayant même destination ;
« l’amélioration de la vie des ouvriers. »
On conçoit ainsi que non seulement l’œuvre se
suffise à elle-même, mais encore qu’elle pui.sse donner
naissance par la suite à de nombreuses maisons
ouvrières du même type que les premières.
Ces maisons sont intéressantes pour le sociologue
et pour le médecin. Tout y est organisé d’après les
règles de l’hygiène. De nombreuses cabines de bains,
de douches fonctionnant d’après les systèmes les
plus modernes sont mises à la disposition des loca¬
taires ; un lavoir modèle où le linge est lavé, essoré à
l’aide de macliines très perfectioimées existe dans les
sous-sols. Les appartements bien aérés comimrtent
l’eau, le gaz, l’éclairage électrique, la force motrice
pour les machines à coudre des ouvrières. De vastes
cuisines luéparent des plats achnirablenient présentés
pour des prix peu élevés. Des cours de cuisine, des
cours de mode, de reptissage, de cordomierie même,
etc., sont faits régulièrement 2>our les locataires
désireux de se perfectionner, par des spécialistes
appointés i^ar la fondation. Une crèche existe pour les
petits enfants ; de grandes salles de jeux, de lecture
sont réservées aux jilus grands au sortir de l’école,
on les y distrait, on les y instruit agréablement. Ces
services sont tous payajits, le principe de la fonda¬
tion est de ne jias faire de charité qui imisse hiunilier
celui qui reçoit, mais les contributions demandées
aux locataires pour ces services sont nihumes.
C’est ainsi qu’un bain-douche coûte 15 centimes, luie
journée d’enfant à la tiédie 10 centimes, etc.
Dans certains escaliers de l’inuneuble des ateliers
spacieux, bien aérés, imiurvius de la force motrice ont
été aimexés aux apijartements. I/ouvrier n’a qu’à
PROPOS
sortir de chez lui pour trouver son ateher sur le même
palier; les sollicitations delà rue lui sont évitées,
principalement celles du marchand de vins.
Inutile d’ajouter que le succès de cet hnmeuble
dans la classe ouvrière du faubourg Saint- Antoine a
été colossal et que d’imiombrables familles postulent
pour les appartements qui pourraient devenir
vacants. L’achninistration choisit en règle générale
panni toutes ces demandes celles des familles cpii
possèdent le plus d’enfants.
Un dispensaire médical est réservé aux habitants
de l’immeuble (i).
Deux consultations ixir semaine sont destinées aux
adultes, ime consultation est spécialement organisée
pour les noiurissons. Ces consultations, et c’est là un
but essentiel du dispensaire, sont l’occasion de conseils
d’h3’-giène, de mesures de proifiiylaxie, d’indications
de régimes alhnentaires pour adultes et enfants ;
les mères y sont instruites de la quantité de lait
nécessaire aux nourrissons, du nombre de tétées
par vmgt-quatre heures, de la manière de stériliser
le lait, etc. Le poids des nourris.sons est inscrit régu-
Uèrement, et quand il est nécessaire ils sont jiesés
avant et après la tétée.
Les locataires a2)preiment ainsi à .se soigner et à
bien soigner leurs enfants. Fréquemment ils sont
invités à réclamer de boime heure les soins de leur
médecin habituel : et c’est 2Jrécisément dans ce der¬
nier but que des thermomètres sont mis à leur di.s])o-
sition. Chaque fois qu’un locataire se 2)résente au
di.S23ensaire mie fiche est établie ; le grou2)ement des
fiches des membres d’une même famille constitue
la fiche familiale qui peu à peu se complète. On voit
l’intérêt scientifique que pourront présenter ces fiches
dans quelques aimées quand on pense que l’obser¬
vation 2iorte sur une population de i 200 habitants
qui sont fixés dans l’immeuble pour de nombreuses
années et qui tous n’ont qu’un désir, celui d’y rester
le plus longtenqis 2iossible.
L’état sanitaire de rimmeuble de la rue de Prague
e.st remarquablement bon, les maladies y ont été fort
2)eu nombreuses de2iuis un an; la mortalité est in.si-
gnifiante et certes de semblables fondations en se mul¬
tipliant n’a2iporteront lias la fortune aux médecins.
Les maladies iront en effet en décroissant dans les
quartiers ouvriers, c’est ce que tout le monde désire
et les médecins eux-mêmes s’en réjouiront les 2>re-
niiers ; n’est-il pas dans leur destiné>e de travailler
à rendre leur intervention de moins en moins utile?
Des médecins ont été a2)2)elés et seront encore
invités à collaborer à des œuvres semblables. Us en
seront les auxiliaires indispensables.
Malgré le discrédit qu’on s’attache trop souvent,
en des 2ii'ocès retentissants, à jeter sur notre pro-
fe.ssion, il est consolant de noter que pas une grande
œuvre de 23rogrès social ne se fonde, sans qu’on fasse
appel à notre collaboration. J ban Camus.
(i) L’établissement de ce distwnsaire a été critiqué de
bonne foi iwr des hommes <iui devaient le connaître incom¬
plètement. {Voy. Bulklin des Soeictés médicales des ano>sdisse-
meiils de Paris, mars et avril 1911.)
— eai —
— IV
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_ V -
CHRONIQUE MÊDICO=PÉDAGOGIQUE
LES PUNITIONS CHEZ LES ENFANTS (i)
Par le 0’Foi,l,owEl.r<
Toute la force de rd-ducation est
dans une discipline bien entendue.
(PEAÏON.)
Elever uii enfant, faire son éducation, c’est développer
son âme et son corps de la façon la plus complète pour le
perfectionnement et le bonheur de l’individu, pour l’utilité
et la prospérité de la société.
C’est dans ce problème de l’éducation, dit Kant, dans
son traité U ber Pâdagogik, qtie gît le grand secret du per¬
fectionnement de l’humanité... Il y a deux choses qu’on
peut regarder comme étant tout ensemble les plus impor¬
tantes et les plus difficiles pour l’humanité : l’art de gou¬
verner les hommes et celui de les élever.
Cette noble tâche qu’est l’éducation d’un enfant ne va
p;is sans difficultés, car il faut des soins constants pour
« lutter avec de jeunes enfants dont l’inexpérience, la
légèreté, la mobilité et la vivacité de caractère réclament
une surveillance, une attention de tous les instants. »
(Dr BOUUÆT.)
Tandis que J ACOTOT ( 1 770- 1 840) supprime le professeur,
estimant que tout homme a reçu de Dieu la faculté de
pouvoir s’instruire lui-même, Victor CONSIDÉRANT, dis¬
ciple exalté de son maître EouRlER et l’auteur de l’Edu¬
cation naturelle et attrayante, imagine pour réformer l’édu¬
cation d’y supprimer toute discipline, estimant que
« l’enfant ne sera jamais désobéissant parce qu’on ne lui
commandera jamais rien. »
Nécessité d’une discipline. — Ce sont là des utopies.
En effet, quel que soit le mode d’éducation choisi pour
l’enfant, que celui-ci demeure dans sa famille ou qu’il
devienne élève d’un établissement scolaire « le but auquel
ou tend est atteint par certains moyens dont il importe
d’assurer l’efficacité; par exemple, les exercices doivent
être convenablement répartis, un temps déterminé doit
leur être consacré, de judicieux intervalles sont néces¬
saires pour les séparer, eu un mot, il faut établir l’ordre
dans le travail, puis veiller à l’exécution de ce travail.
Toutes les prescriptions, ordres ou défenses sont renfer¬
més dans un code nommé règlement auquel se con¬
forment maîtres, parents et élèves. C’est la loi commune,
égale pour tous, protectrice de tous et que tous ont un
égal intérêt à respecter et à maintenir. »
L’éducation doit discipliner les hommes, écrit KanT ;
les discipliner, c’est chercher à empêcher que ce qu’il y a
d’animal en eux n’étouffe ce qu’il y a d’humain... La dis¬
cipline consiste donc à les dépouiller de leur sauvagerie.
N’est-cc pas l’affirmation de I’eaton qui, dans ses Lois,
établissait que toute la force de l’éducation est dans une
discipline bien entendue.
Au point de vue général et philosophique on peut dire
de la discipline comme de toute l’éducation ; il y a deux
méthodes eu présence, la méthode autoritaire et la
méthode libérale ; il y a une discipline qui agit surtout du
dehors et une autre surtout au dedans ; l’une prescrit et
défend au nom du droit qu’a Je maître, elle ne souffre ni
résistances, ni exceptions, elle s’impo.se comme règle
indiscutable ; l’autre tient encore plus à se faire cotn-
(l) Extmit d’un travail d’ensemble ayant obtenu le pre¬
mier prix (médaille d’or), au concours international de la
Société- (te l’Hygiène de l'Enfance.
prendre qu’à se faire obéir, à être approuvée qu’à être
suivie. C’est l’élève plutôt que le maître qui l’établit, et
son empire dépend plus de la persuation que de l’auto-
La discipline doit maintenir, prévenir, réprimer. —
Le but de l’éducation morale, dit Herbert SPENCER, est
de former un être apte à se gouverner lui-même, non un
être apte à être gouverné par les autres ; d’où cette con¬
séquence : le système de disciplme qui conviendrait le
mieux à l’enfant serait celui qui lui apprendrait le mieux
à se contrôler lui-même, ce serait en quelque sorte la
discipline spontanée.
C’est là une conception bien difficile à réaliser, du moins
pour les jeunes enfants ; aussi semble-t-il plus sage d’appli¬
quer une discipline qui remplisse ces trois fonctions prin¬
cipales : « maintenir, prévenir, réprimer. Le soin de ne
laisser rien de coupable sans correction est le soin de la
discipline répressive ; le soin d’écarter les occasions dan¬
gereuses est l’œuvre de la discipline préventive ; le soin
de montrer en tout temps et en tous lieux la route à suivre
est l’office de la discipline directive. Il vaut incompara¬
blement mieux prévenir que réprimer... de là l’importance
très inférieure quoique nécessaire de la discipline répres¬
sive qui châtie » (Mgr Dupaneodp).
Il est en réalité difficile de séparer l’idée d’amélioration
de l’idée de châtiment. Aussi le droit de correction est-il
pour le père de famille, ainsi que le droit de garde, le
corollaire et le complément du droit d’éducation.
Comment agir sur les Enfants
Agir avec douceur. — Les beaux résultats obtenus dans
une classe par la crainte ne sont qu’apparents. La disci¬
pline établie par un maître violent est toute extérieure.
Dès que le maître cesse sa surveillance, tout s’effondre
et disparaît. Ain.si dressés, les élèves accomplissent certai¬
nement leur tâche à l’instant où le maître l’ordonne,
inaE c’est par néce.s.sité ; ils n’obéissent et ne travaillent
pas plus de leur plein gré que l’animal évoluant sous le
regard du dompteur.
Au contraire, la douceur ouvre à la fois le cœur et
l’intelligence des élèves. Elle permet au maître de con¬
naître vraiment les travers, les défauts de chacun des éco¬
liers et par suite lui donne les moyens de les corriger.
Grâce à la confiance qu’elle inspire aux enfants pour
leur instituteur, celui-ci peut non seulement convaincre,
mais encore pensuader. Au lieu de défendre et de réprimer,
elle pousse à l’action et stimule les bonnes volontés.
Cependant gardons-nous de l’excès. Etre doux ne veut
pas dire être familier. La familiarité n’est peut-être pas
mauvaise en elle-même, mais elle est dangereuse, elle peut
tuer le respect, elle peut diminuer l’autorité. Le maître
familier qui, eu certaines occasions, se laisse aller à de trop
grandes concessions n’a plus ensuite le courage, ni même
le pouvoir de punir certaines fautes.
Sous peine de devenir mollesse, la douceur doit s’unir
à une fermeté rai.sonnable, sinon elle est aussi funeste que
la violence.
User avec à-propos des reproches et des réprimandes. —
Je veux, dit Quintii,ien, qu’on me donne un enfant qu
soit sensible à la louange, que la gloire enflamme, à qui
une défaite arraclie des larmes... Un reproche, une répri¬
mande le touchera au vif, le sentiment de l’honneur
l’aiguillonnera.
On obtient plus, dit I’EUT.arqce, par les éloges et les
— 623 —
- VI -
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— VII —
CHRONIQUE MÊDICO=PÉDAGOGIQUE [Suite]
répriniandes que par les lijîueurs, si l'on a soin de les em¬
ployer tour à tour, celles-ci pour détourner du mal, ceux-
là pour encourager au bien.
Un reproche adressé sans amertume sinon sans gravité
et sans tristesse produit une vive impression sur l’enfant,
surtout si, en le lui adressant, ou s'attache à lui faire recon¬
naître sa faute et qu’on lui inspire le désir de s’amender.
Le châtiment doit être pour celui (pti a commis une faute
le moyen do se relever.
Prêcher d’exemple. - Ce dernier précepte apparaît
trop naturel pour qu’il y ait besoin de le développer,
et cependant c’est la partie délicate de l’éducation.
Je trouve, disait Moxtaigxk, que nos plus grands
vices prennent leur pli dés notre plus tendre enfance, et
que notre principal gouvernement est entre les mains des
nourrices. Et J.-J. Rousseau, dans l'Emile, écrivait :
« I,’éducation de l’homme commence à sa naissance. »
L’enfant, il faut bien le reconnaître, est d’une logique
terrible, c’est un observateur minutieux et perpétuel.
Si donc l’éducateur se laisse aller eu sa présence à quelque
erreur et que pour une faute du même genre l’écolier un
jour soit puni, alors l’enfant sera tout désemparé. Il ne
comprendra plus pourquoi ce que le maître fait, lui n’est
pas autorisé à le faire.
« Dans tous les âges, l’exemple a un pouvoir étonnant
sur nous, dans l’enfance il peut tout » (FénEEOn).
Quelles punitions le Maîtve pourra-t-il appliquer
Exhortations. — L’exhortation se fera d’abord, en par¬
ticulier, d’un ton paternel, affectueux ; puis, s’il faut la
renouveler, on emploiera un mode plus grave, plus sévère.
Réprimandes. — Des réprimandes, on variera la forme
de façon à les rendre plus ou moins pénibles. On commen¬
cera toujours par faire la réprimande hors la présence
des autres élèves ; nuiis si la faute a été grave, la répri¬
mande sera publique.
La réprimande publique doit faire plus d’impression
sur le coupable que l’admonestation adressée en particu¬
lier ; néanmoins, dans l’intérêt des autres élèves, il ne
faut pas abuser des punitions publiques, il vaut mieux que
les enfants entendent parler plus .souvent du bien que
des actions répréhensibles.
Le pensum. — Le pensum sera d’un excellent emploi,
sous la réserve expresse que ce pensum sera un travail
utile, par exemple, la copie eu une écriture ajjtyliquéc de
quelque leçoti. Car il n’est rien de plus grotesque que ces
pensums consistant en trois ou quatre cents lignes et que
l’élève apporte après les avoir rédigées au moyen de plu¬
sieurs plumes fixées au même porte-plume? Nous nous
sommes, au reste, déjà expliqué plus haut sur ce point.
F^rivatioii d’un plaisir. — Enfin, la privation d’un plai¬
sir consistera par exemple en la suppression d’une prome¬
nade agréable, d’un jeu particulièrement amusant, d’une
friandise superflue, d’un objet de toilette, d’une leçon
d’art d’agrément. Aucune de ces privations ne doit aller
jusqu’à nuire au développement physique et intellectuel
de l’enfant.
On punit certains enfants comme indociies, alors qu’iis
sont ou maiades ou anormaux. — Qxie de fois, il est utile
de demander au médecin de donner son avis dans la
conduite à tenir vis-à-vis d’un enfant ! Que de fois des
règles d’hygiène sagement appliquées améliorent rapi¬
dement le caractère d’un enfant qui n’était pas un rebelle
mais un malade !
Dans combien de circonstances un professeur peut-il
.sévir à tort contre un enfant qui ii’est pas un indiscipliné,
qui n’est plus qu’un malade qui est, chose bien triste,
un anormal ; et de ces anormaux que de types variables
l’éducateur est appelé à rencontrer sur sa route !
Certains anormaux sont très calmes, d’autres très agités,
d’autres enfin sont des types mixtes chez lesquels, dit
Jacoi'IN, l’instabilité, l’agitation, la turbulence n’existent
pas toujours de façon continue et permanente, mais pro¬
cèdent par bouffées, par intermittences.
Beaucoup de ces enfants anormaux sont de nature hon¬
nête et doués de bous sentiments, mais leur moralité est
fragile, et leur notion du bien et du mal reste incomplète.
Peu de punitions, peu de récompenses. — Si nous avons
réduit les punitions à la privation de certains plaisirs et aux
répriniandes et même à moins que cela, nous ne serons
pas moins sobre de récompenses. II suffit de prendre la
contrepartie, de borner les récompenses à certains plaisirs
et à des approbations ou à des éloges.
Le bien devrait être fait pour i’amour du bien. —
L’idéal à réaliser consisterait en un mode de récompense
sans valeur vénale ou matérielle dont l’effet concourrait
à l’éducation de l’enfant, c’est-à-dire à sou amélioration
morale, car en matière d’éducation, nous ne saurions trop
le dire, tout doit servir à l’éducation. Le bien devrait être
fait pour l’amour du bien et non pour les avantages qu’on
eu peut retirer, lesquels viennent par surcroît.
C’est évidemment fort difficile à réaliser, cependant
on doit essayer avec l’idée qu’on réussira ainsi à bien diri¬
ger l’enfant au mieux de ses intérêts futurs.
Aimez les enfants et faites ieur aimer ic travail en l’ai¬
mant vous-même. — En résumé, aimez les enfants ; aimez-
les pour eux plus que pour vous, étudiez-les patiemment
et longuement, gagnez leur confiance, donnez-leur le
bon exemple, et vous pourrez, avec peu, très peu de puni¬
tions — tout en évitant, par suite d’une sensiblerie ridi¬
cule et blâmable, la crainte d’avoir à sévir — • vous pour¬
rez leur incidquer l’amour du devoir, leur faire comprendre
ce que peu de jeunes gens modernes veulent comprendre :
qu’il faut d’abord travailler avant de vouloir jouir de la
vie. Vous pourrez en uii mot arriver à en faire des hommes,
<1 après avoir développé leur âme et leur corps de la façon
la plus complète, pour le perfectionnement et le bonheur
de l’individu, pour l'utilité et la prospérité de la Société ».
— 625 —
. Le plus fidèle
Le plus constant
Le plus inoffensif
DES
DIURÉTIQUES
— IX —
CHRONIQUE DES LIVRES
Les maladies de l’estomac, par
le D' Vires, professeur agrégé à la
Vacuité de médecine de Montpel¬
lier. 1911, I vol. iii-i8, cart.
{Cdulet et fils, édit, à Montpellier).
I/’auteur étudie d’abord le traite¬
ment des grands symptômes gas¬
triques (faim, soif, douleurs, vomis¬
sements, liématéméses), puis le trai¬
tement des syndromes fonctionnels
(dyspepsie par vices d’alimentation,
par exagération des fonctions gas¬
triques, par insuffisance de ces fonc¬
tions), enfin le traitement des syn¬
dromes organiques (gastrites, ulcère,
cancer).
Ces différents chapitres sont sur¬
tout envisagés au point de vue de la
thérapeutique pratique. On y trouve
de nombreuses formules, qui peu¬
vent rendre de grands services dans
la médecine quotidienne.
P. Carnot.
Formulaire des spécialités
pharmaceutiques, par le IK
Victor Gardkt'TE, médecin con¬
sultant à Chàtel-Guyon, 5' édition.
Pu vol. in-i8, cartonné, 1911,
(J .-B. Baillière et fils, éditeurs à
Parmi les innombrables .spéciali¬
tés qui emplissent l’arsenal théra-
lieutique, le médecin est souvent
perdu. Il risque de s’embrouiller
dans les dénominations, les compo¬
sitions, les modes d’emploi, s’il ne
tient pas un fil d’Ariane qui le guide.
Ce guide précieux, c’est M. Gardettc
<jui le tend pour la cinquième fois,
sous la forme d’une 5“ édition de
son excellent formulaire.
On y trouve, par ordre alphabé¬
tique, avec l’indication concise de
leur composition et de leur po.sologie,
toutes les spécialités connues : Vero-
nidia Buisson, Extraits totaux Choay,
Sel de liant, Ulmarènc Gigon, Ura-
septine Rogicr, Strophantus Catillon,
Piperazinc Midy, lodalose Galbrun,
Lactêol Boucard, OvoUcithine Billon,
Miisculosine Byla, Kcfir Carrion,
Bulgarine Thepenicr, Eupninc Ver-
nade. Digitaline Nativelle, Hectine,
Lipochol, Tribromurc Gigon, Emul¬
sion Marchais, Phytinc, Choléine
Camus, llistogénol, Solurol Clin,
Koumis et Kéfir-.'iatmon, etc.
Horn.
Maladies paradentaires,
Hygiène et Prophylaxie de
la Bouche et des Dents,
par NoüuE, Daugukt, Fargin-
P'AYOIAE, KQÎNIG, hKBEDINSKY,
JlAiii';, Terson, Gau.merai.s, Gui¬
raud (fasc. V du Traité de
Stomatologie, de MM. Gaii,-
EARD et NoguE), 1911, I vol.
gr. iu-8, de 500 pages avec 93 fig.,
12 Baillière et /i/s, édit..
Ce fascicule continue brillamment
la série de ceux qui l’ont précédé.
De bons chapitres sont consaerés à
l’hypertrophie des gencives (Nogué),
à la pyorrhée alvéolo-dentaire (No¬
gué et Dauguet), aux fistules alvéo¬
laires, dentaires, aux kystes radi-
culo-dentaires (Pargiu-Vayolle), aux
affections du sinus maxillaire (Koe-
nig), etc. Da question des kystes
radiculo-deiitaires, qui intéresse le
chirurgien autant que le stomatolo¬
giste, m'a paru tout particulière-
par P'argin-Fayolle.
Je ne veux pas manquer de si¬
gnaler une série de chapitres très
originaux sur les rapports entre les
affections bucco-dentaires et les
maladies de l’œil par 'fersou, sur les
rapports entre les affections bucco-
dentaires et l’oreille par Kœnig, sur
la répercussion cutanée et muqueuse
des irritations gingivo-dentaires par
Gaumerais, sur l’influence du sys¬
tème dentaire sur l’état général par
lA'bedinsky, etc. . .
Un très long et très minutieux
article sur l’hygiène de la bouche et
des dents par Guibaud termine ce
volume qui plaira aussi bien aux
hommes de science qu’au.x prati-
Ai.hERT MoucilET.
Jahreskurse für ærztliche
Fortbildung, fascicule d’avril
i()ii. Rédacteur en chef; Dr Ja-
DiiASON, de Berlin. {Lchmann, édit,
à Munich).
I,e fascicidc d’avril de cette pu¬
blication mensuelle contient un
article sur les maladies de l'appareil
urinaire par les professeurs G. Ki.K.m-
I>ERER, de Berlin, et GdEREAENDEU,
de Dresde. Da syphilithérapic e.st
également traitée, dans ses prin¬
cipes généraux, par le professeur
Neisser, dans ses divers traite¬
ments modernes (traitement mer¬
curiel, iodothérapie, arséno-thé-
rapie, salvarsan) par le D' Konrad
SiEBERT. L’ensemble est illustré
de figures explicatives et comporte
la littérature complète des ques¬
tions traitées. Horn.
LA MÉDECINE AU PALAIS
I-alsifIcation des eaux minérales. — Un pharmacien
avait minéralisé de l’eau de Seine par addition de bicar¬
bonate de soude, et il vendait ainsi de l’eau de Vichy
artificielle.
Il a été condamné à 300 francs d’amende. Il avait
vendu en deux ans 8 000 bouteilles de son eau de Vichy !
Corrigez vos épreuves. — M. T..., ébéniste à Faris, ren¬
trait chez lui, un soir, en état d’ivresse.
Se rendant compte de son état, il dit à sa femme :
— Va donc chez le pharmacien me chercher quelque
cho.se pour me dégriser !
M"» T... feuilleta un livre de médecine contenant la
formule suivante, destinée à combattre l’ivresse :
lîau . 100 grammes
IviUi de menthe . 15 —
Ammoniaque . 15 —
F. s. a. une potion à prendre en deux ou trois fois.
La femme de l’ébéniste, après avoir recopié cette for¬
mule, chargea sou petit garçon de se rendre chez un phar¬
macien, lequel exécuta et remit la potion demandée.
Slais l’absorption de cette drogue eut pour conséquence
la mort de M. T.... Ce n’est pas, eu effet, 15 grammes,
mais bien i ; gouttes d’ammoniaque qui devaient entrer
dans la potion.
L’auteur du livre eu question, le IF M... avait publié
autrefois .son ouvrage à Gand. I.a formule, pour dissiper
l’ivresse, contenait alors, très exactement : 15 gouttes
d’ammoniaque. Dans une nouvelle édition de l’ouvrage
parue à Paris, les 1 5 gouttes d’ammoniaque se trouvèrent
jiar erreur, métamorphosées en 15 grammes.
Le docteur et le pharmacien furent poursuivis, l’un et
l’autre, eu correctionnelle, .sous l’inculpation d’homicide
et de complicité d’homicide par imprudence. Le pharma¬
cien avait, en outre, à répondre du délit de délivr.auce
d’une potion sans ordonnance médicale.
Le tribunal a condamné le docteur M... <■ qui n’a pas sur¬
veillé l’impression de sou livre », ù trois mois de prison,
avec sursis, et à loo francs d’amende, et M. R... pharma¬
cien, à un mois de prison, avec sursis, et à 100 francs
d’amende.
Mme T... qui se portait partie civile au procès, a obtenu
1 .000 francs de dommages- intérêts ét 300 francs de rente.
Eu outre, 300 fr.ancs de rente ont été .alloués à chacun des
enfants de M. T... jusqu’au moment de leur majorité.
— 627 —
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— XI —
LES EAUX MINÉRALES DANS LA LITTÉRATURE
BOILEAU A BOURBON-L’ARCHAMBAULT
Boileau était atteint d’aphonie et respirait difficilement
■depuis longtemps ; à son âge, environ cinquante ans,
on lui avait promis « qu'à peine il aurait goûté des eaux
de Bourbon-rArcliauibault, il se trouverait très renouvelé;
et avec plus de forceet de vigueur qu’à l’âge de vingt ans».
1 taquin et Fagon, médecins de Bonis XIV, par ordre
<l’ancienneté, avaient conseillé à l’auteur du Lutrin
d’aller à Bourbon ; le premier l’avait adressé à M. des
Trapières, médecin en cette station, mais Fagon qu
contrecarrait toujours les projets de Daquin, par derrière
(il arriva à le supplanter) l’envoya au IF Bourdier,
intendant des eaux, ce qui mit en colère Datiuin,
lorsqu’il sut qu’on n’avait pas consulté son correspondant.
(Lettre de Racine, aoilt 1867). Sa correspondance
avec Racine nous donne tous les renseignements sur
sa cure; le 26 juillet il lui écrit :« J’ai été saigné, purgé,
etc.'; il ne me manque plus aucune des formalités préten¬
dues nécessaires pour prendre les eaux. La médecine
(pie j’ai prise aujourd’hui m’a fait, à ce qu’on dit, tous
les biens du monde ; car elle m’a fait tomber 4 ou 5 fois
en faible.s.sc, et m’a mis enjtel état qu’à peine je puis me
soutenir. C’est demain que se doit commencer le grand
chef-d’œuvre ; je veux dire que demain je dois commencer
à prendre les eaux. M. Bourdier, mon médecin, me remplit
toujours de grandes e.spérances ; il n’est pas de l’avis
de JI. Fagon pour le bain, et cite même des exemples
de gens, non seulement qui n’ont pas recouvré la voix,
mais qui l’ont même perdue pour s’être baignés. Du reste
on ne peut pas plus faire d’estime de M. Fagon qu’il en
fait, et il le regarde comme l’ivsculape de ce temps... Ce
ne sera pas une petite affaire pour moi que la prise des
eaux, qui sont, dit-oh, fort endormantes, et avec lesquelles
néanmoins, il faut absolument s’empêcher de dormir... »
l.e 25 juillet, une lettre de Racine l’encourage, lui dit que
le roi, Monsieur et Madame ont demandé de ses nouvelles
et que s’il n’est pas guéri par Bourbon, il le sera à son
retour par un médecin nommé Morin qui manie habile¬
ment l’ere.sypum. l.e 29 juillet, il répond à Racine :
t Les eaux jusqu’ici m’ont fait un fort grand bien, puisque
je les rends de reste, et qu’elles m’ont pour ainsi dire tout
fait sortir du corjts, excepté la maladie pour laquelle je
les prends. M. Bourdier, mon médecin, soutient pourtant
que j’ai la voi.x plus forte que quand je .suis arrivé ; et
M. Baudière, mou apothicaire, qui est encore meilleur
juge que lui, puisqu’il est sourd, prétend atissi la même
chose ». On le voit, l’esprit satirique trouve matière à
s’exercer, mais malgré cela le découragement perce <lans
une lettre à M'“" Manchon, sa sœur. — 3 1 juillet : « C’est
aujourd’hui le dixième jour que je prends les eaux et pour
vous dire l’effet qu’elles ont produit eu moi, elles m’ont
causé de fort grandes lassitudes dans les jambes, excité
des envies de dormir, et produit beaucoup d’effets qui ont
contenté du reste les médecins, mais qui ont jusqu’ici
très peu satisfait le malade, puisque je demeure toujours
sans voix, avec très peu d’appétit et une assez grande
faiblesse de corps... Ainsi je m’en vais regarder dorénavant
les eaux et les médeeinés que j’avalerai comme des péni¬
tences qui me sont imposées, plutôt que comme des re¬
mèdes qui doivent produire ma sauté corporelle... Je ne
nierai pourtant pas que les eaux ne m’aient déjà fait du
bien, puisque ayant eu cette nuit la respiration fort em¬
barrassée, ce matin, aussitôt après avoir pris mes eaux.
je me suis trouvé fort dégagé. Il faut donc aller jusqu’au
bout ; et si je ne puis guérir, ne pas donner du moins occa-
■sion aux hommes de dire que je n’ai fait ce qu’il fallait
pour me guérir ». Racine qui lui donne des nouvelles de la
cour consulte à Paris, pour lui, et lui envoie tous les
meilleurs encouragements, lui disant que la voix revien¬
dra, mais le patient lui écrit le 9 août : « C’est que ma
maladie est de ces sortes qua’ non recipiunt niagis et mi¬
nus, puisque je suis environ au même état que j’étais lors¬
que je suis arrivé ». Le 13 août son ami lui dit avoir con¬
sulté Fagon qui conseille de quitter les eaux sur-le-champ
d’ailleurs chacun donne son avis ; Louis XIV incrédule
dit : « Il fera mieux de se remettre à son train de vie or¬
dinaire, la voix lui reviendra lorsqu'il y pensera le moins •>,
et M. Du Tartre, chirurgien ordinaire du roi, « croit qu’ab-
solument les eaux de Bourbon ne sont pas bonnes pour
votre poitrine, et que vos lassitudes en sont une marque
c’est pourquoi Racine conseille aussi le retour. Le 1 3 août,
Boileau est momentanément à Moulins où il rencontre
le !)'■ .àmiot qui retourne vers Bourbon (un mois plus tard,
il devait j’ .soigner M™'' de Sévigné), après avoir consulté
Fagon, et qui veut, d’accord avec lui, lui faire goûter
du demi-bain ; il se rend à son avis bien qUe « à vous dire
le vrai, mon cher monsieur, c’est quelque chose d’a.ssez
fâcheux, que de se voir ain.si le jouet d’une science très
conjecturale, et où l’un dit blanc et l'autre noir ; car les
deux derniers (Bourdier et Bartdière) ne soutiennent pas
seulement que le bain n’est pas bon à mon mal ; mais ils
prétendent qu'il y va de la vie, et citent sur cela des exem¬
ples funestes. Mais enfin me voilà livré à la médecine, il
n’est plus temps de reculer ».
Le 23 août, il écrit à Racine, qu’après une consultation,
entre Aniiot, Bourdier et des 'l'rapière.s il a essayé le demi-
bain malgré les tragiques remontrances de Bourdier, et il
est tout joyeux du résultat :« Je n’y ai été qu’une heure;
cependant j’en suis sorti beaucoup en meilleur état que je
n’j» étais entré, c’est-à-dire la poitrine plus dégagée, les
jambes plus légères, l’e.sprit plus gai : et même mon
laquais m’ayant demandé quelque chose, je lui ai répondu
un non à pleine voix qui l’a surpris lui-même aussi bien
qu’une servante qui était dans la chambre ; et pour moi
j’ai cru l’avoir prononcé par enchantement. Il est vrai
que je n’ai pu depuis rattraper ce ton-Ià ; mais, comme
vous voyez, nonsieur, c’en est assez, pour me remettre
le cœur au ventre, puisque c’est une preuve que ma voix
n’est pas entièrement perdue, et que le bain m’est très
bon. » Il ne parlera pas mieux pendant son séjour, et le
2 septembre, prêt à partir, il écrit à Racine : « La vérité
est pourtant que le bain (il en a pris une dizaine) m’a
renforcé les jambes et fortifié la poitrine : mais pour ma
voix, ni le bain, ni la boisson des eaux ne m’ont de rien
servi. Il faut donc s’en aller de Bourbon aus.si muet que
j’y suis arrivé ». Ce fut Louis XIV qui eut rai.son en .son
pronostic, six mois après la voix lui revint. Racine avait
lui-même passé à Bourbon, non comme malade, mais avec
l’abbé le Vasseur qui y prenait les bains (i) (Lettres dos
27 mai et juin 1661).
(1) Iv-xlrait de l’intéressant onvriigc du Dr Hector Gkasset.
I41 médecine naturiste à travers les siècles (Histoire de la
physiothérapie). 1911, i vol. in- 8 (Rohîsc/, éditeur à Paris).
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bien de fois n’avez-vous pas désiré connaître
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d’accord pour constater son inefficacité!
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vozis avez maintenant VAKIUUllC IflAIlviiÿ
IZI2 médicament véritablement curatif, en nom¬
bre de cas devant lesquels vous étiez désarmé.
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noïdes, fflucosides, etc.) de Fubiacées et Foly-
ffonées exotiques traitées par notre procédé
spécial, consiste : 1° Fn un décocté ou tous les
sucs des plantes conservent leurs propriétés
particulières et qui, partant, est bien plus actif
que tous les extraits (même de plantes fraîches)
si pauvres en substances efficaces; 3° D’une
pommade à base des mêmes principes, topique
vraiment spécifique.
Expérimentez-le, de préférence, sur des
sujets porteurs de lésions anciennes, profondes
et douloureuses, vous serez étonné de la rapi¬
dité des résultats.
Veuillez agréer. Monsieur le Docteur, l’ex¬
pression de mes meilleurs sentiments.
a. MoisnsriEFt
Pharmacien do l' e Classe.
lO, JRue de la Pépinière.
Echantillon sur demande.
- XV -
REVUE RÉTROSPECTIVE DES EAUX MINÉRALES
PAR L’IMAGE {Suite)
Plombières en 1701, d'après une aquarelle de A.-F. JACQUOT.
(Extiîiit de « Plombières ancien et moderne >> de Parisot.)
NÉCROLOGIE
L’AIDE-MAJOR MARIOTTE
Le Docteur Jlariotte, né à Langres en iS8o, a fait ses
études au collège de Langres, puis à l’Ecole Descartes
à Paris. Il est entré en 1902 à l’Ecole préparatoire du ser¬
vice de sauté de la marine de Toulon, puis il passa trois
ans à l’Ecole de médecine navale de Bordeaux, et soutint
sa thèse de doctorat en
1907 sous la présidence
du professeur Régis :
Essai sur l’état mental
bution à l’étude des
troubles psychiques
dans le cancer, 1907,
Enfin il termina ses
études par une année à
l’Ecole d’application du
service de santé des trou¬
pes coloniales de Mar-
Le 24 avril 1908, ii
s’embarque pour aller servir à l’hôpital de Dakar, mais
désirant un poste plus actif, il permute et est envoyé
à la frontière de Liberia, où les révoltes sont fréquentes.
Seul médecin pour un poste avancé, il lui fallait accom¬
plir chaque jour des marches forcées dans une contrée
montagneuse, à travers la brousse et au milieu d’une
population si hostile qu’il devait dormir la nuit, revolver
à portée, gardé par quatre tirailleurs. .
En novembre 1908, il peut donner libre carrière à son
dévouement, lors de l’attacjue du village de N’Zappa,
où il soigna les blessés sous le feu de l’ennemi, mais au
village de Koyania, il fut victime de son dévouement et
y perdit la vie.
l’iacé dans la colonne en avant de l’arrière-garde avec
une dizaine de tirailleurs et ses deux infirmiers,' il^eut
fort affaire pour soigner les blessés dès le début du com¬
bat. En aidant ses infirmiers à relever un homme blessé
à la tête, il reçut trois balles d’un bataillon ennemi qui,
à travers la forêt, avait tourné la colonne.
Il fut transporté et enterré provisoirement à N’Zebela.
La Tombe du 1)' MAïuorric à N’Zebcl.i.
A l’endroit où il est tombé, un lieutenant de ses amis
le lieutenant Paivre, a élevé de ses propres mains un
petit mausolée en pierres surmonté d’une croix avec
cette inscription : « Ici est mort au champ d’honneur le
23 novembre 1908 le Docteur G. Mariette, tué à l’ennemi.
Souvenir. »
Le Docteur Mariette est mort en brave au champ
d’honneur, emportant l’affection de ses chefs, de ses
camarades et de ses subordonnés et la profonde recon¬
naissance de tous, due à son inlassable dévouement.
A ses funérailles, qui viennent d’avoir lieu à Langres, le
colonel de Thuys a épinglé sur le cercueil la croix de la
Légion d’honneur accordée « post mortem» à l’aide-major
— 633 —
- XVI -
« La meilleure préparation ferrûgineuse, quelle que soit sa constitution chimique,
est celle que l’estomac tolère, digère et absorbe.... »
« .... celle qui m’a donné les meilleurs résultats est le protoxalate de fer.... »
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— XVII —
LES GRANDS MÉDECINS
CH. BOUCHARD
Exceptionnellement nous faisons place aujourd’hui avide de précisions, les demanda à la chimie, et la chi-
dans notre série de portraits des « grands médecins » mie ne lui fournit (lu’hypothèses injustifiées, contra-
à un médecin vivant. dictions, erreurs. Avec des
hommage .à ceux qui ont s
science quelques graines f
nité le sort de la graine, si
Dans ce premier numéro,
consacré aux maladies de
la nutrition, il nous a sem¬
blé qu’aucune grande figure
médicale ne méritait davan¬
tage d’être évoquée que celle
de Bouchard.
On sait quelle large contri¬
bution ce grand semeur
d’idées a apportée à l’étude
de ces maladies, avec quelle
maîtrise il les a reliées par
la description d’ùn troidjle
commun : le ralentissement
de la nutrition. La concep¬
tion de Bouchard marque
une étape dans l’histoire des
doctrines médicales. Si elle
n’a pas pris dans la science
une place définitive, si les
recherches ultérieures lui ont
fait plus d’une brèche, c’est
que l’effort qui la créa fut
prématuré. Il y a un quart
de siècle, l’étude des échan¬
ges était à sou aurore ; les
travaux des Kossel, des Eis-
clier ne nous avaient pas encore fait entrevoir le mystère
delà constitution des molécules complexes qui constituent
notre organisme. Pour élever son édifice, Bouchard,
matériaux aussi fragiles, son
imagination créatrice ne put
réaliser qu’un monument
d’attente ; ce ne fut pas sa
faute. Mais, en cherchant
dans l'étude chimique des
armature pour ses concep¬
tions médicales, il a compris
et indiqué aux chercheurs de
l’avenirla voieoii ilsdevaieiit
s’engager, et préparé ainsi
les conquêtes ultérieures.
C’est là sa gloire ; elle mé¬
rite de lui survivre, même
quand les progrès des scien¬
ces exactes auront permis
de reconstruire sur d’autres
bases, plus résistantes, l’œu¬
vre tentée par lui.
Aucun chercheur n’a pu ni
lie pourra jamais se flatter
d’inscrire le mot <• fin » sur
une page quelconque de la
médecine. Nous devons notre
enié dans le champ infini de la
écondes. Qu’importe à l’huma-
la moisson est belle î O.L.
SILHOUETTES MÉDICALES
LE MÉDECIN D’EAUX
Sa clientèle est essentiellement variée, dejniis les
grands personnages habitués au fin doigté des
maîtres jusqu’aux plus modestes malades. Et cela
exige une délicate souplesse d’adaptation. Telle
pourrait être sa dominante avec des notes graduées
^t diverses dans la tonalité générale.
De l’ensemble se détachent certains types de
différents reliefs. C’est le convaincu aux longues
démonstrations à côté du sceptique à l’allure légère
et détachée. C’est le rasta exubérant près de l’élégant
à la tenue discrète et distinguée. C’e.st le solemiel
chargé de titres et de décorations. C’est le médecin
du crû se disant polyglotte qui « écorche > le français
avec son collègue étranger. /C’est le « je m’enfichiste »
qui doit tout son succès à l’ardeur de ses convictions.
C’est l’entreprenant fêtard qui fait l’admiration de
son délicat confrère, ancien malade de la station.
C’est le groupe des retranés qui déambulent en évo¬
quant des souvenirs militaires. C’est le médecin,
maire ou conseiller général en proie aux électeurs
qu’il soigne gratuitement et qui le blackboulent.
C’est une certaine mondanité qui va des garden-
partiesetdes dîners rechercliés de celui-ci, à l’accueil
sans façon et à la table ouverte de celui-là. C’est la
villa somptueuse ou coquette de l’un, en face de la
modeste maison de l’autre. C’est l’aspect grave du
doyen de la station, décoré d’un large rubaJi rouge ou
l’air souriant du confrère qui affecte la simplicité.
C’est l’entrain du jeune débutant très sportif ou l’air
artiste du médecin amateiur. C’est l’ardeur au travail
de celui qui a la « grosse situation » et dont on col¬
porte les fabuleux honoraires, à côté de l’insou¬
ciance et des loisirs du jeune fils à Papa. C’est l’es-
brouffe auprès de la modestie. C’est la valeur scien¬
tifique...
L’hiver on les retrouve sur la Côte d’Azur, en pro¬
vince, à Paris. Au printemps (tel un vol d’hiron¬
delles !) ils s’abattent sur les hôintaux, dans les
sociétés, chez les confrères... 11 y en a jjartout !
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CURIOSITÉS
La patrie des fruits de table. — Une revue anglaise
nous donne sur l’origine des fruits que nous mangeons
couramment des renseignements qui ne manquent pas
d'intérêt.
Savez-vous que fort peu sont originaires de France,
voire d’Europe?
Ces choses savoureuses nous sont venues de très loin¬
tains pays, en des temjjs (jui .sont lointains aussi.
Où est-on allé cherclier la fraise? En Virginie, l’an 1629
viâ Londres, et au Chili, en 1715, viâ Paris.
D’où vient l’al)ricot? De la Chine. Mais les Grecs et les
Romains le connaissaient aussi.
La pêche? De la Chine aussi, et non de la Perse, comme
on le répète souvent.
La cerise? Des bords de la Casjuenne. La prune? Du
Caucase. I.a poire? D’Arménie. Le coing? Du Caucase
encore.
Et la pomme? La l)iblique, l’universelle pomme? De
la région politique, de la Perse et du Caucase, toujours.
L’amande? Du Turkestan, de la Transcaucasie. I,a
ligue? De Syrie. La groseille? Du Japon. La noix? De
l’Inde.
L’orange vient de la Chine, le citron de l’Inde, encore,
et le raisin de partout.
(Revue internationale illustrée.)
Un synonyme inattendu du mot « médecin ». — Notre
confrère « Comœdia » racontait dernièrement la piquante
histoire que voici :
Le fils d’uii auteur dramatique, qui habite la campagne,
e.st venu terminer seul .ses études à Paris. Sou père, qui a
su s’y amuser autrefois, lui demande simplement, sans
contrôler sa vie, de lui envoyer tous les mois la liste de ses
— Il y a pourtant, objecte le jeune homme, des
dépenses personnelles que je ne puis inscrire sans te
manquer de respect.
— Eh bien, répond le père, tu mettras tout simple¬
ment le mot <• Chasse » avec le chilirc.
Et le voilà parti.
A la fin du premier mois, le taux de « Chasse » fut rai-
■sounable. Le deuxième, il augmenta. Le troisième, il
devint exagéré. I.c vieil auteur allait faire à son rejeton
des remontrances paternelles, lorsqu’il fut très étonné,
le quatrième mois, de ne ]5oint trouver sur la note
l'article incriminé. Rien de plus non le cinquième, ni le
sixième. Il s’inquiétait à nouveau, lorsqu’il trouva, à la fin
du .septième mois, les mots suivants :
« Armurier : 200 francs. »
Remède héro’ique. — Le 1 )'’ Hill, qui avait échoué dans
sa candidature à la Société Royale de Londres, imagina
une vengeance d’un genre nouveau. Il adressa, sous le nom
d’un médecin de province, la relation d’une cure récente.
« Un matelot s’était cassé la jambe. Ayant été appelé,
je rapprochai les parties, les assujettis fortement avec de
la ficelle que j’avais sous la main, et arrosai le tout d’eau
de goudron forte. Le malade ne tarda point à se servir
de sa jambe aussi facilement qu’auparavant. » L’eau de
goudron était alors très recommandée ; la Société mit
l’observation en discussion, les uns soutenant que la
fraeture avait été incomplète, d’autres acceptant le ré¬
sultat en faveur de l’eau de goudron. La discussion allait
être imprimée dans les Comptes-Rendus, quand arriva
une seconde lettre du pseudo-docteur. « J’avais omis
de spécifier dans le cours de l’observation que j’ai adressée
à la Société, que la jambe doi’L j’ai parlé était une jambe
de bois. »
(Revue française de médecine et chirurgie.)
Perles.— On peut lire dans le Prince Zilah, chap. XXIV.
« Fargeas prit entre ses doigts la peau fine de la jeune
femme et la jiinça, au cou, sous la petite oreille encore
rose.
« Marsa I.aszlo ne tressaillit pas.
« — Il y a amnésie du cou !... dit le docteur... »
Et, un peu plus loin, chapitre XXVIII, cette descrip¬
tion romantico- chimique ;
«Le soleil descendait lentement dans une atmosphère
de feu, découpant sa rondeur rouge et chaude dans une
bande couleur d'acide sulfurique... o
I,es journ.alistes nous ont habitués depuis longtemps à
« l’odeur d’acide carbonique •> mais la « couleur d’acide
sulfurique », il faut avouer cpie c’est une trouvaille !
Gai..
Le hasard est un grand maître. . — Henri Jlurgcr disait :
« Le hasard est l’homme d’affaire du bon Dieu » ; avant
lui, Théophile Gautier, pillant Chamfort, avait écrit :
« I,e hasard est le pseudonyme de la Providence >' ;
« hasard providentiel » e.“t une formule dont les médecins
auraient le droit de faire usage maintes fois.
En voici une preuve, prise dans les œuvres chirurgi¬
cales de Chassaigiiac ;
« ITii marin, âgé d’environ vingt ans, s’était luxé la
cuisse. Deux mois après, A. Cooper tenta sans succès
la réduction. Cornish, consulté au bout d’un an, déclara
la déformation incurable. Il avait parfaitement constaté
tous les signes d’une luxation iliaque et le m.alade mar¬
chait avec des béquilles. Ouinze ans après, il le rencontra
sans la plus légère claudication, et apprit de lui que cinq
ans après l’accident, se rendant de Falmouth à Plymouth
dans un petit b.itimeiit côtier, l’embarcation avait reyu
une secousse pendant larpielle il avait été jeté à la mer.
.Au moment de sa chute, il entendit un fort craquement
dans la hanche, et depuis ce moment il mit de côté ses
bétiuillcs et recouvra l’usage de sou membre.
J’ai en réserve bien d’autres histoires semblables ; je
n’ai aujourd’hui ni a.ssez de loisir — ni a.ssez de place —
pour les narrer. Je me borne à inviter les amateurs de
curiosités curatives à lire les Mémoires de l’Académie des
Sciences de 1752 ; ils trouveront dans ce recueil une obser¬
vation du Dr Lieutaud, d’ .Aix-en-Provence, portant ce
titre significatif : « .Sur une maladie singulière, occasion¬
née par des chagrins et guérie, par le bruit inattendu d’un
coup de fusil. •> (Centre médical.)
L’hérédité du hîen et l’hérédité du mal. - I.e “ super¬
intendant de l’assistance aux enfants négligés de l’Etat
de Manitoba ” rappelle, dans un rapport récent, le con¬
traste présenté par deux familles américaines, les familles
Edwards et J ukes.
Jonathan Edwards naquit dans le Connecticut, en 1 703.
lîn 1 900, des recherches permirent de retrouver les traces
de i,,394 de ses descendants: 13 furent jjrésidents et
64 professeurs dans des universités ; (to, médecins ;
100, prêtres ou pasteurs ; 73, officiers des armées de terre
ou de mer ; 60, littérateurs ; 1 30, juges, avoués ou avocats;
80, fonctionnaires; 3, sénateurs; 1, vice-président des
Etats-Unis; i, président d’une grande Compagnie de
navigation ; phtsieurs furent gouverneurs d’Etats, mem¬
bres du Parlement, maires, ministres plénipotentiaires.
33 Etats américains et 92 villes, plusieurs pays étrangers
profitèrent de l’activité bienfaisante de cette famille,
dont aucun membre ne fut condamné à une peine infa¬
mante.
Max Jukes naquit eu 1720. Il fut un paresseux et un
ivrogne. Parmi ses descendants, 310 moururent dans un
hospice, 300 décédèrent pendant l’enfance, 440 souffri¬
rent de maladies vénériennes, 400 devinrent ihalades ou
infirmes par suite de leurs vices, 30 furent d’une immo¬
ralité notoire ; 7 commirent des meurtres ; 60 passèrent,
en moyenne, doixze ans en pri.son ; 1 30 furent condamnés
pour délits plus ou moins fréquents ou plus ou moins
graves. .Aucun des descendants de Max Jukes ne contri¬
bua à la prospérité générale, et, au contraire, on a cidculé
que cette famille avait coûté à la Société environ 6 mil*
lions de francs. Heureusement elle paraît éteinte.
(La Revue philanthropique.
— 637 -
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La fièvre des foins ou coryza des foins ou hay fever est due à l’action irritante d’albumines
provenant du pollen des fleurs en suspension dans l’atmosphère. Ces toxalbumines se dégagent du r
pique grain de pollen qui gonfle puis éclate au niveau des muqueuses de l’œil et du nez.
Les crises d’asthme surviennent particulièrement chez les personnes nerveuses ou arthritiques ayai
coryzas répétés. Des grains de pollen ont été trouvés en plein hiver par LIEFMANN dans l’air des rues
(Saxe); aussi beaucoup de malades ont du coryza et de l’asthme des foins en dehors des pério
floraison saisonnière.
Tous ces malades sont soulagés rapidement et guéris pour une longue période par le traitement a
Collyre des D'» BILLARD et MALTET.
Ce Sérum-Collyre est obtenu en injectant ii des canards et des oies les pollens toxiques ; ces
réagissent en sécrétant une antitoxine qui se trouve dans leur sérum.
Celui-ci n’est pas injectable, mais doit seulement être instillé dans l’œil ou dans le nez.
— 639 —
- XXIIl -
LA MÉDECINE HUMORISTIQUE
LES BAINS, par GRANVILLE
Granville fut uii humoriste, uu peintre amusé et amusant de la comédie humaine. La Fontaine en ses fables, Rostand
dans Chantecler, ont caché des hommes sous l’enveloppe de chiens, de chats, d’oiseaux. C’est l’humanité qu’ils ont
peinte, et on la reconnaît sous le masque. Granville agit ainsi avec son crayon : regardez ces personnages divers qui
plongent ou nagent dans la piscine de quelque station thermale. Sont-ce des grenouilles, des serins, des rats ? Non,
ce sont des hommes que nous avons souvent coudoyés, et sur leur visage nous pouvons lire leurs travers, leurs
ridicules.
Les croquis de Granville sont de petites comédies finement observées, spirituellement dessinées. Celle que nous
reproduisons n’est pas dans les meilleures, mais elle avait sa place marquée dans ce numéro en partie consacré aux
eaux minérales.
641 -
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-XXV -
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
TRAITEMENT DE LA DIATHÈSE GOUTTEUSE
Première période (quinze jours).
Prendre dix minutes avant les deux principaux repas
XV gouttes de :
Teinture de noix vomique . lo grammes.
— de chardon bénit . 5 —
Au milieu des mêmes repas, une des pilules suivantes:
Arséniate de soude . 0,001
lodure de pohissimn . 0,05
Poudre de rhubarbe . 0,05
lîxtrait de douce amère . U- S-
Le soir avant de se coucher, une tasse d’infu.sion de
feuilles de frêne, ou de reine des prés.
Deuxième période (un moi.s).
a) Prendre quatre jours de suite, au commencement
ou à la fin des deux principaux repas, une cuillerée :i
.soupe de :
.Sidonal . 3 grammes.
lîau distillée . 300 —
b) Pendant les quatre jours suivants, prendre, au cours
des mêmes repas, un grand verre de :
Carbonate de lilhine . o'r^jo
lîau gazeuse . i.ooo grammes.
Reprendre quatre jours («), puis quatre jours (h), et
ainsi de suite pendant un mois.
Troisième période (10 jours).
Prendre avant le déjeuner et le diner une cuillerée à
soupe de :
Ilenzoale de soude . / ...
Phosphate de soude . \ aa 10 grammes.
lîau distillée . 300 —
Quatrième période (deux mois et demi).
a) Un mois de repos.
b) l’endant quinze jours, prendre, le matin à jeun,
par verres de 250 grammesà un quart d’heure d’intervalle,
en marchant, si possible, entre chaque prise :
Eau deMartigny, de Vittel ou de Cou trexéville une bou¬
teille.
c) Un mois de repos.
Au cours de cette cure, suivre strictement le régime
des goutteux, et lutter contre lu constipation, si elle
existe, en prenant, apres le repas du soir, une infusion de
six à huit follicules de séné lavés à l’alcool.
(.4. Robin.)
TRAITEMENT DU PRURIT DES DIABÉTIQUES
Dans le cas de prurit vulvaire, mélanger à un litre
d’eau tiède une cuillerée à soupe <le levure de bière
fraîche, ou une cuillère à café de levure sèche, et faire,
avec ce mélange, des lotions et des injections vaginales
deux fois par jour. Éviter, bien entendu, l’eau trop chaude,
qui tuerait la levure.
De .sucre urinaire ré.siduel resté au contact des parties
irritées disparaît par fermentation et est remplacé, par
une solution alcoolique faible, antiseptique, antiprurigi¬
neuse et tonique des tissus.
Dès le deuxième jour, le prurit cesse et les érosions
se cicatrisent.
(P. Carnot.)
DIÉTÉTIQUE
RÉGIME DES DIABÉTIQUES
Valeur énergétique de quelques aliments
sans hydrates de carbone.
Quand on constitue un régime sévère pour un diabé¬
tique, il importe de se rendre compte que le minimum
de calories néce.ssaire à l’organisme est atteint. C’est
dans ce but que nous publions le tableau suivant tra¬
duit de Von Noorden.
Huile végétale .
Dard . 10
l'romage à la crème
(Gervais, Neuchâtel) ly
J ambon . 23
Porc gras . 14
Danguedebœuf fttmé'c 24
l'romage gras . 25
Oh gresse
lîœuf ou mouton gras
le de Brie.
RÉGIME DES OBÈSES
5<’/)r heures et demie. — 300 grammes de thé très chaud
et très léger sans sucre (autoriser à la rigueur un peu de
saccharine). Une tranche de viande froide, viande de
boucherie, jambon ou volaille. Mie de pain (20 grammes
au niaxiinuni).
Dix heures et demie. — Deux œufs à la coque, 20 grammes
de mie de pain, thé chaud et léger sans sucre.
M idi. — Viande, jambon, poulet, poisson froids à volonté.
Une grande assiette de salade verte ou de cresson assai¬
sonnée au citron sans huile. Dégumes verts herbacés.
cuits à l’eau sans beurre (en tolérer 10 grammes seule¬
ment à la rigueur), à discrétion. Tous fruits sucrés à di.s-
crétion. 30 grammes de mie de pain. Thé chaud et léger
Cinq heures. ~ Thé sans sucre, 20 grammes de mie de
pain.
Sept heures et demie,. — Comme à midi, mais on autori¬
sera les viandes et le poisson chauds.
Après chacun des repas, promenade d’une demi-heure.
D’après A. Robin, avec ce régime, les obèses, doués du
lilus fort appétit, n’ingèrent pas plus de i 300 calories.
(A. Robin.)
RÉGIME DES GOUTTEUX
Teneur des pi'incipaux aliments en purines
Des purines .sont dans l’organisme les générateurs de
l’acide urique, et on s’accorde à interdire aux goutteux les
aliments qui eu renferment beaucoup. C’est à ce titre que
le tableau ci-apres, du a Walker Hall, pourra être utile.
.tlimcnts d’origine animale
Paniu-sp. 1000 Purines P. looo
Ris de veau . 12.1 .Saumon . 1.4
Poie de b(vuf . 3.3 Mouton . 1.2
Bifteck de Ixeuf . 2.3 Daiiiii . i,i
Pilet debœuf . 1.6 Monie . 0,7
Poulet . i.() IriiK'.s . 0,7
Pilet de porc . 1.5 Dait . o,oof>
Jambon . 1.4 (Puis . . o
p'ilet de veau . .
getale.
Thé .
Chocolat .
Café torréfié. . . .
Haricots, lentilles,
l'arine (l’avoine. .
P'urine de pois. . .
e.sp. I
Bière (pale ale) . .
3.5435.8 Pain complet....
14.3 .-rsperges .
12.4 Oignons .
0,8 Pommes de terre. .
0,6 Pain blanc, riz, tapioca
0,5 Clionx, laitue. . . .
Hoissons
— 643 —
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— XXVII —
DIÉTÉTIQUE {Suiié)
RECETTES POUR LES DIABÉTIQUES
Sauce à la crème
Faire cuire les viaudes blanches
ou les légumes dans de l’eau salée.
I/orsqu’ils sont cuits, les ranger sur
un plat et les tenir au chaud. Mettre
un peu de leur cuisson dans une
petite ea.sserole, y ajouter un hou
morceau de beurre, finir avec une
tasse de crème. Verser cette crème
sur les légumes ou sur la viande et
servir. Chauffer au bain-marie, mais
ne jamais laisser bouillir la crème.
Sauce au limon
Prendre : un jaune d'œuf, une
cuillerée à soupe de jus de limon,
une ta.sse à thé bien pleine de lait,
le demi-zeste d'un limon râpé.
Battre le jaune d’œuf dans une
casserole, et y ajouter tous les in¬
grédients. Bien mélanger et cuire à
feu doux en remuant sans inter¬
ruption jusepi’à consistance voulue
Purée de pommes de terre
On a cherché à priver la pomme
de terre d’une partie de son amidon,
de façon à la rendre moins nuisible
aux diabétieiues. Sternberg conseille
de râper la pomme de terre crue et
de mettre cette purée dans l’eau.
Bientôt la pomme de terre tombe
au fond du vase. On verse sur un
linge le résidu, on le presse, on le
sèche, et l’on s’en sert pour préparer
une .série de jnets (purée, croquettes,
etc.). Malheureusement la pomme
de terre a perdu ainsi, en meme
temps que de l’amidon, des sels, et
elle est devenue très fade.
Civet des diabétiques
On prend ; un lièvre mariné ; du
jambon ; des champignons ; du vin
rouge, du bouillon ; un oignon, un
bomiuet ; le sang du lièvre, ou à
défaut, du sang de poulet.
I" Paire mariner le lièvre pendant
deux ou trois jours avec du vinaigre,
du poivre en grains, des oignons,
clous de girofle, thym, laurier, etc. ;
2“ Couper le jambon en dés, le
mettre dans une cocotte avec un bon
morceau de beurre, et, lorsque le
tout est chaud, y jeter les morceaux
de lièvre égouttés. Les faire roussir ;
.1“ Ajouter l’oignon émin;é, le
faire roussir avec le reste ;
4" Un verre de bouillon, un verre
de vin rouge, les champignons, le
bouquet, le sel. Couvrir hermétique¬
ment et lai.sser bouillir à feu doux
pendant deux heures ;
5>> Délayer le .sang avec un peu de
cette cuisson, l’ajouter au civet et
Crème russe
rrendre : 8 grammes de gélatine,
un quart de litre d’eau froide, uu
quart de litre de lait, trois cuillerées
à soupe de glycérine, un œuf, une
cuillerée à bouche de brandy ou
d’e.ssence de vanille.
Tremper la gélatine dans Teau
jusqu’à ce qu’elle soit complètement
ramollie et égoutter.
Chauffer le lait, ajouter la gélatine,
la glycérine et le jaune de l’œ-uf.
Paire bouillir. Puis laisser un peii
refroidir. Verser le blanc de l’œ-uf
bien battu en neige, puis le parfum.
Verser le mélange dans un moule.
Cet entremets doit être fait la
veille.
Pain d'amandes pour diabétiques,
,/nc fou peut hhe s.n-mimo. ~ D.ans
un mortier en marbre ou en porce¬
laine, pulvériser aussi finement que-
possible 250 à 300 grammes d’a¬
mandes douces mondées. ^Vjouter
detix œ-ufs frais et les paquets Perré
préparés pour la fabrication du pain
d’amandes. On en fait un tout bien
homogène que l’on dispose dans un
moule à pâtisserie en fer-blanc, bien
enduit de beurre à l’intérieur. Paire
cuire à feu moyeu environ 20 minutes.
On peut saler ou aromatiser, et
même y ajouter un ]ieu de beurre
et sucrer légèrement à l’édulcor, si
l’on veut en faire une espèce de
gâteau.
Crème aux amandes
Prendre : une tasse d’eau, une
tasse de crème, 30 grammes de farine
il’amandcs, une cuillerée à café et
demie d’eau de fleurs d’oranger,
(juatre boulettes de saccharine,
I ; grammes de gélatine.
Tremper la gélatine dans l’eau,
jusqu’à complet ramollis.sement ; la
chauffer à feu doux dans une casse
rôle jusqu’à dissolution complète.
Ajouter la crème, les boulettes de
saccharine et la farine d’amandes.
Paire bouillir pendant cinq minutes.
Remuer en ajoutant l’eau de fleurs
d’oranger et tami.ser à travers un
sac de luousseliiie. Verser dans un
moule humide.
Pudding à la rhubarbe
Prendre : ()0 grammes de farine
de gluten, 30 grammes de farine très
fine, 60 grammes de grai.sse, un œuf,
une tasse à thé d’eau dans laquelle
cinq boulettes de saccharine auront
été dissoutes et suffisamment <le
rhubarbe jmur remplir une bassine.
Mélanger les farines, y incorporer
la graisse, et les travailler avec l’œuf
et l’eau, de manière à en faire une
pâte. Roider, et en garnir un moule à
pudding. Remplir ensuite avec la
rhubarbe et recouvrir avec delapâte.
Bouillir pendant une heure et quart.
Pudding à la vanille
Von Xoorden donne la recettte .sui¬
vante pour uu pudding de farine de
niaizena, qui ne contient pas plus
de 25 grammes d’hydrates de car-
Coupes au flanc
Prendre : deux œufs, une tasse de
lait, huit boulettes de saccharine,
une cuillerée à café de cognac et
\T gouttes d’essence de ratafia.
.Séparer les blancs des jaunes
d’œufs et bien les rebattre. Paire
bouillir le lait et y verser les jaunes,
remettre sur le feu et remuer jus¬
qu’à ce que le flan épaissis.se. Ajouter
le cognac et les boulettes de saccha¬
rine (préalablement dissoutes dans
une cuillerée à thé d’eau chaude),
p'ouetter les blancs d’œufs en une
mousse épaisse, les disposer en ro¬
chers sur le flan, servi dans des
coiqjes, et saupoudrer de muscacle.
FMan
Prendre : deux œ-uf.s, six boulettes
de saccharine, un quart de litre de
Dissoudre les boulettes dans le
lait et chauffer à feu doux.
Verser sur les œufs, préalablement
l'ieii battus, et mettre le tout dans
une casserole, l'aire bouillir graduel¬
lement et remuer constamment. Une
cuillerée à café de cognaesera ajoutée
ALIMENTS DÉFENDUS DANS
LE DIABÈTE
-- Le sucre sous toutes formes (en
nature, mets .sucrés, chocolats, bon¬
bons, fruits confits, confitures) ; les
fruits sucrés (rai.sins, oranges, poires,
cerises, fraises, banancsl. De même
les légumes sucrés : carottes, navets,
oignons, betteraves, raves.
Parmi les féculents il faut interdire
les haricots, les pois, les lentilles,
les fécules alimentaires (salep, ta¬
pioca, arow-root) ; les pâtes ali-
njentaires (vermicelle, semoule,
macaroni) ; le seigle, le maïs, le riz.
— 645 —
XX VIH
AIX-LES-BAINS
à 8 heures de Taris — à 2 heures de Genève
Sources sulfureuses chaudes 46° C.
remarquables par leur abondance (7000 m. cubes par jour)
Le traitement par le massage sous l'eau minérale {douche-
massage) combiné suivant les cas aux bains de vapeur
7iaturellc, appelés Bcrthollet, a une réputation universelle.
INDICATIONS. Convalescence du rhumatisme articulaire aigu, Rhumatisme
chronique, articulaire, musculaire, lumbago, goutte chronique, névralgies,
sciatique, névrites périphériques, suites de traumatisme, suites de phlébite,
cure intensive de la syphilis.
MARLIOZ, à dix minutes d’Aix : Eau sulfurée sodique forte, pulvérisations,
inhalation pour les bronchites, laryngites des arthritiques, les enfants
lymphatiques.
STATIONS DE CURE D’AIR. Les Corbières, moyenne altitude: ()oo mètres;
Mont Revard, grande altitude : iSqS mètres, reliées à Aix par une
crémaillère.
Source des Deux=Reines
Approuvée pnr l’Aeadémie de Médecine et autori.'^ée par l'Ktat
comme adjuvant de la cure thermale.
Eau hypominérale, suroxygénée
recommandée pour la cure de lavage interne.
Eau de table, Eau de régime
pour arthritiques, uricémiques.
ÉTABLISSEMENT PHYSIOTHÉRAPIQUE
Du QUYENOT
OUVERT TOUTE L’ANNÉE
Electrothérapie, Radiologie, Radiumthérapie,
Mécanothérapie Zander, Bains carbo-gazeux.
Clinique spéciale des suites d’accidents du travail.
— XXIX —
INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES
DES STATIONS THERMALES FRANÇAISES
I/CS deux tableaux que nous publions sous ce titre ont
été rédigés par le syndicat général des médecins des sta¬
tions balnéaires et sanitaires de b'rance, que préside le
professeur Albert Robin.
Ils constituent un formulaire très succinct des eaux
minérales françaises, et présentent par leur origine même
toutes garanties d’impartialité et de compétence. C’est
à ce titre que nous les reproduisons.
LES PRINCIPALES AFFECTIONS ET LES STATIONS
HYDROMINÉKALES OU IL FAUT LES TRAITER
Affections des artères (artériosclérose) : Royat. — Ilour-
bon-Lancy. — Contrexévillc. — l'îvian. — ^’ittel. —
Slartigny.
Affections du canir : Royat. — • llourbon-Laiicy. —
ïivian.
Affections de l'estomac : Vichy. — l’ougues. — Royat.
— Châtel-fîuj’ou. • — riombières. — Vais. — Cauterets
(source Mauliourat).
Affections des femmes : lüarritz. — .Salies-de-lléarn. —
Salins-du-Jura. - - Ruxeuil. — Plombières. ■ — Pagiièrcs-
de-Bigorre. — ■ P'orges-les-Iîaux. — Saint-Sauveur. —
Néris. — lîaux-Chaudes. — Evaux, — Ussat. — Bussang.
— Orezza.
Affections du foie : Vichy. — Vittel. — Brides. — Châ-
tel-Guyon. - l’ougues. — Evian. — Contrexévillc. -
Martigny. — A’als.
Affections de l'intestin : Plombières. ■ — Châtel-Guyon.
— Brides,
Affections de la moelle éfiinièrc : Eamalou. ■ — Balaruc,
— Néris. — Bourbon-l’Archambault.
Affections des os ; Biarritz. — Barèges. — Bourbonne.
— Amélie-les-Bains. — vSaliiis-Moutiers. — Salies-de-
Béarn. — Salins-du-Jura.
Affections de la peau : Vichy (d’origine digestive). —
Euchon. • — Royat. — • Uriage. — Saint-Christau. — •
Bagnères-dc-Bigorre. — Cauterets. — Saint-Gervais. —
Aulus. — Barèges. — Ax. — • Allevard. — Enghieii.
Affections du système nerveux : Aix-les-Bains. — Néris.
• — Royat. ■ — Eamalou. ■ — Plombières. — Baguères-de-
Bigorre. ■ — Divonne-les-Bains. — Euxeuil. — Balaruc.
— Saint-Sauveur. • — Saint-.'Vmand. ■ — Saint-Gervais. —
Bourbonne. • — ■ ITssat.
Affections des veines : Bagnoles-de-l’Orne. — Bagnères-
de-Bigorre. — IJax. — Barbotan (période des résidus).
Affections des reins et de la vessie ; Vichy. — Contrexé-
ville. ■ — Vittel. — Êvian. — Saint-Nectaire. — Martigny.
— Capveru. — Aulus. — Thonou. — Vais.
Affections des voies respiratoires : Aix-les-Bains (Mar-
lioz). — Mont-Dore. ■ — Ea Bourboule. ■ — Euchon. ■ —
Cauterets. ■ — Royat. — Eaux-Bonnes. — Allevard. — ■
Saint-Honoré. — Challes. — Eaux-Chaudes. — Ee Ver-
net. — Enghien. — Cambo.
Anémies et chloroses : Royat. — Bussang. — Forges-
les-Eaux. — Saint-Nectaire. • — Orezzn.
Diabète et goutte : Vichy. — Aix-les-Bains (goutte chro¬
nique.) — Contrexévillc. — Ea Bourboule. — Vittel. —
Evian. — Capvern. — Martigny. — Royat. — Thonon.
— Vais.
/ mpaludisme : Vichy. — Châtel-Guyon. — Ee Boulon.
Paralysies et hémiplégies ; Balaruc. — Eanialou. —
Bourbou-l’Arehambaidt. — Bourboiine-les-Bains. —
Ussat.
Rhumatismes : Aix-les-Bains. — I.uchon, — Bourbon-
Eancy. — Dax. — Plombières. — I.amalou. — ■ Bourbon-
l 'Archambault. — Saint-Arnaud. — Néris. — Bourbonne-
les-Bains. • — Ax, ■ — Eaux-Chaudes. • — Saint-Honoré. —
Bagnères-de-Bigorre, • — Ee Vernet,
Scrofule et lymphatisme : Euchon. — • Aix-les-Bains
(Marlioz). ■ — Biarritz. — Ea Bourboule. — Salins-Moû-
tiers. • — Cauterets. • — ETriage. ■ — vSalies-de-Béarn. —
Bourbonne. • — Bourbon-l’Archambault. — Balaruc. —
Amélie-les-Bains. — Eaux-Bonnes. — ■ Salius-du-Jura.
Tuberculose pulmonaire ; Ea Bourboule. ■ — Cambo. —
Mont-Dore. — Ee Vernet. — Saint-Honoré. — Eaux-
Bonnes.
LES PRINCIPALES STATIONS HYDROMINËBALES
DE FRANCE ET LES MALADIES QU’ON Y TRAITE
(Par ordre alphabétique.)
Aix-les-Bains : -\rthritisme. ■ — Troubles de la circula¬
tion d’origine arthritique. — Goutte articulaire chronique.
— Rhumatisme chronique héréditaire ou acquis. —
Névralgies. — ■ (A Marlioz, traitement des afl'ections de
l’appareil respiratoire.)
A llcvard : Maladies des voies respiratoires chez les
sujets arthritiques. — Végétations adénoïdes. — Eczéma.
Amélie-les-Bains : Scrofulo-tuberculose. — Maladies
des os. — Traitement climatique de la phtisie pulmonaire.
Aulus : Maladies des reins. ■ — Gravclle. — Maladies de
la peau de cause arthritique. — Rhumatismes. — Consti¬
pation.
Ax : Rhumatismes articulaire, noueux et déformant.
■ — Affections de la peau, spécialement l'eczéma arthri¬
tique. — Syphilis.
Bagnères-dc-Bigorre : Neuro-arthritisme. — Maladies
nerveuses d’origine rhumatismale. - — Herpès arthri¬
tique. — Maladies des femmes.
Bagnoles-de-l'Orne : Phlébites et suites de phlébites. —
Varices. — Maladies des veines. — Troubles circulatoires.
Balaruc : Paralysies. — Hémiplégies. — Névralgies. —
Barèges : Eymphatisme. — Scrofule. — Maladies des
os. — ■ Suites de blessures.
Biarritz : Maladies des femmes. — Scrofule. — Mala¬
dies des os. — Cure de repos. — Adénopathies.
Bourbon-Lancy : Maladies du cœur liées à l’hyperten¬
sion artérielle. ■ — Rhumatismes subaigu, artlcidairc et
déformant. • — Sciatiques.
Bourbon-V Archambault ; Paralj’sies. — ■ Paralysies
infantiles. — Rhumatisme des arthritiques, surtout
déformant.
Bourbonnc-lcs-Bains : Goutte et rhumatisme chro¬
niques. — Arthrite sèche. — Diabète goutteux. — Suites
de blessures. ■ — ■ Maladies des os.
Brides : Obésité et constipation des arthritiques. — •
États pléthoriques. — Dyspep.sies gastro-hépatiques et
gastro-intestinales.
Bussang : Anémies. — ■ Chloroses. — Convalescences.
Cambo : Bronchites chroniques. — Formes catarrhales
de la tuberculose pulmonaire. ■ — ■ Débilités nerveuses.
Capvern ; Goutte. — Gravelles biliaire et urinaire. — -
Maladies nerveuses des arthritiques. — Maladies des voies
urinaires.
Cauterets .-Maladies des voies respiratoires. ■ — Catarrhes
naso-pharyngo-laryngiens. — Névralgies. — Sciatiques.
— 647 —
— XXX -
— XXXI —
INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES
DES STATIONS THERMALES FRANÇAISES [Suite]
Challes : Lyniphatisine. — Scrofule. — Pharyngites et
laryngites.
Chatel-Guyon : Maladies de l’intestin. • — ■ Coiistiiration
atonique. — Maladies de l’estoniac et du foie. — Palu¬
disme. ■ — Jîntérites des pays chauds.
Contrcxcvülo : Cure de diurèse (lavage du rein et des
voies urinaires). — Maladies des reins. ■ — Goutte sans
exception. — Gravelles biliaire, rénale et urinaire. —
Diabète arthritique. — Coliques néphrétiques.
Dax : (liains de boue). — Rhumatisme et ses diverses
manifestations. — Névralgies. — • Sciatiques chroniques.
— Atrophies musculaires.
Divonnc-lcs-Bains : Maladies nerveuses. — Troubles
de la nutrition. — Hydrothérapie. — Mécanothérapie. —
Cures d’isolement.
Eaux-Bonnes : Inflammations catarrhales des voies
respiratoires. — lîmphy.sème pulmonaire. — • Anémies
symptomatiques. — Phtisie pulmonaire.
Eaux-Chaudes : Rhumatisme. — Maladies des femmes.
Enghien-les-Bains : Maladies des voies respiratoires. —
Maladies de la peau.
Evaiix : Asthme des rhumatisants. — Maladies des
femmes. — • Rhumatismes noueux, mêmes formes avan-
Evian : Cure de diurèse. — Maladies du rein et des
voies urinaires. ■ — Dithiases rénale et biliaire. — Albumi¬
nuries liées à de l’hypertension artérielle. — ■ Artério¬
sclérose. — Goutte. — Gravelle.
Eorgcs-Ifs-Eaux ; Anémie. — Chloroses. — Maladies
des femmes.
La Bourboule ; Maladies de la peau pouvant supporter
les bains. — lînfauts chétifs. — Scrofule. ■ — Rachitisme.
— Diabète chez les affaiblis, — - Paludisme. — Tubercu¬
loses locale et pulmonaire.
Lamalou : Affections de la moelle épinière. — Tabes.
— ■ Ataxie locomotrice. — Maladies du système nerveux.
— Névralgies. ■ — • Sciatiques.
Ludion : Maladies de la peau. — Maladies des voies res¬
piratoires. — • Asthme humide. — Knfants convalescents
ou rachitiques. — Rhumatisme chronitiue. — Syphilis.
Luxeuil : Maladies des femmes. — Maladies nerveuses.
— Affections intestinales spasmodiques.
Martigny : Cure de diurèse. — Maladies des reins. —
Gravelle. — Goutte. ■ — Dithiases rénale et biliaire. —
Maladies dues à l’acide urique. — Coliques néphrétiques.
Mont-Dore : Asthme. — Maladies de l'appareil re.spi-
ratoire, chroniques et récidivantes. — ■ llronchites à répé¬
tition. — Dyspnée. — Tuberculose peu avancée.
Ncris : Maladies du système nerveux. - — Maladies des
femmes. — Maladies de la peau d'origine arthritique et
nerveuse. — Névralgies.
Orezza : Chlorose. — Anémie. — Dyspepsie chez les
chlorotiques. — Paludisme.
Plombières : Affections intestinales. — Diarrhée. ■ — ■
Constipation spasmodique. -- Maladies nerveuses. — ■
Rhumatisme à forme douloureuse. — Maladies des
femmes.
Pougiics : Maladies gastro-intestinales. — Lithiase
biliaire et urique. — Goutte et diabète chez les débilités.
— Chlorose.
Royal ; Arthritisme. — Anémies. — • Nervosisme. —
Maladies du cœur. — Artériosclérose. — ICczénia et
maladies nerveuses des arthritiques. — ■ Diabète.
Saint-Amand (Bains de boue) .• Rhumatismes chro¬
nique, musculaire ou articulaire. — Tremblement ner¬
veux. — Suites de fractures. — .\trophies musculaires.
Saint-Christau : Maladies de la peau. — Iveucoplasies.
— Psoriasis.
Saint-Gervais : Maladies de la peau. — Lezéma et
psoriasis arthritiques. — Phifaiits dégénérés et débilités.
Saint-Honoré : Maladies de l’appareil respiratoire. —
Asthme lié au catarrhe bronchique. — Sujets prédisposés
à la tuberculose.
Saint-Nectaire : Albuminuries de croissance, rénale ou
fonctionnelle. — Maladies des reins. — • Anémies avec
dépression nerveuse.
Saint-Sauveur : Maladies des femmes. — Maladies ner¬
veuses. — Dépression nerveuse.
Salies-de-Béarn : Scrofule. ■ — Maladies des os. - •
Tuberculoses externes. — Maladies des femmes.
Salins-Moutiers : Lymphatisme. — • Ifiifants rachi¬
tiques, anémiques ou obèses.
Salins-du-Jura ; Maladies des femmes. — Maladies
des os. — lYymphatismc.
Thonon : Dyspepsies acides. — l’rédispositioii gout¬
teuse ou lithiasique.
Uriage : Maladies de la peau. — Scrofule et lympha¬
tisme, plus particulièrement chez les enfants. — Syphilis.
Ussat : Maladies des femmes. — Maladies nerveuses. —
Maladie de Basedow.
Vais : Affections de l’estomac. — Congestion hépa¬
tique. — Lavage des reins.
Le Vernet ; Maladies des voies respiratoires. — Tuber¬
culose pulmonaire chronique, ler et 2® degrés.
Vichy : Dyspepsies de toute nature. — - Affections gas¬
tro-intestinales. — ■ Maladies congestives du foie. — Dia¬
bète. — Coliques hépatiques. — Paludisme. — Alcoo¬
lisme. — Moriîhinisme. — Affections causées par l’acide
urique. — Catarrhe de la vessie.
Vittel (Cure de diurèse) .• Arthritisme. — Goutte
chronique. • — Diabète arthritique. — ■ lYithiase biliaire,
rénale et urique. — • Albuminuries des arthritiques.
HOPITAUX THERMAUX MILITAIRES
I,es médecins et pharmaciens militaires de Bour-
bonne. Vichy, Bourbon-l’Archambault et Barèges vien¬
nent d’Être dé.signés de la façon suivante :
IIÔPITAI, DK B0UKB0NNJM,KS-BATNS.
(Du 1 5 mai au i ; septembre.)
MM. :
I.évy, méd. princ. de 2” cl., médecin chef.
Dieu, méd.-maj. de P'' cl.
Albert, méd.-maj. de P'-' cl.
Barrai, méd. aide-maj. de 2'-' cl.
Brunhammer, méd. aide-maj. de 2<’ cl.
Adeuot, pharmacien aide-major de 2’’ cl.
Delorme, oflicier d’administr. de 2" cl.
Galichet, officier d’administr. de'3“ cl.
IIoPlTAI, DK VICIIY.
(Du P’’’ mai au 1 5 septembre).
MM. :
Collinet, méd. princ. de 2‘‘ cl.
Biscons, méd.-maj. de P“ cl.
Pous, méd.-maj. de 2" cl.
Canel, méd.-maj. de 2® cl.
Pellet, méd. aide-major de l'® classe.
Jlartin-Rosset, pharmacien aide-major de 2® cl.
Salkin, officier d’administr. de 2® cl.
Azalbert, officier d’administr. de 2® cl.
Hôpitai, DK Bourbon-i.’Auchamuaui.t.
(Du 15 mai au 15 septembre).
MM. :
Pech, méd.-maj. de P® cl., médecin chef.
Schuugel, méd. aide-major de ir® cl.
Hôpitai, dk BarLuks.
(Du 12 juin au 15 septembre).
MM. :
Sanglé-Perrière, méd. princ. de 2® cl., médecin chef,
Barailhé, méd.-maj., de 2® cl.
Cruzel, méd. aide-major de 1'® classe.
Chatency, pharmacien-major de 2“ cl.
Noguée, officier d'administr. de P® cl.
Brunet, officier d’administr. de 2® cl.
— 649 —
— XXXII
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DE LA GROSSESSE, /ÉTAT NAUSÉEUX, le PYROSIS, =
les SPASMES DU PYLORE, /'ATONIE GASTRIQUE, /e^ DYSPEPSIES,
les TROUBLES GASTRO INTESTINAUX, r - :
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- XXXIII -
NOUVELLES
Les nouveaux membres correspondants de l'Académie
de médecine. — Les Elanquinque (de Laon) et
I<AGUESSE (de I/ille) ont été élus membres correspondants
nationaux de notre Académie de médecine.
Le D'' P. Beanquinque est un ancien interne des hôpi¬
taux de Paris. Après avoir été médecin en chef de l’Hôtel-
Dieu de Laon, il en est devenu, depuis 1888, le chirurgien
en chef. M. Beanquinque est, de plus, président de la
Société des médecins des
arrondissements de Laon,
Vervins, et Château-Thier¬
ry ; vice-président du con¬
seil départemental d’hy¬
giène, médecin des épidé¬
mies, professeur du cours
départemental.
Les récompenses obte¬
nues par notre éminent
confrère ne se comptent
plus : 5 ou 6 rappels de
médaille d’or; médailles de
bronze, d’argent, de ver-
Ses travaux qui portent sur la médecine et la chirnrgie
lui ont justement ouvert les portes de l’Académie de méde¬
cine. Citons parmi les publications du Beanquinque:
Contagion et prophylaxie de la variole, Contagion de la
fièvre typhoïde, Deux cas de splénectomie. Fièvre typhoïde et
eaux potables.
Le Dr l^aguesse (Gustave-Edouard) , né à Dijon en 1861,
fit à Paris ses études médicales et scientifiques (doctorat
ès sciences naturelles). En
1 89 1 , il fut chargé des fonc¬
tions d’agrégé à la Faculté
de médecine de Lille. Reçu
agrégé d’anatomie l’année
suivante, il professe l’his¬
tologie dans cette Faculté
depuis 1891, comme char¬
gé du cours, puis comme
titrdaire (1896). M. La-
guesse a publié dans les
périodiques spéciaux de
nombreux mémoires d’his¬
tologie et d’embryologie.
Nous rappellerons seule¬
ment ses travaux sur le pancréas, et particulièrement sur
les Ilots de Langerhans dont il a découvert et prouvé le
rôle endocrine, travaux résumés dans sou livre : Le Pan¬
créas, paru en 2 fascicules dans la Revue générale d’histo¬
logie de Renaut et Regaud.
Terrains de jeux. — ■ Le Conseil municipal de Paris
vient de renvoyer à l’examen de ses III“ et IV“ Commis¬
sions la proposition suivante de M. Ambroise Rendu :
« 1“ L’Administration est invitée à établir dans les
II“, V“, X® et XIII® arrondissements et autant que pos¬
sible avec les terrains dont la Ville de Paris est proprié¬
taire, des jardins destinés spécialement aux jeux des
enfants.
<< 2“ La Ville de Paris mettra à la disposition de la
Société française des espaces libres et terrains de jeux,
moyennant un loyer de i franc par an, dans un des quar¬
tiers ci-dessus, un terrain d’au moins i 000 mètres, qui
sera également et par les soins de la Société, affecté aux
jeux des enfants ».
La peste en Chine. — Un édit du gouvernement chinois
annonce la fin de l’épidémie de peste. Le nombre des
morts est évalué à 60.000.
L importation des eaux minérales en Angleterre et aux
États-Unis. — L’Allemagne commence à s’émotionner
de l’augmentation manifeste du chiffre des importations
françaises sur le marché anglais et de la diminution sen¬
sible de son industrie nationale.
C’est ainsi que, depuis 1905, la progression suivante
s’est manifestée pour la France et l’Allemagne (les chiffres
du i'® tableau représentent la valeur en quintaux importés
en Angleterre : ceux du second leur valeur exprimée en
livres sterling).
1905 1906
3908 1909
I-'rance . 271. 105 580.363
Allemagne.. 908.690 814.148
661.986 667.689
932-7.59 729-626
66.482
169.828
110.846
151.622
139.414
173.625
134.213
132.842
148.073
14.102
En Amérique également, ainsi que le constate l’auteur
de l’article de la Balneologische Zeitung, auquel j’emprunte
ces chiffres, l’importation allemande est en sérieuse
diminution, au profit de l’industrie hydro-minérale fran¬
çaise. C’est ainsi que, en 1909, l’Allemagne avait importé
en Amérique 26.182 quintaux, tandis qu’elle n’a plus
importé, eu igio, que 13.321 quintaux. C’est donc une
diminution de près de 50 p. 100 sur le marché d’Amé¬
rique. Bien que l’auteur de l’article ne donne point les
chiffres de notre importation en Amérique, il convient
que cette fluctuation est toute à notre profit.
Mieux que cela encore, non contents de concurrencer
les Allemands sur les marchés de Grande-Bretagne et
d’Amérique, nous les concurrençons également chez eux,
et cela, malgré les prix très élevés auxquels se vendent,
en Allemagne, les eaux minérales françaises. — Vichy,
au détail, ne coûte pas moins de i mark, Evian se vend
I mark 25 et même i mark 30.
Ce succès est tout à l’honneur de l’Hydrologie française,
qui peut prétendre, par la valeur exceptionnelle et la
supériorité incontestée de ses produits naturels, à la
meilleure place.
Les Étudiants étrangers à l’Université de Paris. —
A la Faculté de médecine 434 étrangers et 302 étrangères,
aspirant au doctorat, ont fait acte de scolarité en 1910.
Les Russes fonnent la grosse majorité ; 210 hommes,
290 femmes, soit au total 500 Russes sur un ensemble de
736 étrangers, En dehors d’eux, il n’y a guère à citer,
pour le nombre, que 57 Ottomans (dont 3 femmes) et
47 Roumains (dont 4 femmes).
Eu 1910, 502 étudiants étrangers se sont fait immatri¬
culer à la Faculté des sciences (365 étudiants et 173 étu¬
diantes), dont 322 Russes, 43 Roumains, 22 Ottomans.
Les certificats qui attirent le plus les candidats étrangers
sont ; la mécanique rationnelle, la chimie générale, la
botanique et les mathématiques préparatoires.
Les cours de l’école de pharmacie ne sont suivis que par
22 étrangers, dont 3 femmes.
En résumé, les Russes représentent à peu prés la moitié
du nombre total des étudiants étrangers qui fréquen¬
tent l’Université de Paris.
— 651 —
— XXXIV —
HOTELS RECOMMANDÉS DES STATiONS THERMALES FRANÇAISES
Aix-les-Bains. La Roche-Posay (Vienne).
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— XXXV -
LA VIE MÉDICALE
Hôpitaux de Paris. — CONCOURS
DE MÉDECIN DES HOPITAUX. —
Epreuve clinique. — Séance du
26 avril. — MM. Voisin, 18 ; Agasse-
lyafont, 14 1/2 ; Faure-Beaulieu, 14.
Séance du 29 avril. — MM. I^e-
niierre, 18 ; Courcoux, 17 1/2 ; Ba-
bonneix, 17.
Séance du i” mai. — JIM. Weill,
18; Henry Lemaire, 15; Chiray,
19 1/2.
Concours de chirurghîn des
HOPITAUX. — Epreuve clinique. —
Séance du 26 avril. — MM. Mocquot,
17 ; Français, 13 ; Dcsmarest, 15.
Séance du i®*' mai. — MM. Ken-
dirdjy, 1 1 ; Capette, 1 5 ; Heitz-
Boyer, 16.
Concours d’ophtaemoeogiste
des HOPlïAtTX. — Le jury a été con¬
stitué de la façon suivante : MM. De
Lapersonne, Rochon - Duvignaud,
Morax, Terrien, Rielïel, Michon,
Apert. La composition écrite a eu
lieu le 27 avril sur le sujet suivant ;
<< Cônes et bâtonnets, anatomie et
physiologie ».
Epreuve écrite. — Séance du
29 avril. — MM. Magitot, Cerise et
Coutela, 27; J osepli,26; Cantonnet,29.
Concours d’accoucheur des no-,
PI TAUX. — Le jury est provisoire¬
ment composé de MM. Ribeniont-
Dessaigne, Lucas-Chanipionnière,
Bouffe de Saint-Biaise, Pinard,
Porak, Claude et Morestin.
Internat de Brévannes, Chardon-
Lagarche et Hendaye. — Après
concours ont été nommés : à Bré¬
vannes, MM. Drouet, Jacquemin,
Sorel ; à Chardon-Lagarche, M. Be-
loux ; à Hendaye, MM. Acliard,
Burguet.
L’élevage de chiens sanitaires. —
Un chenü militaire, pour l’élevage
et le dressage du chien sanitaire,
vient d’étre créé à Fontainebleau
par le ministère de la Guerre et la
direction en est confiée au capitaine
Tolet qui fut le promoteur du chien
sanitaire en France.
Congrès international de ia Presse,
à Rome. — En ce moment a lieu à
Rome le Congrès international des
grandes associations de Presse.
I/’inauguration solennelle a eu lieu
jeudi deniier, 4 mai, au Capitole
(salle des Horaces et des Curiaces),
•sous la présidence de LL. MM. le
Roi et la Reine d’Italie.
Le IF Paul Cornet, secrétaire
général de Paris Médical, prend
part à ce Congrès, comme délégué
du syndicat de la Presse scientifique.
Le Dr Philippe Roy, commis¬
saire générai du Canada en France.
— L’honorable sénateur canadien
le Dr Philippe Roy vient d’être
nommé commissaire général du
Canada en France. Il est né en 1868
dans la province de Québec; il fit
ses études à l’ Université Laval où
il fut reçu docteur en médecine. Il
est sénateur depuis 1906.
Marine. — Par décision ministé¬
rielle du 25 avril 1911, M. le méde¬
cin principal Chastang a été dési¬
gné pour être chargé, par intérim
et jusqu'à la fin de l'année scolaire
en cours, de l’enseignement de la
.sémiologie et de la petite chirur¬
gie à l’école annexe de médecine
navale de Rochefort, en rempla¬
cement de M. le D' Bartet. qui a ter¬
miné la période quinquennale d’en¬
seignement.
— Par décision du 25 avril 1911,
le ministre a fixé comme suit le
nombre d’élèves à admettre en 1911
à l’école principale du service de
santé de la marine :
Ligne médicale : 44 élèves, dont
30 pour les troupes coloniales et
14 pour la marine.
Ligne pharmaceutique : 3 élèves
pour les troupes coloniales.
Légion d’honneur. — Au grade de
chevalier. — M. le docteur Serre,
médecin major de deuxième classe.
Querre. — MM. les docteurs Rou-
villois et Tanton, médecins-majors
de deuxième classe, professeurs agré¬
gés au Val-de-Grâce, sont désignés
pour les confins algéro-marocains.
Cours d’instruction du service de
santé en 1911. — Le cours annuel
d’in.struction sur le service de santé
en campagne, qui fonctionne égale¬
ment comme école d’instruction,
aura lieu, pour les médecins, phar¬
maciens et officiers d’administra¬
tion du service de santé de réserve
et de territoriale, pendant le mois de
Il comprendra deux séries :
Première série ; Pour les officiers
du service de santé de réserve
(médecins et officiers d’administra¬
tion), du 6 au 25 juin.
Deuxième série : Pour les officiers
du service de santé de l’année terri-
tori.ale (médecins, pharmaciens et
officiers d’administration) et phar¬
maciens de réserve, du lO au 25 juin.
Dans chaque .série, il sera fait :
a. Des conférences communes à
tous les officiers ;
à. Des conférences spécialessuivant
l’affectation de l’officier à la niobili-
Ces conférences seront faites à l’é¬
cole d’application du Val-de-Grâce.
Elles seront accompagnées ou
suivies de démonstrations et exer¬
cices d’application qui auront lieu,
suivant les cas, aux docks du ser¬
vice de santé à Vanves ou au quai de
la Râpée (dépôt de la 22® section
d’infirmiers militaires) et se tennine-
ront par des manœuvres de garnison,
où entreront en fonction les différents
cléments du .service de santé.
En dehors dès officiers du corps
de santé normalement convoqués
pour suivre le« cours d’instruction »,
pourront également y prendre part.
à titre bénévole, ceux qui en feront
la demande, un mois avant l’ouver¬
ture, au directeur du service de santé
de la région de corps d’armée à la¬
quelle ils sont affectés.
Concours pour une place de doc¬
toresse à l’office de Port-Saïd. —
L’administration quarantenaire met
au concours, sur titres, une place de
doctoresse auprès de l’office de Port-
Saïd aux appointements mensuels de
livres égypiennes 36 à 43.
Les demandes des postulantes
devront être transmises à la prési¬
dence du conseil quarantenaire à
Alexandrie. Elles devront contenir ;
I “ Copie du diplôme de doctoresse;
2“ Extrait de naissance ;
3° Certificat de bonne constitu-
4° Certificat de bonnes vie et
mœurs ;
5“ Copie des titres^et certificats
possédés par les candidates ;
6“ Engagement formel de prendre
possession de son poste en cas dénomi¬
nation, dans le courant du mois qui
suivra la notification officielle.
Les postulantes doivent indiquer
les langues qu’elles connaissent.
Toute démission ne pourra être
acceptée que si elle est adressée à
la présidence du conseil quaraute-
naire trois mois à l’avance.
L’administration requiert la co¬
pie du diplôme et des autres titres
et certificats et non pas les origi¬
naux, car elle décline toute respon¬
sabilité au cas où ces derniers vien¬
draient à être égarés.
Le concours sera clos /<; 4 /n fin 91 1.
I.cs candidates qui auraient à de¬
mander des renseignements peuvent
s’adre.sser nu consul de France à
Alexandrie.
Société de géographie. — Le prix
Potron (600 francs et une médaille
d’argent) est déeernéau D' Louis
Vaillant (mission Pelliot 1906-1908).
Le pri.x J uvénal-Dessaigne (mé¬
daille de vermeil) est décerné à
M. le docteur d’-ànfreville de la Salle
pour ses études sur le Sénégal.
Mariages. ■ — Pierre Salmon et
Mlle Angèle Simonneaux, fille du
D' Simonneaux, de Moutfort-sur-
Meu (Ile-et-Vilaine).
Nécrologie. — - D® Bec (de
Fleurie). — D® Pierre Cazeaux, chef
de laboratoire à la Faculté de mé¬
decine de Paris. — Le D' Charles
Pupin, ancien secrétaire de la Fa¬
culté de Médecine, vient de mourir à
l’âge de 65 ans. — M. le D® W. Manz,
ancien professeur d’ophtalmologie à
la Faculté de médecine de Fribourg-
en-Brisgau. — M. le D® Charles Sted-
man Bull, professeur d'ophtalmologie
à Comcll University Medical college
de New-York. — M. le D» James
Bell professeur de chirurgie à Mc Gill
University de Montréal.
— 663 —
— XXXVI —
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
La puériculture sociale, par le D'¬
Henri Bouqukt. igii, I vol. iu-i8
de 324 pages (Blond et de, éditeurs
à Paris).
Technique destérilisation, -par le
D"- E. Gérard, professeur de Phar¬
macie et de Pharmacologie à la
Faculté de Médecine de Lille.
Deuxième édition augmentée, 191 1.
I vol. iu-i6 cartonné avec 72 fig.,
6 fr. (Vigoi frères, édit, à Paris).
Les applications pratiques du
laboratoire à la clinique.
Principes. Techniques. Interpréta¬
tions des résultats, par E. Agasse
Lai'ont, ancien chef de Clinique
de la Faculté de Paris, chef de
Laboratoire à l’hôpital Saint-
Antoine; avec préface de M. le pro¬
fesseur G. HayEm, 191 1. I volume
iu-8 écu, cartonné, avec 254fîgure.s
dont 109 en couleur et 4 planches
en lithographie, 10 fr. (Vigot
frères, éditeurs à Paris).
Les interventions médicales
d’urgence, par G. Lemoine, pro¬
fesseur de Clinique médicale a la
Faculté de Médecine et de Phar¬
macie de Lille, 1911. 1 vol. in-8
écu, cartonné, 6 fr. (Vigot frères,
éditeurs, Paris).
La neurasthénie rurale. Fré¬
quence, causes sociales et indivi¬
duelles. Etudes psychologiques et
cliniques de la neurasthénie chez
le Paysan contemporain, par le
D-- Raymond B.EEBI'îzE. i vol.
in-i6, 3 fr. 50 ( Vigot frères, éditeurs,
Paris.)
Malaga, son climat, ses indica¬
tions thérapeutiques, par le
D*- M. Paux-DoTEzac. igio. i vol.
in-8, 146 pages (Vigot frères, édit,
à Paris).
L’INTERMEDIAIRE MEDICAL
- XXXVll —
COURS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dieu.
— Professeur GirjffiRT. — Samedi,
6 mai à lo h. 1/2. Leçon clinique
à propos d’un cas d’ ictère chronique
spUnomégalique. — Les Mercredis à
10 h. 112, présentation de malades.
Rédaction et correction d'ordon-
6 Mai, à 9 heures. — .HÔPIT..U, UES
Enkant.s-Mai.ades. — Leçons sur la
diphtérie, deM.le DrE.-;C. Aviragnet,
10 leçons ; tous les matins.
7 Mai, à 10 heures. — Clinique
DERMATOIiOGIQUE DE I.’UÔPITAI,
Saint-Louis. — M. le professeur
Gaucher. Hêrédo-syphilis tertiaire.
Tous les dimanches matins. — Le
mercredi de chaque semaine, présen¬
tation de malades.
8 Mai, à 10 heures. — Hôpitae
BroCA. — Cours de clinique gyné¬
cologique, M. le professeur S. Pozzi,
(lundis et vendredis).
8 Mai, à 3 heures. — JI. le D'' Fou¬
lard. — Conférences pratiques
d’ophtalmologie (lundis, mercredis,
vendredis).
tO Mai, à 10 heures. — Clinique
DERMATOUOGIQUE DE E'HÔPITAI,
Saint-Louis. — M. le P' Gaucher.
Leçon clinique. Présentation de
malades.
// Mai, à 5 heure.s. — Écour de
PSYCIIOUOGIE (49, rue Saint-André-
des-Arts). — M. le IJr Bérillon.
Cours de psychologie médicale et
pédagogique : Les enfants anormaux,
l’hypnotisme et l’orthopédie mentale.
12 Mai, à 8 h. 1/2 du soir. —
Société d’encouragement (44, rue
de Rennes). — M. Glandgeaud fera
une conférence sur l’exploitation
des sources naturelles d’acide carbo¬
nique.
i2 Mai, à 10 heures. — Clinique
dermatoi,og;que de d’hopitai,
Saint-Louis. — M. le If Gongerot,
professeur agrège : Blastomycoses
et Exascoses ; Saccharomycoses,
Endomycoses (muguet).
/5 Mai, à 1 h. I /2. — Pacui,té
DE MÉDECINE. — M. le- Df Pierre
Moeiuot, prosecteur h. la Faculté,
commencera son cours d’opérations
d’urgence et de pratique courante,
qu’il continuera tous les jours
suivants, à la même heure.
AVIS
BUREAU DE RENSEIGNEMENTS GRATUITS POUR LES MÉDECINS ÉTRANGERS
Il est créé au bureau du journal Paris Médical, 19,
rue Hautefeuille, Paris, un service de renseignements
gratuits pour les médecins étrangers qui désirent avoir
des renseignements sur les divers cours ou leçons faits à
la Faculté de médecine et dans les hôpitaux de Paris.
Un médecin parlant anglais, allemand, espagnol et italien
est placé à la tête de ce service et se trouvera deux fois
par semaine à la disposition de tout médecin étranger
pour donner des renseignements.
Les mois prochains de novembre et décembre 1911,
seront organisés des cours payants sur les diverses bran¬
ches de la médecine, cours qui seront faits par les assis¬
tants des professeurs de la Faculté et des médecins des
hôpitaux de Paris. PARIS MÉDICAL
THÈSES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
Mercredi 10 Mai, à une heure. — M. Henry : De l’em¬
ploi de la succi-pompe de Rohan dans le traitement des
crevasses du sein ; MM. Pinard, Segond, Hartmann, Cou-
velaire. — M. DivET ; Contribution à l’étude de l’entéro¬
stomie dans le traitement des péritonites ; MM. Segond,
Pinard, Hartmann, Couvelaire. ■ — M. Coül,ON : De la
ligature de la carotide externe (procédé Morestiu) >
MM. Hartmann, Pinard, Second, Couvelaire. — M. SERÉE;
La hernie périnéale de la vessie (cystoeêle vaginale) et son
traitement chirurgical ; MM. Hartmann, Pinard, Segond,
Couvelaire. — M. GüénioT ; Essai sur les migrations
parasitaires dans les dermatoses ; MM. Blanchard, Reclus,
Roger, Gougerot. • — M. PÉRlER : De la reposition et du
redressement cosmétique du pavillon de l'oreille; MM. Re¬
clus, Blanchard, Roger, Gougerot. — M»® WEii, : Points
douloureux abdominaux et des erreurs de diagnostic
qu’ils comportent ; MM. Roger, Blanchard, Roger,
Gougerot. — M. LEGHEon-: Contribution à l’étude des
abcès du larynx ; MM. Roger, Blanchard, Reclus, .Gou¬
gerot.
Jeudi II Mai à une heure. — M. SciikeidER : La polio¬
myélite épidémique (Maladie de Heine-Medin) ; MM. Hu-
tinel, Chantemesse,\Vidal,Nobécourt.— M. Schatzmann;
Contribution à l’étude des conditions hygiéniques néces¬
saires dans l’habitation des enfants ; MM. Chantemesse,
Hutinel, Widal, Nobécourt. — M. LE Coz : Fréquence et
formes cliniques de la tuberculose pulmonaire des vieil¬
lards ; MM. Widal, Hutmel, Chantemesse, Nobécourt. — ■
M. Faure ; Traitement des staphylomes opaques de la
cornée par l’extraction du cristallin ; MM. De Laper-
sonue. Bar, Chauffard, Castaigne. — M. ChaTaing : Des
luxations congénitales de la hanclie, à la clinique Tarnier
(1907-1991) ; MM. Bar, De Lapersonne, Chauffard, Cas¬
taigne. — M. LEEONGT : Contribution à l’étude du trai¬
tement spécifique (tuberculiues et sérums antitubercu¬
leux) de la tuberculose des organes génito-urinaires ;
MM. Chauffard, De Lapersonne, Bar, Ca.staigne, • —
M. Bhoustaii, : Contribution à l’étude du traitement de
la syphilis par le chlorhydrate de dioxydiamido-arséno-
benzol ; MM. Alb. Robin, Gilb. Ballet, Achard, Richaud. —
M. Maeeet ; .Contribution à l’étude anatomique des dé¬
mences. La démence neuro-épithéliale ; MM. Gilb. Ballet,
Alb. Robin, Achard, Richaud. — M. BedEE : Des rap¬
ports des obsessions- avec la psychose périodique ;
MM. Gilb. Ballet, Alb. Robin, Achard, Richaud. —
M. PouGET : Étude clinique des urines de malades
atteints d^cczéma papulo-vésiculcux : MM. Achard,
Alb. Robin, Gilb. BaUet, Richaud.
— 65B —
— XXXVIII —
- - • iVous appelons toute l’attention de MM. les SOURCIERS sur . . .
Les Bouchages mécaniques de la Société des Ëlab'' WEISSENTHANNER, 8, rue Voltaire, lontreuil-sous-Bois
Les bouchages de cette Société, adoptés par un grand nombre do Sourciers, mettent ces derniers à l’abri
de In fraude, les capsules “ PHENIX”, “ ETOILE”, “ GALLIA”, étant absolument inviolables, et mettent le
Consommateui' et les Sourciers à l’abri des ennuis qu’occasionnait le bouchage au liège. Dans les dilTéi-enls
bouchages mentionnés, le liège est isolé de l’eau minérale par une rondelle d’étain pur.
Les machines ferment très rapidement, sont d’un coût très modiijuc et d’une extrême simplicité.
BR0^^0ÇARPINE e^pÎÏepSïe
'CÉRINB très tolérable au goût. Pas de Bromisme, Pas d'intolérance gastrigue»
Emploi . Knfants : 1 é 6 cuillerées à café.* Adultes ; 1 & 3 cuillerées à bouche.
n supérieuî* c/cwse, Ex-mterne en pharmacie de la Salpêtrière, BOULOGNE (Seine)
— XXXIX —
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
MONT-DORE ET VOIES RESPIRATOIRES
I,e Mont-Dore est une vieille station thermale qui,
au travers des bouleversements historiques, scienti¬
fiques, thérapeutiques, a toujours conservé les mêmes
indications cliniques depuis l’époque gallo-romaine. Il a
été et est surtout, pour ne pas dire uniquement, consacré
au traitement des affections des voies respiratoires.
Le Mont-Dore, dans sa synthèse thermale et clima¬
tique, et pour résumer en deux mots son action physio¬
logique, est un médicament sédatif et décongeslif.
Il s’adresse donc aux excités, aux spasmodiques, aux
congestifs, . et, sous le jour de ces indications d’ordre
général, nerveux, vasculaire, doit se préciser l’indication
locale, dans tout l’arbre respiratoire.
Buste du Vieux liomain
Type de l’a.stlimatique emphysémateux
trouvé dans les fouilles de I Ktablissement ■riiormal.
I,e niédicatuent moutdorien s’emploie dausTes affections
suivantes :
1“ Les coryzas aigus à répétition et les coryzas chro¬
niques à forme catarrhale ;
2“ Les poussées congestives ou inflammatoires dans les
adénoïdes légères ou moyennes ou les poussées post-opé¬
ratoires.
3“ Les pharyngites aiguës à répétition et les pharyngites
chroniques catarrhales qu’accompagne presque toujours
un semis plus ou moins abondant de granulations.
4“ Les laryngites aiguës répétées, les laryngites chro¬
niques catarrhales et les laryngites professionnelles si
fréquentes cliez les orateurs, les professeurs, les chan¬
teurs.
S® Les poussées faciles de trachéite aiguë, les trachéites
catarrhales chroniques, les rhumes d’hiver, les bronchites
aiguës à répétition et les bronchites clironiques.
6» Au point de vue pulmonaire, l’emphysème béné¬
ficie de la gymnastique respiratoire active imposée par
l’altitude (1052 mètres) et de la diminution ou de la sup¬
pression des poussées trachéo-bronchitiques, qui acci¬
dentent si fréquemment cette affection. Les dilatations
droites modérées, sans asthénie cardiaque, s’y amé¬
liorent en même temps que leurs causes broncho-pulmo¬
naires originelles.
En ce qui concerne la tuberculose, il y a des indications
très précises. Le Mont-Dore est indiqué dans la forme
commune, au début, à la période de germination, en
l’absence d’élément fébrile et de réactions trop marquées'
du côté de l’état général. Mais il s’emploie surtout dans
les formes fibreuses, chez les arthritiques, par exemple,
avec sclérose partielle ou sclérose diffuse, avec poussées
congestives plus ou moins vives, plus ou moins fré¬
quentes (expectoration hémoptoïque ou hémoptysies).
Et enfin, dans les formes chroniques, bronchitiques, avec
ou sans dilatation des bronches, où domine l’élément
catarrhal. La forme pleurale, localisée ou étendue, relève
également du médicament moutdorien.
D’autre part, tous les reliquats post-pneumoniques ou
broncho-pneumoniques, toutes les séquelles d’infection
pulmonaire, en dehors de la tuberculose (rougeole, grippe,
etc., etc...) sont aussi tributaires de cette médication, et
on peut dire que le Mont-Dore « désausculte » admirable¬
ment ces états locaux qui tendent à la chronicité.
7® Une des principales indications, pour ne pas dire
la principale, est l’AsTilsiB. Chez les enfants comme chez
les adultes, l’asthme pncumo-hulbaire neuro-arthritique,
qualifié habituellement d’asthme « essentiel », quelle
qu’en soit la forme clinique, sèche, c’est-à-dire purement
spasmodique, ou humide (asthme sec, asthme catarrhal).
Il faut y comprendre également Vasthme nasal, dans
les manifestations systématiques ou non systématisées,
c’est-à-dire l’asthme des foins ou le coryza des foins
{rhume des foins), l’asthme saisonnier (printemps, été,
automne) quelle qu’en soit la cause florale occasionnelle,
et enfin le coryza apériodique et toutes les rhinites vaso¬
motrices. De telles manifestations artliritiques, essen¬
tiellement asthmatiques, relèvent par excellence de la
médication montdorienne.
Parmi les asthmes symptomatiques, bénéficient tout
aussi bien de la cure, l’asthme chez les tuberculeux, chez
les adénopathiques et l’asthme rénal tout à fait au début,
à la période « prébrightique ».
Il y a le plus souvent contre-indication, à la période
d’état (mal de Bright), et il y a toujours contre-indica¬
tion nette dans l’asthme aortique.
Brièvement, l’application thérapeutique comprend :
I® L’eau en boisson (un à quatre verres par jour),
eau chaude, bicarbonatée sodique, légèrement ferrugi¬
neuse et arsenicale, fortement siliceuse.
2“ Le séjour dans les salles d’inhalation (vingt minutes
à une heure) à température progressive (28“-30® et 32®),
inhalation où se retrouvent tous les éléments de l’eau
minérale et une partie des gaz thermaux.
3® L’emploi de pratiques décongestives (pédiluves, demi-
baius à eau courante, pris au griffon, 45®).
4® Certaines pratiques locales, variables suivant les cas
d’espèce (pulvérisations pharyngiennes, laryngiennes,
douches nasales, humages naso-carboniques, etc.).
S® Balnéothérapie et hydrothérapie thenno-minérale
appropriées, douches de vapeur, etc., etc.
En dehors des indications purement respiratoires, on
peut encore envoyer au Mont-Dore — (indications secon¬
daires) — certains rhumatismes (sciatique, rhumatisme
noueux, lumbagos), et enfin certains eczémas humides,
fissuraires, que l’eau fortement siliceuse, prise en bains pro¬
longés, déterge et assèche rapidement.
— 657 —
— XL
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
LA CURE DE DIURESE A EVIAN
Ou sait la place qu’occupe dans la thérapeutique
générale la médication diurétique. Son importance tient
précisément à ce qu’elle stimule une des fonctions
essentielles de l’organisme. La fonction rénale, qui est la
principale voie d’élimination des substances normales ou
anormales dont la rétention dans l’organisme se trouve
à la base de tant d’états morbides. Ain.si s’explique la
faveur croissante qui s’attache aux Stations où se pra¬
tique la cure hydro-minérale, dite cure de diurèse.
l^vian est l’ime des plus importantes de ces stations.
Chef-lieu de canton pittoresquement situé à 400 mètres
d'altitude, sur la rive française du lac Léman, Évian
s’étage en amphithéâtre sur le versant, orienté au nord,
d’une colline que surmonte un plateau, dominé lui-même
par les premiers contreforts des Alpes. Au voisinage
de la vaste nappe du Léman, et à la ceinture de mon¬
tagnes qui reiitourent, fiviau doit non seulement un déeor
d’une incomparable beauté, mais encore un délicieux
climat d’été, remarquable par son action sédative.
L’eau d’Kvian coule en plusieurs sources, de pro¬
priétés très voisines, dont la principale est la source
Cachai, seide employée tliérapeutiquement. Cette eau,
.fraîche (il"), très aérée, d’une limpidité parfaite, possède
une minéralisation faible, ne dépassant pas 0,50 centi¬
grammes par litre, dont la moitié est constituée par des
carbonates de chaux, de soude et de magnésie.
Si ses propriétés physiques et chimiques se prêtent
mal à clas.ser l’eau d’Évian, elles sont la raison d’être de
son action diurétique remarquable, qui en fait un agent
de premier ordre jjour la mi.se en oeuvre de la cure de
Voici, en pou de mots, l’essentiel de cette cure. Elle
consiste à provoquer par l’inge.stion méthodique de l’eau
minérale, prise dans les périodes de vacuité gastrique, et
surtout le matin à jeun, un courant lixiviant, un flot
diurétique, dont l’action ehmmatnce vise soit l’économie
tout entière, soit tel ou tel appareil plus spécialement en
cause et notanuuent l’appareil herniaire. Chez un sujet
normal, le flot diurétique est tel que une heure et demie
après l’ingestion de l’eau, les reins ont répondu à la
sollicitation hydrique par la sécrétion d’une urine de
densité très faible, dont le volume dépasse notablement
celui de l’eau ingérée. Cette polyurie provoquée cesse rapi¬
dement et fait place à la sécrétion d’une urine plus dense
et plus chargée de dépôts cristallins (urates, o.xalates et
phosphates) qu’elle n’avait coutume d’être avant la cure.
C’est donc surtout par ce qu’elle emporte, que l’eau
d’iîvian agit. Slais si telle est son action principale, on
n’en doit pas moins tenir coiiipte des modifications pro¬
fondes que cette eau peut provoquer dans l’intimité des
échanges cellulaires par des mécanismes que nous ne
faisons encore qu’entrevoir (action osmotique, action
catalytique, ionisation).
Il faut savoir que cette polyurie provoquée, si caracté¬
ristique de l’effet normal de la cure, ne se produit pas
toujours. Comme elle est le but à atteindre au point de
vue de l’effet thérapeutique et comme elle témoigne de
l’état fonctionnel des organes que traverse le courant diu¬
rétique et notamment des reins, il faut, dans la prat que
de la cure, tenir le plus grand compte de ses modalités
car elles fournissent un précieux critérium pour en poser
l’indication et en régler le déterminisme. A ce dernier
point de vue, loin de considérer comme un dogme le fait
de boire en marchant, on se rappellera l’action favori¬
sante sur la diurèse du décubitus horizontal, qu’on utili¬
sera dans les cas de diurèse défectueuse.
Les indications et les contre-indications de la cure
d’iîvian découlent tout naturellement de la conception
que nous venons de définir. Ces indications sont d’ordre
général ou d’ordre local, .suivant qu’on envisage l’action
générale sur l’économie ou bien l’action élective sur tel
ou tel appareil.
Procédé de lavage du sang et des tissus, cette cure
s’adresse à tous les cas dans lesquels l’économie est en¬
combrée de produits toxiques, que l’origine de ceux-ci
soit dans une infection ou dans une perversion du méta¬
bolisme. Sont donc justiciables d’Evian la grande famille
des neuro-arthritiques et des goutteux, certains diabétiques
et tant de neurasthéniques, chez lesquels la névrose est
secondaire à une adultération du milieu humoral.
Il n’est pas d’appareil qui ne puisse bénéficier de la
dépuration et de l’équilibration de la masse humorale que
produit l’ouverture plus large du barrage rénal. Maints
dyspeptiques tirent profit de la cure d’Evian, surtout dans
les formes nervo-motrices et hyperchlorhydriques.
Beaucoup d'iiépatopathcs (cholémie familiale, lithiase
biliaire, congestions hépatlque.s) sont également justi¬
ciables de cette cure qui lave le foie sans Vexciter et qui,
en activant la dépuration urinaire, combat heureu¬
sement la cholémie et les manifestations diverses de
l’intoxication biliaire. Évian réclame aussi les artério-
scléreux et les cardio-rénaux qui hénéficieront de la cure
dans la mesure où l’état de la perméabilité rénale per¬
mettra son action diurétique et déchlorurante. Les
rénaux et les urinaires sont, au premier chef, justiciables
d’Evian. La cure de diurèse conviendra à maint albumi¬
nurique, soit qu’il s’agisse de stimuler une dépuration
urinaire déficiente du fait d’un processus scléreux,
soit surtout qu’il s’agisse de laver les reins des produits
cristallins (urates, oxalates et phosphates), qui entre¬
tiennent une irritation albumimgene. La lithiase rénale et
les steppuraiions de l’arbre urinaire constituent une indi¬
cation de la cure de diurèse, que la tradition a depuis
longtemps consacrée.
Il ne saurait y avoir à la cure de diurèse de contre-
indications absolues, autres que celles qui interdisent à un
malade les fatigues d’un déplacement. Par contre il faut
tenir grand compte des coutre-iiidi.çatious relatives à
l’état fonctionnel des appareils que met eu jeu la diurèse, et
ce serait commettre une erreur dangereuse par les phé¬
nomènes de pléthore, qui pourraient en résulter, que de
viser inconsidérément à forcer par une boisson intempes¬
tive les barrages des écluses, que les organes traversés par
le flot diurétique échelonnent sur son cours.
On aurait de la cure d’Evian une idée très incomplète,
si on oubliait les adjuvanços thérapeutiques qu’offre
uu établissement physiothérapique modèle et . des ins¬
tallations diététiques, permettant de régler le régime
alimentaire, et si l’on n’évoquait le site enchanteur et le
climat très doux et tempéré, qui fout de cette station un
lieu de sauté idéal pour les 'malades, les convalescents et
les surmenés.
SOMMAIRE :
Çruchet . — Un cas d’hydrocéphalie avec anencéphalie partielle . . 555
Schwartz . . . . — Technique opératoire de l’amputation du col utérin par le procédé de Schroeder . 56i
Nobécourt . — Les médications dans le traitement de la coqueluche normale . 563
Albert-Weil . — Traitement de la paralysie infantile . 568
Actualités médicales. — Anaphyla.xie alimentaire . 571
Sociétés savanteis. . . . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Académie de médecine.
— Société de chirurgie. — Société de neurologie . hyS
Libres propos : La propreté scolaire, par le D'' Albert-Weil . . . III
Chronique scientifique : Le surpeuplement des habitations. Les familles nombreuses et les logements à bon
marché, par le Dr Jacques Bertillon . V à IX
Chronique des livres: La maladie du sommeil et les trypanosomiases animales au Sénégal, par les D«Tiiiroux
et d’Anfreville de la Salle. — Guy Patin, par Pierre Pic. — Hygiène oculaire et inspection des écoles,
par les D™ Truc et Chavernac. — Les morts mystérieuses de l’histoire, par le D' Cabanés . XI
Monuments médicaux: Statue du professeur Albarran . Xlll
La médecine humoristique : La première cure, par Gavarni . . XVll
Diététique : Diététique comparée et pratique, par le D' Derecq et (jallois . . XIX
Formules thérapeuliques . XXI
Nouvelles . XXI et XXIII
La Vie médicale . XXV
Cours. — Thèses de la F.tcuUé de Paris . . XXVII
Thérapeutique pratique : Médication phospho-créosotee. — Valeur dus sucs de viande. — Comment 011 lait
une limonade purgative . . . XXVIII
Connaissances pratiques : Pour empêcher le dépôt de pluie et de buee sur les glaces des autos . XXVIH
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d' Accidents d’/odisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du 1” de chaque mois.
l^riiCdcYahonncmcnt {1°'' Décembre au 3o Novembre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
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Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Les autres numéros ont Sa pages. Le troisième numéro du mois contient une Revue générale.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier..,. — Maladies des voies respiratoires; — tuber- | Juillet . — Maladies du coeur, du sang, des vaisseaux.
Février. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladies véné- Septembre
tiennes. , ,.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies Octobre...
des reins et des yoies urinaires.
Mal . — Maladies de la nutrition ; — Eaux miné- Novembre
raies, climatothérapie ; — diététique. Décembre.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie. _
Août . — Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Septembre. — Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux ; des dents.
Octobre — — Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Novembre . — Thérapeutique.
Décembre.. — Médecine et Chirurgie infantiles; — Pué¬
riculture.
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le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l'ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante ;
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à oes cinq primas) :
1“ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de. cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2® Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et G'®, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, g, rue Cujas, à Paris.
3® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de loo francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5» Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
(potiDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, ii faut
joindre au prix de i'abonnement ta somme de 3 fr. 5o, pius 5o centimes pour te port),
IL Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
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3» Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
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10® Boris de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
Il® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C®,
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LIBRES PROPOS
LA PROPRETÉ SCOLAIRE
Il est curieux de remarquer que la vulgarisation de
nombre de notions d’hygiène n’a pas entraîné comme
corollaire dans l’esprit des masses la nécessité de la
propreté corporelle complète et des ablutions quo¬
tidiennes totales.
J e me souviais avoir vu à la Rétrospective de
rameublemént, à l’exposition de igoo, la cuvette
minuscule où le roi Louis-Philippe pouvait tout au
plus laver le milieu de son visage et l’extrémité de
ses doigts. Une hydrothérapie aussi restreinte paraît
encore suffisante à beaucoup : « Nombre d’honnêtes
personnes, comme le disait ici-même il y a quelque
temps le D' Müian, fussent-elles de la plus authen¬
tique noblesse, ne sont pas intimement convameues
du bonheur qu’il y a de se sentir vivre sous mie peau
lavée. » Et ce qui est vrai des femmes à qui leur
situation sociale permet la jouissance permanente
de cabinets de toilette bien agencés oi'i l’eau coule à
flots, l’est eicore bien plus pour les gens du peuple
qui vivent en des logements insalubres ou surpeuplés ;
car nous sonuues encore loin du jour où les maisons
ouvrières modèles dont a parlé le D' Camus, il y a
huit jours, remplaceront partout les maisons déla¬
brées et malsaines qui déshonorent encore certains
quartiers de Paris.
Nombre de gens d’ailleurs sont d’mie propreté
relative et ont peur de l’eau ; tous les discours, tous
les conseils de leurs médecins n’y feront rien ; ils ne
consentiront jamais à modifier leur façon de vivre.
Aussi si l’on veut modifier les moeurs. françaises
•c’est sur l’enfant qu’il faut agir ; car les habitudes
inculquées dans l’enfance persistent dans toute
l’existaice ; et aussi bien la propreté de l’enfant est
encore une des meilleures prophylaxies des maladies
contagieuses.
La propreté relative est, du reste, pour les enfants
absolmnent insuffisante ; leurs jeux, leurs luttes, leins
sports les couvrent rapidement de poussière et de
crasse. Et quand on songe comme des enfants
élevés chez leurs parents et bien soignés sont vite
malinopres, l’on s’effraye de voir l’hydrothérapie
aussi peu en hoimeur dans les lycées et collèges. Il
est inconcevable que les apôtres de l’hygiène sco¬
laire n’aient pu encore obtenir dans les établissements
de l’Etat l’obligation de la douche-lavage quotidienne :
réfonner le programme est jeu de maîtres qui se
répète tous les dix ans ; réfonner les mœurs est mi
travail d’Hercule devant lequel se sont brisées les
meilleures volontés.
La propreté relative est même, chez nombre d’en¬
fants des écoles commmiales, absolmnent inconnue :
certams parents soit par négligence soit par suite des
nécessités de leur labem quotidien ne lavent presque ,,
jamais leurs enfants, et les laissent véritablement
infectés par les poux. Dans la petite ville où s’est
écoulée mon enfance, des conunères croyaient encore
que la présence de ces parasites était signe de santé ;
j’espère qu’à l’heure actuelle ces préjugés ont tout
à fait dispara. Quoi qu’il en soit, d’une enquête faite
en 1910 par un professeur du lycée BuSon, M. Jules
Wogue, il résulte que dans ime école commmiale
de la ville de Paris, sur 73 élèves il en était plus du
quart qui étaient couverts de vennines ou de lentes ;
et le mal, comme le dit le dernier bulletin de la Ligue
d’hygiène scolaire, n’est pas particulier à une seule
école de la ville de Paris, mais à toutes et il sévit
aussi bien en provmce qu’à l’étranger. La destruction
des poux dans les écoles publiques, la vulgarisation
de la inopreté sont donc des problèmes qui s’im¬
posent à tous ceux qu’mtéresse l’hygiène de l’enfance.
Il convient donc de signaler, comment mi de nos
confrères le Dr Thomas a pu, au Raiucy, mener le
combat contre l’armée imiombrable de ces parasites
et comment il a pu eu grande partie les détruire dans
la commmie où il est inspecteur des écoles.
Dès l’abord, il a fait mie sorte de ladrerie dans
chaque classe en affectant aux enfants infectés mie
rangée de bancs séparées des autres; il a défendu de
laisser jouer iiendant les récréations les pouilleux
avec les enfants propres ; sur les garçons il a eu
certes mi certain succès ; mais cliez les filles il n’a
jamais pu obtenir la suppression totale des lentes.
Aussi il n’a pas hésité à deihauder au conseil mu¬
nicipal et à l’insiiecteiir d’académie dont il dépen¬
dait, l’autorisation de faire couper d’office les che¬
veux des enfants infectés, ou, si les résistances des
parents étaient insurmontables,/® droit d’exclure de
l’école ces enfants comme pour toute autre maladie
contagieuse. Le conseil municipal du Raiucy l’a
suivi et le mois dernier le maire faisait placarder un
avis où l’on pouvait lire :
« Pour éviter aux enfants propres un contact
« fâcheux, les soms de propreté seront exigés avec
« la plus grande rigueur, et tout enfant atteint de
« phtiriase (poux) ou même de lentes sera exclu des
« écoles ajjrès trois avertissements aux parents et
« ne pourra rentrer qu’après guérison absolue et
« dûment constatée par un médecin. »
J e ne sais si cet arrêté est tout à fait légal, puisque
jusqu’à présent la phtiriase n’entre pas dans la liste
des maladies contagieuses dont la déclaration est
obligatoire. J e ne crois pourtant pas que le D^ Tho¬
mas et le maire du Raiucy pourraient être poursuivis >
comme le fut eu igog une institutrice de l’Orne par 1
le père d’une de ses élèves qui n’admettait pas que ■
sa fille, au.ssi pouilleuse que sale, ait été séparée de ^
ses compagnes ; eu tous cas, je ne doute pas que les ;
mesures qu’ils viemient de prendre seront pour la
vulgarisation de la propreté et de l’hygiène du plus
heureux effet.
Je les signale aux médecins inspecteurs des écoles,
dont un concours vient de doter la ville de Paris :
la lutte pour la propreté corporelle des élèves « de ;
la laïque» est mie petite partie de leur tâche, mais
elle n’est pas la moins intéressante.
AhBKRX-WEir,.
— 661
IV —
DANS TOliS LES CAS
dHÉMORRAGIE.ANÊIVIIETUBERCULOSL
AlMTIHÉinOLYTIOLE PtJISSAIMT
EXTRAITS '«CHOSf
ÉOUIVALENTauxORGANES FRAIS
DESSICCATION RAPIDE
VERS O?
NI AUTOLYSE
NI CHALEUR
DANS LE VIDE «
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CÉLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
— V —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
SURPEUPLEMENT DES HABITATIONS
Les familles nombreuses
et les logements à bon marché
Par le D' Jacques Bbrtii,i,on
Chef des Travaux de la statistique municipale de Paris.
Est surpeuplé un logement clans lequel le nombre des
habitants dépasse le double du nombre de pièces. On
appelle pièce tout local assez grand pour pouvoir con¬
tenir un lit d’adulte (im.50 sur 2 m.).
Ainsi un logement composé de deux pièces et une cui¬
sine et qui contient .six personnes n'est pas considéré
comme surpeuplé. Il rentre dans cette catégorie s’il con¬
tient sept personnes.
Cette définition, dont je suis l’autenr, a été généralement
adoptée. C’est notamment celle des statisticiens anglais.
C'est en 1891 que j’ai profité du recensement pour
savoir combien il y avait à Paris de logements composés
de I, 2, 3.... pièces occupées par i, 2, 3.... personnes. Lors
du recensement suivant, en 1896, l’exemple domié par
la Ville de Paris a été suivi par Reims, Saint-Etienne et
Lyon.. En 1901, il a été généralisé à toute la France
(toutefois les garnis n’ont pas été compris dans cette
statistique). En 1906, cette recherche n’a pas été faite
ù Paris. Ce sont donc les chiffres de 1891 et surtout ceux
de i8g6 et de 1901 que nous allons utiliser.
A Paris, en 1901, la population (i) se répartissait ainsi
qu’il suit au point de vue de l’encombrement des loge¬
ments. Soit pour mille habitants ;
Logements surpeuplés (plus de 2 personnes par pièce) ... 143
— insuffisants . 374
— suffisants (i personne par pièce) . 234
— larges . 197
— très larges (plus de 2 pièces par personne) .. ^
De la nécessité de réserver aux familles nom¬
breuses les logements à bon marché — En matière
de logements ouvriers, les besoins sont immenses et les
ressources Umitées.
Il faut donc courir au plus pressé, en d’autres termes
faire le plus de bien possible avec le moins d’argent pos¬
sible. Le présent travail a pour but d’indiquer, d’après
les lumières de la statistique, comment on pourra y
parvenir. Nous allons voir que les familles nombreuses
sont celles qui oüt le plus de peine à se loger ; que, de
toutes, elles sont les plus dignes d’intérêt, et que c’est à
elles uniquement qu’il faut songer, d’ici à fort longtemps.
Les résultats du recensement de 1901 (les recensements
de 1891 et 1896 en avaient fourni de très analogues) sont
les suivants :
Offrir h ces 341 000 Parisiens des logements suffisants
à des prix acceptables, est une tâche qui dépasse nos
moyens actuels. Le moins qu’on puisse dépenser, c’est
-i 000 francs par personne, soit 341 millions. Or, le fonds
créé par MM. de Rothschild frères est de 10 millions.
Il faut donc faire un choix parmi ces 341 000 mal logés ;
il faut chercher quelle est, parmi eux, la catégorie la plus
intéressante. C’est le but du présent travail.
La réponse à cette question se trouve dans le petit
tableau suivant :
Nombre Nombre
de personnes de personnes o/oo
en Kènèr.il. « mal logées » .
Ménages de 3 personnes .
— 8 à 15 —
526.875 71.613
728.712 125.833
2S2.199 92.572
126.215 50.276
136
329
398
On voit, par ces chiffres, que plus une famille est nom¬
breuse, plus il est fréquent qu’elle soit « mal logée ».
C’est surtout lorsqu’elle compte six ou sept personnes ou
davantage (ordinairement les deux parents et les quatre
ou cinq enfants) que le cas est fréquent. Et c’est là sur¬
tout qu’il est lamentable.
C’est donc surtout des ménages composés de six per¬
sonnes et plus (deux parents et quatre enfants au moins)
qu’il faut s’occuper lorsqu’on parle des logements à bon
marché. C’est pour ces ménagés que le problème du loge¬
ment est redoutable, et souvent insoluble dans l’état
actuel des choses.
Ces chiffres ne disent pas tout : si défavorables qu’ils
soient aux familles nombreuses, la réalité est pire. Non
seulement leurs logements .sont trop étroits, mais ils sont
mauvais à tous les égards.
C’est ce que nous laissent supposer les chiffres suivants,
dans lesquels la salubrité des logements est caractérisée
par plusieurs indices très importants : la présence ou
l’absence d’un cabinet d’aisances ; le fait d’être éclairé
par une cour plus ou moins obscure, au lieu d’être éclairé
sur la rue ; le fait de n’avoir pas de cheminée.
Ne considérons, pour plus de rapidité, que les logements
composés de 3 pièces. Ceux d’entre eux qui sont occupés
par une seule personne- possèdent un cabinet d’aisauces
particulier au logement, dans la moitié des cas ; plus
s’élève le nombre de personnes qui occupent ce logement,
plus il est fréquent qu’il ne possède pas de cabinet d’ai¬
sances ; s’il contient sept personnes, cela arrive dans les
trois quarts des cas ; s’il en contient huit, la proportion
s’élève encore.
PARIS (1896)
Additionnons les mal logis, ainsi définis, de toute caté"-
gorie ; à savoir ceux qui logent trois et plus dans une
pièce, cinq et plus dans deux pièces, sept et plus dans trois
pièces, etc. Nous en trouvons, dans tout Paris, 341 000.
C’est-à-dire que, sur i 000 habitants de Paris, ü y en a
144 qui vivent dans ces détestables conditions, aussi
déplorables au point de vue de l’hygiène qu’au point de
vue de la morale.
(i) La composition des ménagi^.cn 1901 a été déterminée
pour 2 604 46g personnes, dont 229 426 dans des « établisse¬
ments divers, hôtels, etc. ». Pour 52 866 personnes, le rejïsei-
gnement n’a pu être connu. I.a fopulation « présente » totale
de Paris, était de 2 657 33s habiüuits.
Si élevée que soit cette proportion, elle est moindre que
celle que j’ai calculée pour la plupart des grandes villes d’Eu-
uoiie (Voir l’introduction au recensement de Paris, en i8gi).
Sur cent logements de trois pièces, occupés par
1, 2, 3... 9 personnes, combien ne possèdent
pas de cabinet d'aisances particulier :
53
60
62
65
67
70
76
77
En 1891, j’avais fait la même enquête en classant les
pièces de chaque logement, suivant qu’elles s’éclairent
sur la cour (souvent étroite et obscure) au lieu de s’éclairer
sur la rue ou sur le jardin. Id encore, nous trouvons que
1 personne .
2 personnes
3 —
5 —
6 —
7 —
8 —
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CHRONIQUE SCIENTIFIQUE [Suite)
les logements occupés par les familles nombreuses sont les
moins favorisés. C’est ce que montrent les chiffres sui¬
vants, où nous ne parlons, pour plus de rapidité, que des
logements de 3 pièces :
Paris (1891). — T,ogemcttts de trois pièces.
Sur 1000 pièces, combien sont éclairées sur la cour.
I.ogements occupés par i personne .
lînscmble.
jrix, se loger conveiiableinent dans la périphérie de la
ville ou dans la banlieue ; s’ils ne le font pas, c’est parce
qu’ils sont attachés au centre de la ville par leur pro-
fes.sion. Donnez-leur des moyens de transport rapides
,et bon marché, et ils s’empresseront d’eii profiter. C’est
le service que leur rend, depuis le recensement, le Métro¬
politain. Il sera très curieux de voir, après quelques
années, dans quelle mesure ils en auront profité.
Dans la périphérie, au contraire, la seule cause du sur-
peuplement est la misère, et le Métropolitain n’y chan-
504 géra rien.
516 Puisque le surjieuplement du centre et celui de la péri-
^35 phérie sont de nature différente et réclament un remède
495 différent, il y a intérêt à faire le compte de l’un et de
l’autre (i).
En 1891, également, j’avais fait classer les pièces de
chaque logement, suivant qu’elles étaient ou non munies
d’une cheminée. Voici les résultats généraux (logements
de trois pièces) :
ïo'* arrond. lo" arrond.
du Centre, de la périphérie. Totaux.
Nombre des logements ( 189e. 30.277 50.404 80.681
surpeuplés i 1901. 20.055 49.846 69.901
Sur 1000 pièces, combien sans cheminée.
Eogemcnfs occupé-s par i ù 4 personnes . 287
— • — 5 — 289
— — 6 — 296
— — 7 à 10 — . ,310
Ensemble . . 288
Nombre des ijersonncs t i8g6. 10S.470 256.140 364.610
quiyvivent | igoi. 95-491 245-550 341-041
Les 49 846 logements surpeuplés de la périphérie se
décomposent ainsi :
A quelque caractère du logement que l’on s’attache,
on voit toujours le même résultat : outre que les familles
nombreuses ont trop peu de pièces, elles ont les logements
les plus mauvais à tous égards.
Plus la classe de population que nous considérons est
pauvre, plus il est vrai de dire que les familles nombreuses
sont les plus mal logées. Cette vérité se résume dans les
chiffres suivants :
Sur 1000 ménages composés de J2 personnes, combien vivent
à l’état de surix-uplemcnt.
Ménages de
Arrondissements. 3 jiirs. htm S per*, (i on 7 ptiî. 8 ii 1 0 ikt*.
Trèspauvres(i3, 15,18, 19,20'')) 132 213 478
Pauvres (il”, 12", i.i') . 144 202 439
Aisés (2», 3", 4”, 5‘>, 10", 17") . . 144 152 271
Très aisés (6») . 126 108 145
Riches (i**, 7», g", 16') . 115 iii 124
Très riches (8') . iig 73 56
706
670
158
123
4.5
Dans l’arrondissement exceptionnellement riche de
l’Elysée, la règle que nous avons formulée ne peut être
observée, car les chiffres n’y ont pas la même significa¬
tion que dans les autres arrondissements ; les domes¬
tiques, en effet, comptent dans le nombre des membres
du ménage, et ils sont très nombreux dans cet arrondis¬
sement, ainsi qu’on peut le voir par les recensements de
1896 et années précédentes. La même observation s’ap¬
plique (mais dans une proportion bien moindre) pour
es arrondissements que nous avons qualifiés de riches.
Que nous les fassions entrer ou non en ligne de compte,
nous voyons, par ce tableau, que plus nous considérons
des arrondissements pauvres, plus les familles nombreuses
sont sacrifiées.
Les remèdes à apporter au- surpeuplement des loge¬
ments sont très différents, selon que nous considérons
le centre de la ville ou sa périphérie.
Il est très vraisemblable que le oyer payé par les
surpeuplés de l’arrondissement riche du Louvre ou de
la Bourse est suffisant pour qu’ils puissent, iiourle même
Logements occupés par 3, 4 ou 5 personnes . 34.600
— — 6 persomu-s et plus . 15.246
Total . 49.846
A notre avis, ces 1 5 246 logements, occupés par six per¬
sonnes et plus, sont les seuls dont il y ait lieu de s’occu¬
per pour commencer. Ils sont occupés i)ar 108 328 per-
sonne.s.
Voici donc le problème beaucoup plus circonscrit qu’il
ne le paraissait, au début de cette étude. Nous trouvions,
tout d’abord, 70000 logements surpeuplés, habités. par
341 000 personnes ; pour leur offrir des logements con¬
venables, on pouvait estimer à première vue la dépense
nécessaire ù 340 millions, chiffre énorme et peut-être
décourageant.
Si nous adoptons la règle de courir au plus pressé et de
secourir tout d’abord les. misères les plus intéressantes
et les plus incurables, c’est-à-dire celles des familles de
plus de trois enfants dans les arrondissements excen¬
triques, nous nous trouvons en présence de 15 000 loge¬
ments seulement, occupés par 108 000 personnes. La
somme nécessaire, pour donner à ces familles si intéres¬
santes des logements conven,ables, peut être évaluée à
770 francs par per.sonne (chiffre que nous retrouvons plus
loin), soit 83 millions. Ce chiffre dépasse, sans doute, les
ressources que nous pouvons espérer, mais déjà il nous
permet d’entrevoir le moment où nous arriverons ù une
solution complète de la partie la plus urgente du pro¬
blème.
Ce que l’étude des chiffres nous a montré, l’expérience
quotidienne l’a prouvé à un groupe de philanthropes qui
ne s’occupaient guère de statistique. La société VAbyi
constituée jiar des dames bienfaisantes dont le but
primitif était d’aider les pauvres gens ù payer leur loyer
(i) Nous citons les diiffrcs de i8g6 et de Igor, mais ils ne
sont pas comparables entre eux, la manière de compter ar-ant
été différente. Notamment en 1901 on n’a pas fait 'entrer en
compte les garnis.
recensement do igo6, déjiouillé comme celui de 1901
par le Ministère du Travail, ne donne aucun renseignement sur
les logements.
— 606 —
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- IIX -
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE {Suite)
et de prévenir les expulsions, a eu depuis longtemps
occasion de s’en apercevoir. Ces dames généreuses ont
remarqué que, parmi toutes les familles qui s’adressaient
à elles, les plus intéressantes, sans doute, étaient les
familles nombreuses et pauvres. Il leur est, pour ainsi
dire, impossible de se loger convenablement à Paris. Beau¬
coup de propriétaires n’en veulent pas, d’autres les
admettent à contre-cœur. Leurs ressources sont néces¬
sairement très précaires tant que les enfants .sont jeunes
Connncut faire? Il ii’y a qu’une solution : s’empiler dans
des logements beaucoup trop étroits. C’est ce qu’elles
font dans un tiers des cas (et même dans presque tous les
cas, lorsqu’il s’agit d’ouvriers comme nous l’avons vu).
C’est ainsi que ces dames, si étrangères qu’elles fussent
à la statistique, ont été conduites à former une « Société
de logements à bon marché pour familles nombreuses. »
Cette Société a construit trois immeubles dans lesquels
on ne pourra loger qu’à condition d’avoir trois enfants
au moins. A chaque ménage on donne (juatre pièces
(une pièce commune servant de cuisine, salle à manger,
etc. ; une chambre à coucher pour les deux parents ; une
pour les garçons,' une pour les filles) pour le prix moyen
de 3<)i) francs par an. Cette maison contient 70 logements
et pourra donc loger environ 500 personnes.
Malgré cette critique grave, on peut dire que ces
dames ont trouvé la voie à suivre pour faire le plus de
bien possible avec le moins d’argent possible. Malheu¬
reusement elles n’ont pas compris qu’une famille ne
commence à être difficile à loger que lorsqu’elle compte
quatre enfants (voir plus haut). C’est à ce chiffre seule¬
ment qu’elle commence à être « nombreuse ». Cette
Société n’est donc pas fidèle au beau titre qu’elle s’était
donné. Les immeubles sont encombrés par des familles
qui ne sont pas « nombreuses » , au détriment de familles
plus malheureuses et plus intéressantes, lieux autres
arguments doivent être invoqués pour le mieux démon¬
trer.
On estime impossible de construire des logements con¬
venables à moins de mille francs par personne. Or, si la
Société dont il e.st question était restée fidèle à son
titre, elle n’aurait dépensé que 386 000 francs pour loger
joü personnes, soit 572 francs par personne. Ain.si elle
aurait dépensé beaucoup moins que ne le prévoient les
architectes les plus autorisés. Le motif eu est simple :
pL.ur loger une famille de trois personnes, il faut plus
que la moitié de ce qui est nécessaire à une famille de
six personnes. Ainsi, il est plus avantageux, au point
de vue de la philanthropie, de ne s’adresser qu’aux
familles nombreuses. Pour la même somme, on pourra
loger convei.ablemeut quatre personnes au lieu de trois.
Un des écueils contre lesquels échouent souvent les
œuvres philanthropiques les mieux conduites, c’est
qu’elles profitent à des familles auxquelles elles n’étaient
pas destinées. Que de fois on s’est plaint que les habi¬
tations à bon marché n’étaient pas toujours occupées
par des ouvriers, mais par de petits rentiers, demi-aisés !
Comment faire pour qu’il en soit autrement? A quel
signe caractéristique distinguer l’ouvrier ou l’employé
besogneux du p;tit propriétaire dont la place n’est pas
dans une œuvre philanthropique?
Si on adoptait la règle que je propose et qui consiste,
pour commencer, à n’admettre dans les habitations à
bon marché que les familles ayant au moins quatre
enfants, le problème n’existerait même pas. Toutes ces
familles, lorsqu’elles ne sont pas très fortunées, éi)rouvent.
à se loger convenablement, la plus grande difficulté.
La difficulté de loger les familles nombreiises n’est pas
spéciale à l’aris. Il y a quelque dix ans, elle était
reconnue par un philanthrope américain, M. Beall, de
l’Illinois. Dans ses immeubles, il a adopté la règle de
n’admettre que des familles nombreuses à l’exclusion des
. Il n’est pas besoin d’aller si loin : A Nancy, V Œuvre
d’assistance par l’habitation avec jardin (l), a construit
deux séries d’immeubles réservés, eu principe, aux
familles nombreuses ayant au moins cinq enfants.
Voici les deux premiers articles du règlement de l’tlîuvre :
« L’assistance par l’habitation a pour but de procurer
aux familles indigentes chargées d’enfants un logement
« Les concessions de logement... sont faites... aux
familles nombreuses jouissant d’une bonne réputation.
Lorsque les charges de famille viendront à diminuer, la
concession pourra être retirée... »
Le bureau de bienfaisance de la ville si patriotique de
Nancy a donné un exemple excellent qu’il importe de
suivre et de généraliser.
A Lille, les organisateurs de la maison Sainte-Marie-
Madeleine ont également « cherché à favoriser les familles
nombreuses », mais ils n’ont pas inscrit cette loi dans
leur règlement. De là vient sans doute que, sous des
influences diverses, elle n’a pas été observée. Sur 41 loge¬
ments que contient cette maison, il n’y en a que 21 qui
soient occupés par des familles ayant plus de trois enfants.
Peut-être ce résidtat était-il fatal, malgré l’évidente
bonne volonté des organisateurs de la maison Sainte-
Marie-Madeleine. S’il est difficile d’appliquer un règle¬
ment nettement formulé, il est à peu près impossible de
rester fidèle à une simple intention ; les recomman¬
dations individuelles font qu'on s’eu détache dans une
série de cas prétendus exceptionnels ; peu à peu, ces
exceptions finissent par devenir le cas ordinaire.
Il est donc indispensable de formuler une règle abso-
Conclusions. — Il y a lieu, pour commencer, de réser¬
ver exclusivement aux familles ayant plus de trois en¬
fants les logements économiques construits par les
Sociétés philanthropiques.
Plus les familles sont nombreuses, plus il leur est diffi¬
cile de se loger convenablement. Le plus souvent, elles
sont forcées de s’entasser ; leur logement est trop étroit
et, en outre, défectueux à tous les autres égards (pas de
cabinet d’aisances ; pas de jour sur la rue ; pas de che-
C’êst donc à elles, à elles seules, qu’il faut songer tout
d’abord ;
I" Parce que leur misère est plus grande ;
2“ Parce que, dans l’état actuel des choses, il leur est
spécialement impossible de se loger mieux ;
3“ Parce que la dépense par tête sera moindre que pour
des familles moins nombreuses. Un fera donc plus de bien
avec la même somme d’argent ;
4“ lînfin, et surtout, parce qu’elles sont plus intéres¬
santes. Il importe qu’en France ou proclame, autrement
qu’en paroles, que les familles de plus de trois enfants ont
droit au respect et à la protection publiques.
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de feu M. I/-opold LuUcment.
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CHRONIQUE DES LIVRES
Guy Patin, par Pierre Pic, 1911.
I vol. in- 18 de 300 pages avec
nombreuses figures. 8 francs
(Sieinheil, éditeur, à Paris.)
Ive nom de Guy Patin, le siècle où
il a vécu, les événements auxquels
il fut mêlé donnent un intérêt parti¬
culier au livre que vient de publier
l’aimable et spirituel érudit qui se
cache sous le pseudonyme transpa¬
rent de Pierre Pic. Très commenté
depuis son apparition, sou ouvrage
retient à juste titre l’attention du
lecteur. Sans doute Guy Patin ne
bénéficie pas ici de la sympathie
que témoignent d’ordinaire les bio¬
graphes à leur héros et l’introduc¬
tion nous le montre peu à son avan¬
tage. S’il était aussi « surfait »,
« raseur » et « radoteur » que son
éditeur d'aujourd’hui le soutient,
peut-être ne trouverait-on pas le
même intérêt à la lecture du vivant
portrait qu’eu trace Pierre Pic et des
lettres qu’il groupe à la suite de sou
introduction. Certe.s, Guy Patin
n’était pas tendre à l’égard de ses
confrères et ses médisances et ca¬
lomnies professionnelles montrent
bien combien peu régnait au grand
siècle « l’optima medicorum concor-
dia » ; sans doute aussi sa thérapeu¬
tique nous apparaît bien réduite et
quelque peu puérile. Mais, à travers
ses lettres, et grâce à la très riche
illustration que l’éditeur leur a ad¬
jointe, 011 voit revivre la plupart de
ses contemporains, médecins ou
non : on se dit alors que, parmi eux,
Guy Patin était, malgré ses défauts,
une figure originale, spirituelle et
indépendante et on ferme le livre en
remerciant son dernier commenta¬
teur de nous l’avoir, bien qu’avec
quelque sévérité pour lui, mieux fait
connaître.
P. IyEREhoueEET.
Hygiène oculaire et inspection
des écoles, par les Df» Truc et
ClIAVERNAC. 3" édition, igii,
1 vol. de 344 pages. (Maloinc,
éditeur, à l’aris.)
1, 'utilité de ce petit ouvrage est
démontrée par son succès même.
C’est au professeur Truc qu’on doit
la première installation satisfaisante
de l’inspection oculistique dtjS écoles.
Mieux que tout autre, il était qua¬
lifié pour écrire ce livre et, avec le
Dr Chavernac, il a, comme le dit le
professeur Garlel dans sa préface,
rassemblé et condensé tout ce qu’il
faut savoir pour l’organisation ocu¬
listique rationnelle des écoles. L’œil
et la vision de l’écolier, l’organisa¬
tion de l’école, ce que doivent y
être l’éclairage, le mobilier et les
fournitures scolaires, quelles sont
les méthodes scolaires à employer,
comment il faut organiser l’inspec¬
tion oculaire, tout y est méthodique¬
ment passé en revue et clairement
exposé.
P. Lereboueuet.
La maladie du sommeil et les
trypanosomiases animales a u
Sénégal, -par les D" A. Tiiirou.x et
L. D’Anerevieee de i,a Saeee,
préface du Dr A. Laveran, 1911.
Un volume in-8 de VHI-200 pages
iJ.-B. Baillière et jils, éditeurs,
à Paris.)
Dans ce livre, MM. 'Thiroux et
cl’Anfreville ont donné les résultats
de leurs études sur les trypanoso¬
miases tant humaines (pi’animales,
au triple point de vue clinique, bio¬
logique et thérapeutique. Ce travail
est le fruit de trois années d’étude
au Sénégal et basé sur un nombre
assez important d’obsers'ations ;
61 malades ont pu être suivis par
eux longtemps et de près, puisque
la grande majorité entrèrent au
village de Ségrégation que les au¬
teurs installèrent à Saint-Louis.
Les cinq sixièmes de l’ouvrage
sont consacrés, comme de juste, à la
trypano.somiase humaine.
Après un chapitre consacré à
l’étude de chacun des principaux
symptômes de la maladie, les au¬
teurs abordent l’étude des différents
moyens microbiologiques de dia¬
gnostic de l’affection, insistant sur
la valeur de Cercopithecus patas
comme animal sensible, sur l’impor¬
tance de la recherche des trypano¬
somes dans les ganglions, surtout
cervicaux. Leurs recherches ont
porté avec prédilection sur le trai¬
tement ; ils ont 13,3 p. loo de gué¬
risons probables, 30 p. 100 de morts.
I,’atoxyl reste le médicament de
choix, surtout associé avec un autre
agent thérapeutique, de préférence
l’orijimcnt et aussi une émétique,
quoique cette dernière soit moins
commodément maniable, lînsuite
Thiroux et d’Anfreville étudient la
répartition géographique de la try¬
panosomiase humaine au Sénégal,
donnent quelques observations sur
la distribution des territoires à glos-
sines et sur les mœurs de cea '
mouches. Un chapitre important est
consacré à la prophylaxie ; déboise¬
ment, destruction des tsétsés, fo¬
rages de puits évitant aux indigènes
d’aller chercher l’eau aux marigots,
instructions aux noirs concernant
le danger des glossines, isolement
des malades dans des « villages de
ségrégation » construits en des points
où les tsétsés sont absentes.
Les auteurs consacrent ensuite une
trentaine de pages à l’étude des
diverses trypanosomiases des ani¬
maux domestiques qu’ils ont ren¬
contrées au Sénégal et surtout â leur
traitement : l’orpiment précipité pur
(trisulfurc d’arsenic) donne d’excel¬
lents résultats chez le cheval,
quelle que soit l’espèce de trypano¬
some en jeu.
Louis Gerv.
Les morts mystérieuses de l’his¬
toire (Deuxième série), par le
Dr Cabanics. i vol. in- 18 de
440 pages, avec nombreuses figures
[Albin Michel, édit., à Paris.)
L’histoire des rois, reines et princes
français montre souvent leur mort
entourée de mystère ; volontiers le
poison est invoqué là où la maladie
seule est intervenue; médecin et his¬
torien doivent fréquemment se prêter
une mutuelle collaboration pour
dégager la vérité. Le Dr Cabanès est
passé maître en de telles enquêtes
et sait à merveille conduire un dia¬
gnostic rétrospectif. Le dernier vo¬
lume qu’il nous présente est plein
de ces études attachantes et l’on y
peut suivre toute l’histoire patholo¬
gique des derniers rois de l''rance,
de Louis XIII à Louis-Philippe, ainsi
que le récit de la dernière maladie
de Napoléon 1“ et de celle de Na¬
poléon III. L’entérite tuberculeuse
de Louis XIII, le cancer du sein
d’Anne d’Autriche, l’abcès axillaire
de Marie Thérèse, la gangrène sénile
de Louis XIV et celle de Louis
XVIII, le choléra de Charles X, le
cancer gastrique de Napoléon 1“''
et la lithiase vésicale de Napo¬
léon III sont l’objet de di.s.serta-
tions dont l’érudition n’exclut ja¬
mais l’intérêt et qui entraînent le
plus souvent la conviction. Ajoutons
qu’un tiers du volume est consacré
à la question Louis XVII, sur la¬
quelle M. Cabanès a amassé un en¬
semble de documents, dont les dis- ,
eussions récentes montrent toute
l’actualité. Ce simple et rapide
énoncé suftit à établir que le nouvel
ouvrage de M. Cabanès est digne de
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STATUE DU PROFESSEUR ALBARRAN
La statue du Professeur Albarran à Sagua-Ia-Grande.
Les hommes sont rares à qui leurs contemporains naires a lui valut un prix de la Faculté. Chef delà clinique
firent le magnifique hommage de dresser une statue de des maladies des voies urinaires en 1 890, deux ans après
leur vivant. Le corps médical tout entier a le droit il est professeur agrégé. Sa nomination comme chirurgien
d’être fier que cet honneur exceptionnel ait été rendu à des hôpitaux date de 1894. Enfin, depuis 1906, il est pro-
l’un de ses membres : un peu de cet honneur rejaillit sur fesseur de la Clinique des maladies des voies urinaires,
chacun. Récemment, tm monument « à Joacquin Second titulaire de la chaire, il succédait à sou maître,
Albarran, fils préféré de Sagua, » a été érigé eu un lieu le professeur Guyon, qui par ses travaux en avait rendu
public de cette ville, sa patrie d’origine, la France étant la création nécessaire et l’occupait avec un éclat mondial
sa patrie scientifique. * depuis 1877.
Joacquin Albarran naquit le 22 août 1860 à Sagua- Spécialisé dans une partie delà grande science médicale,
1 a-Grande, port de la côte nord de l’île de Cuba, à l’ouest Albarran sut montrer dans le domaine qu’il s’était
de la Havane. Il commença ses études médicales à la choisi l’étendue de son esprit ; il fut autant médecin et
Havane, les continua à Barcelone, où, en 1877, il fut pathologiste fécond qu’habile et adroit chirurgien,
nommé licencié de médecine. Très jeune, il vint à Paris, Et ceci est amplement prouvé par la liste de ses tra-
oii bientôt il suivit le service du professeur Guyon. Sa vaux didactiques gravée au socle du monument repré¬
carrière fut brillante et rapide. Nommé interne des sentant Albarran assis dans une pose professorale, le
hôpitaux eu 1884, il fut interne médaille d’or en clii- front haut, le regard vivant, le geste précis et explicite,
rurgie en 1888-1889. Sa thèse sur « les reins des uri- l^il^ L.-A. Grey.
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DIÉTÉTIQUE COMPARÉE ET PRATIQUE
Lundi. Huit heures matin. Malades au régime
Dysp. cur. I Anokex. I ESTIiR. I Obés. I PALUI).
PotaRC Potage Panade. I.alt écrémé Lait pur
à la crème au 350 grammes 350 grammes
d’avome. 1 Racahout. | | Café 75». 1 de sélection
Repas de midi. Non malades
:<> Omelette Poitlard ;
3" Gigot de pré-salé à l'anglaise, froid
3" Salade Parmentier ;
40 Port-Salut ;
5“ Oranges. Noix.
Malades au régime
1“ Plocons au çotiron mousseux ;
2“ Soufflés mignons ;
3“ J ambon d’York en daube ;
40 Chicorée passée ;
5» Mont-Oore ;
6° Fruits. Confitures.
Malades au régime
Macaroni 3" Macaroni 3“ Macaroni
Petit suisse 5” Petit Suisse S” Petit Suisse
Caisse Caisse Caisse Pommes Caisse
Pompon. Pompon. Pompon. cuites Pompon.
Panade. — • lîau, 450 grammes; pain commun, 80 à
loi) grammes, sel; quantité suffisante ; cuisson, quarante
minutes, sur feu égal, passer au tamis, remettre au feu
cinq minutes, verser dans une assiette chaude, ajouter
beurre fin, 40 grammes.
Cette formule ne saurait subir utilement de modifica¬
tions, ijour l’alimentation du matin.
Destinée à un repas de midi, ou de la fin du jour, ou
pourra lier avec un jaune d’œuf, et du lait.
Lait pur de sélection. — lîn thérapeutique, le lait intègre,
pur a des chances d’assimilation et de désa.ssimllation
qui sont révélées et confirmées par la tolérance qui suit
son inge.stion. En conséquence il est bon d’éprouver la
tolérance gastrique de chaque malade au début de toute
cure lactée, en administrant du lait de vaches connues, en
observant en même temps que le malade lui-même,
pendant deux jours ou trois, quel lait aura été suivi de la
digestion la plus parfaite.
Cette sélection faite, la cure sera poursuivie au moyen
du lait de la même vache, dont ralimentatioii quotidienne
ne devra pas varier, d’une façon sensible, ainsi que son
hygiène. Dans le traitement des affections du tube
digestif des malades atteints de paludisme, ce mode de
procéder donne des résultats très favorables, au point de
vue de la diurèse et des fonctions hépatiques.
Omelette Poularil. — Battez séparément six blancs,
six jaunes d’œufs ; dans une poêle bien nette, ayez du
beurre bien chaud, dans laquelle vous verserez le mé¬
lange fait au dernier moment des blancs et des jaunes
bien battu et salé.
Durant la cuisson soulevez avec une fourchette, sans
arrêt et quand la niasse va « se prendre» ajoutez du
beurre en morceaux gros comme des noisettes, jusqu’au
moment de plier l’omelette, en la versant sur un plat
chauffé à l’avance. Dorée, légère, onctueuse elle devra
être très aérée, et savoureuse.
Étant donnée la valeur iptritive de l’œuf, son emploi
dans les régimes semblerait indiqué. Il en est différem¬
ment dans la diététique pratique des troubles de la nu¬
trition et du système nerveux.
Qu’il entre dans la confection d’un grand nombre de
préparations culinaires des grands repas, — potages,
sauces, entremets, — ce .'•era au jioint de vue régime le
meilleur rôle de l’œuf. MaLs, «en nature», pour constituer
un plat, il n’est pas aliment de choix. On ne saurait le
mettre dans les menus quotidiens, tout au plus le pourrait
on une fois par semaine.
Qigot de pré-salé à l’anglaise. — Foncer une jambon-
nière en carottes, navets, oignons, bouquet bien garni,
quelques grains de poivre, de l’eau jusqu’à moitié. Cuis¬
son à feu vif, une heure.
Cousez un gigot bien à point, dans une toile à
mailles larges, et plaeez-le dans la cuisson, en lui accordant
quinze minutes par livre, au feu. Cuisson obtenue, séparer
le gigot et le placer au garde-manger, dans un plat où
sera recueillie une gelée jusqu’au lendemain.
Dans les régimes surveillés, cette coctiou se recom¬
mande par la saveur qu’elle donne à la chair du mouton,
par la stérilisation qu’elle détermine et par son action
sur la graisse qu’elle entraîne hors des tissus.
Enfin, consommé froid, le gigot à l’anglai.se est très
goûté des malades, et sa mastication est plus facile à
obtenir que celle du gigot rôti, même bien à point.
Potage grains grillés. — Une cuillerée à bouche de
farine de grains torréfiés de seigle et de froment, délayée
avec un quart de litre de bouillon de légumes, pour une
cuisson prolongée, de quinze à vingt minutes, saler, et
mettre au dernier moment une ou deux cuillerées de lait,
et du beurre fin, 1 5 à 25 grammes.
Ce potage n’offrepas d’éléments defermentiscibilitéaux
voies digestives affectées d’une façon chronique de ce pro¬
cessus pathologique.
En principe, les potages imposés par esprit de régime
doivent être consommes par doses très fractionnées,
.ùussi, est-il important d’obtenir des malades que l’in¬
gestion des potages soit faite au moyen d’une cuillère à
café, et non d’un modèle plus grand.
Plstoles en compote. — Les petites prunes d’Algérie
désignées ainsi composent un entremets très utile, par
ses qualités rafraîchissantes. Les mettre à l’eau froide,
tremper douze heures, puis renouveler l’eau pour débar¬
rasser les pistoles de toute impureté.
• Les cuire à l’eau, 30 minutes environ, les édulcorer fort
peu, avec miel et sucre. Les servir froides, comme des.sert.
On les passera au tamis pour certains malades délicats,
et suspects de ne pas bien mastiquer leurs aliments.
Potage Flocons au potiron mousseux. — Cuire quel¬
ques minutes des flocons de riz dans l’eau obtenue du po¬
tiron mis au feu, avant de le passer.
Les flocons de riz ainsi cuits, incorporés dans le potage
au potiron ne réalisent pas qu’une variante. Ils rem¬
plissent un double but, car ils nourrissent, et retardent
utilement dans la ùoKc/icl’ingestiou dupotage, toujours trop
vite dégluti, pour la susceptibilité de certains estomacs.
Mignonssoufflés. ■ — Dans une casserole, mettre 2 50 gram¬
mes d’eau, 75 grammes de beurre, et sel, porter à ébulli¬
tion, ajouter 125 grammes de farine de gruau, dessécher
la pâte sur le bord du feu, après quoi, la retirer pour y
incorporer 4 œufs, qu’on travaillera sans repos. Coucher
sur une plaque à four, faire des fractions de la pâte
obtenue, grosses comme un œuf, à des distances suffisantes ;
dorer et piquer sur chacun des petits cubes de fromage de
Gruyère. Placer au four pour souffler, 15 à 20 minutes.
Pour huit personnes.
Macaroni émeraude. — La cuisson d’une ration do
macaroni obtenue à l’eau bouillante salée, mettre à
égoutter et au chaud ; d’autre part, passer au tamis de
la chicorée après grande cuisson, et composer un mé¬
lange, à la dernière minute, avec du beurre chaud, dans
la proportion d’une cuillerée à bouche de chicorée, pour
cinq à six cuillerées de macaroni.
Cette façon n’a pas pour but unique de varier la saveur
d’un aliment quotidieiinement au menu de certains
régimes, sous la forme macaroni ou sous celle d’autres
pâtes, nouilles, nouillettes: elle permet d’initier certains
malades, remis de troubles intestinaux, gastro-intesti¬
naux ou hépatiques, aigus, importants, à une alimen¬
tation comportant les legumes. En procédant ainsi, ou
éprouve sans risque la susceptibilité des muqueuses, les
fonctions hépatiques.
Caisse pompon. Dans une forme en porcelaine allant
au feit, mettre œuf, un jaune, sucre vanillé, une cuillerée
à bouche rasée, lait 75 grammes, placer au four, au bain
marie et protéger la cuisson par un couvercle.
Lai.sser refroidir dans la forme, et couvrir la crème
d'une épaisseur aussi copieuse que possible de fruits cuits
en marmelade, tels, 'que abric-ot.s, poires, pistoles, pru¬
neaux, pommes ou poires.
IF Léon Derëcq. M. G. Gallois.
— 677 —
— XX —
Un Nouveau procédé très simple et très précis
POUR
V Analyse des Urines
de l'urine (sucre et albumine), loi est le but des Trousses
Dosurine dont on signale, d’autre part, l’intOressanle
l'rosentéos sous la forme d’élcigants porlofouilles, pou¬
vant ôtre faoiloniont mis dans la pocbe, ces trousses ren¬
ferment les tubes et ampoules il réactifs nécessaires pour
cha(|ne opération d'analyse. ICIles pormeUcnt, en doux
minutes, avec (pndiiiics gouttes (t'urine, d’ôtre très exactc-
Lcs nombreux médecins qui en ont essayé l’emploi ont
été unanimes à fain! l’éloge de leur commodité et de leurs
rigoureux résultats. Tout d’abord, au cours d’une visite ou
d’une consultation, elles donnent au praticien la facilité
d’être immédiatement renseigné sur la composition de
Turino et de pouvoir instituer, sans plus attendre, la thé¬
rapeutique qui convient. En outre, elles lui rendent
aisément généralisables les analyses urologiques, demeu¬
rées jusqu'ici le monopole des pharmaciens.
D’autre part, en raison de leur utilisation extrêmement
rendre compte, aussi souvent qu'il conviendra, des varia¬
tions do composition do leurs urines. 11 leur sera dès lors
loisible de surveiller de très près leur alimentation,
de contrôler Tinlluenco do tel ou tel mots sur le taux do
leur sucre ou de leur albumine, enfin do faire appel aux
soins médicaux dés que ce taux aura subi une élévation.
Ces Trousses urologiques apparaissent donc, à, tous
égards, comme do triis précieux collaborateurs pour le
médecin. En dehors de l’exactitude absolue de leurs résul¬
tats, elles présentent encore l’avantage d’une grande modi¬
cité de prix: chaque analyse revient a environ 0 fr. 25.
Cos trousses existent sous trois modèles dilfèronts :
2» TROUSSE A. “ La Dosurine ", destinée k doser
l’albumine contenue dans l’urine ;
3“ TROUSSE D " La Dosui-inet ’’ de.sLinéo h doser
la quantité do sucre (glucose).
Le prix do chaque trousse est do 5 francs (franco 5 fr. 30).
— Ampoules do renouvellement ; la boîte de 10, 2 fr. 50
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Alcool . . 50 —
lîau distillée . 450 —
Biiodurc de mercure .... 0,10 ce.
lodttre de potassium. Q. S. i)our dis-
A chaque tétée on lave le mame¬
lon à l’eau bouillie pour enlever
toute trace de la solution précédente.
(I,EPAGB.)
Teinture dé bénjoin.
Eau de roses . 40 grammes.
Glycérine . ao —
Borate de soude . 8 —
Teinture benjoin . la —
Imbiber de cette teinture im linge
fin et laisser à demeure sur le mame¬
lon.
(Marpan.)
GALACTOGÈNES
Qaléga.
I “Teinture de galéga .. 300 grammes.
Sirop de sucre . 80 —
Teintiure de fenouil . 30 —
P. S. a. un élixir. Un verre à li¬
queur après un repas, deux à trois
fois par jour.
3“ Extrait aqueux sec de galéga. o8»,ao
Poudre de guimauve . o«oi
Sirop de guimauve . Q. S.
P. s. a. rme pilule; n“ 50. On eu
prescrira de 5 à 1$ par jour.
3“ Extrait de galéga. . 50 grammes.
Sirop simple . i 000 —
P. s. a. un sirop composé. En pren¬
dre quatre à cinq cuillerées à soupe
par jour.
(Carron de ea Carrière.)
4“ Extrait de galéga 10 grammes.
Eactophosphate de
Teinture de fenouil . 10 —
Sirop de sucre . 400 —
P. s. a. un sirop composé. En don¬
ner de quatre à huit cuillerées à
soupe par jour.
Ortie.
Extrait d’ortie . aoo grammes.
Sirop simple . i 000 —
P. s. a. un sirop composé de
quatre à cinq cuillerées à soupe par
INSOMNIE
DES NEURASTHÉNIQUES
Prendre le soir une des pilides
suivantes :
Sulfate de quinine! . i gramme.
Acide arsénieux . o'^So
Extrait de clianvre indien. 0^,50
Extrait de poudre de racine
de valériane . Q-S.
Pour 30 pilules.
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CATARRHE INTESTINAL
Carbonate de bismuth . 5 grammes.
Huile de ricin . 30 —
îlixturc gommeuse ... 70 —
P. 6. a. Eu prendre 3 cuillerées à
café par jour avant le repas.
(Koeiscii.)
LARYNGITE RUBÉOLIQUE
Antipyrine . o^as
Bromure de potas-
Sirop de pavot . 10 grammes.
Mixture gommeuse ... 60 —
P. s. a. une potion à donner par
cuillerées à café toutes les deux
heures.
(Bing.)
CONTRE L’OBÉSITÉ
Vinaigre scilliüque . aoo grammes.
lodm-e de potassium. . 10 —
P. S. a. Pour frictions sur la paroi
abdominale.
{Jotirn. de médecine de Paris, }
NOUVELLES
Association générale des médecins de France.
Assemblées générales
Les Assemblées générales de l’Association générale
des médecins de Prance viennent d’avoir lieu, l^a
première — le matin — était une assemblée extraordi¬
naire exclusivement consacrée à la révision des statuts.
L’assemblée a décidé qu’il y avait lieu de supprimer dans
les statuts tous les articles relatifs à la Société centrale,
cette Société devant être considérée comme une Société
locale ordinaire. Toutes les modifications statutaires
proposées par le Conseil général en vue de la création
et de l’agrégation d’une seconde Société à Paris, sous le
nom de « Société métropolitaine », n’ont donc pas eu à
être discutées, plusieurs sociétés étant susceptibles
d’exister désormais dans le département de la Seine,
comme dans les autres, sous réserve de leur agrégation
à r.A. G. par le Conseil général.
Le vüéu de la Société de Seine-et-Oise demandant la
suppression, dansles statuts,-deralinéa suivant : « I<e but
de l’Association générale est... de maintenir par son
influence moralisatrice l’exercice de l’art dans les voies
utiles au bien public et conformes à la dignité de la pro¬
fession », a été repoussé. Cet alinéa continuera donc à
figurer dans les nouveaux statuts.
L’Assemblée annuelle de l’après-midi a entendu la
lecture d’une lettre collective des membres démission¬
naires du Bureau — tout le bureau, moins M. Lande et le
trésorier — et du Conseil.
Ont été nommés ;
Vice-présidents : MM. BeUencpntre, Gairal et Gassot.
Secrétaire général : M. Levassort.
Secrétaires des séances : MM. Hiard et Watelet.
Archiviste ; M. Dépassé.
Membres du Conseil général: MM. Bail, Bilhaut,
Boudin, Bouland, Butte, Clauzel-Vialard, Dignat, Piquet,
Vimont, de Paris ; Barbanneau (Vendée) ; Bauzon
(Saône-et-Loire) ; Dcngler (J ura) ; Saquet (Loire-Infé¬
rieure).
Soit 1 7 membres nouveaux.
L’Assemblée a voté 14 pensions (9 à 800 fr. et $ à
i.ooo fr) et 2 suppléments de pension de 200 francs.
D’importantes questions ont été discutées. Le projet
de création par l’A. G. d’une caisse spéciale d’assurance-
déeès a été renvoyé à l’étude des Sociétés locales.
L'Assemblée a approuvé le principe d’un projet de
Société de secours mutuels pour les femmes de médecins,
société qui — indépendaute de l'A. G. — pourra béné¬
ficier des avantages créés par la loi de 1898. Il a été décidé
qu’on ne devait créer pour le moment qu’une Société
unique en Prance.
La question des retraites de droit et de la convention
de l’A. G. avec la Mutualité familiale du corps médical
français a fait l’objet d’une importante discussion. Les
Sociétés locales qui le désireront verseront annuellement
à la caisse des fonds généraux une somme de o fr. 80 par
sociétaire. Ces fonds serviront à aider les confrères qui
verseraient à la Mutualité familiale des cotisations en vue
d’une pension ne dépassant pas 360 francs. Le Conseil
général, de son côté, va étudier si l’A. G. ne doit pas
subventionner d’autres oeuvres analogues.
Les honoraires des expertises médico-légales, les
médecins de colonisation, les fiches sanitaires scolaires
ont été également l’objet d’intéressants rapports.
Le nouveau Conseil s’est réuni le lendemain et a décidé
qu’ime élection présidentielle aurait lieu le dimanche
18 juin dans les 93 Sociétés locales, pour élire un prési¬
dent en remplacement de M. L. Lereboullet, démission-
- XXII
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- XXIII -
NOUVELLES {Suite)
Service de la vaccination à Paris. • — Par arrêté du
Préfet de la Seine, sur la proposition du Directeur des
Affaires municipales, les médecins titulaires du service
de l’Assistance publique dont les noms suivent sont dési¬
gnés pour remplir les fonctions de médecin vaccinateur,
savoir :
i" Arrondissement. — MM. Richard (Emest), Man-
heimer-Gommès, Vincent, Wildenstein.
2^ Arrondissement. — MM. Pascalis, Eamouroux, Sébil-
latte.
30 Arrondissement. — MM. Ring, Dupuy, Giraud,
Viaineiu, Wateau.
4® Arrondissement. — MM. Bloch (Gabriel), Carpen¬
tier, Fourier, Garnier, Gerson, Malbec, Picard (Georges),
Vigouroux, Virey, Rabant.
5» Arrondissement. — MM. Rollin, Planés, Mallet
(Henri- Paul), Kortz, Renault, Pelisse, Joly, Demay.
6® Arrondissement. — MM. Guillier, Ganja, Chau¬
mont, Bâtisse, Netter, Lévy, Dobligeois.
7®^ rrondissement. — MM. d’Aurelles de Paladines, Villy,
Cliampion, Chirié, M”»® Dautremer, MM. Mercereau,
Tolédano, Demaldent, Blondin, Cayrol.
8® Arrondissement. — MM. Papillon, Peltier, Billon.
g® Arrondissement. — MM. Frasey, Daskine, Poupon,
Goizet, Main, Isidor.
ter- Arrondissement. — MM. Barbulée, Fi.ssiaux, Rotillon,
Hennoeque, Mathieu (Achille), Ungauer, Fiole, Bloch
(Isidore), Mathieu (Félix), Merklen (Prosper), Archam¬
bault, Narboni, Thébault (Victor), Eafond.
1 1® A rrondissement. — MM. Droubaix, Redit, Dubrueil,
Montignac, Bourdier, Netter (Georges), Calmeau, Giaco-
metti, Bidel.
12® Arrondissement. — MM. Yvon, Janot, Schraeder,
Zibelin, Gourichon (H.), Gourichon (E.), Abramoff, Dau¬
phin, Friedel, Quentin, Carel.
1 3® A rrondissement. — MM. Eaurent, Gresset, Bichon,
Floraiiq^Dambies, Huard, Mallet (Jean), Morin, Biard,
Froment, Bochory, Dreyfus, Oguse, Poisson.
14^ Arrondissement. — MM. Meurisse, Besson, Eafount,
Geny, Chevet, Besson (Y. B.), Descouleurs, Mallet,
Forestier, Dezille.
15® Arrondissement. — MM. Dufour, Fachatte, Chas-
tenet, Foumioux, de Pradel, Acheray, Puech, Ricapet,
Eecacheur, Regimbeau, Presle, Beauvy, Bertrandon,
Guillemin.
16® Arrondissement. — MM. Audard, Bertrand, Du-
fournier, Sainturet, Teisseire.
17® Arrondissement. — MM. Estrabaut, Héron de Ville-
fosse, Bourdin, Housquains, Demay (François), Eaffitte,
Mme Peltier; MM. Aubert, Hurtaud, Pottier, Weill (Eéon).
18» Arrondissement. — MM. Comil, Delarue, Barrault,
Journiac, Saintu, Cange, Bois, Bouniot, Hamnide, Thil,
Gougelet, Tournier, Serré, Amoux, Darin, Haury,
Henriot.
19e Arrondissement. — MM. Braunberger, Bricet, Cal-
ton, Delmond-Bebet, Eabady, Laurent (Emile), Lazard,
Eebas, Pascaud, Picard (Louis), Sangline, Thibault
(Robert), Theulet-Luzié.
20® Arrondissement. — MM. Laloy, Monjoin, Daily, Le
Mière, Sainmont, Vildermann, Cart, Carlet, Jay, Bal¬
louhey, Faucillon, Bail, Oppgnheim, Beauvillard, Robert,
Lavie.
Concours de la Société d’hygiène de l’enfance. — La
Société d’hygiène de l’enfance met au concours la ques¬
tion suivante pour jgii : Les cantines scolaires. Leur
utilité. Que doivent-elles être?
I.es manuscrits seront reçus jusqu’au 3 1 décembre 1 9 1 1 .
Pa.ssé cette date, aucun mémoire ne sera admis.
Ils devront être inédits et écrits en français, allemand,
anglais, italien ou espagnol.
Ils tie seront pas signés, mais porteront en tête une devise
ou épigraphe reproduite sur enveloppe cachetée, conte¬
nant le nom et l’adresse de l’auteur. Tout auteur qui se
fera connaître sera exclu du concours.
Les mémoires ne sont pas rendus ; ’mâme non primés,
ils deviennent la propriété de la Société et ne peuvent être
publiés par leurs auteurs. I.a Société se réserve de tirer des
meilleurs travaux la matière d’une brochure de propa¬
gande et d’enseignement.
Les prix seront décernés en 1912, dans la séance pu¬
blique annuelle. Ils consistent en médailles d’or, de ver¬
meil, d’argent, de bronze et en mentions honorables.
Adresser les mémoires avant le 31 décembre 1911, au
Président de la Société d'hygiène de l’enfance, 10, rue
Saint- Antoine, Paris, 4’.
Population de l’Université de Vienne. — Pendant le
semestre d’hiver 1910-191 1, l’Université de Vienne a été
fréquentée par 9 922 auditeurs.
La Faculté de Médecine a compté 2 206 auditeurs ordi¬
naires (dont 96 Dames), 77 auditeurs extraordinaires
(dont 2 Dames) et 302 s fréquentants ».
Voyage d’études en Scandinavie. — Le huitième
voyage de perfectionnement scientifique et médical
organisé par l’enseignement médico-mutuel interna¬
tional aura lieu du 12 au 30 août en Scandinavie (Dane¬
mark, No>vège, Suède). Il coïncidera avec la première
session annuelle de l’Association.
Iv’itinéraire adopté est le suiv'ant : Hambourg, Altona,
Kiel, Korsor, Copenhague, Skodsborg, Klampendorg,
Copenhague, Elseneur, Gottborg, les chutes de Frolcet-
tan. Christiania, Myrdal, Flaam, le Sognefjord, Gudwan-
gen, Stalheim, Voss, Bergen, le Hardangerfjord, Odde,
Eide, Christiania, Holmenkollen, Friksta, Hoping,
Stockholm,! Upsala, le lac Mœlar, Katriuehohn, Mjolby,
Luiid, Trelleborg, Sassnitz, Stralsund, Berlin.
Pour faciliter le voyage, le départ se fera en groupe de
Paris par voitures rapides directes ; et le retour de Berlin
pourra s’effectuer à volonté avec des billets individuels à
durée facultative jusqu’au 1 5 septembre.
On sera à Berlin au moment des grands Congrès Inter¬
nationaux d’Oto-rhino-laryngologie et des « Gouttes de
Lait ». Ce sera également l’époque où l’Exposition Inter¬
nationale d’Hygiène de Dresde battra son plein.
Société belge d’hydrologie. — Cette société récemment
ondée compte déjà 150 membres et le bureau a été der¬
nièrement constitué :
Président : D® Mœller, de Bruxelles ; vice-présidents ;
D® Zerwagne, député, et Délayé, pharmacien des hospices
de Liège ; secrétaire : D® Malcens, médecin de la Maison
du Roi ; trésorier : D® Wybauw, de Spa.
Un annuaire renseignant sur les stations, plages, et villé¬
giatures belges va bientôt paraître.
Vacance d’une place d’auditeur au Conseil supérieur
d’hygiène publique de France. — Une place d’auditeur
au Conseil supérieur d’hygiène publique de France est
déclarée vacante et il y a lieu de pourvoir à la nomina¬
tion d’un auditeur.
D’après le règlement intérieur du conseil supérieur
appelé ù établir une liste double de p)réseutation de
candidats, la pjrésentatiou pour la place déclarée vacante
sera faite en faveur d’un docteur en médecine.
Coiiformémcut à l’article 5 du décret du 18 dé¬
cembre 1902, les candidats sont invités à produire leur
demande, accompagnée de leurs titres, avant le
15 mai 1911, au ministère de l'intérieur (direction de
l’assistance et de l’hygiène pmblique, 4® bureau).
— XXIV —
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fique de la Tuberculose, par
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Édition française parle D‘' Béopoed
DE Reynier. 1911, i vol.gr. in- 8 de
272 pages avec figures et planches.
6 fr. ( J. -B. Bailliùrcct fils, éditeurs
à Paris).
Attivazione del veneno di cobra
permezzo dei sieri dei tuber-
COlosie. 1911.Gr. in-8, 30 pages.
(Extrait du journal II Policlinico,
à Rome).
Le Choléra asiatique dans l' hô¬
pital national grec de Yédi-
Coulé pendant la dernière
épidémie (Octobre i9iO-Jan-
vier 1911), par le D' Eveepidiîs.
1911. in-8, 16 pages. (Imprimerie
A. Chrislidis, à Constantinople).
Manuel de culture physique,
par le D' C.-C. PAGÈS, 1911. Un
vol. in-i8 jésus, cartonné, avec
86 figures dans le texte. 3 fr. 50.
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Formulaire. Consultations mé¬
dicales et chirurgicales, par
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MER, VanvERTS, de la Faculté de
Médecine de Lille, 5' édition, revue,
corrigée et augmentée. — 1911,
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de régime.
Grand Hôtel des Bains. — i®' ordre. Électricité. Salie de
bains. Garage avec boxes. Téléphone.
Vichy.
Nouvel Hôtel. — i®' ordre. Sur le parc. En face de l’établis¬
sement. 250 chambres. Appartements avec salle de bains.
Lavabos à eau diaude et froide. Tables de régime. Orchestre.
LA PRATIQUE DES MALADIES DES ENFANTS
DIAONOSTIC ET THÉRAPEUTIQUE
Maladies du Cœur et des Vaisseaux, du Nez, du Larynx,
des Bronches, des Poumons, des Plèvres et du Médiastin
PAR LES DOCTEURS
MOUSSOUS I H. BARBIER 1 GUINON | HALLÉ
Profesaeur à la Faculté | Médecin | Médecin I Médecin
de médecine de Uordeaux. | de rilôpilal Ilérold. 1 de l'ilàpital Trouaietu. | des Hôpitaux de Paris.
ZUBER ARMAND DELILLB | AUDEOUD BOURDILLON
Anciens chefs de clinique infantile | Privat-Docents
h la Faculté de médecine de Paris. | i la Faculté de médecine de Genève.
1911. ün volume grand ia-8 de 702 pages avec 103 figures. Broché, 16fr. — Cartonné, 17 fr. 50
-XXV —
Hôpitaux de Paris. — Médecins
DES HOPITAUX. — Séance du 3 mai.
MM. Rivet, 18; Fiessinger, 15;
Iiouste, 18 1/2.
Séance du s mai. MM. Trémolières,
19 ; Moutier, 14.
Séance du 8 mai ; JiM. Nattan-
Larricr, 18 ; Paisseau, 17 ; Sezary, 16.
Chirurgiens des hôpitaux. —
Séance du 3 mai: MM. Marcille, 19 ;
Grégoire, 19 ; Cauchoix, 14.
Séance du 5 mai : MM. Mercadé,
16; Martin, 15 ; Hallopeau, 12.
Séanee du 8 mai : MM. Geriiez, 1 8 ;
Sauvé, 15 ; Mathieu, 14.
Ophtaemoeociste des hôpi¬
taux. — Séance du 5 mai. MM. Cou-
tela, 19; Magitot, 19 ; Cerise, 19.
Séance du 8 mai. MM. Joseph, 18;
Cantonnet, 19.
Accoucheur des hôpitaux. —
Le jury est provisoirement composé
de MM. Lucas-Championnière, Pi¬
nard, qui acceptent ; Potocki, Bouffe
de Saint Biaise, Chanipetier-de-
Ribes, l’ierre Marie et Marion, qui
n’ont pas encore fait connaître leur
acceptation.
Hôpitaux de Province. - — PIopi-
TAI, Saint-Joseph de Lyon. —
Concours d’internat. — Le jeudi 29
juin 191 1 aura lieu, à l’hôpital Saint-
J oseph de Lyon, rue Parmentier, 7,
devant le Conseil d’administration,
assisté d’un jury médical, un con¬
cours public pour la nomination de
trois élèves internes nécessaires au
service de l’hôpital. Ils seront nom¬
més pour deux ans.
Les candidats devront se faire
inscrire au secrétariat de l’hôpital
jusqu’au 27 juin inclus.
Concours d’externat. — Un con¬
cours pour la nomination d’élèves
externes nécessaires au service de
l’hôpital, et dont le nombre pourra
varier de cinq à sept, aura lieu le lun¬
di 10 juillet 1911, Les inscriptions
seront reçues, 7, rue Parmentier,
jusqu’au 8 juillet inclus.
Hôpitaux de Lyon. — Concours
d’externat. — Le lundi 26 juin 191 1,
il sera ouvert un concours [pour la
nomination d’externes des hôpitaux
appelés à faire le service de médecine
et de chirurgie dans les établisse¬
ments de l’Administration.’
Le nombre des externes à nommer
sera fixé à la fin du concours.
Ce concours aura lieu à l’Hôtel-
Dieu ; il comprendra trois épreuves.
Première épreuve : question d’ana¬
tomie topographique et descriptive
et de physiologie à traiter par écrit ;
«leuxiènic épreuve: description des
symptômes d’une maladie de chi¬
rurgie et de médecine à eximser de
vive voix; troisième éiireuve ; épreuve
orale et épreuve pratique de petite
chirurgie.
Les candidats devront se faire
inscrire à l’administration centrale
des hospices. Le registre d’inscrip-
LA VIE MEDICALE
tion sera clos le samedi 10 juin 191 1
à 1 1 heures du matin.
Ministère de l’Intérieur. • — Un
concours pour dix places de rédac¬
teur au ministère de l’Intérieur aura
lieu le 20 juillet.
Les docteurs en médecine sont
admis à concourir.
Le Journal officiel du 4 mai 1911
publie, pages 3525 et 3520, les condi¬
tions de ce concours.
Concours du prosectorat. — Ques¬
tions posées à l’épreuve écrite.
Anatomie : Arrière- cavité des
épiploons.
Histologie : Glandes de l’estomac.
Physiologie : Innervation motrice
et secrétoire de l’estomac.
Pathologie : Diagnostic et trai¬
tement du cancer du pylore.
Concours de l’adjuvat. — Questions
données à l’épreuve écrite :
1“ Artères de la jambe depuis
l’interligne articulaire jusqu’aux
malléoles.
2“ Asphyxie.
Lecture des copies. — MJl. I.uzoir,
26; Wolfrom, 24; Brocq, 21 ; Lorin,
20; Mutel, 20; Vireuque, 19 ; Monod,
19; Séjournet, 18 ; Métivet, 17.
Concours pour les prix des Internes
en pharmacie. — Le concours an¬
nuel pour les prix à décerner à
MM. les élèves internes en phar¬
macie des hôpitaux et hospices .sera
ouvert le mardi 6 juin 1911, à midi,
dans la salle des concours de l’admi¬
nistration, rue desSaints-Pères,n‘>49.
MM. les interaes en pharmacie
sont prévenus qu’en exécution des
dispositions du règlement général
.sur le service de santé, tous les
internes en pharmacie des hôpitaux
et ho.spices sont tenus de prendre
part i\ ce’concours, sous peine d’être
considérés comme démissiounairc.s,
et, comme tels, d’être privés du
droit de continuer leur service dans
les hôpitaux.
Ils devront, en conséquence, .se
faire inscrire à l’administration cen¬
trale (service du personnel), de
onze heures à trois heures, du lundi
8 mai au samedi 20 du même mois.
Écoles de médecine. — Reims. — -
Par arrêté ministériel eu date du
2 mai 191 1, les professeurs, les char¬
gés de cours et suppléants de l’école
préparatoire de médecine et de phar¬
macie de Reims, pourvus du grade
de docteur ou de pharmacien de pre¬
mière classe, sont convoqués le jeudi
i8 mai 1911, à l’effet d’élire un délé¬
gué au conseil académique de Paris,
en remplacement de M. Chevy,
admis à faire valoir ses droits à une
pension de retraite.
Angers. — M. le Df Allanic,
supiiléant des chaires de physique
et de chimie est nommé professeur
de chimie et toxicologie, en rempla¬
cement de M. A. Tesson,
M. le D’' René Tesson, suppléant
des chaires de pathologie et de cli¬
nique chirurgicales et de clinique
obstétricale, est prorogé dans les-
dites fonctions jusqu’au 31 octo¬
bre 1912.
Concours d’inspecteur général ad¬
joint des services administratifs. —
Un concours pour l’admission à
l’emploi d’inspecteur général adjoint
des services administratifs, docteur
en médecine ou technicien d’une com¬
pétence spéciale en matière d’hy¬
giène publique, ou de service sani¬
taire (exécution de l’article 6, § 3
du décret susvisé du 20 décembre
1907), s’ouvrira à Paris, au minis¬
tère de l’intérieur, le 26 mai ign.
Les concurrents devront adres.ser
leur demande de participation aux
épreuves du concours au pré.sidcnt
du conseil, ministre de l’intérieur,
qui leur fera connaître si elle est
agréée. Cette demande devra être
accompagnée de toutes les pièces
énumérées dans l’arrêté ministériel
susvisé du 24 janvier 191 1, inséré au
Journal officiel du 26 janvier.
I.es demandes seront inscrites
au ministère de l’intérieur, secréta¬
riat de la direction du contrôle et de
la comptabilité, 1 3, rue Cambacérès,
avant le 16 mai inclus. Le nombre
des iilaces mises au concours est
fixé à une.
Le Dr Philibert victime d’un acci¬
dent d’automobile. — Le D' Phili¬
bert se trouvait dans un auto-taxi
place de la Concorde. Une collision
s’est produite entre l’auto-taxi et
un tramway. Il a été grièvement
blessé par des éclats de verre et
fortement contusionné.
Œuvre des sanatoriums popu¬
laires de Paris. — L’assemblée géné¬
rale de l’œuvre des sanatoriums
populaires de Paris (sanatorium de
Bligny) se réunira sous la prési¬
dence de M. le prince Auguste
d’Arenberg le lundi 1 5 mai ù quatre
heures, salle des Agriculteurs de
P'rance, H, rue d’Athènes.
Médecin frappé par un détenu. —
Le D' Chevallier, maire de Segré,
ayant été commis par le parquet
I)our examiner l’état mental de
Louis Guérin, âgé de dix-neuf ans,
incarcéré pour vagabondage, se pré¬
parait ù soigner le détenu, quand
celui-ci se jeta sur lui et le frappa
d’un violent coup de poing.
Mariages. — ^I. le IF Giraud et
Mlle Jlarie Cosson. — M. le méde¬
cin-major Bordet et Mlle Pitrat. —
M. le capitaine Emile Voinier et Mlle
Elisabeth Rémy, fille du Dr Reniy,
profes.seur agrégé à la Faculté du
Nancy. — M. le £)' Marcel Fourgons
et Mlle Isabelle Faure.
Nécrologie. — Df Paul Bitot (de
Bordeaux). — IF Cat (de Saint-
Marcel).
— XXVI —
SOMMAIRE du N“ 22
Doptkr . — La fièvre de trois jours ou la fièvre à pappatacis . . 49q
Lesieur et P. Privey. — De l'albumoptysie . 5o4
PARisEr . . — Direction de la cure hydrothérapique des cardiaques . 5io
ActuALiTÉs MÉBicALES. — Lcs dérivés salicyliques inodores pour l’usage externe. — Péritonite partielle par sta¬
gnation fécale. — Sur l’état mental consécutif à la compression des lobes frontaux du cerveau. — Les épithé-
liomas kystiques de la glande mammaire. — Les frottements sous-scapulaires . Siq
Sociétés savantes.... — Académie des sciences. — Académie de médecine. — Société de neurologie . Siy
La Vie .médicale a l’Ltranoer, par le D' Henry . SiS
Libres propos : Le danger des compétences, par le D' Linossier . III
Chronique médico-littéraire : Cinq semaines en Egypte, par le Dr André Ca.stex . V à XI
Art et médecine : L’Hôtel-Dieu de Beaune . XIII
La médecine humoristique, par Daumier (Collection Hartmann' . . XVII
Diététique : Régime des enfants arthritiques . XIX
Formules thérapeutiques ; .Stomatites . XIX
Chronique des livres : Les arythmies, par le D^ Vaquez. — Revue des médicaments nouveaux, par
le Dr Crinon . . XXI
Intérêts professionnels . XXI
Nouvelles . ; . XXIII
La vie médicale . XXV
Cours. — Congrès. — Thèses de la Faculté de Paris . XXVII
SOMMAIRE du N“ 23
VetVII
L1N0.SSIER . —Les maladies de la nutrition en igii (Revue générale) . 5iq
R. Lépine . — Une cause possible d’hyperglycémie dans le diabète . SaS
Giliiert et P. Lereboullet. — La glycosurie diabétique, son rythme journalier . 53o
Gilbert et Baudouin . — La glycémie diabétique, ses variations sous Imlluence de 1 épreuve du sucre. . . . 535
Marcel Labbé . — La ration d’entretien chez les obèses . 538
Hanriot et Partcrie.t . — La climatothérapie en Algérie . . 542
Linossier . — La radioactivité des eaux minérales . 546
Actualités médicales . — Le traitement de la goutte et du rhumatisme par le radium. — Variole blanche. 549
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Société de biologie. — Academie de medecine.
Académie des sciences — Société de chirurgie. — Société de pédiatrie . 55o
Libres propos : Les maisons ouvrière.s, par le D' J. Camus . III
Chronique médico-pédagogique : Les punitions chez les enfants, par le D' O I'ollowell .
Chronique des Livres : Les maladies de l’estomac, par le Dr Vires. — Précis d’auscultation et de percussion
du poumon et du cœur, par les Dr» Vires et Pages. — Jahreskurse fur airtzliche Fortbildung, n” d'avril. -
Formulaire des spécialités pharmaceutiques, par le Dr Gardette . . .
La médecine au Palais .
Les eaux minérales dans la littérature : Boileau à Bourbon-l’Archambault .
Revue rétrospective des eaux minérales par l'image .
Nécrologie : L’aide-major Mariette . .
Les grands médecins : Le professeur Cii. Bouchard . . . . XVII
Silhouettes médicales : Le médecin d’eaux, parle D»’ Pierre Maurel . XyiJ
Curiosités . XIX
La médecine humoristique . XXIII
Formules thérapeutiques : Traitement de la diathèse goutteuse. — Traitement du prurit des diabétiques... XXV
Diététique : Régime des diabétiques. — Régime des obèses. — Régime des goutteux . XXV et XXVII
Indications thérapeutiques des stations thermales françaises . XXIX et XXXI
Nouvelles . XXXjlI
La vie médicale . XXXV
Cours. — l'hèses de la l'acuité de Paris . . XXXVII
Thérapeutique pratique : Le Mont-Dore et les voies respiratoires — . . XXXIX
Thérapeutique pratique : La cure de diurèse à Evian . XL
XIII e
L’ARTHRITISME
SES PRINCIPALES MANIFESTATIONS
- - SON TRAITEMENT -
le MAUBAN
ANCIEN INTERNE DE
vol. in- 16, 96 pages, c
HOPITAUX DE PARIS
Clinique médicale de l’Hôtel-Dleu.
— Professeur Gn^BERT. — Samedi
13 mai à 10 h. 1/2. Leçon clinique
sur un cas d'ictère chronique spUno-
mfgalique. — Les mercredis à i o h. i ,'2,
présentation de malades. Rédaction et
correction d'ordonnances.
13 mal, à 9 lieures du soir. —
Institut océanographique, io?,
rue Saint-Jacques (Société scien-
Tieique d’hygiénk alimentaire).
— M. le D' Haniiot, professeur
agrégé à ia Faculté de médecine ;
Que devons-nous boire ?
13 Mal, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Antoine. — M. le Ui Albert Ma¬
thieu : Dilatation aigue de l’e.stomac.
13 mai, à 10 heures et demie. —
Hôpital Trousseau. — M. le
D"' Savariaud. Conférence clinique de
chirurgie infantile et orthopédie,
Tous Tes samedis.
/4 mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — Professeur Oauchec :
Hérédo-syphilis tertiaire. Localisa¬
tions cutanées de l’hérédo-syphilis.
Tous les dimanches matins.
/4 mai, à 10 heures. — Clinique
BaudelocquE. — M. le Di Couvelaire,
professeur agrégé, Conférence de
thérapeutique et de clinique obsté¬
tricales.
/5 mal, à 10 heures et demie. —
Asile Sainte-Anne. — M. le
Dr Laignel-Lavastine, professeur
agrégé : Les réactions antisociales
dans l’enfance et l’adolescence.
n mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — Professeur Gaucher.
Leçon clinique et présentation de
malades.
19 mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint- Louis. — D'Gouserot, profes¬
seur agrégé. Blastomycoses améri¬
caines; oïdiomycoses. — Diagnostic
des exascoses et leur traitement.
19 mal, à I heure i /2, — Faculté
COURS
DE MÉDEONE. — D' Bréchot, prosec¬
teur. Cours d’opérations gynécolo¬
giques. — Tous les jours.
30 mai, à 9 heures du soir. —
Institut océanographique, 195,
rue vSaint- J acques (Société scip:n-
tieique d'hygiène aliment.ure).
— M. Martel, vétérinaire inspec-
de la Seine : Les viandes, ce qu'elles
doivent être.
20 mai, à 10 heures. — Hôpital
.Saint-Antoine. — M. le IF J. Ch.
Roux : Douleurs gastriques d’ori¬
gine nerveuse.
3 Juin. — Hôpital Trousseau. —
M. le D'' Triboulet commencera le
3 juin une série de 6 leçons pra¬
tiques sur l’examen clinique des
fonctions digestives et les conti¬
nuera les samedis suivants.
S’inscrire avant le 25 mai, en
raison du nombre limité des places.
Ecole d’enseignement médical. —
Cours pratiques. — Deux séries
par an : série d’hiver, novembre et
décembre ; série d’été, mai et juin.
— La série d’été commencera le
15 mai 1911.
M. le D' Arnould : Chirurgie pra¬
tique et traumatique (douze leçons).
M. le D' Le Fur; Maladies des voies
urinaires (douze leçons).
M. le Dr Leuret : Gynécologie (dix
leçons).
M. le Dr Pierra : Pratique obsté¬
tricale (douze leçons).
M. le Dr Mayet : Chirurgie infan¬
tile et orthopédie (douze leçons).
M. le Dr d’Ayrenx : Pratique
ophtalmologique (dix leçons).
MM. les Dr» Cauzard et Faseuille :
Oto-rhino-laryngologie (douze le¬
çons).
M. le Dr Réal : Chirurgie dentaire
et .soins de la bouche (six leçons).
M. le Dr P. de Grandmaison de
Bruno ; Clinique thérapeutique pra¬
tique. Hygiène alimentaire (douze
leçons).
M. le Dr Meslay : Pathologie in¬
fantile (sept leçons).
M. le Dr Roger ; Puériculture.
M. le Dr Lenglet : Maladies de la
peau (huit leçons).
M. le Dr André Thomas : Mala¬
dies du système nerveux (huit le¬
çons).
M. le Dr Fleig : Radiologie, Ra¬
diothérapie (cinq leçons).
M. le Dr Laquerrière : Electrothé¬
rapie (huit leçons).
M. le Dr Dubois de Saujon ; Hy¬
drothérapie et physiothérapie (trois
leçons).
M. le Dr Debonuesset : Massage
(six leçons).
M. le Dr Lorrain : Méthodes géné¬
rales de laboratoire (douze leçons).
M. le Dr Philippe Rondeau : Acci¬
dents du travail.
M. Briot : Cours de physiologie
générale.
Tous ces cours se font avec dé¬
monstrations pratiques, présenta¬
tions de malades et d’instruments.
Un programme détaillé de cha¬
que cours se trouve au siège de l’as¬
sociation, 18, rue du Luxembourg.
L’enseignement pratique a lieu
dans divers hôpitaux et cliniques.
Droits d’inscription: 25 francs
pour un cours, 35 francs pour deux
cours, 50 francs pour l’ensemble des
Un droit de 10 francs sera perçu
en plus pour les manoeuvres obsté¬
tricales, pour les travaux pratiques
de radiologie ou ceux de laboratoire.
Pour tous renseignements, s’adres¬
ser au secrétariat de l’École d’en¬
seignement médical, 18, rue du
Luxembourg, tous les jours, le
dimanche excepté, de deux heures
à six heures.
AVIS
BUREAU DE RENSEIGNEMENTS GRATUITS POUR LES MÉDECINS ÉTRANGERS
Il est créé au bureau du journal Paris Médical, 19,
rue Hautefeuille, Paris, un service de renseignements
gratuits pour les médecins étrangers qui désirent avoir
des renseignements sur les divers cours ou leçons faits à
la Faculté de médecine et dans les hôpitaux de Paris.
Un médecin parlant anglais, allemand, espagnol et italien
est placé à la tête de ce service et se trouvera deux fois
par semaine, les lundis et vendredis de 4 à 5 heures, à
THÈSES DE LA FACULTÉ
Mercredi 17 mai, à une heure. — M. GlÉNArd. Sur les
propriétés physico-chimiques des eaux de Vichy. Pouvoir
catalytique. (MJI. Gautier, président ; Pouchet, Richaud
et Gougerot.) — M. Garcin. Etude critique des applica¬
tions de l’arsénobenzol. « 606 » (Pharmacologie, techni¬
ques, indications et contre-indications). (MM. Pouchet,
président ; Gautier, Richaud et Gougerot.) — M. FrÈZE.
Traitement des tuberculoses urinaires par la tuberculine.
(MM. Reclus, président ; Segond, Delbet et Pierre Duval.)
— M. Jardin. Contribution à l’étude du traitement de
la sclérose de l’oreille moyenne. (MM. Segond, président ;
Reclus, Delbet et Pierre Duval.) — M. J acq. Etude d’un
cas de symphyse médiastiiio-péricardite traitée chirurgi¬
calement. (MM. Delbet, président ; Reclus, Segond et
Pierre Duval.) — M. Laisnëy. Contribution à l’étude
de la pathogénie et du traitement chirurgical des craque¬
ments sous-scapulaires. (MM. Delbet, président ; Reclus,
Segond et Pierre Duval.)
Jeudi 18 mai, à une heure. — M. Katz* Recherches sur
la disposition de tout médecin étranger pour donner
des renseignements.
Les mois prochains de novembre et décembre 1911,
seront organisés des cours payants sur les diverses bran¬
ches de la médecine, cours qui seront faits par les assis¬
tants des professeurs de la Faculté et des médecins des
hôpitaux de Paris.
PARIS MÉDICAL
DE MÉDECINE DE PARIS
les modifications de la trompe de Fallope au cours de
divers états physiologiques. (MM. Pozzi, président ; de
Lapersonne, Bar et Terrien.) — M. ChaiNEAUX. Etude
sur la double hémianopsie corticale. (MM. de Lapersonne,
président ; Pozzi, Bar et 'ferrien.) — M. LERAT. La ré¬
troversion de l’utérus gravide et son traitement, eu par¬
ticulier par la laparotomie complétée par la ligmento-
pexie. (MM. Bar, président ; Pozzi, de Lapensoune et
Terrien.) — M. Lunck. Contribution à l’étude de l’opo¬
thérapie mammaire dans les hémorragies et dans le
fibrome de l’utérus. (MM. Gilbert, président ; Albert
Robin, Richaud et Nicloux.) — M. Desvernine. L’eau
de Hammam-Sclama. (MM. Albert Robin, président ;
Gilbert, Richaud et Nicloux.) — M. HERVÉ. L’article 29
de la loi du 30 juin 1838. (MM. Gilbert Ballet, président ;
Chauffard, Claude et Balthazard.) ■ — M. Delabrou-SSE.
La cure libre de la tuberculose pulmonaire : principes,
indications, technique, résultats. (MM. Chauffard, pré¬
sident ; Gilbert Ballet, Claude et Balthazard.)
— 686 —
— XXVIII —
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
MÉDICATION PHOSPHO-CRÉOSOTÉE
Les résultats constants obtenus par <t l’Émulsion
Marchais phosplio-créosotée » dans les tuberculoses,
les bronchites, les catarrhes, les grippes, font dire
au Dr Ferrand, dans son Traité de «lécicciwe : « L’Éniul-
siou Marchais est la meilleure préparatiou créosotée ;
elle diminue la toux, l'expectoration, la fièvre et
active la nutrition » .
On l’administre à la dose de 3 à 6 cuillerées à café
dans le lait, bouillon, tisane.
COMMENT ON FAIT UNE LIMONADE PURGATIVE
Inutile de dire combien il e.st parfois difficile d’arriver à
faire accepter des enfants un purgatif. Voici une recette
de limonade purgative d’un goût très agréable et d’un
prix très modeste (30 centimes) si on la prépare soi-même.
On achète du sirop de citron. On en mélange un verre à
bordeaux avec un quart de litre d’eau. On ajoute 30 à
40 grammes de citrate de soude qui se dissolvent.
VALEUR DES SUCS DE VIANDE
Il est aujourd’hui prouvé que c’est à' l’état naissant,
c’est-à-dire au moment de son extraction à froid que le
suc de la viande crue possède sou
Le Dr J. de Rey Pailhade,
correspondant national de la
Société de thérapeutique de
Paris, a démontré que l’albu¬
mine vivante du muscle (phi-
lothion) est détruite par l’oxy¬
gène libre et se décompose à la
longue.
C’est ce qui explique, d’après
lui, l’absence de cet élément "
vivant dans les sucs de viande
conservés.
Le dispositif breveté de la Presse A. Petit, figuré
ci-dessus, permet d’extraire extemporanément à froid,
sans effort et sans perte, un suc rosé limpide qui
représente presque du muscle vivant.
ÉCHOS DES STATIONS THERMALES
LA SAISON A VICHY
Le temps merveilleux du mois d’avril a fait arriver un
très grand nombre de malades qui ont devancé l’ouver¬
ture de la saison, qui s’annonce comme devant être parti¬
culièrement brillante.
Vichy est non seulement la première de nos stations
françaises, mais on peut dire qu’elle est aujourd’hui sans
rivale en I-lurope.
La reconstruetion totale de ses établls.sements et les
perfectionnements apportés aux traitements accessoires
lui assignent une place prépondérante ; aucune station
n’est mieux outillée pour l’application des régimes et des
re.s.sources thérapeutiques nouvelles qu’offrent l’élec¬
trothérapie, le massage, l’entéroclyse ; toutes les
données de la physiologie expérimentale sont utilisées
pour la cure de certaines affections du système nerveux.
telles que le tabès, la paralysie agitante, etc., .sous la
direction de médecins expérimentés.
Quant à la cure thermale et minérale proprement dite,
elle s’applique à toutes les affections de la nutrition :
La dyspepsie, la dilatation de l’estomac et même
l’ulcère simple ;
Le diabète, la cirrhose, la congestion chronique du
foie, l’hépatite des pays chauds et toutes les variétés de
la lithiase biliaire ;
La cystite, la lithiase urinaire et même l’albuminurie
chronique, lorsque l’urémie n’est pas menaçante ;
La goutte, le rhumatisme chronique et toutes les mani¬
festations de l’arthritisme ;
L’obésité est combattue avec succès par la cure ther¬
male complétée par l’application des agents physiques ;
Énfin l’entérite muco-membraneuse et toutes les affec¬
tions intestinales sont justiciables de Vichy.
CONNAISSANCES PRATIQUES
POUR EMPÊCHER LE DÉPÔT DE PLUIE ET DE BUÉE SUR LES GLACES DES AUTOS
Voici une bonne recette de M. A. Leroy, parue dans la
Vie automobile et reproduite dans la Pratique automobile.
La présente recette atténue les dépôts de buées ou de
gouttelettes d’eau qui viennent se condenser ou se dépo¬
ser sur les vitres des véhicules automobiles et particulière¬
ment sur le vitrage des brise-vent, par les temps humides
ou pluvieux. Elle permet de maintenir les vitres dans un
état de transparence satisfaisante pour la vision.
La recette consiste à diluer la substance grasse dans un
liquide (en ternie technique dans un « véhicule ») fonc¬
tionnant comme dissolvant facilement volatilisablc,
de telle sorte que la couche graisseuse soit appliquée en
très minimes proportions sur la surface vitreuse et en
proportions suffisantes pour produire l’action attribuée,
sans un excès nuisible de matière grasse.
D’après ce principe, on procède de la manière suivante :
Ajouter dans de l’essence à moteur, ou mieux encore
dans du benzol, environ dix pour cent d’huile de graissage
aussi consistante que possible et agiter ; la dissolution
se fait instantanément à froid.
Le produit composite ainsi préparé est placé dans un
récipient quelconque ; pour le vaporiser sur les surfaces
à enduire, on procède comme suit : on se procure un de ces
très simples systèmes vaporisateurs, constitués par deux
tubes de section ad hoc, ajustés à angle droit, du type
servant aux artistes pour fixer les dessins au fusain ou à
l’estompe, par pulvérisation d’un vernis alcoolique (gom¬
me-laque). Un tel vaportsatcur, facilement repliable sur
lui-tnênic, fonctionne, on le sait, très aisément en immer¬
geant la petite branche verticale dans le liquide à vapo¬
riser, et en soufflant fortement avec la bouche à travers
le tube horizontal. On opérera de cette façon la projection
vaporisante du liquide essence et matière gras.se, sur les
surfaces vitreuses à enduire, celles-ci étant préalablement
asséchées par un essuyage à sec.
L’essence volatilisablc, par son évaporation immédiate,
abandonnera sur le verre une très minime couche de ma¬
tière gra.sse qui, elle, non volatilisablc, agira comme
surface graisseuse pour s’opposer au dé-pôt des buées et
des gouttelettes d'eau.
Cette recette, en plus de sa facilité d’application, pré¬
sente l’avantage de réaliser l’enduit en proportions utiles
et strictes, sans exposer à un excès ou à une üisuffisance,
écueils fréquents quand on étend les antibuées par frot¬
tement sur les surfaces.
La solution grasse, au lieu d’être constituée à base
d’huile consistante, peut être préparée avec de la vaseline,
de la paraffine, ou encore de la cire d’abeille, de la cire
du Japon; dans ce dernier cas, il sera utile de préférer le
benzol comme dissolvant, et au besoin de l’additionner
d’essence de térébenthine.
En terminant, voici une recommandation importante :
il va de soi que la vaporisation du produit, aussi bien
à base d’essence qu’à base de benzol, devra être pra¬
tiquée loin de toute flamme ou de tout feu. Donc, on
opérera dehors et en plein jour ou on n’emploiera comme
source d’éclairage que la lumière électrique à incandes¬
cence. L’oubli de cette précaution indispensable entraî¬
nerait aux plus gros risques d’incendie et de brû¬
lures.
SOMMAIRE
CHET ET P. Maugis. — La hanche à ressort (Revue
ET Devai . — Recipe .
: ET Perrin . — Formule leucocytaire f>énér
ROL . — La détersion électrolytique
s SAVANTES — . — Société médicale des hôpita
— Académie des sciences.
propos : Impres.sions de Berlin, par le D'' Mouchet
que : L’exposition de Dresde, par le Dr P. Cornet.
igie : Le D' Pierre (ilazeaux, par le D' Cocvelaire
Plaquettes médicales : Médaille du Professeur Lépine .
La médecine humoristique : La salle de garde de la Chante _
Diététique : Diététique comparée et pratique, par le Dr Dirko e
Formules thérapeutiques : Préparations de marron d’Inde. _
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
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PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du i®rde chaque mois.
Pnxdel’ahonncmQnt {i<^^ Décembre au 3o Novembre): France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuilie, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier nume'ro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Les autres numéros ont Sa pages. Le troisième numéro du mois contient une Revue générale.
ORDRE DE PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — tuber- | Juillet . — Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Janvier. ... — Maladies des voies respiratoires; — t
culose.
Février.... — Physiothérapie; — physiodiagnostic.
- Dermatologie ; — syphilis ;— maladies véné¬
riennes.
- Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
- Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
- Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
Bactériologie; — hygiène; — maladies in¬
fectieuses.
Maladies des oreilles, du nez, du
larynx ; — des yeux ; des dents.
Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
cine légale.
Thérapeutique.
Médecine et Chirurgie infantiles ; — Pué-
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le prix de l'abonnement, primes variées à choisir dans l’ordre de réception des
abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à oes cinq primes) ;
1“ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2" Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emii.e
Dupont fils, G. Mathieu fils et C'«, Mobilier medical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
3“ Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne, Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4» Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr. sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. BAiLufeuE et fils, ig, rue Hautefeuille, Paris.
5" Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Muguet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. Pour avoir droit à cette prime, ii faut
joindre au prix de i’abonnement ia somme de 2 fr. 5o, pitis 5o centimes pour te port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit à une seule de oes treize primes) :
1“ Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d'or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical ollert par le Lactéol du D' Boucart
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le LaitLepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer),àCarentan.
3" Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Cii. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4» Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosukink, 16, rue Charlemagne,
à Paris.
5“ Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes,
0“ Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Tai.is.man, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). (Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port.)
7“ Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Ge.men et Bourg, de Luxembourg. {Joindre i fr. 5o
pour l’emballage et le port du colis dès rosiers).
8° Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre 1 fr. pour l’emballage et le port.
9° Bons de remboursement de 6 francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
29, boulevard Saint-Michel, à Paris.
lo» Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d'ins¬
truments de chirurgie, 1 13, boulevard Saint-Germain, à Paris.
n» Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cooit et C*»,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12° Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
13° Une caisse de 30 bouteilles d’Eau de Pougues St-Léger, offerte par laC'°de Pouuues St-LÉCER.
Envoyer avec le montant de l'abonnement la liste des primes dans l’ordre de préférence. —
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- III —
LIBRES
IMPRESSIONS DE BERLIN
Depuis quelque temps, dans le corps médical, la
mode est aux impressions de voyage ; je livre sans
prétention aux lecteurs de ce journal les impressions
que m’a produites le court voyage que je viens de
faire à Berlin à l’occasion du Congrès de la Société
allemande d’orthopédie.
De ce Congrès lui-même, j’ai peu de choses à dire ;
il n’a pas apporté à l’édifice orthopédique de pierre
nouvelle, et les quelques pomts hitéressants qui méri¬
teraient un certain développement trouveront leur
place plus tard dans le numéro mensuel de décembre.
I,e diripcablc Sicmcns-Schuckcrt passant au-dessus
de la place de l’Opéra à Berlin, le i8 avril.
(Monument de Frédéric-le-(irandl.
La soirée préparatoire de projections lumineuses
constituait peut-être le « clou » de ce Congrès ; et
c’était plaisir de contempler — entre autres choses
— la série de tmes cinématographiques de Bade
(de Hanovre) représentant des manchots extraor¬
dinairement habiles à écrire et à coudre avec leurs
pieds. Qu’il nous soit pennis à ce propos de regretter
l’insuffisant outillage de nos laboratoires médicaux
français où les travaux photographiques et cmémato-
graphiques sont si rarement et si parcimonieusement
exécuté.s. Nous restons sur ce point vis-à-vis de nos
collègues d’outre-Rliin dans mi état d’mfériorité
marquée.
Berlm est mie ville propre, extrêmement propre,
mais smis beauté, sans chsrme, sans fantaisie.
L’empereur pourra continuer à y faire percer de larges
avanies, à y entasser des monuments « colossaux »
à la gloire de la plus grande Allemagne et de son
« inoubliable grand-père », jamais Berlin ne viendra
seulement « à la cheville » de Paris.
D’abord Berlin n’a pas de passé ; Berlin est trop
moderne, et puis il lui manque tous les beaux et
vieux mommients de notre Paris ; il lui manque ces
rives admirables de la Seme, cette pointe de la
Gté dont quelques Vandales voulaient changer der¬
nièrement l’haniionieuse perspective, il lui manque
nos Musées, et... tant de choses encore...
PROPOS
I.a .Sprée est trop noire, les rues sont trop tirées au
cordeau, les monuments trop massifs et trop lourds.
La fameuse avenue si vantée, « Unter den I.inden •>,
avec .ses arbres rabougris, m’a causé une profonde
déception cju’a seulement mi peu corrigée le spectacle
des évolutions du volumineux dirigeable « Siemens-
Schuckert •>. La colonne de la Victoire est sans
grâce ; les mommients de marbre élevés à la gloire
des célébrités allemandes trop nombreux et trop
blancs ; l’allée de la \hctoire qu’ils bordent en
devient quelque peu ridicule.
lùi revanche, on ne se lasse pas d’admirer la pro¬
preté immaculée des mes : pas un prospectus, pas le
plus petit carré de papier .sur le sol; sur la chaussée,
lias de crottin de cheval ; sur le trottoir jias de ces
fèces de chiens contre lesquels s’indignait récem¬
ment M. le professeur Blanchard au nom de l’hy¬
giène !
Potsdam, sans valoir notre Versailles, offre quelque
agrément pour celui qui vient de Berlin, I,es rives de
la Havel sont gracieu-ses, le château de la ville est
intéressant ; celui de Sans-Souci, entouré d'un beau
parc, n’est pas dénué de channe et possède quelques
beaux tableaux. Point n’est besoin pour visiter
ces châteaux de chausser ses pieds de grandes babou-
Sans-Suuci.
elles, comme on le fait au château de Guil¬
laume II à Berlin. Mais quelle profusion exagérée et
affreuse d’ornements, quel excès d’or sur tous les
murs et les plafonds : c’est le goût qui manque le
plus !
Dans un autre ordre d’idées, on ne peut que déplo¬
rer à Berlin le manque de mesure et de tact qui a
présidé à l’édification des monuments consacrés à
la victoire de 1870 dont l’msolence bnitale n’est
même pas rachetée par la beauté du style. Jusque
dans les plus petits détails, un orgueil excessif s’est
donné libre c.arrière à nos dépens.
Peut-être le Kaiser ferait-il bien de méditer — pour
l’appliquer à son peuple vainqueur aussi bien qu’à lui-
même — cette phrase que je lisais à Potsdam slir le
testament du grand Frédéric : 4 ... mais, pomr être
roi, on n’en vaut pas mieux pour cela que les
autres... » ‘ Albert Moucuet.
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d’hygiène de Dresde vient d’avoir lieu en présence du roi les maladies infertie
de Saxe. M. Edouard Fuster, commissaire général du la proteotioii de l’e
gouvernement français à l’exposition, et M. Troncliet, l’armée, de la mari
architecte en chef de la section française, y assistaient. Des sections son
uses et sociales, les soins aux malades,
iifance, l’hygiène des transports, de
ne et des colonies,
t nombreuses. Signalons ValcocHsiitc,
tviiillctii's, la hiilnèolof’ie, ï'éclairugi-,
la shitistiqur et l’/iy-
f’it'iie t>ro/essio»i:clU's,
la désinjeetwn, l'itU-
wentatiou, les mala¬
dies vciiérieaites, les
poisons industriels,
Vhahitation, les mala¬
dies injeetieuses, V im¬
munité et l'immuni¬
sation, le vètenunt,
les soins aux maladi s,
la mierobiologie et la
parasitai igie, l'armée,
la marine, la phvsio-
vieut pour la circon¬
stance, la « rue des
Nations ».
C’est une manifestation .si ientifîquc
haut intérêt, une démonstration de t
lutte contre les causes de la déchéance
allemand est colossal.
et sociale du plus
DUS les moyens de
physiclue. D’effort
volution de l’hygiène
îiar les découvertes
de l’asteur et de ses
màniiuer de se faire
russe. représenter à cette
exposition, le gou¬
vernement français a donc accepté l'invitation qui lui
était officiellement adressée.
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sacré à .sa participation BcientifK]ue.administrati\e et jihi-
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XI —
NECROLOGIE
PIERRE CA2EAUX (1876-1 91 1)
I,e Dr Pierre Cazeanx, chef de laboratoire de la Faculté ments à la Faculté, chef de laboratoire à la clinique B
de médecine de Paris, vient de mourir à l'âge de 35 ans, delocque depuis 1907, il remplissait ses fonctions avec ■
des suites d’une infection contractée au cours d’une conscience et une compétence auxciuellcs tous se plais
autopsie. à rendre hommage. Il était toujours là, ne marchand
Né à Paris en 1876, il appartenait à une famille dont le ni son temps ni sa peine, donnant à tous le meilleui
nom e.st resté cher aux accoucheurs lui-même avec un désintércssem
français. Son grand-père, Pierre
Cazeaux, mort eu 1862, agrégé de
la Faculté et membre de l’Académie
de médecine, était l’auteur du traité
d’accouchement qui, maintes fois
réédité, fut l’évangile obstétrical de
bien des générations d’étudiants et de
médecins.
De petit-fils portait dignement le
•nom illustré par le grand-père. Élève
de Deroux à l’hôpital Saint- J oseph,
de Routier, de Chevalier, de Marion,
de Widal et de Pinard dans les
hôpitaux de l’Assistance publique, il
•jj’était, à la fin de ses études médi- les liens d’une affectueuse amitié c(
cales, consacré à la pratique des accouchements. me sentais joyeux et fier d’être l’ami d’un homme
Par deux fois il fut externe à la clinique Baudelocque. possédait au plus haut point les qualités les plus prècie
Kt depuis 1902, il ne quitta plus la maison ofi il avait du vrai médecin : la loyauté, l’honnêteté scrupuleus
■été si paternellement accueilli par le Professeur Pinard. dévouement sans bornes aux malades et à la science.
Répétiteur bénévole, préparateur du Cours d’accouche- A. CouvEL.tiRE.
avaient le droit de trouver excc.si
Sa thèse inaugurale (1903) .sur les u)
fications de l’utérus au cours des j
sesses ectopiques avait mis en i
ses qualités scientifiques, et, s’il a
publié sous sou nom, il a, par son la
incessant, fourni à tous les collai:
teurs du professeur Pinard les éléni
de maints travaux sortis du labora
dont il était devenu le chef.
Plus que personne j’avais conti
vis-à-vis de Cazeaux une dette
reconnaissance. Nous étions liés
HENRI OMBREDANNE
I<e D' Henri (Imbredanne vient de mourir à Marseille,
à l’âge de trente-huit ans.
Ses obsèques ont eu lieu à Oiséme (lîure-et-Loir).
C’est avec un sentiment de profonde tristesse que je
tiens à rendre un dernier hommage à cet excellent cama-
lade qui fut im condisciple du lycée Michelet oià il fit
toutes ses études. J e le retrouvai à la
Faculté de médecine où nous avons eu
maintes occasions de nous rencoutrer,
dans les pavillons de dissection et dans
les hôpitaux.
Henri Ombredanne commença ses
études médicales à Paris et fut reçu
externe des hôpitaux au concours de
1894. Il a été l'élève de Polaillon, de
lilum, de Hanot, de Detulle. Désirant
suivre la filière des concours, il prépara
l'internat, mais il fut victime du sur¬
menage des concours.
Il contracta dans son service une-
broncho-pneumonie qui évolua avec une
extrême gravité et faillit causer sa mort.
Il se remit grâce aux soins dévoués dont il fut
entouré, mais dès lors sa santé resta chancelante.
Ses maîtres, Hanot, Blum lui interdirent le séjour
de Paris et l’obligèrent à te,-,jniner ses études à Mont¬
pellier où il passait sa thèse en 1895 sur l’infection
typho-grippale.
Son maître Detulle l’engagea à se faire recevoir méde-
-ciii de la Compagnie générale transatlantique, pensant
que la navigation contribuerait à améliorer sa s
Pendant seize ans il fut médecin de cette Compi
et ne cessa de naviguer dans la Méditerranée. Il y a u
il était désigné imur servir à botd du Charles-Roi
plus beau paquebot méditerranéen de la Compo
C’est à ce poste qu’il fut de nouveau terrassé par la 1
die à laquelle il succombe.
Henri Ombredanne était le fil
IF E. Ombredanne qui exerce d
longtemps dans un quartier de Pa
qui a su y conquérir l’estime de 1
'il était le frère du D' Ivouis Oi
danne, professeur agrégé à la Fa
de médecine de l’aris, chirurgiei
hôpitaux, enfin il était cousi:
D' Chevé, chirurgien de l’hôpiti
Tours.
Sa disparition si prématurée ca
donc de profonds regrets dans to
corps médical où il avait de si
breuses attaches et où il coin
parmi ses camarades d’études i
sincères amitiés.
Mais hélas tous les regrets et tous les témoignag
sympathie ne pourront adoucir que bien faiblemc
malheur qui frappe le Dr E. Ombredanne et le D'
Ombredanne à qui nous adressons nos bien viv
bien douloureuses condoléances.
Le nom d’Henri Ombredanne doit être inscrit s
tableau des victimes du devoir.
- XII -
iQxanulesdeCatillonl
A 0,001 EXTRAIT TITRÉ di |
C’est areo oes granules qu’ont étd faites les observations discutées à l’Académie en 1889; elles
prouvent queSâ 4 par Jourdonnent une dlurèee rapide, relèvent vite lecœur affaibli, dissipent
ASYSTOLIE, DYSPNÉE, OPPRESSION, ŒDÈMES, ifleoüoni MITRALES, CARDIOPATHIESdeiENFANTSet VIEILLARDS, eto.
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La plaquette offerte en 1900 au professeur Raphaël
Iiépine par ses élèves et ses amis est une des meilleures
œuvres de Roty.
A travers le profil du maître Lyonnais, d’une res¬
semblance frappante, par un tour de force du graveur
on a l’impression précise du regard très caractéristique
du modèle, bien que celui-ci ne regarde pas.
Trois inscriptions : l’une nous donne la date de l’entrée
de Lépine dans la carrière universitaire par le concours
d’agrégation de 1875 ; la seconde nous apprend sa prin¬
cipale fonction : professeur de clinique médicale.
C’est en 1877, au moment de la création de la Faculté
de Lyon, que, abandonnant la Faculté et les hôpitaux de
Paris où de brillants concours lui avaient ouvert une car¬
rière pleine de promesses, Lépine accepta une chaire de
clinique dans sa ville natale. Il devait l’occuper, sans
interruption, jusqu’au jour récent où la limite d’âge l’en
fit descendre en pleine activité. Enfin la troisième inscrip¬
tion enregistre la distinction qui fut le légitime couron¬
nement d’une vie tout entière consacrée à la science : le
litre de correspondant de l’Institut.
Au revers, l’allégorie obligatoire. Elle a ici le mérite
d’être très représentative de l’orientation scientifique de
I<épine. Ce n’est ni la clinique ni la salle d’hôpital que
l’auteur a évoquée, mais un coin de laboratoire, avec
■quelques niatras, et un chien ligoté sur une gouttière de
Claude Bernard. Et c’est au laboratoire en effet que s’est
écoulée la plus grande, et, je crois pouvoir dire, la plus
heureuse partie de la vie du maître. Que d’heures il y a
passées, à méditer, comme la femme pensive gravée par
Roty, sur la signification de l’expérience terminée, ou sur
le plan de l’expérience à faire. Que de chiens il y a sacri¬
fiés, tentant d’arracher à leur agonie une parcelle de
vérité. Convaincu que le chien est, de tous les animaux
d’expériences, celui dont la physiologie se rapproche le
plus de celle de l’homme, Lépine l’a presque exclusive¬
ment utilisé comme sujet d’études. Aussi quelle héca¬
tombe, et ne lui conseillerais- je pas de s’égarer dans une
assemblée de la société protectrice des animaux. Il ris¬
querait de n’en pas sortir vivant !
Il n’était, on le reconnaîtra, que juste d’évoquer sur
la plaquette ces collaborateurs aussi modestes qu’invo¬
lontaires que furent pour lui les victimes de la fourrière,
et de les associer à l’apothéose du maître. Ils furent à la
peine ; ils devaient être à l’honneur, et le caniche, qui
attend résigné son sort, nous rappelle d’heureu.se manière
que la vivisection fut un des principaux moyens d’étnde
de Lépine, comme quelques accessoires de chimie évo¬
quent sa compétence en chimie biologique.
Toutefois l’auteur n’a pas oublié que, si Lépine fut un
expérimentateur, la clinique ne cessa d’être son but, et
il l’a éloquemment exprimé en laissant apercevoir, par
une baie largement ouverte, la belle façade de l’Hôtel-
lîieu de Lyon, cet Hôtel-Dieu, où pendant plus de trente
ans s’exerça une activité féconde, (pie la retraite même
n’a pas interrompue : les lecteurs du Paris médical ont
pu en juger par l’article si suggestif que le maître Lyon¬
nais a consacré dans notre numéro spécial aux maladies
de la nutrition à son sujet préféré, le diabète.
G. L.
CURIOSITÉS
Un accouchement au Sénégàl. — Dans sa thèse pour
Je Doctorat en médecine (Paris, 1887), le D' F.-L. Lota
signale le cas suivant ; Les habitants du paj's (il s’agit
du Haut-Sénégal) ne s’adressaient- jamais à nous, soit
•qu’ils n’eussent pas grande confiance dans nos connais¬
sances médicales, soit qu’ils craignissent d’irriter les
forgerons, leurs médecins habituels, en se faisant soi¬
gner par un blanc. Une fois seulement nous fûmes
appelés, un de mes camarades et moi, auprès d’une
femme en travail depuis la veille.
En entrant, nous la trouvâmes à genoux par terre,
les cuisses écartées et maintenues dans cette position
par deux matrones, tandis qu’elle soufflait de toutes
ses forces dans une bouteille collée à ses lèvres ; notre
arrivée lui produisit un effet tel que l’accouchement
s’effectua immédiatement sans que nous eu.ssions à
intervenir autrement. »
La taille chez les divers peuples d’Europe. — Le Comité
anthropométrique de la British Association vient de
terminer une curieuse enipiête sur la taille moyenne
chez les différents peuples. Eu voici les résultats :
C’est la race anglo-saxonne qui tient la tête. La plus
haute taille est celle de l’ouvrier anglais, avec i™,74.
Abstraction faite des catégories sociales, l’Anglais, en
général, atteint i “',70. C’est aussi la taille du Norvégien.
Le Danois, le Hollandais et le Hongrois ont 67 ; le
Suisse, le Russe et le Belge, 5 millimètres de moins.
Le Français a i”',66, et r.ùllemand, si étonnant que
cela paraisse, n’a pas davantage, car si le Poméranien
reste colossal, le Bavarois est plutôt petit. Les plus petits
de tous sont les Espagnols et les Italiens avec i'",57.
Constatation étrange : alors que chez les Français les
membres de la classe bourgeoise sont plus grands que
ceux de la classe ouvrière, il en va tout différemment en
.Angleterre, où l’on constate 2 centimètres d’écart.
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3“ Flageolets Clievriers au gras.
4“ Reblochon.
5" Pommes et oranges.
Dîner. Non malades
i» Potage Levantin.
2“ Quenelles de marée sauce croquette.
3° Pigeonneaux braisés.
4° Salade de mâches et chicorée.
5® Camembert.
6" Meringues à l’orange.
dans le cas contraire, la surveillance exercée des déjec¬
tions permettra de démontrer que les aliments non
broyés, non mâchés, auront résisté à l’action des sucs
digestifs, et que leur rejet dans les déjections aura coïn¬
cidé avec des troubles ressentis dans les heures précé¬
dentes, à l’état de veille, ou pendant le sommeil.
Les haricots verts, les petits pois, les carottes sont
particulièrement propres à rééduquer les malades,
négligents, distraits qui ingèrent sans provoquer le
pt3’alisme, ils sont aussi faciles à reconnaître dans les
matières fécales.
Les croûtons de pain séchés au four, dont on garnit
certains potages, sous la forme de petits cubes, n’offrent
pas, on le comprendra, le double avantage désirable.
Sauce suprême. — 125 grammes de bouillon dégraissé,
à ébullition, 3 à 4 cuillerées à potage de crème de riz
délayées dans un bol avec du lait, faire le mélange sur
le feu, allonger au besoin avec du lait chaud, et monter
au beurre, avant de servir.
Quenelles sauce croquette. — Dans un fort mortier de
marbre placer du brochet ou du colin désossé et privé
de peau, saler et piler vigoureusement en incorporant
un blanc d’oeuf ; travailler jusqu’à ce que la masse
prenant du corps on puisse la passer au tamis de crin.
Recueillir dans une terrine pour laisser reposer au frais,
même à la glace cinq à six heures.
Travailler à nouveau en ajoutant de la crème de lait — •
dite fleurette. La masse molle à point, la mouler à la
cuillère, et au fur à mesure la pocher à l’eau chaude — -
non bouillante — 2^ à 30 minutes. Pour les servir,
égoutter sur un linge chaud.
La sauce croquette est faite d’un beurre maître d’hôtel
avec citron, dans laquelle au dernier moment ou mêlera
de la mie de pain moyenne, frite bien dorée, dans un
beurre à la sauteuse.
Kiz ù la
créole.
Coulommiers
double.
meringuées.
Kiz à iu
créole.
Pommes
meringuées.
Coulommiers
double.
Pommes
meringuées.
aux bdtues
Coulommiers
meringuées.
Potage Levantin. — Couper des feuilles d’endives,
en julienne, faire la section par le travers — morceaux
en croissant — cuire à l’avance dans de l’eau et du sel.
Dans un potage à la crème de pois ou dans un potage
à base de bouillon de flageolets clievriers, monté en
beurre, mêler la julienne préparée d’endives, ajouter
une peluche de cerfeuil.
Potage quatre saisons. — Dans deux litres d’eau mis
au feu, ajoutez sel, une laitue, deux carottes, un navet, un
poireau, une branche céleris, une feuille ou deux de chou,
maintenir en ébullition deux heures au moins. Séparer
la cuisson à laquelle sera ajouté tapioca (quatre cuillerées
à potage), remettre au feu, en terminant; additionner de
beurre, de 1 50 grammes de lait et garnir avec des haricots
verts bien cuits, coupés en petits fragments, et aussi
quelques jjetits pois, cuits à l’avance.
Pour obvier à l’ingestion inconsidérée, trop rapide,
des aliments, même des potages, comme c’est le fait fré¬
quemment des malades du tube digestif, il est indiqué
de provoquer la mastication par des corps résistants et
cependant aisés à écraser.
Si les malades observent la mastication indiquée, leur
rééducation aura des suites importantes dans leur cure.
Céleris en paille. — Débiter du céleris rave, avec un
couteau, comme des pommes de terre coupées en paille.
Dans une sauteuse, ayez du beurre chaud, pour saisir
la paille de céleris, la dorer eu secouant la sauteuse et
puis à feu doux obtenir une complète cuisson. Saler et
servir avec des fines herbes.
Pommes meringuées. — Garnir une forme de porce¬
laine, allant au feu, avec de la marmelade de pommes,
sans remplir entièrement, battre 3 blancs d'œufs, sucre
eu poudre 125 grammes; à point battus, combler la
forme, décorer ùla poche, et saupoudrer avec sucre glacé.
Placer dans l’étuve chaude 405 heures.
Laisser refroidir, même en glacière, servir froid.
D' L. Derecq, g. Gallois.
(i) Voir Paris Midiail, 22 avril 1911, p. XIX, 13 mai, p. XIX.
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moyenne d’«;î centigramme par
24 heures.
d’aloès, en cas de selles glaireuses,
dysentériformes ; à la teinture d’Ha-
mamelis dans les hémorroïdes sai¬
gnant spontanément dans les inter¬
valles des selles et non procidentes ;
à la teinture de noix vomique, dans
les hémorroïdes procidentes blanches
symptomatiques et accompagnées
d’atonie intestinale.
Posoi,oGiE : X gouttes, deux à
trois fois par jour.
Dans les cas d’hémorroïdes avec
selles glaireuses.
^ Intrait d.- Marron d’Inde i gramme
.■Mcool à 90“. . . .*> . I
Glycérine . | aa 10 gr.
lîxtrait fluide d’IIama-
Avec cet lutrait, on prépare :
1“ Des Pilules contenant 2 niilli-
graimnes d’intrait : dose, une à deux
pilules, deux à trois fois par jour.
2» Une solution à J p. 100, à pren¬
dre par gouttes :
X gouttes de cette solution corres¬
pondent à un centigramme d’intrait,
dose moyenne : V gouttes ; on peut
prendre jusqu’à X gouttes, deux à
trois fois par jour.
On peut encore utiliser l’Intrait
en pommades, liniments, et contre
les engelu-es, en lotions aqueuses,
à la dose de i à 5 p. 100 d’intrait.
Dans certains cas, on pourra asso-
eier l’Intrait de Marron d’Inde à
■quelques médicaments, la teinture
30 Une pommade.
^.'lutrait de Marron
d’Inde . là 2 grammes.
Kau distillée . 10 à 20 —
dissoudre et incorporer dans
I,anoline . 60 —
Prendre gros comme une noisette
et l’étendre sur la région variqueuse.
Recouvrir d’ouate non hydrophile et
de tissu imperméable.
4" Des gouttes :
4; Intrait de Marron d’Inde i gr.
.\lco<fl à 90“ . aa 10 gr.
Glycérine . nu 10 gr.
Teinture d’aloés . 20 gr.
I gramme de cette teinture donne
D gouttes.
: gramme de cette solution donne
XUVm gouttes.
PoSoi.oGiE : XII gouttes, deux à
trois fois par jour.
Dans les cas d’hémorroïdes hé¬
morragiques.
4' Intrait de Marron d’Inde i gramme
Alcool à 90“ . I
Glycérine . t
Teinture de noix vo¬
mique (Cod. 1908).. . 20 grammes
I gramme de cette teinture donne
h gouttes.
PosoEOGiE : X gouttes, deux à
trois fois par jour.
Dans le.s cas d’hémorroïdes pro¬
cidentes avec atonie intestinale.
CHRONIQUE DES LIVRES
Traité d’hygiène, Ciiantëmesse
et MoSNV, fasc. A’ U, Egoûts et
vidanges. Ordures ména¬
gères. Cimetières, par MM. Cal-
METTE, I.MBEAUX, PoTTEVlN. IiJI I,
i,vol. gr. in-8, 500 pages avec fig.
{J. -B. Baillière cl fils, édit, à Paris).
S’il est un .sujet qui intéresse au
plus haut point l’hygiène et l’hygié¬
niste, c’est celui que traite le nou¬
veau fascicule du Traité d’hygiène.
On sait l’importance qu’on attache
à juste titre à la question des égoûts
■et vidanges, de l’évacuation des
ordures ménagères, etc. Il y a peu de
temps encore, les grandes agglomé¬
rations des villes se contentaient de
déverser dans les fleuves et rivières
les énormes déchets de la vie journa¬
lière ; combien d’épidémies célèbres
furent provoquées ou favorisées par
une telle pratique ! Aussi depuis
plusieurs années, les hygiénistes
s’ingénièrent à trouver des procédés
jihysiques et chimiques capables
d’épurer les eaux véhiculant les dé¬
tritus humains et végétaux et de
les rendre iuoffensives.
Aussi les pages de ce volume
viennent-elles à leur heure, h'éfiu-
ration des eaux d'égouts a été traitée
par M. Calniette (de Lille), dont le
nom fait autorité en la matière, en
raison des multiples travaux qu’il a
poursuivis depuis longtemps déjà.
11 passe en revue tous les procédés
capables de l’obtenir, fait l’analyse
et la critique .suivie de chacun d’eux,
et discute les procédés de choix,
applicables suivant les circonstances
locales. La question des égouts et
vidanges revenait à M. Imbeaux dont
la compétence sur ce sujet est indé¬
niable. Enfin, les ordures ménagères
et l’hygiène des cimetières ont été
confiées à M. Pottevin qui fait pro¬
fiter le lecteur de sa grande expé¬
rience. On lira avec intérêt notam¬
ment les pages qu’il a consacrées à
la collecte des ordures ménagères,
à leur utilisation agricole, à leur inci¬
nération, etc.
En somme, nouveau volume qui
par la qualité de ses auteurs, l’ex-
po.sition simple, claire, facile, attire
la lecture ; on peut lui prédire un
grand succès ; il le mérite.
C. Douter.
Nouvelles méthodes de séro¬
diagnostic (syphili.s, mycoses,
kyste hydatique, lèpre, etc.),
par le Dr En. Joetrain. y édit.
igii, I vol. in-8 (Matoine, éditeur
à Paris).
Les éditions de ce petit livre .se
succèdent avec une rapidité surpre¬
nante. N’c.st-ce pas le critérium du
succès qu’il obtient auprès du public
médical. Je crois bien que la troi¬
sième édition qui vient de paraître
ne fera que l’accroître. Une analyse
me semble inutile, tant il est déjà
connu ; disons seulement que l’ou¬
vrage s’est enrichi des nouvelles mé¬
thodes de séro-diagno.stic et des
modifications qiu ont été apportées
aux plus anciennes ; insistons sut
les développements que Joltrain a
consacrés, en outre de la réaction de
Wassermann, au séro-diagnostic mu-
cosique, à la nai.ssance duquel il a
tant contribué, au séro-diagnostic
du kyste hydatique, du myco.sis
fongoïde, de la lèpre, de la tubercu¬
lose, et en général des maladies in¬
fectieuses où il peut être mis en
En raison de l’importance de
toutes ses méthodes, ce livre devient
donc indispensable à tout prati-
Exposé clair, consciencieux, facile
à lire, telles sont les principales qua •
lités qu’on peut lui attribuer ; ne
sont-elles pas les plus appréciées du
médecin qui vient s’instruire ? -\ussi
Joltrain peut d’bres et déjà, à mon
sens, préparer l’édition suivante.
C. Doptkr.
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rapport global.
Récemment le parquet d’Alger, s’inspirant bien en¬
tendu de ces principes, allouait, pour un rapport global
concernant dix-sept blessés, la somme de... cinq francs.
Les bains populaires en Allemagne. — La Société
allemande des bains populaires tiendra son assemblée
générale le 24 mai.
Conférences à l’ordre du jour : propreté et hygiène de la
peau à la campagne, par le professeur D' Jacob, de
Berlin ; importance des bains pour la croissance, par le
médecin-major Dr ScilEMEr,, de Berlin.
Cette Société a bénéficié récemment d’un apport de
plus de 21.000 Marks, provenant de la Société berlinoise
pour les bains populaires.
La maison d’Adam et Ève. — Dernièrement, un tou¬
riste américain de passage au Mans, voulut acquérir afin
de le démolir pour le faire ensuite réédifier en Amérique,
l’hôtel que le médecin astrologue Jean de Lépine fit
construire en 1620 dans la grand’rue de la capitale du
Maine, et dont le principal bas-relief représente Ève
offrant la pomme à Adam. Avertie à temps, la munici¬
palité du Mans est intervenue et cette habitation, aux
élégantes sculptures, qui est une des curiosités du pitto¬
resque vieux Mans, ne sera pas touchée.
Monument en l’honneur du Professeur Poirier. — Une
souscription est ouverte pour élever à Granville un monu¬
ment eu souvenir du professeur Poirier.
Èn mourant, il avait laissé à sa ville natale un legs im¬
partant qui a servi à la fondation d’une maternité. Son
monument sera placé devant cette maternité.
Orchestre médical. — L’orchestre médical donnera son
3‘* concert le l 3 Juin à la salle de la Société d’horticulture
(84, rue de Grenelle) à 9 heures du soir, au profit de
l'œtwre du secours immédiat.
Nous rappelons que tous les exécutants et chanteurs
sont médecins ou appartiennent à la famille médicale.
Voici le programme de ce concert qui s’annonce comme
une belle manifestation artistique, devant attirer de
nombreux auditeurs.
Notons que Cosi Fan Tuttc, le bel opéra de Mozart, qui
Constitue la 2“ partie n’a jamais été exécuté à Paris. C’est
donc un numéro sensationnel que nous offre l’orchestre
médical.
PREMIÈRE PARTIE
I. — Ouverture de Promcthée . Beithoven.
II. — Symphonie Inachevée . vSchubert.
III. — I phigénie en Tauridd (Air) . Geuck.
(Mlle Trelly)
IV. — L’invitation à la valse . Weber.
DEUXIÈME PARTIE.
Cosi Fan Tutte
(Ouverture) . Mozart.
Sextuor Vocal : Mmes Bleuzet et Bonamy, Mlle Trelly,
IK David, N... et N...-
Le professeur Achard a été élu membre de l’Académie
de Médecine. — Le profes.scur Achard vient d’être élu
membre de l’Académie de médecine dans la section d’ana¬
tomie pathologique à la presque unanimité des suffrages.
Ce beau succès ne surprendra aucun de ceux qui savent
la part active prise au mouvement scientifique contem¬
porain par ce chercheur acharné ; il sera accueilli avec joie
par tous ceux qui ont pu apprécier ses qualités de cœur et
sa constante affabilité.
Interne des hôpitaux eu 1882, médecin du Bureau Cen¬
tral en 1892, le professeur Achard était, depuis 1897,
médecin de l’Hôpital Tenon qu’il a quitté pour Necker eu
1907. Nommé agrégé en 1895, chef du laboratoire du pro¬
fesseur Lannelongue depuis 1898, il succédait l’an dernier
au professeur Bouchard dans la chaire de pathologie et
thérapeutique générales.
Peu de médecins de sa génération ont accompli une
œuvre originale aussi intéressante. L’étude féconde qu’il a
entreprise des humeurs et des différents éléments cellu¬
laires du sang l’ont conduit à des constatations nouvelles
sur les ferments hématiques, la rétention par l’économie
de certaines substances, notamment le chlorure de sodium,
sur la régulation de la composition humorale de l’orga¬
nisme, sur l’équilibre leucocytaire normal et pathologique,
sur les globulins, sur les réactions spécifiques des leuco¬
cytes aux substances normales ou morbides, fondement du
leuco-diagnostic. Parmi les procédés d’exploration cli¬
nique qu'il a imaginés, doivent être citées l’épreuve du
bleu de méthylène, pour la recherche de la perméabilité
rénale, l’épreuve de la glycosurie phloridzique, pour l’ap¬
préciation du travail glandulaire du rein, l’épreuve de
l’insuffisance glycolytique. Sa contribution à la micro¬
biologie, à la pathologie expérimentale et à la pathologie
spéciale, notamment à la pathologie nerveuse, comprend
de multiples travaux originaux.
Il a collaboré à de nombreuses publications didactiques.
Traité de thérapeutique appliquée de Robin, Traité de
médecine et de thérapeutique de Brouardel et Gilbert,
Bibliothèque de thérapeutique (Gilbert et Carnot),
Bibliothèque du Doctorat en médecine (Gilbert et L. Four¬
nier) ; il a assumé la direction du Manuel de diagnostic
médical, du Manuel de thérapeutique médicale, du
Manuel de médecine. Depuis 1898 il est secrétaire de la
rédaction des Archives de Médecine c.vpérimcntale et
d'anatomie pathologique.
Le professeur Achard est un maître dont s’honore la
médecine française.
Le professeur Metchnikoff est parti étudier la peste. —
Lundi dernier, le professeur Metchnikoff, l'éminent sous-
directeur de l’Institut Pasteur, est parti en Russie, afin
d’étudier dans la province d’ Astrakan les bacilles pes¬
teux et les conditions dans lesquelles ils résistent aux
chaleurs de l’été.
La mission comprend quatre membres dont le D' Salim-
beni ; des savants de Saint-Pétersbourg et de SIoscou se
joindront à elle.
Le professéur Henrijean a été victime d’un accident
d’automobile. — M. le professeur Henrijean, de l’Université
de Liège, a été victime d’un accident d’automobile èt a été
relevé avec les signes d’une fracture du crâne. Nous appre¬
nons que l’état du ble.ssé s’améliore et qu’il est actuelle¬
ment hors de danger. On sait que le professeur Henrijean
est un des rapporteurs désignés au Congrès français de
médecine qui se tiendra à I.yon en octobre prochain.
Fédération médicale belge. — Cette puissante associa¬
tion est reconnue depuis quelques semaines par le gouver¬
nement belge. Elle groupe actuellement 25 sociétés
comportant un effectif de plus de 2300 membres, qui se
réuniront en un congrès professionnel les 16, 17, 18 sep¬
tembre à Charleroi, siège actuel d’une exposition indus¬
trielle et commerciale importante.
— 709 —
~ XXIV -
LIVRES REÇUS AU BUREAU DE PARIS MÉDICAL
Les Maladies du cœur, par le
Drames MackensiE, membre du
(hi collège royal des médecins de
Londres. Traduit sur la deuxième
édition anglais .-par le I)'' A. Kkax-
çON, médecin consultant à Aix-
cs-I5ains, avec une préface de
il. le D' H. Vaguez, professeur
agrégé à la Faculté_^de Médecine,
médecin des hôpitaux de Paris.
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Guide pratique de l' Infirmière-
Hospitalière et deV Infirmier-
Brancardier, par le D'' Kdmond
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J ahreskurse für artzliche Fort-
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heiten und Psychiatrie. 1911 in-8.
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_
— XXV
LA VIE MÉDICALE
Hôpitaux de Paris. — Concours
DE MEdECIN des IIf)I>ITAtJX. -
ISpiyitvc clinique. — Séance du 12
mai. — MM. Froiii et (iaultier,
I S ; Halbron, 1 7.
Epreuve orale. — ■ Séance du
15 mai. — MM. Boidiii, 18; Cour-
coux, 1 8 ; Dreyfus-Rose, 1 8 ; Dœde-
ricli, 16; Rauiond, 16.
Séance du 16 mai. — MM. Le-
mierre, 18 1/2; Babonneix, 19 1/2;
Cliiray, 17; Baudouin, 18; Nattan-
Avis. — Le jury rappelle aux can¬
didats bi-admissibles que les hôpi¬
taux, Hôtel-Dieu, Charité, Necker,
Beaujou, leur sont interdits dès
maintenant, jusqu'à la fin du
concours.
Concours de chirurgien des
HOPITAUX. — Consultation écrite. —
Séance du 10 mai 1911. — MM.
Okinczyc, 17 ; Grégoire, 18 ; Gau-
choix, 20 ; Marcille. 17.
Séance du 12 mai. — MM. Capette,
12 ; Gasne, 14 ; Mathieu, 15 ; Des-
mare.st, 19.
Séance du 15 mai. — MM. Ger-
nez, 19; Sauvé, 17; l’icquand, 12.
CONCO URS D ’ORIITAEMOEOGISTE
DES HOPITAUX. — Epreuve opéra¬
toire. — ■ Séance du 1 1 mai. —
MM. Cantonnet, 18 ; Joseph, 17 ;
Coutela, Magitot et Cerise, 19.
Consultation écrite. — • Séance
du 14 mai. — MM. Cantonnet, 29 ;
Cerise, 28 ; Magitot et Coutela, 30.
Concours d’accoucheur des
HOPITAUX. — Le jury est définiti¬
vement composé de MM. Potocki,
Lucas-Championniére, Bouffe de
vSaint- Biaise, Pinard, Champetier de
Ribes, Marfan et ^ariou.
Liste des candidats. — MM. Chirié,
Delestre, Devraigne, Dupont, Gué-
niot. Laçasse, Le Lprier, Lemeland,
Mouchotte, Sauvage.
Composition écrite. — Séance du
5 mai. — Anatomie de l’uretère
chez la femme. Physiologie du glo-
mérule du rein.
Concours de chirurgien den¬
tiste DES IIOPIPAUX. — Le jury est
provisoirement composé de MM.
Riche qui accepte ; Chompret, Sau¬
vez, Roy et Caussade, qui n’ont pas
encore fait connaître leur accepta-
Concours d’inspecteur général
adjoint. — Le jury du concours pour
un emploi d’inspecteur général ad¬
joint des services administratifs qui
doit s’ouvrir le 26 mai 1911, est com¬
posé de MM. Ogier, conseiller d’État,
président ; le docteur Calmette,
M. Mirman, M. Bluzet, M. Pujalet, le
docteur Faivre et M. Winter.
Asiles publics d’aiiénés. — Le con¬
cours pour l’emploi de médecin-
adjoint des asiles publics d’aliénés
s’est terminé par la nomination de
MM. Hannard (Lille), Hamel (Paris,
asile de Villejuif), Bourilhet (Paris,
asile de Villejuif), Boidard (Blois) et
Brissot (Paris, asile de Villejuif) pour
les asiles publics, et de M. Pagès
(Bordeaux), pour les a.siles privés.
Nouveau prix de l’incernat. —
Kn mémoire de son père, le Dr Ja-
niain, Mme Dujardin a remis à
l’assistance publique une somme de
10.000 francs destinée à constituer
un prix en faveur du c.iiididat reçu
au concours de l’internat en mé<le-
cine des hôpitaux de Paris, qui aura
la meilleure note dans la composi¬
tion écrite d’anatomie.
Faculté de médecine de Liiie. —
Concours pour un emploi de prosecteur
d'anatomie. — Un concours pour
l’emploi de prosecteur d’anatomie
s’ouvrira le lundi 17 juillet 1911 à
neuf heures du matin à la Faculté
de médecine de Lille. Les inscrip¬
tions sont reçues au .secrétariat
jusqu’au 6 juillet inclus.
Durée des fonctions : trois ans
et un an de prorogation sur demande
du professeur d’anatomie.
Traitement annuel: 1.200 francs.
Les épreuves du concours sont
au nombre de quatre :
I" Une préparation durable d’ana¬
tomie pour laquelle les candidats
auront un délai de deux mois à
partir du 17 juillet 1911 ;
2“ Une composition écrite dont le
sujet porte sur l’anatomie, l'histo¬
logie, l’embryologie et la physio-
logie ;
3“ Une leçon orale sur uu sujet
d’anatomie ;
4" Une opération sur le cadavre.
Malsan départementale de Nan¬
terre. — Concours de d’internat.
— Epreuve clinique de pathologie
interne (première séance). — MM. Sal-
mont, 18 ; Breuillet, 17 1/2 ; Colanéri,
14; Thierry, 5 ; Lévy, 14 ; Joubrel,
‘5-
Hospices civils d’Orléans.
Concours pour quatre places de mé-
decins-ad/oints à l'Hôtcl Dicu. —
Un concours aura lieu aux ho.spices
de Tours, pour la nomination de
deux médecins adjoints, d’un chi¬
rurgien ophtalmologiste-adjoint et
d’un cliirurgien oto-rhino-laryngo¬
logiste-adjoint, sous la présidence
de l’un des membres de la Commis¬
sion administrative des hospices
d’Orléans assisté d’un jury médical,
les 12, 13 et 14 juin I9ll,à sept
heures et demie du matin.
Les candidats devront se faire
inscrire au .secrétariat de l’admi¬
nistration des hospices d’Orléans
jusqu’au 4 juin 19 ii. Les médecins
qui seront nommés à la suite du con¬
cours entreront en service aussitôt.
La durée des fonctions est de
ciiKi années, mais le titulaire peut
être maintenu par périodes de cinq
années sans nouveau concours.
11 n’est accordé aux médecins-
adjoints aucun traitement, mais ils
reçoivent uneindemnitéde 100 francs
par au pour leurs déplacements.
Les épreuves se composent.
Pour les médecins-adjoints :
po.sition écrite sur un sujet de pa¬
thologie interne ixnir laquelle il
sera accordé trois heures. La qiics-
les conciirrent.s ; 3“ de* l’examen de
deux malades dont l’un avec con¬
sultation écrite.
Pour les chirurgiens ophtalmolo¬
gistes et oto-rhino-laryngologistes :
i" De l’examen des’ titres et des
travaux des candidats : 2<> d’une
composition écrite sur un sujet de
pathologie spéciale ; 3" de l’examen
de deux malades spéciaux dont
l’un avec consultation écrite.
Commission supérieure consui-
tative d’hygiène et d’épidémiologie
militaire. — Par décision ministé¬
rielle du U) mai 1911 M. le médecin
inspecteur Vallin, de la section <le
réserve, a été nommé vice-président
de la Ooinmission supérieure con-
.sultative d’hygiène et d’épidémio¬
logie militaire 'en remplacement de
M. le médecin inspecteur Keisch.
Concours de l’adjuvat. — Lec¬
ture des copies. — MM. Leveuf 2(.,
Moinard, 24 ; De.splas, 19 ; M. Métivet
a eu 27 dans la précédente séance et
Concours du prosectorat. — Lec¬
ture des copies. MM. Girode, 22;
Cruet, 16, Berger, 26 ; Ba.s.set, 27 ;
Hovelacque, 24 ; Olivier, 23 ; Cadenat,
29; Houdard, 23; Monsingeon, 23.
Institut municipal d’électrothé-
rapic de la Salpêtrière. — Le con¬
seil municipal a décidé de mettre uu
concours la place de directeur de cet
important service de la Salpêtrière,
Voici la composition du jury :
MM. Gariel, D’Arsonval, Babinski,
Béclére, Pozzi, Tripier, le président
de la Société d’électrothérapie,
Salmoii Navarre. Il s'agit de pourvoir
au remplacement du D' Vigouroiix.
^ Mariaps.— Le Dr Charles Meslier,
tenant-colonel, directeur du génie à
Dijon. — M. Louis Jacobé de Nau-
rois, lieutenant au 6^ Hussards et
Mlle Jeanne Preux, fille du médecin
principal des troupes coloniales.
Nécrologie. — Le Dr Henri Om-
bredanne, fils du Dr Ombredaune
(de Paris) et frère du Dr Ombredaune,
profe.s.seur agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, chirurgien des
hôpitaux, est mort à Marseille. —
Le IJr Reibel (de Nancy), président
d’honneur de la Société des anciens
internes de Stra.sbourg et de Nancy,
ancien président de la Société de
médecine de Nancy, vice-président
de l’association des médecins de
Meiirthe-et Moselle. — Le DrFallot,
professeur à l’École de Médecine de
Le D' l’errot, médecin de coloni¬
sation de la commune mixte des Bi-
bans (Algérie), mort victime du de¬
voir 4>rotessiounel. — Le Dr Boëteaii
(du Mans), victime du devoir pro¬
fessionnel (accidents causés par les
rayons X). — I,e D*' Brossard, pro¬
fesseur à l’école de médecine de Poi¬
tiers. — Le Dr Ch. Heiining, pro¬
fesseur de gynécologie à l’uiliversité
de Leipzig. — Mme Boulland, femme
du Dr Boullaiid. .
;t Mlle Charlotte Zeïler, fille du lieu
— 711 —
— XXVII —
Clinique médicale de rHôtel-Dieu.
— Professeur Gii,bert. — Samedi,
20 mai, à lo h. 1/2. Leçon de II.
LfîOPOl,D lyfîvi sur le tempérament
thyroïdien. — Les Mercredis, à
10 h. 1/2, prése7itaiion de ttialades.
RédacHott et correctioji d’ordon-
■nances.
20 Mai, à 10 heures. — Hôpital
SAINT- ANTOINE. — M. le H' Jean-
Chatles Roux. Douleurs gastriques
d’origine nerveuse.
20 Mai, à 10 heures 1/2. —
Hôpital Trousseau. — M. le D^
Savariaud. Conférence clinique de
chirurgie infantile et orthopédie.
20 Mai, à 9 heures du soir. —
Institut océanographique, 195,
rue Saint-Jacques (société scien¬
tifique U’HYGIÉNE ALIMENTAIRE).
— M. Martel, vétérinaire inspecteur
de la Seine : Les viandes.
21 Mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — M. le P' Gaucher.
Hérédo-syphilis tertiaire : Gommes
et lésions sous-cutanées.
2! Mai, à 10 heures. — Clinique
Baudelocque. — M. le Dr Cou-
velaire, professeur agrégé : Con¬
férence de clinique et de thérapeu¬
tique obstétricale. Traitement des
affections puerpérales. Thérapeuti¬
que intra-utérine.
22 Mai, à 10 h. 1/2. — Asile
Sainte- Anne. — M. le Dr Laignel-
Lavastine, professeur agrégé ; Les
troubles psychiques dans les acci¬
dents du travail.
24 Mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — M. le professeur
Gaucher. Leçon clinique et présen¬
tation de malades.
26 Mai, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — M. le Dr Gouge-
rot, professeur agrégé : Oosporoses,
actinomycoses, mycétones, disco-
niycoses.
»URS — CONGRE
27 Mai, à 10 heures. — HôpiT.ti,
.Saint- Antoine. — M. le Dr Albert
Mathieu : .Syphilis gastrique.
27 Mai, à 9 heures du soir. — •
Institut océanographique, 195,
rue Saint-Jacques (Société scien¬
tifique d’hygiéne alimentaire).
— M. Henri Labbé. Budget ali¬
mentaire d’un ouvrier ou d’un em¬
ployé parisien.
29 Mai. — Premier congrès des
médecins légi.stes de France iît
DES PAYS DE LANGUE FRANÇAISE
(Paris, 29-.10 mai 1911).
Nous rappelons que le premier
Congrès des médecuis légistes de
France et des pays de langue fran¬
çaise se tiendra à Paris les 29 et 3<j
mai sous la présideuce du professeur
Thoinot.
A part les questions relatives à
l’organisation des Congrès et la dis¬
cussion sur les honoraires des ex¬
perts, les communications suivantes
sont annoncées :
pr Pierresson (Paris). Du di¬
plôme de médecin légiste et de son
application. — D^ Roussellier (Mar¬
seille). Nécessité du roulement
parmi les experts inscrits près les tri¬
bunaux pour le service criminel. —
D' Mégevand (Genève) : De l’em¬
poisonnement par le lysol. — Dr Bar¬
da (Montpellier) : Des cristaux d’hé¬
mochromogène. — Dr Stookis (Liè¬
ge) : Des empreintes digitales invi¬
sibles. — Dr Balthazard (Paris) :
Les recherches histologiques et bac¬
tériologiques en médecine légale. —
IF Dervaux (Saint-Omer) : Hémor¬
ragie mortelle par plaie des vais¬
seaux du cou, par chute sur un vase
de nuit, considérations médico-
légales. — Dr Oatais (Caen) : vingt-
cinq ans de pratique médico-légale
en Normandie. — D' Ëtienne Mar¬
tin (Lyon) : Les feuilles d’autopsie,
S
leur utilité dans la pratique médico-
légale.
Hôpital de la Charité. — LEÇONS
SUR LES MALADIES DE LA NUTRITION.
— M. Marcel Labbé a commencé le
vendredi 1 9 mai à 1 1 heures du
matin ses leçons cliniques sur les
maladies de la nutrition et les conti¬
nue les vendredis suivants à la même
heure.
Conférences de physique médicale.
— M. .‘V. ZiMMERN agrégé fait actuel¬
lement les lundis, mercredis et ven¬
dredis à 6 heures, une série de confé¬
rences d’Electricité médicale : Etu¬
de des principales modalités élec¬
triques (courants continus, Haute
fréquence. Rayons X, etc.) avec leurs
applications au diagnostic et à la
thérapeutique.
5/ Juiiiet. — Cours de vacances
de M. Calot.. (Du 31 juillet au 6 août
1911). — A l’Institut Orthopé¬
dique DE Berce (s"»' année).
En .sept jours, de 8 h. du matin à
7 h. du soir. Enseignement de l’Or¬
thopédie indispensable aux médecins
et du traitement des Tuberculoses
externes. Coxalgie, Mal de Pott. Tu¬
meurs blanches. Luxation congéni¬
tale de la hanche, Déviations, Slala-
dies des Os et des Articulations, etc..
Neuf conférences avec leçons, pré¬
sentation demalades, démonstrations
et exercices pratiques ’ndividuels.
Pour avoir le programme détaillé
et pour tous les renseignements,
écrire au D' Fouchèt, Berck- Plage
(P.-de-C.).
7 Août. — Hôpital maritime de
Berck-sur-Mer. — Cours de va¬
cances, 12 leçons sur la tuberculose
des os et des articulations, et des
ganglions, par M. Ménard, JIM. An-
drieu et Calvé. Durée 7 au 20 août
Prix du cours, 50 francs.
AVIS
BUREAU DE RENSEIGNEMENTS GRATUITS POUR LES MÉDECINS ÉTRANGERS
11 est créé au bureau du journal Paris Médical, 19,
rue Hautefeuille, Paris, im service de renseignements
gratuits pour les médecins étrangers qui désirent avoir
des renseignements sur les divers cours ou leçons faits à
la Faculté de médecine et dans les hôpitaux de Paris.
Un médecin parlant anglais, allemand, espagnol et italien
est placé à la tête de ce service et se trouvera deux fois
par semaine, les lundis et vendredis de 4 à S heures, à
la disposition de tout médecin étranger pour donner
des renseignements.
Les mois prochains de novembre et décembre 1911,
seront organisés des cours payants sur les diverses bran¬
ches de la médecine, cours qui seront faits par les assis¬
tants des professeurs de la Faculté et des médecins des
hôpitaux de Paris.
PARIS MÉDICAL
THÈSES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
Mercredi 24 mai, à une heure. — M"» Klein. De la
tétanie dans l’état puerpéral (JIM. Pinard, président;
Segond, Pierre Duval et Couvelaire). — M. LehÉrissey.
De quelques complications tardives non sanglantes de la
luxation congénitale de la hanehe (MM. Segond, prési¬
dent; Pinard, Pierre Duval et Couvelaire). — JI. BÉra.
Du syndrome eouimun à la rupture, à la luxation et à
l'élongation du tendon du long biceps (JIM. Segond,
président; Pinard, Pierre Duval et Couvelaire). —
M. FeutriE. Contribution à l’étude du traitement de
l’exstropliie vésicale par l’implantation des uretères dans
le rectum (Voie extrapéritonéale). (JIJI. Segond, prési¬
dent; Pinard, Pierre Duval et Couvelaire). — JL Bou-
bermann. Étude sur les modifications que présente le
sang au cours de la maladie de Stokes-Adams. Quelques
essais sur l’étiologie de ce syndrome (MJI. Gaucher, pré¬
sident ; Widal, Léon Bernard et Gougerot). — JI. Leblanc.
Recherches sur l’indice respiratoire (JIJI. Widal, prési¬
dent; Gaucher, l,éon Bernard et Gougerot).
Jeudi 25 mai, à utic heure. — JI. Hénouille. De
l’emploi de l’acide chromique dans les affections inflam¬
matoires et ulcéreuses des muqueuses et de la peau
(JIJI. Hutinel, président; Gilbert-Ballet, Chauffard et
André Broca). — JI>'« Vigor. Étude clinique de l’hypo-
alimcntation chez le nourrisson (Variétés, évolution, dia¬
gnostic, traitement). (JIJI. Hutinel, président; Gilbert
Ballet, Chauffard et André Broca). — JI. Fourcade. La
constitution émotive (JIJI. Gilbert-Ballet, président;
Hutinel, Chauffard et André Broca). -r- JL Audouy. Du
traitement des êpithéliomas cutanés par le radium (Jlé-
thode du rayoïmement composite). (JUI. Chauffard, pré¬
sident; Hutinel, Gilbert Ballet et André Broca).
J. -B. BAILLIÈRE et FILS, Éditeurs, 19, rue Hautefeuille, à Paris
NOUVEAU
TRAITÉ de CHIRURGIE
Albat
Ai’ec la collaboration de MM.
I, Auvray, Cahier, Cunéo, Faure, P. Duval, Legueu, Mauclaire, Morestin,
Ombrédanne, Sebileau, Castex,
Professeurs et agrégés à la Faculté de Médecine de Paris.
Arrou, Brodler, Chevassu, Dujarier, Fredet, Gulnard, Labey, Launay,
Lubet-Barbon, f/llchon. Mouchai, Schwartz, Soullgoux, Terson, Veau,
Chirurgiens des Hôpitaux et Anciens Chefs de clinique à la Faculté de Médecine de Paris.
Bérard; Chavannaz, Gangolphe, Guyot, Jaboulay, Patel,
Professeurs et agrégés aux Facultés de Médecine de Lyon et Bordeaux.
1 . Grands processus morbides (traumatismes, infections, etc.) (Pierre Delbet, Chevassu, Schwartz,
Veau) (588 pages, 53 figures) . . 10 »
2. (Pierre Delbet).
3 . Malades chirurgicales de la peau ( J.-L. Faure) (144 pages, 8 figures) . ; . 3 »
4. Fractures (Tanton).
5. Maladies des Os (P. Mauclaire) (318 pages, 161 figures) . 6 »
6. Lésions traumatiques des Articulations (plaies, entorses, luxations) (Cahier) (332 p., 136 fig.) .... 6 »
7. Maladies des Articulations (lésions inflammatoires, ankylosés et néoplasmes) (P. Mauclaire) ;
(Troubles trophiques et corps étrangers (Dujarrier) (288 p., 88 figures) . 6 »
8. .dyf/inïes (Gangolphe) (235 pages, 76 figures) . 5 »
9. Maladies des muscles, Tendons, Tissus pêritendineux, Bourses séreuses (Ombrédanne) (ig8 pages,
45 figures) . . . 4 »
10. Ma/adws dtfs (Cunéo) (174 pages, 50 figures) . 4 »
11. Ma/ad»es d«s (Pierre Delbet et Mo cquot) . 8 »
12. Maladies des Veines Maladies des Lymphatiques iBuoDmv.) . 5 »
Ta . Maladies du Crâne et de VFMt.éhhnle IAiivpavI f=Tn nnaes. furiirpsl _ rn »
14. Maladies du Rachis et de la Moelle (Auvray).
15. Maladies chirurgicales de la Face (Le Dentu, Morestin). Névralgies faciales (P. Delbet).
16. Ma/atfîM des Mdc//oz>es (Ombrédanne) (198 pages, 102 figures) . 5 »
17. Maladies de l'Œil (A. Terson) (400 pages, 142 figures) . 8 »
18. Oto-Rhino-Laryngologie (Castex et Lubet-Barbon) (601 pages, 215 figures) . 12 »
19. Maladies de la Bouche, du Pharynx et des Glandes salivaires (SIorestin). Maladies de l'Œsophage
(Gangolphe).
20. Mafadzes dt< Cor/JS fAyroide. Goifres (Bérard) (407 pages, 1 12 figures) . . . 8 »
21 . Maladies du Cou (Arrou et FredetL
22 . Maladies de la Poitrine (Souligoux) . . . . 6 »
23. Maladies de la Mamelle (Chavannaz).
24. Maladies de l'Abdomen (A. Guinard) (582 pages, 115 figures) . 12 »
25. Hernies (Jaboulay et Patel) (426 pages, 128 figures) . 8 »
26. Maladies du Mésentère, du Pancréas et de la Rate (Chavannaz et Guyot).
27 . Maladies du Foie et des Voies biliaires (J.-L. Faure et Labey) (308 pages, 39 figures) . . . ' . 6 »
28. Maladies de l'Anus et du Rectum (Pierre Delbet).
29. Maladies du Rein et de l'Uretère (Albarran).
;3o. Maladies de la Vessie (F, Legueu).
*31 . Maladies de l'Urètre, de la Prostate et du Pénis (Albarran et Legueu).
32 . Maladies des Bourses et du Testictde (P. Sébileau).
33. Maladies des Membres (P. Mauclaire).
CHAQUE FASCICULE 8E VEND SÉPARÉMENT
Chaque fascicule se vend également oartoj^ avec une augmentation de 1 fr. 50 par fascicule.
SOMMAIRE :
Simonin . — Les séquelles de la méningite cérébro-spinale épidémique . SgS
CiiAviGNY . — Achondroplasie et service militaire . 6o3
A. MouciiETetL. Lamy. — Ostéosynthèse par gaine d’aluminium . 606
Amblard . — L’hypertension artérielle, valeur sémiologique et pronostique . 60g
Actualités médicales. — Sur le réflexe du diaphragme et sa valeur clinique. — Septicémie et altérations
glandulaires dans la scarlatine . 612
Sociétés savantes . — Société médicale des hôpitaux. — Académie de médecine. — Société de chirurgie. —
Société de thérapeutique. — Société de psychiatrie . 6i3
Libres propos : Le rôle des sanatoriums de Bligny dans la lutte antituberculeuse, par le Df Pierre Lereboullet- 111
Chronique scientifique : Le mal des aviateurs, par les D"> Cruciiet et Moui.inier . . V et VII
La médecine au théâtre -. « Le couteau » . . _ IX
Les règlements et les lois intéressant les médecins . IX
Silhouettes médicales : Le médecin de province d’autrefois, par le Dr Pierre Maurel . . XI
Chronique des livres : Monsieur l Agrégé, par le D' Nass. —Précis de Mcdecine légale, par le D' Vibert. - XI
Leçon d’anatomie : Leçon d anatomie de Léonard Oautier (xvii» siècle) . . . XllI
La médecine humoristique . .
Diététique . . . .
Formules thérapeutiques . . . .
La Médecine au Palais .
L’intermédiaire des médecins .
Nouvelles . .
La vie médicale . ... . .
Cours. — Thèses de la I-aculté de Parts .
Thérapeutique pratique : /îomothérapie .
Connaissances pratiques .
Tableau chronologique des congrès .
XVII
XIX
XIX
XXI
XXI
XXIII
XXV
XXVII
XXVIII
XXVIII
XXVIII
Asthme, Emphysème
Maladies du cœur
Angine de Poitrine
Affections rénales
Hydropisies
EUPNINE VERNADE
à l’IODURE de CAFÉINE
LE PLUS SUR DES DIURÉTIQUES CONNUS
Pas d'intolérance ni d' Accidents d'iodisme
CONDITIONS DE PUBLICATION
PARIS MÉDICAL paraît tous les Samedis. Les abonnements partent du ler de chaque mois.
Prix de l’abonnement 5o iV'opcffiôre) : France, 12 francs. — Etranger, 15 francs.
Adresser le montant des abonnements à la Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue
Hautefeuille, à Paris. On peut s’abonner chez tous les libraires et à tous les bureaux de poste.
Le premier numéro de chaque mois, consacré à une branche de la médecine, contient 48 pages.
Les autres numéros ont 32 pages. Le troisième numéro du mois contient une Revue générale.
ORDRB DB PUBLICATION DES NUMÉROS SPÉCIAUX
Janvier.... — Maladies des voies respiratoires; — tuber¬
culose.
Février. ... — Physiothérapie ; — physiodiagnostic.
Mars . — Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-
riennes.
Avril . — Gynécologie; — obstétrique; — maladies
des reins et des voies urinaires.
Mal . — .Maladies de la nutrition ; — Eaux miné¬
rales, climatothérapie ; — diététique.
Juin . — Maladies de l’appareil digestif et du foie.
Septembre.
Octobre.
— Maladies du cœur, du sang, des vaisseaux.
— Bactériologie; — hygiène; — maladies in-
lectieuses.
— Maladies des oreilles, du nez, du
larynx; — des yeux ; des dents.
— Maladies nerveuses et mentales; — méde¬
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abonnements dans la liste suivante :
I. Primes offertes à tous les abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù ces cinq primes) :
I “ Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cinquante francs à la maison
Blacque, Instruments de chirurgie, 25, rue Cujas, à Paris.
2» Bons de remboursement de douze francs sur tout achat de cent francs à la maison Emile
Dupont fils, G. Mathieu fils et C'°, Mobilier médical, chirurgical pour malades et Instru¬
ments de chirurgie, 9, rue Cujas, à Paris.
30 Bons de remboursement de six francs sur tout achat de cinquante francs, ou de douze francs
sur tout achat de 100 francs à la maison « L’Hygiène moderne. Lavabos, Salle de bains »,
29, rue Cotte, à Paris.
4“ Bons de remboursement de six fr. sur un achat de vingt-cinq fr. ou de douze fr.sur un achat
de 5o fr. de livres édités par la librairie J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, Paris.
5“ Trois flacons Héliotrope, Chèvrefeuille, Mugruet (valeur 12 francs), offerts par la maison
CouDRAY, parfumeur, i3, rue d’Enghien, à Paris. (Pour avoir droit à cette prime, il faut
joindre au prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port).
II. Primes offertes en outre aux abonnés de Paris Médical
(Chaque abonné a droit ù une seule de ces treize primes) :
1° Règles plates en glace de Saint-Qobain verre rouge à base de sels d’or (valeur 6 francs)
offertes par l’Uraseptine Rogier et un Agenda médical offert par le Lactéol du D' Boucard
(ces deux primes ensemble).
2“ Portefeuilles offerts par le Lait Lepelletier homogénéisé, stérilisé (procédés Lécuyer), à Carentan.
30 Pulvérisateurs Vaast, offerts par la maison Ch. Vaast, 22, rue de l’Odéon, à Paris.
4® Trousses de poche pour l’analyse des urines, offertes par la Dosurine, 16, ruç Charlemagne,
à Paris.
5® Seringues en verre, offertes par la maison David, 69, avenue des Ternes.
6» Appareils Talisman, pour injections vaginales, offerts par la Société du Talisman, Place des
Barricades à Bruxelles (valeur, 12 fr. 50). (Pour avoir droit à cette prime, il faut joindre au
prix de l’abonnement la somme de 2 fr. 5o, plus 5o centimes pour le port.)
7® Un colis-postal de 15 rosiers de la maison Gemen et Bourg, de Luxembourg. (Joindre / fr. 5o
pour l'emballage et le port du colis des rosiers).
8» Un colis de Graines de fleurs et légumes (25 variétés) offertes par la maison L. Clause, à
Brétigny-sur-Orge. Joindre i fr. pour l’ emballage et le port.
g® Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Sachet, papeterie médicale,
2g, boulevard Saint-Michel, à Paris.
loo Bons de remboursement de six francs sur tout achat à la maison Mathieu, fabrique d’ins¬
truments de chirurgie, ii3, boulevard Saint-Germain, à Paris.
1 1® Bons de remboursement de six francs sur tout achat de 50 francs à la maison Cogit et C®,
Appareils de précision, 36, boulevard Saint-Michel, à Paris.
12“ Bons de remboursement de douze francs sur l’achat d’une montre médicale (75 francs,
ou 90 francs) de la maison Auricoste, horloger, 10, rue La Boétie, à Paris.
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LIBRES PROPOS
LE ROLE DES SANATORIUMS DE BLIGNY
DANS LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE
La tuberculose fait dans la population parisienne
des ravages cruels que les efforts de l’Assistance
Publique, quelque persévérants qu’ils soient, ne
parvieiment que bien iniparfaitemeut à limiter. A
voir nos hôpitaux si .souvent encombrés d’incu¬
rables, à voir les difficultés multiples auxquelles se
heurtent la plupart des tentatives faites pour remé¬
dier à l’état ,de choses actuel, on se prend souvent
à douter de la possibilité de guérir la tuberculose
populaire.
Aussi est-il réconfortant de suivre les progrès de
l’œuvre des sanatoriums populaires de Paris, fondée
il y a dix ans, et dont l’assemblée générale récente^
présidée par le professeur Landouzy, a bien montré
la croissante prospérité. Les nombreux auditeurs
qui, il y a quelques jours, applaudissaient le si
actif et dévoué médecin-directeur de Bligny, le
Dr Guinard, ont tous compris l’importmice de l’œu¬
vre qui s’accomplit sous sa direction. Il a, en quel¬
ques paroles claires et précises, exposé quels sont
les nioyeiis employés dans les sanatoriums de Bligny
pour arriver à la guérison de la tuberculose et quels
ont été les résultats obtenus. Sa conférence et les
belles projections en couleurs qui l’accompagnaient
ont bien établi la distance qui sépare des hôpitaux
pour malades ces « maisons oii l’on recouvre la santé »
et où chaque aimée les guérisons se comptent par
centaines. Les demandes, très supérieures aux admis¬
sions, pourtant nombreuses (358 admissions pour
688 demandes en 1910) montrent la juste popularité
acquise en peu d’années par Bligny. Les malades y
sont soignés, suivis de près et y apprennent à se
soigner eux-mêmes ; une fois guéris, ils restent en
contact avec l’œuvre et aiment à y revaiir. Tous
ceux qui ont eu l’occasion de suivre de tels malades
savent ce qu’ils doivent à Bligny et aux soins éclairés
qu’ils y ont reçus. Mais ce n’est pas pour insister
sur ces brillants résultats que j’écris ces lignes; c’est
surtout pour montrer l’exemple offert par Bligny
et son rôle dans la lutte antituberculeuse.
Création de l’initiative privée, patroimée par un
conseil d’administration coinposé de philanthropes
éclairés ayant à leur tête le prince d’Arenberg,
l’œuvre s’est constituée et vit avec des ressources
dont la modicité relative étoime justement. Il y a
eu en 1910 près de 75.000 journées de traitement
dont le prix de revient a été de moins de 4 francs, la
nourriture entrant dans cette somme pour à peine
plus de I fr. 50. Le total des dépenses annuelles,'
y compris certains frais d’ajnortis.sement, est resté
inférieur à 300.000 francs. Si j’ajoute que l’emsemble
des frais de construction et d’aménagement des deux
sanatorimns, dus au zèle éclairé d’un architecte
éminent, M. Lucien Magne, est d’à peine 2 millions et
demi (pour 250 malades environ) on voit que les
résultats obtenus l’ont été avec un minimum de
frais et les comparaisons que l’on pourrait faire ne
viendraient pas à l’appui de ceux qui aiment à .sub¬
stituer à l’initiative privée l’intervention de l’IOtat.
Si les sanatoriums de Bligny ont pu être ainsi édi¬
fiés et remplir si nettement leur but, c’est qu’il y a eu,
dès le début, collaboration étroite et constante entre
l’architecte, le conseil d’administration et le médecin
appelé à diriger l’œuvre ; c’est trop souvent faute
d’une collaboration analogue que les résultats de
certaines créations restent incomplets, celui qui est
appelé à les diriger n’ayant pas contribué à les orga¬
niser.
Tels qu’ils sont, les deux sanatoriums de Bligny
sont d’utiles foyers d’études pour la cure anti-tuber¬
culeuse. Là plus que dans nos hôpitaux où les mahidcs
ne font souvent que passer, plus que dans la clien¬
tèle de ville, il est possible de suivre longuement
les malades et de voir chez eux les effets de la plu¬
part des méthodes préconisées ; si la tuberculinothé-
rapie, comme cure adjuvante de la tuberculose, a
actuellement en France rme nouvelle vogue, les ré¬
sultats obtenus à Bligny en sont l’iiiie des raisons.
Ces succès inspirent en effet confiance. Le dogme de
la curabilité de la tuberculose, ti'op souvent ailleurs
dénaturé par les faits, est ici mie réalité tangible et
les méthodes suivies par le D' Guinard et ses colla¬
borateurs peuvent être citées en e.xemple à ceux,
trop nombreux encore, qui restent sceptiques sur
la cure active à opposer à la tuberculose.
L’œuvre des sanatorimns populaires a donc fait
beaucoup pour donner confiance d’une part dans
l’assistance antituberculeuse par le sanatorium,
d’autre part dans l’action des traitements par les
tuberculines et les sérmns qui ne doivent pas être
regardés comme des spécifiques, mais comme des adju¬
vants précieux de la cure hygiénique. Si les conditions
mêmes de son organisation restreignent son action à
un petit nombre des tuberculeux parisiens, on peut
et on doit e.spérer que la charité privée, encouragée
par cet exemple, élargira progressivement cette
action et créera de nouvelles œuvres.
Certes, il est nécessaire d’assLster le tuberculeux
incurable connue le font d’autres œuvres, mais c’est
là mie tâche tristement décevante. Combien plus
réconfortantes sont les œuvres qui, comme Bligny,
ont pour but essentiel la guérison de la tuberculose !
L’Assistance publique de Paris a compris cette double
uéce.ssité en fondant Angicourt et Brévannes et en
ouvrant le dispensaire de la rue Vaueau. Mais son
action resterait inipui.ssante si l’esprit public rie
venait à son aide en soutenant et en développant
les œuvres privées. A ce titre, le succès de l’œuvre
de Bligny doit être proclamé bien haut et donner
confiance dans l’avaiir de la lutte contre la tuber¬
culose populaire à Paris.
P. lerkboüllet.
— 717
En Pilules dosées é 0.20 Centigr.
en Emulsion dosée é 030 Centigr
DANS TOUr LES CAS
dHÊMQRRAGIE.ANÉMIE, TUBERCULOSE
AlVTIHÉinOLYTiOLE PLIISSAIMT
LES ETABLISSEMENTS BYLA JEUNE
-gn d ffai Ù I aW-
EXTRAITS™-CHO^f
ÉQUIVALENTauxORGANES frais
DESSICCATION RAPIDE * . NIAUTOLYSE
VERS D? ^ * NI CHALEUR
Régime des
Arthritiques, Goutteux, Rhumatisants
VICHY CÉLESTINS
BOUTEILLES ET DEMI-BOUTEILLES
V —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE
LE MAL DES AVIATEURS
Le Dr René Cruchet par Le Dr René Moui.inier
Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, Médecin de i" ciasse de la marine.
Médecin des lidpitaux. Professeur à l’École de santé navale de Bordeaux.
Déjà, en septembre 1910, à la suite de la
Grande semaine d'aviation de Bordeaux, dans « le J ournal
de médecine s> et « la Gazette hebdomadaire des sciences
médicales » de cette ville, nous avons attiré l’attention
sur les phénomènes physiologiques que présentent les
aviateurs dans les épreuves de hauteur. Le mémoire que
vient de présenter à l’Académie des sciences le professeur
Dastre n’a fait que développer et préciser nos premières
notes préliminaires.
Voici le résumé de ce travail qui sera publié prochaine¬
ment dans le « Journal de physiologie et de pathologie
générale ».
Le vol nécessite un effort physique et intellectuel cons¬
tant, effectué dans des conditions auxquelles l’organisme
n’est pas primitivement adapté. En général, les vols aux
hautes altitudes, tels que les aviateurs les pratiquent
actuellement, ont une durée de quarante-cinq minutes au
maximum. L'altitude de 2 000, 2 500, 3 000 mètres est
atteinte en trente à quarante minutes et de cette altitude
l’appareil se précipite sur le sol en cinq à sept minutes.
Chavez pendant la traversée tragique du Simplon s’élève
de 880 mètres (Brieg), à 2 010 (Kulm) en dix-neuf mi¬
nutes. Morane, au Havre, a atteint 2 600 mètres en
vingt-quatre minutes et est redescendu en moins de deux;
à Bordeaux, il atteignit en vingt-deux minutes i 500 mè¬
tres et redescendait en cinq. Legagneux, à Pau, s’élevait
à 3 200 mètres dans les mêmes conditions de temps.
Vitesse d’ascension rapide, de descente vertigineuse,
telle est la condition mécanique particulière des vols aux
hautes altitudes ; et c’est probablement ce facteur qui
donne les caractères spéciaux au « mal des aviateurs »
que nous avons cherché à étudier au cours de la Grande
Semaine de Bordeaux, qui a eu lieu du 1 1 au 16 septembre
iqio: en particulier, le lieutenant de vaisseau Byasson,
les lieutenants Cammermann et Rémy (biplans), MIL Mo-
raue, Legagneux, Tyck (monoplans), Bielovucie, Brégi et
Juillerot (biplans), ont bien voulu répondre à nos ques¬
tions et se prêter à nos expériences. Ce sont les résultats
de cette enquête que nous désirons faire connaître.
Dans la montée, la respiration devient plus courte aux
environs de l 500 mètres, par conséquent à une hauteur
moindre qu’avec les .sphériques : le cœur bat plus vite,
mais habituellement il n’y a pas de palpitations ; il n’existe
pas à proprement parler de nausées ou de sensations de
gonflement du ventre, comme dans certaines ascensions
de montagne, mais un léger malai.se que Morane attribue
« à l’angoisse et à la grande solitude que l’on ressent ».
Vers I 200 mètres, rhypoacou.sie apparaît : le crépite¬
ment du moteur diminue et ce phénomène, très net par
temps sec, augmente par temps nuageux ou brumeux. Les
bourdonnements d’oreilles, d’ailleurs légers, ne se
montrent qu’à une altitude plus élevée, exactement vers
I 800 mètres (Morane) ; toutefois Legagneux accusa des
* claquements d’oreilles » à une altitude plus basse : il
e.st vrai que c’était la première fois qu’il s’élevait à pareille
hauteur, et un passager, qui lui aussi montait pour la pre¬
mière fois sur un biplan qui s’éleva à 300 ou 400 mètres,
éprouva le même phénomène; il y a évidemment une que.s-
tion d’accoutumance ; mais, même à 1 800 mètres, ce
phénomène se produit plus bas que dans les ascensions
ordinaires en montagne. Les vertiges ne sont accusés
par aucun aviateur.
« La vue est toujours très nette, écrit Morane. Ce qui
laisserait croire le contraire, c’est la rapidité avec la¬
quelle les objets et les choses diminuent et s’éloignent ».
De plus, par temps clair et légère brunie, le soleil en se
reflétant sur la brume comme sur une glace rend comme
aveugle et gêne considérablement, surtout dans les
remous, la direction du monoplan (Morane). Un autre
aviateur a présenté de véritables hallucinations visuelles
pendant la durée d’un de ses raids ; il voyait à chaque
instant se dresser à sa droite les flèches de la cathédrale
• Notre-Dame, alors qu’il en était à plusieurs centaines de
kilomètres.
Une légère céphalée encerclant les tempes se montre à
partir do i 300 mètres chez les aviateurs entraînés ; chez
les novices, elle apparaît au-dessous de cette altitude.
Le froid devient vite pénible à partir de 2 000 mètres :
il le fut particulièrement à Bordeaux. « A Bordeaux,
écrit Morane, je n’avais pas froid jusqu’à i 500 mètres ;
passé cette hauteur, la température descendait très rapi¬
dement et à 2 000 mètres elle était certainement vers
— 15°. A la baie de la Seine, le phénomène de l’abaisse¬
ment de la température fut considérablement moindre.
Et je ne saurais l’expliquer que i>ar la saison ; nous étions
alors en plein été, et peut-être la chaleur était plus péné¬
trante et traversait plus avant les couches de l’atmos¬
phère *
Au-delà de i 500 mètres, une impérieuse envie d’uriner
apparaît.
Au-dessus de i 000 mètres, surtout au-delà de
I 500 mètres, les mouvements volontaires sont plus ner¬
veux et saccadés, les mouvements réflexes ont plus d’am¬
plitude (Morane) ; le froid, l’essoufflement léger qui se
produit à ce moment, les contractions plus rapides du
cœur, la réverbération du soleil et les troubles de l’ouïe
auxquels il faut adjoindre la tension nerveuse et la fatigue
suffisent à expliquer ces modifications motrices.
Dans la descente, le cœur bat beaucoup plus fort sans
s’accélérer, mais les palpitations, qui ne tardent pas à
être ressenties, augmentent à mesure que la descente se
précipite. Il est diflicile de se rendre compte de ce qui se
passe du côté de la respiration à cause de la rapidité
de la chute en vol plané qui fait parcourir 3 à 400 mètres
à la minute et provoque une sorte d’angoisse comparable
à la sensation de vide qu’on éprouve quand on se trouve
dans un ascenseur qui descend très vite. Les bourdonne¬
ments et sifflements d’oreilles, le besoin d’uriner tendent
à s’accroître vers la fin de la descente, mais les phéno¬
mènes particulièrement intenses qui dominent et aug¬
mentent nettement à mesure qu’on se rapproche du sol
sont :
La sensation de cuisson à la figure, de rougeur et de
très forte chaleur de la face : les yeux piquent, sont injec¬
tés, les narines sont humides sans épistaxis à proprement
IJarler ;
2° La céphalée ;
3» Une très grande tendance au sommeil, si impérieu.se
que les yeux se ferment par instants, malgré la volonté
la plus ferme pour les tenir ouverts. On signalait encore
tout récemment un jeune aviateur parti en excursion et
qui fut trouvé endormi en pleine campagne dans son aéro¬
plane ; réveillé, il ne se souvenait pas comment il avait
atterri.
— 719 —
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^ VII —
CHRONIQUE SCIENTIFIQUE [Suite]
Ajoutons que dans cette descente vertigineuse, l’an¬
goisse étreint l'honime le plus fort ; la peur elle-même le
surprend à certaines secondes : elle est heureusement
presque toujours de très courte durée ; mais la pensée
et l’image de la mort sont constamment présentes à
]<es mouvements volontaires sontlents, paresseux, d’une
maladresse qui fait opposition à la vivacité physique et
intellectuelle du sujet. Certains aviateurs ont conscience
de cet engourdissement psychique, mais d’autres, non.
A \' atterrissage, l’aviateur, malgré toute son énergie,
saute de son aéroplane avec une lourdeur évidente : il
se rend néanmoins d’un pas ferme, quoique un peu lent, à
son hangar situé à quelques mètres de là ; mais à ce mo¬
ment les bourdonnements et les .sifflements d’oreilles
prennent une Intensité qu’ils n’avaient pas eue jusque-là :
le héros est comme sourd, il entend vaguement ceux qui
lui parlent ou les acclamations dont il c.st l’objet : par¬
fois, il est pris de vertiges et la tête lui tourne ainsi qu’il
arriva à un aviateur qui tomba presque dans nos bras en
rentrant sous sa tente.
La céphalée persiste non .seulement à l’atterrissage,
mais encore plusieurs heures après ; il en est de même de
la somnolence. Un jeune aviateur qui pour la première
fois faisait de la hauteur continuait à sommeiller cinq ou
six heures après les raids qu’il avait effectués ; il ne ré¬
pondait pas aux personnes qui lui adressaient la parole,
avait l’air engourdi, ne songeant qu’à dormir.
I.es mouvements re.spiratoires tendent, dès qu’on a
atterri, à reprendre leur rythme normal : mais il n’en est
pas de même de l’appareil circulatoire sur l’examen du¬
quel nous insisterons plus particulièrement. On observe
de la cyanose des extrémités : les doigts sont violacés.
Wynmalen, qui atteint 2 780 mètres, dit « sentir le sang
couler de ses ongles dans ses gants fourrés et des perles
rouges venaient mouiller ses lèvres •>. Morane n’a jamais
constaté pareil phénomène qui d’ailleurs peut être en
relation avec la température basse des hautes régions
atmosphériques que rend encore plus accusée la vitesse
de l’aéroplane : cette réfrigération est très pénible et tous
les aviateurs s’en plaignent. Nous n’avons pas observé
d’épLstaxis mais presque toujours de l’hyperémie des
conjonctives. Les yeux sont cependant bien protégés par
des lunettes appropriées.
Le pouls est légèrement accéléré,le dicrotisme à l’artère
radiale est peu marqué. Les mouvements de l’aiguille de
l’oscillomètre de Pachon ont une faible amplitude. Pas de
palpitations. La valeur de la tension artérielle est cons¬
tamment augmentée, au moment de l’atterri.ssage après
un vol à des altitudes variant entre i ex» et 2 000 mètres.
Parmi les données que nous avons recueillies, signalons
les chiffres suivants (recherches faites à l’artère radiale à
l’aide de l’oscillomètre de Pachon).
Aviateur Y.
Avant le vol : 5 h. 30 soir.
Tension mininia . 9 cm. Hg.
Tension maxima . 18 cm. Hg.
Pulsations . 70 à la minute.
A six heures du soir, après un vol de vingt-cinq mi¬
nutes durant lesquelles à la/ vingtième minute, l’altitude
de 1 100 mètres a été enregistrée par le baromètre em¬
porté par l’aviateur :
Tension minima . 12 cm. Hg.
Tension maxima . 19 cm. Hg.
l’ulsatipns . 80 à la minute.
Cette hypertension que nous avons constatée chez
plusieurs autres aviateurs descendant d’une altitude dé¬
passant I 000 mètres, est moins apparente chez les sujets
très fatigués qui présentent alors des palpitations
cardiaques et une accélération du pouls très accusée
( 1 08 pulsations dans un cas, chez un jeune aviateur ayant
atteint i 000 mètres après un vol ascensionnel d’une
durée d’une heure).
Cette augmentation de la pression artérielle est propre
aux aviateurs qui descendent des altitudes élevées. Nous
ne l’avons pas constatée chez les aviateurs qui se main¬
tiennent aux altitudes de loo à 150 mètres
C'est ainsi que le lieutenant Z... présente au départ :
Tension minima . 9 cm. Hg.
Tension maxima . 19 cm. Hg.
Pulsations . So à la minute.
A l’atterrissage, après un vol de cinquante-cinq mi¬
nutes, à une altitude moyenne de 100 mètres :
Tension minima . 9,5 cm. Hg.
Tension maxima . 18,5 cm. Hg.
Pulsations . 100 à la minute.
Si nous devions formuler une hypothèse sur les causes
de la modification de la waleur de la pression sanguine
qui peut avoir pour conséquence des troubles graves chéz
des sujets astreints à un travail cérébral très actif, à une
attention soutenue, nous admettrions volontiers que l’or¬
ganisme qui tombe sur le sol en quatre ou cinq minutes,
et même moins, après avoir atteint i 000 et 2 000 mètres
en vingt ou vingt-cinq minutes, n’a pas le temps d’a¬
dapter .son système circulatoire aux pressions variables
(591 mm Hg. à 2 000 mètres, 760 mm. à o) que franchit
l’aéroplane en un temps trop rapide.
Les troubles que nous signalons se présentent suivant
des modalités variables avec les sujets. Il en est du «mal
des aviateurs » comme du « mal des montagnes ». Cer¬
tains peuvent en être exempts, d’autres sensibles à des
altitudes relativement basses : les .symptômes peuvent
être plus ou moins accusés suivant les dispositions indi¬
viduelles, mais d’une façon générale on peut conclure
qu’ils apparai.ssent à des hauteurs généralement plus
basses que dans les ascensions à pied et même en ballon
sphérique.
lîn conclusion, réactions vaso-motrices avec hyperten-
■sion, vertiges, céphalée, somnolence consécutive aux as¬
censions et s’accusant surtout sur le sol et quelque temps
après l’atterrissage, tels sont les phénomènes qui dis¬
tinguent le « mal des aviateurs » du « mal des mon¬
tagnes », et donnent un aspect très particulier à ces
troubles dont la cause essentielle est très vraisemblable¬
ment la rapidité avec laquelle l’aviateur se transporte
dans l’espace. Kt nous croyons que c’est ce facteur qui
intervient pour rendre pénibles et même dangereuses des
variations de pression atmosphérique dont la valeur est
relativement faible quand on la compare aux variations
de pressions auxquelles sont soumis les scaphandriers,
par exemple, chez qui d’autre part, ce facteur — rapidité
de décompression — Intervient aussi dans la genèse des
troubles qu’ils présentent.
— 721 —
— VIII —
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- IX —
LA MÉDECINE
l,e couteau. Essai dramatique sur les limites dic droit chi¬
rurgical, par le Dr O. lîsi’i'; DE METZ, Paris, 1911, i vol.
iii-i8 {Bernard Grasset, éditeur).
Premier acte. — 11 se déroule dans la salle de dissection
de la « P'aculté internationale de chirurgie ». Des étudiants
chantent, rient, discutent en disséquant. D’illustre Manitor
passe avant de se rendre à l’amphithéâtre de cours ; une
partie des étudiants l’encense démesurément. Hux
sortis, survient la prince.sse Teuff accompagnée de son
amant M. X... Mlle est envoyée à Manitor par le rabat¬
teur de celui-ci, le Dr lîertrand, pour subir de la main
experte du maître, en sa maison de santé de la rne de
Carthage, une opération qui lui permettra de se livrer
sans contrainte à la frénésie de son tempérament. De
prix est convenu et payé d’avance ; 1 50 000 francs que
Manitor et Bertrand partagent. Mais Manitor n’est plus
le chirurgien habile d’autrefois, il a besoin d’une main
plus sûre que la sienne pour le suppléer eu cas de néces¬
sité et il a jeté sou choix sur Deiioir, jeune opérateur de
grand mérite, bien qu’il ne puisse arriver à briller, perdu
qu’il est dans la clientèle pauvre. Bertrand et Manitor
e circonviennent, l’allèchent par l’appât de 20 0.00 francs,
l’appât de l’influence de Manitor qui lui promet de le
faire nommer médecin de l’hôpital Mondial. D’honnêteté
de Denoir finit par succomber ; il espère pouvoir ainsi ren¬
dre sa fille heureuse.
Deuxième acte. — Au de uxième acte, des années ont passé.
Denoir est devenu riche ; mais, toujours en proie au
remords, il ne « va plus rue de Carthage » et s’est consacré
uniquement à la science.
Sa fille a épousé le fort riche vicomte de Tréfeu qui est
mort bientôt en lui laissant une vingtaine de millions.
Au cours d’une fête que Denoir donne dans sou hôtel,
nous le voyons prêcher en termes éloquents l’iionuêteté à
Sabin : Sabin est l’homme habile que Manitor, de plus en
plus inhabile, veut se donner comme opérateur, rue de
Carthage. Nous voyons la jeune veuve, fille de Denoir,
se pâmer dans les bras du Dr Roland. Ils s’aiment mais
ne ireuvent s’épouser. Roland est marié et père de nom¬
breux enfants. Manitor surprend la conversation des
amoureux, les effraye, les sépare. Une fois Alice de
Tréfeu isolée, Manitor finit assez vite par la persuader
Les Règlements et les lois
LE CLASSEMENT DES AUTOMOBILES
Ilatira lieu avant le 15 juin à Paris et dans les grands centres.
Comme suite au recensement des automobiles qui,
cette année, s’effectue pour la première fois conformément
à la loi du 22 juillet igotj, il est actuellement procédé au
classement des voitures recensées. Cette opération est de
beaucoup plus importante que le recensement, puisqu’il
ne s’agira plus d’une simple déclaration faite à la mairie,
mais d’une présentation réelle et effective des voitures.
Pour éviter les dépenses considérables qui en résul¬
teraient, il n’est pus procédé au classement dans toutes
les communes. Lorsque plusieurs communes .sont exami¬
nées au même centre, les propriétaires des voitures sont
convoqués successivement, de' manière à éviter l’encom¬
brement et les pertes de temps. Ivn aucun cas, les com¬
missions de classement ne fonctionnent le dimanche.
Mlles sont composées d’un officier président, d’un membre
civil compétent désigné par le préfet et d'un repré.sentant
du service des mines. Mn outre, le maire et le secrétaire
AU THÉÂTRE
que rovariotomie est le seul moyen pour elle d’aimer et
d’être heureuse : c’est 500000 francs qu’il touchera.
Troisième acte. — I.enoir est cloué dans un fauteuil de
sou cabinet par une douloureuse cri.se de rhumatisme.
Il reçoit une lettre de Sabin. Denoir l’a convaincu de ne
pas devenir châtreur de femmes : Sabin n’ira pas rue de
Carthage. Denoir se félicite d’avoir sauvé son jeune con¬
frère du déshonneur.
Alice vient faire à son père des adieux touchants et
longs : elle part passer trois semaines à la campagne
chez la princesse de ïenfî. Mn réalité, elle va rue de Car¬
thage, se faire stériliser par Manitor. Denoir apprend
par le téléphone que sa fille est entre les mains de Mani¬
tor qui, le ventre ouvert, perd la tête : des syncopes
successives, une hémorragie, -Vlice meurt ; Roland se
suicide ; les cris de Denoir cramponné au téléphone ren¬
seignent le lecteur sur les phases successives de la scène
qui se passe rue de Carthage.
Quatrième acte. — De laboratoire de Denoir. I.enoir fait
son testament; il laisse 99 millions à différentes œuvres, et
fonde r « .Académie des Débuts » pour permettre aux
talents nouveaux de se faire connaître sans compromis¬
sion. Depuis la mort d’-\lice, Denoir a semblé pardonner
à Manitor. De voici justement, appelé par une lettre de
Denoir. Celui-ci, par surprise, lui inocule le bacillua
thanatogenuis qui amène à coup sûr la mort en quelques
heures au milieu d’atroces souffrances ; puis il se suicide
en s’ouvrant plan par plan les tissus cardiaques avec son
couteau de chirurgien qu’il s’enfonce alors d’un geste
brusque dans le cœur.
Voici le résumé de cet « essai dramatique ». Ce résumé
est compliqué ; l’essai dramatique lui-même l’est encore
beaucoup plus. Mvidemment il ne faut pas prendre ce
que dit le Dr G. Mspé de Metz au pied de la lettre. Dans
ces outrances et ces invraisemblances, il ne faut voir
que des .symboles et ne retenir de ce roman dialogué
(ce n’est pas une pièce de théâtre) que la bonne volonté
de l’auteur et les idées qu’il y émet, idées nobles et
honnêtes mais d’une vérité trop évidente jjour qu’il ait
été bien utile de la dire.
D.-A. Grey.
INTÉRESSANT les MÉDECINS
de la mairie doivent obligatoirement assister aux
séances.
Toutes les voitures recensées doivent être, sous peine
d’amende, présentées à la commission de classement,
sauf : 1“ les voitures qui auraient été déclarées précé¬
demment impropres au service. Cette année, cette
éventualité ne se présentera pas, puisque le classement
s’effectue pour la première fois, et qu’il y aura lieu
d’examiner toutes les voitures ; 2" les voitures exemptées
de la réquisition, soit celles appartenant au président de
la République, à certains fonctionnaires, à certaines
administrations, aux docteurs eii médecine (une par
médecin) et aux membres du corps diplomatitiue.
Ajoutons que des dispositions ont été prévues pour la
présentation des voitures en dehors de leur résidence.
Des propriétaires de ces voitures doivent prévenir le
général commandant de corps d’armée par l’intermé¬
diaire du maire. De général commandant le corps d’armée
décide devant quelle commission la voiture devra être
présentée ou si elle doit être dispensée de la présentation.
— 723 —
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LE MÉDECIN DE PROVINCE D’AUTREFOIS
Aujourd’hui il passerait pour un lettré ! Il citait
Horace et fredonnait du Béraiij^er. Il troussait genti¬
ment le vers. Chacme année au bancmet de la Société
locale, sa chanson a boire, gaillarde dans ses allusions
professionnelles, était le clou de la soirée.
Il s’occupait volontiers de politique. Plutôt libé¬
ral, convaincu et déshitéressé, il arrivait moins aux
liomieurs que certains confrères politiciens d’aujour¬
d’hui. Gourmet et grand liseur, ü avait comme exu¬
toires de sa vie provinciale mie bomie cave et mie
grande bibliothèque. Dans celle-ci, Rabelais et
Voltaire voisinaient avec les œuvres de Galien et le
traité des fractures de Malgaignc. Dans ses tournées
de ville et des environs, il lisait la Gazette des Hôpi¬
taux e:t\a. Revue des Deux Mondes, cahoté dans son
cabriolet, au trot de son placide cheval. Que dirait-il
des 8-10 HP d’aujourd’hui !.
Tout ra.sé et coiffé du chapeau de soie, il avait de la
tenue dans sa redingote boutonnée haut sur la cra¬
vate à plusieurs tours. Il pontifiait parfois mais
croyait que « c’était arrivé ». Il n’aurait pas com¬
pris le bluff et la blague de quelques-ims d’entre
lîii général bon clinicien, il se faisait gloire de possé¬
der le flair et l’art. JMalgré des honoraires modestes
et irréguliers, il arrivait à « représenter » honora¬
blement grâce à des prodiges d’économie et de vie
simple. Il jouissait de la considération générale en
dépit des clans et des liâmes de la vie de Provhice. Et
il disparaissait, souvent remplacé par son fils qui
continuait la dynastie.
A son enterrement il y avait des éloges un peu
fnistes mais sincères, du recueillement, des regrets,
à peine un ou deux mots « rosses »... D’âge d’or !
Df PllîRRIî Maurki,.
CHRONIQUE DES LIVRES
Précis de médecine légale, par
le Df Ch. VlBlîRï'. 8“ édition revue
et corrigée. 1 9 1 1 , i v. in-8 de
97K page.set 1 10 fig. (J.- B. Baillière
et Fils, édit., Pans).
Quand, il y a quelque douze ans,
les étudiants de nia génération pré¬
paraient le quatrième examen de
doctorat, c’était pour eux plu¬
sieurs semaines assez dures. Efforts
de mémoire nécessités par des cha¬
pitres de pharmacologie et d’hy¬
giène plutôt arides, crainte de
quelques examinateurs jouissant
(l’une réputation de sévérité solide¬
ment établie, tout cela constituait
une période peu récréative. Au mi¬
lieu de cette préparation, c’était
cependant un plaisir goûté de beau¬
coup d’entre nous de « bouquiner
le Vibert » comme on disait alors.
Et de fait ce livre était agréable à
lire, facile à retenir, on y apprenait
la médecine légale (l’une façon inté¬
ressante.
Il faut croire que les générations
d’étuiliants qui ont suivi la mienne
ont eu le même goût que nous pour
le livre du D’’ Vibert, car j(: viens de
recevoir sa 8® édition. Mais que de
(luestions nouvelles écloses dans ces
(ieruières années sont traitées dans
ce Précis de médecine légale : ex¬
pertises relatives aux accidents du
travail, conduite à tenir vis-à-vis
des aliénés, questions relatives à
l’exercice de la profession médicale,
à la responsabilité du médecin ;
anthropométrie et bertillonnage,
etc... Des rapports _ médico-légaux
basés sur des procédés de recher¬
ches nouveaux : examen des taches
de sang par les sérums pré(:ipitants,
étude des cheveux, des poils, etc...,
.sont annexés à cet ouvrage.
Tout en devenant d’année en
année plus complet, le livre du
Ur Vibert n’a rien perdu de scs qua¬
lités premières; les médecins et les
étudiants y trouveront la précision
de la documentation et l’intérêt de
la lecture qui ont fait le succès des
éditions précédentes. J. CAMUS.
Monsieur l’Agrégé, par le D' D.
Na.SS, 1911, I vol. iu-i,8, 5 fr. 50.
En lisant le livre dû D' I.. N ASS,
Monsieur l'agrégé, livre dont le titre
est suivi de cette notice « la crise mé¬
dicale », je songeais aux Morticolcs
et m’attendais à une nouvelle satire ;
mais bientôt je trouvais cette phrase ;
« Sommes-nous des Dieux ? Nous
sommes des hommes ; nous nous
trompons comme tout le monde, et
un de nos plus beaux titres de
gloire, c’est de reconnaître nos
Le D j Nass ne cherche plus, en effet,
à étudier une profession et surtout
ses travers. Il peint des hommes
dont les erreurs peuvent provoquer
de tragiques incidents.
Consfilérous l’ouvrage de plus
près. Un riche industriel, Warner,
« esprit pratique, d’une probité
prescpie chevaleresque », mais or¬
gueilleux « parvenu non sans peine
à pénétrer dans le Tout-Paris »,
consent à donner sa fille Thérèse au
jeune interne Jacimes Clerget, si ce
dernier parvient a l’agrégation de
médecine.
Jacques Clerget est lui « fort en
thème ». Il « paraît plus que son
âge ». Sage, il est demeuré très
livresque.
Il songeait à s’établir en pro¬
vince. Sans origmalitô personnelle,
les circonstances feront de lui uii
chef de parti, il se laissera guider.
Clerget est soutenu par son
maître Tissot, le vieux « patron ■>,
affectueux et bienyeillaut, qui voit
avec peine son protégé s’engager
dans les concours. Mais Tissot meurt
avant le concours.
Clerget est refusé. Et comme
Warner l’accueille par ces mots,
« les malchanceux ne méritent pus
d’éloges », il se prépare à recom¬
mencer.
Or, le hasard veut (lue Dulac,
jeune agrégé, 'qui a aime autrefois
Thérèse, puis s’est éloigné puis¬
qu’elle lui préférait Clerget, soit
président du jury pour le nouveau
concours. Après des hésitations, Thé¬
rèse va lui recommander Clerget.
Dulac aime encore Thérèse. Il est
homme... Clerget e.st reçu.
Clerget, agrégé, se marie. Il débute
à la P'aeulté, et son cours d’ana¬
tomie pure et simple lui aliène ceux
qui voyaient en lui nn novateur. Il
se montre « rosse » aux examens,
Clerget, agrégé, va dans le monde.
Sa femme revoit Dulac, et Clerget
se brouille avec son protecteur. Alors
c’est la débâcle. Thérèse s’enfuit
avec Dulac... Dulac abandonne son
poste à la Faculté, son emploi de
chirurgien... Clerget continue son
cours encore (juelque temps, puis
il devient fou devant une dernière
farce des étudiants devenus ses en-
Ce livre est, à la fois, un roman et
une thèse. D’intrigue et le dévelop¬
pement des personnages semblent
destinés à localiser dans la vie réelle
les idées qu’expose l’auteur.
Détachons cet aspect d’un bon
Maître :
Frofesseur de clinique chirurgicale à
l’hôpital Tenon, membre de l’Académie
de médecine et de l’Institut, le docteur
Tissot était un de ces savants atixquels
va la vénération de tous eaux qui les
approchent : confrères, étudiants, ma¬
lades, clients piuivrcs ou ridxes. D’une
bonté inépuisable, il faisait le bien
secrètement, sans ostentation; au sur¬
plus, d’une fortune modeste, comparée
à (X-lles qu’amassent Imbituellement les
virtuoses du bistouri. De bonne heure,
il avait pris sous son affectueuse pro¬
tection l’étudiant Jacques Clerget au
moment où celui-ci vint passer une
année d’extemat dans son service. Il
s’intéressa à ce jeune homme isolé dans
accessible aux sentiments de charité et
d’humanité qui faisaient battre le cœur
d’t vieux savant.
DKJUST-DEWüI..
T réels d’auscultation et de per¬
cussion du poumon et du
cœur, par les D'» ViRlîS et
Fages, professeurs agrégés à la
Faculté (le médecine (le Montpel¬
lier. 1911, I vol. in- 18, (le 194 p.
cart.', 2® édition (Coulet et fils, édit,
à Montpellier).
Dans ce petit livre, MM. Vire.s et
Fages résument des leçons de propé-
deutique faites par eux à Montpellier
et ils y exposent, dans un ordre mé¬
thodique et d’une façon simple^ la
sémiologie du poumon et du cœur.
D'étudiant (jui débute à l’hôpital est
souvent embarrassé pour ilétermi-
ner la signification des signes (lu’il
perçoit; ll est assuré de trouver dans
ce préçi.s, qui lui est de.stiué, l’essén-
tiel de ce qu’il doit savoir.
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LEÇON D’ANATOMIE DE LÉONARD GAUTIER (XVII« SIÈCLE)
le numéro ai de Paris Médical, nous avons publié im maquillage de cette I^eçon d’anatomie de Léonard <
remplacer les têtes de l’original par des têtes de médecins contemporains. Nous devons encore à l’obliges
reproduisons aujourd’hui.
IHECTINE HECTARGYRE
Benzosulfone parstaminophinylarsiuate
PILULES (0,10 d’Hectine par pilule)
(Combinaison d’Heotlne et de 1
Une à detice (hCuU'S par Jour pendant 10 à 15 jours.
GOUTTES (20 gouttes équivalent ô 0,05 d'Hectine).
SO ci 100 gouttes par Jour pendant 10 d 15 jours.
AMPOULES A (0,10 d'Hectine par ampoule),
AMPOULES B (0,20 d’Hectine par ampoule)
Injecter une ampoule par jour pendant 10 à 15 Jours
AMPOULES A (Par ampoule-Hectine0,10;Hg0,005).) Une ampoule par Jour
^pendant 10 à 15 jours.
AMPOULES B (Par ampoule: Hectine0,20; Hg 0,01). Sinjeotions indolobBB
fne et d'.H;sct8pyra. X1ABOBA.TOXRB de l’BBCXIITS, 12, R. du Chemin-Vert, VILLENEUVE-U-GARENNE (Siiii)
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Le LACTOCMOL
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constitue l’agent de désinfection gastro-intestinale le plus puissant : il n’est pas i
toxique; son activité est démontrée par la Clinique et le Laboratoire.
(D) f La boîlc \ f
LLactochol
est soixante fois plus actif J
LLactochol
est indiqué dans les <
d'entérifes aiguës
\ \ / d’appendicite chronique, L
\ \ • / / contre les dermatoses, W
\ j 4 fr. 50 j / la furonculose, l'insuf-
\ I l V_^\ lisance biliaire, la cho- it
J j ^ ^ lémie, les états infec- M
^ lieux et toxiques.
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Fac-similé
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d’une ampoule
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Granulé de sérum
s hémopolétique ü
“ Llngestion de sérum
hémopoïétique provoque
chez les anémiques une
hyperglobulîe rapide et
constante. ”
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- XVII -
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attraper la maladie fies bêtes à cornes.
— 731 —
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MENUS SCHÊMATiaUES
Cancer de l'estomac.
i" Djns l’absencc des troublîs mo¬
teurs :
Petit déjeuner : un demi-litre
de lait, 40 grammes de biscuits secs,
10 grammes de beurre,
A 10 HEURES : Soupe à la farine
d’avoine avec du jus de viande.
A MIDI : Soupe au blé vert avec
un jaune d’oeuf, 150 grammes de
roastbeef, chevreuil, volaille ou
poisson ; loo grammes de purée de
pommes de terre.
A 4 HEURES : un litre de cacao au
lait avec un jaune d’œuf, 30 grammes
de zwieback.
1,E SOIR : bouillie farineuse au
lait, soit :
I,ait . 250 gr.
Tapioca ou farine d’avoine. 20 gr.
Sucre...- . 15 gr.
50 grammes de biscuit, et au besoin
un demi-litre de lait en plus.
2« S’il y a des troubles de motilité,
appliquer le régime de la dilatation
gastrique.
A 7 HEURES 1/2 : une tasse de
café ou de thé avec une ou deux
cuillers à café de crème, deux tranches
de pain blanc avec beaucoup de
beurre.
A 10 HEURES : 1 assiette de bouillie
d’avoine au lait.
A MIDI : une petite tasse de bouillon
de viande avec un jaune d’œuf ;
un demi-pigeon, un petit pain.
- XiX
DIÉTÉTIQUE
Une tranche de rôti avec sauce
au beurre ; une assiette de légumes
verts hachés, ou nouilles, macaronis,
riz au lait, riz aux pommes ; deux
cuillers à soupe de purée de pommes
de terre au lait ; alternativement ;
purées de pommes, compotes, pud¬
dings soufflés ; un verre de vin léger.
A 4 HEURES : un verre de crème
ou une assiette de fruits, suivant la
saison.
A 8 HEURES : une tasse de bouillon
avec un jaune d’œuf ; plusieurs
tranches de pain blanc, avec -beurre,
et petites tranches de viande, gelée
de viande, caviar, jambon, fromage
Ou bien une grande assiette de
soupe épaisse au lait, ou une bouillie
de gruau avec un œuf.
A 10 HEURES 1/2 : un demi-verre
de crème ou un peu de fruits.
PiCKARDT.
Gastrite chronique.
Cas moyennement grave :
A 8 HEURES : Soupe au lait :
I,ait . 100 grammes.
Pain blanc . 50 —
Beurre . 30 —
A 10 HEURES : Deux œufs à la
coque, 50 grammes de pain blanc ;
ou bien, à la place des œufs,;6o gram¬
mes de viande ou de jambon haché.
A MIDI : Deux cents grammes de
soupe à la farine de gruau, 200 gram¬
mes de riz au lait, 100 grammes de
purée de pruneaux.
A 3 HEURES : 200 grammes de
lait avec thé, ou café au lait
50 grammes de pain.
A 7 HEURES ; 200 grammes de
soupe au lait et au riz, 50 grammes
de zwieback.
En cas d’amélioration ;
A 8 HEURES : 200 grammes de lait
avec 30 grammes de sucre et i cuil¬
lerée à thé de cacao ; 50 grammes de
cakes ou de zwieback.
A 10 HEURES : 50 grammes de pain
blanc avec 30 grammes de beurre et
100 grammes de riz de veau ou cer¬
velle de veau.
A MIDI : soupe avec un œuf,
10 grammes de beurre et 30 grammes
de farine (avoine, tapioca, riz,
maïs) ; 100 grammes de nouilles, ou
de purée de haricots, ou d’épinards,
ou de carottes ; 100 grammes de
volaille ou côtelette de veau, ou
du pigeon, ou du gibier (à l’excep¬
tion du lièvre), ou du poisson
(brochet, tanche, truite, aigrefin) ;
$0 grammes de purée de pommes de
terre ; 100 grammes de soufflé de
gruau, de riz, ou omelette soufflée.
A 3 HEURES ; 100 grammes de
lait avec thé et 30 grammes de sucre
ou une pincée de saccharine ;
25 grammes de cakes.
A 7 HEURES ; 50 grammes de pain
blanc et 30 grammes de beurre ;
, 50 grammes de viande hachée.
PiCKARDT.
FORMULES THÉRAPEUTIQUES
ECZÉMA
Eczéma de la face. — Brocq.
Acide tartrique . 1 gr.
Acide salicylique . 0.50 à i —
Glycérolé d’amidon . 2.5 —
Acide salicylique . 2 gr.
Baume du Pérou . Q. s.
Vaseline . 30 à 35 gr.
Ou bien :
Sous-acétate de plomb liquide . 4 gr.
Vaseline . 5 —
Lanoline . 40 —
Dans Veczéma impétigineux, appli¬
cations de :
Précipité jaune . i gr.
Huile de cade . . . S gr.
Glycérolé d'amidon . 30 —
Quand l’éniption est sèche,
mettre :
Précipité jaune . i gr.
Cérat sans eau . 20 —
S’il y a des démangeaisons :
Acide tartrique . . r gr.
Glycérolé d’amidon . 20 —
Dans les cas rebelles, un peu ato-
niques, avec infiltration profimdc
des téguments, rnettre :
Précipité jaune . . i gr.
Huile de cade . . '5 —
Glycérolé d’amidon . . . 30 —
Dès que l’éruption est sèche,
mettre :
Précipite jaime . . . i gr.
Cérat sans eau . . . 20 —
Emplâtre simi)le . (.00 —
Cire jaune . 250 —
Huile blanche . 400 —
Eau. ... Q. s. pour délaver la dextrme.
Eczéma des parties génitales. —
E. Besnier.
Au début, traitement antiplllo-
gistique : enveloppement par le
caoutchouc pendant le jour, cata¬
plasmes de fécule pendant la nuit.
Après un mois de traitement, pom¬
mades irritantes.
Sulfure de zinc hydraté . 5 gr.
Vaseline . 100 —
Chaque semaine : deux bains avec
50 grammes de carbonate de
Introduire dans le vagin des tam¬
pons d’ouate, dont les 4 premiers
ont été imbibés avec :
Baume de Gurjum, . i partie.
Eau de chaux . 2 parties.
Les autres tampons sont roulés
dans la poudre de talc. Un panse¬
ment par jour.
Eczéma des paupières. — Brocq.
Précipité j.3une . o gr. 50 à t gr.
Vaseline.; . . . . 20 grJ
— 733 —
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qui assurent à ces analyses la plus grande précision
scientifique, permettent de les faire en quelques minutes
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LA MÉDECINE AU PALAIS
LA RESPONSABILITÉ PROFESSIONNELLE
La responsabilité du médecin est mise à chaque instant
en jeu et l’on voit des malades, même des confrères
(cela est arrivé récemment), qui intentent des actions en
dommages-intérêts contre le praticien qu’ils estiment
avoir commis une faute dans uu traitement pourtant
appliqué avec méthode, dans des prescriptions scienti¬
fiquement établies, dans une tentative de thérapeutique
loyalement conçue, dans des conseils donnés avec désin¬
téressement ; sous prétexte que ce traitement, ces pres¬
criptions ne leur ont pas donné tout le soulagement qu’ils
en attendaient, que cette médication ou cette opération
n’est pas conforme aux usages habituels, que ces conseils
leur ont causé soit par la faute d’un autre, soit par la
leur un désagrément.
Les tribunaux, incompétents le plus souvent pour
apprécier sainement des questions d’un ordre tout à fait
spécial, rendent des jugements qui sont, pour la plupart,
critiquables par les bases sur lesquelles ils se fondent.
Pourtant, il en est certains de ces jugements, oii les
juges, par des attendus pleins de bon sens, ont rendu
justice au corps médical.
Témoin un jugement récent de la première chambre
du tribunal civil de la Seine rendu sur la requête d’une
dame qui intentait une action en 40 000 francs de dom¬
mages-intérêts contre son médecin, et qui déboute ainsi
la demanderesse.
« Attendu d’abord qu’il convient de poser, eu principe,
que si l’on ne veut pas paralyser l’initiative si souvent
bienfaisante des médecins et entraver d’une façon géné¬
rale l’essai de la science médicale eu voie de progrès con¬
tinus, on ne saurait être fondé à rechercher les médecins
pour des faits purement relatifs à l’exercice légitime et
normal de leur profession, si ces faits réputés même
dommageables en soi ne procèdent dans une mesure quel¬
conque d’une faute extra-professionnelle ou de droit
commun, imputable à l’homme indépendamment du
praticien et du traitement qu’il a prescrit;
« Que l’on ne saurait retenir les faits professionnels
comme un élément de fait, que s’ils constituent une
faute lourde de diagnostic, de traitement ou d’opération
que l’état de la science ne permettait pas de commettre,
ou s’ils dénotent une impéritie ou une négligence telles
qu’on ne peut, dans une opinion moyenne, s’attendre
à en rencontrer de semblables chez une personne possé¬
dant le titre de docteur avec les connaissances, la cons¬
cience et le bon sens exigés pour l’exercice de cette pro¬
fession. 0
Après les condamnations prononcées ces derniers temps,
ce jugement est réconfortant et il faut souhaiter qu’il
fasse jurisprudence.
On s’e.st demandé récemment si la responsabilité de
l’Assistance publique ne devait pas être substituée à celle
de son chirurgien.
Le tribunal civil delà Seine a, dans des cas analogues,
tranché la question dans le sens négatif dans de nombreux
jugements ; en posant que l’administration de rA.ssis-
tance publique ne choi.sit pas ses médecins et chirurgiens
qui sont nommés et révoqués par le ministre de l’Intérieur
et que ces praticiens sont les chefs de leurs services, ne
dépendant que de leur conscience et n’ayant à recevoir
ni ordres ni instructions de l’Administration.
Ainsi donc, et dans tous les cas, c’est au médecin seul
que l’on s’attaquera et celui-ci n’aura comme réponse
à ces attaques le plus souvent injustifiées que la satisfac¬
tion morale du devoir accompli.
Il est utile de connaître tous les cas odla responsabilité
du médecin est mise en jeu, et cela arrive fréqueinment.
Dans quelque temps il faudra que les médecins, après
leurs nombreux démêlés avec dame Thémis, mettent en
pratique et en toutes circonstances le précepte de Socrate
qui recommandait de tourner sept fois sa langue dans
la bouche avant de parler. Pour eux, il leur faudra se
demander à chaque instant : « .si je fais ceci ou cela, ai-je
une responsabilité engagée ? »
Un cas typique, et assez commun par ses analogues, vient
de donner lieu à un procès devant le tribunal d’Amiens.
Un médecin rentrait à son domicile en automobile, uu
de ses amis lui demande de l’aceompagner. Chemin
faisant, le conducteur ne peut éviter un accident; l’ami
est coutusioiiné ; il attaque le médecin, sou conducteur
par obligeance, eu dominages et intérêts... le médecin est
condamné !
Ainsi donc, lorsqu’un ami, ou une personne à laquelle
uu médecin pourrait rendre service (et cela arrive fré¬
quemment dans l’exercice de la profession), lui deman¬
dera monter dans sa voiture, il doit refuser et cultiver
l’égoïsme puisque nos institutions lui en fout une si
stricte obligation. B. J AM.
L’INTERMÉDIAIRE
Un cas d’anaphylaxie alimentaire
Un cas personnel d’anaphylaxie me paraît devoir être
communiqué après les remarques de P. Carnot (p. 571
de ce journal).
Voici les faits : après avoir ingéré quelques moules je
fus pris, il y a trois ans, de sensation d’étouffement, sen¬
sation de sécheresse et irritation de l’arrière-gorge, toux
quinteuse. Ces quelques phénomènes principaux se mani¬
festèrent vingt minutes après l’ingestion de ce mets qui
précédemment ne m’avait jamais causé ni indigestion, ni
malaise quelconque. Notons qu’aucun des convives ne
fut incommodé.
Quinze jours plus tard, même repas, mêmes phénomènes
plus violents, céphalée, poussée d’urticaire, diarrhée. Je
reconnus la cause des sympvômes que la première fois
je n’avais osé rapporter à l’alimentation et devant les
manifestations intenses bien que l’ingestion ait été de
moindre quantité, je pensais à l’anaphylaxie. J’ai
supprimé les moules de mes menus pendant un au, j’en
ai usé depuis et n’ai plus eu de sujet de plaintes.
DES MÉDECINS
Je rapporte le cas personnel, car il n’en est point venu
d’autres à ma connaissance et les réflexions de P. Carnot
ont réveillé ces souvenirs que je transcris en commentaire
de son article. Df RlîNé: LedEnt.
Malades s’opérant eux-mêmes
et épidémie de mutilations
Une véritable épidémie de mutilations sévit en ce mo¬
ment à la prison militaire de Grenoble. La semaine der¬
nière, un détenu s’e.st tranché presque totalement un
orteil avec le manche d’une cuiller aiguisé contre uu mur.
Le lendemain, un de ses camarades se coupait un doigt
du pied gauche; le surlendemain, uu soldat, attendant de
passer au conseil de guerre, s’est sectionné quatre doigts
de la main droite avec une truelle. Ce dernier, plusieurs
fois condamné, est un enfant assisté, engagé de cinq ans.
Ces pratiques, qui paraissent devenues courantes dans
les prisons militaires, ont pour but, dit-on, d’échapper
aux rigueurs du pénitencier, les condamnés préférant,
paraît-il. être envoyés aux travaux publics. D*' Bri';re.
— XXII —
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NOUVELLES
La question des langues en Belgique. — Ou sait que la
quc.stiou (les langues (français ou flamand) est une de
celles qui divisent le plus nos voisins et alors que dans les
milieux instruits on a vu se créer en Wallonie et ent'landre
de nombreuses associations pour la culture de la langue
française, d’autre part le programme des revendications
flamamles a pris des proportioits imiuiétantcs depuis un
Un des derniers projets de loi présenté par des députés
de toutes les couleurs politiques a trait à la flaniandisa-
tion de l'Université de Gand. Les cours seraient donnés
uniquement en flamand, les publications paraîtraient eu
langue flamande. Ainsi des productions intéressantes
seraient perdues pour la moitié d’un pays travailleur,
pour tous les savants de langue française, pour les nom¬
breux congrès où, à côté de l’anglais et de l’allemand, le
français est seul admis comme langue ofîiciclle. Des asso¬
ciations scientifiques protestent contre ce projet et no¬
tamment beaucoup (le médecins belges (jui, tout en admet¬
tant le juste désir des Flamands d’être en.seignés dansleur
langue maternelle, regrettent les erreurs qui se glissent
dans un plan de revendications dont les moyens dépassent
le but et l’idée primordiale et dont la mise en pratique cau¬
serait plus (le désavantages que de profits.
Une simple question de langue doit-elle mettre en péril
les forces futures d’un peuple dont nous savons toute
l’énergie?
Fondation Carnegie. — La c(nnmi.s.sion de la fonda¬
tion Carnegie vient de se réunir sous la pré.sidence de
M. fîmile Loubet, au ministère de l’intérieur.
Elle a décerné la médaille d’or de la fondation et une
allocation de vingt-cinq mille francs à M""’ Mesny, veuve
du médecin-major hors cadres Mesny, qui au cours de
l’épidémie de Mandchourie chercha, dans des conditions
héroïque.s, à entraver la marche de la peste pnlmonaire.
Congrès de l’Association des professeurs des Écoles de
médecine et de pharmacie de France. — L’-Association
des professeurs des écoles de médecine et de pltarmacie
de France vient de tenir sa première assemblée à la
Faculté de médecine de Paris.
iîlle a pris acte de l’importante manifestation de
l’Académie de médecine (séance du 2, S mars) à la suite
de la communication de M. le professeur Motais (d’An¬
gers) sur «les écoles préparatoires de médecine et de
pharmacie ; importance de leur nôle dans l’enseignement
médical ».
MM. les professeurs Labbé, Guyon, Blanchard, Gariel,
Pouchet, Bureau, s’appuyant eu.x-mémes sur les opinions
publiquement exprimées des jirofesseurs Tillaux, Lance-
reaux, Troisier, Gautier et du doyen de la Faculté de
médecine de Paris, professeur Landouzy, ont pré.senté
les déclarations suivantes :
L'encombrement de la Faculté de médecine de Paris ne
permet pas aux débutants un accès suffisant aux cliniques,
aux laboratoires, à l'amphithéâtre ; il en résulte que les
notions élémentaires, base de tout enseigenment médical
sérieux, y sont imparfaitement acquises.
Les écoles de médecine et de pharmacie sont au con¬
traire parfaitement organisées pour cet enseignement
élémentaire. 11 e.st donc «d’un immense avantage pour
nos fils (professeur Landouzy) de faire en province leurs
premières années d'études médicales >.
Dans l'intérêt de l'en.scignement des sciences médiçales,
il est de la plus haute importance que ces faits, si énergi¬
quement affirmés par l’.Académie de médecine, soient
portés à la connaissance des familles et des futurs étu-
L'a.ssociation a, en outre,(liscuté divers rapports concer¬
nant les études médicales et pharmaceuticiues dans les
écoles de médecine et de pliarmacie.Les conclusions votées
ont été immédiatement présentées au ministre de l'ins¬
truction publique par une délégation de l’association.
Maison d’éducation pédagogique à Berlin. ■ — La
Socii'lé centrale athniani/e pour les soins de l'enfance a
rés(du de construire une maison d’éducation pédagogique
pour les « enfants psychopathiques ».
De même le Collige mhlical de Prusse a décidé d’orga¬
niser une colonie de coqueluchcux au bord de la mer. On
construira à proximité d’une forêt des maisons de
familles, séparées par des plantations.
Falsification des eaux minérales. — Le jugement
rapporté dans le n" 2,t de ce jourmd a des précédents.
Un médecin belge nous signale un arrêt du tribunal de
commerce de Bruxelles (juin 1908) condamnant les ven¬
deurs d’une «Eau de Janos artificielle > à cinq cents
francs de dommage et à des insertions dans les journaux .
l’iusieurs jugements analogues existent dans la juris¬
prudence, croyons-nous.
Importation d'eaux minérales. — Les relevés officiels
indiquent en Belgi(jue une augmentation de l’importa¬
tion des eaux minérales allemandes. Ce sont surtout les
eaux de table qui l’emportent d’ailleurs sur les eaux
médicinales.
Une ordonnance médicale prophylactique. - - I,u sur
les feuillets d’ordonnance d’un confrère belge, un entête
L’alcool est un poison, n’en buvez jamais. Le lait doit
être la seule nourriture du nourrisson jus(iue huit mois.
Four éviter de propager la tuberculose, ne craches pas
à terre.
Monument au D'' Claude Martin (de Lyon). — Une
.souscription est ouverte pour élever un monument à la
mémoire du D’’ Claude Martin, bien connu pur ses tra¬
vaux de .Stomatologie. M. Caillou, i, rue Victor Hugo, â
Lyon, reçoit les .souscriptions.
Accident du D' Hœckel. — Le (Ux'tenr Hæckel,
le célèbre professeur de zoologie d’Iéna, en voulant
prendre un livre sur les rayons de sa bibliothèque,
e.st tombé d'nn tabouret; il a une fracture d'un os du
bassin. Le professeur Hieckel est âgé de soixante-dix-
Souvenir Bourneyille. — Les collègues, collabora¬
teurs, élèves et amis du regretté IF Bourneville, désirant
perpétuer sa mémoire et lui a.ssurer une sépulture
digne des services qu'il a rendus, se sont réunis dans
ce but.
Ils ont chargé un comité de recueillir les cotisations
de toutes les personnes (pn voudraient prendre part à
cette oeuvre de justice et de rcconnai.ssance envers cet
homme de valeur et de bien.
.Se plaçant au-dessus des passions d’ordre politique
ou religieux, le Comité désire honorer Bourneville dans
toute son œuvre et commémorer en lui le médecin
dévoué, le savant consciencieux, rhoimne politique
sincère, le réformateur audacieux, l’organisateur
inla.ssable, le journaliste expert et le philanthrope
Les cotisations doivent être a(lrc.s.sées an tré.soricr
du comité, M. Georges S.\l,oMON*, 1 1 2 his, boulevard
Malesherbes, Paris.
— 737 —
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LIVRES REÇUS AU RÜREAU DE PARIS MÉDICAL
Compte rendu du IIP Congrès
international d'hygiène sco¬
laire, Paris 2-7 août 1910. —
1911, 3 volumes 111-8", de 1000 p.
1 2 francs, (ilf a/oiac, éditeur à Pari^.
Affections chirurgicales de la
Poitrine, par le Dr Charles Sou-
iiiGoux, chirurgien des hôpitaux.
Fasc. XXII du Traité de Chi¬
rurgie de De Dentu et Deebet.
I vol. gr. in-8, de 282 pages, avec
48 figures, br. 8 fr. ; cart. 9 fr. 50.
J. -B. Baillière et fils, édit., Paris.
Les Patibulaires, par Jean et
Paue Fioeee. 1911, I vol. ia-i6,
de 237 pages, 3 fr. 50. {Union fran¬
çaise d’édition, Paris).
Thérapeutique usuelle du pra¬
ticien, par le P" Aebert Robin,
de l’Académie de Médecine.
Deuxième série. 1 vol. in-8 de
de 530 pages, 8 fr. (Vigot frères,
éditeurs, Paris).
Le Pragmatisme, par Wieeiam
J AME, traduit par F. Le Brun avec
une introduction par H. Bergson,
membre de l’Institut, professeur au
Collège de France. 1 9 1 1 , 1 vol. in- 1 8 ,
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de philosophie scientifique, dirigée
par le Dr Gustave Le Bon,
Flammarion, éditeur à Paris).
L'INTERMEDIAIRE MEDICAL
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-XXV —
Hôpitaux' de Paris." — Concours
DE MÉDECIN DES HÔPITAUX. —
Epreuve orale. — Séance du l8 mai.
— MM. Malloizel, i6 ; Aubertin, i8 ;
Voisin, 17; Fiessingcr, 19 1/2;
Faure-Beaulieu, 16.
Séance du ig mai. — MM. Ilar-
vier, 18; Rivet, 17 1/3; Géraudel,
12; Halbron, ig ; Darré, 18.
Séance du 22 mai. — MM. Froin,
16 1/2 ; Gaultier, 17 1/2; Gougerot,
17; Ribadeau-Dumas, 19 1/2; Ar-
mand-Delille, 18 1/2.
Concours de chirurgien des
HÔPITAUX. — Consultation écrite. —
Séance du 17 mai. — MM. Heitz-
Boyer, i2;Mercadé, 17; Mocquot, 16.
Sont déclarés admissibles aux
épreuves définitives : MM. Grégoire,
64 points; Gemez, 62; Desmarest,
62 ; Okinczyc, 6r ; Cauclioix, 60 ;
Marcille, 59 ; Sauvé, S9 : Mocquot,
S7.
Séance du 20 mai. — MM. Moc¬
quot et Cauchois, 26 ; Okinczyc, 24,
Desmarest, 28 ; Gemez, 20 ; Gré¬
goire et Marcille, 29; Sauvé, 23.
Séance du 22 mai. — MM. Marcille,
15 ; Grégoire, 18; Okinczyc, 19; Cau-
choix, 18; Desmarets, ig.
Concours d’accoucheur des
HÔPITAUX. — Lecture des copies. —
Séance du 18 mai. — MM. Delestre,
17; De I/orier, 18; Chirié, 15;
Devraigue, 16; Dequeux, 15.
Séance du 19 mai. — MÎVI. Gué-
uiot, 1 7 ; Moucliotte, 1 6 ; Sauvage, 18.
Séance du 20 mai. — • MM. De
Dorier, 15; Guéniot, 14; Moucliotte,
16.
Concours d’opiitai,moi,ogiste
des hôpitaux. — Epreuve supplé¬
mentaire. — Séance du 18 mai. —
MM. Cantonnet et Coutela, 20 ;
Magitot, 19,
I M. Cantonnet est nommé ophtal¬
mologiste des hôpitaux.
ProscctoraD — Séance du 17 mai.
MM. Girode, 16; Berger, 16; Cade-
nat, 14.
Séance du 19 mai. — MM. Hou-
dard, 19; Basset, 17; Monsaingeon,
15 ; Hovelacque, 15.
Maison départementale de Nan¬
terre. — Concours de i/internat,
— Epreuve clinique de pathologie
interne (deuxième séance). —
MM. Damy, 18; Hugonnet, 13;
Mareau, 16 ; Decocq, 17 ; Rousse’,
13 ; Kuhn, 18.
Epreuve clinique de pathologie
externe. — MM. Kuhn, 16; Damy,
13; Breuillet, 17; Decoq, 18;
Roussel, 14 ; Dévy, 17 ; Moreau,
16 1/2 ; Thierry, 10 ; Salmont, 13 ;
Jaubrel, 15 1/2 ; Colanéri, 18.
Faculté de médecine de Bordeaux.
— Un concours pour la place de
chef de clinique médicale Ües ma¬
ladies des enfants sera ouvert à la
Faculté de médecine, le mercredi
14 juin 1911. Des inscriptions sont
reçues jusqu’au 8 juin, quatre heures.
Un concours pour la place de chef
LA VIE MEDICALE
de clinique gynécologique sera ou¬
vert le 22 juin 1911. Des inscrip¬
tions .seront reçues jusqu’au i S juin,
à quatre heures.
Un concours pour la place de chef
de clinique chirurgicale infantile
sera ouvert le lundi 26 juin 1911.
Des inscriptions seront reçues jus¬
qu’au 22 juin, à quatre heures.
Facultés de médecine étrangères.
— Napees. — M. le Dr Pietro Stanca-
nelli est nommé privât docent de
dennatologie et de .syphiligraphie.
GraTZ. — M. le Dr G. Von Saar
est nommé privât docent de chirurgie.
Rome. — M. le Dr Amelio Zan-
cla est nommé privât docent d’oto-
rhino-laryngologie.
Écoles de médecine. — Nantes.
— Par arrêté du ministre de l’Ins¬
truction publique et des Beaux-Arts
en date du 5 mai 1 9 1 1 , un con¬
cours s’ouvrira le 27 novembre 191 1,
devant la Faculté de médecine de
l’Université de Paris, pour l’emploi
de suppléant des chaires de patho-
lome et de clinique chirurgicales à
l’Ecole de plein exercice de médecine
et de pharmacie de Nantes.
De registre d’inscription sera clos
un mois avant le concours.
M. le Dr Henri Derat, ancien in¬
terne des hôpitaux de Nantes et de
Paris, a été nommé après concours
chef de clinique chirurgicale à l’Ecole
de médecine de Nantes, eu rempla¬
cement de M. le Dr Favreul.
Ceermont-F'errand. — M. le
Dr Dionis du Séjour est institué pour
une nouvelle période de neuf ans,
à partir du P'r mars 191 1, suppléant
des chaires de pathologie et de cli¬
nique chirurgicales et de clinique
obstétricale.
Reims. ■ — M. Dajoux, professeur
de pharmacie et matière médicale,
est admis à faire valoir ses droits à
une pension de retraite, à partir du
irr novembre 191 1. — M. Dajoux est
nommé professeur honoraire à par¬
tir du V'' novembre 191 1.
Rouen. — M. Bonvalet, suppléant
de la chaire d’histoire naturelle,
est chargé des fonctions de chef
des travaux d’histoire naturelle.
Angers. — Un concours s’ou¬
vrira le 27 novembre 1911, devant
l’école supérieure de pharmacie de
l’université de Paris, pour l’emploi
de suppléant des chaires de phy¬
sique et de chimie à l’école prépa¬
ratoire de médecine et de pharma¬
cie d’Angers.
De registre d’inscription sera clos
un mois avant le concours.
Asiles publics d’aliénés. — I,e
Dr R. Beiion vient d’ètre nommé
médecin adjoint des quartiers d’hos¬
pice à Saint-Jacques, à Nantes.
Daboratolre de diagnostic bacté¬
riologique des maladies infectieuses.
— De laboratoire de bactériologie de
la Ville de Paris met gratuitement
à la disposition de MM. les médecins
— 739 —
des nécessaires pour le diagnostic
de la diphtérie et de la tuberculose.
Ces nécessaires sont délivrés, rue
des Hospitalières-Saint-Ger vais, i bis
(IV” Arrondissement), sur la de¬
mande écrite de MM. les médecins,
la veille ou le jour même de leur em¬
ploi, et les résultats des analyses leur
sont communiqués aussitôt qu’ils sont
acquis, généralement vingt-quatre
heures après le retour au Dabora-
toire des nécessaires utilisés.
De laboratoire est ouvert tous les
jours de huit heures du matin à huit
heures du soir et les dimanches et
fêtes, de dix heures à quatre heures.
Nota. — De dépôt d’une somme
de 30 ou de 50 centimes donne
droit à une réponse télégraphique.
Hôtel-Dieu. — De conseil muni¬
cipal a accordé une subvention du
10000 francs à M. Chanteniesse,
chef de service à l’Hôtel-Dieu pour
l’achat d’appareils de laboratoire et
l’installation d’une consultation ex¬
terne des voies digestives.
Prix de médecine navale. — De prix
de médecine navale a été attribué
pour l'année 1910 à M. le médecin
de U» classe ChaiiannE, de Cher¬
bourg (Mémoire sur la péritonite ty¬
phoïdique dans la marine française
de 1900 à 1910).
Il a été accordé un témoignage de
satisfaction aux officiers suivants :
M. Barbe, médecin de l'v classe.
(Rapport d’inspection générale de
1910. Croiseur Jules-Ferry).
M. Brochet, médecin principal.
(Rapport d’inspection de igio.
Croiseur Ernest- Renan).
M. Brunet, médecin de U'' classe.
(Mémoire sur l’épidémie de fièvre
typhoïde de Cherbourg en 1909).
M. Caz.\mian, médecin de
i™ classe. (Rapport d’inspection
de 1910. Croisom Amiral-Aube).
kl. Ficiiet, médecin de Us classe.
(Rapport sur la campagne du La¬
voisier eu 1910).
M. Guéguen, pharmacien princi¬
pal. (Mémoire sur la recherche et le
dosage de l’huile d’arachide dans
les huiles en général et en particulier
dans les huiles d’olive).
kl. Valence, médecin chef de
2" classe. (Rapport d’inspection de
la 2“ division légère en igio).
kl. ViGNOLl, pharmacien principal,
(klémoire sur les huiles d’olive pour
graissage extraites au moyen de
sulfure de carbone.)
Mariages. — De Dr klaurice Cazin
et Mlle J ulia Debane. — De Dr Chi-
foliau, chirurgien des hôpitaux et
Mlle Olga Dreyfus.
Nécrologie. — De D' Grabinski
(de Neuville-surSaône). — De
Dr Dastat (de Mons), ancien prési¬
dent de la société belge d’ophtalmo¬
logie, qui venait de fêter son 50' an¬
niversaire professiomiel. — De
Dr Husson (de Tunis).
Librairie J.-B. BAILLIÈRE et FILS, 19, rue Hautefeuille, Paris
Les Actualités Médicales
Collection de volumes in* 16, de 96 pages, cartonnés. Chaque volume : 1 fr. 50
Le Rachitisme, par A.-15. Marfas, professeur à la Faculté
de médecine de Paris, iijii, i vol. in-iô, cart. 1 fr. 50
Hygiène de ia Peau, par J. Nicolas, professeur à la
Faculté de médecine de Lyon, et Ja.mbon, chef de Cli¬
nique. i()ii, I vol. in-if), cart . 1 fr. 60
L'arthritisme, Des manifestations cliniques et son traite¬
ment, parleD-'P. Mal'iian. 1911, i v. in-iC), cart. 1 fr. 60
Quide pratique du diagnostic de la Syphilis, séro-dia-
ffiiostic, par les U” P. iJasioü et A. üirauld. 1910,
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L’Ultra-Microscope dans le diagnostic clinique et les
recherches de laboratoire, par le Dr P. Gastou. 1910,
I vol. in-iC avec 25 tig., cart . 1 fr. 50
Hygiène du visage (cosmétique, esthétique et massage),
par le Dr P. Uastoc, directeur du laboratoire de l’hôpital
Saint-Louis. 1910, i vol. in-ifi avec lig., cart. 1 fr. 50
Les Courants de haute fréquence et la D’Arsonvalisation,
par le D' Ziu.mekn, prolessetir agrégé à la Faculté de
médecine de Paris, et S. 'rtiRcmsi. 1910, i vol. in-iô,
avec 22 lig., cart . 1 fr. 50
Les Opsonines et les traitements opsonisants, par le
Dr R. Gaultier, chef de Clinique de la Faculté de
médecine de Paris. 1909, i vol. in-ifi cart. 1 fr. 50
L’Artériosclérose et son traitement, par A. Gouuet, pro-
fcs.seur agrégé à la Faculté de médecine de P . ris. 1907,
I voi. in-i6 avec fig., cart . 1 fr. 50
La Radioscopie clinique de l’Hstomac normal et patholo¬
gique, par le D‘' Cerné, professeur à l’Ecole de méde¬
cine de Rouen et le iR Delaforue. igoS, i vol. iti-i6,
avec 21 fig., cart . 1 fr. 60
Technique de l’Exploration du Tube digestif, par le
IR Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine
de Paris. igoS, i vol. in-ifî, avec i3fig., cart... 1 fr. 60
Les Dilatations de l’Estomac, Sémiologie et Thérapeu¬
tique des distensions gastriques, par le Dr René Gaul¬
tier. igog, I vol. in-ifiavec 12 lig., cart . 1 fr. 60
Les Empoisonnements alimentaires, par le D” Sacquépée,
professeur airégé à l’Ecole du Val-de-GrAce. igot),
I vol. in-if), cart . 1 fr. 60
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Dr F. WiDAL, professeur .à la Faculté de médecine de
Paris, et le Dr A. Javal. igofi, i vol. in-if),cart. 1 fr. 60
La Diphtérie, liactériulogie et Clinique, Prophylaxie et
Traitement, parles D"il. Barrier, médecin de l’hôpital
Ilérold, et G. Ulmann. 1899, i vol. in-iti, avec figures,
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LesMaladiesdu Cuir cheveiti, /’rop/iy/ii.vie et Traitement,
par le Dr Gastou, assistant a l’hôpital Saint-Louis.
2* édition. 1907, i vol. in-ili, avec ig fig., cart. 1 fr. 50
Traitement de' la Syphilis, par le Dr Emeiiv, ancien chef
de clinique à la Faculté de Paris. Préface de .M. le pro¬
fesseur Focrsilr. 2' é,/i/. 1905,1 vol. ni if),cart. 1 fr. 60
L’Alimentation des Enfants malades, par lu D' Péiiu,
médecin des hôpitau.x de Lvoii. igoS, i vol. in-iô,
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Le Traitement de la Constipation, par le D' Froussard,
ancien interne des hôpitaux de Paris. 2” édition, igoo,
I vol. in-if), cart . 1 fr. 60
Les Traitements des Entérites, par le D' M. JouAUsr.
190.5, I vol. in-if), cart . 1 fr. 60
Calculs des Voles biliaires et Pancréatites, par le pr R.
Gaultier, chef de clinique à la Faculté de médecine de
Paris. igoK, i vol. in-iô, avec 16 fig., cart _ 1 fr. 60
Trachéobronchoscopie et tEsophagoscopie, par le Dr Gui-
SEz, chef des travaux d’oto-rhino-laryngologie à la
clinique chirurgicale de l'Ilôtel-Dieu. i9'o5, i vol. in-i(>,
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Salpétrière, et P. Rov. i voL in-ifi, avec 11 ligures,
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Les Folies intermittentes. La Folie maniaque dépressive,
par les Dr» G. Dent et P. Camus. 1907, i vol. in-ifi,
avec fig., c.art . 1 fr. 60
LTonothérapie électrique, par les Dr» Deliierm, ancien
interne des hôpitaux de Paris, et A. LaquerriIire, lau¬
réat de rAcadémic de médecine. igo8, 1 vol. in-ifi, avec
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lose, par le D» A. BéclIire, médecin de l’hôpital Saint-
Antoine. i&gg, I vol. in-i6, avec lig., cart . 1 fr. 60
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des affections
thoraciques non tuberculeuses, par le Dr A. Béclére,
1901, I vol. in-ifi, avec 10 fig., cart . 1 fr. 50
Les Rayons de Rontgen et le Diagnostic des maladies
internes, par le D-' A. Bêclère. igoq, i vol. in-i6, avec
fig., cart . 1 fr. 60
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par le Dr Zimmehn, professeur agrégé à la Faculté de
médecine de Pans. 1909, i vol. in-i6, avec figures,
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Le Cytodiagnostic, les méthodes d'examen des sérosités
pathologiques et du liquide céphalo-rachidien, par le
Dr Marcel I.aiibé, profe-sseur agrégé à la Faculté de
médecine, igo.^, i vol. in-16, cart . 1 fr. 60
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de ta loi et des règlements d'administration, par le
Dr Mosny, médecin des hôpitaux de Paris, igoi, i vol.
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Les Accidents du Travail. Guide du médecin, par le
Dr Brouardel, médecin des hôpitaux de Paris. 2' édi¬
tion. 1907, t vol. in-16, cart . 1 fr. 60
La Psychologie du Rêve au point de rue médical, par
N. Vaschide, chef des travaux du laboratoire de psy¬
chologie expérimentale des Hautes-Etudes, et H. Piéron.
1902, I vol. in-16, cart . 1 fr. 50
Dia'gnostic de l’Appendicite, par le Dr M. Auviiay, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de Paris, tgoq, i vol. in-16,
cirt . 1 fr. 60
Chirurgie intestinale d’urgence, par le Dr A. Mouchet,
chirurgien des hôpitaux de Paris. igoS, i vol. in-16,
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Chirurgie nerveuse d’urgence, par le Dr A. Chipault.
1904, I vol. in-ifi, cart . 1 fr. 60
Le Canal vagino-pérltonéal, Diagnotic et traitement de
la hernie inguinale et des hydrocèles congénitales,
de Tectopie testiculaire, par le D» P. Villemin, chirur¬
gien des hôpitaux de Pari.s. 1904, i vol. in-16, avec
17 fig., cart . 1 fr. 60
La Qastrotomie, par le D» J. Braqueiiaye, agrégé à la
Faculté de Bordeaux, chirurgien de l’hôpital de Tunis.
tgoo, I vol. in-16 avec figures, cart . 1 fr. 60
Chirurgie des Voles biliaires, parle D' Pauchet, chirurgien
des hôpitaux d’Amiens. 1900, i vol. in-16, avec fig.,
cart . 1 fr. 60
Le Tétanos, par les Dr» J. Courmost, professeur, et
M. Dovon, profes.seur agrégé à la Faculté de médecine
de Lyon. 189g, i vol. in-ifi, avec fig., cart _ 1 fr. 50
Le Rhumatisme articulaire aigu en bactériologie, par les
1)'» H. T’biboulet, médecin des hôpitaux de Paris, et
A. CoYON. 1900, 1 vol. in-it), avec fig., cart.... 1 fr. 50
Le Pneumocoque, par le Dr Lippmann, ancien interne des
hôpitaux de Paris., Introduction par le Dr Dufloco,
médecin des hôpitaux de Paris. 1900, t vol. in-t6, avec
fig., cart . 1 fr. 60
Les Oxydations de l’Organisme (oxydases), par E. Enri-
QUEE et J.-A. SicARi), médecin des hôpitaux de Paris.
1902, t vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Les' États neurasthéniques, Diagnostic,Traitemeni, par le
D’ A. RtciiE, médecin de l'hospice de Bicêtre. 1908,
t vol. in-it), cart . 1 fr. 50
Les Alyélites syphilitiques. Formes cliniques et traite¬
ment, par le Dr Gilles de la Toürette, professeur
agrégé a la Fac. de Paris. 181)9, i vol. in-16, cart. 1 fr. 50
Le Traltemeiil pratique de ï’EpilcpsIe, par le Dr Gilles
DE LA Toürette. 1901, t vol. in-16, cart . 1 fr. 60
Les Névralgies et leur traitement, par les D»» Lévy et
Baudouin, anciens internes des hôpitaux, itjog. i vol.
in-16, avec fig., cart . 1 fr. 60
Les Thérapeutiques récentes dans les maladies nerveuses,
par les !)»• Lannois, professeur agrégé, et Porot, chef
de clinique à la Faculté de médecine de Lyon. 1907,
I vol. in-16, cart . . . . . Ifr. 60
La Syphilis de la moelle, par les Dr» A. Gilbert, professeur
à la Faculté de médecine de Paris, et G. Lion, médecin
de riiôpitai de la Pitié. i()o8, i vol. in-16, cart. 1 fr. 60
Les Rayons N et les Rayons N', par le D» Bordier, pro¬
fesseur agrégé à la Faculté de médecine de Lyon, iqoô,
I vol. in-16, avec 16 fig., cart . . . 1 fr. 60
— XXVII -
Clinique mëdicaie de l’Hôtei-Dieu.
— Professeur Gii<bert. — Samedi
27 mai à 10 h. 1/2. Leçon clinique
sur un cas de cancer de l'estomac avec
anémie extrême. — I<es mercredis à
loh.i '2, présentation de malades. Ré¬
daction et correction d'ordonnances.
27 Mai, à 10 heures. — Hopitai,
Saint-Antoine. — M. le D' Albert
Mathieu ; Syphilis gastrique.
27 Mai, à 10 h. 1/2. — Hopitae
Tuous.sEAU. — M. le Dr Savariaud :
Conférence de chirurgie infantile et
orthopédie.
27 Mai, à 4 hnires 1/2. -
.Société de e’Internat (12, rue de
Seine). — Couféience de M. le Dr René
Gaultier : Valeur séméiologique de la
coprologie cliniiiue d-ms les affections
des voies digestives.
27 Mai, à 9 heures soir. — Insti¬
tut OCÉANOGRAPHIQUE, 195, TUe
Saint-Jacques (Société sciEnTi-
EIQUE d’hygiéne aeimentaire). —
M. Henri Labbé : Budget alimcn-
COURS
taire d’un ouvrier ou d’un employé
parisien.
28 Mai, à lo heures. — I-IopiTai,
Saint- Louis. — M. le P' Gaucher :
Hérédo-syphilis tertiaire : Localisa¬
tions sur les muqueuses bucco-pha-
ryngée et laryngée.
28 Mai, à lo heures. — Ceinique
Baudeeocque. — M.le D' Couvelaire,
professeur agrégé : Conférence de
clinique et de thérapeutique obsté¬
tricales.
29 Mai, à lo heures 1/2. —
Asile Sainte-Anne. — M. le
D'Iiaignel-Lavastine, professeur agré¬
gé : L’aliéné au point de vue social
et administratif.
30 Mai, à 5 heures. — Clinique
DES Dr» Luc ET GuiSEz(i5,rueCha-
naleille.s) . — Les D r» Luc et Gnisez com¬
mencent un Cours Pratique sur les
affections chirurgicales du nez,
larynx, oreilles, sinus et broncho-
cesophagoscopie, en particulier sur
les maladies de l'irsophagc avec
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appareils, instruments spéciaux. I.e
Cours durera un mois. Nombre de
places limité ; s’inscrire à l'avance
auprès de la Directrice de la Clinique
de 2 à 5 heures.
3! Mai, à 10 heures. — lIOPiTAL
S.mnt-Louis. — M. le P' Gaucher :
Leçon clinique et pré.seiitation des
malades.
/ ' Juin, à 10 heures 1/2. —
Asile Saintp:-Anne. — M. le
Dr Laignel-Lavastine, professeur agré¬
gé ; Le criminel au point de vue
biologique.
2 Juin, à 10 heures. — Hôpital
Saint-Louis. — M. le D’ Gougerot :
Oosporoscs (suite). Pied de niadura et
niycétomes. Dysconiycoses cutanées et
viscérales, nodosités juxta-aniailaires.
Diagnostic général et traitement des
oosporoscs.
3 Juin, à 10 heures. — Hôpital
Saint- Antoine. — M. le Dr Jean-
Charles Roux : Douleurs abdominales
d’origine vasculaire.
CONNAISSANCES PRATIQUES
LES FOIES D’OIE ET DE CANARD ENGRAISSÉS A L’ARSENIC
Le service de la répression des fraudes vient d’ouvrir
une enquête sur les faits graves suivants qui lui ont été
signalés par M. Vielle, pharmacien inspecteur de l’arron¬
dissement de Dax. On vendrait dans certains pays d’éle¬
vage une substance destinée ù provoquer un développe¬
ment exagéré du foie chez les canards et chez les oies.
Cette poudre contient des produits à base d’arsenic
qui a la propriété de déterminer une dégénérescence
graisseuse du foie dans lequel il se localise de préfé¬
rence, aussi bien que dans le cerveau ; il apparait de
suite à quels accidents serait exposé le consommateur
absorbant le foie d’animaux engraissés par ce moyen
Nous croyons devoir mettre eu garde, non seulement
les pharmaciens, mais aussi tout le public qui s’occupe
d’élevage , contre les accidents auxquels expose l’usage
de semblables produits, dont la vente est d’ailleurs for¬
mellement interdite.
AVIS
BUREAU DE RENSEIGNEMENTS GRATUITS POUR LES MÉDECINS ÉTRANGERS
Il est créé au bureau du journal Paris Médical, 19,
rue Hautefeuille, Paris, un service de renseignements
gratuits pour les médecins étrangers qui désirent avoir
des renseignements sur les divers cours ou leçons faits à
la Paculté de médecine et dans les hôpitaux de Paris.
Un médecin parlant anglais, allemand, espagnol et italien
est placé à la tête de ce service et se trouvera deux fois
par semaine, les lundis et vendredis de 4 à 5 heures, à
la disposition de tout médecin étranger pour doiiuer
des renseignements.
Les mois prochains de novembre et décembre 1911,
seront organisés des cours payants sur les diverses bran¬
ches de la médecine, cours qui seront faits par les as.sis-
tants des professeurs de la P'aculté et des médecins des
hôpitaux de Paris.
PARIS MÉDICAL
THÈSES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
Mercredi 31 mai, à une heure. — M. LagarriguE. La
lutte contre le rat (MAL Blanchard, président ; Déjerine,
Nicolas et Branca). — M. ClosiER. De l’herpès zoster
auriculaire et para-auriculaire. (MM. Déjerine, prési¬
dent ; Blanchard, Nicolas et Branca.) — M. Lai'ai.x.
Contribution à l’étude de la fécondation chez les mammi¬
fères. (MM. Nicolas, présidjut ; Blanchard, Déjerine et
Branca.) — M. PRICKER. « L’accident » dans les acci¬
dents du travail. (MM. Reclus, président ; Lejars, Proust
et Ombredanne.) ■ — M. GuisoulphE. De la résection de
la mâchoire dans l’arthritt: temporo-maxillaire. (MM. Re¬
clus, président ; Lejars, I roust et Ombredanne.)
Jeudi i"f juin, à une heure. — M. Galvp. L’auto¬
thérapie ascitique. (MM. Chantemesse, président ; Chauf¬
fard, Balthazard et Rathory) . — M. Baye. Etude générale
clinique de la syphilis de l’urètre. (MM. Chauffard,
président ; Chantemesse, Balthazard et Rathery.) —
M. Berche. Contribution à l’étude de l’influence des
iusuflisances ovarieiiues sur le tractus uréal. (MM. de
Lapersonue, président ; Bar, Denielin et André Broca.)
— M®” Huard- Collard. De Imsufiisaiice ovarienne
envisagée dans ses rapports avec l’insuftisance thyroï¬
dienne. (AIM. Bar, président ; de Lapersonue, Denielin
et Audrè Broca.)
— 741 —
XXVIII —
THÉRAPEUTIQUE PRATIQUE
ZOMOTHÉRAPIE. - DOSES CURATIVES
La zomothérapie ne devrait pas
compter d’insuccès si on indiquait en
détail aux malades comment le suc mus¬
culaire doit Être préparé et à quelles
doses il doit être administré.
Le suc de la viande crue doit être pré¬
paré uniquement par pression à froid et
au moment du besoin.
Il doit être administré à la dose de
250 grammes en deux ou trois fois dans
la journée.
On doit le faire absorber séance te¬
nante. dès sou extraction, à cause de sa
grande altérabilité.
La Presse A. Petit est le seul appareil
vraiment pratique pour retirer à froid et
sans effort 250 grammes de suc frais de
500 grammes de viande crue, dose jour¬
nalière indispensable pour la bonne réus¬
site de la zomothérapie.
Lors de sa présentation à la Société
des sciences médicales de Lyon, cet appa¬
reil a reçu l’approbation xmauime du coqjs
médical.
TABLEAU CHRONOLOGIGtUE DES CONGRÈS
5 Juin. — Koi,berg. — Congrès
de thalassothérapie. — Le président
est le D' Vemeuil, médecin de l’hô¬
pital maritime de Middelkerke. Le
secrétaire est le IJr Wettendorf à
Middelkerke (Belgique).
3/ Juillet. — Paris. — il» Congrès
français de stomatologie. — Il se
tiendra à Paris du 31 Juillet au
4 Août igii.
Pourront faire partie de ce Con¬
grès : 1“ Tous les médecins français
et étraujgers s’intéressant à la sto¬
matologie ;
2“ A titre individuel les person¬
nalités qui, en raison de leurs tra¬
vaux et de leurs titres, auront été ad¬
mises par le comité d’organisation.
Le bureau est ainsi con.situé :
l’résidents d’honneur, MM. Omet,
O. Gaillard ; président, M. J ulcs
Perrier; vice-presidents, MM. Chom-
pret et Julien Tellier. secrétaire
général, M. Gires ; secrétaires, MM.
1’. Nespoulous et Vaysse: trésorier,
M. Bozo.
Adresser les adhésions et le titre
des communications à M. Gires,
secrétaire général, 4, rue de Rome,
Paris.
// Septembre. — b«ri.in. —
ni" Congrès des 0 Gouttes de lait ». —
Communications et rapports :
I)'' Ausset. De l’enseignement de
la puériculture au grand public. Son
influence dans la lutte contre la mor¬
talité infantile.
D" Aviragnct. Influence de l’ali-
lueut.ation des vaches sur les qua¬
lités du lait. Inconvénients et dan¬
gers de l’emploi des résidus indus¬
triels dans l’alimentation des vaches
IK' G. Barret et G. Iieven. Étude
radioscopique, de l’estomac des notir-
rissoiLS (anatomie, physiologie, pa¬
thologie).
I)r Cliambrelent. Importance de
surveiller l’origine du lait des nour¬
rissions.
I)f Dccherf. Étude critique des
œuvres de protection de l’enfance.
Historiqucj développement progres¬
sif et continu de ces œuvres. Leurs
progrè,s. Les résultats obtenus.
Dr P. Grasset. La protection du
Sremier fige dans le département
’lndre-et-lAJire.
Dr J arricot. Rôle éducatif des
considtations des nourrissons.
Dr Ledé. Mesures nouvelles et efli-
caces de préservation des nourris¬
sons prises depuis le précédent Con¬
grès. (L'application de ces mesures
doit dater de deux ans au moins).
Dr Lesage. Alimentation artifi¬
cielle pendant les trois premiers
mois de la vie.
Dr O’Pollowell. Les farines des
céréales dans l’alimentation des
nourrissons.
Dr Paterne. Critique de la loi
Roussel ; ses bienfaits, ses imper¬
fections, modifications qu’il y aurait
urgence à y apporter.
M. Poussineau. La mutualité ma¬
ternelle. Son fonctionnement, ses
résultats.
D» Raimondi. Les instituts de
puériculture en Prance.
Dr Sergent. La loi Roussel, ses
bienfaits, ce que l’on en a retiré et
comment ou peut encore la modifier.
Dr Vivien. De l’influence des con¬
sultations de nourrissons sur le dé¬
veloppement des mutualités ma¬
ternelles eu Prance.
// Septembre. — Vienne. —
30 Congrès de la Société allemande
d'urologie. — Questions à l’ordre du
jour : Néphrectomie pour tubercu¬
lose, ses résultats. Les méthodes
urétroscopiques .en urologie. (Pour
renseignements, écrire : Vienne IX
Maria-'fheresienstrasse 3).
18 Septembre. — Rome. —
Vll° Congrès International de der¬
matologie et de syphillgraphle. —
A la demande d’un grand nombre
de dcrmatologistes, la date primi¬
tivement fixée pour la réunion du
VU" Congrès international de der¬
matologie et de syphiligraphie a été
modifiée. Ce Congrès se tiendra à
Rome, du 18 au 23 septembre pro¬
chain, sous la présidence du profes¬
seur T. de Amicis.
Les adhésions sont reçues par le
docteur Ciarrocchi, secrétaire gé¬
néral, S, piazza Crazioli. à Rome,
et par le docteur G. ïhibierge, se¬
crétaire pour la Prance, 64, rue des
Mathurius, à Paris.
Le montant de la cotisation est
de 23 francs.
24 Septembre. — Rome. —
Vll° Congrès international de la
Tuberculose. — Le professeur Ba-
celli en est le président. Secrétariat :
Via in Lucina, 36, à Rome.
1 ™ section : Étiologie et Épidé¬
miologie. — 2» section : Pathologie
et Thérapeutique. — 3“ section :
Protection sociale.
Une exposition d’hygiène sociale
et de^ prophylaxie est annexée au
congrès.
26 Septembre. — BruxeeeES. —
Société internationale de chirurgie.
— Du 26 au 30 septembre 1911 le
III» congrès de chirurgie se réunira
à Bruxelles. Trois questions : chi¬
rurgie pleuro-pulmonaire, colites et
pancréatites seront discutées, l'arnii
les rapporteurs nous voyons figurer
Gaucher (de Lille), Segond et Le-
normand (de Paris), Michel (de
Nancy), Girard (de Genève).
Le secrétaire général est le pro¬
fesseur Dimage, avenue Louise, à
Bruxelles. Une Exposition de pièces
et documents relatifs au traite¬
ment des fractures et d’appareils et
instruments de chirurgie s’ouvrira
pendant le Congrès.
/" octebre. — LiAge. — Congrès
de l’alimentation. — Il aura lieu
sous la présidence de M. Jorissen,
professeur à l’Université de Liège.
Le secrétaire général est 1 e D' Schoofs,
préparateur du cours d’hygiène a
l’Université de Liège (rue des Guil-
leniius, 27, à Liège).
2 Octobre. — Txirin. — Congrès
international d’anatomie pathologique.
2 Octobre. — Dresde. — ili” Con¬
grès international d’hygiène de
l’habitation. — Le président du
Congrès de Dresde est le pr Renk ;
le Secrétaire général est le D" HoEE.
Reichstrasse 4“, à Dresde, auquel
il convient d’adresser toutes com¬
munications.
Le prix d’admission au Congrès
est de 25 marks, et 10 marks, pour
les membres de la famille.
22 octobre. — Lyon. — Xll” Con¬
grès de Médecine. Adresser les com¬
munications avec les demandes de
renseignements à M. Paul CotJR-
monT, secrétaire général, 33, rue
Sainte-Hélène, Lyon ; les bulletins de
souscription et mandats à M. A. Rey,
imprimeur, 6, rue Gentil, Lyon,
TABLE ALPHABÉTIQUE
(Partie Paramédicale).
Absinthe (proposition de loi
contre 1’), 55.
Académie de médecine (Élec¬
tion à 1’), 247, 473. 501,
651, 709.
— de médecine (I/'S nouveaux
membres correspondants de
1’), 651.
— (Prix de 1’), 71).
— royale de médecine de
UelfîKiue, 277, A73-
— des sciences (Élection à 1’),
— des sciences (Prix de 1’), 81.
247, 3»9.
Accidents d’automobile. 585,
709.
— dus aux lampes à vapeur
de mercure, 155, 367.
— chez les individus préjjosés
au cluiulïage des grands éta-
blissemeuts, 155.
— du D' Hœckel, 737.
— du travail, 573.
Ach.\lmk, 51.
Achari) (Élection à l’acadé--
mie de médecine <lu profes-
Accôuchemcut au Séné-gsd,
69g.
Actes de lu Paailté de Paris,
29, .‘)7. 85. 113. it>7, 197.
225, 353, 381, 307, 337, 363,
393, 421, 449. 477. 505.534.
(>17,635, 6S5, 713, 741.
Administration, 349.
Aéropluigie (Un cas grave d’),
airicature, 551.
Agrégation (dîner triennal de
1’). 105.
Agré-gations spéciales (Oto-
rhino-laryngologie, ophtal¬
mologie), 333.
Aiguille, 315.
Air dans le métropolitain de
l’aris (Comiiosition de 1’), 5-
Aluakkan (Une statue au
professeur), 671.
Albert- Wiîir,, 99, 259, 2(11,
265, 285, 509, 571, ()(>i-
Albuminoïdes (U- problème
de l’aimphylaxie des), 321.
Albuminuries et leur traite¬
ment, 431.
Alcixdisme devant le Sénat,
Aliment (I41 préisiratiou de
1’), 33Ï.
Alimentaires (Analyses), 51.
Aliéné, l’asile, l’infirmier (1’),
529-
Amaigrissement ( Pommade
pour favoriser 1’), 105.
Analyse des urines (Trousse
de poche pour 1’), 7.
— • alimentaires, 51.
Anaphylaxie des alt)uniinoïdt.s
(I,e problème de 1’), 321.
— alimentaire (t'n cas d’), 735.
Anatomie (bedons d’), 95, 239,
4<>3.
Anecdote (Une), 303.
Anémie (PormuU’S thérapeu-
thiucs contre 1’), 105.
Anesthésie locale, .‘127.
AiU'SthéaiipU'S loaiux em¬
ployés eu chirurgie dentaire
529.
AnFREVILLE IlK LA S.\LLK (1,.
Anorexie (Pormules thérupeu-
tiques contre 1’), 243.
Auticholériipie en Serbie (la
désinfection), 237.
Antiœnstlpant (Régime), 413.
Antidiarrhéhiues (Boissons),
553-
Antituberculeuse (Une nou¬
velle médication), 169.
— (la rôle des sanatoriums
de Blignydaus la lutte), 717.
Apaches (Paut-il châtier ou
fouetter les), 23, 43.
Apophtegme hygiénicpie, 13.
Appareil rtspimtoire (Consul¬
tations médicales. Maladies
dit l’apiKireil digestif et de
1’). 125.
Appareils nouveaux, 7, 169.
Appareillage électrique du
pmticien, 261.
Arixjinc. (la professeur),
nécrologie, 463.
Arsenic dans l’artériosclé¬
rose, 329.
Art et médecine, 19, 47, üg, 75,
95, lüi, 123, 129, 159, 187,
215, 243, 271, 299, 327, 355,
' 383. 4”. 439. 407. 491, 495.
52.3, 551. 57 '. '>03, 607, 641,
675. 703. 73».
Artérioscléreux (Contre hi
dy.spnée des), 133.
Artériosclérose (I/arsenic élans
T), 329-
Arthritiipxes (Régime des en¬
fants), 441, 609.
Arythmies (I,i-sl, (>ii.
Assassinat légal, 1 19.
As.sistance médicale, 333.
— publique (Budget (le 1’),
— • publiipte à l’aris (Concours
de rédacteur à l’administra¬
tion de 1’), 3(.i.
Association générale îles méde¬
cins de P'rance, 4 19, (i7().
— interaatiouide des méde¬
cins scolaires (Création
Ata.xique en 1892 (Une ordon¬
nance de Charcot pour), 387.
Attirance du danger. 425.
•Auscultation et de percussion
du poumon et du cieur
(Précis d’), 725.
Automobile (I,es progrès de
1’). 287.
Auloniobili.s (la taxe sur Us),
537-
— (la classement clés), 723.
— (Pour empêcher le déjiôt
de pluie et de buéi‘ sur les
glaces des), 686.
Automobilistes ( Règlement
pour les), 127.
Aviateurs (I,c mal des), 719.
Aviation (las progrès del’), 427.
Azotyl, 170.
Bac, atricature médieale, 19.
Bains (I,es), caricature par
Granville, 641.
— populaires en Allemagne,
— de vapeur ou le mari
gâté (la), carii-ature, 271.
Bal de l’internat en U)io
(Cartes du), cairicatures, 131
Ballet (Élection du l’» U.il-
bert) comme président de la
Société médiade, 223.
BALTHA/.ARI1 (V.), 91.
Bandelier, 153.
Barbier, 359-
Baroei', 133.
Bardier, 431.
BariA, 609.
BARTIIÉI.EMV, 31.5.
BARTIIOLIN CniOIlUUS), 239.
Iî.\iTiJL-r, 235.
Baup, 28t.
Bazy, 247.
lÎELLERY- UESI' l .NTAINES, 4 7 .
579.
Bernari» (Claude), (Éloge à
r Académie dis sciences de),
Bernheim (Médaille du pro-
fes.seur),
Bertillon (Jaciiues), (163.
BE.SNIER (K)., 733.
Biedl, 471.
Bienfaits de la vaccine (cari-
i-iture), 139.
Bière eu Allemague (la), 173.
Bile (la) et le foiedansle livre
dis Mille et une nuits, 315.
Billard (Max), 235.
Binet, 3.3.
Bino, 679.
Biologica, 1.13.
Ul.ANquiNcjDE (Élection du
IP), 651.
Blessé qui s’opère lui-iuèmc,
BocqlILLON-blMorSIN (II.),
Bceeke, 153.
Boileait â Bourbon-l’Archam-
bault, 629.
Boissons pour malades, 105.
— antidiarrhéiques, 553.
BonnejoY, 39.
Bol'CIIACOI'RT (I.éiin), 489.
BOI'CIIARD 635.
Bouche (Jlaladies chirurgi¬
cales dis maxillaires et de
la), 235.
BoPCin’T, É., 435.
Bouillons et potages ixcur
enfants tuberculeux, 161.
Bourbcu-l’ArchamUiult (Boi¬
leau à), (>29.
Boiirdillon, 359.
BorRNEVll.LE (Souvenir), 737.
Boxe (I,is niatches de), 61.
Branca(1,« U'), élu membre de
la .Soi-iété de Biologie 277.
Branly (lèlectiou à l’Aeadé-
niie des sciences de), 247.
BR.V4t'ElIAYE, 571.
Bralti.t (Élection à l’Acadé¬
mie de niLHiecine du D'), 501 •
BrüCHot, ,235.
Brère, 735.
BRoe’u, 385. 4^9. 733-
Bronchite fétide (Pormule
PARIS MÉDICAL
thérapeutiques contre la),
441.
lîRorwER, I,a douleur, 155,
267.
Budget de l’Assistance pu¬
blique, 193.
Buisson (A.), 555.
Cabanês, 669.
Cadavres à la Baculté (Sur la
pénurie de), 95.
Caféine (Préparations de), 553.
Calvitie vulgaire (Traitement
médical de la), 189,
Calmette, 76^. .
Camus (Jean), 25, 51, 125,
341. 431. 491. 517, 571, 621,
Cancer (I.cgs pour les
recherches relatiees au),
— de l’estomac (menus sché-
iimtiques), 733-
Carnoi (P.), 25, 89, 257, 275,
321, 431, 433. 471, 481.
627, 643-
Carron de la Carrière,
679.
Cartes de visite curieuses,
349-
CtSTEX (André), 595.
Catarrhe intestinal (l'oimiiles
thérapeutiques contre le),
679.
Cazeaux (nécrologie du D'),
697.
Cercueil de l’Kmpereur (Secret
du), 117.
Cercy, 551.
Cérémonies scientifiques, 97,
207, 375, 433, 459.487, 517.
Certificat du médecin de
thé“âtre, 583.
Clmire d’hj’drologie à la P'a-
culté de mé^decine de Paris,
Chambres it coucher (Paut-il
chauffer les), 41.
CliAMiTASSiN (P. de), 275.
CllANTEMBSSE, 51, 707.
Chailue peuple a les charlatans
qu’il niérlte,545.
Charcot (I41 mission), 81.
— (une ordonnance de» jH.nr
ataxiiiue en 1892, 387.
ClIASSAINU DE BORREDON (A.),
287.
Chaussures (Ouelle doit être la
forme des), 23, 43.
Chavernac, 669.
Cheval (.Son Age d’après l’exa-
me-n des dents), 21.
Chinirgieu-nmjor (caricature),
243.
— de province (Silhouette
«lu). 351.
CholéTa (Contie le), 249.
Cluwes du jour, 3, 33, (>i, 89,
117, 145. t73. 201, 229, 313,
341, 3'>9, 425. .S09. 537. 505.
431, 47i, 529, 545, 571, fin,
627, 669, 707, 725.
Clmonique médico-artistique,
343, 511.
— médico-littéraire, 315, 455,
539. 595.
— médico-pédagogique, 623.
— professionnelle, 399.
— scientifique, 5, 63, 91, 173,
203, 231,371,427, 483, 567,
663, 691, 719.
— sportive, 147.
Cinq semaines en Égypte, 595.
Clap, 127.
Classes d’une heure, 509.
Code professionnel, 613.
Codex (Be) et les colonies, 305.
Colporteurs de gennes, 183.
Combe (A.), 189, 275.
Combustibilité des femmes.
Combustible économique, 41.
Commémoration Van Bene-
den, 585.
Comby, 441, 609.
Conception survenue dans des
circonstances extraordi¬
naires, 179.
Concours, 53, 55, 81, 109, 137,
Couperies de poils et le secré¬
tage, 371.
Cours, 29, 57, 85, 113, 141,
167, 197, 225,253, 279, 309,
337, 365, 393, 421, 449,
477, 505, 534, 5Û1, 589.
617. 655, 685, 713, 741.
Couteau (Be). Essai drama¬
tique sur les limites du
droit chirurgical, 723.
COUVELAIRE (A.), 697.
Crampes de la grossesse, 329.
Crinon (C.), 611.
Crippen (affaire) et empoison¬
nement à l’hyoscyamine, 3.
Croque-mort (Be), est sans
pitié 349.
CRuaiET (René), 313, 719.
Crj-ogénine Bnniiére, 169.
CuNÉo (Bernard), 51.
Cure liydrothéTapiquo, 273.
— SCHROXT, 273.
— solaire de la tuberenlose,
(I41), 529.
Curiosités, 13, 41, 69, 95, 123,
153, 179, 21 1, 237, 289, 349,
377, 435, 499, 545, 573, 637.
Dalché (Élection comme pré¬
sident à la société de thé-ra-
— de l’externat des hôpi¬
taux de Paris, (Perles
recueillies dans un récent),
289.
— (A proposd’un), 317.
ConféTence sanitaire interna¬
tionale, 361.
Conflit à Bruxelles (Un), 557,
Congrès, 29,305, 337,365,447-
449,487, 505,561,585, 589,
713. 737, 742.
Connaissances pratiques, zi,
41. 133, 183, 331, 422, 443,
686.
Conseil d’hygiéne de la Seine,
— supérieur d’hygiént pu¬
blique, 361, 681.
Conservation des oeufs l>ar le
froid, 170.
Constitution d’un bien de
famille, 443.
CoiLsultations de médedne, 55.
— - à l’hôpital (uiricature par
Elorant), 41 1.
Con\ ulsions des enfants (Poi-
mules thérapeutiques contre
les), 469.
Ctxpieluche (l'onnuks thè--
rapeutiques contre la), 4(19.
Co.juille, 573.
Cornet (Paul), 109, 235, 397,
431,471, 529. 603,611,691.
Cornu, (Be monument), 375,
pcnitique), 223.
— de Weir Mitcliell,3io.
Dames seules, 499.
Danger des compétences (Bc),
593-
Dannemann, 235.
dauguet, 627.
Daumier, 159, 271, 439, 467,
607, 731.
Déclaration des maladies trans¬
missibles, 173.
Définition de la petite vérole,
Diîouy, 385.
Déjerdje, 81.
— (Beçon d’ouverture du P'),
517.
DEJI’ST-DEKIOL (M"“'), 319,
425, 471, .565, 725.
Delbet (Pierre), 51.
Deulle (Arnmnd), 359.
Démissions des professeurs
des ITniversités russes, 501.
Dents (Comment le-s Japonais
arrachent les), 123.
Dentaires (anesthésiciues lo-
e-aux employés en chirur¬
gie), 529.
Dentifrices (Pûtes), formules
thè-rapeuti<jues, 413.
Déqxjpulation (Ba lutte contre-
la), 613.
Derecu (Bé'on), 525, 581, 677,
705-
Désinfection antichulé-ricxue
en .Serbie, 237.
Dé-vouement iné-dical, 473.
Diabète (Aliments défe-ndus
Diabétiques (Régime des),
643.
— (Traitement du prurit des).
643.
Diathe'se goutteuse (Traite¬
ment de la), 643.
Diagnostic artistique, 23, 125 ,
155, 267, 377.
Dichotomie (Pièce représen¬
tée au Grand-Guignol), 471.
Diététiiiuc, II, 39, 77, 105,
133, 161, 189, 217, 245, 273,
301, 329, 357, 385. 413, 441,
469, 497. 525, 553, 609,643.
677, 707, 733.
— comparée et jiratique, 525,
581, 677, 705.
Dieulafé, 235.
Digestives (Bes fonctions),
431.
Dîner triennal de l’agréga¬
tion, 107.
Dingwall (A.), 321.
Diplômes de docteurs en méde¬
cine délivrés par les facul¬
tés françaises pendant l’an¬
née scolaire, 1909-1910, 221.
Dispensaire général de Byon,
249.
Dimrèse A Évian (I41 cure de),
658.
DiVE (Félix), 387.
Doctoresses reçues A la Faculté
de Paris, 361.
— non admise comme privât
docente, 473.
Donation nu Muséum, 24g.
Dopter (C.), 25, 51, 181, 229,
293, 321, 537, 545, 707.
Douche sous-marine (Ba), 281.
Douleur, jiar Adriaii Brouwer
(lA), 155, 267.
DUCHE.SNE (Gaston), 455, 539.
Ducroquet, 99.
Dupont (E.), i55-
Duré-e de la vie, 313.
Durey (Élection A In société
de thé-rapcuti(iue du D'),
361.
Duval (Pierre), 235.
Dj’sménorrhée (Formules thé-
rapeutiiiues contre la), 497.
Djspejjsies liyiiersthéniques
(Formules théraiieutuiues
contre les), 217.
Dysimée des artérioseléreux,
133.
EaudeCarlsbadartificicllc,3ui .
Eaux miué-ralcs (Falsification
des), 627, 737.
— minérales imr l’image
(Revue rétrosiiective des),
631.
— minérales «m Angleterre et
aux États-Unis (B’iniixir-
tation des), 651.
— mhié-ralcs (Imjmrtatiaii d’),
737.
— potables par les rayons
— du !)'■ yumi-EAir i\ l’Aca- Kéuzet (Klogi* du I)'), 207.
di'inie dc> médi-ctnc, 247. l''cinnu‘hydroi)iiiuedi-(îÉRARi>
Éleotro et nidiothi-rapie {I,i-s Dow (Affection dont est
mesures en), 259. atteinte lu), 23.
Électrothérapie au xvnr l-'cnunesenceintesdeTOntletri-
siiVle, 265. Imnal révolutiomuiire, 235.
ïîloîîe de Claude Bernard, — (I41 combustibilité di-s),
107. 337-
— du D' l-'élizet à la séanci- — .à l'Institut (I.es), 80.
annuelle de la Sodétc de l'imieture de la Facidté (Sur
Chirurgie, 207. la), 33.
Étmiiller votre bicjx'lette F'errier, 161.
(Pour), 170. h'ête de bienfaisance de la jeu-
ï^motions jKirisicnnes (Carica- liesse inédiatle, 515.
III. therapeutniues), .■iSi.
(lAV.tRNl, loi, 215, 327, 675. némoplase I.unilérc, lOq.
(îerçures des nuiins (Pom- néinorroïdes (Traitement
mude contre les), 357. médical dl^5), 39.
- - des seins (Formules théra- Henrijean (le Pf) a été vic-
jK‘Utiques contre les), 679. tinie d’un accident d’anto-
(îeniies (I,es colixirteurs de), mobile, 709.
183. Iléri-dité du bien et l’iiéridité
(ÎÉRY (lamis), 519, (>33, 669, du mal (I,'), 637.
CtlMiERT (.\.), 117, 125, 295. Héroïsme médical, 305, 407,
315. Herwn, 23.3.
0.ii,iiert-Bai.li-.t, président de Herzen, 331.
la société médicale des hôpi- Heureuse trouvaille (Carica-
taux (I,c professeur), 323. turc jiar A. Dahmier), 467
IV
PARIS MEDICAL
II11.L (Appareil ilu professeur),
■
IIiLLiON (H.), 303.
1 1 ( )Ct)iTART (Médedn-inspee-
teur), nécrologie, 201).
JIiENir. (Henri), <)y.
IIoLLANtinu (Bernard), 571.
Hommage an 1" Cazknkhve,
389-
■ — an 1" llKASSET, 503.
— au !’'■ Jl'NOFLElSCH, 450.
— à JI. l'ORTES, 305.
Homme mystérieux au théâtre
Sarah-Bernhardt (!,’), 21, 35.
Honoraires, 350.
— des médecins-légistes en
Algérie, 70g.
Honorariat, 473.
Hôpital privé (Un nouvel), 531 .
Hôpitaux, 27, 53, 55, 81, log,
137. 187. lyi. 195. 223. 251,
277. 279, 307. 335. 391. 421,
447, 475, 503, 533. 559, f>i5.
633, 883, 711, 730.
— (Grande salle de l'ancien
Hôtel-Dieu ou hôpital
Saint-Jean d’Angers), 123.
— de Saint-Étienne (Con¬
cours des), 361.
— thermaux militiures 649.
Hospitîillsation d’un indigent
(frais d’) réclamés à son
médecin, 583.
Hôtel-Dieu ou hôpital Saint-
Jean d’Angers (xii“ siècle)
(grande salle de l’ancien),
123.
— de Beaune, 603.
Horn, 323, 435, 547, 627.
Hucharb (Né-cTologic du
D' Henri), 71.
— (H.), 125, 469.
Hydrologie à la faculté de
Paris (Création d’un insti¬
tut d’), 257, 277.
Hydropique de Gé-rard Dow
(Diagnostic prohable de
l’affection dont est atteinte
la femme), 127.
Hydrorrhée nasale (Pormules
Ihémpeutitiues contre 1’),
46g.
Hydrothérapique (Cure), 273.
Hygiène et alimentation
impulaire, 333.
— et prophylaxie de la bouche
et des dents, 627.
-- dans Us écoles, 310.
— - de l’hubitation, 153.
— - de la peau et du cuir che¬
velu, 133.
■ de Dresde (exposition in¬
ternationale d’), 387, Ogi.
— ■ militaire (ïmité d’), 07.
— musulmane (Préceptes d’),
435.
■ «K-uIaire et inspection des
écoUs, (i(«g.
-- of infancy and Chilhood,
.121.
— pratique et hygiène sco¬
laire (Conféieuixs d’), 545.
— scolaire en Autriche, Ü13.
■ - scolaire en Belgique, (>13.
— (Pré-cis d’i, 25.
Hygiène (Traité d’), 51.
— (Traité d'). Égouts et vi¬
danges. Ordures ména¬
gères et cimetières), 707.
Hvoscvaiinne (affaire Crlppen
et eiiipoisoimemoit â T), 3.
Hyperhyilrose plantaire (Por-
mulcs thérapeutiques contre
1’). 4fi9.
Hyvert (Roger), 545.
IMIIEAITX, 707.
Immunité, 545.
Impressions de Berlin, 68g.
Influence morale du médecin
565.
Inhalations prophylactiques
(Formules thérapeutiques) ,
Inondations en igio (Causes
probables des), 203.
Insomnie des neurasthéniques
— (Traitement de 1’), 338.
(FormuUs thérapeiiticiues
contre T), 679.
Inspecteur général adjoint des
services administratifs du
ministère de l’intérieur, 473.
Institut (I,cs femmes à 1’), 33.
— français d’anthropologie,
— d’hydrologie à la faculté
de Paris (Création d’un),
257.
— Mann, 133.
— médico-légal de Paris, 585.
— océanograiihique (Inau¬
guration de 1’), 24g.
— de palé-ontologie humaine,
361.
Internat (Reproduction des
premières airtes du bal de
1’). 47-
Intérêts professionnels, 61 1.
Intenics et externes en méde¬
cine pour l’année igio-1911
(Répartition dans les ser¬
vices hospitaliers de Paris,
277.
Intermédiaire des médecins,
23, 43, 125, 155, 235, 267,
347, 489, 735-
Intoxication par le magiié-
siiiiii, 389.
JACOH, 531.
JACUFES, 523.
JAIIHASON, (>27.
Jahreskurse fur ar/,tliche
Fortbildiing in zwolf Mo-
imtshefteii, 303, 529, 627.
J.tM, 515, 337, 733.
JAMIION, 153.
Japonais arrachent les dents
(Comment Iw), 123.
JEANSEI.ME, 31.
Jeune nuilade et son mé-decin,
de Kaspar Netscher (Dia¬
gnostic artistiipie), 347, .(Ng.
JOI.ASI) (IF) contre le D' I,\-
C.RANOE, 331.
JOI.TRAIN (Kll.), 707.
Jl lUARl), 495.
JI'NIIFLEISCII (Hoiiiiuage au
V), 459.
Kaiser, docteur honoraire
(I<e), 135.
KEI.SCI1 (Nécrologie du méde¬
cin inspecteur), 293.
Keyser (Thomas de), 95.
Kien-io, 627.
Kousch, 679.
Kustner (Otto), 125.
Baennec, 151.
Bafforgue, 20g.
Bagitesse (élection du P'),
651.
Bait de femme conservé, 49g.
Bannois ((BeP''), élu membre
correspondant de, l’Aca¬
démie, 473.
Bannelongub (I,e P'), élu
président de l’Académie cie
médecine, ni.
Baryngite rubéolique (For¬
mules thérapeutiques contre
la), 679.
Baurens, 441.
I.AVOCAT, 529.
Baxagarine, 478.
Bebedixsky, 627.
Becèxe (Paul), 67.
Beçons d’anatomie, 95, 23g,
351, 463, 575. 727.
Beçon d’anatomie du profes¬
seur Frédéric Ruysch par
J. Van Neck, 351.
— d’anatomie par Rem¬
brandt, 463.
— d’anatomie de Büonard
Gautier, 727.
— d’anatomie de Béonard
Gautier modernisée, 573.
— d’ouverture du professeur
Dejerine, 517.
— d’ouverture du professeur
Widal, 433.
Beclercq (Arthur), 431.
Beuent (René), 37g, 733.
I,E DENTU, 51.
Be Gendre, 609.
Bégion d’honneur, 55, 167,
193, 225, 251, 419, 615.
BEGRAND (H.), Il, 133, If)!,
245, 413, 441, 469, 609.
Begs d’un cadavre (A propos
<lu), 133-
— pour les recherches rela¬
tives au cancer, 221.
BEGUEU (Félix), 181.
Bemanski, 571.
Bematte (B.), 267.
Bemoine (G.-IB), 67.
Befage, 67g,
BBfine (méciaille du P'); figg.
Bi:REBOt’U.ET (P.), 153, 173,
. I«I. 275, 321, 35g, 431,
52g, 505, 61 1, Otig, 717, 725.
Bermoyez, 46g.
Ijcttre de faire-part de nais¬
sance (curiosité), 34g.
Be Tr.i.iiER, 3.17.
BÉVI (I,é-opold), 371.
BU>res propos, 3, 33, Oi, 8.),
117, 143, 173, 201, 22g, 257,
285. 313. 341, .It>9, .V»7. 425.
453. 481. 5"9. 537. ,5<>5. .593,
621, 661, 68g, 717.
Bigue française de l’édueation
plij-sique, 461.
— contre la mortalité infan¬
tile, 613,
Bimonade purgative (Com¬
ment on fait une), 686.
Binossier (G.), 33, SI, 67,
125, 145, 153. 201, 235,
369, 425, 463, S93.
Bong-Bandry (M.), 571.
Borde de (.André), 35.
Butte contre la tuberculose en
Irlande, 153.
Byon (Gaston), 133.
Macaigne, 25.
Magdelaine, 71.
Magnésium (Intoxication par
le), 389.
HauB, 627.
Maison d’Adam et Éve, 70g.
— d’éducation pédagogitpie â
Berlin, 737.
— du dentiste, 555.
— du médecin, g, 221, 2gl,
555.
— de santé (Coups id
bles,sures dans une), 15.
Maisons médicales, 193.
— ouvrières (Bcs), 621.
Maitre-Onome, 105, 2ig, 443.
Mal des aviateurs, 71g.
Malade et son médecin (Ba
jeune), par Kasper
Netscher, 267.
— et son médecin, jiar Bac, 19.
— et médecins (Caricature
par Ch. Jacques), 355.
Malades s’opérant eux-mêmes,
235. 735-
Maladie de Pascal (I,a), 153.
Maladies cliirurgicales de la
bouche et des maxillaires.
235.
— des enfants (Ba pratique
des), 359.
— du péritoine, 471.
— paradentalres. Hygiène et
prophjdaxie de la bouche et
des dents, 627.
— du sommeil et les trypa¬
nosomiases animales nu Sé¬
négal (Ba), 66g.
— transmissibles (Déclaration
des), 173.
MAI.GAT, 529.
Mann (B’Instltut), 133.
Marchoux, 51.
Marfan, 441, 67g.
Mariages, 27, 55, 81, log, 13g,
195, 223, 251, 279, 307, 335.
391, 421, 473, 303, 533, 53g,
589. 617, 653, 683, 71 1, 73g.
Mariotte (Ni-crologie de
l’aide-major), 633.
Jlarron d’Inde (Préparations
de), 707.
Martin (momiment de
Chaude), 737-
Martin (Nécrologie de
Chaude). 321.
-Massage et exercice illégal,
273.
— dans les accidents du tnir
vail (Be), 273.
Matches de boxe, 61.
TABLE ALPHABETIQUE v
Maurel (Pifrrc), 123, 211,
295, 323. 351. 489. 635,
725 •
Mauriîl (Élc-clion du P'), 501.
Maxillaires (Maladies chirur¬
gicales de la bouche et des),
.Médaille du P' Herniieim, 97.
— du P^ Hrouaruel, 183.
— du P' Gosselin, 407.
— du P' IIanüt, 295.
— du pr R. I,ÉPINE (detyoïi),
699.
— du P' Raymond, 43.
— de Pasteur, 519.
Médecin de campagne (I.e)
419.
— d’eaux (Silhouette du), 635.
— homme politiiiue (Si¬
lhouette du), 480.
— militaire (Silhouette du),
323.
— mondain (Silhouette du),
— de province d’autrefois
(Silhouette médicale du),
725.
— de quartier (Silhouette du),
• — de village (tableau de
David Téniers), 491.
Médecins des asiles, 445.
— ■ et la Bourse du travail, 135.
— du bureau de bienfaisance
(I,es appointements des),
359-
— chassé par sa clientèle, 9.
■ — aux duels (I,a présence
des), 309.
— de l’hôpital Tenon (I.e
banquet des), caricature par
le Dr JUILLIARD, 495.
— (L’influence morale du),
565.
— ■ Inspecteur des écoles, 333.
— juif de Constantinople au
XVT® siècle, 179.
— militaires (Les), 81.
— (Unnouveau prix pour les),
333-
— contre pharmacien, 219.
— (Le salon des), 511.
— pour vente de médica¬
ments (Condamnation d’un)
359-
— wrologues, 69.
Médecine (Consultations de)
55.
— humoristique,’ 19, 47, 75,
loi, 129, 159, 187, 215,
243, 271, 299, 327. 355, 383,
411, 439. 487, 495, 523, 551,
579, 607. 841, 875. 703, 73U
— humoristique (Caricature
par Daumier), 607.
— légale (Précis diM, 725.
— au palais, 15, 103, 131,
219, 247, 273, 303, 331, 359.
443, 58.1, (127, 735.
— au théâtre, 21, 35, 119
179, 239, 291,319, 471.515'
723.
— tipératoire (Précis de), (>7.
— et littérature, 3JI.
, — dans les journaux poli¬
tiques. (Dé-sinfection anti-
cholérique en Serbie), 237.
Médicales (La réforme des
études), 425.
Médicaments nouveaux, 7, 49,
— nouveaux pour 1911 (For¬
mulaire des), 471.
— nouveaux (Revue des),
— radiféres, 7.
Médications nouvelles pour
1911 (Formulaire des), 431.
— phospho-créosotée, 686.
Médico-social (Le mouve¬
ment), 397.
Médico-sociales (üîuvres), 399.
— (Les origines des œuvres),
Mcdizinische Terminologie,
Mental symptoms of brain
diseases (The), 571.
Menus hebdomadaires pour
grands enfants tuberculeux,
245.
— schématiques dans le can¬
cer de l’estomac et la gas¬
trite chronique, 733.
Mesnv, 407, 533.
Mésothorium et Radium, 585.
Métaphore anatomique, 21 1.
Metchnikoff (Le Pr) .est parti
étudier la peste 709.
Métropolitain de Paris (Com¬
position de l’air dans le),
— (Passage sous la .Seine),
231.
— de Paris (La ventilation
du), 63.
Jlétrorragies (Formules thé¬
rapeutiques contre les), 301.
Meubles se décollant par le
cliaulïage des appartements,
Mieui.et, 235, 267, 489.
Milian, 369, 453.
3Iillion (Le), 239.
Mission Charcot (La), 81.
— scientifique, 249.
Moizard, 469.
Moll-Weiss (M”'), 41, 183,
331-
Momies (Fxamen histologique
des), 237.
Monsieur l’Agrégé, 725.
Mont-Dore et voies respira¬
toires, 657.
Montoya (Gabriel), 291.
Monument du IF Aluarran,
671.
— du Pr COHNIL, 375,
419.
— au D' Claude Martin (de
L.von), 737.
- du IF siesny, 533.
en l’honneur du pr Poi-
RAHE.L.U8, 503.
Mortalité dc-s enfants du pre¬
mier âge.dans (lueUinespays
de l’Kurope, 389.
Mortalité infantile (Ligtu
contre la), 613.
Morts mvstérieuses de l’his¬
toire, 669.
Mosny, 51, 707.
Mot de Rabelais (Un), 545-
Mouchet (Albert), 5, 61, 67,
125,235,275, 313, 627, 689.
Mouciiotte, 51.
Moulinier (René), 719.
Moure (Banquet du IF), 533.
Mourir (.Sonnet), 310.
Moussous, 359.
ÎMouvement médico-social,
397-
Mulon (I<eD'’), élu à la Société-
dé biologie, 81.
Musée d’hygiéne, 305.
— Pasteur, 55.
— de la tuberculose, 305.
Napoléon a-t-il fait assassiner
I,ord Benjamin Bathurst?
341.
Nass (L.), 725-
Nécrologie, 27, 55, 81, 109,
139, 167, 195, 225, 251, 279,
.307, 335, 391, 421. 447, 475,
503, 533, 559, 589. 817, 653.
883,711,7.39.^^
— du IF Pierre Cazeai’X, 697.
— du D' Henri IIitchard,
— du Df Hocquard, 209.
— du médecin inspecteur
Kelscii, 293.
— de l’aide-major Mariotte,
833-
— du D' Claude Martin, 321.
— du DI Mesny, 433.
— du IF Henri Omdredanne,
897.
— de RoTV, 491.
— du Pi Ch. Van C.\u\VEN-
niîRciUE, 379.
— du DI Simon.
Nerfs (Maladies des), 51.
Netroc, 387.
Nicolas, 153-
Nobel (Prix), 135.
Noqué, 235, 627.
Nouvelles, ii, 55, 77, 105, 107,
135, 153. 193. 221, 247, 277.
305. 333, 361, 387, 419, 445.
473, 501, 531, 555, 585. Û13.
851, 679, 681, 709, 737.
Novoc.-iïne, 527.
Obèses (Régime des), 643.
Obésité (Formules thérapeu-
tkiues contre 1’), 679.
Obturation dentaire (.Acci¬
dent au cours d’une), 15.
Oculaire (Pré-cis de thérapeu¬
tique), 303.
tlîufs (Préparations diété-
thpies d’), 357.
Oîuvres médico-sociales, 399,
415.
— régionale de secours immé¬
diat, 61 1.
o’Foliaiwell 623.
OLIVIER (Kugène), 231).
Ombredanne (Lel)') élu.mem-
bre de la SodétédeChinirgie
277-
Ombredanne (II.), nécrologie,
697.
Opérateur (!,’), tableau de
Steen, 377.
Opération nouvelle (Action en
dommages-intérêts intentée
au sujet d’une), 105.
Ophtalmologique (Responsa¬
bilité), 443.
Opothérapie (Médicaments
animaux), 25.
Orchestre médiaü, 81, 109,
291, 709.
— médical à Vienne, 305.
Ordonnances et notes d’hono¬
raires de médecin sur des
cartes à jouer, 95.
— de Charcot pour ataxique
en 1892, 387.
Ordures ménagères comme
engrais et comme combus¬
tible (L’utilisation des), 175.
Orthopédiste (L’), caricature
par Jacques, 523.
Otite moyenne aiguë (For¬
mules thérapeutiques contre
1’), 441-
PACOITET, 135.
Pages, 725.
Palmes académiques, 145.
PARAT (Le cas), 69.
Parapaludisme et fièvres des
liays chauds, 18 1.
Paris (I,a propreté de), 313.
Passage sous la Seine de la
ligne métropolitaine 11° 8 â
la place de la Concorde,
231.
Pasteur (médaille de), 519.
Pasteur (Musée), 55.
Paternité et maternité pré¬
coces, 349.
Pâtes dentifrices (Formules
thérapeutiques), 413.
Pathologie exotique. Para-
paludisme et fièvres des
pays chauds (Traité pra¬
tique de), 181.
— clinique (Traité élémen¬
taire de physio-), 431.
Pauchet, 99.
Pédagogie médicale (Traité
encyclopédique de), 235.
Pensées d’un vieux médecin,
573-
Percussion du poumon et du
cœur (Pré-cis d’auscultation
et de), 725.
Père La Frousse (Pièce repré¬
sentée .au thé-âtre Cluny),
319-
Pé-ritoine (Les maladies du),
471.
Perle-s, 637.
Persodine Lumière, 169.
Peste buboniciue, 55.
— en Chine (IF»), 277, 305.
651.
-- par l’image (Ifi), 343-
— (Les mesures contre la),
.305-
— (Li-s progrès de la), 333.
— (Deux nouveaux héros de
la), 613.
VI
PARIS MEDICAL
Petite vérole (Définition de
. la), 2 II.
Pfeiffer (Hermann), 321.
Pharmacie (Écoles supérieures
fie), 38g.
— (Commerce et), 419.
Pharmaciens de Brest, 221.
— (I,e), pièce repré-sentée au
Grand-Guignol, 31g.
— des hôpitaux de Paris, 501.
Pharmaceuticiues (Fonnulaire
des spécialités), 627.
Phannacopéc française, 389.
Physiologie (Traité élémen¬
taire de), 31.
Physio-patholügie clinique
(Traité élémentaire de), 431.
— du corps thyroïde et des
autres glandes endocrines
Physiothérapie (I, 'exercice
illégal de la), 285.
Physiothérapique (Tech¬
nique), 259.
Pic (Pierre), 669.
PiCKARDT, 733.
Pierre (Épigramme sur la),
13-
PiORRY, 323.
PlSSAVY, 471.
Plantes pour vases sur piliers,
170.
Plaquettes médicales, 43, 97,
183. 295i 407, 519, Ô99.
Poils et le secrétage (I,escou-
perie-s de), 371.
Pommade contre la fissure
anale, 133.
Population de rAllemagne,
193-
— en .Suisse, 193.
— de l’Université de Vienne,
681.
Potages végétariens (Recettes
fie), 39.
— farineux, 189.
— maigres, 133.
Potion à base de quinine, 133.
PoTTEViN, 707.
POUCHET, 133.
Pratique des exercices phy¬
siques (Gyninastique, jeux
et sports), 99.
Prenakt (I/: professeur), est
élu membre de l’Académie
de médecine 445.
Presse à viande, 160.
Préparations au lait, 217.
Prévoyance médicale, 585.
Privilèges sociaux des impro¬
ductifs, 481.
Prix de l’Académie de méde-
— des sciences, 79.
— fondé à l’académie royale
de médi-cine de Belgique,
193.
— Jeanne Grunbaum pour
les infirmières, 557.
— de la prophylaxie de l’in¬
fection diarbonneuse, 473.
— d’un homme, 435.
/ambaco-Pacha, 193.
Produits pharmaceutiques au
Japon, 389.
Prophylaxie de l’infection char-
bomieuse (Prix de la), 473.
— des maladies trXnsmis-
sibles par la peau et
muqueuses externes (Éîtio-
logle et), 51.
Propreté de Paris, 313.
— française, 453.
— scolaire, 661.
Pnirit des diabétiques (Trai¬
tement du), 643.
l’unitions cliez les 'enfants
Question de « point de vue »,
349-
— des langues en Bclghiuc
(Éa), 737-
Quinine (Potion à base de) , 1 33 .
Rabelais (monument), 503.
Rachitisme et sa pathogénic
(UO, 27.4.
Radiféres (Jlédicainents), 7.
Radiothérapie (I,es mesures
en électro et), 259.
Radium (I,es dangers du), 167.
— (Iy’ institut du), 9.
— et mésothorium, 585.
Raymond* (Médaille du P*') 43.
Récalcifiante (Thérapeutique)
161.
Ré-adcification (Régime de).
Méthode Ferrier, 161.
Récamier, 21 1.
Recensement en Autrlche-
— de la France, 201, 389.
Recettes de régime, 77.
Rectification à l’affaire Bazy,
Redelsperger (Jacques),29i.
Réforme des études médi-
Régéiié-ration de l’homme par
la gymnastique (caricature
par Daumier), 271.
Régime (Recettes de), 77.
— anticunstipant, 413.
— des enfants arthritiques,
441, 609.
— des enfants diabétiques,
469.
— de la femme enceinte, 497.
— de la femme en couches,
497.
— de la femme qui allaite,
497.
— de récalcification (Méthode
Réglementation nouvelle du
concours de médecin des
hôpitaux, ii)i.
Reonaclt Henri- Victor (Cen¬
tenaire de), 97.
Religion médicale, 229.
Rembrandt, 4Ô3.
Remède héroïque, 637.
Responsabilité cliirurgicale,
583.
— ophtalmologii|ue, 443,
— d’un pharmacien, 331.
— professionnelle, 201, 291,
331. 583.. 735.
Révocation d’un professeur de
chirurgie au xvm'' siècle, 573.
Ribierre, 51.
Ricord, caricature par Gill,
383-
Rire au palais (1,0), 499.
Robin (Albert), 581, 609, 643.
Rociia-Faria, 487.
Rochard (A.), 207.
Rothschild (h. de), 571.
Roty (Nécrologie du graveur),
491.
Sabotage, pièce représentée
au Grand-Guignol, 179.
Sages-femmes, 499.
Salle de garde de I.a Charité
(Caricatures par Bellery-
Desfontaines), .379, 703.
Salon médical, 44s, 511.
Salvarsan (Contrôle biolo¬
gique du), 385.
— en Belgique, 389.
.Sanatoriums de Blignj’ dans
la lutte antituberculeuse
(De rôle des), 717.
— pour le placement des
tuberculeux (I.iste et indi¬
cations pratiques), 163.
Sangsues (Des), caricature par
Granville, 75.
Scène de la vie médicale (cari¬
cature par Gavarni), 103.
ScHOBER, 23.3.
.ScHROTT (Cure), 273.
SCHULZ, 235.
Schwartz (A.), 99, 181.
Sciatique (Formules thérapeu¬
tiques contre la), 77, 441.
Science française (Pour la), 473.
Sebileau (Élection à l’Aca¬
démie de médecine du D'),
247.
Secours immédiat ((Kuvre
régionale de), 61 1.
Secret du cercueil de l’Empe-
— professionnel à Berlin,
613.
Sécrétions internes (Des), 471.
Sémiologie nerveuse, 125.
Sergent, 51.
Séro-diagnostic (Nouvelles
méthodes de), 707.
Sevarus, 5, 63, 175, 427, 483.
567.
Siici-nnAKER, 441.
Silhouettes médicales, 123,
21 1, 295, 323, 351, 489, 63.3,
725.
Simon (D.-G.) (nécrologie du
DI), 181.
Simon (J.), 469, 609.
Simon (Th.), 529.
Simond, 51.
Société anatomo-clinique de
Bordeaux, 247.
— belge d’hydrologie, 681.
— belge de phj-siothérapie,
305.
— de biologie (Nouveaux sta¬
tuts de la), 557-
— centrale. Association géné¬
rale des médecins de France,
419.
Société des chirurgiens des
hôpitaux de Paris, 221.
— des chirurgiens de Paris
333-
— de chirurgie (Prix à décer¬
ner en 1911), 557.
— d’études scientifiques sur
la tuberculose, 531.
— française des espaces libres
et des terrains de jeux, 555.
— d’hygiène de l’enfance (Con¬
cours de la). 681.
— d’hydrologie médicale de
— des médecins de Vienne
pour l’indemnité de mala¬
die, 58.3.
— médicales d’arrondisse¬
ment (Ordre du jour du
10 avTil du Conseil général
fies), 585.
— médicale à Clermont-Fer¬
rand (Création d’une), 613.
— médicale despraticlens,247.
—• nationale de médecine de
— odontologique, 247.
— de pédiatrie, 167.
Sonnette de nuit, 565.
SOÜLÉ, 89.
Souvenir Bounieville, 737.
.Spectator, 3, 21, 33, Gi,
117. 14s. 179-
Sports d’hiver, 147.
Stations thermales françaises
(Indications thérapeutaïues
des), 647.
Statue du prof' Albarran,
671.
Steen, 377.
Stérilisation des eaux potables
par les rayons ultra-vio¬
lets, 567.
Stomatite de dentition (For¬
mules thérapeutiques contre
la), 609,
— diabétique (Formules
thérapeutiques contre l.a),
— ulcéreuse (Formules thé¬
rapeutiques contre la), (mij.
— urémique, 609.
Stomatologistes belges, 557.
Sucs de viande (valeur des),
686.
Surpeuplement des habita¬
tions, 663.
Syndicat des médecins de la
Seine, 27, 193.
— médical fondé en France
(De premier), 531.
Synonyme inattendu du mot
< médechi *, 637.
Syphilis par l’hectine et l’hec-
targyre (traitement de la)
387.
Taxe sur les automobiles. .337.
Taille diez les divers peuples
de l’Europe, 699.
Teclinique thérapeutique chi¬
rurgicale, 99.
Tehiture d’iode décolorée, 357,
TÉNIBR.S, 491.
Tenroc (P.), 147,
VII
TABLE ALPHABÉTIQUE
Terrains de jeux, 631.
Terreur du l’acha (lya), 369.
Terson, 627.
Thaolaxine, 478.
Théâtre (Médecine au), 21,
35. IÏ9. 179. 239. 291. 319.
471. 515. 723-
Thérapeutique chirurgicale
(Technique), 99.
— d’hier et de demain, 555.
— (Guide formulaire de), 321.
— oculaire (Précis de), 303.
— pratique, 281, 308, 338,
391. 422, 448, 450, 478, 534,
657, 686.
— (Quelques idées en), 529.
— récaldfîante, 161.
Thèses de la faculté de méde¬
cine de Paris. Voy. Actes.
l'niEU.É, 571.
Tiiiroux (A.), 669.
Tiioingt, 51, 125.
Tire-lait ancien, 499.
Tournier (Émile), 317.
Trousse pour l’imalyse des
urines, 7.
Truc, 669.
Trjq)anosomiases animales au
Sénégal (I41 maladie du
sommeil et les), 669.
Tuhcradexx (Formules thé¬
rapeutiques contre les
vomissements des), 441.
— (Recettes de boidllons et
potages poim aifants), 161.
Tuberculeux (Indicationspra-
tiques pour le placement
des), 163.
Tuberculose (Die Klinik der),
IS3-
— (I41 cure solaire de la), 529.
— en Irlande (Dutte contre
la), 153-
— pulmonaire (Effluvation
bipolaire de haute fré^quence
et de haute tension et), 571.
— (Société d’études scienti¬
fiques sur la), 531.
Ulcérations simples du col
utérin (Formules thérapeu¬
tiques pour le traitement
des), 469.
Ulcérine Berger, 292, 394.
Ultra-violets (I,a stérilisation
des eaux potables par les
rayons), 567.
Unions professionnelles, 585.
Université de Toulouse (I41
reconstitution des blblio-
tliéques de 1’), 9.
Urologie (Traité diirurgical
d’), 181.
Urologues (Des médedns), 69.
Utilisation des ordures ména¬
gères comme engrais et
comme combustible, 175.
Vaednation à Paris (Service
de la), 681.
Vaedne (Bienfaits de la),
caricature, 159.
— (Caricature par Dauniier),
731.
Van Beneden (commémora¬
tion), 585.
Van Cauwenberohe (nécro¬
logie du Dq, 379.
VAqUEZ (H.), 611.
Variétés, 265, 308, 387, 437,
461.
Variot, 469.
Vasseur (1,.), 231.
Ventilation du Métropolitain
de Paris, 63.
Vermifuge poiu enfants (For¬
mule d’une pâte), 469.
Verouidia, 338.
Viande crue, 308, 422, 686,
742.
— (Recettes pour administrer
la). II.
VIBERT (Cil.), 725.
Vie (I,a durée de la), 313.
— médicale (Ua), 27, 53, 83,
III, 137, 167, 195.223, 251.
279. 307, 335. 363. 391. 419.
447. 475. 503. 533. 559.
587,615,653, 683, 711, 739.
Vin toni-cardiaque (l^ormide
du), 469.
Vinaigre (Fabrication ména¬
gère du), 135.
Violence (I^i), 369.
Vires, 627, 725.
Visites sdeutiCques, 613.
Vomissements gastriques (For¬
mules thérapeutiques contre
les), 245.
— des nourrissons (Formules
thérapeutiques contre les),
469.
— des tuberculeux (Formules
thérapeutiques contre les),
441.
Voyage d’études en Scandi¬
navie, 681.
Wagons-ambulances des che¬
mins de fer fédéraux suisses,
483-
Wassermann aidant à la
redierche de la paternité,
349-
WEISS (Georges), 97.
WiCKHAM (homuuige au D'),
533.
WiDAE (Eeçon d’ouverture du
professeur), 433.
WiDMAN (G.-F.), 529.
Zomothérapie pratique, 308.
422, 742,
Zona (De traitement chinois
du), 349.
Zouave Jacob (Encore le), 303,
— — (caricature par Gill),
299.
ZUBER, 359.